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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
Nous jouons actuellement en Octobre-Novembre-Décembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne (équivalent de l'an 1760 d'Argent).



 
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Une quête sans but - Seö -

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Erdrak Geflorth
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MessageSujet: Une quête sans but - Seö - Lun 27 Fév 2017 - 14:26

30 Novembre de l'an 7 d'Obsidienne

Il était dans une pièce à la décoration riche mais sobre. Le mobilier était en bois sombre verni, sur la table qui trônait au centre de la pièce était disposée de l’argenterie ouvragée, dressée pour deux, prête à servir. Sur le sol, un épais tapis recouvrait l’intégralité du dallage en pierre et était doux sous les bottes d’Erdrak alors qu’il tournait sur lui-même et finissait son tour d’horizon de la pièce. Dans un des murs, une grande cheminée en pierre réchauffait la pièce. Dans l’âtre, des braises continuaient de rougeoyer doucement. La lumière de la pièce était diffuse et n’émanait réellement d’aucune des bougies et lampes mais la pièce était éclairée comme un jour blanc. Quand son regard se posa sur le mur jouxtant celui de la cheminée, Erdrak sursauta. Un jeune homme le regardait droit dans les yeux. La surprise passée, Erdrak compris que ce jeune homme était lui, et qu’il se regardait dans un miroir. Il était jeune, rasé de près, les cheveux courts, et ses yeux gris brillait d’une petite flamme de vie.

L’homme reconnu cette vision, ce miroir, il ne s’était vu qu’une seule fois dans un tel objet. La pièce lui sembla soudainement familière et pourtant si étrangère. Il ne connaissait pas cette pièce, cependant il ne s’y sentait pas en terrain inconnu. Serait-ce un de ses souvenirs que sa mémoire a effacés ? Sa réflexion fut interrompue par quelqu’un qui entrait par la seule porte de la pièce. Le cœur d’Erdrak manqua un battement à la vue de la nouvelle arrivante. La taille délicate, vêtue d’une longue robe rouge, les longs cheveux noirs de jais et le regard. Le doute n’était pas permis. Un doux nom fut murmuré par sa conscience, comme effleuré, léger de peur de le casser. Lorelei. Son premier et seul grand amour. La femme marcha vers l’homme, d’une démarche souple, élégante, féline. Arrivée devant lui, elle l’embrasse et l’homme ferma les yeux et l’enlaça tendrement.

La sensation de ses lèvres tièdes sur les siennes lui donna une sensation d’extase, sûrement un peu trop forte mais qu’importe, il était de nouveau avec elle et rien ne les séparerait jamais. Mais cette sensation cessa brutalement lorsque les lèvres de sa bien-aimée devinrent glacées et son corps se fit flasque. Rouvrant les yeux en reculant la tête, Erdrak vit le même visage dont seuls les yeux avaient changé. Ils étaient devenus gris ternes et le regardaient avec reproches. Sinestra. L’homme recula brutalement. Sa fille se tenait là où sa mère était et le semblait le juger. Où étais-tu quand nous avions besoin de toi ? Pourquoi nous as-tu abandonnées. Je suis vraiment désolé Sinestra. Dis-moi où tu es, et je viendrai te chercher. Je réparerai mes erreurs, s’il te plait Sinestra laisse-moi t’aider. Il est trop tard pour ça. J’ai maintenant une famille, qui elle ne m’abandonnera pas lâchement. En disant ses paroles, Sinestra reculait lentement, s’éloignant de son père, le regard toujours aussi froid.

Mais une silhouette se dessina derrière, elle semblait porter une épée, malgré sa forme indistincte. Erdrak voulu prévenir sa fille du danger mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il voulut se saisir de son épée mais rien ne battait son côté droit et encore moins son côté gauche. Il chercha un objet pour aller défendre la jeune fille mais la salle avait disparu, ne laissant place qu’un espace noir, dans lequel flottait ERrak, Sinestra et la troisième personne. Le Fléau Noir, Alauwyr Iskuvar, l’Assassin. Erdrak essaya de courir, mais ses jambes étaient trop lourdes et il ne put rien faire quand l’épée du meurtrier se planta dans le dos de Sinestra, qui se courba sous le coup en le regardant toujours froidement et d’un air accusateur. Car la silhouette se précisa et un visage entra dans la lumière. Ce n’était pas celui du Balafré, mais celui d’Erdrak, jeune, le même visage que dans le miroir. A la différence que ses yeux n’étaient pas gris mais rouge et que la flamme qui y brulait n’était pas celle de la vie, mais d’une soif de sang et d’une rage sans pareilles. Un rictus malveillant déformait les traits d’Asmo, cette incarnation de la colère d’Erdrak, qui se mit à rire, d’un rire de fou.

Erdrak se réveilla en sursaut, le corps baignant de sueur. Le dortoir de l’auberge était calme. A travers les volets, le Loup Solitaire devinait que le jour se levait à peine. A cette latitude, la matinée était déjà avancée alors. S’asseyant sur le bord de sa couche, il se massa la tête. Ce rêve n’était pas le premier de ce genre, mais il n’en demeurait pas perturbant. Asmo interférait souvent dans ses nuits, prenant le contrôle de ses songes, les transformant soit en bain de sang et de violences, soit en orgie malsaine, parfois les deux en même temps. Le mercenaire doutait de sa santé mentale mais jugeait que la présence de cette personnalité avait un bon côté. Il était plus simple de contrôler Asmo, en tant que personne, que sa colère quand elle était encore un volcan entrant en éruption.

Pour l’heure, comme bien souvent, Asmo dormait encore, plongé dans le rêve de sang. Cela ne dérangeait pas Erdrak tant que cela rester dans le domaine onirique. Le Loup aimait ces moments de tranquillité, quand le matin il était totalement seul dans son corps, libre. Le Brasier était un compagnon agréable pour un voyageur solitaire, mais sa présence permanente et son caractère le rendait pesant. Alors le mercenaire savourait ces instants de paix intérieur. Se levant paisiblement, il se prépara, se lava rapidement à l’eau claire et enfilant sa veste matelassée avant de passer Vengeance, l’armure de son père adoptif. Il ne la retirait pas souvent mais cette nuit, il avait estimé être assez en sécurité pour ne garder que son arme à porter de main. Il ceignit Croc à sa droite, l’épée qu’il avait aussi récupérée d’Iriac et se saisit de Solstice. Il allait la laisser au tavernier, contre rétribution bien sûr, mais bon, ses derniers emplois l’avaient pourvu d’un bon pécule. Le Loup ne se souvenait pas la dernière fois qu’il avait été si riche.

Puis il sortit pour continuer sa quête dans la capitale Elfique. Estellin était sa seule piste pour retrouver Sinestra. Pourquoi la cherchait-il ? Elle l’avait rejeté, elle le détestait sûrement et elle ne voudra probablement même plus lui adresser la parole. Mais il voulait la revoir. Durant la bataille contre les chimères, c’est elle qui l’avait sauvé, protégé d’Asmo et poussé à survivre. Durant le voyage, le mercenaire s’était dit que ça ne sera pas trop difficile de retrouver une jeune humaine au royaume des elfes, mais en entrant dans la ville, il s’était vite détrompé. S’ils n’étaient très nombreux, les humains n’étaient pas inexistants.

Errant dans le second cercle, le Loup Solitaire se demanda comment il pouvait commencer son enquête. Il n’allait pas demander à chaque passant s’il connaissait une jeune fille aux cheveux noirs, aux yeux gris répondant au nom de Sinestra Azura. Si c’est bien comme ça qu’elle se fait appeler dans ce royaume. Déambulant dans les rues, Erdrak se dit qu’il pourrait aller voir les tavernes. Elle lui avait appris qu’elle chantait et danser dans ces lieux. Mais c’était chez les humains, et si elle avait de la famille ici, elle ne la laisserait certainement pas s’adonner à de telles activités. Du moins le guerrier l’espérait-il.

Et puis, aux Esprits la réflexion. Il entra dans la première boutique qu’il croisa. Une fois à l’intérieur, un rapide coup d’œil lui apprit qu’il devait être chez un herboriste ou un vendeur d’objets magiques. Très peu versé dans les arcanes et la culture elfique, l’humain ne pouvait être sûr de la marchandise. Pourquoi était-il entré là déjà ? Pour aucune raison, sans réfléchir. Dans l’échoppe, se trouvait deux elfes dont un derrière un comptoir à ranger différentes choses. Erdrak en déduisit que ce devait être le marchand et le second elfe un client à le voir examiner les objets exposés. Profitant du fait qu’Asmo était encore plongé dans ses rêves macabres, Erdrak interpella le propriétaire et parla d’une voix forte. Il ne connaissait absolument pas les politesses en vigueur dans ce peuple mais, le marchand devait rencontrer de la clientèle humaine et l’humain espéra que l’elfe ne s’en offusque pas.

Bonjour monsieur. Veuillez m’excuser, mais j’aurais besoin d’un renseignement. Hélas pas sur vos produits. Je suis à la recherche de quelqu’un. C’est une jeune humaine, dix-sept ans, les cheveux noirs qui répond au nom de Sinestra Azura. L’auriez-vous vu ou entendu parler d’elle ? Le marchand ne prit ni la peine de réfléchir, le celui de répondre. Juste de hocher la tête en signe de négation. Erdrak déçu mais pas surpris se dirigea vers la sortie.


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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Mar 28 Fév 2017 - 13:41

La forêt qui s’étalait devant moi à perte de vue était magnifique. La matinée était douce, et le soleil transperçait les feuillages des majestueux gardiens de ce sanctuaire éclairait avec finesse le tableau idyllique qui se dessinait sous mes yeux. Je me mis à avancer paisiblement, profitant de la chaleur du lieu, bien loin de celle qui aurait dû régner en cette saison. Je ne pus m’empêcher de me demander où je pouvais bien me trouver. L’endroit ne m’était pas inconnu, mais j’étais bien incapable de m’en rappeler.

Je continuais donc ma progression, me laissant simplement guider par mon instinct. Une lumière crépusculaire traversa alors le feuillage des arbres. Il faisait déjà nuit ? J’avais donc, sans m’en rendre compte, marché toute la journée. L’endroit ne semblait pas se finir. Je ne savais plus du tout où je pouvais bien me trouver mais je ne me sentais pas du tout perdu. Bien au contraire. Je me sentais simplement chez moi.

Chez moi… ça me revenait d’un coup. Les anciennes forêts elfiques. Je n’aurais pas pu les reconnaitre si je n’avais pas brusquement eu ce sentiment de bien-être, comme si j’avais finalement accompli ma quête et finit mon voyage. J’avais toujours voulu revenir dans cet endroit qui rassemblait tant de mes souvenirs. Il n’y avait que là, qu’une seule et fugace fois, je m’étais enfin senti chez moi. Une sensation qui aurait pu durer jusqu’à la tombée de ma vie. Elle aurait pu éteindre avec douceur mes envies de voyages et d’aventure, m’empêchant de reprendre ma route sans but.

Je la vis soudain, cette vieille bâtisse qui avait tant compté pour moi. Une maison perdue dans cette immense forêt, au passé déjà chargé et à l’avenir incertain. Dans un certain sens, elle me représentait presque. Mais ce n’était que façade. J’avançais tranquillement vers le lieu, savourant cette sensation d’accomplissement qui m’étreignait le cœur. J’ouvrais doucement la porte, sachant pertinemment ce que j’allais trouver. Elle était là. Bien sûr qu’elle était là. Elle m’avait attendu tout ce temps. Son sourire lorsqu’elle m’aperçut acheva ma quête. J’étais enfin rentré.

Soudain, un frisson me traversa. Je me retournais pour constater que la neige recouvrait à présent l’extérieur. Je n’étais plus dans la forêt. Je n’étais d’ailleurs nulle part. Un vent glacial parcourait la pleine enneigée, faisant souffrir ma peau de ses mâchoires acérées. Je tentais tout de même de progresser à travers la tempête, luttant contre les éléments.

Une bourrasque me projeta brutalement en arrière, me faisant heurter un rocher. J’ouvrais alors les yeux.


____________________________________________

J’étais adossé contre un arbre, comme souvent lorsque je voulais prendre un peu de repos. Ma cape avait légèrement glissé, me découvrant un peu. J’avais été réveillé par la fraicheur de la matinée hivernale. Tâchant de remettre mes idées en place, je réajustais mon vêtement pour qu’il me protège mieux des intempéries. Ce rêve… J’en avais déjà fait un semblable. Il semblait qu’à l’approche de la cité elfique je ne puisse m’empêcher de ressentir cette sensation de quête non accomplie, comme si mon inconscient me rappelait que plus jamais je ne pourrais considérer un endroit comme étant chez moi. Comme si j’étais condamné à continuer mon voyage sans jamais en atteindre le but.

Je m’ébrouais avant de me relever, chassant ses pensées de ma tête. Je n’étais plus qu’à quelques jours à pieds d’Estëllin, et sans devoir me hâter, j’avais promis de rendre visite à une connaissance. Je pris alors tranquillement la route de la cité Elfique. Mon premier séjour là-bas avait été rempli de rencontres et de surprises… En serait-il de même cette fois ? J’en doutais à vrai dire, ou du moins, probablement rien de comparable avec ce que j’avais déjà vécu. J’aurais tout de même bien voulu montrer le fruit de mon labeur à l’impératrice. J’avais progressé, encore, sur la voie qui était la mienne et j’avais finalement réussit à créer quelque chose dont je ne pouvais m’empêcher d’être fier. Ça pourrait attendre, d’autant plus que je savais qu’elle serait probablement très occupée.

C’est donc pensif que je finissais ces derniers jours de route qui me séparaient d’Estëllin. Fort heureusement, malgré le froid, les hivers en montagne n’étaient pas non plus réputés pour être particulièrement rudes. D’autant plus que les bourrasques de vents se calmèrent rapidement pour laisser la place à un climat plus propice au voyage à pied. Lorsque j’arrivais en vue de la cité, je marquais un temps d’arrêt pour retirer ma capuche. Même si je gardais mon col, ma silhouette était plus avenante comme ça, et je n’avais aucune raison de cacher mes origines parmi mon propre peuple.

Je me dirigeais alors vers le deuxième étage de la cité. Ce n’était pas l’endroit que je préférais. Je le trouvais trop bruyant, trop animé, et je me sentais vite oppressé par le manque d’espace qu’impliquait la vie dans un endroit comme celui-ci. A cet endroit je préférais bien volontiers le dernier étage de la capitale Elfique où trônait un immense jardin. Ce dernier était plus calme, plus pur, et je me sentais enfin pouvoir respirer. Mais je devais, avant de repartir, chercher quelques composants dont je risquais avoir besoin pour continuer ma route. Je me rendis donc dans l’une des seules boutiques que je connaissais dans la ville. Elle ne payait pas de mine, mais, au dire du propriétaire, le commerce tournait plutôt bien.

En entrant, je remarquais l’échoppe étrangement vide. Seul son propriétaire était là. Je ne m’en formalisais pas davantage et commençais à regarder les articles qui pourraient m’intéresser. Un homme entra par la suite. Vu l’évolution de mes semblables, il paraissait de plus en plus courant de croiser des individus de nature et de culture différente au sein de la cité. Je poursuivais donc ma recherche sans lui porter plus d’attention que ça.

Il parait que le hasard fait bien les choses, parfois. Lorsque je l’entendis prononcer le nom de Sinestra, je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils, même si l’individu semblait parler avec bienveillance. Possédant l’information dont il avait « besoin », je ne pouvais pas non plus me résoudre à le laisser se débrouiller tout seul. Il était surement l’un de ses proches, et je me voyais mal interférer avec ça. Toutefois, je voulais d’abord m’assurer de ses bonnes intentions avant de lui fournir une quelconque aide.

Lorsqu’il sortit de l’échoppe, j’attendis quelques instants avant de lui emboiter le pas. Je le suivis sur une dizaine de mètres avant de revenir à sa hauteur. Lui adressant un sourire amical, bien que masqué par mon col, je l’interpellais.

« Bonjour Sire. Je crois avoir attendu que vous cherchez une certaine Sinestra et je dois vous avouer que c’est l’une de mes connaissances… » Je marquais une courte pause. « Je pourrais donc peut-être vous renseigner ou lui faire passer un mot, que lui voulez-vous ? » Mon ton se voulait courtois et avenant. L’homme avait visiblement effectué un long voyage pour arriver jusqu’ici.
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Erdrak Geflorth
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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Mar 28 Fév 2017 - 17:22

Mieux valait quitter cette boutique avant que la frustration ne réveille Asmo et que ce dernier ne décide faire payer à ce marchand son impolitesse. *On pense à moi ? J’ai raté quelque chose ? **Rien de probant j’en ai peur. **Alors arrête de chercher et faisons comme les vampires. **La journée vient à peine de commencer, et on en a déjà parlé, c’est toujours non tant que c’est moi qui décide. Et ce n’est pas prêt de changer. *Cette discussion revenait souvent. Des rumeurs racontent que des vampires continueraient de chasser des humains pour se nourrir et ce malgré e traité des trois peuples et Asmo souhaitait leur rendre l’appareil en chassant aussi les vampires chez eux. Ça serait une vengeance personnelle et pourrait remettre les morts à leur place d’après la Colère. Erdrak s’y était opposé fortement et Asmo n’avait pas essayer de l’imposer bien qu’il le remettait souvent sur le tapis. Les raisons étaient simples : ça serait du suicide pour un humain de chasser seul les vampires, il ne pourrait pas exterminer tous les vampires et il risquait de provoquer une nouvelle guerre. Cet argument n’était pas pour déplaire ni à Erdrak ni à Asmo en réalité. Mais une impression, peut-être l’instinct, poussait Erdrak à la recherche de Sinestra. Il voulait la revoir pour être sûr qu’il était son père, que sa vie n’avait pas été stérile et n’avait pas servi qu’à semer la mort. Asmo ricana à ses pensées. Sa seconde personnalité avait définitivement aucune gentillesse en réserve.

Marchant dans la rue, Asmo prévint Erdrak que quelqu’un approchait au moment où un elfe l’interpela. Un réflexe contrôlé de justesse failli lui faire porter la main à son épée. L’inconnu était un elfe, probablement un guerrier par sa tenue sombre et sa lance. Il disait connaître Sinestra. Poliment Erdrak lui répondit : Oui, je cherche bien Sinestra Azura. Je souhaiterai lui parler, savez-vous où je pourrais la trouver ? Je suis son… Son quoi ? Il n’allait tout de même pas crier sur tous les toits qu’il était son père alors que rien n’était prouvé et surtout qu’elle ne voulait pas de lui. Erdrak regardant autour de lui la foule assez dense. Je suis à sa recherche. Je suis Erdrak Geflorth. Connaitriez-vous un endroit où nous pourrions discuter calmement ? Je voudrais en savoir un peu plus sur ce qu’elle fait ici et où vit-elle ? Elle reste toujours assez secrète sur sa vie dans le royaume des Elfes. Je suis venu lui faire une surprise. Pas étonnant qu’elle reste secrète sur sa vie à Estellin, comme sur sa famille, puisque les deux bipolaires ne s’étaient croisés que deux fois et à chaque fois, après moins d’une dizaine de minutes, la tension entre le père et la fille avait explosé en une dispute. Et quand à la surprise de sa venue, ça en sera une grande. *Tu es le meilleur père du monde. *Le sarcasme n’était pas dissimulé pas la voix dans la tête du mercenaire. Mais il est vrai qu’entre son absence et son caractère peu facile, il n’était pas étonnant que sa fille le rejette, alors pourquoi continuer ? Parce qu’il n’avait plus qu’elle dans sa vie.


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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Mer 1 Mar 2017 - 9:24

Quelque chose me troublait. Une sensation dérangeante, si bien que mon instinct aventurier pris rapidement le dessus sur ma bonté. Il fallait que je sois prudent. Elle ne m’en avait pas parlé distinctement mais j’avais discerné, lors de ma rencontre avec Sinestra, plusieurs points sombres dans son passé. Des zones d’ombre qui me laissaient penser qu’elle ne s’était pas faite que des amis. Rien ne pouvait encore me dire si l’inconnu en question faisait partie de cette classification, mais ce n’était pas une chose exclue. Surtout à cause de cette sensation inexplicable.

Toutefois, j’en avais trop dit, ou pas assez. Me défiler maintenant aurait pu paraitre louche et causer du tort à la jeune humaine. Et puis, je ne voulais pas risquer un conflit. Non pas que j’étais inquiet, nous étions dans la capitale de mon peuple et personne n’était assez stupide pour attaquer un elfe ici. C’était surtout car je n’avais aucune garantie qu’il fût un ennemi de Sinestra, et, s’il ne l’était effectivement pas, je n’avais aucune raison de me méfier trop ostensiblement. En plus, lorsqu’il s’était présenté, il avait coupé court, ne me révélant pas vraiment qui il était par rapport à elle, ce qui ne me disais rien qui vaille. Je fis bonne figure, pendant que je réfléchissais à un moyen de déterminer qui était réellement l’individu.

« Enchanté Sire Geflorth. Je me nomme Seö. Et oui, il serait plus convenable d’en discuter dans un endroit plus tranquille. » Je lui souriais et lui indiquait de me suivre. Je pris la direction de la voie royale afin de sortir de la cité. J’espérais qu’il ne craindrait pas à un piège, car c’était tout le contraire. Je voulais simplement l’emmener sur un terrain neutre où il se sentirait plus libre de parler et éventuellement de me révéler qui il était.

Après avoir franchi les grandes portes, je nous emmenais dans une clairière de la forêt que je connaissais bien pour y avoir bivouaquer un temps pendant mon premier séjour à Estëllin. En effet, je n’avais pas vraiment voulu dormir dans une auberge, étant généralement plus à l’aise en extérieur. De plus, j’avais choisi cet endroit car il était assez éloigné de la maison de Sinestra. Après une dizaine de minutes de marche, nous arrivâmes au dit endroit.

« Désolé pour la marche, mais nous serons sans doute plus à l’aise ici pour discuter. En revanche, je n’ai pas bien compris qui vous étiez, enfin par rapport à elle, vous êtes son… ? » Je n’y allais pas par quatre chemins, faignant grossièrement l’ignorance, mon ton sonnant presque comme un sarcasme. « Comprenez bien que je n’ai absolument rien contre fois Sire Geflorth, je m’assure simplement que mes amis restent en sécurité. Par les temps qui cours, j’imagine que vous savez pertinemment que l’on n’est jamais trop prudents… » Je lui souriais pour apaiser mes paroles. Malgré ma méfiance, je n’avais pour l’instant aucune raison d’être vindicatif et j’espérais ne pas en avoir par la suite.

« Donc, je serais ravi d’en entendre plus, Sire Geflorth, sur le lien qui vous unit avec Sinestra. A la suite de ça, je me ferais également une joie de vous renseigner. » Je le regardais dans les yeux, attentif à ce qu’il allait bien pouvoir me révéler.
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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Mer 1 Mar 2017 - 12:25

L’étranger se trouvait être un elfe, se nommant Seö et plutôt poli. Erdrak pensait qu’il lui donnait du Sire par politesse et qu’une fois les présentations faîtes, il l’appellerait Erdrak ou Geflorth comme certains se plaisent à le faire. Mais au contraire, voilà qu’il lui servait du Sire Geflorth. Erdrak passa sur ce détail et Asmo ricana devant tant de déférences. Il suivit le jeune elfe sur la voie royale avec une allure décontractée bien qu’intérieurement, il était aux aguets. C’est lui qui avais proposé à l’elfe de changer de lieu mais il ne connaissait rien de ce Seö. Il disait connaitre Sinestra mais il pouvait tout à fait mentir pour lui tirer des informations, ce qu’Erdrak serait bien en mal de lui fournir, ou pour essayer de l’attaquer en traître. Cette seconde possibilité n’était pas la plus probable puisqu’il ne faisait que suivre l’invitation d’Erdrak à discuter ailleurs.

Ils franchirent ensemble les grandes portes. Erdrak ne pensait pas à l’extérieur de la ville comme endroit mais après tout pourquoi. En voyant la forêt, Asmo interrogea Erdrak sur les elfes et la forêt. Les elfes ont vraiment un problème avec la forêt, il aura pas pu nous amener à l’auberge comme tout le monde. Non, il faut qu’on soit au milieu des arbres. Dans un sens c’est pas plus mal. On ne l’entendra pas crier. Erdrak ne prêta pas attention au rire sadique de sa seconde personnalité, mais sa Colère avait raison sur le problème entre les elfes et les arbres. Leur marche se passa en silence, Erdrak guettant le moindre mouvement suspect de Seö, Asmo ne l’aidant pas vraiment pour une fois, ce dernier lui demandant de tuer l’elfe à chaque pas qu’il faisait sous-prétexte qu’il était suspect. Aujourd’hui, sa Colère était en forme et son rêve lui avait donné beaucoup trop d’idée au gout d’Erdrak. Mais faisant fi des remarques d’Asmo, il suivit l’elfe jusqu’à une clairière.

Ce n’était pas si loin de la ville que ça, et la trace d’un feu éteint depuis longtemps trônait au centre de la clairière. Je ne pensais vraiment à ça en disant un endroit calme, mais je suppose qu’on sera tranquille pour parler. Il avait parlé en adressant un sourire qui se voulait sincère et amical, mais Erdrak n’en avait pas l’habitude et n’était pas sûr du résultat. A la lumière de la forêt, ses yeux gris détaillèrent l’inconnu. Il y reconnu un guerrier mais pas taillé dans la même matière, ce n’était pas un combattant à proprement parler.

Un frisson parcouru le dos d’Erdrak lorsque Seö demanda plus de précision sur son lien avec Sinestra. Asmo ricana de plus belle devait la curiosité de l’elfe et le malaise du Loup Solitaire. Que dire et que faire ? Inventer un mensonge ? Dire une vérité qui pourrait être fausse ? C’était là un geste noble de la part de Seö de vouloir protéger Sinestra et le cœur d’Erdrak fut rassuré de voir que sa fille avait des amis, mais tout de même surpris. La connaissant, il était en effet surprenant que son penchant pour l’alcool et son caractère changeant lui ai permit de se lier d’amitié avec quelqu’un. Peut-être est-ce le royaume des elfes qui lui allait bien ou alors le royaume des humains qui la torturait. Toujours était-il qu’Erdrak devait fournir une réponse quant à son lien avec la jeune humaine. Mais d’abord une mise au point s’imposait, avant qu’Asmo ne s’agace et que l’irréparable se produise.

Mon cher Seö, d’abord ne m’appelez pas Sire. Je ne suis ni anobli, ni à anoblir. Vous pouvez m’appeler Erdrak, ça ne me gêne pas. Quant à mon lien avec Sinestra, je suis… j’ai été très proche de sa mère. Ma vie de mercenaire et les derniers évènements ne m’ont pas permis d’être souvent en la compagnie de Lorelei ni de Sinestra. Je souhaiterai rattraper ce temps perdu et qui ne reviendra plus. La voix d’Erdrak était quelque peu triste, avec un soupçon de regret. Le mercenaire se rendit compte que l’absence d’une vie de famille, de la femme qu’il aimait et le rejet de sa fille le touchaient plus profondément qu’il ne pensait. Si profondément que même Asmo n’osa s’en moquer. Alford avait peut-être raison. Sinestra ne vous a probablement jamais parlé de moi, et c’est tout à fait normal. J’ai été absent toute sa vie et je ne viens que de réapparaitre. Mais comme je vous l’ai dit, j’ai été très proche de sa mère et je lui dit bien ça… Après un court silence durant lequel les yeux d’acier du mercenaire semblèrent se perdre dans son esprit, Erdral repris avec un peu plus d’entrain. Qu’en est-il de vous ? Vous vous dîtes son ami, mais en réalité, rien ne me prouve que vous connaissiez ma… Sinestra. Vous pouvez m’avoir entendu le dire dans la boutique. Erdrak se maudit intérieurement de ce lapsus. Il tenait tellement à savoir qu’il se mettait presque à y croire entièrement. Encore une gaffe comme ça petit frère et c’est moi qui prend le relai. Si tu veux savoir, il va falloir arrêter les bêtises.


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Seö Wënmimeril
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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Mer 1 Mar 2017 - 15:19

Alors que nous nous écartions un peu du vacarme et de l’animation de la ville, je sentis que le guerrier était légèrement tendu. Après tout, je l’étais aussi. Nous ne savions pas encore comment nous devions nous considérer. Etions nous amis ou ennemis ? Lui devait penser à un piège que je pourrais éventuellement lui tendre, et moi je pensais à celui qu’il pourrait envisager pour Sinestra. En plus, son attitude ne me disait rien qui vaille. Il cacher quelque chose, c’était certain. Le choix de la forêt n’était pas un hasard. Je savais que c’était un terrain que je maitrisais bien. Très bien même. Toutefois, je n’espérais ne pas en arriver à là, car je n’en avais nulle envie. De vieilles sensations m’envahirent alors. La tension, le danger… Cela faisait un bon moment que je ne les avais pas ressenties aussi proches.

Lorsque j’insistais sur le lien qui l’unissait à Sinestra, l’individu sembla perdre de l’aplomb un instant. J’avais fait mouche, et il y avait bien quelque chose de plus compliqué qu’une simple visite de courtoisie. Fronçant légèrement les sourcils, je gardais toutefois un air calme et avenant. Malgré ces cachotteries, il n’y avait toujours rien qui me disait qu’il était ici pour lui nuire. J’écoutais donc patiemment ses explications, prêtant attention à tous les mots et toutes les intonations qu’il pourrait utiliser afin de déceler un éventuel indice. Un proche de sa mère… Un ami ? Un amant plutôt ? Son ton était plutôt triste, laissant penser que le sort de l’une et l’autre lui importait finalement beaucoup. Avec cette interprétation, j’aurais pu en conclure qu’il n’était pas un ennemi mais plutôt un allié. Mais il y avait trop de cachotteries et de mystère autour de cette présentation que je ne pouvais pas être aussi dupe. Il masquait, cachait quelque chose.

Mon oreille tiqua légèrement lorsqu’il prononça sa dernière phrase. « Ma Sinestra » … Cela confirmait une partie de ce que j’avais pu imaginer. S’il avait côtoyé sa mère de près… Son père ? Du moins prétendait-il et croyait-il l’être, je ne pouvais en avoir la certitude. Je fis un léger mouvement d’épaule, simplement pour vérifier que tout mon équipement était bien sur mon dos, juste au cas où. Je voulais simplement mettre un terme à tous ces secrets, il était temps que nous parlions franc jeu. Je le regardais alors dans les yeux, pour mieux pouvoir intercepter une éventuelle réaction.

« Et bien… Erdrak. Je ne suis on ne peut plus d’accord avec vous. Je pourrais très bien ne pas connaitre cette Sinestra et simplement vous avoir mené dans un piège, bien que je n’en voie pas l’intérêt très honnêtement. Mais je pourrais également vous retourner la question… » Je marquais un temps d’arrêt, un léger sourire assuré pointant sur mon visage, masqué toutefois par l’épais col qui remontait jusqu’à mon menton. « Nous devons donc jouer franc-jeu, vous ne pensez pas ? Depuis que vous vous êtes présenté, vous laissez planer une aura de mystère quant à vos réelles intentions… ce qui ne m’engage pas spécialement à vous faire confiance. » Nous allions arriver peut-être à un moment clef de ma tirade, qui le ferait sans doute réagir. C’était à ce moment-là qu’il faudrait observer la prudence la plus totale… Après tout, un animal coincé est un animal dangereux… Je gardais toujours mon ton courtois, et je continuais. « J’aimerais savoir pourquoi vous cherchez la personne que vous pensez ou qui est votre fille Erdrak, et je souhaiterais surtout connaitre la raison de la dissimulation de cette information. Sans ça, je me verrais dans le regret de couper court à cette conversation et je ne pourrais malheureusement pas vous aider dans votre quête. »

Je soutenais son regard, guettant sa réaction. Je sentais qu’il ne cachait pas seulement son identité. Il était dangereux, ou du moins il pouvait l’être, et il était hors de question qu’il puisse approcher mon amie sans avoir réussi à sérieusement me convaincre.
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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Jeu 2 Mar 2017 - 13:14

Erdrak commençait à se demander s’il avait bien fait de se lancer dans cette quête et surtout le bien fondé de suivre cet elfe. Il était un peu trop curieux pour le bipolaire et si la personnalité d’Erdrak tolérait ce genre de comportement, Asmo n’avait pas la patience de supporter des interrogatoires. Rien de bien surprenant venant de la matérialisation des sentiments violents du mercenaire. Ce n’était pas vraiment une gêne en soit, puisque Erdrak avait de ce fait un comportement plus calme et posé en temps normal. Le problème se posait quand la Colère remplaçait la conscience d’Erdrak pour s’exprimer.

Jusqu’à présent, rares étaient les fois où Asmo prenaient le contrôle de l’humain, et c’était généralement au cours de batailles ou lorsqu’ils étaient en danger. N’est-ce pas ainsi que sa Colère était née, dans la fureur des combats et de la soif de sang. Elle essayait parfois de prendre le dessus sur Erdrak mais, en temps normal, l’esprit original était suffisamment puissant pour garder Asmo à sa place, c’est-à-dire au fond de son esprit. Mais aujourd’hui le Loup Solitaire sentait que quelque chose n’allait pas avec sa seconde personnalité, et qu’il n’allait pas apprécier les conséquences de ce changement.

Erdrak sentit son sang doucement bouillir lorsque son interlocuteur remit en toute son honnêteté et l’accusa de ne pas révéler sa vie à un illustre inconnu. Pour qui se prenait-il ? La fureur se mit à battre violement dans ses veines lorsque Seö sembla avoir découvert son lien supposé entre Erdrak et Sinestra. Habitué à vivre ses sensations, Erdrak se sentit surprenant exploser d’une rage inhabituelle lorsque son interlocuteur lui imposa ce qui semblait être ultimatum.

Quand il s’en rendit compte, il était trop tard. La personnalité principale venait de perdre sa place face à sa colère. Impuissant, Erdrak s’entendit dire Tu essayes de me faire chanter ! Le visage d’Erdrak était maintenant déformé par un rictus mauvais, et ses yeux gris acier brûlait d’une lueur sanguinaire alors que sa main droite fondait sur son côté gauche pour ni rencontrer que du vide. A la grande surprise d’Asmo et celle un peu moins grande d’Erdrak qui en profita pour reprendre le contrôle.

Le Loup était plutôt interpelé par ce qui venait de se passer. Pas sa perte de contrôle, mais le fait que sa seconde personnalité ait essayé de dégainer de sa main droite, action illogique puisqu’Erdrak était gaucher, son épée bat son côté droit et Asmo était techniquement un dédoublement de personnalité, devrait-être gaucher. Mimétisme. Fut la réponse d’un Asmo boudeur, renvoyé au fond de la conscience du guerrier alors que la colère, la rage et la fureur disparaissaient du corps d’Erdrak.

Se doutant que sa réaction ait pu surprendre Seö, Erdrak continua son geste pour se saisir de la bourse coincée dans sa ceinture. C’était là une bien maigre excuse, qui ne cacherait pas le mouvement violent, son expression sanguinaire et sa véhémence. Erdrak réfléchissait à toute vitesse pour rectifier la situation. Il reprit une sérieuse froide, soutenant le regard de Seö de son regard calculateur. Sa voix était plus calme quand il recommença à parler mais il se força à la garde un peu agressive. De la bourse, il sorti un collier sans valeur où une pierre terne y pendait. Je n’aime pas beaucoup la façon dont tu poses les choses. Mais soit… Désignant le collier du menton. Ceci est le présent que Lorelei m’avait offert il y a 18 ans de ça. Il y a 18 ans cette femme était noble de caractère et nous avons été amants. Je viens de traverser un continent pour retrouver ce qui est peut-être ma fille. Ce n’est pas pour me faire éconduire par un elfe suspicieux que je ne connais pas et qui jusqu’à présent n’a aucune preuve de ce qu’il avance. Alors voilà ce qu’on va faire. La voix d’Erdrak se calma mais son regard resta glacial. On va faire chacun son tour, une question. Tu poses une question, j’y répond et je pose une question et t’y réponds et ainsi de suite.

La discussion avait une tournure qu’Erdrak aurait voulu hésiter. Il s’était mis à tutoyer Seö sans raison particulière mais l’action d’Asmo avait perturbé ses plans. L’avantage était que ce dernier semblait dans une profonde léthargie ou quelque chose de semblable car Erdrak ne ressentait pas les remous habituels de sa présence. Je vais donc répondre plus clairement à ta question. Je suis le père de Sinestra, celui qui a disparu. Les périodes de temps coïncident entre ma romance avec sa mère et l’âge de Sinestra. A cette époque, sa mère ne voyait pas d’autres hommes et n’avait pas pour habitude d’avoir des amants. Alors qu’Erdrak parlait de Lorelei, ses yeux était traversés d’une profonde tristesse et d’un immense regret avant de redevenir glacials. Rien n’est sûr, mais c’est plus que probable mais j’ai pour habitude de parler avec certitude plutôt d’exprimer des paroles douteuses. Maintenant, à mon tour de poser une question. Comment as-tu rencontré Sinestra ? Et ne me répond pas juste un lieu, je veux un peu plus de détail. C’est la règle d’une interrogation.


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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Ven 3 Mar 2017 - 11:52

L’homme perdait son calme, et c’était indéniablement visible. Moi, je le conservais. Il n’avait pas été très difficile de le percer à jour le possible géniteur de mon amie. Il ne semblait pas très assuré d’être ici. La proximité avec les elfes le gênait peut-être, la proximité avec les autres tout court peut être ? En tout cas, ses réactions confirmaient mes dires. Il n’aurait pas réagi de la sorte sinon. Toutefois, et durant un instant, tout ça sembla prendre une tournure beaucoup plus dangereuse que ce que j’aurais imaginé.

M’accusant de le faire chanter, il sembla d’un seul coup porter sa main à sa ceinture, faisant croire qu’il voulait dégainer. Son fourreau était pourtant sur sa main opposée… Aussi, il ne put se saisir de son arme. Je n’avais pas esquissé un seul geste, confiant en ma rapidité et en mes réflexes pour pouvoir esquiver s’il m’attaquait. Enfin… je me fis surtout la réflexion que dégainer ma propre arme sur le moment aurait pu trahir un manque de sérénité, manque que je ne ressentais pourtant pas. Je restais donc stoïque fasse à cette violente réaction, attendant qu’il reprenne. Son ton était plus froid, plus agressif. Il devait savoir qu’il venait quelque part de se trahir et que ça ne jouait pas en sa faveur. Il avait raison. De moins en moins de choses ne m’engageaient à lui donner les informations qu’il avait demandées. Il était, pour l’instant, totalement exclu de lui révéler quoi que ce soit sur la destination et la position de Sinestra. L’individu était indéniablement dangereux, et, qu’il soit son père ou pas, je n’avais aucune garantie que leurs relations soient cordiales. Elle ne m’avait jamais parlé de lui, n’évoquant que sa mère adoptive. De plus, quel genre de traumatisme fallait-il pour décider de s’installer à l’abris d’un autre royaume ? Non, décidément, plus je réfléchissais, plus tout ça me semblait devenir compliqué. Enfin, pour lui surtout. J’en venais presque à regretter de lui avoir proposé mon aide plus tôt, peut-être aurait-il mieux valu qu’il reste sans réponses.

Sa dernière et longue tirade m’arracha un léger sourire. S’il pensait me déstabiliser, ou quoi que ce soit d’autre, c’était raté.

« Ecoutez Erdrak. Je ne remets nullement en cause le lien que vous semblez clamer avec Sinestra, bien au contraire. Ces choses-là ne concernent que vous et vous seul. Je m’assure simplement ne pas donner une information qui pourrait mettre en danger mon amie, et pour l’instant je vous avoue que votre comportement n’est guère engageant. » Je marquais une courte pause, observant sa réaction, avant de reprendre. « Et que vous soyez son père n’y changement malheureusement rien. Certaines personnes fuient leur famille pour diverses raisons, et elle ne m’a jamais mentionné votre nom. Je suis sûr qu’un père pourrait apprécier ce genre de prévenance, pas vrai ? » J’avais parlé sur un ton calme. Je ne souhaitais vraiment pas que les choses ne s’enveniment de trop, et c’était déjà bien assez mal parti comme ça.

« Ne croyez pas que ma volonté est de vous prendre de haut, ou de vous faire miroiter quelque chose que je ne sais pas. Je souhaitais au début réellement vous aider dans votre quête, d’autant plus si cette réussite était profitable et à vous, et à Sinestra. Par respect pour elle, donc, je ne tiendrais pas compte de votre comportement aux allures violentes. En revanche, n’allez pas croire que vous pouvez fixer les règles de cet interrogatoire. N’oubliez pas que c’est vous qui avez besoin d’un renseignement que je possède, et que je ne vous ai rien demandé en échange. Je suis donc totalement libre de vous quitter sur le champ si je le souhaite, sans que ça me soit préjudiciable d’une quelconque manière. Je me contenterais donc de répondre que j’ai rencontré votre fille un matin où je marchais dans Estëllin, et que nous avons rapidement sympathisé. Je ne m’étendrais pas plus sur le sujet. En revanche, j’aimerais aussi savoir pourquoi vous avez traversé tout le continent pour arriver jusqu’ici, et qu’est-ce que vous comptez faire une fois que vous l’aurez retrouvée. D’ailleurs, à elle seulement conscience de votre existence ? »

C’était une question logique, et je ne savais pas vraiment comment il allait réagir. Je m’étais efforcé de lui exposer la situation pour lui faire comprendre mon point de vue sur son attitude, et la raison bienveillante qui m’animait. Mon ton était resté courtois et amical puisque je ne nourrissais pas pour lui une quelconque virulence. C’était encore une fois simplement de la prudence.
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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Jeu 9 Mar 2017 - 16:24

Il fallait calmer le jeu. Et très rapidement. Sa tentative vouée à l’échec n’avait pour seul but que de détourner l’attention de Seö sur la vraie Colère du mercenaire et de son geste plus qu’équivoque. Asmo avait essayé de tirer l’épée, et le Dracos soit loué, avait échoué car la Colère n’avait pas le même conditionnement qu’Erdrak. Encore une fois, le fait qu’Erdrak soit gaucher a sauvé la situation, en partie.

L’elfe gardait son calme, et il n’avait aucune raison de le perdre. Bien qu’Erdrak est un moyen de rivaliser avec lui, Seö n’était pas en danger. Mais le Loup Solitaire ne sut définir si son manque de réaction était de la suffisance, ou simplement un besoin d’affirmer une sérénité froide. Cette technique est souvent utilisée lorsqu’on n’est pas sûr d’avoir le dessus sur son adversaire. On le toise pour lui faire croire qu’il ne nous fait pas peur et qu’on ne craint rien. Un adversaire peut sûr de ses capacités, ni de sa victoire se mettra à hésiter. Dans cette situation, Erdrak n’en avait rien à faire. Il n’était pas là pour se battre mais pour retrouver sa fille. Sa supposée fille. Le Loup Solitaire n’était pas un belliciste, c’était Asmo qui, à son apparition, avait absorbé cette volonté de vouloir se battre pour des broutilles. De même que la haine et la violence, la personnalité d’Erdrak avait été dépouillée de plusieurs émotions néfastes, pour le meilleur comme pour le pire. Qu’il le veuille ou non, Erdrak avait besoin d’Asmo, et Asmo de lui.

Bien qu’aujourd’hui, le guerrier aurait bien pu se passer de cette personnalité. Il avait dû hausser le ton, et changer de plan pour obtenir des informations. L’elfe avait soulevé des points intéressants et logiques, ce que Erdrak redoutait. S’il avait réagi au quart de tour ou accepté ses règles, ça aurait beaucoup plus simple. Mais les Esprits en avaient décidé autrement. Et maintenant, il allait falloir faire attention à ce qu’il allait dire. Il allait jouer une carte qu’il n’utilisait pas souvent. Sur des gens plus faibles, elle fonctionnerait à coup sûr, mais Seö ne semblait ni banal ni faible et encore moins stupide.

En soupirant comme fatigué, Erdrak rangea lentement le collier, seul et unique souvenir de l’Amour. Il se frotta les yeux avec deux doigts avant de se passer la main dans les cheveux. Il semblait las, pas de la discussion mais de fatigue. Bien qu’il se tînt bien droit, ses épaules paraissaient voutées, comme portant un trop lourd fardeau. Ses yeux, toujours froid, ne reflétait plus une agressivité violente et destinée à quelqu’un en particulier, mais plutôt de celle qu’on utilise pour se défendre. La voilà la carte qu’Erdrak avait peaufiner pendant des années. Celles qui faisaient ses camarades, les autres Loups de la Meute, quand elle fonctionnait. Car elle avait fonctionné à tort et à travers, sur des marchands, sur des jeunes filles. La carte du soldat accablé. Sauf qu’aujourd’hui, ce n’était pas un rôle. Pas tout à fait. Erdrak était fatigué de lutter contre les éléments et contre Asmo. Il voulait juste avoir un but, quelque chose à quoi se rattacher. Mais Seö ne pouvait pas le savoir. Il ne pourrait pas deviner si le Loup Solitaire mentait ou était sincère.

Veuillez m’excuser. Je me suis laissé emporter et je n’ai pas d’excuse. Je n’ai que quelques justifications. Il n’y a pas si longtemps que ça, j’étais sur un champ de bataille, un horrible charnier. La bataille à peine finit, je suis reparti pour venir ici, me plus vite possible. C’est une épreuve que je me suis moi-même imposé, c’est vrai. Voyez-vous, je n’ai plus rien à quoi m’attacher. J’ai aussi un souci personnel mais je me rendrai bientôt au domaine afin d’y rencontrer les baptistrels pour essayer de me faire soigner. Je ne suis pas quelqu’un de foncièrement violent, juste une succession d’événement qui provoque ce genre de comportement. Ce dernier point n’est pas foncièrement vrai. Asmo tiqua au fond de sa conscience mais Erdrak lui intima le silence. Ce n’était pas la grande vérité et il le savait. Tout ce qu’il me reste est Sinestra. Je comprends absolument votre scepticisme. Quelles sont les preuves de ce que j’avance ? Et si c’est vrai, ne vais-je pas lui faire du mal ? Je n’ai aucune preuve qu’un sentiment, celui que je dois la retrouver. C’est d’autant plus absurde qu’il y a quelque mois, j’ignorais jusqu’à son existence. J’ai été absent toute sa vie, et j’ai abandonné sa mère par ignorance. Je ne veux pas qu’une telle chose lui arrive encore. Qu'elle vive seule et abandonnée.

Erdrak allait attaquer une nouvelle partie de son discours. Les mots lui venaient naturellement, contrairement aux autres fois. Il se souvint alors de la discussion qu’il avait eu, avec la seule personne qu’il considérait comme son ami, Alford. Il lui manquait quelque chose, un but. Et si Sinestra était ce but, ce besoin viscéral qui le pousse à vivre, qui le fait survivre. Je suis ce qui te fais survivre. La pensée boudeuse de sa colère traversa l’esprit d’Erdrak avant qu’elle ne replonge dans son mutisme. Asmo avait de très nombreux mauvais côtés mais savait quand il devait se taire. Poussant un nouveau soupir, Erdrak continua.

Nous ne nous sommes pas quittés en bon terme, les quelques fois où l’on s’est vu. Je voulais juste la revoir une dernière fois. Essayer de devenir meilleur pour elle, et faire ce que je n’ai pas fait. Vous savez ce qu’elle m’a reproché la première fois qu’on s’est rencontré, quand la vérité nous a été révélée ? Elle m’a reproché de ne pas avoir été là pour défendre sa mère. Pourtant, j’y étais. Pourtant j’y étais. Mais elle ne m’a pas vu. Je comprendrai que vous ne veuillez pas me donner d’information. Le fait de savoir qu’elle est entourée maintenant me suffit. J’étais inquiet pour elle, la voir errer, seule et fragile. Mais si vous pouvez m’assurer qu’elle n’a besoin de rien ni personne, qu’avec vous, et ceux qui l’entourent, elle n’a plus à se noyer dans cet alcool vicieux, dans cette absinthe qui ronge l’esprit. Alors je vous croirais, et je partirai. Convaincu d’avoir tout échoué pour elle mais que d’autres ont réussi. Sinon, je voudrai juste lui parler une dernière fois peut-être. Et si elle me rejette, alors je veillerai sur elle, de loin jusqu’à ce que je sois sûr de son bien-être et de son bonheur. Alors s’il vous plait. Dîtes moi. Est-elle heureuse ? Est-ce qu’elle vit bien et mange à sa faim ?

Erdrak n’avait pas un air malheur, ni franchement abattu. Sur air fatigué avait laissé place à un air inquiet. Enfin, tout était très subtil. Le visage du Loup n’avait jamais été très expressif, seul Asmo arrivait à déformer ses traits. Seuls les yeux gris acier, froid, montrer sa volonté d’avoir des nouvelles de Sinestra. Ils laissaient passer sa fatigue et son inquiétude dues à toutes ses questions. Les questions que se posent un homme qui n’a jamais connu que la guerre et jamais eu de famille.

Sa carte venait de tomber. L’honnêteté comme ultime atout. De toute manière, il n’avait rien à cacher. Plus maintenant. Cette dernière carte marche toujours. Du moins en théorie.


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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Lun 20 Mar 2017 - 12:12

J’avais joué une carte complexe. Par mon raisonnement, j’avais essayé de l’acculer pour prévenir une situation qui aurait pu s’avérer complexe pour moi. Je ne craignais pas de me battre, mais je n’en avais nulle envie. C’était une solution que je m’efforçais de garder en dernier recours, mais je voulais tout faire pour l’éviter. Comme d’habitude d’ailleurs. Je n’éprouvais aucun plaisir à faire du mal ou à prendre la vie à quelqu’un, et je gardais ça uniquement pour me défendre. Maintenant. Ça n’avait pas toujours été le cas, mais je m’efforçais de ne plus dévier de cette ligne de conduite, surtout sans raison apparente. Seulement, il avait eu la réaction que j’espérais lorsque le choix s’était présenté à lui. J’étais en un sens soulagé, car, si le fait de devoir blesser quelqu’un ne me plaisait guère, celui de blesser l’éventuel parent d’une amie me satisfaisait encore moins, même si l’attitude de ce dernier pouvait paraitre inquiétante. J’estimais donc prudemment le changement de comportement de l’homme.

Il semblait fatigué, ce qui collait à son discours. Enfin, du moins, il voulait le faire paraitre. Je réfléchissais alors sur le sens profond de sa « métamorphose ». Je ne pus m’empêcher de réprimer un sourire. Il était doué. Très doué, presque trop. La technique du guerrier fatigué et accablé avait dû lui permettre bon nombres de conquêtes, et ce assez aisément. Je me laissais presque prendre au jeu. Du moins, j’aurais pu me laisser facilement embobiner, mais j’avais également vécu un certain nombre de guerres et de batailles pour rester lucide. De plus, j’avais toujours dans la tête ce passage ou sa main avait tenté de dégainer son arme, même du mauvais côté. Les paroles qui avaient accompagné ce mouvement étaient trop éloignées de celles qu’il prononçait à présent, et je gardais mon opinion. Du moins pour l’instant. Quelque chose clochait, vraiment. Soit il était un excellent acteur et son honnêté était alors à remettre en cause, soit il était instable, et donc potentiellement dangereux. En l’état, il était donc totalement exclu de concevoir un seul instant l’amener à réaliser son but. Toutefois, je n’avais pas spécialement de raisons à garder un ton aussi froid, puisque lui-même semblait l’avoir changé. Je restais donc méfiant, en le laissant finir, puis je pris comme un temps de réflexion. Par ce biais, je souhaitais lui faire comprendre que, même si le ton de ma voix semblait se radoucir, je gardais parfaitement en tête son comportement préalable ainsi que ma lucidité. Ce temps passé, je lui répondais.

« Je suis ravi que nous puissions discuter calmement. Je vous assure qu’instaurer un conflit entre nous n’était pas du tout mon intention. Votre fille va bien, du moins à mon sens. Elle ne manque de rien et peut compter sur de bons soutiens. De ce que je peux voir, vous me semblez sincère, aussi je vais également l’être avec vous. » Je marquais une courte pause, tâchant de déceler sa réaction, puis je reprenais. « Ne vous emballez pas, je ne souhaite toujours pas vous informer de la position de votre dite-fille. Je n’ai d’ailleurs pas vraiment de raison de vous croire ou non sur ce lien de parenté donc qu’importe, mettons que vous soyez effectivement son père. Je pense que si Sinestra n’a plus souhaité vous revoir, ou du moins pour l’instant, c’est qu’elle a ses raisons, et je ne serais pas à ma place si je les outrepassais. De plus, vous semblez effectivement encore perturbé de vos récentes batailles et ça ne doit donc pas être le moment pour vous, vous ne pensez pas ? Je ne veux pas vous donner de conseils, surtout que vous n’êtes pas sans savoir que la natalité chez les elfes n’est pas non plus leur spécialité, mais sans doute serait-il préférable que, pour que vous puissiez devenir meilleur comme vous le dites, vous ayez réglé vos problèmes avant. Etre un bon père prend beaucoup de temps et de place dans une vie. » je marquais une pause, comme pour le laisser digérer mes paroles. Si elles avaient effectivement pu être un peu rudes, j’avais opté pour un ton plus doux et amical pour en atténuer l’impact.

Je souhaitais simplement lui faire comprendre pourquoi, dans l’état actuel des choses, je me refusais à lui livrer la moindre information sur sa prétendue fille, même s’il n’adoptait plus la même attitude qu’il y a quelques instant. Finalement, je n’avais absolument rien contre lui, et s’il était honnête, j’aurais même pu être légèrement triste. Ce n’est ni facile, ni inné d’être père, et malheureusement la moindre erreur ou le moindre mauvais choix est souvent définitif. Je ne pouvais tout de même pas le laisser planté là, aussi, je continuais.

« Je ne sais pas vraiment ce que c’est d’être un père, je sais seulement ce que c’est de ne plus vouloir voir le sien. Je ne m’étendrais pas là-dessus mais, malheureusement, je ne souhaite toujours pas vous donner la moindre information en ce qui concerne votre fille pour le moment. La seule chose que je peux faire, en espérant toutefois que ça puisse vous suffire, c’est de vous promettre de parler à Sinestra quand je la verrais, et que nous puissions discuter de tout ça. Je ne vous promets pas d’essayer de la raisonner, j’en apprendrais simplement un peu plus sur son point de vue et je pourrais juger si, oui ou non, je dois essayer de la convaincre de vous laisser une chance de vous racheter. Mais je ne peux pas prendre la décision à sa place. » Je savais que ça ne l’avancerait guère, car la jeune femme pouvait s’avérer parfois très têtue. Je continuais donc. « Vous m’avez mentionné que vous étiez un soldat, où puis-je vous trouver généralement, lorsque je pourrais accuser de sa décision ? »

Le but était double. Si effectivement j’étais sincère quand à pouvoir l’informer au détour de l’un de mes voyages, je le ferais. Mais, avec cette information, je pourrais également récupérer une information sur la position potentielle d’un danger pour mon amie, donnée qui pourrait sans doute me permettre de mieux anticiper les risques. Enfin, pour cela, toujours fallait-il qu’il réponde…


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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Ven 24 Mar 2017 - 21:32

Il semblerait que son plan avait marché mais pas autant qu’il l’espérait. L’elfe semblait toujours méfiant, mais bon, au moins l’erreur était réparée un minimum. Cependant Seö n’était toujours décidé à lui faire confiance. Toutefois il lui parla de Sinestra, ce qui réchauffa le cœur d’Erdrak en même temps que cela rendait Asmo jaloux. La seconde personnalité avait cessé de bouder à l’évocation d’une guérison par un baptistrel. Bien que ça ne soit pas ce qui va se passer. Le Loup Solitaire était décidé à déterminer si Sinestra était bien sa fille. Il ne savait ce qu’il fera après, Surtout si personne ne voulait lui indiquer où trouver la jeune humaine et qu’elle ne voulait pas le voir. Mais bon, elle allait bien et semblait aller mieux ici qu’à Gloria. Elle ne manque de rien et est bien entourée. C’est sûrement mieux que si elle vivait avec Erdrak, surtout depuis l’arrivée d’Asmo. Qu’est-ce que tu as contre moi ? Je t’ai sorti de beaucoup de mauvaises passes. Tu nous as mis bien plus souvent dans l’embarras comme maintenant, alors silence.

Au moins, que Seö mente ou dise la vérité, il n’était pas prêt à lâcher d’information. Ce qui pourrait s’avérer noble de sa part s’il est vraiment l’ami de Sinestra, ou énerverait le mercenaire s’il se payait sa tête. Ses remarques successives commençaient aussi à faire monter une colère sourde chez le mercenaire, réveillant Asmo prêt à intervenir pour punir l’outrecuidant. La voix d’Erdrak, toujours calme, laissait cependant transparaitre un certain agacement. Je voudrais bien les connaitre ses raisons. C’est d’ailleurs pour ça que je souhaite la revoir. A chaque que fois qu’on s’est vu, elle était sous l’emprise de cette liqueur verte, l’absinthe. Erdrak crache se mot avec le mépris qu’il avait pour cet alcool qui perturbait le schéma de pensées de ses consommateurs, bien plus que les autres boissons. Elle m’a sans cesse reproché mon absence. Si elle est vraiment ma fille, je l’ai eu à quinze ans. Vous imaginez. Sa mère a été mon premier et seul amour. J’étais un jeune mercenaire, qui n’avait connu que la guerre et incapable d’imaginer qu’on puisse aimer et être aimer en retour. Je ne suis pas parfait loin de là. Ce que je demande, c’est une chance. Mais ne me dite pas ce que c’est d’être père. Je vois bien que vous ne savez pas ce que c’est, tout comme moi. Mais je me sens soulager de la savoir à l’abri. J’espère juste que vous dîtes vrai. Si vous me mentez, vous le paierez cher. Quant à ne plus vouloir voir son père, Erdrak savait aussi ce que c’était. Lui non plus ne voudrait revoir son père que pour une seule raison. Le tuer à nouveau. Enfin, le mercenaire le croyait. Cette supposition l’habitait depuis qu’il avait appris que la disparition de son village était probablement liée à la Meute, les mercenaires qui l’avaient élevé. Mais une partie de lui pensait sincèrement que si Iriac revenait, Erdrak le serrerait dans ses bras. La solitude pèse lourd pour un loup lorsque toute sa meute est morte.

Je suis un guerrier, un mercenaire. Je suis obligé de voyager pour gagner ma vie. Je serai pour un temps au domaine Baptistrel, comme je vous l’ai dit. Et pour la suite… cherchez le Loup Solitaire, on commence à me connaitre mieux sous ce nom car c’est celui que je donne. Puis-je en savoir un peu plus. Comment gagne-t-elle sa vie ? Elle vit seule ?


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Dernière édition par Erdrak Geflorth le Ven 31 Mar 2017 - 8:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Lun 27 Mar 2017 - 12:24

Même s’il conservait un ton calme, il semblait peiner à cacher l’agacement qui teintais sa voix. Un détail attira mon attention, du moins un court instant, alors que je lui assurais que Sinestra allait bien. Il sembla, un court moment, comme soulagé. Mais il perdit rapidement cette lueur et sembla se replonger dans son attitude sombre, et quelque peu dérangeante. Sa voix se durcit donc légèrement et, à ma surprise, il me menaça à nouveau. Mon étonnement était expliqué par le fait que je le pensais s’être calmé et avoir retrouvé ses esprits. Il changeait décidément bien vite d’attitude, ce qui me confirmait son caractère imprévisible, et quelqu’un d’imprévisible est dangereux. Même avec ça en tête, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il avait au moins raison sur un point. Sinestra avait un penchant pour une boisson réputée altérer les sens de ses consommateurs, et c’était en effet un obstacle considérable. Mais, encore une fois, il s’agissait de son choix et, même si je ne pouvais que lui conseiller d’arrêter d’en boire, je ne pouvais pas l’en empêcher. Ce n’était pas mon rôle. Je n’avais en revanche pas fait le lien entre l’âge du mercenaire et celui de Sinestra. Sa fuite était sans doute liée à son immaturité à ce moment-là, ce qui restait totalement compréhensible. Je le laissais finir, puis je lui répondais.

« Sire Geflorth, je vous le répète, vos menaces ne m’atteignent pas et il est inutile de vous emporter. Mon attitude est parfaitement logique, et est une réaction à votre propre comportement. Vous changez trop vite vos airs et vos intonations à mon gout, et j’avoue ne pas savoir sur quel pied danser. Et c’est une chose qui me dérange et me conforte dans mon choix de ne pas divulguer d’informations sur mon amie. J’étais très enclin à vous aider dans un premier temps, et je ne pouvais m’empêcher de m’amuser de la coïncidence de notre rencontre, puisque je n’étais moi aussi à Estëllin que depuis quelques jours et que je m’apprêtais à repartir. Cette coïncidence de m’amuse plus. Je vous ai certifié que Sinestra était bien entourée et qu’elle vivait convenablement, et je ne vois vraiment pas quelle information je souhaite vous donner en plus de celles-ci. » Je marquais une courte pause, réfléchissant à la suite.

Je ne souhaitais bien évidemment pas entrer en conflit direct, surtout à l’abord de la capitale de mon peuple. Nous devions donner l’exemple en ce qui concernait les relations avec les représentants des autres peuples, et aussi, nous devions nous montrer diplomatique dans la mesure du possible. Seulement, cet homme représentait actuellement un risque non négligeable. De plus, je ne portais pas mon armure et mon équipement habituel, même si je n’étais pas non plus sans moyens de me défendre. Je l’observais, droit dans les yeux, avec l’espoir qu’il ne s’emporte pas de trop, auquel cas je mettrais immédiatement fin à notre entrevue.

« Encore une fois, je ne vous veux absolument aucun mal, et je serais bien sûr disposé à vous aider comme je l’ai mentionné précédemment si vous le souhaitez. Vous me trouverez à l’ambassade de la Caste des Dragonniers lorsque je ne suis pas en voyage, si vous souhaitez échanger avec moi. Je crains toutefois ne rien pouvoir faire de plus pour vous, a moins que vous souhaitiez continuer une conversation plus cordiale. »

Je mentionnais discrètement donc mon appartenance au groupe neutre qui résidait une partie à Caladon, simplement pour lui faire sentir que je n’étais pas un simple vagabond à l’apparence sombre et sans attaches. Je voulais lui montrer que j’étais digne de confiance, du moins autant qu’on pouvait l’être, et que j’avais pris du temps pour l’aider avec une bonne volonté, même si ça n’avait pas abouti. J’espérais donc arriver à tempérer quelque peu son comportement fougueux, afin de ne pas risquer une inutile rixe.


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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Ven 31 Mar 2017 - 9:19

La conversation touchait à sa fin. L'elfe qui faisait face au mercenaire ne lui donnerai pas plus d'information, du moins dans l'état mental dans lequel se trouvait Erdrak. Les nouvelles qu'il lui avait apportées de Sinstra allégeaient le cœur déchiré du guerrier, bien que l'envie de la revoir, et de pouvoir avoir une relation qui ne soit pas agressive avec elle, était très importante. Mais Erdrak avait bien remarqué que son comportement erratique gêné son interlocuteur, comment ne pas le comprendre. Ses récentes expériences l'avaient profondément traumatisé et il n'arrivait toujours pas à contrôler pleinement se nouvel être qu'il était.

Quoiqu'il en soit, ça ne servait à rien de continuer à discuter. Erdrak n'arriverait pas obtenir ce qu'il voulait et dans son état, c'était mieux ainsi. Moi, je pourrais le faire, je pourrais obtenir ce que tu veux de lui. En plus, nous avons largement les capacités de le faire. Le mieux, c'est que tu ne seras même pas obligé de regarder. La pression qu'exerça subitement sa Colère surprit le Loup Solitaire qui eut peine à se contenir. Non, il ne devait pas céder. S'il voulait un jour pouvoir reparler à Sinestra, Seö sera un point important de sa quête. Mais pour aujourd'hui, il devait accepter sa défaite.

Veuillez m'excuser, mais je ne vous menace pas. Ce n'est là qu'un avertissement. Si vous ne m'avez pas menti alors, il n'est que de l'air. Mais vous avez raison, et je vous suis reconnaissant de votre méfiance pour protéger Sinestra. Soyez cependant sûr que je reviendrai vers vous quand... Nouveau coup de pression d'Asmo, qui fait contracter la mâchoire et les muscles du mercenaire. Cette tension relance sa blessure à l'épaule, le faisant légèrement grimacer. La pression d'Asmo s'accentue, et le mercenaire peut sentir la brûlure du brasier de sa rage se déversait dans ses veines. Il n'est pas encore midi, mais il est déjà fatigué de lutter. Pourtant, il ne doit pas abandonner, ne serait-ce que pour la sécurité de l'elfe. Seö n'est pas mauvais, contrairement à Erdrak, et pourra lui venir en aide. Respirant profondément. Quand j'irais mieux. Je vous... remercie pour votre temps, et regrette la piètre... image que j'ai donnée de moi. La douleur est de plus en plus forte dans son épaule et un mal de crâne commence à poindre chez le Loup Solitaire. Arrête ça tout de suite, ce n'est pas le moment. Mais la seconde personnalité du mercenaire fou faisait la sourde oreille. Il fallait en finir avec cette conversation le plus vite possible. Toujours droit, mais la mâchoire contractée par sa lutte intérieure et la douleur de ses récentes blessures. Je ne souhaite pas vous faire perdre plus de temps. Veuillez me laisser, s'il vous plaît. Je prendrai un autre chemin pour retourner à la ville. Juste laissez-moi, je vous prie.

Erdrak attendra que l'elfe disparaisse avant de s'écrouler mais tant qu'il était là, le Loup devait se montrer faire. Et surtout contrôler sa Colère. Dans que Seö sera parti, le mercenaire partira vers le domaine Batistrel. Il ne pouvait pas vivre sans Asmo, mais il ne pouvait pas vivre non plus sans le contrôler, ce qui était loin d'être le cas. Il avait besoin d'aide, et les rhapsdiens étaient probablement les seuls à pouvoir le sauver.


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MessageSujet: Re: Une quête sans but - Seö - Ven 31 Mar 2017 - 14:15

J’espérais avoir pu calmer le mercenaire, ou du moins avoir réussi gérer convenablement la situation. D’un côté, je ne pouvais pas me permettre d’émettre une aussi grosse faute de diplomatie en combattant un humain en territoire elfique juste après mon arrivée dans la caste, supposée neutre, mais c’était également que je ne souhaitais en aucun cas prendre le risque de blesser l’éventuel paternel de mon amie, même si elle n’était pas là pour le voir ou qu’elle voulait couper les ponts. En fait, je n’aurais pas apprécié me battre contre lui. Et puis, il n’était pas dit que je pourrais l’emporter. Je ne m’étais remis à m’entrainer sérieusement que depuis quelques semaines et cela faisait un certain temps que je n’avais pas réellement combattu. Et puis, malgré mon avantage racial, il y avait a présent tellement d’artefact, de potions, et de magies différentes que je ne pouvais pas vraiment prédire qui sortirait vainqueur de notre combat.

Cependant, à mon grand soulagement, mes paroles finirent par l’apaiser. Ou du moins je le pensais. Il sembla presque se repentir de son comportement, se calmant et adoptant une attitude beaucoup plus diplomatique et propice à la discussion. J’allais lui répondre, sur le même ton cordial, quand le guerrier sembla s’interrompre brutalement, presque sans raison. Son visage devint crispé, comme s’il s’efforçait de contenir quelque chose en lui qui paraissait lui causer une douleur intense. Instinctivement, et même si je ne savais pas trop comment j’aurais bien pu faire pour l’aider, j’avançais d’un pas, prêt à lui prêter main forte. Ses paroles me stoppèrent net. Finalement, je n’étais pas soigneur, et, s’il le disait, c’était sans doute mieux que je laisse se débrouiller. Je ne craignais pas vraiment pour ma vie mais il était probable que ce soit ma présence et surtout mon refus qui étaient à l’origine de cette douleur, quelque pouvait bien en être la raison. Je le saluais alors brièvement.

« Bien. Si tel est votre souhait. Si vous me cherchez, transmettez un message à l’ambassade de la Caste à Caladon, c’est à cet endroit que vous pourrez me trouver et, quand vous aurez finalement réglé vos problèmes… » Et j’insistais sur le mot, pour lui faire comprendre que ce n’était qu’une métaphore « … Je serais toujours disposé à vous aider. Du moins du mieux que je pourrais. »

Sur ces mots, je tournais les talons, passant une nouvelle fois par la forêt que je connaissais bien. J’étais pensif, et sceptique. Son comportement révélait une profonde incohérence dans son être. Une maladie mentale ? Un maléfice ? Impossible d’en déterminer la nature, du moins pour l’instant, même s’il semblait très troublé. J’avais bien fait de vérifier qui il était avant de lui « vendre » Sinestra car, en l’état actuel des choses, il y avait plus de chances pour qu’il puisse lui faire du mal que lui causer du bien.

Je rentrais donc à Estëllin, la nuit tombée, après avoir réfléchi le reste de la journée. Je passais récupérer mes armes et armures là où je les avais laissées, avant de les revêtir de nouveau. Je m’étais accoutumé à cette apparence beaucoup plus claire et presque noble, et, à y repenser, ne pas les avoir portées aujourd’hui aurait pu me couter cher. Trop cher.



Fin du RP


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