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Mais comment fuir la mort lorsqu'elle est une part de vous?

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MessageSujet: Mais comment fuir la mort lorsqu'elle est une part de vous? Dim 30 Avr 2017 - 2:52

7 décembre de l’an 7 de l’ère d’obsidienne
Il leva la tête, cette sensation lui manquait terriblement, de sentir l’air emplir ses poumons, de s’arrêter pour respirer et sentir revivre. Il ne pouvait qu’inspirer les odeurs et sentir le vent sur son visage. À la recherche de vie, d’une vie passée et loin derrière lui, de celles qu’il avait données. Trois enfants et aucune mémoire, que l’étreinte d’un petit garçon qui remmenait à son esprit le regard doux d’un enfant qui était le sien. Et le sommeil éternel de sa belle, une enfant qu’il avait prise en caprice à cet instinct paternel coupé violement. Serrant la mâchoire, le vampire retint les sanglots au souvenir de sa fille étendue sous les roses dans son cercueil de transparence cristalline. Depuis son départ, il avait oublié à quoi ressemblait son visage, cherchant à se souvenir de manière obsessive, il se trouvait désespéré de cette mémoire brouillée, difforme. Ses yeux, il aimerait tant se souvenir de ses yeux.

Le vampire ferma les yeux, pencha la tête en tentant de calmer la mélancolie, ou en s’y laissant aller, refusant aux larmes de sang de couler sur ses joues. Il ouvrit les paupières sur cette ville qu’il n’eût jamais visité. Ce n’était pas Elena, mais c’était un choix compréhensible pour les siens de s’installer ici. Keziah avait fait ses recherches et il était certain que les Soen avaient établis leur demeure dans cet endroit et il avait l’intention de les trouver. Mais comment s’adresser à eux sans les effrayer? Ce n’était pas le moins du monde son but, mais quel humain voulait voir un prince vampirique entrer dans son manoir. Ils ne pourraient même pas refuser, mais ce n’était pas ce que le souverain désirait. Il voulait les connaître, savoir qui ils étaient, apprendre leurs histoires. Et s’ils ne voulaient pas de lui, être monstrueux, déformé par l’animal qu’on avait fait de lui. Il enrageait, de ne pas avoir été maître de son destin. Et tant de douleur naissait de prendre cette décision : S’approcher d’être mortels, pour les voir partir, comme Kyne…Sa princesse qui n’allait peut-être jamais revenir, il n’en avait pas le moindre espoir. Comment fuir la mort lorsqu’elle était une part de nous? La transformer n’avait rien changé, le destin la lui avait prise. Il aurait dû rester seul, avec elle, oublier tous les autres. Il n’aurait jamais dû la mettre en danger en devenant souverain. C’était sa faute…

Le prince des cendres avança entre les rues, il cherchait ce manoir, cette famille qui était la sienne sans plus lui appartenir. Et il lui semblait qu’au loin, une petite tête rousse se distinguait de la foule.
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MessageSujet: Re: Mais comment fuir la mort lorsqu'elle est une part de vous? Lun 1 Mai 2017 - 19:39

La matinée n’était pas trop froide malgré l’hiver qui s’était abattu sur Armanda. Le ciel était recouvert par de grands nuages blancs qui jetaient quelques petits flocons sur la cité lumineuse et qui disparaissent aussitôt qu’ils caressaient le sol. Les Aldariens s’affairaient tranquillement à leurs occupations, passant près de l’empereur vampirique sans lui accorder d’attention particulière. Ils étaient de simples marchands, voyageurs, travailleurs, clients, pères et mères de famille dont la vie ne tournait pas autour de la royauté ou la noblesse. Combien d’entre eux n’étaient jamais ressortis de la ville après s’y être installés? Que le prince des cendres ne leur en tienne pas rigueur de ne pas avoir été reconnu. « Du bon pain, messire? Venez et entrez au Croissant Doré! » C’était ce qu’un homme bien habillé avait poliment lancé à l’attention de Keziah lorsque ce dernier était passé devant sa boulangerie. Pas reconnu ne voulait pas nécessairement dire ignoré pour autant. L’attention de l’homme se tourna toutefois sur un jeune couple derrière le vampirique lorsque ce dernier ne lui accorda pas l’attention désirée.

Quelques instants plus tard à se promener à travers les différentes rues, le roux se retrouva sur l’avenue lumineuse. De grandes et magnifiques bâtisses trônaient de chaque côté, majoritairement de pierres blanches. Si Keziah avait eu la chance de visiter l’ancienne Aldaria, la ressemblance lui aurait été frappante à cet endroit. Splendeur, magie et richesse, c’était les trois mots d’ordre. Keziah s’arrêta un instant pour observer l’étrange architecture de l’une des maisons aux propriétés magiques. À quoi pouvait bien ressembler le manoir Soen? Aurait-il la chance d’y poser son regard de jade?



Les pas d’un rythme précipité en sa direction attirèrent-ils l’attention de Keziah? Il y avait un rire enfantin qui se mêlait à cette course effrénée. C’était une fillette dont la chevelure rousse jusqu’aux épaules encadrait joliment son visage aux traits joyeux. Il était malheureusement difficile d’observer la couleur de ses yeux tant ceux-ci étaient plissés par sa bonne humeur. Elle portait un long manteau moucheté fermé à l’avant par des boutons argentés et d’une broche représentant une épée avec des racines. Le vêtement lui était élégant et d’apparence, il était chaud et d’excellente qualité. Par sa petite taille, légèrement plus grande qu’un mètre, on pouvait deviner que l’humaine avait près de cinq ans. Étrangement, elle semblait ne pas être accompagnée jusqu’à preuve du contraire. Où étaient ses parents ou son tuteur pour veiller sur elle? « Ah! Aaaahh! » Une acclamation de surprise franchit ses lèvres rosées et son expression ricaneuse se transforma en frayeur lorsque son pied se mit à glisser sur la chaussée. Deux grandes aigues-marines s’ouvrirent sur le monde et ses bras s’étirèrent dans le but inévitable de combattre la gravité. Néanmoins, ses petites mains s’accrochèrent aux vêtements du grand Soen et un grand soupir de soulagement quitta sa gorge lorsqu’elle réalisa qu’elle n’avait pas rencontré le sol. « Ouff! »

Levant son regard bleuté sur l'homme, son regard bleuté brilla de curiosité. Quelque chose chez l'homme, sa longue tignasse rousse, avait attiré l'attention de la gamine. Se voyant le fixer, elle détourna les yeux. Mais il était trop tard pour la gêne: son teint devenait rouge. « Pardonnez ma maladresse, messire. » Elle avait parlé d'une faible voix, prenant un ton des plus polis comme on le lui avait appris.



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MessageSujet: Re: Mais comment fuir la mort lorsqu'elle est une part de vous? Dim 7 Mai 2017 - 20:55

Une petite silhouette glissait tout droit vers lui, aux airs joyeux qui avaient disparus lors de sa chute, Keziah avait gloussé silencieusement en la voyant aller dans sa maladresse. Il sentit sa main tirer sur sa tunique et tendit les bras pour attraper la petite, une main se posant autour de son petit bras et l’autre à sa taille, il la stabilisa avant de la lâcher. Un sourire s’étira sur ses lèvres, messire n’était pas son titre, mais pour aujourd’hui, il n’en demanderait pas tant à une jeune fille qui était presque tombée dans la rue.

Un petit rire traversa les lèvres fermées, le prince posa un genou à terre, tentant de se faire amical pour ne pas effrayer la jeune fille. « Tu es toute pardonnée, jeune demoiselle. » lui dit-il, amusé. Keziah aimait les enfants, mais il n’avait presque jamais été en contact avec eux. Ses yeux s’écarquillèrent un peu, il s’arrêta un moment en observant ses traits. Il y avait quelque chose, une parcelle de mémoire, inaccessible peu importe combien il tentait d’étirer sa main vers cette parcelle de souvenir. Ces boucles rousses, évidemment, cela lui rappelait quelque chose mais ça ne voulait rien dire. Des enfants aux mèches enflammés il y en avait des centaines dans ces royaumes. Ses vêtements étaient fins, la broche qu’elle portait lui disait quelque chose et les joues étaient à croquer. Une certaine satisfaction s’emparait de Keziah à constater comme la petite demoiselle était bien élevée. « Fais attention où tu mets les pieds, petite, tu pourrais te faire mal. On ne voudrait pas qu’une petite fille aussi bien élevée soit abimée, n’est-ce pas? » Le vampire replaça une mèche de ses cheveux pour dégager son visage. « Mais dis-moi, une jeune fille de bonne famille ne devrait pas être seule ainsi dans une aussi grande ville. Où sont tes parents? » Il regarda autour de lui, tournant la tête de gauche à droite. « Je suis Keziah Soen, quel est ton nom? »
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MessageSujet: Re: Mais comment fuir la mort lorsqu'elle est une part de vous? Mer 24 Mai 2017 - 17:40

Les petits doigts de la fillette à la chevelure rousse s’étaient accrochés à la tenue de l’homme, retenant ainsi sa chute imminente. Des mains masculines se refermèrent sur son petit corps d’enfant. Elle ne s’en détacha pas. Un long sourire s’afficha sur ses délicates lèvres et la reconnaissance brilla dans son regard azuré qu’elle posa sur Keziah. Mais la gêne s’y était ensuite logée parce qu’elle avait été trop curieuse. Était-elle pardonnée? Il semblait que oui. Ses yeux se posèrent à nouveau l’homme qui s’était alors mis à sa hauteur. « Je vous remercie. Je ne pensais pas que c’était si glissant. » Joignant ses mains ensemble, elle s’inclina poliment face au Soen. Elle était mignonne puisqu’elle se releva notamment avec son petit sourire gêné. Elle restait une enfant qui devait avoir de la parenté non loin, mais tout de même une enfant qui semblait avoir de bonnes manières.

À la première question du Prince des cendres, elle jeta un coup d’œil autour d’elle puis elle haussa les épaules en guise de réponse. Elle allait ouvrir la bouche pour dire quelque chose, mais au lieu, ses yeux devinrent grands et son expression changea à la surprise. Une bonne surprise. « Hey! Moi aussi je suis une Soen! Je m’appelle Silya, Silya Soen! » Elle avait exclamé joyeusement son nom en entendant celui du vampire. « C’est pour ça que vous avez les cheveux rouges aussi! » À ses mots, elle avait levé le doigt afin de pointer sa longue tignasse rousse. Elle n’était peut-être pas si polie que ça finalement, que Dracos la pardonne. « Je ne vous ai jamais vu avant… » Sa tête s’inclina comme elle se questionnait. Elle vint poser sa main sur son menton comme si elle réfléchissait. « Vous êtes un cousin de la famille? Que faites-vous à Aldaria? Vous êtes venu rendre visite à ma famille? »




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