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Deux sœurs (pv Aurore)

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Baptistrelle Chantebrise

MessageSujet: Deux sœurs (pv Aurore) Dim 9 Avr 2017 - 17:36

8 novembre

C'est aujourd'hui qu'Aramis revenait dans les montagnes elfiques en compagnie de sa nouvelle sœur baptistrelle Aurore, ce bien en avance par rapport à son mari qui lui devrait arriver dans une ou deux semaines avec le reste de l'armée elfique. Ce qui n'était pas étonnant d'ailleurs, car Aramis pour accélérer le trajet avait usé de son cheval des nuées et avait invité au passage Aurore à monter sur ce dernier avec elle. Ainsi, c'est sur la voie royale que la monture de Thredë trottait alors que sa nouvelle enwr se trouvait juste derrière elle. Celle-ci devait certainement être pleinement occupée à contempler la forêt qui recouvrait une bonne partie de la montagne et cette montagne même où se trouvait ce qui serait son nouveau foyer. Le domaine de la rhapsodie.

« Alors ? Comment trouves-tu les environs ? Nous devrions bientôt arriver au domaine. » Glissa d’ailleurs la cawr avec douceur à Aurore avant d'ajouter un peu taquine. « Ton apprentissage pourra bientôt réellement débuter, mais avant je tiens à te faire visiter le domaine pour que tu commences déjà à mieux connaître ton nouveau foyer. Que ce soit l'intérieur de celui-ci ou les sanctuaires élémentaires ouverts au public, dont celui du vent dont je suis la gardienne... » Elle sentait que ce serait une très bonne initiative et elle ne doutait point qu'Aurore saurait l'apprécier et serait très curieuse par rapport aux sanctuaires élémentaires qui représentaient chacun un des élément qu'englobait la magie rhapsodienne. Ainsi, sur ces bonnes paroles la monture d'Aramis commença à dévier légèrement de la voie royale pour couper par le bois et Thredë reprit alors que son cheval se mouvait avec la grâce du vent. Histoire de converser un peu le temps que le trajet vers le domaine arrive à son terme.

« Je crois qu'il t'aime bien. » Cela elle le disait tout en désignant du regard son cheval, pourquoi ? Elle ne manqua pas de la préciser. « Les destriers des nuées sont une race de nobles chevaux détestant la violence et qui ne peuvent être montés que par les meilleurs cavaliers. Néanmoins, ils savent apprécier les êtres au cœur pur et j'ai l'impression qu'il a senti que pour ta part, c'est le bien qui régit ton âme... » A quoi faisait-elle référence ? Au fait que quand elles avaient commencé à voyager, le destrier des nuées avait accepté avec aisance qu'Aurore l'approche et c'était montré assez gentil avec elle. Ce qui était assez rare dans les faits, car ce genre de cheval était assez méfiant et farouche en général, sauf envers un être véritablement bon. 

« Quand j'y pense, si jamais tu en as besoin à l'avenir, je pourrais te trouver une monture… Peut-être un destrier elfique ? Cela pourrait te permettre de voyager plus vite, de plus ce sont des chevaux particulièrement nobles et intelligents. Je pense qu'un tel cheval t'irait bien en tout cas et comme j'ai tendance à fréquemment faire des promenades ou des courses équestres avec mes élèves... On pourrait donc dire que tu honorerais ainsi une tradition en pouvant pratiquer cela en ma compagnie. » L'idée ne lui semblait pas mauvaise en tout cas, il faudrait juste vérifier si Aurore était intéressée par cette idée, mais attendre tout de même un peu avant le temps de vérifier ce que cette dernière pouvait valoir comme cavalière. Ensuite, ce serait sans doute agréable de faire quelques balades équestres de temps en temps avec la jeune humaine. Ce serait idéal pour se ressourcer, mais aussi pour exercer un peu son talent à l'équitation, après tout c'était un noble art qui était particulièrement utile pour tout voyageur digne de ce nom.







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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Ven 14 Avr 2017 - 11:08

Le voyage fut magnifique. Comme elle me l'avait promis, Aramis est revenue me chercher. Et comme je lui ai promis je l'ai attendu à la bibliothèque où nous nous sommes rencontrées la première fois. Comme bien souvent le soir, il n'y avait personne. Comme bien souvent, je lisais seule. Le livre n'était pas particulièrement intéressant ni instructif, j'avais déjà extrait les choses importantes et qui me touchait particulièrement. C'était un traité de magie humaine, présentant des méthodes de protection. Mais il y avait pléthore de livres traitant de ce sujet et j'en avais dévoré beaucoup après le départ d'Aramis.

Je ne sais pas ce qui m'a sortie de ma concentration, peut-être l'instinct, en tout cas, ce ne fut certainement pas le bruit car tel un courant d'air, Aramis n'en produisait presque pas. Quoiqu'il en soit, je releva la tête un instant pour apercevoir la silhouette de l'elfe, entrant dans la bibliothèque. Mon visage s'illumina d'une joie immense à la vue de l'être tant attendu. Elle semblait en bonne santé, ne pas avoir trop subi de blessures pendant la bataille ou alors elle fut soignée efficacement. Abandonnant l'ouvrage à la table, je me précipite pour me jeter dans les bras de l'Impératrice. Cette dernière m'y accueillit avec la même gentillesse que dans mes souvenirs. Elle m'avait tellement manqué malgré qu'on se connaisse à peine.
Puis elle m'a de nouveau invitée à la suivre jusqu'au Domaine Baptistrel. Comme si j'avais changé d'avis et allait refuser toutes les connaissances que pourrait lui apporter l'ordre de la Rhapsodie. Nous sommes donc parties, toutes les dos, sur son cheval. La bête ne sembla pas gêner par nos deux poids réunis. Elle chevaucha comme le vent, à travers des paysages différents, tous merveilleux. Bien qu'un peu méfiante à mon égard au début, l'animal m'a vite acceptée me semble-t-il. C'est un noble cheval. Le soir, Aramis m'initia à la langue elfique. Elle était complexe, mais magnifique, âpre au palais mais très douce à l'oreille. Je n'ai pas osé demander comment s'était passée la bataille. Je ne me sens pas prête à écouter les récits de ce déferlement de violences, même de la bouche d'Aramis.

Le voyage fut rapide, et le paysage d'arriver est de loin le plus beau que je n’ai jamais vu. Tout respire le calme dans ces montagnes, les arbres y sont majestueux, plus qu'ailleurs, et paraissent veiller sur la paix de la région. Le chant de la Nature y est fort, comme intouché par une espèce pensante. Je suis émerveillée et bouche bée jusqu'à ce qu'Aramis me tire de ma contemplation.

C'est merveilleux, idyllique. Je n'aurais jamais cru pouvoir venir un jour. Et je ne regrette rien. Allons-y alors. Je veux découvrir tout ce qu'il y a découvrir. J'ai hâte de voir le dolmen des Vents. Et la Fontaine Vif-Argent. Et le Puit Flamboyant, la Clairière, l'Observatoire. Les descriptions étaient tellement élogieuse, la vérité aurait pu être plus triste mais dans un tel paysage, je suis convaincue que les mots sont bien trop fades pour de tels lieux. Je n'ai pas attendu qu'Aramis me parle en détail du Domaine pour m'être renseignée sur ma future demeure. Le lendemain de son départ, j'ai fouillé et lu les ouvrages relatant les faits Baptistels, m'abreuvant aux lignes des livres sur ce qui allait devenir ma nouvelle famille.
Aramis me confirme mon impression. Son cheval m'apprécie. Je ne sais pas ce qu'elle entend par cœur pur, mais si elle veut dire une personne gentille et douce, je me reconnais bien dans cette description. Je suis faîte comme mes parents m'ont voulue, et je suis heureuse comme ça. Leur choix était donc judicieux. J’aime bien aussi son cheval. Il est noble, doux. Il est surtout très vaillant, puisqu’il a su nous porter à travers le pays sans faiblir. Ne faisant des pauses que la nuit avec nous.
A l'approche de Domaine, mon cœur s'emplit de bonheur et mon visage ne cesse d'arborer un grand sourire. Voilà venir ma nouvelle maison, mon nouveau chez moi ou je pourrais apprendre tout me saoul, entourée de personnes tout aussi dévoué que moi à rendre le monde meilleur. J’ai hâte de visiter et de rencontrer. J’ai lu tellement de choses sur ce lieu. C’est là qu’est stockée la plus grande quantité de connaissance d’Armanda. Une éternité ne me sera pas suffisante pour tout apprendre ou découvrir.

Une monture ? Pour moi ? Je ne sais. Je n’ai jamais vraiment appris à monter. Il y avait bien les chevaux de traits au village, mais ton cheval est la première vraie monture sur laquelle je chevauche. Je ne suis pas sûre que… Qu’est ce qui me gêne dans la proposition d’Aramis ? Le fait qu’elle fasse preuve de trop de gentillesse ? Je ne pense pas. C’est plus de la surprise, nous sommes passées du stade d’inconnues à celui de sœurs si vite, que j’ai encore du mal à m’y faire. En tout cas j’adorerai faire des promenades à tes côtés. La chevauchée avec ton cheval fut incroyable. Quant à faire des courses de chevaux… Pourquoi pas ? Ça pourrait être amusant. Je m’arrête un petit instant de parler, puis tournant le dos à Aramis pour cacher mon sourire taquin, je porte le dos de ma main à mon front, prenant une pose tragique et pleine d’emphase, exagérant un ton dramatique. Et si c’est une tradition je vois difficilement comment je pourrais refuser. Je me vois donc contrainte de devoir assurer la continuation de ce rite, même si cela pourrait me déplaire. Oh ! quelle cruelle obligation, que celle-ci, me forçant à adopter un comportement et à faire des choses que je n’aurai jamais pu imaginer faire. Vile destinée, m’affubler ainsi de pareilles tentations, n’as-tu donc aucune pitié pour mon âme. Me voilà donc prisonnière d’un système dont je ne connais rien et qui déjà m’étreint de ses terribles serres. Ainsi, je vois partir ma vie de vagabonde ignorante, condamnée à devoir apprendre et devenir meilleure. Qu’ai-je fait pour mériter un tel devoir? Cette dernière phrase est accompagnée d’un simulie d’évanouissement. Allongée sur le dos, j’éclate de rire. En effet, quel cruel Esprit serait prêt à me retirer ceci. Cette vie telle que je l’ai rêvée.

Remettons nous en route. J’ai hâte d’arriver pour voir ton domaine. Et même s’il est agréable de chevaucher à tes côtés et sur ton cheval, je dois t’avouer que je suis lasse de voyager. Je ne pense pas avoir jamais parcouru une telle distance en si peu de temps. Ou une telle distance tout court. A ces mots, je me dirige tranquillement vers le cheval, partant pour lui flatter l’encolure.
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Aramis Thredë
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Mar 18 Avr 2017 - 12:54

« Je ne promets rien pour l'observatoire, mais sache que pour les autres sanctuaires cela sera tout à fait possible. Quant à l'observatoire en lui-même, sache qu'il est fermé au public la plupart du temps et qu'il faut une autorisation spéciale pour pouvoir y entrer, ce ne sera donc pas aujourd'hui probablement que tu pourras le visiter. » Pour quelles raisons ? Elle prendrait sans doute le temps de l'expliquer à Aurore prochainement, mais disons que dans l'observatoire il y avait une bibliothèque qui renfermait beaucoup d'ouvrages dangereux pour leurs lecteurs entre autres et qu'il valait mieux bien entendu que ces livres ne tombent pas dans les mains de quelqu'un non-conscient du danger.

Mais sinon, Aramis était touchée de s’apercevoir qu'Aurore avait déjà une certaine connaissance de ce que l'on pouvait trouver au domaine, en même temps le domaine actuel même s'il était une construction récente, était presque une copie conforme de l'ancien domaine. Dans les faits, il n'était donc pas étonnant que les écrits concernant les spécificités de l'ancien domaine collent presque parfaitement au nouveau. Surtout celles concernant les sanctuaires élémentaires, ces endroits qui à eux seuls étaient pour chacun la représentation d'un des éléments que pouvaient manipuler avec aisance les cawrs.

Et dans les faits, elle ne tardèrent à apercevoir au loin le domaine qui se dévoilait déjà à elles. Un endroit magnifique et immense qui était le refuge de l'ordre baptistrel. Une ode à l'harmonie et à la paix, mais aussi à l'art. Car pour les baptistrels l'art aussi était d'une grande importance et devait être cultivé et honoré. Être une baptistrelle pour Aurore n'impliquerait donc pas que d'être une mage, une diplomate et une érudite, mais aussi qu'elle soit une artiste…

« Ne t'inquiète pas pour la monture, je pense au contraire que tu sauras te débrouiller à merveille. Dans le pire des cas quand tu essayera de la chevaucher je serais avec toi pour t'aider à prendre confiance et à bien te débrouiller si nécessaire. » Ajouta sinon l'impératrice d'une voix rassurante à Aurore qui sembla tout d'abord hésitant quant au fait de posséder une monture. Et suite à cela, la reine reprit avec amusement quand sa jeune amie lui dit qu'elle adorerait faire des promenades à ses côtés. « Je serais même ravie à l'idée d'avoir une rivale dans ce domaine s'il s'avère que tu es une véritable prodige sur le dos d'un cheval. Dans le pire des cas, je me ferais toujours un plaisir de te former, cela sera toujours une bonne excuse pour aller explorer la montagne à tes côtés. » Elle espérait d'ailleurs qu'Aurore saurait se faire à la présence plus importante d'elfes par ici, après tout le domaine était situé dans le royaume elfique…

Et Aramis ne put s'empêcher de rire elle aussi quand Aurore s’amusa à faire de l'humour quand au fait que c'était une tradition pour Aramis de chevaucher de temps en temps aux côtés de ses élèves. Ahhh… Thredë aimait beaucoup quand une de ses élèves faisait de l'humour, la seule difficulté avec l'humour c'est de ne pas mentir quand on en faisait, mais la chantebrise était persuadée qu'Aurore saurait se débrouiller à merveille à ce sujet.

« Nous allons arriver bientôt, ne t'inquiète pas à ce sujet. » Ajouta sinon Aramis avec bienveillance alors qu'Aurore flattait l'encolure du cheval des nuées et que celui-ci sembla assez apprécier celui-ci. Et quand zéphyr disait qu'elles allaient bientôt arriver, elle ne mentait point car elles ne mirent ensuite que dix minutes à arriver près de l'entrée du domaine. L'endroit où il fallait déposer ses armes avant ensuite de se diriger vers le domaine à pied. Aramis invita donc Aurore à descendre et déposa pour sa part sa lance ici avant d'ensuite se diriger avec sa nouvelle élève vers le domaine qui se faisait de plus en plus grand à mesure qu'elles s'en approchaient.

« Qu'en penses-tu ? Voici ton nouveau foyer Aurore. J'espère que tu vas vite y être à ton aise. 
» Ajouta au passage la chantebrise avec douceur alors qu'elles pouvaient déjà apercevoir certains baptistrels, des enwrs probablement qui étaient en train de s'exercer dehors à la magie. Il y avait des humains et des elfes parmi eux et certains se retournèrent dans leur direction alors qu'ils s'approchaient Aramis leur fit un signe et ces derniers s’approchèrent. Ils étaient content de voir l'impératrice revenir, mais sans doute aussi curieux par rapport à la jeune humaine à ses côtés. Et c'est ainsi que la chantebrise demanda à Aurore d'une voix qui se voulait d'une confiance communicative. Aramis avait après tout l'impression que son amie risquait d'être assez timide quant à sa première rencontre avec ses frères et sœurs rhapsodiens.

« Es-tu prête à rencontrer ta nouvelle famille ? »








[Rappel : Vérifier qu'Aurore a bien édité sa rep pour ne pas mentir lors de sa petite blague. ]
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Ven 21 Avr 2017 - 11:54

Je fis une petite moue de déception lorsqu'Aramis m'annonça qu'il fallait une autorisation spéciale pour visiter l'observatoire des étoiles. Je connaissais la raison, du moins vaguement, il s'agirait d'une bibliothèque spéciale mais je n'avais pas réussi à en apprendre plus sur ce lieu. Que pouvait bien contenir des livres pour qu'on veuille en réguler l'accès? La connaissance devait être partagé, et accessible à tous. Le secret est nocif s'il est préservé trop longtemps. Les gens finissent par vouloir le découvrir et pas forcément pour de bonne raison. L'éducation est meilleur moyen de créer un mode de paix et d'harmonie, j'en suis convaincue. C'est l'ignorance qui est mère de tous les maux, ou du moins la différence de connaissances trop grande entre les peuples qui nous sépare. Je retiens toutefois de demander à Aramis ce qu'il peut y avoir dans l'observatoire pour qu'on décide de le garder sous contrôle. Elle finira par me l'expliquer ou je lui poserai la question plus tard. Je suis assez fière de mon contrôle.

Nous remontons sur le cheval d'Aramis. La Chantebrise essaye de me rassurer à propos de ma potentielle nouvelle monture. Je ne suis pas spécialement inquiète pour ça dans les faits. Je suis juste gênée par tant d'attention, car d'habitude c'est moi qui la procure et non qui la reçoit. C'est assez étrange d'avoir des rôles quelque peu inversés. Mais ce n'est pas désagréable et me convainc encore plus dans ma volonté de donner toujours plus de ma personne au service des autres. Le monde serait tellement mieux si chacun s'occupait des autres plutôt que de lui-même. Je souris en coin à l'idée d'être une prodige de l'équitation et pourquoi donner des cours à la cawr elle-même, ce serait amusant, bien que fort peu probable. Aramis semble être née sur un cheval. Visiter les montagnes, ce doit être merveilleux. Je souffle cette admiration en m'émerveillant de ce décor à la fois abrupte et doux. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion d'aller me ballader dans les montagnes, mais maman l'a fait autrefois et son livre regorge de plantes issues de cet environnement aux grandes vertus. J'ai hâte de le découvrir. En réalité, j'ai hâte de trop de chose, une impatience de gouter à tout ce que cette nouvelle vie a à me proposer et de tout croquer à pleine dent.

Nous arrivons très rapidement au domaine. Les descriptions des livres ne sont rien face à la magnificence de ce lieu. Le langage humain n'a pas de mots assez précis et vaste à la fois pour pouvoir expliquer ce que je vois. Peut-être la langue elfique possède ces subtilités, toutefois, je ne la connais pas assez pour le savoir et quand bien même, je ne me sens pas le cœur de parler. Mais yeux regardent, enregistre le moindre détail. Les râteliers magiques où sont entreposées des armes, ce qui aurait rendu les armes dont Christan voulait me voir porter inutiles en ce lieu. J'espère qu'il est bien rentré dans la caserne. J'aurai voulu lui dire en personne que je partais et la raison, mais Aramis était revenue bien avant lui. Alors je lui ai laissé une simple lettre, rien d'assez fort pour lui exprimer ma gratitude pour ce qu'il avait fait pour moi et la bonté dont il faisait preuve. J'ai au moins essayé de coucher tout cela sur le papier en espérant que ce soit suffisant.

Il y a quelques personnes sur notre chemin et elles nous remarquent assez vite. Je savais que la population allait être essentiellement elfique mais je suis tout de même surprise par la faible proportion d'humain. Pour quelqu'un qui n'a fait que vivre dans les royaumes où les hommes étaient majoritaire, se retrouver en minorité est un peu intimidant. Je pensais d'abord que tous ces gens venaient voir l'impératrice mais devant leur regard interrogatoire vers ma direction, je me découvre aussi au centre de l'attention. Sans être timide, je ne me sens pas très à l'aise. Je serre un peu plus fortement la taille d'Aramis pour me donner un peu de courge. Avec elle à mes côtés, rien ne m'est impossible. Prête ou non, ça ne changera rien. Alors autant y aller.

Quand elle arrête le cheval, je descend presque immédiatement, pour me mettre un peu en retrait, un visage souriant mais réservé remplaçant ma mine quelque peu soucieuse. Je ne sais pas si c'est à moi de faire les présentations, si je dois m'avancer pour saluer tout le monde, s'ils ne viennent que saluer Aramis, ni même s'ils sont tous des baptistrels. J'ai lu que les gens allaient et venaient facilement en ces lieux, certains pour se soigner, d'autres pour cherchaient un peu de calme ou des conseils. Tout est si nouveau pour moi, ce lieu est si... propre. Je veux tout voir, mais par quoi commencer. Mon regard quitte les gens approchant pour se porter sur le décor. J'en oublie presque ce qui m'entoure à proximité pour me plonger pleinement dans les lieux. Je tourne doucement sur moi-même. Les bruits se font lointains alors que je m'abîme dans la contemplation du domaine. Ici, je serais bien. Je voudrai juste que maman puisse le découvrir avec moi. Un jour lui montrerai ce que je suis devenue, ce que j'ai vécu. Et à mon tour, je pourrai dire que j'ai fait ma part.
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Aramis Thredë
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Sam 22 Avr 2017 - 18:08

Aramis sentait qu'Aurore n'était pas forcément très à l'aise quant à l'idée d'être le centre de l'attention, mais la chantebrise était satisfaite de voir que celle-ci était tout de même prête à rencontrer ses nouveaux frères et sœurs baptistrels. Et dans les faits, elle serait sans doute ravie de voir que l'on pouvait trouver beaucoup d'humains aux domaines, ce même s'il y avait aussi une bonne proportion d'elfes. Les humains malgré tout restaient majoritaires contrairement ce dont le groupe qu'ils venaient de rencontrer là donnait l'impression.

Ainsi, elles descendirent de cheval et alors qu'Aurore était un peu réservée, pour sa part Aramis conversa un peu avec les enwrs et partagea avec eux des vœux de bonnes santés et le fait qu'ils étaient heureux de se revoir, ensuite la chantebrise leur dit calmement qu'Aurore était sa nouvelle élève, mais qu'elle aurait probablement besoin d'un peu de temps pour se familiariser avec son nouveau foyer. Les enwrs, comprenant ce qu'elle sous-entendait en disant cela sourirent avec une certaine compassion et s'éloignèrent un peu pour retourner à leur leçon, laissant Aramis seule avec Aurore.

« Tu auras le loisir de tisser des liens avec tes frères et sœurs baptistrels assez rapidement. En attendant, je te propose de débuter la visite des sanctuaires pendant que je converse avec toi plus avant de mon ordre. » Proposa-t-elle donc à sa jeune sœur humaine en l'invitant à la suivre, non pas pour aller à l'intérieur du domaine, mais pour longer celui-ci, elle glissa d'ailleurs alors qu'elle faisait ainsi.

« Je te propose que nous débutions avec le sanctuaire du vent dont je suis la gardienne. Et si tu as au passage des questions précises à poser sur l'ordre n'hésite pas. Plus tard quand nous en aurons finis avec cette visite, j'irais voir les autres cawrs présents aux sanctuaires pour leur parler de toi et ainsi rendre ton intégration à l'ordre pleinement officielle. » Elle lui prit au passage la main gauche de sa main droite et continua à avancer avec elle en direction du sanctuaire du vent. Elles ne tarderaient sans doute pas à atteindre ce dernier, mais si elle le désirait entre-temps. Aurore pouvait poser quelque questions concernant l'ordre baptistrel ou même sa nouvelle vie en tant que rhapsodienne.

De plus, elle ne doutait pas qu'en tant qu'humaine Aurore saurait s'habituer assez rapidement à sa nouvelle vie et arriverait à se tisser assez rapidement des liens avec les enwrs et les cawrs du domaine. Après tout les humains avaient une capacité à s'adapter admirable et Thredë ne doutait pas le moins du monde qu'Aurore soit pleinement capable de cette capacité qui au final était l'apanage de sa race. Une capacité qui faisait d'ailleurs que le vent était en bonne partie l'élément associé à l'humanité. Aramis trouvait d'ailleurs un peu amusant que ce soit une elfe qui soit la gardienne du sanctuaire du vent, mais elle supposait que c'était en bonne partie dû au fait qu'elle était une elfe bien particulière, celle que l'on nommait il y a quelques années de cela la bête noire du conseil…

Elle se demandait bien d'ailleurs si elle allait fini déteindre au niveau caractère sur Aurore, non pas en rendant celle-ci moins douce, mais peut-être en l'aidant à s'affirmer davantage et à renforcer sa force de caractère ? Thredë pensait en tout cas que ce ne serait pas forcément une mauvaise chose et se disait qu'avec le temps Aurore saurait de toute manière à terme faire preuve d'une force d'esprit qui lui faciliterait la vie en générale, mais qui surtout serait un atout dans son combat de baptistrelle pour le bien et l'harmonie universelle.
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Ven 28 Avr 2017 - 12:05

J’envie un peu Aramis et son assurance. Tout ces nouvelles personnes autour de moi m’oppressent un peu. Je ne suis pas timide, mais tout es trop nouveau et tous ces gens semblent se connaître déjà si bien. Je suis une étrangère en terre inconnue et c’est la première fois que je ressens cela. J’ai pourtant beaucoup voyagé malgré mon jeune âge. Peut-être est-ce là mon premier signe d’arrogance ou d’amour propre blessé. Ce ne serait pas surprenant car je n’ai jamais été dans un endroit où mes connaissances en soin, botanique ou sculpture étaient dépassées par beaucoup de gens, bien au contraire, bien souvent je passe pour un maître en ces domaines. Mais ici, c’est différent. Les gens sont éduqués, certains beaucoup plus âgés que moi et que je ne le serai jamais. Mais j’en ai la certitude, cette intimidation, cette petite peur que je ressens et qui commence déjà à s’évanouir vient de cette nouvelle expérience, encore plus grande que la magie elfique ou une quelconque leçon. Personne ne peut enseigner ça.

Rasséréner par cette réflexion, je me rapproche d’Aramis au moment où ses élèves repartent. Mince, je suis un peu déçue car je suis prête à les rencontrer. Mais manifestement, Aramis pense qu’il serait mieux que je m’habitue au lieu, et elle a raison. J’aurai tout le temps de faire la connaissance des autres baptistrels. Être installée sera déjà un bon début pour cette nouvelle vie d’apprentissage.

J’ai hâte de commencer et de tout découvrir. Quelles sont les règles de vie ? Y a-t-il des lois ? Une hiérarchie précise comme dans l’armée ? en la suivant à travers le domaine, je l’interroge sur la vie en général, sur les lieux de vie, l’enseignement, enfin tout ce qui va faire que j’aime déjà cet endroit. Rien dans ce qu’elle me répond ne me déplaît. Et pour cause, cela me paraît presque aller de soi. Maman adorerait cette endroit qui nous correspond tant, papa beaucoup moins, mais heureusement, je ne fais pas que lui ressemblant.

Est-ce que quelqu’un veille sur ton sanctuaire quand tu es absente ? Et quel est vraiment ton rôle en tant que Gardienne ? Quant à l’enseignement, je peux m’instruire auprès des autres cawr ? J’ai encore en tête la société humaine où pour rencontrer quelqu’un de responsable, il y a tout un tumulte et une immense organisation. Mais ça m’a l’air tellement plus simple ici. Ou bien est-ce parce que je me ballade avec l’impératrice des elfes en personnes?

Le sanctuaire du vent est magnifique et la visite passionnante. Toutefois, je suis plus pressée de faire un grand tour du domaine puis de prendre le temps de chercher les recoins pendant du temps libre et je presse donc Aramis vers le sanctuaire suivant, je voudrais voir la clairière de la Grande Mère et surtout la fontaine de Vif Argent. Le Puit Flamboyant m’attire moins, peut-être parce que le feu est associé à la destruction plus qu’à la vie dans mon esprit, bien que cela soit faux mais c’est assez difficile de passer outre les incendies ravageant les bois, pour laisser la place à la cendre qui aide la nouvelle plante à grandir ou qui aère la forêt avant qu’elle n’étouffe. Et puisque l’observatoire n’est pas accessible, mon intérêt se porte en particulier sur le domaine de l’eau. C’est deux éléments ont pour moi une signification de paix intérieure, et de douceur.
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Dim 30 Avr 2017 - 17:57

Aramis fut légèrement amusée par la manière dont Aurore demanda s'il y avait une hiérarchie au sein de l'ordre comme l'on peut en trouver une à l'armée. Thredë tâcha d'ailleurs de répondre avec calme aux questions de son amie. « Ici, il n'y a pas de hiérarchie comme l'on peut en trouver une à l'armée, mais deux types de baptistrels. Les cawrs qui ont de grandes responsabilités et qui ont souvent beaucoup à faire et les enwrs qui sans êtres dénués de responsabilités sont leurs élèves et assistants, mais pas leurs serviteurs. Il n'y a pas vraiment de chefs ici même si les cawrs parlent au nom de l'ordre au niveau politique et diplomatique. Et les tâches sont dans les faits partagées entre tout les membres de l'ordre. Donc tout le monde est assigné à des besognes visant à assurer le bon fonctionnement du domaine et de l'ordre, ce même si les cawrs comme moi sont souvent très occupés avec des affaires politiques ou diplomatiques. » Elle n'hésita pas ensuite à parler plus en profondeur du mode de fonctionnement du domaine qui marchait donc selon ce système de partage des tâches harmonieux ou chacun avait quelque chose à faire et qui marchait plutôt bien dans les faits. Un système dans lequel Aurore saurait sans doute s’incruster à merveille, il faudrait juste voir si elle aimait la cuisine ou la botanique par contre.

« Mon sanctuaire est souvent gardé par les autres chantebrises et leurs élèves quand je ne suis pas là. En tant que gardienne de celui-ci j'ai pour rôle de l'entretenir, mais aussi de communier avec lui de temps en temps quand je suis au domaine. Pour ainsi me rapprocher un temps encore plus de l'élément du vent dont je suis une élue. Quant à l'organisation du domaine, sache qu'elle est très fluide et se base beaucoup sur l’entraide. Nous ne vivons pas par l'argent et nous tâchons de nous aider les uns les autres. Comme une communauté soudée et vivant selon la loi de l'altruisme. » C'était ainsi qu'elle voyait la chose et Aurore pouvait sans doute comprendre de ce fait pourquoi Aramis considérait l'ordre sous l'angle d'une grande famille où ils seraient tous un peu frères et sœurs d'une certaine manière. Car c'est pour les autres en grande partie que vivait chaque baptistrel.

« Quand j'y pense. Aimerais-tu boire un peu de l'eau de la fontaine de vif-argent ? On lui prête de grandes vertus curatives et selon-moi le fait de t'abreuver à la fontaine pourrait être une expérience inoubliable pour toi » Ne manqua pas d'ailleurs de demander la reine lorsqu'après avoir visité le sanctuaire du vent, les deux sœurs se rendirent à celui de l'eau. Après tout Aurore lui avait confiée se sentir proche de l'élément de l'eau, de ce fait la chantebrise n'était guère contre l'idée de lui faire profiter de l'eau de la fontaine, de plus rien n'interdisait de le faire. Ainsi si Aurore en avait envie, qu'elle n'hésite point, cela l'aiderait peut-être d'ailleurs à communier avec cet élément dont elle se sentait proche. Celui de l'eau, source de vie et de réconfort. Un élément qui dans les faits correspondait parfaitement à sa sœur Aurore.
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Ven 5 Mai 2017 - 21:41

La visite est extraordinaire. Le Domaine est un parfait mélange entre nature et présence civilisée. Les routes, chemins et escaliers semblent avoir été fait pour ne pas briser l’organisation déjà présente à l’origine. Ce n’est pas une intrusion, mais un aménagement pour les baptistrels, une légère retouche pour permettre aux bipèdes une meilleure circulation, et une meilleure vie. Même ici, nos races respectives réclament un minimum de confort. Est-ce un bien ou mal ? Je ne suis personne pour juger. Ne nous devrions pas avoir à changer l’ordre des choses, jamais mais d’un autre côté, nous préservons toujours des espaces pures et la nature est toujours plus forte que nous, attendons son heure pour nous reprendre ce que nous lui avons emprunté. Mais n’est-ce pas là de la prétention de dire que nous préservons des espaces naturels ? Qui sommes-nous sur ce monde sinon rien de plus que des êtres de passages ? Ces pensées me troublent un peu alors que nous nous dirigeons vers le Sanctuaire du Vent. Est-ce dans l’ordre des choses tous ces changements que nous imposons au monde ou sommes-nous des aberrations, des anomalies qui devraient disparaitre ? Sommes-nous une part entière de l’harmonie, parfois même, des outils lui permettant de se stabiliser, de se maintenir ? Ou alors ne serions-nous pas l’origine même des déséquilibres qui bouleversent le monde ? Ce trouble m’amène à une question finale, qui me taraude depuis longtemps, mais qui prend forme et sens ici en ces lieux épris de beauté : Ne devrions-nous pas disparaitre et laisser la Nature retrouver son harmonie seule ? Pour certains, ce seraient une pensée hérétique que de repousser l’idée que nous sommes les enfants des Esprits et les protégés du Dracos, mais peut-être sont-ils eux aussi des erreurs de ce monde, des anomalies, gênant une puissance encore plus grande mais bien plus passive et paisible. Cette idée que nous ne sommes en réalité pas désirés en ce monde, mais qu’on nous garde par amour de la vie fait vaciller mes ambitions. Est-ce que je dois continuer à protéger la vie ? Pour moi la réponse est oui. Je peux participer au maintien de l’harmonie et pourquoi pas aider nos races à rentrer à leur tour dans ce cycle. Et si nous sommes toujours là, c’est que cette Force n’aime pas détruire ce qui existe. Oui, c’est ça. Ce n’est pas à moi de me soucier de ce que le monde veut, mais plutôt de ce dont il a besoin. Et il a besoin d’amour et d’harmonie.

Cette affirmation faite je hoche la tête malgré moi en marchant auprès d’Aramis. Mon regard est à la fois émerveillé et déterminé. J’apprendrai tout ce qu’il faut pour devenir une émissaire de l’harmonie contre l’ordre, de la paix contre la guerre. Et j’assouvirai ma curiosité sur les mystères du monde et guérirai Armanda et ses habitants de leurs maux avec toutes mes capacités. Je regarde la Chantebrise du coin de l’œil. A-t-elle perçu mon léger trouble ? J’hésite à lui en parler. Discuter avec elle de ces questions qui me taraudent par moment. Mais non, le moment n’est pas à ça.

Le Sanctuaire du Vent est une splendeur, un lieu qui correspond à Aramis et qui à la liberté qu’inspirait cet élément. Se rapprocher de l’élément ? Comment ça fait de… s’unir avec un élément ? Et qu’est-ce que ça veut dire en réalité ? Je sais qu’Aramis est l’élue du Vent et s’appelle donc la Chantebrise mais je ne comprends pas vraiment comme ça se fait et surtout ce que ça provoque. Elle n’en est pas la maîtresse pour autant, pas vraiment l’émissaire puisque les éléments n’ont pas de volonté comme la nôtre. Comment se matérialise cette désignation ? Voilà des énigmes dont les réponses me plairaient bien. Et comment ça se passe ? Est-ce un sentiment ? Une impression ? Une voix ? Ces interventions magiques sont de grands mystères pour moi et j’aimerai bien l’éclaircir.

Quant à aller boire l’eau de la fontaine Vif Argent. Ce serait une expérience si elle n’est pas magique au moins elle sera spirituelle. Ce serait inattendue et un honneur. Quel genre d’expérience ? Je n’ai pas trouvé beaucoup d’information au sujet des vertueux magiques des différents sanctuaires. Allons-y tout de suite !!! J’ai hâte de découvrir la suite. Et surtout le sanctuaire de l’eau. Parle-moi un peu plus des rôles des sanctuaire. Ne peux-tu pas communion avec ton élément en dehors de ces lieux ?
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Aramis Thredë
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Dim 7 Mai 2017 - 17:02

Aramis n'hésita pas à expliquer calmement à Aurore ce qu'impliquait le fait de s'unir avec un élément. « Cela dépend, il y a d'eux niveaux d'unions. Celui d'une cawr comme moi qui fusionne en partie avec un élément qui l'a choisit lors d'une cérémonie secrète et voit donc ses traits de caractères ayant un lien avec cet élément s’exacerber, mais qui gagne aussi au passage une bien meilleure maîtrise et un meilleur contrôle de ce dernier quant à l'usage de la magie, ainsi que quelques pouvoirs associés à lui. Et enfin il y a les cawrs devenant des gardiens et qui fusionnent totalement avec leur élément de prédilection, leur caractère se rapproche ainsi grandement des caractéristiques de l'élément duquel ils sont proches. Leurs pouvoirs associés avec cet élément et leur maîtrise de celui-ci deviennent de plus immenses, par exemple un chantefeu gardien peut se nourrir du feu pour reconstituer son énergie et est insensible à toutes flammes en plus d'avoir une peau aussi chaude que de la braise. » En somme, on parlait d'une véritable fusion progressive entre un être et l'élément auquel il était affilié.

Ce avant d'ajouter avec douceur. « Je ne peux pas te dire exactement comment se déroule la cérémonie dans ses moindres détails, sauf si tu es choisi un jour pour y participer, mais sache que c'est une impression et un sentiment de profonde harmonie et symbiose avec l'élément qui t'aura choisi que tu ressens lorsque tu es choisi par un des 5 éléments. Tu te sentiras bien en sa présence et mal en son absence. Par exemple en tant que chantebrise je n'aime pas rester enfermée trop longtemps même si je peux le supporter, je ne me sens au final au meilleur de ma forme qu'à l'air libre et dans les grands espaces ou le vent souffle librement, de même que mon désir de liberté a été agrandit par ma symbiose avec le vent, ainsi que mon poids a été allégé. » Car il est vrai qu'Aramis était étonnamment légère mine de rien pour une elfe qui faisait sa taille et qui avait sa force.

Et alors qu'elles approchèrent de la fontaine, Thredë entreprit d'achever ses explications à l'égard de son amie. « L'eau de la fontaine de vif-argent est une véritable jouvence pour les malades et les blessés, mais elle aide aussi à se sentir mieux et plus apaisé que ce soit de corps ou d'esprit. Elle a de grandes vertus curatives et purificatrices et la boire te permettra de profiter de ces vertus. Quant aux sanctuaires, chacun d'entre eux est associé à un élément et le représente au mieux. Ils ont autant une fonction symbolique que pratique, parce qu'ils sont de puissances sources de magie, mais aussi d'harmonie d'un point de vue baptistrel. Et sinon oui, je peux tout à fait entrer en communion avec mon élément en dehors du sanctuaire du vent, mais la communion ne sera pas aussi aisée et profonde que dans celui-ci, car il est l'épicentre des vibrations liées à l'élément du vent. » Acheva t-elle donc d'expliquer, peu après elles arrivèrent donc dans le sanctuaire de l'eau et Aurore put contempler la fontaine, pour sa part Aramis alla prendre en main la coupe laissée à disposition des visiteurs et remplit celle-ci avec un peu d'eau prélevée dans la fontaine, ce avant ensuite de la tendre à Aurore et de lui glisser avec un sourire bienveillant.

« Puisse l'eau de la fontaine être autant une jouvence pour ton corps que ton âme ma sœur. Un symbole pour ton nouveau départ en tant que disciple de la rhapsodie. »
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Mer 10 Mai 2017 - 21:50

Devenir cawr signifie vraiment prendre part au monde. Ne faire qu’un avec un élément et hériter de ces caractéristiques. Ce doit être un moment merveilleux et terrifiant. N’est-ce pas perdre un peu de son identité ? Accueillir autre chose et y être accueilli doit modifier notre façon d’être. Je ne suis pas sûre que ce soit ce que je souhaite, que j’aime comment je suis, mais j’imagine que l’élément choisi quelqu’un qui est déjà très proche de lui. Au final, l’évolution du caractère ne doit pas être trop important. Donc tout le monde ne peut pas devenir cawr, car l’état d’esprit joue beaucoup. Mais après tout, ce n’est pas une finalité. Seule la volonté de vivre comme on le souhaite compte. Pour moi ce sera libre d’apprendre et d’emmagasiner de la connaissance pour plus tard, à mon tour enseigner, mais surtout pour les mettre au service du monde.

La description qu’Aramis me fait sur le lien mais confirme dans mon idée d’équilibre du monde. Ce lien à un élément nous confère de nouveaux pouvoirs et de nouvelles qualités, mais il apporte aussi des contraintes. Le Chantefeu doit se trouver parfois bien seul s’il devient aussi chaud qu’Aramis le prétend. De même Aramis ne peut plus jouir du confort d’une maison sans s’y sentir mal à l’aise. Elle se sent plus épris de liberté, plus légère mais plutôt qu’être enfermer, elle se retrouve bloquer à l’extérieur en quelque sorte. Tout don, toute vertu, tout bien est contrebalancé par un mal. Toutefois, maman a raison en un point, le mal est bien plus petit que le bien. Tout action bénéfique engendre une mauvaise action mais toujours moindre. Et peut-être que cette loi n’est pas absolue. Peut-être est-elle juste là pour nous rappeler que même si un grand mal nous est fait, on peut espérer qu’un peu de bien en ressort.

Tout ce lieu m’apporte plus d’interrogations que de réponses. Là où je devais apprendre plus que nulle part ailleurs, je me retrouve plus perplexe qu’instruit. Toute réponse amène à plus de question, mais ici, les réponses sont pour l’instant trop peu nombreuses et les questions sont légions et ne cesse de se multiplier. Aramis ne peut m’expliquer plus en détail la cérémonie, ce qui me vexe un peu. Pourquoi tant de secret ? Je croyais que les baptistrels étaient là pour propager les connaissances et j’ai bien l’impression qu’ils chachent des choses comme ces sombres groupuscules des histoires de papa. Ce n’est pas comme ça que je veux que soit la rapsodie. Pourquoi tant de secret ? Qu’y a-t-il de si inavouable dans cette cérémonie ? Ce devrait être une fête non ? N’est-ce pas un grand moment pour un baptistrel ? Celui de se lier avec un élément. Pour certain c’est l’achèvement d’une vie de travail, non ?

Nous arrivons rapidement au sanctuaire de l’eau. Boire cette eau me soignera ? Mais de quoi ? Est-ce que c’est pouvoir curatif vous rester en moi ? Mais bon, le lieu est si calme, et reposant. Le bruit de l’eau est apaisant. Je me rends compte que j’étais un peu à cran sans savoir vraiment pourquoi. La fatigue sûrement, de la méfiance peut-être. Non, juste la fatigue, car je ne suis pas de nature méfiante, alors pourquoi l’être aujourd’hui surtout auprès d’Aramis. Je prends la coupelle que me tend la Chantebrise et lui souris. L’eau est fraiche et douce dans ma gorge alors qu’elle coule lentement jusque dans mon ventre. Une fausse sensation de chaleur vient engourdir mes sens et je peux sentir un flux de bien-être se diffuser en mot. La fatigue s’envole, la méfiance, l’inquiétude disparaissent avec elle. Je rigole doucement de bonheur. Voici un bienfait sans mauvais côté. Je m’attends presque à un besoin d’en reboire mais non. Une gorgée suffit à me combler, à me rassasier. Cet eau n’appelle pas à être bu et encore bu, c’est même plutôt l’inverse. Je me sens complète, en pleine connaissance de mon cœur. Je constate que la chevauchée m’avait donné des courbatures alors que celles-ci cessent d’être.

Aramis a raison et bien que je ne sois pas vieille je me sens comme rajeunit, bien plus au faîte de mes besoins. La soif est comblée, mais mon ventre se met à gargouiller. Il est vrai que notre dernier repas remonte à quelques heures déjà et le grand air n’a pas aidé. Je souris joyeusement à l’Impératrice. C’est une sensation merveilleuse et plénière. C’est incroyable. Peut-on en transporter dans une outre par exemple ? Cela permettrait de guérir certaines personnes, celles qui risquent de mourir inévitablement. Ou les soldats blessés au combat. Cette idée me parait excellente. Un moyen efficace pour lutter contre la maladie. Mais si les baptistrels ne l’ont pas encore fait, c’est qu’il y a une raison.

Je meurs de faim, pas toi ? Et si on se restaurer avant de continuer. Rassure-moi, tu peux encore manger. Le vent ne t’a pas donné un appétit d’oiseau. Je fais un clin d’œil taquin à l’elfe. Cette eau a chassé mes sombres pensées de l’esprit, je me sens de nouveau léger et heureuse. Le Domaine est merveilleux. J’ai hâte de découvrir les bibliothèques et de commencer à apprendre. Et surtout de subir les leçons de la grande Aramis Thrëde, la Chantebrise et impératrice des elfes. Ou de n’importe qui d’autres. Je veux tout savoir et tout apprendre, mais surtout dans le domaine de la guérison. Il y a tant à faire pour rendre la vie meilleure est plus longue à tous. Imagine, on pourrait trouver une cure pour que les humains vivent aussi longtemps que les elfes. Je me demande si ce serait positif. Nous avons des tendances assez destructrices mais si nous vivions plus longtemps, peut-être qu’elle s’estomperait en faveur d’une paix intérieur. Qu’en penses-tu ?
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Jeu 11 Mai 2017 - 17:49

« Il n'y a rien d'inavouable quant à cette cérémonie Aurore, je te rassure, rien d'immoral ou dont la rhapsodie devrait avoir honte. Vois plutôt cela comme une sorte de mystère qui est entretenu en partie dans le but de rendre l'expérience meilleure pour ceux qui sont choisis pour devenir cawr. Comme la surprise que pourrait te faire un ami lors de ton anniversaire. » Répondit Aramis avec calme et douceur, avant d'ajouter néanmoins avec empathie. « Je pensais comme toi au début, mais dans les faits ma cawr m'avait expliquée qu'au final cette cérémonie avait plusieurs symboliques par l'intermédiaire de ce secret, celle dont je viens de te faire part, mais aussi une autre très importante. Vois-tu, le monde est un endroit mystérieux et pour lever le voile sur les mystères de ce dernier, détermination et volonté sont nécessaire. Ainsi, c'est aussi en référence à ce fait que la cérémonie est tenu secrète, sauf pour ceux devenant cawr. Bien entendu, je comprends que pour ta part cela soit vexant, mais pour ma part, je le prends pour ce que c'est. Ce secret est en bonne partie une tradition chargée de symboles tout simplement, rien de plus. Une tradition visant à rendre le moment encore plus merveilleux pour celui qui va le vivre, l’accomplissement d'une vie de travail comme tu le dis. »

Il serait dommage après tout de gâcher un tel moment en dévoilant le secret à celui qui convoitait le fait d'être cawr, au contraire la découverte de ce qu'il vivrait lors de la cérémonie faisait en bonne partie la saveur de cette dernière. Pour sa part Aramis se souvenait d'ailleurs encore avec une certaine émotion de celle-ci, lorsqu'elle avait prononcée le serment de vérité et s'était liée à l'élément du vent.

Et dans les faits, ce devait être en bonne partie ce sentiment d'exaltation qu'était en train de ressentir Aurore lorsque cette dernière se mit à boire l'eau de la coupe que lui avait tendue Thredë, pour ensuite paraître encore plus radieuse qu'à son habitude.

« Oui, tu peux transporter cette eau dans une outre si tu le désires Aurore, certains rhapsodiens ne manquent pas de le faire et je ne peux qu'encourager cette excellente idée. » Ajouta d'ailleurs la chantebrise avec un soupçon de fierté quand Aurore demanda si c'était possible de transporter cette eau miraculeuse dans une outre pour en faire profiter à ceux qui en avaient besoin. Douce Aurore… Cette dernière était à chaque instant de sa vie tournée vers les autres et c'est cela qui faisait d'elle une baptistrelle née selon Aramis.

« Après, l'eau à elle seule ne suffirait pas à guérir quelqu'un qui est sur le point de mourir à cause de blessures abominables telle une éventration, mais elle peut apaiser la douleur et guérir les blessures qui ne sont pas graves. Mais même dans le cas des blessures comme celle que j'ai évoqué, faire boire de cette eau au blessé t'aidera ensuite à le guérir si tu uses de ta magie, même si dans un cas aussi grave il n'y a presque que les maîtres baptistrels ou les plus puissantes décoctions qui peuvent encore faire quelque chose. » Elle sourit doucement et ajouta. « C'était un moment exceptionnel d'ailleurs que la première fois que j'ai guérit quelqu'un ayant été affligé d'un handicap. La maîtrise de la magie baptistrelle est complexe, mais avec elle des prodiges tel que rendre la vue à un aveugle ou un bras perdu à un amputé sont tout à fait possibles. »

Et sur ce, elle prit la main droite d'Aurore dans sa main gauche et ajouta avec complicité lorsque cette dernière lui proposa d'aller manger. « J'ai faim moi aussi en effet et ne t'inquiète pas, le fait que je sois liée au vent ne pas rendue non plus du genre à ne pas manger. Je suppose par contre qu'un menu végétarien te convient parfaitement ? » Et alors qu'elle menait Aurore vers l'une des cuisines du domaine, Aramis ne manqua pas de réfléchir aux paroles de cette dernière quant au fait de faire vivre les humains plus longtemps, ce avant d'ajouter.

« Je ne sais pas si ce serait une mauvaise ou bonne chose en vérité. Au final, votre vie courte ne fait-elle pas l'essence même de votre race ? Est-ce que le fait qu'un humain vive moins longtemps fait forcément que sa vie soit moins valeureuse que celle d'un elfe ? Je pense que ce n'est pas aussi simple, pour compenser votre peuple a une capacité à s'adapter et à apprendre rapidement unique. Votre vie est intense et votre mentalité différente pour ces raisons. Après je ne sais pas si cela ne changerait pas les choses en bien que les hommes aient plus de temps devant eux, mais sache qu'à mes yeux ce n'est pas parce que tu ne vivras pas aussi longtemps que moi que la valeur de ta vie est moindre. Nous sommes tous des enfants de la création après tout et la valeur des âmes à mes yeux est égale. Qui est en droit après tout d'estimer la valeur d'une vie inférieure ou supérieure à celle d'une autre ? » Elle lui sourit avec bienveillance, ce alors qu'elles arrivaient à la cuisine. Avant ensuite de lui demander d'un air sérieux, même si légèrement amusé.

« Étant donné que l'heure n'est pas vraiment habituelle pour se restaurer, mais que la cuisine du domaine est ouverte à tous. Que dirais-tu que nous nous préparions nous-même notre repas ma sœur ? »
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Dim 14 Mai 2017 - 0:02

Aramis a raison. Le secret pour garder la surprise n’est pas une mauvaise chose. C’est juste frustrant, surtout pour quelqu’un curieux comme moi. Ça me donne encore plus envie de savoir et de découvrir ce qui se passe pendant cette cérémonie, bien que je sache que c’est mal. Est-ce que je dois désobéir à Aramis sur ce point, lui cacher mes recherches ? Ou dois-je me montrer plus raisonnable et ne pas me comporter comme une enfant gâtée à qui on refuserait une friandise ? Entre les deux, passion et raison, mon cœur et mon esprit se partagent l’équilibre. Vais-je céder à l’un plus qu’à l’autre ? Serai-je égoïste quitte à me détruire une surprise dont je pourrais être l’objet et me faire chasser de l’ordre ou vais-je essayer de tempérer ma curiosité et faire preuve de la patience que j’ai dans toutes les autres parties de ma vie, cette patience qui me pousse toujours à lire, et apprendre chaque jour un peu plus pour assouvir cette curiosité si pressente ? D’ailleurs, peut-on seulement être renvoyer de l’ordre ?

Une partie de mon esprit tique un peu à l’expression de tradition. Les traditions sont une bonne et une mauvaise chose. Elles soudent les peuples, les villages comme elles peuvent les séparer. Elles peuvent transmettre un savoir comme elles peuvent empêcher l’innovation. Les traditions, comme les lois, sont parfois faîtes pour être enfreintes si elles s’avèrent stupides, ou limitante, si elles sont un frein à la liberté. Toutefois, je me retiens encore de le partager avec Aramis, quoique, autour du repas, peut-être que je pourrais discuter de ce point avec la cawr. Mais je ne veux pas le faire maintenant, debout et le ventre vide.

Mon esprit revient sur la fontaine. On peut donc transporter l’eau pour dispenser de ses bienfaits à travers le monde. C’est merveilleux. C’est formidable. Dommage que je n’aie pas encore de gourdes, mais dès que je le peux je m’en procurerai une pour la remplir de cette eau. En attendant, je fouille dans ma sacoche pour en sortir une fiole de verre transparent, fermée par un bouchon de liège. Je vérifie qu’elle est bien propre, avant de la remplir à la fontaine. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà ça. Ce liquide pourra toujours servir. Je pourrais peut-être même m’en servir dans certains baumes ou certaines potions. Garde-t-elle ses propriétés dans les mélanges ? Par exemples dans des remèdes ? Ca permettrait de faire des remèdes bien plus efficaces. Tout me va, je ne suis pas difficile pour la nourriture. Vous ne mangez pas de viande au domaine ?

Je comprends ce qu’Aramis veut dire. Je n’y ai pas pensé comme ça. Je regrette juste que notre vie soit si courte car elle ne nous permet pas de voir tout ce qu’on voudrait vivre. C’est vrai qu’on vit les chose plus intensément qui si nous avions une vie plus longue. Mais… c’est juste qu’il y a tant de choses à voir, à connaitre. Ma vie humaine est à la fois un délice mais aussi un supplice. Je sais que je ne pourrais jamais apprendre tout ce que je voudrais apprendre. Et en réalité, j’ai peur. J’ai peur de mourir. Pour bien des raisons, l’une d’elles est de ne pas avoir apporté ce que je souhaite au monde. L’autre est simplement que je ne sais pas ce qu’il y a de l’autre côté. C’est le mystère que j’ai peur de résoudre. Par contre, je ne dis pas qu’une vie a plus de valeur qu’une autre. Toute vie est importante et doit être préservée. Peu importe sa durée. Il faut toujours essayer de sauver une vie, même si c’est pour un an, un mois, une semaine, une heure. La vie est pleine de changement, contrairement à la mort qui a ça de terrible, c’est qu’elle est définitive. Et personne n’est en droit de juger sa vie plus importante que celle d’un autre. Ni un roi, ni un empereur ne peut décider de la valeur d’une vie, encore moins de décider que la sienne est plus importante que celle d’un de ses semblables.

Pour conclure mon assentiment, mon ventre se met à gargouiller fortement. Je rigole devant ce rappel à l’ordre de mon propre corps. Ce sera génial. Avec grand plaisir. J’aime beaucoup cuisiner, bien que ça fait quelque temps que je n’ai pas eu l’occasion de le faire pour me nourrir. Ces derniers temps j’ai surtout cuisiné des baumes et potions, ainsi que fait quelques expérimentations, sans beaucoup de succès, mais aucune catastrophe. Allons-y avant que mon estomac nous rappelle de nouveau à l’ordre. Je te suis. Je saisis la main d’Aramis et la tir vers la sortie du sanctuaire avant de me rendre compte de l’incongruité de cette situation. Je suis sensée suivre la Chantebrise et dans les faits, c’est moi qui la précède. Passe devant ma sœur, ce sera plus simple pour moi de te suivre. Ensuite, pourrait-on aller voir le sanctuaire de la terre. Pendant que nous préparons à manger, pourrais-tu continuer apprendre l’elfique ? Quand vais-je rencontrer mes nouveaux frères et sœurs. J’avoue avoir été intimidée en arrivant mais maintenant j’ai hâte de faire la connaissance de tous tes élèves et de ceux des autres en général. Et surtout j’ai hâte de commencer mon apprentissage de façon intensive. Je vais épuiser mes professeurs, et écumerait les bibliothèques avec la force des assoiffés.
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Aramis Thredë
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Lun 15 Mai 2017 - 16:14

« Oui, elle garde ses propriétés dans les mélanges, même si moindre étant donné qu'elle sera diluée. Néanmoins, je pense que cela peut avoir son intérêt selon les dits mélanges et l'utilité que tu veux en avoir. » Répondit-elle avec un doux sourire quant à l'eau de la fontaine, ce avant de répondre avec sérieux quant au sujet de la viande.

« Nous pouvons manger de la viande au domaine, mais évidemment un régime végétarien est préféré étant donné que ce dernier n'inclut pas qu'un animal soit tué pour en extraire de quoi manger. Bien entendu, ce sont les humains qui peuvent vouloir manger de la viande, les elfes comme moi par contre risquons juste de tomber malade si nous essayons. » En effet, l'estomac des elfes et leur corps n'était pas fait pour assimiler de la viande, elle en avait d'ailleurs fait douloureusement l'expérience à morneflammes…

« Peut-être est-ce justement le fait que la vie a une fin qui la rend si précieuse à nos yeux ? Ta vie aurait-elle autant d'intérêts si tu étais immortelle ou incapable de mourir ? Ne risquerais-tu pas à terme de t'en lasser ? N'est-ce pas le fait que tu n'as pas forcément tout le temps devant toi qui te pousses à faire de ton mieux pour en apprendre le plus possible et pour agir au mieux ? Cela me fait penser à ce qu'avait écrit un philosophe humain qui disait que la civilisation humaine été bâtit justement sur cela, la peur de la mort ou dirais-je plutôt le fait que chaque homme sait qu'il va mourir un jour. » Elle sembla réfléchir quelques instants, puis ajouta. « Bien entendu, il existe certaines moyens pour vivre plus longtemps sans aller dans l'extrême de l'immortalité, une potion de jouvence par exemple, une potion qui te permettrait de rajeunir si tu le désires, ce qui peut en effet être bienvenu. Ou bien le fait de devenir dragonnière, même si là c'est surtout le destin qui décide ou non si tu pourrais en devenir une. D'ailleurs, n'as-tu jamais rêvée d'en devenir une pour ta part ? » Cela, elle le demanda avec une sincère curiosité, quant à Aramis… Celle-ci ne cacherait pas le moins du monde que ça avait été un rêve d'enfant que de vouloir devenir dragonnière, seulement dépassé par celui de vouloir devenir une dragonne tout court dans les faits…

Et les deux sœurs ne tardèrent ensuite guère à rejoindre les cuisines après qu'Aurore ou plutôt son ventre confirma par un gargouillement qu'elle avait assez faim, il est vrai que le voyage qu'elles avaient menés jusqu'ici avait de quoi exiger une juste répartie en énergie. La chantebrise elle-même avouerait sans mal avoir un petit creux, même si pour sa part son estomac ne s'était guère mit à gargouiller, peut-être parce qu'elle était disons un peu plus habitué aux privations, mais pas vraiment pour de bonnes raisons… La prison de Morneflammes ayant été une expérience qui avait toujours une marque indélébile dans son esprit, même si l'elfe forte d'esprit qu'elle était arrivait au moins à s'en remettre peu à peu…

« Oui, si tu le désires nous pourrons nous rendre au sanctuaire de la terre par la suite, quant à l'apprentissage de l'elfique, c'est en effet une bonne idée de le poursuivre un peu pendant que nous cuisinons. Tant que cela ne te déconcentre pas trop bien entendu. » Précisa Aramis avec amusement, ce avant de légèrement passer sa main dans les cheveux d'Aurore pour l'ébouriffer de manière taquine. « Tu me fais penser à moi quand j'ai intégré l'ordre, que de zèle et de détermination ! Je sens que tu iras loin Aurore. En attendant et maintenant que nous sommes arrivées aux cuisines, qu'est-ce que tu aimerais que l'on prépare ? Ne t'inquiète pas, pour ma part je ne suis pas difficile. » Acheva-t-elle donc avec chaleur, ce en invitant donc Aurore à faire son choix. Elle ne manqua pas d'ailleurs d'ajouter avec calme. « D'ailleurs, la cuisine pourrait elle aussi faire partie de ton apprentissage quand j'y pense, après tout c'est considéré comme un art. Mais bon, aujourd'hui autant se concentrer sur l'elfique que sur des cours de cuisine, je fais donc confiance en tes talents actuels de cuisinière pour l'instant et vais tâcher de t'aider de mon mieux. » Cela pourrait peut-être faire étrange l'idée qu'une reine cuisine elle-même, mais comme elle n'était une reine que depuis moins d'un an et qu'elle était baptistrelle depuis des siècles… Au contraire, à ses yeux cela était tout à fait légitime. Et puis, elle n'aimait pas spécialement qu'on fasse tout à sa place, c'était une femme au caractère indépendant après tout. Elle ne manqua guère d'ailleurs de commencer à aider Aurore en elfique en lui donnant le nom de certains ustensiles et en les lui faisant répéter. Les bases en somme, surtout que connaître les noms des choses était toujours le premier pas à faire quand on veut apprendre une langue.
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Jeu 18 Mai 2017 - 18:04

Ce que j’aimerai préparer ? A vrai dire, je ne sais pas trop. A la maison, on cuisinait beaucoup certes, mais c’était des plats simples et c’était surtout une activité familiale. Comme il n’y avait pas de grand marché, on mangeait les produits du potager et ceux des fermes voisines. C’était bon, comme un repas quand on a faim, rien de plus. Papa et maman excellent dans beaucoup de choses, mais pas dans les miracles. Quant à me déconcentrer, il en faudra beaucoup plus que ça. Ou moins, je ne sais pas trop. Maman dit que je souffre d’un trouble de la concentration naturel, mais papa préfère dire que je suis une vraie femme, à pouvoir faire plein de choses à la fois. Je ne sais pas trop quoi en dire. Je peux me concentrer sur une tâche ardue spécifiquement, comme quand je sculpte un passage difficile ou lors d’un soin ou la concoction d’un remède, ou bien je peux avoir une discussion riche, tout en préparant à manger et penser à autre chose tout en admirant un papillon. Ce dernier passage me vient à l’esprit alors que, justement pendant qu’on parle, un papillon volette autour de nous et que je le suit du regard en tournant sur moi-même. Malgré le chemin peu régulier que nous prenons, abîmé par le passage des visiteurs, je maintiens mon équilibre sans problème. Alors autant apprendre l’elfique en même temps que la cuisine non ? J’ai tout à apprendre. Tu me donneras le nom des objets en elfique, les instructions traduites. Ça va être très amusant, je le sens. Et je n’ai pas cuisiner depuis tellement longtemps. A la caserne, je n’avais pas accès aux cuisines, seulement au réfectoire, et la nourriture n’était pas mauvaise, mais loin d’être bonne.

Quand nous sommes arrivées à la cuisine, je suis restée bouche bée à l’entrée, immobile. La pièce était grande, immense. Pas démesurée, quand on sait le monde qui vit et vient au domaine, mais ça reste impressionnant de ce dire qu’on a construit une cuisine de cette taille pour pouvoir nourrir toutes ces personnes. Les feux étaient éteints, ce qui est logique car Aramis a dit que l’heure du repas était passé depuis un bout de temps. Une porte menée à une réserve, dans laquelle se trouver de nombreuses denrées, suffisamment pour qu’on ne manque de rien, ma sœur et moi. C’est assez étrange d’appeler ainsi l’impératrice des elfes, qui a l’âge non pas d’être ma mère, ni ma grand-mère ni… Je ne suis même pas sûre que ma famille existe au moment de sa naissance. Et pourtant, nous sommes réunis aujourd’hui dans la cuisine de la grande famille de la rapsodie. Et nous allons préparer notre repas ensemble. Quand je raconterai ça à mes parents, ils ne vont pas y croire.

Alors qu’Aramis me parle en elfique, présentant le nom chantant des aliments et des outils, les mouvements, les préparations, que je fais des essais plus ou moins réussis, parfois très ridicules pour répéter ce qu’elle me dit, avant que nous préparions un repas végétarien. Je suis assez surprise de voir ce qu’Aramis appelle des aubergines. Je n’en ai jamais mangé, et leur couleur violette m’interpelle, et j’ai bien envie d’en goûter. Ce n’est plus la saison, mais il en reste un peu. Il y a du fromage aussi, et des tomates, conservées par magie. Les seules fois où j’en ai mangées c’était à Aldaria et elles étaient délicieuse. On va pouvoir faire… Je ne sais pas du tout quoi. Qu’est-ce qu’on peut cuisiner avec tout ça. J’ai envie de gouter les aubergines et les tomates. On pourrait y mettre du fromage non ? En fait, je ne sais pas du tout. Il y a beaucoup trop de possibilités. Qu’est-ce que tu veux manger toi ? Je te fais confiance là-dessus, et en général aussi. Je rigole à cette petite blague.

Nous cuisinons ainsi notre repas, ou goûter, je ne serais le dire, en dialoguant en elfique. Enfin, Aramis me parle en elfique et je baragouine tant bien que mal les mots qu’elle m’apprend avec d’abord quelques difficultés, mais rapidement, le vocabulaire s’inscrit dans mon esprit. C’est assez facile, en fin de compte, de retenir tout ce vocabulaire. Par contre, pour la fabrication des phrases, je reviendrai plus tard. Vu les fou rire de ma sœur, ce doit être assez comique. J’imagine que ça doit sonner comme un bébé qui baragouine ses premières phrases et qui ne font aucun sens. Je rigole de bon cœur avec elle et elle m’explique mes erreurs et comment les corriger. Mais ce n’est pas très efficaces, car malgré mes efforts, les fautes continuent.

Nous mangeons notre plat végétarien, toujours en dissertant, mi elfique mi humain. Nous apprenons à mieux nous connaître, je découvre l’histoire des baptistrels de la bouche d’Aramis, l’organisation du domaine et d’autres détails plus futiles. Puis nous rangeons ce que nous avons dérangé avant de repartir à la découverte de mon nouveau chez moi et du sanctuaire de la Terre. L’après-midi est bien avancé cependant et nous y arrivons au sanctuaire au coucher du soleil. Ça donne au décor une ambiance enflammée et merveilleuse. Le monde se peint de couleur merveilleuse, venant de la lumière qui filtre entre les branches. Cet endroit est toujours plus magnifique d’instant en instant. De lieu en lieu. Le monde devrait ressembler au domaine. Tout ici inspire la paix, et l’entraide. Je vais beaucoup m’y plaire, pour un temps. Juste le temps d’apprendre tout ce que je veux. Après, et pendant, je repars à l’aventure et à la découverte du monde pour apprendre ce qui ne peut s’apprendre que par le voyage.
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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Ven 19 Mai 2017 - 15:06

Aramis se contenta de sourire à Aurore lorsque cette dernière parla de son expérience concernant la cuisine, mais aussi de sa capacité d'attention, dans les faits la chantebrise ne trouvait rien à ajouter à ce sujet, mais elle appréciait que son élève parle ainsi à cœur ouvert de son passé. Un passé dont elle n'avait point honte visiblement et qui témoignait que son père et sa mère étaient des êtres bons. Comme au final beaucoup d'hommes et de femmes humbles qui composent la population paysanne de l'empire glorien et aldarien. Bien entendu, ce mode de vie simple n'était pas fait pour tous, mais il semblait visiblement pourvoir à la bonté et au bonheur de certains, pour sa part Thredë ne leur souhaitait que le meilleur.

« Si tu arrives déjà à assimiler le vocabulaire ce sera un excellent début Aurore, c'est une tâche souvent assez ennuyeuse, mais c'est comme tout. Car comme pour une maison, si l'on a pas les fondations pour le savoir, il ne peut pas tenir en place. » Un excellent comparatif qu'elle savait apprécier à sa juste valeur quand elle en faisait part et il est vrai que la langue elfique était complexe, même si bien entendu rien d'insurmontable. Néanmoins, apprendre le vocabulaire de cette dernière serait en effet un excellent début et éviterait surtout les blocages dû à un quelconque oubli.

Ainsi, Thredë ne se priva pas de commencer le cours en elfique et ce en se concentrant sur une bonne partie du vocabulaire qui pouvait concerner l'art culinaire. Mais pas qu'en elfique néanmoins, pourquoi ? Tout simplement car il y avait certains outils et aliments qu'Aurore n'avait visiblement jamais vu auparavant, alors autant donner aussi leur appellation en langage commun au passage. D'ailleurs, Aurore semblait tant hésiter quant à ce qu'elles pouvaient préparer avec tous les aliments à leurs dispositions qu'elle finit par demander l'avis de la reine à ce sujet. Celle-ci se contenta donc de réfléchir quelques instants, ce avant de formuler d'un air pensif.

« Que dirais-tu de faire une ratatouille ? Je sais que ce n'est pas forcément très original comme repas, mais bien préparé cela peut être excellent. De plus, cela nous laisse de la marge pour innover un peu. » Et alors qu'elle disait cela, elle ne manqua bien entendu pas le moins du moins d'user de quelques épices et herbes aromatiques à sa portée. En effet, avec un peu d'adresse et d’imagination il était largement possible d'élaborer un plat d'excellente qualité avec les ingrédients à leur disposition. Après, Aramis devait avouer qu'elle n'avait jamais trouvé le mot en langue commune ratatouille très charmant, il ne lui semblait pas rendre justice à ce plat après tout...

Et dans les faits sinon, Aurore se débrouilla assez bien par rapport à l'elfique, du moins au niveau de ce que l'on attendait de la part d'une novice. Elle n'avait pas trop de mal à retenir le vocabulaire en soit, en même temps ce n'était pas non plus ce qu'il y a de plus complexe, mais c'était bien plus difficile par contre de bien formuler les phrases. Néanmoins avec du temps et de l'enthousiasme cela devrait s'arranger pensa Thredë en ne manquant pas de rire un peu mais sans méchanceté devant certaines formulations de phrases surprenantes de son élève… En vérité celle-ci venait de dire inconsciemment autre chose que ce qu'elle avait essayée de dire à la base, mais passons…

Et les efforts se poursuivirent jusqu'au moment où le repas fut prêt et où elles purent commencer à se restaurer. Aramis mangeant avec une grâce somme toute royale, ce tout en dédiant son attention à sa sœur qui faisait de son mieux. Et quand le repas fut terminé, elle ne tardèrent guère ensuite à se rendre au sanctuaire de la terre, au passage Aurore lui fit part d'ailleurs de quelques-unes de ses réflexions.

« La tâche de l'ordre est en partie de faire en sorte que l'altruisme et la paix soient des valeurs qui se répandent à travers Armanda. Tu fais bien en tout cas de garder ton désir de voyager à cœur, après tout c'est aussi là notre vie en tant que rhapsodiens. Le domaine est notre maison certes, mais notre mission nous conduit souvent ailleurs. Que ce soit en tant que diplomates, guérisseurs ou juste en tant qu'êtres désireux d'apporter un message de bien et de paix où qu'ils aillent. » Elle disait cela avec bienveillance, ce avant d'ajouter alors qu'elle invitait Aurore à la suivre jusqu'au centre de la clairière de la grand-mère. Ceci fait Aramis s'assit en d'ailleurs et invita Aurore à faire de même, ce avant d'ajouter avec calme.

« Je voulais sinon… Te faire quelques cadeaux pour honorer ce jour ma sœur. Tout d'abord, un don matériel... » Aramis sortit quelque chose de la sacoche accrochée à sa ceinture, une sorte de bracelet enveloppée dans du tissu dont elle ne manqua pas d'expliquer les propriétés à son ami lorsque celle-ci put le contempler, ce avant d'ajouter. « Qu'ainsi, la bonté et le bien soient ton linceul où que tu ailles ma sœur. Et en plus de ce temps matériel, je désirais t'en faire un plus spirituel. » Elle laissa un léger instant de silence planer, puis acheva avec bienveillance. « Si tu l'acceptes, j'aimerais te chanter l'ode d'Aria, le chant destiné à l'étoile qui est désignée pour guider chaque être. J'aimerais chanter cette ode à ton Aria, qu'ainsi celle-ci te montre la voie à suivre, éclaire les ténèbres qui peuvent l'obscurcir et t’affranchisse un temps de toute peur et doute. » Une ode qu'elle serait heureuse de faire résonner pour son amie si celle-ci l'acceptait. Qu'ainsi, celle-ci puisse aussi au passage profiter pour la première fois des bienfaits de la magie baptistrelle et se faire une idée concrète des miracles dont est capable cette dernière.







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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Mar 23 Mai 2017 - 15:32

Alors que je me perds dans la contemplation du sanctuaire sous le couchant, dans mon esprit, une réflexion se fait. Si le soleil se couche seulement maintenant, c’est que nous avons mangé très tôt, ou bien très tard. L’heure de se coucher arrive et notre journée a été complètement chamboulée. Nous n’avons pas pris nos repas aux heures habituelles, du moins pour ma part. Ce qui n’est pas très grave en soi, j’ai pris l’habitude de manger quand il y avait de la nourriture à Gloria, bien qu’elle se soit un peu amenuisée depuis que ma vie s’est améliorée. Mais, j’espère juste ne pas me réveiller la nuit avec une faim dévorante comme ça m’était arrivée dans le passé. C’est n’est jamais agréable de contrarier son estomac, car il gagne toujours.

La Chantebrise m’invite à m’asseoir en face d’elle, au centre de la clairière. Tout est si calme, si plein de sérénité et de majesté. Quelque chose en moi remue doucement, mais je sais ce que c’est. Bien que j’adore cette endroit, sa léthargie apparente m’ennuie quelque peu, sans pour autant me mettre mal à l’aise. Il est important d’avoir un lieu où se reposer et reprendre des forces, où on peut réfléchir en paix, toutefois, bien que je ne sois pas d’un caractère trop turbulent, j’aime le mouvement, l’aventure, le voyage et l’action. L’apprentissage est fait de rencontres, de douceur mais aussi de réactions et de jeux. Ce lieu, comme une grande part du Domaine n’invite pas à se tumulte de la vie comme je l’attends. Je fais part de mes impressions à ma sœur, lui explique rapidement mes envies, enfin plutôt mes attentes. J’aime beaucoup le calme qui règne ici, mais il me manque quelque chose. Outre le voyage et ce besoin d’aventure, j’ai comme l’impression qu’il y a quelque chose qui me manque. Mais je ne saurai dire quoi. Sûrement mes parents. Je pense que maman adorerait cette endroit. Elle te ressemble un peu. En moins vieille, sans vouloir te vexer. Je pouffe joyeusement à ma blague.

Après ma blague, Aramis provoque en moi une grande gêne. Je n’ai rien pour elle, tandis qu’elle m’a déjà tant donné. Et maintenant encore, la voilà avec d’autres présents. Je rougis à m’en éclater la tête. Pour finalement ouvrir la bouche, béatement devant le bracelet que ma sœur me présente. C’est l’un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir. Je ne bouge pas, la main en suspense dans un geste figé pour le toucher. Ce n’est tout simplement pas possible, c’est le rêve qui continue. Je ne peux pas connaître autant de bonheur comme ça avec si peu de contrepartie. Ce rêve est le plus long ou récurrent que je fasse mais ce n’est pas la réalité. L’Impératrice des elfes, ma sœur et professeur, m’offre un bracelet digne d’une reine.

Pour me convaincre que je suis éveillée, il faut qu’Aramis me touche doucement la main alors qu’elle m’enfile le bracelet. Immédiatement, je reviens à moi et le regarde toujours admirative. Il est magnifique, un travail d’une grande précision et mon âme de sculptrice ne peut qu’envier le talent de l’artison. Il découle du présent une douceur, une bonté incroyable. Je sens la magie affluer en moi en provenance de l’objet. Aramis m’a fait là un présent incroyable. Avant qu’elle puisse ajouter quoi que ce soit je l’enlace, peut-être un peu brutalement, mais rien ne pourra décrire la joie que je ressens devant tant de bonté. Merci. C’est le seul mot que j’arrive à prononcer sans pleurer de joie. Une puissante magie résonne du bracelet et ma curiosité m’oblige à la libérer.

Je sens alors une chaleur, douce, bienveillante, comme celle d’une mère qui berce son enfant contre son sein. Cette chaleur se diffuse dans mon corps et se concentrant dans ma poitrine et provenant du bracelet. Toujours serrant l’elfe dans mes bras, je me concentre sur cette sensation et arrive à la faire s’étendre autour de moi. Je souhaite partager cette sensation avec Aramis, et je pense y arriver. La chaleur quitte un peu mon corps pour se répandre autour de moi, je peux presque voir cette… amours, je ne vois que ça pour le décrire se diffuser autour de moi et pénétrer la Chantebrise. Est-ce que tu sens la magie de ton présent ? C’est exceptionnel, incroyable. Je le garderai comme ma sacoche et mon amulette. Ce sont là maintenant les trois présents des personnes qui comptent le plus pour moi.

Je relâche l’elfe, et elle reprend la parole avant de se mettre à chanter. Des étoiles se mettent à briller immédiatement dans mes yeux. Seö se trompait, car elle chante beaucoup mieux que tout ce qu’il aurait pu décrire. Le chant, le lieu, Aramis, tout est magnifique, splendide. Le rêve est parfait. Rien ne dénote dans l’harmonie qui règne dans le sanctuaire. Je ne comprends pas les paroles mais je ressens comme une grande puissance magique. Rien de destructeur, au contraire, comme si les vibration même du sol s’accordées à l’Impératrice.

Quand elle s’arrête je ne peux m’empêcher de demander dans un souffle : Apprends moi à chanter. Apprends moi ce chant. Je sais qu’il y a toute une dimension que je ne pourrais pas contrôler ni même entièrement comprendre, mais je veux connaître ce chant. Et pouvoir le chanter avec toi. Ce ne sera pas aussi bien que toi seule, mais j’y mettrai tout mon cœur. S’il te plaît. Comme ça se sera ma première vraie leçon au domaine. Je voudrai le chanter pour toi, pour te remercier, car je n’ai rien d’autre à t’offrir pour le moment. Mes paroles s’écoulent pleine d’admiration par l’elfe, par la magie, pour le moment que nous passons ensemble. Tout ici, me donne envie de chanter avec elle, mais aucun chant ne serait digne de ce lieu excepté celui de l’Aria.


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MessageSujet: Re: Deux sœurs (pv Aurore) Mer 24 Mai 2017 - 19:14

« Tes parents ? Tu sais… Tu as tout à fait le droit d'inviter tes parents à venir te voir ici si tu le désires ou même à aller leur rendre visite lors de tes voyages. Quant à ta mère, il est vrai que de toute manière il n'y a aucune chance qu'elle soit plus âgée que moi... » Ne manqua pas de répondre Aramis d'un ton amusé à Aurore, en effet la rhapsodie acceptait tout à fait les visiteurs dans l'enceinte du domaine, pour peu que ces derniers viennent sans armes et respectent certaines règles bien entendu, mais rien de trop contrariant dans les faits.

Par contre, Aramis regarda ensuite Aurore avec une légère inquiétude quand elle vit cette dernière rougir comme une pivoine et ouvrir grand la bouche devant le cadeau qu'elle lui faisait. Par le Dracos, faîte qu'elle ne s'évanouisse pas pensa Thredë, ce serait assez gênant... Mais heureusement tel ne fut pas le cas et Aramis qui au final était tout de même assez amusée par la manière dont son élève réagissait mit donc le bracelet au bras de cette dernière pour qu'elle puisse en profiter. Un bracelet que l'impératrice possédait elle aussi en vérité, même si un modèle assez différent dans les faits...

Et, il ne serait pas faux de dire sinon que Thredë apprécia assez l'étreinte qu'Aurore déclencha, cela parlait après tout mieux que tous les mercis du monde, ce tout en témoignant que sa sœur faisait preuve d'une timidité moins exacerbée à son égard. Aramis se contenta donc elle aussi d’étreindre Aurore et de lui répondre avec douceur. « De rien. » Dans les faits elle était contente de savoir que ce cadeau parfait pour Aurore avait plu à cette dernière et elle espérait qu'à l'avenir il saurait lui être d'une grande utilité. Ne serait-ce qu'en lui aidant à ressentir une forme de bien-être qui lui permettrait de garder pied ou de reprendre confiance en cas de difficulté. Après tout ce qui importait le plus pour une baptistrelle, c'était aussi d'être dotée d'une volonté qui savait ne pas vaciller…

Et dans les faits, Aramis sentit ensuite parfaitement la magie que dégagea Aurore et qui ne manqua pas de la réchauffer elle aussi pour faire en sorte qu'elle se sente bien. Un sentiment dans les faits unique et qui était la manifestation parfaite et physiquement d'un amour chaleureux et dévoué. Thredë en fut touchée et elle ne manqua pas de répondre avec chaleur à son élève, ce tout en jouant légèrement d'un doigt avec une mèche des cheveux de cette dernière. « Je sens parfaitement la magie qui se dégage du bracelet Aurore, à ce que je vois tu n'as guère mis longtemps à maîtriser celui-ci, je savais en tout cas que ce cadeau t'irait parfaitement et je suis heureuse de constater qu'il te plaît. Comme le témoignage des bienfaits dont est capable la magie qu'il est. » Oui, une manifestation physique parfaite de l'aspect bénéfique que pouvait avoir la magie si elle était bien employée.

Et Thredë lorsqu'elle fut ensuite libérée de l'étreinte de sa sœur, ne manqua pas quand celle-ci l'y autorisa à faire résonner le chant de Dia. Un chant qu'elle offrit donc à Aurore et ce avec une joie non feinte, une hymne pleine d'harmonie qui honorait l'étoile qui guidait l'humaine. Et quand Aramis eut terminée, la demande d'Aurore la surprit, mais lui tira aussi un sourire qui mélangeait bienveillance et fierté.

« Tu désires apprendre ce chant ? Soit, il peut aussi bien se chanter en elfique qu'en langage commun. Certes, vu que tu n'es pas encore cawr tu n'en tireras aucun pouvoir, mais il reste un chant magnifique, surtout chantée par quelqu'un à la voix douce et harmonieuse. Cela me permettra aussi de découvrir si tu as des talents de chanteuse ou non ma sœur. J'accepte de te l'apprendre. » Elle sembla réfléchir quelques instants, puis dit. « Mais d'abord, avant de t'apprendre le chant, il faudrait que je vois si tu sais bien chanter, si c'est le cas cela facilitera les choses. Pourrais-tu donc me chanter quelque chose ? Ce que tu veux bien entendu, tant que cela me permet d'évaluer la justesse de ta voix et la beauté de ton chant ce sera parfait. » Ainsi, elle n'eut plus qu'à attendre et écouter la douce voix d'Aurore faire résonner un chant qui, Aramis n'en doutait point, saurait tout à fait être doux à l'oreille et merveilleux à écouter.
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