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Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth]

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Alyssa Mayzoll
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MessageSujet: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Sam 1 Avr 2017 - 0:11

18 juin de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne

Chaud. Il faisait désespérément chaud. L'atmosphère gonflait son ventre immense de cette chaleur en occupant quasiment tout l'espace , et elle nous oppressait et nous faisait presque fondre de son corps brûlant. Les incessants mouvements des passants ne fesaient qu'accentuer la moiteur environnante. Nous étions aux environs de midi et l'ombre des bâtiment avait lâchement fuit dans ceux-ci, impressionnée par la force du soleil, nous privant de sa fraîcheur ponctuelle. Dans le ciel, même les nuages faisaient profil bas et n'osaient contester sa toute puissance : au dessus de nous avoir planait un long voile bleu claire sans fin. Quelle couleur immonde ! Apparemment c'était la couleur de la paix... Je préférais largement le gris colérique de l'automne.

Décidément, je n'aimais vraiment pas l'été, il affaiblissait les gens, les desséchait, les fatiguait, les faisait s'énerver pour un rien. Où qu'on soit, on ne peut échapper à sa brûlure et sa volonté d'absorber l'eau le monde dans lequel nous vivons afin d'étancher sa grande soif. Autour de moi, l'astre diurne avait déjà commencé ses tortures incessantes et l'herbe qui pointait vers lui entre les gravats du sol avait commencé à jaunir, affaiblie par ses flèches de feu.

Tout autour de cette place crasseuse aux allures de foire tellement les bâtiments et les tentes avaient étées jetées au hasard, se dressaient ça et là quelques échoppes qui affichaient leurs produits de manière totalement désorganisée. Mon ouïe était agressée par milles sons tous aussi désagréables les une que les autres : ici deux homme qui marchande, là-bas un qui s'énerve, le cris des enfants qui malgré la chaleur, se couraient les uns après les autres comme de petites souries excitées...

Cette ambiance avait le pouvoir de me mettre sur les nerfs. Es que ces faibles créatures ne pouvaient pas vivre un peu plus silencieusement ? Exaspérée, je décidai de vite finir ce que j'avais à faire dans ce marché pour partir le plus rapidement possible. Je m'enliseai dans la foule d'abrutis finis qui me faisaient face et jouait des coudes pour me frayer un chemin. On me bousculait en retour de tous les côtés et j'hesitai donc à sortir mes dagues pour forcer le passage de manière un peu plus convaincante. Bien sûre je n'en fit rien, je n'étais pas désespérée à ce point.

Lentement, je pus enfin rejoindre une échoppe bien que ce ne soit pas celle que je voulais atteindre au début. Devant moi s'étendaient de vieilles baguettes de pain, pas plus grandes que mon avant bras... J'en saisit une sous le regard mefiaant du vendeur qui était prêt à m'arrêter si je tentais de lui voler ses précieuses denrées. Précieuses denrées mon oeil... Le pain était dure comme du roc, je ne savais même pas si il était humainement possible de planter une dent dedans. Je reposai celui que j'avais entre les mains pour en prendre une autre qui était toute aussi dure mais un peu moins que la première. Sans prononcer un seul mot, je lançai une pièce au vendeur que j'avais bien sûre acquise de manière totalement légale et légitime et fit demi tour, un vieux bout de pain sec dans les mains.

Les rues alentours étaient largement moins bondées de monde, mais la chaleur y était également présente, bloquée de part et d'autres par de plus ou moins grands alignements de ce qui était censé être des maison, si on pouvait appeler ces amas de matériaux comme ça. Je mordillais mon petit bout de pain pour tenter d'en séparer quelques morceaux mais c'était tâche assez complexe. Je me déambulais seulement dans les rues de manière assez aléatoire en tentant de manger mon repos sans me casser une dent, un peu plongée dans mes pensées.

C'était une sensation assez étrange, de réfléchir à des choses de manière spontanée, ce genre de réflexions dont on arrive plus à se souvenir lorsqu'on tente de l'intellectualiser. On est comme plongé en plein raisonnement mais au moment où on aimerait lui attribue des mots pour l'oraliser, il pars se cacher instantanément par timidité. Alors même que j'étais plongée dans ce drôle d'état second, je cherchais du regard un coin d'ombre dans lequel me protéger de la colère punitive des rayons.

Et alors que je marchais tranquillement à la droite d'une rue, une masse inconnue me percutai de plein fouet. Dire que le choc ne m'avais rien fait serait mentir pourtant c'était ce que j'affirmais. Ma nourriture m'échappa des mains mais mon intégrité physique était toujours intacte. Alors que j'essayais de fixer mon point d'équilibre, pas le moins du monde sonnée, juste un peu surprise je dirais, je remarquai que la forme qui m'avait déstabilisée était une sorte de grande créature. Bon, il est vrai qu'elle n'était pas si grande que ça mais comparativement à moi, il avait l'aire d'un géant. Je devais sûrement exagérer un peu c'est vrai...

Pendant trente bonnes secondes, je me sentis comme coupée du monde extérieur et ma seule pensée était tournée vers mon pauvre petit déjeuner alias déjeuner alias dîner. Mon coeur se fendit presque en deux à la vue de ces petits croûtons éparpillés par terre sous l'impact du pain sec sur le sol. Il n'avait rien demandé de plus que de finir dans mon estomac et sa fin était si tragique... Puis la peine fut bien vite remplacée par de la colère envers cet individus qui avait réduit à néant la prunelle de mes yeux. Il devait payer. Il devait expier sa faute dans le sang et la douleur...

D'habitude je faisais preuve d'un certain bon sens et je jugeais mon adversaire pour savoir si j'avais une quelconque chance contre celui-ci et si je voyais qu'il se pouvait que je n'ai pas l'avantage malgré mon talent inimitable et mon pouvoir inégalable, je me mettais à distance raisonnable de mon adversaire avant de me servir de l'armes des lâches : la parole. Mais à cet instant précis, ma rage était telle que mon attitude se fit immédiatement agressive lorsque je saisit une dague dans ma main et que des mots fusèrent instantanément de ma bouche à toute allure appuyées d'une flamme de haine immense dans mon regard :

" Eh, toi, grand nigaud aux visage repoussant. Tu es trop stupide pour regarder devant toi et laisser le passage à une personne de mon envergure ? Pour qui tu te prends au juste ? Tu n'as pas mieux à faire que d'embêter les honnêtes gens ? Tu as intérêt à demander mon pardon à genoux et me rembourser ce que tu m'as gâté sinon je te met la pire correction que tu puisses subir c'est bien claire ? "
Tout ça dit sur un ton hautain bien sûre... Une gamine dont le tour de bras ne serait pas assez important pour soulever un sac en train de menacer un homme semblant fort et de bonne constitution... Intérieurement je me demandais : Cendres, es-ce que des fois il t'arrive de réfléchir avant de faire quelque chose petite idiote ?


Dernière édition par Alyssa Mayzoll le Dim 23 Avr 2017 - 21:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Ven 7 Avr 2017 - 13:31

Erdrak maudissait cette ville de malheur. Il maudissait cette chaleur de début d'été accablante. Il maudissait la paix et son chômage forcé. Il maudissait le monde entier pour ses malheurs. Le soleil brillait trop fort, faisant mariner toutes ces masses vivantes et grouillante, provoquant une moiteur sale et désagréable de leur sueur mélangée aux odeurs malodorantes qui remontaient des égouts. La Tentacule Ouest de la capitale grouillait de monde et de crasse. Tout comme le reste de la ville aux yeux du mercenaire.

Mais la chaleur accablante de ces derniers jours de printemps n'était rien comparée au braisier et à la haine qui consumait Erdrak. Lui qui vomissait cette ville, se retrouvait piégé à l'intérieur, sans assez d'argent pour pouvoir en partir et vivre assez longtemps de son métier de guerrier libre. Et la paix, la paix traitresse qui le forçait à l'oisiveté. Pourtant ce n'était pas les ennemis qui manquaient. A commencer par les vampires, ces créatures abjectes, protéger par ce traité assurant la bonne entente entre les peuples. Ca arranger surtout les perdants, alors qu'il aurait fallu tous les exterminer, tous ces monstres. Et puis il y avait aussi les Alayiens. Ils étaient arrivés et avaient massacré sans discernement et sans raison. Et maintenant, ils pouvaient parmi les Armandéens sans crainte. Tout ceci n'était que déshonneur.

Ruminant ces sombres pensées issues de sa colère, que le mercenaire savait fausses et infondées, Erdrak errait dans la ville. Aujourd'hui encore il revenait bredouille. Pas de caravanes en partance prochainement avec un besoin de protection. La solution serait de se mettre au service d'une compagnie, de s'engager dans l'armée, mais Erdrak voyait cela comme une trahison envers ceux qui l'avait élevé, envers la Meute, bien qu'il paraîtrait que cette même famille d'adoption soit à l'origine du massacre de sa famille de sang. Mais le résultat était le même. Il n'avait pas de travail, il faisait horriblement chaud, sa bourse fondée plus vite que neige au soleil et il haïssait l'univers. Il voudrait se battre, qu'on lui donne une bonne raison de libérer cette fureur, de toute cette frustration. Mais rien ne s'était passé depuis qu'il avait rencontré Artane. Il n'avait pas rencontré l'homme de nouveau, et cela le désolé, rajoutant encore à la frustration. Avant cela, rien non plus depuis qu'il s'était séparé d'Alford. Ces deux hommes, rencontrés par hasard, semblaient être des clins d'œil des Esprits, lui montrant que la vie du mercenaire pouvait prendre un nouveau tournant, quittait son impasse et repartir de l'avant. Mais non, ce n'était qu'un coup ironique du sort, un cadeau qu'il reprend pour mieux nous faire souffrir. Alors si l'univers le haïssait tant, Erdrak haïrait l'univers encore plus fort, en y mettant toute la rancœur qui coulait dans ses veines.

Peut-être les Esprits avaient entendu sa requête quelque peu vile, toujours était, alors qu'il déambulait dans les ruelles, cherchant un lieu moins bondé que les autres, se dirigeant vers la taverne en ruine qui lui offrait une chambre suffisamment sale et peu entretenue pour qu'elle ne lui coûte pas chère, Erdrak avisa une étale de bijoux et verroteries. Bien qu'il n'ait pas les moyens, et ne les a jamais eu, Erdrak aimait le travail de précision des artisans bijoutiers. Il admirait leur patience dans la sculpture, non, il ne l'admirait pas, il la jalousait, lui qui était si prompt à la colère. Son regard fut attirait par les objet scintillant tels une pie. Cette vision calma quelque peu sa rage, faisant remonter un souvenir lointain, celui d'un bonheur bien trop court. Cette vision eut le don de le calmer, du moins sur une très courte durée, trop courte sûrement. Cette accalmie fut arrêtée nette et brutalement par un choc, pas trop violent car amorti par son gambison et sa cotte de maille. Ce choc était plus proche d'une bousculade frontale que d'une charge. Tiré de sa rêverie momentanée, le mercenaire sentit de nouveau le brasier de colère qui l'habitait se ranimer, comme jaloux du temps qu'il a perdu à cause de cet instant de quiétude.

Le regard du guerrier se pose sur l'importun qui avait osé le bousculer. N'était-il pas assez visible? Il n'avait pas la carrure des soldats en armure, capable de tenir tête à un vampire, mais il n'était pas non plus maigre et insignifiant. Il détailla l'effronté, qui s'avéra être une jeune fille, toute aussi surprise que lui d'avoir été percutée. Mais contrairement à elle, le visage d'Erdrak ne montrait qu'une colère noire. Les yeux de la fille se dirigèrent vers les reliques d'un morceau de pain, trop dur vu son état après son atterrissage difficile. Le guerrier aurait pu être compatissant, car il savait que ce pain rassis aurait servi de repas pour peut-être deux jours à la gamine. Il aurait pu mais les circonstances actuelles ne lui faisaient voir que l'affront, et la réaction de la fille n'arrangea pas les choses.

Venait-elle de tirer une dague? Veut-elle vraiment l'affronter? Erdrak qui se pensait au porte de la folie, constata que Gloria n'était pas nocive que pour lui mais pour ses habitants aussi, une raison supplémentaire de la raser tout simplement. Mais que faire avec la gamine? Elle lui demande de lui repayer son bout de pain ce qui en des circonstances normales n'auraient pas gêné Erdrak, mais aujourd'hui, il avait plus envie de … rien, il voulait juste qu'on le laisse tranquille. Pas de se faire insulter et surtout pas qu'une maigrelette lui demande de demander pardon à genou. Erdrak n'avait jamais ployé devant personne, encore moins pour demander pardon. Il n'allait pas commencer aujourd'hui devant une glorienne des rues.

Mais que faire alors? Tirer l'épée, ce qui serait de la légitime défense mais devant la milice, expliquer qu'un homme en armure ait tiré son arme face à une gamine armée d'une dague ne penchera pas en sa faveur. Alors même si Equinoxe lui picotait ardemment son côté droit, appelant sa main gauche et réclamant du sang, Erdrak réussit à repousser son appel. Lui mettre un coup de poing? Bien qu'il se moquât bien de l'envie de la foule et de l'état de la petite fille après son coup, le mercenaire se souvenait qu'il avait bien failli tuer un homme à cause des gantelets qu'il portait. L'ignorer aurait été la solution. Mais la fureur était trop forte. Alors il agit vite, comme son entrainement, comme la vie, lui avaient appris.

Une main se saisit de la dague de la jeune fille, pendant que pliant les genoux, son autre main vint la frapper à la poitrine. La lame attaqua le gantelet qui fit correctement son boulot en protégeant la main de la froide morsure de l'acier. Arrachant l'arme des mains de l'effrontée, et après que son coup eut porté, l'homme se redressa et toisa la jeune fille. Son regard était froid, glacial. Tel un juge allant abattre sa sentence, il tenta toutefois de se contrôler, pour paraître plus froid qu'en colère. Tu devrais faire plus attention à où tu vas et surtout à qui tu t'adresse gamine. Laisse moi douter de ton honnêteté, et excuse toi platement avant que je ne t'apprenne la politesse. Un coup d'oeil discret appris au mercenaire que peut de gens s'intéressaient à leur altercation.


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Alyssa Mayzoll
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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Ven 7 Avr 2017 - 18:47

Voilà ! Ce qui devait arriver arriva... En moins de cinq secondes, je me retrouva projeté en arrière et totalement désarmée. Je me demandais si le terme le plus approprié pour décrire ce qui venait de se passer était humiliant, amusant, irritant, ou rabaissant. En tout cas son geste de réplique avait était si rapide pour mon cerveau embrumé par la chaleur que je pourrais sûrement me convaincre que je lui avais simplement passé ma dague et que j'avais instauré une distance de sécurité entre nous pour pouvoir l'insulter de manière plus sécurisée.

Je distinguai plus sérieusement mon adversaire. C'etait un homme dans la force de l'âge, de carrure et de taille assez normale ce qui permettait au moins de cacher aux yeux sensibles sa laideur dans la foule. Ses yeux étaient d'une couleur tellement imonde que personne n'avait chercher à lui donner de nom mais je dirais qu'elle se rapprochait d'une bouillie entre du vert, du bleu et du gris. Une grande cicatrice barrait sa joue gauche disgracieusement comme si la nature avait tenté de barrer son immonde faciès de notre monde. Il portait une armure rouge et... Quoi, un armure? Sérieusement ? Encore un adorateur de la violence en temps de paix ou seulement un homme un peu attardé qui vivait dans la passé ? En tout cas, je n'avais pas intérêt à la ramener face à un adversaire de son envergure et avec des compétences en combat rapproché bien supérieures aux miennes...

Pourtant il ne semblait pas stupide au point de m'agresser en plein quartier Ouest de Gloria ce qui témoignait d'une certaine maîtrise. Tester les limites de son contrôle de soi était sûrement la pire chose à faire mais mon amour propre saignant à blanc et la douleur dans ma poitrine demandaient réparation. Et cette réparation ne pouvais se payer qu'au prix de son sang ou de son humiliation totale. Parce que, fichtre j'avais mal. Il n'avait fait que me repousser mais mon organisme de faible petite fille m'avait fait défaut et en ce moment précis, j'avais l'impression qu'on m'avait broyé la cage thoracique. Je toussotai deux ou trois fois pour me dégager les poumons, chose importante dans la réalisation de ma vengeance et celle de l'assassinat horrible et traître de mon pain. Puis je le fixai dans les yeux et fit un gentil sourire pas honnête le moins du monde.

C'était un fait. Il devait être détruit ! Que ce soit moralement ou psychologiquement. Incessamment sous peu et bien sûre, j'y veillerai tout particulièrement. À bonne distance bien sûre et avec témoins si possible. Et surtout, je devais absolument recupérer ma dague. Je n'aurai jamais les moyens de m'en acheter une autre. Mais si je l'insultais, il risquait de ne jamais me la rendre. Je reculai encore de deux ou trois mètres en percutant des passants histoire de ne pas me faire ignorer par la foule en cas de franchissement de ses limites. C'était vraiment la pire idée que de le provoquer encore une fois et alors qu'il avait clairement le dessus sur moi, je le voyais je le savais mais je le fit. Un jour mon orgueil me perdra... Mais cette fois ci je comptais vraiment sur sa retenue pour m'en sortir, et si il s'énervait je n'avais vraiment aucun moyen de riposter.

Dix segondes, vingt secondes, trentes secondes durant lesquelles je le fixai avec cet air hypocrite s'écoulèrent puis, malgré mon mal-être lorsque je suis au centre de l'attention, je me mis à parler à haute voix à son intention, un sourire malsain au coin de la bouche :
"Alors quoi ? On est trop faible pour mériter le respect des autres monsieur "à qui tu t'adresses gamine". Saches que je ne m'excuse pas auprès des êtres inutiles à la société de ta sorte."
J'ouvris grand mes bras en signe d'invitation même si je préférais qu'il s'y refuse et je rajoutai l'aire moqueur et hautain :
"En fait, je ne m'excuse jamais tout court, alors vas y, j'ai hâte d'apprendre ce concept obscur que tu appelle le la politesse. Je suis sûre qu'on va beaucoup s'amuser !"

Mentalement, j'invoquai discrètement à moi une petite flamme noire, un feu follet, à quelques mettres à peine dans la foule. Je sentis mon être s'étendre à cet élément et bientôt je pus observer la scène qui se déroulait de mon intérieur mais aussi du point de vue de la créature qui se déplaçait en voletant entre les corps qui se mouvaient autour de nous. L'homme en face de moi me fixai pourtant rien, ni dans son regard, ni dans son attitude de laissa transparaître ce qui se passait en son intérieur. Durant cette longue confrontation silencieuse, ses yeux plongés dans les miens, le feu follet que je contrôlais pas ma pensée fit le tour par ma gauche et vint de placer juste derrière lui. Il avait ma dague fermement tenue dans son gant. J'avais juste à la saisir rapidement et courir en priant pour que je sois la plus rapide de nous deux. Ça paraissait tellement simple... Mais je doutais que la force de ma flamme noire soit assez importante pour lui arracher des mains... Il fallait que j'attende que la situatuion soit favorable à la récupération de mon bien. J'approchai discretement mon feu follet toujours plus près de l'homme qui semblait à un géant du point de vue de ma créature.

Pou le relancer et maintenir son attention focalisée sur moi afin qu'il ne se rende compte de rien, je rajoutai alors :
"Quoi ? Pas à la hauteur ? Je me suis douté dès que je t'ai vu que tu étais un lâche qui savait juste jouer avec les mots."
Je me tournai, dos à lui et dit de manière hautaine en lui lançant un regard par dessus l'épaule :
"Pitoyable..."

Spoiler:
 


Dialogue : #F2F5A9
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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mar 11 Avr 2017 - 12:32

Le temps semble d'être arrêté de couler. Le guerrier et la fille des rues se regardent, comme se jugeant, deux bêtes sauvages se jaugeant. Un grand loup gris face à un petit renard. Cette jeune fille était bouffie d'arrogance. Sa prétention devait être plus lourde qu'Erdrak en armure. L'atmosphère déjà pesante à cause de la chaleur, s'en retrouva encore plus alourdi. Ce n'était vraiment pas le jour d'énerver Erdrak, et cette gamine, aussi pauvre soit elle, n'allait pas recevoir la mansuétude du mercenaire aujourd'hui.

Qu'est-ce que cherchait cette gamine ? Elle était en train de le provoquer en espérant quoi ? Qu'Erdrak la laisse repartir après qu'elle est invectivée de la sorte pour flatter son ego de désœuvrée ? Faisait-elle partie de ces gens qui aiment se battre sachant pertinemment qu'ils perdre et se retrouver mal en point ? Des êtres inutiles? Je me demande bien à quoi elle sert. Pas à grand-chose, mais je ne vais pas débattre avec elle de sa condition de sangsue. Si elle veut apprendre la politesse, que la leçon commence.

Erdrak jeta un petit coup d'œil à la dague qu'il avait soutiré à la fille. Sans être d'une grande facture, elle n'était pas mauvaise non plus. La gamine ne pourra pas se passer d'un tel objet comme ça. Elle préparait sûrement quelque chose pour la récupérer. Rester à savoir quoi. Ou surtout comment contrarier ses plans. Elle avait une erreur à parler aussi fort comme pour attirer l'attention de la foule. Quelques passants s’étaient arrêtés pour regarder l’altercation Après avoir craché son venin, la fillette fit comme si elle voulait partir, bousculant encore plus de passant. Si elle croyait s’en sortir comme ça ou voir Erdrak se mettre en rogne, elle se trompe de personne.

Mais elle avait accumulé les erreurs. Attirer l’attention du public et partir en bousculant les gens, voilà bien ce qu’il ne fallait pas faire. Une rage douce emplit les veines du mercenaire. La proie était prête à être saisie. Même sans sa Meute, un loup chasse toujours en groupe. Le mercenaire se permit un petit sourire en coin avant de toucher sa poitrine de sa main libre, tâtant comme cherchant quelque chose sur sa poitrine. Le voilà qu’il va jouer avec les mots. Et comme avec une épée, il gagne toujours. Hey toi ! Gamine ! Où crois-tu aller comme ça ? Tu crois que je ne t’ai pas vu me prendre ma bourse et essayer de faire pareil à ces pauvres gens ! Vile voleuse ! Ne la laissez pas s’enfuir ! Mêlant les gestes à la parole, Erdrak s’avança vers la gamine d’un pas décidé alors que des passants lui couper toute retraite.

Le mercenaire lui prit alors le bras, d’une poigne de fer. Ses gantelets enserrant son membre plus sûrement que des menottes. On va pouvoir s’expliquer entre nous, à l'abri des regards.Souffla le mercenaire avant de parler pour être entendu de tous. En voilà une qui va être gratifier d'un beau tatouage. Puis il la tira vers une ruelle de force, toujours sur ces gardes d'un mauvais coup de la fillette. Une fois à l'abri des regards, il la libèrera.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mar 11 Avr 2017 - 20:51

Ça avait été vraiment stupide de me donner ainsi en spectacle. Pourquoi je ne m'en étais pas rendu compte plus tôt. Alors que mon adversaire s'approchait dangereusement de moi, toute tentative de fuite était inutile, la foule pourtant si confuse d'habitude avait formé un mur pour m'empêcher de passer aux accusations de l'homme qui me faisait face. Il prit une posture ridicule et un peu trop théatrale pour convaincre des personnes un peu moins stupides que la foule de mécréants qui nous entourait et m'accusa injustement, à ce moment précis de vol. Je ne tentai même pas de réfuter celles-ci, ça n'aurait pas été très productif vu la bande de ruminants animés par l'obscurantisme auquel il s'adressait. Je laissai donc la situatuion se dérouler sous mes yeux et me filer des doigts en attendants le bon moment pour agir.

Mais quand celui-ci me saisit le poignet, une expression dégoûtée figea mon visage. J'avais horreur qu'on me touche en général mais si en plus c'était un abruti de son genre, ça n'allait vraiment pas le faire. J'espèrai qu'il remarque ma répulsion à son égard, qui devait d'ailleurs être réciproque, mais ça ne se produit pas. Dommage.

Je dus finalement revoir tout mon plan pour récupérer ma dague lorsqu'il m'entraîna finalement dans une ruelle à l'abri de tous les regards avec une poigne qui se faisait puissante sur mon mince bras gauche. Une personne normale aurait dut paniquer et avoir un temps soit peu peur de cet homme mais malgré tout, je me sentais beaucoup plus maîtresse de la situation qu'on aurait pu penser de loin. Ce retournement de situation m'avait assez étonné pour que ma rage et mon ego surdimensionné ne m'aveuglent plus et j'étais beaucoup plus posée. Grâce à mon feu follet, je pris un point de vue un peu plus en hauteur pour repérer quelles rues étaient bondées et lequelles étaient desertes autour de notre position. J'avais un avantage conséquent, je connaissais cette ville comme ma poche mais je ne pouvais pas me permettre de partir sans ma dague et il paraissait beaucoup plus sur ses gardes alors autant ne pas me faire attraper en tentant de recupérer mon arme.

Finalement une idée assez intéressante me traversa l'esprit et je me détestais d'avance pour ce que j'allais faire juste pour le provoquer. Pourtant je jubilais intérieurement de le voir s'énerver. Mais peu m'importais le prix que j'aurai à payer pour ça, tant qu'il n'était pas monaitaire bien sûre, je n'étais pas le genre de personne à avoir peur d'être blessé. C'est vrai, le corps humain avait cette magnifique capacité de guérir certaines des pire blessures alors autant en profiter. Et pour ce qui était de la douleur physique provoquée par ses coups ou morale due à l'humiliation, sur le coup ou plus tard, mon cerveau d'amnésique se chargerait de la faire disparaître à un certain seuil.
Après tout, aussi loin dans le peu de mes souvenirs restants, je ne me rappelait pas avoir déjà vraiment souffert. Parfois j'avais quelques bleus ou quelques plaies dont je me souvenais même la cause mais jamais de très grosses blessures de douleur plus intense que ça. Et il n'allait quand même pas me tuer non plus, enfin... De toute manière si il me tuait je n'en saurais rien, je serais morte !

Je n'avais rien à perdre, alors autant m'amuser un peu avec lui après tout. Je resentais malgré tout que tout était sous mon contrôle et, comme j'avais l'habitude de me fier à mes impressions, je décidai de continuer d'essayer de le faire sortir de ses gonds. Je suis sure qu'il avait une colère très marrante. Et la meilleure solution que je trouvai fut une fois de plus de lui parler et le provoquer alors qu'il savait que j'étais en position de faiblesse parce que c'était sûrement l'autre seule chose que je pouvais encore faire et qui pouvais peut-être l'énerver.

Je dirigeai mon feu follet à travers les rues à la recherche de quelque chose de bien particulier à grande vitesse, tellement que mon esprit avait-il du mal à visualiser tout ce que ma petite flammèches noire voyait et après quelques instants, je le trouvai. Ce n'était pas bien compliquer à s'approprier et personne ne me tiendrais rigueur du fait que je le prenne. Ma flamme revint à toute allure mais assez discrètement pour que ce boulet de soldat ne voit rien vers moi alors que je me tournai de dos pour mieux cacher le fait que je récupérais la chose en question. Puis je la fit disparaître avant qu'elle ne le fasse d'elle même dans pas longtemps.
Et alors que j'aurai dus faire profil bas et ne pas la ramener, je lui rit légèrement au nez et lui demanda avec une autorité non dissimulée :
"Super, on va m'acheter un nouveau bout de pain, j'imagine !"
Finalement je m'amusais beaucoup trop plus que je l'aurais imaginé pour l'instant.
Je rajoutai ensuite :
"C'est bien, tu es peut-être une créature stupide, immonde, impuissante, idiote, pitoyable, et encore, j'en passe mais je reconnais ta lucidité quant à ma supériorité."
On appelait ça jouer avec le feu. Et c'était ce que j'aimais le plus faire malheureusement.

Je fourai ce que mon feu follet m'avait apporté au fond de ma poche en évitant de trop respirer. Pas tout de suite du moins. Puis je me tournai vers lui, attendant impatiemment un refus de sa part à ma demande de remboursement.
"Ou alors tu es un pauvre gars fauché avec seul intérêt de faire un très bon bouclier humain et la raison pour laquelle tu es encore en vie est que tu es trop repousant pour qu'un cerveau humain bien constitué te considère comme un être vivant."
Une acceptation de sa part ne serait vraiment pas très marrant. Et moi je détestais qu'on modifie mes projets comme il le faisait depuis que je l'avais rencontré. Il allait payer...


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mer 19 Avr 2017 - 11:50

La ruelle empuantée encore plus que le reste de la ville et malgré l’absence de foule et de passage, la chaleur était étouffante. Tant pis pour la fraicheur de l’ombre qu’elle était censée apporter au mercenaire et à sa prisonnière. Il était hors de questions de l’apporter à la garde. La pauvre gamine des rues était comme Gloria, dépravée, et la garde n’était pas mieux. Qui sait ce qu’elle fera subir à cette gamine ? Et puis Erdrak voulait régler lui-même cette affaire. Etrangement, il se sentait incroyablement calme. Enfin, calme était un bien grand mot, disons que la colère qui le consumait de l’intérieur et qui flambait de plus en plus fort ne réclamait pas le sang de l’effrontée.

Toujours la gamine dans une main, sa dague dans l’autre, il vérifia qu’il était bien hors des regards et qu’il n’y avait personne dans la ruelle. La fille avait été insupportable. De deux choses, l’une étant qu’elle cachait des capacités magiques ou de combattante extraordinaire ou alors elle était folle. Peu importé pour le mercenaire. Son séjour forçait dans la capitale morbide de ce royaume décadent, avait retiré toute sympathie chez le guerrier et la gamine venait de faire son dernier pas au-dessus du précipice.

Erdrak nota un mouvement de la gamine, mais il ne sut pas ce que c’était. Peu importe, il n’y avait pas de témoin, et même si ce n’était pas dans ses habitudes, la gamine allait avoir une correction sévère. Après sa dernière tirade, Erdrak ne lui laissa pas le temps de reprendre la parole. Prenant garde à ne pas l’éborgner avec la garde de sa garde, la main gauche gantée du mercenaire vint s’abattre sur le visage de la fille des rues. Bien qu’il ait retenu son coup, l’acier était toujours plus dur que le cartilage. L’homme sentit le nez de sa victime se casser alors que du sang gicla de la pommette ouverte par le choc et que le liquide rouge s’écoula aussi de la fracture. Avec un bon guérisseur, elle n’aura aucune séquelle, sinon, elle sera défigurée. Après le coup, sa main droite lâcha la gamine qui s’écroula.

Tu parles beaucoup trop. Et maintenant, te voilà bien plus hideuse que moi et à ta place, dans la fange. Si tu veux vivre, apprends à jauger tes adversaires un peu mieux. A ces mots, Erdrak laissa tomber la dague à côté de la gamine et parti en lui tournant sensible le dos. Toutefois, il resta sur ses gardes, convaincu que la gamine n’en restera pas là. La main gauche prête à tirer Equinoxe et sa main droite tenant une petite poche contenant les piécettes de la fille. Ce n’était vraiment du vol, plutôt un paiement pour la leçon qu’il lui avait donné et pour celle qui ne manquera pas de suivre. Il se permit un petit sourire en coin à l’idée de la suite. Qu’allait faire la gamine ? L’attaquer dans le dos ? Ou prévoyait-elle de partir lamentablement ? Le mercenaire en doutait et en serait très déçu.


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mer 19 Avr 2017 - 19:30

Je ne savais pas si je m'étais attendue à ce qu'il me gifle aussi fort, mais en tout cas, la violence du coup me surpris plus que le coup lui même auquel j'étais préparée. Je sentis le sang couler le long de mon visage et j'avais l'impression qu'on m'avait broyé le nez. C'était assez désagréable de sentir la moitié de mon visage en ébullition mais je l'avais clairement cherché et je n'en attendais pas moins de sa part. Bon, j'essayais de ne pas me concentrer sur la douleur mais elle me rongeait la joue gauche. Son coup avais clairement pas été assez fort pour me déconcertée au point que je fasse une crise d'amnésie et tant mieux, pour l'instant j'étais encore maîtresse de la situation.

Je ne savais pas si la disparition de ma bourse était censée être discrète ou non mais en tout cas, j'en pris rapidement conscience. Moi qui était une voleuse, je savais un minimum me défendre contre les voleurs. En tout cas minimiser les pertes. C'était ainsi que je ne regroupais jamais mon argent au même endroit et préférais l'éparpiller partout dans mes vêtements au lieu de tout mettre dans ma bourse. C'est vrai que cacher des pièces dans les poches de ses vêtements, de sa cape et même dans ses sous-vêtements était assez particulier mais quand on est une gamine qui aime provoquer mais incapable de se défendre, il valait mieux être prudente. Ma bourse servait juste de couverture et j'y mettais quelques pièces parce que quoi de plus suspect qu'une gamine des rues qui n'a rien du tout sur elle et du coup le plupart des abrutis pensaient m'avoir tout volé et ne me fouillaient pas. Bon j'eus quand même un petit pincement au coeur parce que c'était de l'argent de perdu mais bon c'est pas si de base cet argent m'appartenait vraiment.

D'ailleurs en parlant d'argent, une grosse partie de ce que j'avais pu sauver s'envolerait sûrement pour payer un guérisseur pas trop charlatan pour qu'il me soigne et pour éviter d'avoir une cicatrice au milieu de la figure. Parce que si avoir des bleus et même quelques fractures ne me dérangeait pas, garder des marques sur mon visage ne jouerai clairement pas en ma faveur.  Et en plus, je ne comptais clairement pas me balader en pissant le sang du nez. Ma fierté en prendrai sûrement un coup. Tant pis je n'aurai qu'à voler plus pour compenser le coût des soins.
Je ne mis rien sur mes blessures et les laissai couler, je ne voulais pas prendre le risque d'attraper une infection.

Puis il fit demi tour sans demander son reste. Une gifle, et il me prenais mon argent, et c'était tout? Ah... C'était lui qui avait le dessus et c'est lui qui tournait le dos comme un faible ? C'était vraiment pas drôle si il ne s'énervait pas. J'émis un petit rire aiguë qui se voulait Provocateur mais qui me coûtai quand même un douloureux picotement au niveau de la joue. Puis je suivis l'homme d'un pas rapide pour tenter de le rattraper après avoir ramassé et rangé ma dague que j'avais enfin récupérée. Je me tenais à distance raisonnable derrière lui puis je lui lançai sur le ton du défi :
"Désolée de te décevoir grand débile, mais même totalement défigurée, je ne serai jamais aussi laide et ignoble que toi. En plus ça tombe bien, le rouge me met en valeur."
Ce n'était clairement pas le genre d'injures qui allait le faire se retourner, c'était très bas comme moyen de se moquer, et j'avais plutôt dit ça pour qu'il se rende compte que je ne lâchai pas l'affaire et pour qu'il ne pense pas que je veuille tenter de le prendre en traitre par derrière.

Il m'ignora royalement. Vraiment pas marrant celui-là ! Je n'allais quand même pas le quitter sans avoir dit mon dernier mot. Bon et bien j'allais jouer le tout pour le tout. Je sortit de ma poche la vieille pomme mourir que j'avais récupérée à l'aide de min enchantement en me bouchant le nez. Bien sûre je ne comptais pas lui proposer pour qu'il tombe malade, rien que l'odeur nauséabonde, sa texture mousseuse et son aspect marron trahirait le fait qu'elle n'est pas comestible. Et je comptais d'ailleurs sur ça ! Je sautillai un peu sur place et tentant de me souvenir quelles rues étaient désertes aux environs pour fuir.

Puis j'accélérai encore pour essayer d'arriver à son niveau tout en mangeant un bout de moisi et m'imprégnant bien de son odeur immonde. Je me sentis très mal en point quelques secondes après avoir avalé l'aliment périmé. c'était un des grands avantages de connaître son corps, ses limites et surtout ses réactions pour le coup. Quand je parvint enfin à sa gauche, je me tournai vers lui et à sa grande surprise, je lui vomis littéralement dessus, en forçant un peu les choses en appuyant fort sur mon plexus. Son bras gauche était de ce fait recouvert de bile et de vomi à l'odeur répugnante et j'admettai que j'étais assez fière de mon côté généreux par certains moments. Bien sûre je ne pus m'empêcher de faire un jeu de mot stupide après ma magnifique performance :
"Quand je te disais que t'étais un homme moche à vomir !"
Il ne me restait plus qu'à courir en espérant que de nous deux j'étais la plus rapide. Je comptais bien sûre sur le fait qu'il portait une armure qui allait le gêner dans sa course. Cette fois-ci je ne fis pas l'erreur de me rendre dans les rues bondées. Cette course poursuite allait être vraiment amusante surtout que je connaissais la ville par coeur. Je savais que si il me rattrapais, j'allais passer un très très mauvais quart d'heure.


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Dim 23 Avr 2017 - 11:58

Une partie d’Erdrak, la plus raisonnable et honorable avait espéré que la gamine ne reviendra pas à la charge. Ce ne serait pas à son avantage et le mercenaire risquait d’être bien plus sévère qu’un nez cassé et il n’avait pas envie de conduire une jeune fracassée à un guérisseur pour que celui-ci le regarde d’un air surpris et navré à la fois. Dans sa vie de guerrier, in avait vécu trop souvent ce moment, quand on amène un camarade aux portes de la mort et que le guérisseur n’ose pas annoncer qu’il ne peut rien faire, de peur de la réaction des soldats ou de montrer son incompétence à sauver un homme sans une parcelle de son corps intact. Si la jeune fille n’était pas trop folle, elle s’en irait sans demander son reste, en râlant sûrement, avec une dernière bravade sans doute, mais sans s’approchait trop du mercenaire.

Toutefois, une autre partie d’Erdrak, celle qui lui apportait bien souvent des problèmes et la plus difficile à contrôler, voulait qu’elle revienne. La frustration qu’il avait accumulé dans cette ville horrible devait être libérée. Cette effrontée allait payer pour Gloria, car elle était la personnification de la capitale : folle, sans honneur, sans manière et surtout sans mémoire. Qu’elle revienne essayer de lui chercher des crosses, et cette ruelle risquerait bien d’être son dernier souvenir et sa dernière demeure. Artane l’a dit lui-même, un corps sans vie dans ce quartier ne surprendrait personne. Encore une raison de quitter cette ville sans âme. Alors qu’elle vienne tâter de ses poings et pourquoi pas d’Equinoxe. L’épée ne s’était pas abreuvée depuis longtemps.

Marchant le dos tourné à la gamine, la narguant en lui signalant qu’elle n’était même pas une menace digne qu’on la surveille, Erdrak tata la bourse dérobée. Il savait pertinemment qu’il n’avait pas été discret mais il voyait mal la gamine sans plaindre. La bourse ne contenait que quelques pièces, mais le mercenaire savait qu’il en avait plus de cacher un peu partout sur la fille. Mais son objectif n’était pas de la détrousser. Quant à sa propre bourse, elle n’était pas beaucoup plus remplie mais était cachée sous sa maille et son tabard, rendant tout larcin sensiblement plus complexe. Il rangea son paiement auto-réclamer à sa ceinture. Si elle voulait la récupérer, il faudrait qu’elle vienne la chercher.

Et la gamine revint à la charge. Folie ou stupidité ? Erdrak n’aurait su le dire, mais il éloigna l’idée d’un pouvoir quelconque de cacher. Elle voulait peut-être tout simplement mourir. Sa main droite glissa jusqu’à sa ceinture, là où le fourreau de son épée bâtarde était attaché à sa ceinture. Discrètement, il délia le lien, et tint son épée contre son flanc droit comme si de rien était. La position était sommes toute assez naturel pour un guerrier car elle limitait les mouvements l’arme contre son côté droit. Pour beaucoup d’ailleurs, l’emplacement de son arme était surprenant, mais en y réfléchissant un peu, un gaucher n’allait pas porter ses armes comme un droitier. Et cette particularité lui avait donné bien des avantages lors de certains combats. Son fourreau libéré, le mercenaire pourrait user de son épée sans craindre de blesser la folle avec le tranchant de sa lame.

A la faible provocation de la jeune fille, Erdrak eut un petit sourire en coin et s’arrêta. Sans se retourner, il rétorqua d’un air moqueur. Tu en veux un peu plus ? Sa couvrira peut-être ton odeur. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas fait un duel de réparti. Dommage qu’il recommence face à une gamine des rues. Le mercenaire la sentit s’approcher rapidement et se mettre à son niveau. Prêt à lui bondir dessus, Erdrak attendit de voir ce qu’elle voulait faire et il le regretta. Cette sale gosse venait de lui vomir sur le bras gauche. Enfin, elle lui avait lâché une bonne dose de bile et assez peu de nourriture, mais l’odeur était atroce. C’était donc ça son attaque surprise ? C’était pitoyable et dégoutant. Puis elle fit encore une erreur. Cette fille était tellement arrogante que cela se confondait en stupidité. Après son acte, elle aurait dû fuir immédiatement, sans demander son reste en poussant à la limité un rire moqueur. Mais pas se fendre d’une remarque inutile à la répartie douteuse. C’était ridicule.

Le temps qu’elle finisse sa phrase et se mette à courir, la surprise avait quitter le mercenaire. Erdrak essaya une balayette avec Equinoxe en tournant sur lui-même. Le fourreau passa prêt du sol au niveau des chevilles de la jeune fille, mais la bougresse était agile et sauta aisément par-dessus. Mais au moins ce mouvement fit perdre un peu de temps à la gamine. Erdrak sauvait que s’il voulait punir l’opportune, il devait la rattraper rapidement. Sur une courte distance, il aurait l’avantage. Sa forme physique et sa taille, lui permettrait d’aller plus vite qu’elle. Mais sur le moyen terme, son armure allait le ralentir et sans vraiment s’essouffler, la fille pourrait facilement le distancer et le semer dans les ruelles.

Mais la tentative de croche-pied à l’aide de l’épée avait bien porté ses fruits, et Erdrak n’eut besoin que de deux grandes foulées pour réussir à agripper l’épaule de la fuyarde de la main gauche. La retournant rapidement, il la força à se plier en deux d’un coup de genou dans le ventre. Il récolta par son geste une dose de vomi supplémentaire sur la jambe ce qui eut le don de l’énerver encore plus. Il n’avait pas tant de vêtements que ça. Il l’agrippa par la gorge et la colla contre un mur. On ne badine pas avec un loup jeune fille, surtout quand on est un agneau. Il allait continuer la correction lorsqu’une voix se fit entendre dans la ruelle.

Qu’est ce qui se passe ici ?! La voix était sûre d’elle, forte. Erdrak eut une sueur froide. La garde ? Ici ? Si c’était le cas, le mercenaire n’était à son avantage et aurait du mal à justifier sa position et les violences faîtes à la jeune fille. Toutefois, rien ne transparut dans son regard froid et impassible et son expression ne quitta pas celle de la colère. Un regard scrutateur lui apporta un certain soulagement. Ce n’était pas la garde, loin s’en faut. Encore une bande de petites frappes qui allait l’embêtait probablement avec leur histoire de territoire ou de vol, ou Erdrak ne savait quoi d’autres. Hier encore, il avait affronté avec Artane et mis en déroute facilement une bande de ce genre, et outre la mort accidentelle de l’un d’eux, il ne s’était pas inquiété.

Le guerrier leur lança un regard menaçant alors qu’ils s’avançaient vers eux. Il entendit la jeune fille suffoquait alors qu’il serrait sa main gauche autour de sa gorge par énervement. Il se détendit un peu, et desserra légèrement l’étreinte autour de la gorge de la gamine.

Tiens ! ne serait-ce pas la petite Cendre. Encore à chercher les ennuis à ce que je vois. Et encore une fois tu es tombée sur plus fort que toi. Tu ne vas donc jamais apprendre ? Tssss. Toi le gaillard, Tu es un peu chez nous, et ici, c’est nous qui faisons la justice. Alors file nous la gamine, on va s’occuper de son cas pour toi. Erdrak les jaugea du regard et sans lâcher Cendre, leur répondit d’une voix froide et sourde de colère. Allez vois ailleurs, je suis occupé là.

- T’excite pas mon gars, on veut pas se fâcher. Si tu veux, tu peux t’en occuper toi-même. A condition que tu ne l’abime pas trop et que tu ne la files après, histoire que nous aussi en s’occupe d’elle, si tu vois ce que je veux dire. Essaye juste de pas trop nous l'abimer.

La peur qui avait envahi à sa première phrase, disparut pour un ton ne cachant rien à ses intentions. Oui, Erdrak voyait parfaitement ce qu’il voulait dire, et il en était hors de question. Cette Cendre méritait une correction, mais ces hommes méritaient pire. Certaines choses étaient faîtes pour révulser le mercenaire. Il lâcha la jeune fille qui s’écroula, et se redressa de toute sa taille. Il prit Equinoxe dans son fourreau à deux mains, une à extrémité et s’approchant du chef, il siffla entre les dents. Je vous ai dit d’aller voir ailleurs.

-Allez mon gars, sois … Il ne finit pas sa phrase. Le coude droit d’Erdrak venait de s’écraser dans sa figure suivit d’un mouvement rapide et de la garde d’Equinoxe dans le plexus. L’homme s’écroula, visiblement moins résistant que la jeune fille. Ses comparses tirèrent de grands coutelas mais hésitèrent à passer à l’attaque. Le mercenaire lui ne laissa pas de la peur l’arrêter puisqu’il n’en ressenti aucune. Le combat sera encore plus rapide qu’hier, et encore moins dangereu


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Dim 23 Avr 2017 - 22:51

J'étais la plus rapide de nous deux, c'était incontestable, mais bon, je n'était peut-être pas la plus réactive non plus. Quand je commençai ma course, quelque chose vint freiner ma course. Embêtant. Je ralentis un peu pour éviter la tentavtive de déstabilisation de mon adversaire mais alors que j'allais repartir, un étaux se saisit de mon épaule. Aille, j'étais mal. Il me fit pivoter sur moi même et je me reçus de plein fouet un coup de genoux dans l'abdomen ce qui provoqua de nouveau malheurs à mon estomac sensible et je lui vomis de nouveau dessus. Pour le coup, il l'avait cherché ! Et moi encore plus. Parce que, bon sang ça faisait mal. La douleur me labourait le ventre et elle en prenait un certain plaisir en me faisant trembler de tout mon être. Je n'étais pas effrayée, juste bien fracassée.

Puis il me saisit par la gorge et me fracassa le dos contre le mur. J'aurai bien aimé dire à cet imbécile qu'en fait l'oxygène donc l'air était nécessaire à la vie et qu'en m'empoignant comme ça le cou, il se pourait que ça ait que les conséquences imprévues. Par exemple me tuer. Et bon sang, j'avais pas envie de mourir moi. Et j'espérais vraiment de tout mon coeur que c'était pas son attetion, j'étais trop jeune et géniale pour mourir. Je lui aurai sûrement partagé ma pensée et quelques insultes si j'avais pu m'exprimer d'une quelconque façon. Mais bon, j'étais en train de suffoquer donc je pouvais pas faire grand chose à part attendre qu'il me lâche. Ou que je meurs. Mais non! Éloigne mourir des possibilités Cendres !

L'intervention d'un illustre inconnu me sauva la vie. Je ne savais absolument pas qui il était alors quand il utilisa les termes "petite Cendres" pour me désigner je ne fus pas spécialement surprise. J'avais l'habitude de toujours donner ce surnom quand on me demandait une identité, un nom ou un surnom même si je l'oubliais très rapidement après, je choisissais toujours Cendres. Ça ne m'entonnait pas non plus que j'avais oublié l'homme et son equipe d'abrutis, ils n'avaient pas l'aire très intéressant et même un peu stupides malgré qu'ils ai un semblant de force physique. Puis le fait qu'ils me veuillent quelque chose confirma le fait qu'ils étaient idiots, je devais sûrement leur avoir volé quelque chose et m'en être vantée par la suite quelques jours après en les ayant recroisé en train de faire les malins. En tout cas je n'étais clairement de taille contre eux en l'état et ils avaient l'aire incontrôlable. Si ils mettaient la main sur moi, pour sûre, je ne repartirai pas vivante. Alors quand ils dirent au gaillard qui me tenait fermement de me confier à eux, mon sang ne fit qu'un tour.

Mais apparemment il ne tenait pas lui non plus à me laisser au groupe et il me lâchai finalement pour s'occuper plutôt d'eux. Il était évident qu'une fois libérée de cette main qui m'enfermait la gorge, la première chose que j'aurai du faire, était de m'enfuir de cette ruelle où il y avait beaucoup trop d'enemis souhaitant me mettre une correction à mon goût. Et surtout que je n'étais pas du genre à partir lâchement sans avoir eu le dernier mot ou sans avoir perdu de manière assez flagrante. Alors je m'assis contre le mur et observai la scène en attendant sagement la victoire du groupe d'idiots ou de l'abruti en armure qui m'arrangeait beaucoup plus. Enfin sagement... J'avais été privée de la parole et de mes gestes quelques secondes mais ça avait été suffisant pour me sentir inactive pendant longtemps. Alors buen sûre que je profitai de ma liberté retrouvée. En plus, j'avais trouvé de nouvelles cibles d'injures. Je m'adressai au groupe :
"Je ne me rappelle pas de vous ! Les gens pitoyables ne m'intéresse pas. Mais au moins je vois grâce à vous que c'est bien vrai, que les chiens vivent en meute pour survivre. Ils ont bien des dents et des griffes pour attaquer mais ils baissent la tête devant plus fort. Être avec d'autres vermine de leur genre leur donne un peu de confiance et de courage qu'ils n'ont pas seul."
Je ne pris même pas la peine de m'intéresser à leur réaction et fixai mon regard sur l'homme en armure seul face à eux.

L'homme quoique seul se débrouillait vraiment bien je devais l'admettre. En moins de deux, il saisit le meneur de la petite troupe de comiques et lui fracassa le visage du coude et le ventre de la garde de on épée. En bon public, et surtout mon côté enfantin refaisant surface, j'applaudis toute contente. En laissant échapper en jubilant:
"Ouiiiiii! Trop bien!"
Oui, j'avais un certain penchant pour la violence et tout ce qui était de voir des populations inconnues se faire tabasser par d'autres personnes. Ça avait quelque chose de revigorant, et ça me faisait oublier que j'avais vraiment mal au cou et au ventre. Mais il fallait dire que le spectacle qui avait lieu sous mes yeux était très instructif et amusant. Enfin surtout amusant. En face, le reste du groupe dégaina de petits couteaux vraiment ridicules comparé à ma jolie dague que j'avais retrouvée !

Je décidai dans un élan de générositer d'apporter ma contribution au combat. Pour sûre, je n'allais pas me jeter dans le combat, je préférais rester à distance et aider loin du danger. Je pris un caillou, le soupesai de la main, puis, je pris mon élan du bras et lançai le plus fort pessible la petite pierre en direction du groupe. Au moins, la précision n'était pas ce qu'il me manquait. Ces idiots étaient tellement préoccupés par l'homme en armure qui leur faisait face, qu'ils ne captèrent pas mon geste et l'un d'eux se reçut violemment un caillou dans l'oeil. J'avoue avoir émis un rire assez sonore quand il se retourna vers moi, la rage dans les yeux. Je ne lui donnai pas le plaisir de penser que j'avais peur de lui et je restai assise contre le mur en lui souriant de manière malsaine. Évidement que j'étais tordue comme enfant. Je m'amusais beaucoup en tout cas !


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mar 2 Mai 2017 - 12:12

Malgré le sang qui lui coulait du visage et sa posture pour le moins catastrophique, cette gamine continue à narguer ses adversaires. Elle serait même capable de provoquer des passants gratuitement on dirait. Son arrogance était-elle si grande qu’elle ne pouvait pas s’avouer vaincue et faire profil bas ? Etait-elle incapable d’accepter la défaite ? Ou bien, et cette option devenait de plus en plus certaine dans l’esprit d’Erdrak, la jeune femme était folle. Son esprit avait dû sombrer dans la démence à force d’essayer de survivre dans cette cité décadente. Le mercenaire ne pouvait que comprendre cette conséquence, mais pas le fait que Cendre soit toujours en vie avec un tel comportement.

Toutefois, bien qu’elle soit insupportable et que sa leçon n’était pas finie, il était hors de question pour le guerrier de la laisser aux mains de ces êtres encore plus pitoyables, qui essayaient de s’élever au rang de seigneur alors qu’ils ne valaient même pas les douleurs que leurs mères ont endurées pour leur donner la vie. Erdrak choisit donc de régler la question des bandes de rues pour la deuxième fois en deux jours, quitte à voir Cendre s’enfuir sans demander son reste. Si elle avait encore une lueur d’intelligence, elle prendrait ses jambes à son cou et disparaîtrait sans demander son reste. Mais au grand regret du loup, la brebis galeuse jubila de joie quand il mit à terre le meneur du groupe. Tant pis pour la raison, car il semble bien que le spectacle plaise à la folle.

La réaction des comparses ne laissa pas le temps à Erdrak de s’apitoyer sur la triste sottise de Cendre. Les bandits avaient décidé de se battre pour venger leur meneur. Réaction honorable et surprenante de leur part, sûrement motivée par leur supériorité numérique. Une supériorité qui n’allait pas durer longtemps. Ils avaient probablement participé à quelques combats d’importance, petite guerre de bande, même une vraie guerre, mais Erdrak était un professionnel, entraîné depuis l’enfance. Le combat est sa vie. Même sans tirer l’épée, ses gantelets lui fournissaient un avantage conséquent au combat à main nue et sa cotte de maille le protégerait efficacement d’une attaque sournoise. Mais aujourd’hui, Erdrak ne se servira pas de son armure.

Le combat ne fut pas compliqué à gérer. Plutôt que d’attendre en position défensive comme il aurait dû en sous nombre, il passa à l’attaque. Rapidement, il réussit à abattre deux hommes avant que les autres ne réagissent. Ces deux premières victimes gisaient à ses pieds, l’une se tenant les parties et ne pourrait plus s’en servir, l’autre évanouit, du sang coulant sur la tempe. Les deux survivraient même si le second aurait du mal à se rappeler certaines choses. L’attaque suivante lui arriva par derrière. L’homme fut accueillit par Equinoxe, toujours dans son fourreau, juste dans l’estomac avant de tomber sous un coup de coude du mercenaire dans le dos. Le dernier hésita avant de s’enfuir, laissant ses camarades inconscients ou blessés derrière lui.

Après un rapide décompte, il en manquait un. Erdrak le repéra rapidement en train de se diriger furieux vers Cendre. Devait-il intervenir ? Non, pas tout de suite. Il viendrait au secours de la jeune femme s’il le fallait, mais elle avait dû chercher cet homme. Alors autant qu’elle se batte un peu et Erdrak la sauvera du pire si nécessaire, puis il reprendra là où il s’était arrêté.


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mar 2 Mai 2017 - 22:20

Je vis le combat débuter entre le reste du groupe et le psychopathe étrangleur du coin de l'oeil. Pourtant je ne m'en souciai pas du tout cette fois-ci. Toute mon attention était dirigée vers l'homme que j'avais touché que j'appellerais bigleux par volonté de pouvoir nommer ma future victime. Il était tourné vers moi, me scrutant, me jugeant, prêt à me bondir dessus et me faire regretter mon impertinence. Je n'avais absolument aucune chance face au groupe en entier, mais contre un seul de ces gars... J'en aurais sûrement largement plus que contre plusieurs. Je pourrais simplement lui langer une dague dans la poitrine et le tour serait joué, mais je n'allais pas prendre le risque de me faire poursuivre par des soldats parce que je l'aurais tué. Alors je devais le mettre hors d'état de nuire et ça réduisait beaucoup mes chances. Je n'étais pas une combattante et les duels en corps à corps était l'une de mes nombreuses faiblesses alors il fallait que je me serve de ma tête. J'allais d'abord simplement l'esquiver puis j'aviserai quand j'en connaîtrais plus sur son style de combat.

Lui et sa bande me connaissait, je ne savais pas à quel point mais en tout cas, ils devaient savoir que j'étais hautaine alors essayer de l'intimider en me montrant sûre de moi ne serait pas très efficace. J'allais plutôt opter pour une attitude plus posée et mesurée. Je me levai tranquillement et ôtai mon manteau. Il allait me gêner vu son poids. Puis je reportai mon attention sur lui et m'adressai au bigleux avec une expression concentrée :
"Vous pouvez venir. Je suis prête."
C'était vraiment déroutant de m'entendre parler comme ça, en temps normal, j'aurais au moins placé une insulte. Il hésita quelques instants, tourna la tête pour observer ses camarades qui se faisaient apparemment botter les fesses. Pas longtemps mais suffisamment pour que je comprenne que j'avais l'avantage psychologique. Puis il s'avança vers moi.

De coin de l'œil, je remarquai que le combat avait sûrement terminé vu le manque d'agitation. Le guerrier victorieux ne me viendrait pas en aide. Je n'y avais pas compté, apparemment le cou du bigleu n'était pas assez noble pour que l'homme décide de venir l'étrangler violemment, c'était mon combat et je savais me débrouiller seule. J'étais plus forte que ce qu'ils tentaient de me faire croire et j'allais le prouver. Je me mis en position de defense, enfin si on pouvait appeler ça comme ça. Je ne m'y connaissais pas trop en combat rapproché alors je décidai de juste baisser mon centre de gravité et de placer mes avant bras devant moi au niveau du haut de mon buste afin de pouvoir protéger le haut de mon corps et mon visage. Mon stupide adversaire s'approcha alors de moi. Sa démarche me montra qu'il n'avait aucun problème de jambes qui étaient normalement faciles à déceler en observant un peu les pas de la personne. J'allais donc devoir chercher des failles au niveau de son buste qui était largement plus compliqué à atteindre, surtout pour une personne aussi inexpérimentée que moi.

Finalement, le premier coup vint. Mon coeur explosa dans ma poitrine. Un uppercut de son poing droit, en directions de mon ventre. C'est vrai que je tenais mes bras trop haut, il y avait vu une ouverture. Le coup m'arracha. Eh bien, ça c'était pas vraiment de l'esquive Cendres. Je me pliai en deux, à ras du sol et déjà sa main droite était levée dans les aires pour m'assener un second coup. Elle fendit les airs, menaçante, en direction de mon crâne. Cette fois ci, je réussis à l'éviter en me décalant sur son côté droit. Je tentai de le frapper aux bas des côtes en profitant de ma position avec mon coude. Je le touchai bien sure. Mais il ne cilla même pas sous l'impacte. Rien. Même pas un petit mouvement de recule et directement sa main vint à la recherche de mon bras. Ce fut encore un succès et de son autre main, il m'assena deux coups dans le bassin de son genou. Mais j'en profitai pour me dégager, en lui mordant la main qui me tenait de toutes mes forces. Il me lachai immédiatement et je pus m'écarter pour reprendre mes,esprits.

Je n'étais clairement pas assez forte pour pouvoir lui infliger une quelconque blessure. Et il mine de rien, je commençai à avoir mal d'absolument partout avec tout ce que je m'étais reçue. Mon adversaire était largement plus fort et plus résistant que moi. Je ne pouvais pas le battre dans un combat comme ça mais je n'allais pas non plus sortir d'arme, je devais me sevir d'autre chose pour essyer de lui faire mal. L'idiot revenait déjà à la charge. J'eus une idée un peu risquée. Je me colai des dos contre un mur de la rue en attendant que le jeune homme atteigne mon niveau. Au moment où son poing allait de nouveau s'abattre j'esquivai de nouveau et au moment ou sa main arriva contre l'obstacle derrière moi, dans un geste vif, je le contournai pour me placer derrière lui. Je me tenais prête à bondir et quand il se retournai pensant que j'avais fui plus loin, il reçût le haut de mon crâne de plein fouet dans le nez. Je venais de l'apprendre il y avait peu, le nez était un os assez fragile et malgré, lui il eut un geste de recule dont je profitai pour le pousser de toutes mes forces en arrière et se cogna la tête contre le mur. Je m'éloignais de nouveau de lui à bout de forces, en constatant que ça l'avait seulement bien sonné. À quoi je m'attendais aussi. Et bien sûre, c'était à ce moment que mes jambes décidèrent de me lâcher et je m'effondrai au sol en chuchotant pour moi avec un certain regret :
"Je ne serais pas si repoussée à la mort, tu serais déjà à terre baignant dans ton sang, une lame à la place du coeur."


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mar 9 Mai 2017 - 9:05

Erdrak dû constater que Cendre avait une arrogance bien au-dessus de ces compétences. Qu’elle ne puisse pas battre le guerrier en armure qu’il était, cela pouvait se justifier. Qu’elle le provoque relevait de l’inconscience ou de la folie. Mais la punition que le mercenaire lui infligeait était celle d’un combattant à une recrue. Il avait espéré qu’en combat de rue, l’effrontée se serait mieux débrouillée, sinon comme expliquer sa survie. On ne pouvait pas avoir la langue aussi bien pendue sans perdre la tête.

Pourtant, le bandit lui assénait des coups sans que la fille ne puisse se défendre. Elle essaya bien quelque chose, mais ce n’eut aucun effet, sauf celui de se prendre encore des coups. Cette gamine était une anomalie vivante. Et il était temps pour le mercenaire de lui venir en aide. Il n’en avait pas fini avec elle et il ne laisserait personne lui retirer le plaisir de corriger cette jeune femme. Il se déplaça discrètement pour se mettre derrière l’homme, attaquait dans le dos n’était dans ses intentions. Il allait tout simplement tapoter l’épaule de la petite frappe et lui montrer ses camarades. Et s’il voulait toujours se battre, Erdrak sera heureux d’être son adversaire.

Mais la gamine avait une idée derrière la tête. Elle réussit à esquiver un des coups de l’homme, dont le poing alla se fracasser contre le mur et le contourna rapidement. Le coup de tête qu’elle lui asséna fut magistral, si bien que le nez de son adversaire fut encore plus dévasté que celui de Cendre. Cette dernière s’écroula d’épuisement devant Erdrak sans l’avoir remarqué, ne pouvait se retenir d’une petite tirade. Cette jeune femme était complètement inconsciente. Erdrak fut presque touché toutefois, un peu comme un vétéran devant une recrue venant de tuer son premier homme. Il parla donc d’une voix grave et sévère. Son regard posé sur Cendre était froid comme à son habitude. Tu verras, ce dégout passe avec le temps. A condition de vivre assez vieux. Et pour ça, il faut toujours surveiller ses arrières.

Son intervention eut l’effet escompté. La gamine sursauta et se retourna. Par contre, ce qu’Erdrak n’avait pas vu venir, fut le brigand qui sortit un coutelas et s’apprêta à l’offrir au dos de Cendre. Le guerrier poussa Cendre sur le côté et asséna à un coup de poing d’acier dans la mâchoire de l’homme. Les os craquèrent en un bruit écœurant et l’homme perdit connaissance. Il était encore vivant mais ne pourra plus manger une salade avant longtemps. Erdrak se retourna de nouveau vers la gamine. Qu’est-ce que je te disais. Tu te fais plus d’ennemis que moi. Si tu veux vivre vieille, il te faudra plus qu’un coup de génie pour y arriver. Tu n’es qu’une peste. Toutefois… Mais oui, toutefois quoi ? Il n’allait tout de même pas lui enseigner comment se battre. Cette arrogante ne le méritait pas. Pourtant, son code d’honneur l’empêchait d’abandonner une gamine comme ça. Toutefois, si tu t’excuses, je suis prêt à te faire soigner et à t’apprendre deux, trois trucs qui te feront survivre plus longtemps. Son visage ne laissa passer aucune expression, son regard aussi perçant que l’acier. Mais intérieurement, il sourit en coin, fier du dilemme qu’il avait imposé à Cendre. A moins que tu ne veuilles que nous reprenions là où nous nous sommes arrêtés.


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mer 10 Mai 2017 - 15:20

On me parlait. L'homme me parlait. C'est la seule chose que mon cerveau éreinté reussi à capter. Je n'avais conscience de rien et pourtant la réalité me semblait déjà trop présente. J'avais envie de me reposer. Je pus capter tout les mots qu'il disait mais aucun n'eut de sens dans mon esprit. Je n'arrivais même plus à comprendre la signification des paroles qu'il prononçait. Ça devait encore être une de ces phrases provocatrices et hautaines vu l'expression moralisation qu'il avait. Je devais vraiment avoir l'aire pitoyable.

D'un coup, je pus poercevoi le geste rapide de l'étrangleur. Il me poussa violemment sur le côté et alors que j'étais déjà bien basse, assise au sol, et je me retrouvais sur le ventre, couchée comme quelqu'un qui ferait sa sieste, si tant est que quelqu'un puisse dormir sur le sol sale de cette rue. Du coin de l'oeil, je voyais monsieur "je donne des corrections aux mauvais enfants" en train de frapper le visage de mon adversaire. Ce dernier s'effondra de manière encore plus pitoyable que moi. Je compris qu'il avait tenté de me tuer en voyant le couteau au creu de sa main. Un peu tard Cendre... Je me serais bien moquée de lui si je n'avais pas été aussi épuisée. Et moi ? Je restais là comme j'étais tombée, allongée le ventre à terre. Qu'es que je pouvais bien faire d'autre aussi ? Bon j'avouais que j'avais l'aire d'une poupée en chiffon dans cette situation mais j'en étais à un point où je n'en avait, mais, absolument plus rien à faire. Je voulais juste dormir et faire un bon somme. Peu importait le lieu où le fait que j'avais la tête dans la terre.

Le choc avait au moins eu l'avantage de me remettre le cerveau en marche et lorsqu'il me parla de nouveau, je pus comprendre ce qu'il disais. Enfin, j'aurai préférer ne pas entendre si c'était pour qu'il me dise que j'étais une peste. Mais d'un autre côté, il avait employé le terme de "coup de génie" ce qui devait sûrement sous entendre que c'était moi le génie. Alors je décidai de seulement retenir ce compliment plutôt que la critique. Et d'abord, je ne me faisais pas tant d'ennemis que ça, c'était eux qui cherchaient à se faire de moi une ennemie. C'est vrai ça, si ils se laissaient martyriser sans râler, il y aurait moins de soucis dans ce beau monde.

Par contre ce qu'il dit ensuite eut le don de me faire grincer intérieurement. Enfin bon, j'étais toujours allongée sur le ventre le visage de profil pour pouvoir regarder l'homme qui me parlais. Mais je n'avais clairement pas assez de forces pour pouvoir et même vouloir bouger de là. J'avais l'impression de planer complètement et pourtant, je n'avais même pas de crise d'amnésie. Il me proposa soit de m'excuser soit de me faire massacrer. Alors qu'il devait attendre une réponse, je le fixais. Mes yeux marrons grands ouverts. Le corps totalement immobile cloué au sol. Je ne bougeais pas. Je n'avais même pas l'impression de respirer pourtant j'étais en vie et j'étais consciente. Et mes pensées défilaient à tout allure dans ma tête face au choix qu'il m'avait imposé de faire. En fait, je réfléchissais surtout à ce à quoi il pouvait bien penser en me proposant ça. C'est vrai, pourquoi il se priverait de me donner une correctionpour même en venir à m'aider ? Déjà qu'es qui lui faisait dire que j'avais besoin de son aide ? En tout cas, le choix que j'avais à faire n'était clairement pas compliqué pour ma part. Après avoir réfléchi à toutes les idées malsaines qui avaient bien pu éclore dans son cerveau de psychopathe étrangleur, je me levai d'un coup face à lui, et dit avec tout l'entrain que je pus :
"Je..."

Enfait non, je venais de retomber par terre en fait. Ce n'était pas un choix personnel bien sûre, juste une autre fantaisie de mon corps de fillette. Le fait passer rapidement de la position horizontale à la position verticale avait eu pour effet de me faire tourner la tête. Je décidai de rester un peu plus assise au sol histoire de ne pas de nouveau m'effondrer de manière ridicule. Après un instant je me relevai comme une petite chose fragile et finit par lâcher sans problème avec un haussement de sourcil :
"Je suis désolée."
Trois mots que je ne pensais absolument pas mais apparemment c'était ceux qu'il attendaient et je n'avais plus envie de le contrarier alors autant faire en sorte de ne plusme prendre de coups pour aujourd'hui, ça ne servait à rien si je n'en tirais pas la satisfaction de pouvoir l'embêter. Et ça ne me coûtait rien en plus, il pouvais plus bien me demander ce qu'il voulait, j'étais lassées de tout. Alors on ferait, ce qu'il voudrait et je me plierais à ses volontés. Pas par nécessité mais par ennui. Parce qu'en ce moment, je n'avais aucune envie particulière de continuer à l'enerver ou à faire quoi que ce soit d'autre. Je fus assez surprise du fait que je ne m'oppose pas encore à lui, chose qui ne m'auraient absolument pas gênée malgré mon état lamentable. La fatigue apportait chez moi une sorte de renoncement et de désintérêt de tout et même de ce que voulait bien sinifier que je présente mes excuses. Et pour montrer ma bonne foi, je tentai une révérence assez bâclée toute amusée. Parce que oui, mes nerfs avaient vraiment mis à rude épreuve et moi en ce moment je trouvai ça drôle de faire la révérence dans mon état. Puis je me rassit parce que je ne pouvais tout simplement plus tenir debout aussi longtemps.


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Jeu 11 Mai 2017 - 15:27

Le regard impreturbable, Erdrak esquissa une petit mou dubitative. La gamine était manifestement épuisée par son combat et les coups qu'elle avait reçus. Ce n'était pas elle qui s'exprimait mais plutôt un abandon, une lassitude. Le mercenaire était quelque peu déçu. Il s'attendait à un peu plus de résistance ou de fierté venant de Cendre, mais au final, même si elle s'était défendue bravement, son arrogance ne tenait pas la route. Elle était banale, digne enfant de Gloria, une façade friable de plâtre. Son excuse ne voulait rien dire aux yeux de mercenaire. Il aurait pu lui demander de lui jurer allégeance qu'elle l'aurait fait, pour l'oublier juste après. Ce fut une coquille vide qui répondit à Erdrak, par l'effrontée qui, avec un nez cassé, avait continué à l'insulte et à le provoquer.

Avec un hochement de tête désapprobateur, Erdrak se pencha vers la gamine et la souleva dans ces bras. Elle n'avait peut-être pas de paroles, mais le guerrier en avait une. Bien qu'elle ne crut pas un seul mot qu'elle avait prononcé, elle les avait dit, et Erdrak se devait de tenir sa part. La fille était légère, et son corps était maigre comme celui d'un oiselet. Il aurait pu la casser en deux en serrant très fort. Il cala Cendre, la tête logée contre son épaule, comme on porte un bébé ou une jeune mariée. Il aurait un sacré stature dans les rues de la ville, le guerrier portant une jeune femme couverte de sang. Un souvenir lui traversa l'esprit. Il marche à travers la fumée, en armure, portant un enfant dans les bras. Son armure est couverte de sang, Solstice n'est pas là, mais une épée qui n'est pas Equinoxe bat à son côté de droit. L'enfant semble inconscient. Erdrak a les yeux de feu, l'acier a laissé place à un brasier énorme. Aussi vite qu'elle est apparue, la vision disparaît, ne laissant rien d'autre qu'une légère arrière-pensée. Le mercenaire oublie rapidement cette vision furtive de son passé ou de son futur.

A travers les rues, Erdrak ignore les regards en coin des passants. Si la violence n'est pas rare dans ce quartier, il est plutôt exceptionnel de voir un mercenaire trimballer une jeune femme ensanglantée. C'est si inhabituel qu'un autre élément surprenant vient compléter le tableau. Une patrouille de la garde a le culot d'arrêter le guerrier. Hey, là. Qu'est-ce qui est arrivé à cette jeune fille? Vous l'avez maltraitée. Je tiens à vous prévenir que le viol va vous couter cher. Les gardes avaient déjà commencé à l'encercler, lances baissées. Erdrak soupira, lassé de cette ville où tout est absurde. Je conduis cette jeune femme chez un guérisseur. Vous pensez bien que si je l'avais mise dans cette état, je ne m'exhiberais pas comme ça dans la rue. Soyons logique. La pauvre enfant a été agressée par une bande là-bas, dans la ruelle. Si je n'étais pas intervenu, le Dracos seul sait ce qu'elle serait devenue. Si vous voulez arrêter les coupables, ils sont toujours allongés là-bas.

Celui qui semblait être leur chef fit un signe de la tête et un garde alla vérifier les dire d'Erdrak, ce qui agaça ce dernier. Son histoire n'était pas la pure vérité, mais on pourrait au mieux le croire sur parole. Son équipement pouvait le faire passer pour un chevalier errant, et il n'était pas un vulgaire pillard. Toutefois, il se contint de toute remarque. L'homme revint et valida se dires. Les soldats le laissèrent passer. Erdrak reprit donc sa route jusqu'à une échoppe d'apothicaire qui ne semblait pas trop décrépite. Il n'avait aucune envie de la laisser à un charlatan. Il confia donc Cendre à un vieille homme assister d'une jeune fille du même âge que Cendre, mais bien mieux nourrit manifestement. Après un rapide examen, le vieillard commença les soins.

Erdrak en profita pour sortir et se dirigea vers une boulangerie et y acheta du pain, pas trop rassit mais en cette ville tout sentait la décadence, même le pain frais. Pour il retourna voir comme se passer la guérison de sa protégée temporaire.


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Dim 14 Mai 2017 - 17:55

Je n'était pas bonne menteuse alors je me doutais bien qu'il comprenne que mes paroles n'étaient absolument pas sincères. Restait juste à savoir si il ferait avec et tiendrais sa promesse ou alors si il allait mal le prendre et recommencer à m'étrangler. Ça ne me surprendrait pas plus que ça parce que j'étais vraiment très pénible mais j'étais au bout du rouleau alorsje préférais autant éviter ça si je le pouvais. Je sentais bien que j'allais amèrement regretter de ne pas avoir écrasé mon petit poing dans son visage un peu plus tard, mais toute opportunité vient à celui qui sait attendre. Pour l'instant, javais envie de pouvoir me reposer et me soigner. En plus, mon arrogance était en veille pour une fois alors autant en profiter pour essayer de s'en sortir indignement. Parce que bon sang, j'étais vraiment minable, à pisser le sang du nez et avec au moins une dizaine de commotions bien qu'elles ne soient pas visibles et surtout à avoir besoin de l'aide de ce psychopathe. Et j'avais juste envie d'en finir rapidement et de m'en tirer le mieux possible.

Après quelques secondes, durant lequelles soit il hésita à m'en coller une dans ma petite tête d'hypocrite, soit il fut surpris par mon changement soudain d'état d'esprit, il se baissa vers moi, et me saisit de manière que j'estimais vraiment humiliant pour moi et qui pouvait un peu paraître romantique. Enfin, bon, ça faisait plus pédophile donc ça pouvait encore passer. Il me portait... Il était vraiment en train de me porter ! Nous rejoignirent bientôt les rues plus fréquentées du quartier Ouest. D'un côté c'était assez marrant de voir le dessus du crane des gens, chose que je ne pouvais pas faire en temps normal vu ma petite taille. Mais d'un autre côté, mon amour propre prenait vraiment un gros coup ce qui eut le don de balayer le peu de calme que la fatigue avait réussi à m'imposer et de faire remonter peu à peu de la colère en moi qui ne se traduisit que par des grognements inaudibles vu mon état. Je me laissais faire malgré le regard des passants que j'avais vraiment envie de gifler d'ailleurs. Je savais bien que ce n'était pas habituel de voir un être supérieur mais quand même ils pouraient montrer plus de pudeur. Dnfin, quand je parlais de moi et pas de ce larbin qui me portait. Oui c'était bas, mais bon, ils ne pouvait pas vraiment lire dans mes pensées alors je pouvais bien me dire ce que je voulais.

Alors que nous cheminions je ne savais où, des gardes vinrent à notre rencontre. Ils parlèrent d'agression et de viol et concrètement ils n'avaient pas tors pour les deux accusations. Enfin, ils étaient marrants mais maintenant le mal était fait alors qu'ils ne viennent pas la ramener alors qu'ils ne servaient absolument plus à rien. Je me fis toute petite et laissai ce genre de désagréments à l'entrangleur qui m'avait prouvé plus tôt qu'il était d'ailleurs assez doué pour mentir et manipuler les esprits. Il sorti un des pires discours quz je n'ai jamais entendu. Comme si ça paraissait crédible qu'une fillette forte comme moi ait besoin de son aide. Mais le reste de ses arguments paraissaient corrects à mon humble avis. En tout cas, je ne fis pas l'erreur de me faire remarquer face à des gardes pour nier les dires de l'homme. Ça n'aurait pas été dans mon intérêt. Après vérification de ses affirmations, le groupe de soldats nous laissèrent repartir. Et c'était ça qui était censé protéger le royaume. Et bien bravo...

Au bout d'un moment, nous arrivèrent devant ce qui semblait être une boutique d'apothicaire. À ce moment, je regrettai beaucoup de mettre excusée pour finir ici. Pas que je sous effrayée, mais plutôt que je n'avais absolument pas confiance en ce genre de vendeurs pour ce qui était de ma santé. Nous rentrèrent dans l'enceinte et l'homme me confia à une sorte de vieillard sénile et un idiote pourrie gâtée. Jz ne les connaissais pas mais déjà je les détestais. Ça se voyait sur leur visage qu'ils voulaient me faire souffrir. J'aurais tout donné pour m'enfuir en courant mais je n'étais pas en état. Alors, le vieux pervers commença a examiner mmes blessures, notamment mon visage et mon cou qui avaient pris le plus. Le gifler pour avoir posé ses mains aussi impunément sur moi me démangeait vraiment mais ça n'était vraiment pas conseillé j'imaginais. Il commença finalement les soins. Enfin, une sorte de science obscure pour moi. Il etalait une sorte de pâte verte sur les marques rouges que j'avais au cou. Entre temps, l'étrangleur s'en alla. Ça ne me dérangeait pas, moins je le voyais, mieux je me portais. Et je me fichais bien d'où il pouvais être parti.

Je devais avouer que la bouillie verdâtre appaisait un peu la douleur sur mon cou. Je me laissai donc faire lorsqu'il commença à s'occuper de mon visage. Grossière erreur. Je ne savais pas vraiment ce qui se produit mais lorsque l'apothicaire mit une sorte de liquide sur ma plaie à la joue, j'eus l'impression que je me faisais brûler vif. Mais bon sang, il m'avait empoisonné où un truc comme ça ? Je poussais un petit cri et avec le peu de forces qu'il me restais, je courut me réfugier à l'abri de ces personnes maléfiques. et le seul endroit que je pus considérer comme sécurisé fut un grand placard au fond du magasin sur lequel je grimpai hors de leur portée. Du sol, ils me disaient un tas de choses incompréhensibles pour tenter de l'attraper du genre "désinfectant", "alcool", "soigner". Ah, mais ils n'allaient pas m'avoir aussi facilement cette fois-ci. Ils tentaient juste de m'amadouer et voyant que ça ne fonctionnerait pas avec moi, la jeune assistante tenta de l'attraper pour me faire decendre. Très mauvais idée. Alors que je m'étais seulement mise à distance d'eux, le fait qu'elle tente de me toucher déclencha une volonté offensive à son égard pour l'en empêcher. C'est ainsi que je me retrouvai à lui plancher des livres qui se trouvaient sur ladite armoire pour l'éloigner. Je dis bien attention bien entendu de ne pas lancer les bocaux en verre qui étaient au dessus. Non pas que ça me dérangeait vraiment de lui faire mal, mais plutôt qu'après je risquais de me couper dessus en marchant malgré le fait que j'avais des chaussures. Et je avais pas besoin de plaies supplementaires. Mes attaques au livre eurent finalement effet puisque que reussi à assomer la gamine avec l'un d'eux. Bien fait. Le gérant de la boutique me criais dessus avec effoie et énervement. Si il croyait que j'allais descendre, il rêvais le pauvre vieux. Alors je restai là haut à l'observer en train d'essayer de réanimer la jeune femme. Bon, c'est bon, c'est pas comme si elle était morte non plus, elle aurai juste une belle bosse sur le sommet du crâne.Et c'est à ce moment que le psychopathe étrangleur décida de revenir. Aille.


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Lun 15 Mai 2017 - 14:32

Lorsqu’Erdrak revint à la boutique, il crut avoir changer s’être trompé d’endroit. Une grande agitation régnait dans ce lieu qu’il avait quitté quelques minutes auparavant et qui était si calme à ce moment. Il reconnut le vieil apothicaire et son assistante, dans un état de panique assez prononcé. Dans un premier temps, il nota aussi la disparition de Cendre. Toutefois, il ne lui fallut pas longtemps pour suivre le regard affolé du vieil homme pour trouver l’effrontée, perchée sur une étagère, telle une chatte effarouchée. D’abord surpris et interloqué, le mercenaire ne put qu’éclater de rire devant la scène. La jeune femme laissait des livres sur ses assaillants, et avait assommé l’assistante avec un gros exemplaire de botanique.

Le pauvre guérisseur tentait de faire revenir à elle sa pauvre aide, qui s’en sortira probablement avec une grosse bosse, lorsqu’il remarqua enfin l’entrée de l’homme en armure en entendant son rire. Le vieillard sursauta avant de laisser un regard dans lequel on pouvait lire bien des choses : un appel à l’aide, du reproche, de la colère, de l’incompréhension, du soulagement. Mais surtout de la peur. L’homme se redressa et tira l’inconsciente jusqu’au guerrier avant de se tourner vers celui-ci, un air implorant et pitoyable dans les yeux. Je suis désolé monsieur, nous n’y sommes pour rien. Votre fille est une vraie furie. Nous n’avons rien f…

L’apothicaire ne finit pas sa phrase et recula d’un pas devant l’expression terrifiante du mercenaire. Le sourire d’Erdrak avait disparu. Son regard de glace était maintenant en accord avec son expression sévère. Surveillez votre langage. Cette gamine n’est pas ma fille. Alors je ne sais pas ce qu’elle vous a fait et je m’en moque. Débrouillez-vous comme vous voulez si vous souhaitez être payé. Erdrak se dirigea un peu vers Cendres et lui lança un des deux bouts de pain qu’il avait acheté. Hey, gamine, arrête de faire n’importe. Descend de là. C'est comme ça que tu te fais soigner ?Tu fuis lâchement face à de faibles guérisseurs, un vieillard et sa stupide assistante. Tu es pitoyable et surtout une incompétente. Ce qui est surprenant, c'est que tu sois toujours en vie. Peut-être tu fais tellement pitié que personne ne veut se salir à t'achever. Ou alors tu es si repoussante que la mort elle-même ne veut pas t'approcher. Quoique depuis que je t'ai refais le visage, c'est un peu. Alors tu peux décider de rester comme ça ou bien secouer le vide qui te rempli le crane et te faire guérir.

Erdrak essaya de se montrer aussi méchant et cruel que Cendres mais la scène était bien trop hilarante pour lui et il n'était pas sûr que sa volonté de blesser l'orgueil de l'effrontée. Mais rien que d'être présent et pouvoir lui faire un sourire narquois devant sa mine blessée était déjà un plaisir.




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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mer 17 Mai 2017 - 16:58

Lorsque l'homme en armure revint et entra dans la salle, c'était vrai que la situation n'était pas vraiment sous contrôle. Et la faute à qui ? Pas à moi en tout cas, je me protégeais juste en lançant les bouquins sur mes assaillants. C'était de la légitime défense. Ils avaient tenté de me faire du mal, je n'allais pas rester là sans rien dire ! Le pauvre vieillard traina son assistante hors de ma portée en profitant que le retour de l'homme m'ait distraite, et il commença à se plaindre de moi, alors que c'était lui qui était en tors à tenter de m'empoisonner bon sang.

L'homme et moi, nous eûmes la même réaction intérieur de négation quant au fait que nous puissions avoir un quelconque lien de parenté mais lui l'exprima oralement. Non, je n'étais pas la fille de cet énergumène qui m'avait blessée et heureusement ! Je ne le connaissais même pas, ni son nom d'ailleurs et je ne trouvais pas ça très dérangeant finalement. Le surnom de psychopathe étrangleur résumait assez bien ce qu'il était. Et je ne l'appréciais pas non plus, il était impulsif, idiot et violent alors que j'avais tenté de faire preuve de courtoisie. D'ailleurs, l'idée qu'on puisse penser que j'étais sa fille semblait lui déplaire au plus haut point. Pourtant, j'étais vraiment agréable comme enfant. Son regard se fit tranchant et en surplombant le vieillard, il lui dit n'avoir aucun liens avec moi. Enfin, le seul que nous avions était celui d'une victime et son agresseur. Bien sûre, une victime consentante parce que moi, j'aurai pu le neutraliser si je l'avais voulu.

Puis l'étrangleur s'approcha de l'armoire sur laquelle je me tenais. Instinctivement, je resserrai ma prise sur les étagère et le regardais méfiante. Après tout c'est lui qui leur avait demandé de m'empoisonner, il ne méritait pas ma compassion. Et en plus ils allait les payer pour qu'ils me finissent avec de l'alcool. Quoi? De l'alcool? Mais ce n'était pas utilisé pour éviter les infections ? Mince... Mais pourquoi ça faisait si mal pour quelque chose qui était censé me soigner ? Je ne voulais pas qu'il me remettent ça dessus, ça brûlait ! L'homme en armure m'ordonna de descendre et bien sûre, je n'en fit rien. Si ça faisait mal comme ça, alors je ne voulais pas être soignée!

Mais ce n'était pas de la lâcheté ! Personne ne pouvais m'effrayer et encore moins ces guérisseurs de pacotille. Comment pouvais t'il dire quelque chose d'aussi stupide ? C'était juste qu'ils ne vallaient pas la peine que je gaspille mon énergie pour eux, c'était tout ! Je pouvais leur régler leur compte quand je voulais. J'étais encore moins pitoyable et incompétente... Je n'avais rien d'une mandiante ou d'une ivrogne, j'étais une voleuse très douée avec toute la modestie dont je pouvais faire preuve. Pour qui se prenait-il cet idiot qui ne savais pas aligner deux mots de manière censée à se penser meilleur que moi ? Il faisait le malin alors qu'il était incapable de m'atteindreet il me regardait du sol alors que je le surplombais et il osait dire que c'était moi la plus pitoyable. La rage me montait à la tête et j'avais de plus en plus envie de lui arracher son hideux petit visage. Le fait que je sois toujours en vie était surprenant mais le fait que lui le soit aussi l'était beaucoup plus. Les gens nerveux qui agressent des enfants ne sont pas très appréciés alors que si l'aggresivité vient d'une personne de mon âge, on a tendance à être plus indulgent.

Les gens et la mort ne m'approchaient pas c'est vrai, mais ce n'était pas parce que je leur faisais pitié, je ne mérite pas la pitié, c'est parce qu'ils savent que j'ai le droit de vivre parce que j'en ai envie. Et je le sais. Et il n'avait pas à défigurer la créature agréable que j'étais. Et maintenant j'allais bien lui faire payer et lui montrer que je méritais la vie et même vingt fois plus que le crétin qu'il pouvait bien être. Je descendis de la grande armoire en faisant en sorte de ne pas en tomber pitoyablement et une fois en bas, j'observai les petites fioles qui se trouvaient à la hauteur de mes yeux et en prîs une discrètement. Après ça, je vins me placer en face de lui les bras croisés en cachant la petite bouteille en verre. Il ne devait y avoir que quelques mètres entre lui et moi et je lui dit :
"Et toi ? Tu es toujours en vie. Ça prouve donc que toi aussi tu es tellement pitoyable que la mort elle-même te fuis, non ? Les gens innutiles comme toi, ils finissent tous pareil. Tu moisiras consumé par l'âge et la folie, et moi je te regarderais t'éteindre toi et ta misérable vie remplie d'échecs. Personne ne veut d'une ordure comme toi, ça ne choquera pas. Alors laisse moi te rappeler quelque chose, tu n'es PERSONNE. Tu n'as rien, tu n'es rien, tu es seul. Je le suis aussi mais moi, je sais jouer de ça et je n'ai besoin de rien, je ne vis que pour moi. Ta pitié, tu es le seul qui en a besoin ici, parce que tu ne vaut rien et c'est ça qui es triste. Tu t'amuse à perdre ton temps avec un gamine de mon genre et c'est ça qui es triste. Il n'y a pas plus misérable que ceux qui ne le sont pas et qui s'intéressent aux miséreux. "
Je lui jetai le liquide contenu dans la fiole au visage et en prenant une expression faussement choquée, je dis juste un petit "oups". Il n'allait quand même pas me frapper alors qu'il y avait des témoins juste à côté non plus, alors autant en profiter. Je m'éloignai de lui pour me rapprocher du vieillard. Je souris méchamment et ajoutai :
"Et d'ailleurs... Heureusement que tu n'es pas mon père. Personne ne voudrait avoir comme géniteur un idiot égocentrique et lâche comme tu l'es."


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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Lun 22 Mai 2017 - 14:14

L’effrontée descend de son perchoir. Le mercenaire aurait-il touché une corde sensible ? Si son interlocutrice avait été plus aimable, Erdrak se serait réjoui de cette victoire. Mais voir la jeune femme descendre fit naitre en lui un double sentiment. Quelque chose qui s’approcha de la joie, lié à son attaque qui avait fait mouche, ainsi qu’une sensation proche de la tristesse. L’effrontée allait encore faire montre de son arrogance sans limite. Son caractère avait le don de l’énerver au plus haut point tout en le laissant de glace face à cette aberration. La jeune femme avait déjà un nez cassé, probablement quelques côtes fêlées, des contusions partout et pourtant elle se pavanait comme un paon. Aujourd’hui encore, des hommes lui auraient fait les derniers outrages si Erdrak n’avait pas été présent. Cette gamine n’apprendrait jamais, et elle le payera cher.

Tout en insultant Erdrak, elle se rapprocha de lui, comme un défi. Ses insultes étaient toujours les mêmes. Elle arguait de l’inutilité d’Erdrak, de son côté pitoyable. L’homme se retint de rire. La colère se mit à bouillir dans ses veines mais le ridicule de la jeune fille était bien plus fort. Il se retint de rire au nez de Cendre. Elle ne demandait rien à personne mais prenait volontiers ce qu’il lui fallait. Et elle est incapable de s’avouer avoir besoin des autres. C’était risible au possible. S’il l’avait laissé dans la ruelle, elle en serait morte après son passage à tabac. Erdrak ne voulait pas de la reconnaissance d’une glorienne, car comme la parole de Cendre, ce genre de chose n’avait aucune valeur. Ils étaient pourris de l’intérieur, et mérités de disparaitre dans un grand feu purgatoire.

Son envie de rire disparut lorsque la gamine lui refit encore le coup de lui envoyer quelque chose au visage. Une envie presque irrépréhensible de lui étaler sont point dans son nez, afin de le faire définitivement disparaitre fut difficilement contenue. La présence des témoins étant la seule raison de sa retenue. Cendre le savait et alla même se réfugier près du vieillard. Le mercenaire se releva de doute sa hauteur, son regard glacial semblait plus sombre que d’habitude alors qu’un rictus mauvais naissait sur ses lèvres. Il s’avança lentement vers les groupes de personnes, notant un mouvement du vieillard vers quelque chose sur son établi mais ne vit pas quoi. Il s’essuya d’une main rapide, à l’odeur il reconnut un baume contre les brûlures, le visage salit par l’effrontée.

Arrivé devant elle, Erdrak se mit à sa hauteur. Idiot, égocentrique et lâche, voilà peut-être un point que nous avons en commun, en plus de s’éteindre dans la boue. Sauf que pour toi, ce sera un caniveau, et ça arrivera plus vite que moi. Il ponctua sa tirade d’un petite chiquenaude dans le nez de Cendres, lui provoquant sans aucun doute une douleur très vive et une montée de larmes certaine. Le mercenaire savait à quel point un nez était sensible pour en avoir fracturé souvent et toujours fait en sorte de préserver le sien. Il s’apprêta à rajouter une tape dans le dos, avec tous ses bleus, la jeune femme serait à terre mais son geste fut arrêté par l’action du vieillard.

A la surprise du mercenaire, le guérisseur venait de planter la jeune fille. Par réflexe, Erdrak porta la main à son épée pendant que le vieillard retirait son dard du cou de Cendres avant d’exhiber ses main en bégayant. Ce n’est rien, ce n’est qu’un somnifère, elle va s’endormir rapidement. C’est le seul moyen de calmer cette furie avant que vous ne détruisiez toute ma boutique. Erdrak leva un sourcil et constata que l’effrontée oscilla déjà. C’était efficace. Et bien maintenant soignez-la. Pour vous dédommager, vous n’aurez qu’à vous servir dans la double de sa veste. Et après, jetez-la à la rue ou livrez-la à la garde, comme bon vous semble. Erdrak avait senti la présence d’une réserve à cet emplacement quand il avait frappé Cendre de son genou. Il sorti de la boutique, le cœur plus léger de cet instant de défoulement.


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Alyssa Mayzoll
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MessageSujet: Re: Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth] Mar 23 Mai 2017 - 21:45

Apparemment, il ne voulais pas lâcher l'affaire celui là. J'entendis ses pas se rapprocher et instinctivement je me retournai vers lui. Je n'allais pas non plus tourner le dos à ce psychopathe étrangleur non plus, je n'étais pas suicidaire. Enfin, mes acts précédents ne le demontraient pas spécialement au contraire mais bon... C'était la jeunesse qui me faisait faire des folies ! En tout cas lorsqu'il se positionna en face de moi en me regardant de haut, ce qui était logique vu ma petite taille, je sentis directement que j'allais passer un très très mauvais moment. Il se mit à dire des choses insensées qui me firent douter de son équilibre mentale. Comme quoi j'étais idiote, et c'était flagrant que c'était faux, j'étais une génie. Ça sautait aux yeux bon sang! Il ajouta que j'étais égocentrique. Franchement je n'ai jamais compris en quoi dire ça était insultant... C'était, c'est comme si on me disait que j'étais brune dans ma tête, pour moi, ce n'était pas mal et je n'avais pas a en avoir honte après tout. Beaucoup l'étaient mais peu le montraient mais lorsqu'il fallait choisir entre leur vie et autre chose d'important, bien sûre qu'il se faisaient passer avant. Mais les autre le prenaient parfois mal alors je n'hésitai pas à le concidérer comme une tare chez eux. Et pour ce qui était de la lâcheté, et bien, je ne considérai pas être lâche, si je voulais faire quelque chose, malgré le danger, je le faisais. Et il avait pu en avoir la preuve alors il mentait complètement en affirmant que je n'avais pas de courage. C'était bien la dernière chose qui pourrait me manquer. Et c'est en ça que j'étais moins pitoyable que lui. Et que je crèverai sûrement beaucoup trop plus vite. Parce que malgré tout, le stupidité préservait extrêmement bien les gens à défaut de leur enlever leur honneur.

Il tapa légèrement mon nez. Les seules choses que je pus penser furent "Aille! Aille! Aille!" et aussi "Il allait le payer très cher cet abruti...". Parce qu'avec la fracture que je devais déjà avoir, la douleur semblait triplée. Surtout que mes sens n'étaient plus grisés par le feu de l'action et je pouvais maintenant ressentir chaque parcelle de mon corps meurti en feu. Et lui il s'amusait à toucher une zone extrêmement sensible. Je l'avais cherché aussi... J'allais m'enerver quand je sentis une douleur à mon cou. C'était une douleur bien différente de celle que je ressentais depuis que je m'étais faite frapper. Elle était beaucoup plus... Fourbe. Je tournai la tête vivement et je vis d'où venait cette douleur. C'était cet abruti de vieux. J'allais lui arracher ses yeux de ces orbites, c'était pas possible d'être aussi bête. Il parla ensuite de somièr-je-ne-savais-quoi... Mais, C'ÉTAIT LUI LE SOMIÈR ! Je ne voulais pas dormir. Je me sentais très très très très bien. Je compris même que l'homme offrait au marchand mon argent, quel homme génér... QUOI? MON argent ? Mais... Mais non ! Il ne pouvait pas faire ça. Il n'avait pas le droit... C'était... Hum, c'était du vol ! J'allais lui faire comprendre... Le fond de ma pensée à ce trainé de première. J'entrouvrit la bouche et commençai :
"Espèce de sale conna..."
Je ne pus pas finir. Ma voix s'éteint d'un coup et tout devint noir. Je sombrai dans un profond sommeiltout en maudissant ce psychopathe étrangleur de tout mon être.


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Lapsus : #E2A9F3
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Rencontre Regrettable [PV Erdrak Geflorth]

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