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Tomber sur quelqu'un - Seö -

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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mer 22 Fév 2017 - 10:06

23 Octobre de l’an 7 d’Obsidienne

Ma vie a bien changé en deux mois. D’une guérisseuse vagabonde, je suis devenue infirmière pour l’armée aldarienne sous le commande de Christan Weren. J’ai vécu entouré d’hommes et affiné mes connaissances en chirurgie auprès de ses médecins. J’ai aussi appris beaucoup dans les bibliothèques de la ville. C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré dame Thredë, Impératrice des elfes et Baptistrelle. Elle m’a proposé de suivre son enseignement et de devenir comme elle, une baptistrelle et ainsi de faire de ma vie, une longue route pour aider les autres, sans distinction de race ni d’origine. J’ai pris un grand tournant, et je n’avais rien demandé. Ma vie s’est illuminée et un chemin tracé vers mes rêves est apparu. Je ne pouvais rien demander de mieux.

Mais en ce moment, ma vie s’est quelque peu calmée. J’ai bien sûr accepté sans hésitation l’invitation de la Chantebrise. Mais pour l’heure, je vais devoir rester un peu, pour parfaire mon éducation au près des alayiens et surtout parce que je n’ai pas pu prévenir Christan de mon départ, comme je lui ai promis. De toute manière Dame Thredë ne revient pas tout de suite. Comme le commandant et une grande partie des force aldarienne, ils sont partis en guerre, contre une menace si grande que toutes les races et les nations se sont unies pour la combattre. Et moi, je reste là, avec quelques gardes pour défendre la ville. Maintenant j’ai beaucoup plus de temps libre, mais sans les tumultes de l’organisation militaire, on peut dire que je m’ennuie. J’ai repris mon occupation que j’avais à Gloria, j’officie comme soigneuse à Aldaria, à la différence que je ne manque pas d’argent. Et que le marché est bien plus rempli.

Cependant j’aime cueillir moi-même mes plantes et mes fleurs. Les alentours de la capitale sont particulièrement sûrs grâce aux patrouilles très régulière mises en place par Christan. Enfin je crois que c'est lui vu qu'il est assez intelligent et autoritaire pour pouvoir gérer se genre de tracas quotidien. A moins qu'il n'y est une autre autorité au-dessus de lui ou que ce ne soit le travail des gardes de la ville. En tout cas, la région est sûre grâce au travail des soldats, ils ont tout de même de bons côtés. Ainsi je pars régulièrement dans les bois depuis le départ du gros des troupes pour un peu de glanage, cueillette ou simplement vagabonder entre les arbres.

Aujourd’hui, le temps est plutôt clément, le sol est encore mouillé des pluies de la veille. C’est le meilleur moment pour cueillir certaines fleurs d’automne, alors qu’elles viennent de se gorger d’eau. Je m’intéresse plus particulièrement à une espèce de gui, poussant dans les arbres. Comme je vais devoir escalader, j’ai troqué mes habituelles robes longues cyans pour une tenue plus pratique, un simple pantalon marron avec une chemise beige, chaussée de botte en cuir. Par contre comme à mon habitude, mes longs cheveux sont coiffés en une tresse sérieux pour me gêner le moins possible pendant l’escalade. Ma fidèle sacoche bat toujours mon côté, abritant en son sein, outre quelques fioles, baumes et bandages, et mes instruments de sculptures, le livre de plantes de maman. Le cuir commence à fatiguer, il faudra que je le graisse. J’effleure doucement mes cerfs et l’arbre gravés sur le dessus, ce contact est doux sous mes doigts.

La forêt se situe non loin de la ville et si je monte au sommet d’un arbre, je pense pouvoir apercevoir les remparts. Mais ce n’est pas pour ça que je suis venue. Les remparts je les vois bien assez souvent. J’ai ma dose de la ville assez souvent alors maintenant que je n’ai plus à y rester plus que nécessaire, je savoure les doux plaisirs et les bienfaits de la nature. J’erre donc dans ces bois à la recherche de ce gui automnal, écoutant les oiseaux venus du nord en prévision de l’hiver, s’installant confortablement, ou d’autres se préparant pour descendre plus au sud encore. Etrangement, je ne m’égare jamais dans les forêts quelles qu’elles soient, contrairement aux villes, dans lesquelles mon sens de l’orientation est proche de zéro. Ici, au milieu des arbres, je me sens bien, chez moi. Parfois, au détour d’un grand chêne j’imagine la chaumière de mes parents, avec la cheminée fumante et papa travaillant dans son atelier pendant que maman prépare des plantes afin de les faire sécher pour des remèdes. Quand je croise une empreinte, ça me rappelle les parties de pistages que je faisais avec papa, pour s’approcher au plus près d’un cerf majestueux. Le bruit des abeilles qui nous menait, maman et moi, dans des champs de fleurs cachés. Il m’arrive parfois de suivre seule une piste, ou de pouchasser des abeilles et découvrir leur jardin secret. Mais les plaisirs solitaires sont bien moins agréables. Parfois je pense à Hlin. Est-elle toujours à Gloria ? Sûrement. J’espère juste qu’elle va bien.

Arrivant au pied d’un vieux frêne, grand et solide, je remarque entre son feuillage, les boules de feuilles caractéristiques de la plante parasite. Après vérification des sangles de ma besace, je m’attèle à l’escalade de ce père de la forêt. D’un saut puissant, je me saisis de la première branche basse et monte dessus à la force des bras. Ce n’est pas bien compliqué, tout comme le reste de l’escalade jusqu’à la boule en question. Là encore, des souvenirs remontent, quand je faisais la course avec maman et papa pour monter le plus haut possible, les courses avec les écureuils, et les chutes. Combien de fois suis-je tombée en poursuivant les rouquins des bois ? Je ne saurai les compter. Toujours étant, aujourd’hui grimper dans les arbres est un vrai jeu d’enfant pour moi. La cueillette en équilibre sur une branche est aussi un des rares plaisirs dangereux auxquels j’aime m’adonner.

Ma récolte faite, je m’apprête à descendre quand je vois une silhouette se déplacer au pied de l’arbre. Je m’avance un peu sur la branche pour essayer d’identifier cet individu, les souvenirs de l’attaque de bandits sont encore vivaces dans mon esprit. Concentré sur l’individu, je ne fais pas attention à l’état de la branche sous mes pieds, qui dans un craquement sonore, cède à l’effort, chutant et moi avec. Mon premier réflexe est de serrer ma sacoche contre moi et de fermer les yeux. Je ne sais pas comment mais je tiens fermement mon bien le plus précieux contre ma poitrine.

L’atterrissage se fait sans douceur, sur le dos, amorti par mes fesses. Le choc me coupe le souffle et la branche me scie le dos. Mais j’ai mal aux jambes, c’est bon signe. Après quelques secondes immobiles à voir si tout allait bien, j’ouvre les yeux pour voir l’inconnu à l’origine, involontaire, de ma chute.
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Seö Wënmimeril
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mer 22 Fév 2017 - 16:45

J’avais repris la route rapidement après mon court séjour à Caladon. Une halte courte, mais intense. J’y étais d’abord arrivé simplement pour fêter l’anniversaire de la fille d’un de mes amis, promesse faite il y avait quelques mois déjà, mais j’y avais également fait une étrange et très intéressante rencontre. Lewyn Viladric, le dragonnier vampire. A la base, il était venu pour faire réparer son armure auprès d’Alvis, mais nous avions fini par faire agréablement connaissance. Ma tolérance bienveillante envers les vampires et sa franche curiosité nous avaient permis de rapidement faire connaissance et de nous lier d’amitié, chose que je n’aurais jamais cru possible au vu de son importance pour Armanda.

Ce n’était pas la seule rencontre enrichissante. A vrai dire, ces dernières avaient tendance à s’accumuler depuis quelques semaines. D’abord, deux « jeunes » vampires croisées au détour d’un chemin, ensuite mon premier séjour à Estëllin et la rencontre avec l’impératrice des Elfes qui m’avait agréablement servi de guide. Puis, cet échange étrange un doux matin dans les forêts qui bordaient la capitale elfique, suivi de mon entretien avec l’ancienne princesse de mon peuple. Tout semblait s’être accéléré autour de moi, chacune de ses aventures semblant de loin me dépasser. C’était avec un certain soulagement que j’avais repris la route, appréciant de nouveau le calme et la quiétude que me procuraient mes voyages.

Je ne pouvais m’empêcher de penser à la suite. Comment allaient se dérouler les évènements à venir ? En quelques semaines, j’avais l’impression que tout avait pris une ampleur démesurée qu’à mon sens je ne méritais pas. Après tout, je n’étais qu’un nomade qui appréciait les aventures et le voyage, et je n’avais rien à voir avec la quête ou l’importance de tous ces individus. Je me perdais donc doucement dans mes pensées.

Le climat était doux aujourd’hui mais, avec la pluie qui était tombée ces derniers jours, le bateau avait pris un peu de retard. Non pas que j’étais particulièrement attendu quelque part, mais je n’aimais pas trop que les éléments puissent influencer mon planning. Je n’avais jamais trop voyagé dans cet région, ou du moins pas autant que dans les autres, mais je savais qu’il se trouvait dans ses forêts certains éléments dont j’allais avoir besoin pour mes enchantements. En plus, depuis Vraorg, le continent avait changé de visage, et il fallait que je découvre de nouveaux coins pour la récolte de mes divers composants.

Soucieux de ne pas vouloir prendre davantage de retard, j’activais mes bottes après m’être un peu éloigné du port. La sensation qu’elles pouvaient me procurer était toujours aussi grisante. Je courrais plus vite, et surtout, je me fatiguais moins vite. J’allais certainement pouvoir combler le retard prit à cause de la pluie. Je m’élançais donc, savourant la liberté qu’offraient ses grands espaces sauvages. Je faisais attention à tout ce qui se passait autour de moi. En effet, c’était une habitude que j’avais prise lorsque je voyageais dans des périodes plus troublées et elle ne m’avait jamais quittée. Je ne considérais pas ça comme de la paranoïa, c’était pour moi plus une prudence que j’espérais excessive.

Même si j’étais capable de me défendre, je préférais toujours éviter au maximum les affrontements. Il était souvent facile d’éviter des effusions de sang ou des conflits inutiles, et ça ne rendait le voyage que plus agréable lorsqu’il se déroulait sans embuche. De plus, ma stature avait souvent de quoi dissuader le tout-venant. J’étais plus grand que beaucoup d’humains, équipés d’une armure de cuir sombre et d’une grande cape noire qui recouvrait le dessus de ma tête. La moitié inférieure de mon visage était masquée par un épais col qui remontait jusqu’au au bas de mon nez, cachant les cicatrices qui ornaient ma gorge et mon menton. Dans mon dos, la grande lance et les quelques bâtons qui étaient attachés ensembles achevaient de dessiner ma parfois déstabilisante silhouette.

Pourtant, je n’avais jamais de comportement agressif. Je gardais seulement cet aspect pour ne pas être la cible de conflits inutiles. De toute façon, généralement, je me déplaçais en courant et rapidement, ne m’arrêtant que rarement, ce qui empêchait d’éventuels perturbateurs de m’approcher. J’avais fini par m’habituer à voyager ainsi, même si la vue austère de ma silhouette ne rassurait pas vraiment les gens de prime abord.

Je progressais sur le chemin boueux, perdu dans mes pensées. Il fallait que je trouve rapidement un coin ou ramasser mes composants. Il ne semblait y avoir personne avec moi dans la forêt. Du moins, au début. Je m’aperçus soudain d’une présence perchée dans un arbre. Je ralentis aussitôt ma course, pour m’immobiliser un instant. Un bandit ? Un éclaireur ? Non, ils auraient surement pris le temps de dissimuler leur présence avant mon arrivée. Un cueilleur surement. La forêt était plutôt riche et cette piste semblait la plus probable. Pour ne pas l’effrayer inutilement, je me contentais de poursuivre lentement ma marche, faisant comme si de rien n’était.

Tout se passa très vite. Alors que je passais non loin de l’arbre en question, la silhouette sembla brusquement trébucher. Je n’eus pas le temps d’essayer de la rattraper que la jeune femme, puisque qu’en final c’était une jeune femme, tomba lourdement sur le dos. Heureusement, ce n’était pas une chute d’une trop grande hauteur et elle semblait seulement sonnée par le choc. Je m’approchais alors pour m’enquérir de son état de santé, espérant qu’elle ne se soit pas fait trop mal. Je posais un genou à terre, avant de lui tendre la main pour l’aider à se relever.

« Vous ne vous êtes pas trop fait mal Mademoiselle ? » Dis-je sur un ton qui se voulait rassurant. « Vous devriez faire attention quand vous grimpez ainsi aux arbres, surtout lorsqu’il a autant plu, les branches restent glissantes un bon moment… » Je finissais sur un ton qui se voulait un peu plus taquin, amusé, pour détendre l’atmosphère, ne me rendant pas compte que j’avais conservé ma capuche et mon col. Mon visage était toujours en grande partie masqué, et mon apparence ne devait finalement rien avoir de rassurant.
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Lun 27 Fév 2017 - 23:30

Une chute n’est jamais agréable, mais celle l’est particulièrement. Pas que je sois tombée de trop haut, quoi que je n’aie pas chuté de la première branche. Mais l’atterrissage sur le dos avec la branche cassée en travers c’est assez douloureux. Sans compter la frayeur de se casser quelque chose ou pire, de se coincer une vertèbre et se retrouver paralyser. Toutefois, cette peur n’est pas justifiée aujourd’hui et heureusement, car à l’exception de quelques bleus dans le dos, sur les bras et sur les fesses, je m’en tire très bien.

Allongée sur le dos, pas très bien installée sur la branche qui a chuté, j’essaye de rétablir ma vue quelque peu brouillée par des étoiles. Ça ne dure qu’une seconde ou deux, mais l’inconnu s’est approché de moi pour prendre de mes nouvelles. J’aurai pu trouver ça gentil de sa part et sa petite blague, du moins je crois que c’est une blague à cause de son ton, si mon interlocuteur n’était une ombre menaçante avançant le visage masqué. Le peu de lumière qui filtrait à travers les feuillages m’éblouit un peu et renforce son côté sinistre et monstrueux. J’ai le souffle coupé par une terreur soudaine qui me comprime la poitrine. Je suis tombé sur un bandit.

Comme est-ce possible ? Si prêt d’Aldara, je vais me refaire attaquer. Sa silhouette est dangereusement terrifiante, acérée de piques, pointant de son dos comme les créatures de la nuit dans les histoires que me racontaient papa, sauf que là, Christan ne viendra pas me sauver, il est en train de se préparer pour la guerre comme la plupart des troupes stationnées dans la capitale. Et je n’ai vu aucune trace de la garde. Je suis seule face à un homme bien plus dangereux que les bandits et leurs chiens. Une haute silhouette, le visage caché par une capuche, une lance et des excroissances déforment la forme de son corps et l’armure de cuir noire le fait ressembler à un assassin des histoires sombres de rois et de chevaliers. Qui sera mon chevalier ce coup-ci ?

Reculant précipitamment, je me retrouve dos dans à l’arbre de j’avais escaladé. Dans la hâte, je n’arrive pas à me relever, mes pieds glissent sur le sol boueux, je patine lamentablement, les yeux exorbités de terreur. Ma vie a décidé de prendre des tournants de plus en radicaux. D’abord des bandits et des chiens sur la routes pour Aldaria mais Christan Weren qui vient me sauver et m’embauche comme médecin dans l’armée, cet étrange individu et ami du commandant dans l’auberge, Dame Thredë, maintenant ma sœur rapsodienne qui m’invite à la suivre elle et son enseignement. Et aujourd’hui, un messager de la mort qui vient mettre fait à mon existence. La vie est si courte la mienne va être stopée.

Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ? Je n’ai rien sur moi ? Laissez-moi, je vous en prie. Disant ces mots, je fouille dans ma mémoire, parmi les livres que j’ai lu, appris dans les grimoires de magie. Mais je ne me suis jamais intéressée à la magie offensive, j’aurai apprendre la magie défensive, mais tout ce que je veux c’est soigner les gens. Comment ai-je pu être aussi bête ? Christan avait raison en me disant imprudente. J’ai été naïve et j’en paye le prix fort sans espoir de salut.

Je veux encore devoir laver mes vêtements. Mais j’ai de ces idées qui me traversent l’esprit quand je suis en état de stress. Mon regard paniqué cherche avec désespoir une solution, un moyen de fuir, mais la raison me rappelle les dernières fois que j’ai dû fuir en courant et chaque fois, je n’ai survécu que grâce à la chance. Les Esprits ne sont plus là pour me protéger. Cependant une observation détaillée de la scène me fait remarquer quelque chose d’étrange. L’inconnu a posé un genou à terre et a encore une main tendue. Pas une main agressive, mais plutôt… Mais je ne sais pas ce qu’il me veut. Cet homme a tout l’air d’être un tueur, un mercenaire, errant dans les bois, sûr de lui. Mais il a l’aire de vouloir m’aider après ma chute. Non, il fait que j’arrête de croire tout le monde gentil dès que je les croise. Que me voulez-vous ? Et n’essayez pas de me faire du mal sinon… sinon. Je n’arrive même pas à être agressive ni même mentir. Je pourrais lui dire que je suis puissante magicienne, ce qui ne serait pas tout faux. Je suis en effet une guérisseuse assez douée et la magie de soin n’aura bientôt plus trop de secret pour moi. Il ne me manquera plus la pratique.

Mais en l’occurrence toutes ses connaissances ne me sont d’aucun secours. J’arrive finalement à me mettre debout en dévisageant l’inconnu d’un air effrayé, prête à tout, mais sûre de rien.
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mar 28 Fév 2017 - 15:35

La réaction brutale de l’inconnue me prit de court. Comme terrorisée, elle s’était brusquement écartée de ma main tendue pour s’abriter non sans mal près de l’arbre duquel elle avait chu quelques instants plus tôt. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi… Mon ton était pourtant calme, posé, et je m’étais simplement enquis de sa santé. Pourtant elle semblait me prendre pour un vulgaire mercenaire malveillant ou un bandit… Lui auraient-ils vraiment demandé si elle allait bien si ça avait été le cas ? Je ne pus m’empêcher de m’amuser légèrement de la situation, mais je ne voulais pas laisser la jeune femme dans cet état trop longtemps, surtout qu’il n’était absolument pas justifié.

Lorsqu’elle se leva, j’eu la confirmation de ce que je pensais. Elle me prenait donc véritablement pour un ennemi et craignait pour sa vie. En y réfléchissant, il était vrai que mon accoutrement pouvait ne pas inspirer de la confiance, voir même rendre méfiantes certaines personnes. Par contre, je n’avais jamais vu quelqu’un réagir de manière aussi violente. Je mis ça sur le compte de la surprise, et de la chute. Et puis, je ne savais pas vraiment ce qu’elle avait pu vivre par le passé non plus. Sans doute une mauvaise expérience avec des individus peu fréquentables. Pour la rassurer, lorsqu’elle se levait, je restais baissé. Je ne voulais pas accentuer sa peur en l’écrasant encore un peu plus de ma taille. Je fis donc le choix de m’assoir tranquillement, en tailleurs. D’un geste lent, toujours dans l’optique de ne pas effrayer l’inconnu, je retirais et ma capuche et mon col, dévoilant mon visage au complet. J’espérais toutefois que mes cicatrices au niveau de la gorge ne l’inquièteraient pas trop, mais je ne pouvais m’empêcher de penser que pouvoir me voir plus clairement sous ma cape pourrait l’apaiser.

Elle allait non seulement pouvoir remarquer que j’étais un elfe, donc peu enclin au banditisme ou à l’exécution sommaire en pleine forêt, mais surtout elle allait pouvoir constater ma jeunesse, bien que les elfes soient un peu différents des humains à ce niveau-là. Ainsi, j’espérais que mon apparence se soit adoucie à ses yeux, afin qu’elle comprenne que je ne lui voulais aucun mal. Je la laissais donc se calmer, pensant doucement aux choses qui me restaient à faire. Je basculais légèrement, penchant la tête en arrière, soutenant mon poids de mes bras. Après quelques instants, je me redressais légèrement, reportant mon attention sur elle. Je repris alors la parole.

« Je suis désolé, je ne voulais pas vous faire peur. Rassurez-vous, je ne vous veux aucun mal. J’étais simplement de passage et je vous ai vue tomber, donc je suis simplement venu vérifier que tout allait bien. » Je marquais une courte pause, puis je lançais sur un ton un peu plus amusé. « Vous avez vraiment cru que j’étais là pour vous faire du mal ? Je veux bien que mon apparence laisse à désirer en termes de bons gouts parfois, mais de là à me prendre pour un bandit ou un tueur… Je vais vraiment devoir songer à faire des efforts ! »

Je ne pus m’empêcher de laisser échapper un petit rire. La situation s’étant calmée, elle révélait un réel caractère comique. J’espérais qu’après mes paroles elle ne révise son jugement. Il n’était pas forcément toujours agréable d’inspirer la crainte, même si ça pouvait s’avérer utile dans certains cas. Afin d’appuyer mes paroles, je portais lentement la main dans mon dos sous le couvert de ma cape de voyage, et décrochais l’attache qui maintenant ma lance et mes bâtons dans mon dos. Ces derniers glissèrent alors naturellement au sol, et je les poussais un peu plus loin de moi, comme hors de ma portée, pour rassurer la jeune femme. Ensuite, je tournais à nouveaux les yeux vers elle, lui souriant gentiment, et lui montrant mes deux mains gantées vides pour lui signifier que je ne portais plus aucune arme.

« C’est mieux, là ? » M’enquérais-je sur un ton amical, montrant alors patte blanche.

J’espérais sincèrement que la jeune femme serait finalement soulagée de voir que je me débarrassais ainsi de mes armes et du « masque » qui voilait mon visage. Enfin, c’était surtout que je ne voyais pas quoi faire de plus pour la rassurer à mon sujet. Ainsi assis en tailleur, j’attendais sa réponse.
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Lun 6 Mar 2017 - 17:03

L’inconnu reste immobile et moi aussi. Je suis tendue, prête à bondir pour m’enfuir ou à je ne sais pas quoi d’autre, mais je le ferai. Il est accroupi, mais si la peur est toujours présente, la panique s’en est allée. La partie non pétrifiée par la peur de mon esprit décrit ce curieux personnage. Tout de noir vécu, je peux à peine voir ses yeux. Qui pourrait croire que quelqu’un dans un tel accoutrement puisse me vouloir du bien ? Un homme qui dissimule son visage même en forêt ne pourrait que cacher des crimes ou des volontés bien macabres.

Pourtant, il est là, immobile, tel un oiseau de proie. A quoi pense-t-il ? Qu’est-ce qu’il prépare ? Il se met à bouger doucement, me faisant sursauter. Il s’apprête sûrement à se lever pour se diriger vers moi. Mais non, il s’assoit en lentement en tailleur, comme pour me rassurer. Ce n’est pas sans effet, car son acte me détend légèrement. Peut-être ses intentions ne sont pas mauvaises au fond. Cependant je reste sur les gardes. Sa main se lève lentement, comme sûre d’elle et du crime à venir, ce qui remonte mon inquiétude. Pourtant ce n’est pas vers ses armes ni vers moi qu’elle se dirige, mais vers sa capuche. L’inconnu la retire lentement, révélant ses yeux calme. Puis il fait tomber son col, révélant l’intégralité de son visage. Par le Dracos, qu’il est jeune. Ses yeux n’ont aucune cruauté et son expression est douce. Il ne peut pas me vouloir du mal. Enfin pas à son âge, et s’il le voulait vraiment ce serait déjà. Il faudrait être particulièrement pervers, perfide et fourbe pour attendre aussi longtemps et faire ainsi paniquer sa victime et je peux sentir qu’il n’est pas ce genre de malade.

Je me détends un peu plus lorsqu’un détail qui m’avait échappé, me saute aux yeux. C’est pourtant visible comme le nez au milieu. L’inconnu est un elfe ! Me voilà soulager. Je ne connais aucun elfe bandit. En réalité je ne connais qu’une seule elfe mais je n’ai pas entendu parler de rumeur sur des bandits venant du Beau Peuple. Le calme commence à m’imprégner et je sens la peur fuir mon esprit et mon cerveau recommence à fonctionner normalement. Le danger s’éloigne lentement. Je remarque aussi des cicatrices. Qu’est-ce qu’y a bien puis les causées ? Si je retrouve la parole, peut-être pourrai-je lui demander.

Lentement toujours, il se met dans une position définitivement pacifique. Il n’a vraiment pas l’air belliqueux et je me sens un peu stupide d’avoir paniqué comme je l’ai fait. Quoique son accoutrement ne pousse pas à le croire tendre. Mais il s’excuse gentiment. Et c’est qu’il se moquerait presque de moi le bougre. Bien sûr qu’il doit faire un effort sur sa tenue. On dirait un sombre monstre noir, un spectre malfaisant. Attend une minute, il n'est absolument pas habillé de noir. La chute et le contre-jour m'ont donnée une image bien plus terrifiante de l'elfe. Son petit rire me fait un drôle d’effet, il est léger, pas agressif. Mais, de même qu’il me calme, il m’agace un peu car il accentue cette sensation qu’il se moque de moi. Il n'aurait pas tort, je pense que j'ai un peu surréagi.

Il détache ses armes et les pousse plus loin et me montre ses mains vides. Me voilà maintenant complètement détendu, il ne me veut vraiment pas de mal. Mais j’essaye de le sermonner. Cependant je sens que ma voix ne transmet pas la colère que je ressens, enfin plutôt l’indignation que j'espérais. D'ailleurs, ce sentiment est plus proche du soulagement, mon sermon me permet plus de me détendre complètement que de vraiment lui montrer du ressentiment. Me redressant Bien sûr que vous faîtes peur. Vous vous déplacez en silence dans les bois, hérissé de piques. Vous devriez avoir honte, vous m'avez fait terriblement peur. J’ai déjà vu des bandits moins menaçant que vous. Et ne vous moquez pas. Je me suis fait mal en tombant par votre faute en plus d’avoir la frayeur de ma vie. Je sens mon visage devenir rouge, mais je ne saurai déterminer si c’est de soulagement, suite à toute cette pression ou de honte face à ma réaction, exagérée et ridicule. L’elfe s’est excusé tout de même et ne me veut pas de mal. Et puis ça ne sert à rien de me mettre en colère, je n’y arrive pas. Surtout qu’il n’y a finalement aucune raison.

Je prends tout de même un air que j’espère un peu plus digne, mais que j’imagine plutôt boudeuse. Avant de soupirer, qu’est-ce que j’essaye de lui faire croire ? Je pense que même les yeux fermés, l’inconnu pourrait deviner que je suis incapable d’être énervée contre quelqu’un plus de quelques secondes. Veuillez m’excuser. C’est le choc mais il vous faut bien accepter que votre tenue n’est pas des plus rassurantes. J’ai eu quelques déconvenues avec des bandits il y a peu et je crains de ne pas m’en être pleinement remis. Puis-je savoir qui vous êtes ? Et que fait un elfe dans une tenue d’assassin dans les bois si près d’Aldaria ? Je lui souris timidement comme pour faire amende honorable de mon énervement. Il va sûrement croire que je change de comportement rapidement, ce qui est faux puisqu’en réalité, j’ai juste essayer de transmettre quelque chose que j’aurai dû ressentir, de l’indignation, alors que je n’ai ressenti que du soulagement.

Peut-être devrai-je me présenter tout de même ? Certes c’est à lui de le faire en premier, mais ce n’est pas très poli de l’obliger à m’interroger alors que je lui pose déjà des questions. Je manque aussi de politesse, laissez-vous d’abord me présenter. Je suis Aurore Lapsida, je suis herboriste, guérisseuse et sculptrice. Je sers actuellement dans l’armée Aldarienne pour apprendre la médecine telle que la pratique les alayiens. Voilà pour ma part.


Dernière édition par Aurore Lapsida le Ven 10 Mar 2017 - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Jeu 9 Mar 2017 - 9:19

J’essayais de garder mon sérieux devant cette cocasse situation. Elle m’amusait. Enfin, pas la jeune femme, plutôt cette rencontre hasardeuse. J’avais déjà pu effrayer des gens qui évitaient de m’approcher à cause de mon apparence assez terne, mais de là à me prendre pour un assassin cruel et sans pitié… Je devais bien avouer que c’était une première. Toutefois, le comportement calme que j’avais choisis d’adapter pour calmer la peur de la jeune humaine semblait peu à peu porter ses fruits. Enfin, ne put m’empêcher de penser qu’elle acheva d’être rassurée lorsque je baissais finalement la capuche et le col qui me masquaient une grande partie du visage. En effet, avoir vu que j’étais un elfe, et plus précisément un elfe plutôt jeune pour le commun de cette race, devait finalement la rassurer sur mes intentions. Le geste que j’avais décidé d’adopter pour éloigner mes armes de moi aurait finalement pu s’avérer superflu mais, qu’importe, j’avais réussi mon coup.

Son comportement sembla changer alors du tout au tout, me prenant presque de court. D’une jeune femme effrayée, elle passa à une femme presque farouche, furieuse d’avoir subi une peur aussi soudaine. Tâchant tant bien que mal de ne pas sourire devant elle, je la laissais finir son monologue. Sa colère sembla de courte durée, et une certaine douceur se dégagea de ses dernières paroles, comme si elle ne pouvait finalement pas se contenter de passer ses nerfs sur quelqu’un, quand bien même se fut un étranger lui ayant causé une grande frayeur préalablement. Je ne jugeais alors pas utile d’intervenir avant la fin de sa tirade puisqu’elle semblait s’adoucir toute seule.

Lorsqu’elle m’expliqua l’origine se sa terreur, je me mis à réfléchir. Il avait beaucoup plu ces derniers jours et, en y regardant bien, le cuir de mon armure trempée c’était noirci alors qu’il était encore gorgé d’eau. Pour ce qui était des piques, il fallait avoir un peu plus d’imagination mais, je supposais qu’avec la surprise qui l’avait brusquement déstabilisée, ce n’était finalement pas impossible de voir en mes bâtons et ma lance un bouquet de piques acérées. En final, sa peur était assez compréhensible, et partait d’une mécompréhension liée à une brutale stupeur. Enfin, à ces dires pas vraiment. Comme je l’avais imaginé, une récente mauvaise rencontre avec des bandits n’avait fait qu’alimenter ses craintes de me voir attenter à sa vie. Effectivement, tout était maintenant un peu plus clair et je ne pouvais qu’imaginer ce qu’elle avait pu ressentir en me voyant. Je m’étais montré maladroit en plaisantant sur le sujet, même si ça avait été fait dans les meilleures intentions du monde. Elle avait le droit d’être légèrement en colère à ce sujet, c’était un manque criant de courtoisie et de compréhension, d’autant plus qu’elle s’était légèrement fait mal par ma faute. Une fois qu’elle eut fini, je pris la parole.

« Vous avez entièrement raison. Je me nomme Seö, et je suis enchanté de vous rencontrer Aurore. Je n’avais pas pleinement pris conscience de la frayeur qui avait pu vous habiter et je me suis montré grossier, veuillez accepter mes excuses. » Je marquais une petite pause, avant de reprendre. « Je suis vraiment désolé que vous vous soyez fait mal en tombant, surtout à cause de moi. Je voyage toujours de cette manière, car il est rare que, dans les bois, je ne fasse beaucoup de rencontres. Je crois que tous les éléments ont joué en notre défaveur. Mon armure est malheureusement noircie à cause des récentes pluies qui se sont abattues sur la région. Quand à ces piques que vous évoquez, ce ne sont que divers bâtons enchantés qui me sont chers et qui me servent essentiellement à commercer… ou à me défendre » J’avais hésité à lui révéler cette dernière information, car elle pouvait raviver une idée de violence potentielle dans mon discours, mais j’espérais qu’être honnête la rassure plus que de lui mentir de manière assez… évidente. Qui pouvait bien croire que des bâtons enchantés et une lance ne pourraient servir qu’à en faire commerce ? Je continuais.

« Quand à ma présence aux alentours Aldaria, je cherche simplement de nouveaux coins de récolte pour les fleurs élémentaires, et certaines rumeurs laissent à penser qu’il y en aurait non loin de la ville. J’ai donc choisi de venir vérifier par moi-même. » Je voulais lui montrer que ma présence aux alentours de la cité n’avait rien d’inquiétant, sans même une quelconque possibilité de violence. J’étais effectivement ici pour raviver raisonnablement mes stocks, en essayant de nuire le moins possible à la nature qui m’entourait.

« Et vous alors ? Que faites-vous ici ? Je suis surpris qu’une jeune femme qui ait eu des déconvenues avec des bandits ne choisisse de sortir seule ainsi, même si elle semble avoir un certain talent pour grimper dans les arbres. » Je levais d’ailleurs les yeux vers les gardiens majestueux de la forêt. Si elle faisait une cueillette, il devait y avoir une raison. Je remarquais alors une étrange sacoche sur son coté, certaines plantes semblant en dépasser ostensiblement. Je tentais alors, à tout hasard.

« Vous êtes une guérisseuse peut être ? »


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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Ven 10 Mar 2017 - 16:38

Je sens que ma réaction a surpris l’elfe et que mon comportement inattendu l’a laissé perplexe. Comme s’il ne comprenait pas que son physique puisse être terrifiant aux premiers abords. Mais il semble assez intelligent pour ne pas avoir pris la mouche et maintenant je me rends bien compte qu’il a tout fait pour me rassurer. Ses gestes lents, son désarmement, sa révélation de visage. Et surtout rien en lui ne sent la méchanceté. Et puis, c’est un elfe, le second que je rencontre sur un très court intervalle tout de même. Je me suis renseignée et je risque d’en croiser beaucoup au Domaine à cause de sa proximité avec le royaume des elfes. Alors autant m’habituer tout de suite à parler avec eux.

Cet elfe est d’ailleurs fort poli et outre ses cicatrices, plutôt joli. C’est vrai ça d’ailleurs, comment s’était-il fait ces cicatrices ? C’est un détail des plus étrange qui éveille en moi, une toute petite voix, celle de la méfiance. On ne récolte pas des cicatrices comme ça en cueillant des champignons. Mais je refuse de laisser cette voix prendre le dessus sur mon comportement sans pour autant l’ignorer. Je reste donc légèrement sur mes gardes mais pas de manières visibles. De toute manière, je ne pense pas que ça change quoi que ce soit, que je sois prête à me battre ou non puisque je n’ai ni la force ni les connaissances pour me défendre contre quelque chose plus gros qu’un lapin adulte.

Il dit s’appeler Seö, c’est joli et court, facile à retenir. Et il s’excuse, comme s’il a compris que ses petites blagues étaient quelque peu déplacées suite à la frayeur qu’il m’a faite. Je me sens rougir quand il s’excuse pour ma chute. Ce n’est rien, mettez plutôt ma peur sur le coup de la surprise. Quand à ma chute, vous n’êtes pas responsable. Enfin si mais directement. Je vous ai entendu arriver à grande vitesse et j’ai voulu voir ce que c’était. Mais je me suis trop avancée sur la branche qui a cédé sous mon poids. En réalité, on peut dire que ma curiosité naturelle à votre égard est à l’origine de ma chute. Vous n’avez rien à vous reprocher. Je me suis un peu emportée et ai fait un raccourci rapide dans le raisonnement. Mais il est vrai que le temps de ces derniers jours n’a rien fait pour faciliter notre rencontre. Vous vous déplacez très rapidement non ? Je vous entendu approcher très rapidement avant que vous ne ralentissiez.

Je tique un peu à propos de ses bâtons enchantés qui lui servent à se défendre mais d’un autre côté, je dois être la salle au monde à me balader seule et sans défense. Il faut que je remédie à ça et je me promets d’étudier les sorts de défense dès que je rentre à Aldaria. Je refuse d’attaquer des gens mais il est hors de questions que je reste une cible facile. Je vais arrêter de risquer ma vie dès que je sors d’une ville. Je ne vis plus dans mon village ou tout le monde se connait et où les plus grands dangers ne grimpent pas aux arbres.

Cette résolution prise, mon visage s’illumine d’un grand sourire alors que Seö évoque sa chasse aux fleurs élémentaires. Ça confirme ce que je pensais déjà quand il parlait de ses bâtons enchantés. C’est au moins un maître des arcanes, peut-être un herboriste des plantes magiques. Vous cherchez des fleurs élémentaires ? Puis-je savoir quel est votre métier ? Je me balade depuis quelques temps dans les parages et je dois vous avouez que je n’en ai encore jamais vu par ici.

Alors qu’il me demande ce qui m’amène dans les bois seule, je remarque qu’il regarde ma sacoche, ce avant de me demander si je suis une guérisseuse. En effet, du moins j’essaye d’en être une. Je suis herboriste et je développe mes talents pour les soins magiques. J’apprends aussi la médecine alayienne dans le but d’aider les autres. Telle que vous me voyez, je cueillais un des ingrédients que j’utilise pour certains de mes baumes et remèdes. C’est la raison de ma présence dans les bois. Si je suis seule, c’est parce que je n’ai pas de compagnie. Les soldats ne veulent et ne peuvent m’accompagner et de toute manière, la caserne va bientôt être vide. Mais je ne crains rien aussi près des murs de la ville. Sauf bien sûr de tomber d’un arbre et de me faire effrayer par un elfe. Je rigole doucement en lui faisant un clin d’œil. Toutefois, je pensais rester sur Aldaria quelques temps mais je vais bientôt devoir partir, quitter l’armée pour me rendre au Domaine Baptistrel. Vous connaissez cet endroit ? L’idée d’un si long voyage ne m’effraie pas mais, cela reste un grand saut dans l’inconnu, bien que j’y serai bien accompagnée. Et quels sont vos plans ? Vous restez sur Aldaria ? Nous pourrions nous revoir pour continuer à cueillir ensemble des fleurs élémentaires.

Alors que je lui parle, je me rends compte que je n’ai pas de vrais amis à Aldaria. Ni de vrais amis nulle part. Ma vie de vagabonde et de rat de bibliothèque ne m’a pas permis de sympathiser avec des gens jusqu’à en faire des amis. Je ne laisse rien paraitre de mon trouble mais cette pensée m’attriste. Je connais beaucoup de monde, la solitude ne me gêne pas trop, et je suis rarement seule si je ne le désire pas. Mais lorsque l’armée sera entièrement partie, tous les hommes qui m’entourent à la caserne auront disparu. Hlin est à Gloria. Aramis est à la guerre. Je chasse l’angoisse de la perdre et d’être définitivement seule d’un sourire à Seö. Il ne sert à rien de se faire du mouron pour ça car je n’y peux rien changer.
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Lun 20 Mar 2017 - 14:23

Son attitude semblait de plus en plus amicale. La frayeur passée, je pouvais à présent mieux apprécier la sincérité et la bonté qui émanaient de la jeune femme. Elle semblait comme redevenue elle-même, engageante, et paraissait maintenant davantage d’humeur à la discussion, comme si tout ce qui venait de se passer n’avait été qu’un détail. Je la sentais alors me dévisager, mais pas de manière intrusive, plutôt de façon délicate. Son regard sembla s’attarder un moment sur les marques de mon cou. Elle devait se demander ce qu’elles pouvaient bien faire là, moi qui m’étais présenté comme quelqu’un de pacifique du temps qu’on ne m’attaquait pas. J’espérais que mes cicatrices ne ravivent pas sa méfiance et, par chance, il n’en fut rien. Elle embraya rapidement sur un autre sujet, à mon grand soulagement par ailleurs. J’appréciais généralement la discrétion des gens qui ne me demandaient pas directement d’où provenaient ces marques de blessures, surtout lorsque je venais de les rencontrer. Ce n’était pas un sujet très agréable et je ne voulais pas faire peser cette ombre sur une discussion qui allait s’avérer divertissante et intéressante. Je sortais de mes pensées pour reporter à nouveau mon attention sur la jeune femme, écoutant ce qu’elle avait à dire.

Je ne pus m’empêcher de sourire avec soulagement lorsqu’elle me confia que je n’étais pas directement à l’origine de sa chute. Sur un point, elle avait raison. Je voyageais souvent rapidement et je ne me préoccupais pas forcément de tout ce qui m’entourait. Tout ça ne m’avait jamais porté préjudice, ou porté préjudice à quelqu’un jusqu’alors, mais je n’avais jamais évalué ce risque. A l’abord de la ville, j’aurais dû désactiver l’enchantement de mes bottes plus tôt pour effectuer une approche plus simple et surtout plus discrète, ce qui aurait évité que je ne fasse peur à cette jeune femme. Je le gardais dans un coin de ma tête, et je laissais mon interlocutrice poursuivre. Je l’observais alors jeter un petit coup d’œil furtif à mes bâtons et à ma lance, ce qui me laissa penser qu’elle n’était pas encore totalement rassurée. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, mais je ne pouvais surtout rien faire de plus concernant cet aspect. Je tâchais donc de l’ignorer, espérant qu’elle ferait rapidement de même en voyant que je ne lui voulais aucun mal.

Elle me fit alors profiter d’un grand sourire qui illumina son visage. C’était une humaine a qui la beauté devait jouer des tours, surtout si elle se promenait seule en forêt. Cela pouvait d’ailleurs être le début d’une piste concernant la récente attaque dont elle avait parlé un peu plus tôt. N’ayant aucune piste, je choisissais de finalement ne pas l’aborder, car cela était sans doute un peu trop personnel pour l’instant. Elle sembla particulièrement intéressée par le fait que je recherche des fleurs élémentaires, mais, lorsqu’elle évoqua le fait qu’elle n’en avait encore jamais vu, je déchantais un peu. Pas à cause d’elle, plutôt à l’idée d’avoir voyagé jusqu’ici pour vérifier une rumeur infondée. Bien sûr, j’avais l’habitude, car les on-dit concernant les lieux de cultures de ces composants étaient nombreux, mais il y avait toujours une pointe de déception lorsque je constatais que ces derniers étaient faux. Une déception vite estompée par le plaisir que j’avais à voyager. Je ne laissais rien paraitre et je la laissais alors continuer pour découvrir avec satisfaction que j’avais visé juste en ce qui concernait sa profession. De toute façon, en dehors des indices qu’elle m’avait tacitement laissés de par son équipement, je trouvais que ce métier lui allait comme un gant. Je ne la connaissais que depuis quelques instant mais elle semblait être le genre de personnes qui aiment venir en aide à leur prochain. Je souriais alors à sa petite blague, et je la laissais poursuivre.

Elle voulait donc se rendre à Estëllin pour rejoindre le domaine Baptistrel. Un choix qui, si l’on suivait ce que je pensais d’elle actuellement, se justifiais parfaitement. Je ne pouvais alors m’empêcher de penser à Aramis qui m’avait fait visiter la capitale. En plus d’être l’impératrice des elfes, elle était également une baptistrelle réputée, et la seule que j’avais vraiment eu l’occasion de croiser et avec qui j’avais pu discuter. En reprenant vivement le fil de mes pensées et de la discussion, je crois déceler une petite ombre qui traverse fugacement son regard. Cette sensation s’envole en un instant, et elle m’adresse un charmant sourire après avoir fini. Je lui répondais alors.

« Et bien… il n’y a pas que mes bâtons qui sont enchantés… » Dis-je en lui souriant doucement, d’un air amusé, en désignant mes bottes. « Mais il est vrai que je devrais faire plus attention en arrivant près d’un lieu de vie. Je ne voudrais pas surprendre de la mauvaise manière quelqu’un encore une fois. » Je lui fis un léger clin d’œil, avant de poursuivre. « Et finalement, c’est vous qui avez raison également, vous devez vous sentir libre d’arpenter les bois comme bon vous semble, surtout si proche d’une ville, et d’autant plus si vous souhaitez simplement exercer votre métier convenablement. En ce qui me concerne, je suis un enchanteur, comme vous avez sans doute pu le deviner, et je suis venu vérifier une rumeur, il est donc possible qu’il n’y ait finalement pas de fleurs élémentaires dans le coin. Je vais surement rester quelques jours, le temps de faire le tour des environs pour m’en assurer, et ce serait bien évidemment avec plaisir que je partagerais ces recherches avec vous. » Je lui souriais doucement, avant de poursuivre sur un sujet qui m’intriguait tout autant.

« Alors comme ça, vous souhaitez devenir une Baptistrelle ? Je ne vous connais pas depuis très longtemps, mais cette fonction me semble vous convenir comme un gant. Je ne connais pas très bien l’ordre mais l’une d’entre elle m’a fait visiter la cité, le domaine et le palais, et nous avons pu en parler très légèrement. Je ne connais donc pas très bien Estëllin, mais si vous avez des questions n’hésitez surtout pas. » Je marquais une courte pause, avant de reprendre. « Quand à mes plans, je dois passer par Gloria pour délivrer un message, mais rien ne presse, puis je compte remonter également à Estëllin. J’ai promis à une amie de passer et j’aimerais m’entretenir avec Dame Thrëde pour peu qu’elle soit disponible. »

Je lui souriais, marquant la fin de mon monologue. J’aurais en effet plaisir à avoir un peu de compagnie pour mes futures recherches, et cela était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la médecine Alayienne également.


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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Lun 3 Avr 2017 - 14:51

En le regardant de plus près, cet elfe me parait vraiment très jeune. Ce qui est assez absurde de parler de jeunesse quand on est humaine et qu’on ne peut connaitre l’échelle du temps des elfes. Parfois je me dis que j’aurai préféré naître comme eux, pour avoir une vie plus longue, pouvoir changer plus de choses, apprendre plus longtemps. Mais ce n’est pas le cas alors je fais avec. Pour le peu que j’ai à vivre sur l’échelle du temps, je souhaiterai faire le plus que je puisse. Quel genre de personne serions-nous si nous ne quittions pas ce monde meilleur qu’il ne l’était à notre arrivée ? Le monde a été secoué par de puissants séismes mais le motif demeure, l’équilibre va revenir pour le rendre de nouveau magnifique et il ne tient qu’à nous de tout faire pour y parvenir le plus vite possible.

Ne vous en faîtes pas, vous n’aurez qu’à mettre des grelots sur vos bottes. Ainsi nous pourrions vous entendre de loin et en tout temps. Mon sourire devient taquin à ce trait d’humour. J’imagine bien que s’il se déplace aussi vite, avec ou sans grelot, il continua de surprendre des gens comme moi. Mais l’image est assez comique en soit. Et pourquoi pas rajouter de la couleur à vos vêtements ternes. Et des rubans et des froufrous, comme ça en plus de vous entendre, on vous verra. L’image est encore plus drôle et je ne peux m’empêcher de laisser échapper un petit rire étouffé. La peur est passée, et j’ai envie de rire par cette belle journée plutôt que de continuer à me morfondre sur la panique passée et mes inquiétudes. Par besoin de changer vos habitudes pour moi, je suis un cas particulier. J’avoue qu’il n’est pas très prudent de voyager seul dans une forêt même près d’une ville aussi bien gardée qu’Aldaria. Mais en réalité, je ne suis pas si inoffensive. C’est juste que je n’ai vraiment pour habitude de me battre, mais des évènements récents m’ont forcée à revoir mon caractère pacifique bien que je refuse toujours de blesser ou d’attaquer quelqu’un. Mais trêve de tous ces tristes mots, allons chercher des fleurs élémentaires hypothétiques.

Pleinement rassurée et comme la panique est passée, s’il s’avère finalement que ses intentions sont mauvaises, il pourra avoir des surprises. Cette pensée me semble comme une blague venant de moi, comme ces personnages dans les livres d’aventures qui font semblant de faire confiance à leurs camarades suspects car ils cachent en réalité un pouvoir bien plus grand que ce que les autres pensent. Ce qui n’est pas mon cas. Toujours en lui souriant, je l’enjoins à continuer ce tour de la forêt à mes côtés.

Comme il dit, il semblerait en effet que Baptistrelle est une voie qui m’irait parfaitement. Je ne m’étais jamais posée la question et sans Aramis, je ne me serais sûrement jamais dirigée vers eux. Alors que les Rhapsodiens représentent tout ce à quoi j’aspire. Pacifiques savants liés au monde et ne cherchant qu’à apporter la paix et rendre Armanda meilleure. Manquer cette occasion aurait été une grande lacune pour ma vie. Ceci n’aurait jamais été un regret puisque je ne l’aurai jamais su, mais je pense que je n’aurai pas été complète. La perspective de suivre l’enseignement d’Aramis m’emplit de joie et d’énergie. J’espère juste qu’elle va bien et qu’elle va vite revenir. Toutefois, les paroles de Seö enflamment mon cœur, allumant des étoiles dans mon regard bleu.

Vous connaissez aussi Dame Thrëde ? C’est justement qui m’a invité à rejoindre l’ordre et de devenir son élève. Je l’attends justement afin de partir avec elle pour le Domaine. Ça veut dire que nous allons pouvoir passer un peu de temps ensemble si vous le voulez bien. Comment l’avez-vous rencontré ? N’hésitez pas à m’arrêter si je pose trop de questions, je me sais trop curieuse mais bien incapable de contrôler cet instinct. Je lui souris gentiment pour jauger sa réaction.

Bien que je n’ai pas vu de fleur élémentaire, ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. Seriez-vous partant pour en vers la chasse avec moi ? Aujourd’hui tout du moins ? Sans attendre sa réponse, je lui saisis le bras et m’en fonce dans les bois, aux hasards du chemin, de la piste plutôt car, je nous fais quitter le sentier. Je ne sais pas vraiment où trouver des fleurs, mais s’il y en avait le long de la route, le moindre de passant a sûrement dû les cueillir. Alors c’est parti pour l’aventure à travers les bois. Vous connaissez un peu ce bois ? Vous venez souvent par ici ? Et je me demandais aussi, comme faîtes-vous pour vous déplacer aussi vite et sans bruit ? Cela fait beaucoup de questions d’un coup, je sais. Mais je suis ainsi faite.

Après nous être enfoncés un peu plus dans les bois, je le lâche pour fouiller un peu les buissons plus librement. J’hume l’air profondément, concentrée sur l’odeur des plantes et celle si particulière des fleurs élémentaires. Papa riait souvent à me voir faire ça. Il disait souvent que c’était les seules fois où je semblais être un prédateur, une louve à l’affut. Je n’ai jamais aimé chasser les animaux et il l’a vite compris, mais quand on parlait de plantes, sans pour autant avoir le flair des chiens de chasses, mon instinct et mes sens pouvaient s’avérer d’une précision terrible. Hélas, aujourd’hui, la nature détrempée ne laissait aucun indice sur la présence de ces fleurs magiques, ni sur d’autres plantes plus banales. Il faudra faire de la recherche plus traditionnelle. Ça sera tout aussi drôle.

Soudain je me fige. Un arbuste non loin de nous se met à bouger fortement. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Pas un écureuil, pas un oiseau, ou alors un gros, pas un loup non plus, il serait plus discret et surtout en meute. Un renard serait lui aussi plus subtile tout comme un chat sauvage. Un sanglier peut-être, mais il fallait espérer que non ou alors que l’animal ne leur veuille aucun mal. Alors que je fais toutes les possibilités possibles, car je ne connais pas encore trop bien la faune de la région, il faut dire que je me suis surtout intéressée à la flore, la créature sort de sa cachette …


Dernière édition par Aurore Lapsida le Jeu 13 Avr 2017 - 12:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mer 5 Avr 2017 - 10:14

Je ne pus m’empêcher de sourire à la remarque d’Aurore. Bien sûr, ce n’était pas spécialement la première fois qu’on me faisait une remarque sur cette rustre apparence. D’un côté, j’avais toujours choisis de les ignorer en prétendant que, grâce à elle, les bandits et autres personnes malintentionnées invitaient simplement de croiser ma route. De l’autre, je savais que ce n’était pas la seule raison. Les couleurs que j’arborais jusque aujourd’hui reflétaient en un sens mon état d’esprit d’alors. Mais maintenant, je commençais à me dire qu’effectivement, il était sans doute temps d’arrêter de se cacher derrière ce masque, cette capuche et cette sombre apparence. Par contre, il y avait tout de même une frontière entre ça et accrocher des grelots sur mes bottes, ou encore des rubans et froufrous sur le reste de mon armure. J’appréciais cependant la plaisanterie, preuve que la jeune femme avait finalement perdu toute frayeur à mon encontre. Elle était désormais beaucoup plus amicale et se comportait presque comme si nous étions de vieux amis.

Je souriais de plus belle lorsqu’elle me parla de ne pas être si inoffensive qu’elle le laissait paraitre. Cela ne me surprenait pas et je la croyais d’ailleurs sur parole. Elle avait une aura un peu similaire à celle d’Aramis. Certes, elle était bien moins assurée que l’impératrice mais elle semblait posséder une force tranquille et être apte à se défendre au besoin. Encore une fois, elle était décidément dessinée pour devenir une baptistrelle un jour. Je ne pouvais toutefois pas m’empêcher d’être curieux concernant ses dits moyens de défense. Si elle me révélait qu’elle pouvait au moins tenter de se débrouiller contre un agresseur c’est que, non contente d’être une guérisseuse, elle devait également avoir un certain niveau et un certain potentiel en magie.

Je retournais alors accrocher mes armes sur mon dos. Elle ne semblait plus être inquiète en ma présence et je ne pouvais décemment pas laisser tout mon équipement sur le sol en forêt, au risque de ne pas le retrouver au retour. Elle sembla, elle, particulièrement enthousiaste à l’idée que je puisse connaitre Aramis, qui semblait être également celle qui l’avait induite sur cette voie. Décidément, le hasard faisait parfois bien les choses. Et ce n’était pas quelque chose qui me surprenait venant de l’impératrice, qui était souvent bien plus proche de son peuple et des autres que ce que l’on pourrait penser au vu de sa fonction. Et puis, pour Aurore, c’était presque une véritable bénédiction car, non contente d’être la dirigeante de mon peuple, elle était également une baptistrelle très réputée. Impossible pour elle de trouver meilleur mentor, donc.

« Effectivement, je l’ai rencontrée lors de ma première visite à Estëllin. Elle a eu la bonté de me faire visiter la ville, ainsi que le palais. » Je marquais une courte pause, avant de poursuivre. « Et, par la suite, nous avons échangé un entrainement à la lance et j’ai également pu lui enchanter sa lance. Un échange de bons procédés, en quelque sorte. » J’étais particulièrement fier de ces deux faits. Avoir été entrainé par l’ancienne championne du peuple Elfique et avoir pu lui rendre service en retour était quelque chose qu’on ne faisait pas tous les jours. « Et vous ne posez pas trop de questions, ou, du moins, ça ne me dérange nullement, ne vous en faites pas. Quand à rechercher les fleurs élémentaires, pourquoi pas finalement. » Je lui souriais gentiment. « J’avais prévu de prendre quelques temps pour m’assurer de la véracité de la rumeur, alors autant le passer en bonne compagnie. »
Je fus surpris quand elle m’attrapa le bras. Décidément, elle avait vraiment abandonné toute crainte à mon égard et se comportait de la manière la plus sympathique possible. Je la suivais donc sans résister dans les bois, soulagé qu’elle ait aussi vite changé d’avis à mon égard, et surtout qu’elle ne se soit pas plus fait mal que ça en tombant. Ou, du moins, elle ne semblait plus du tout souffrir de cette éventuelle blessure.

« Hum… Je suis déjà venu, mais il y a bien longtemps et les lieux ont disons… Bien changés. Donc non, je ne connais pas vraiment cet endroit malheureusement. Et pour ce qui est de la vitesse, mes bottes sont aussi enchantées dans ce but. » Je lui souriais, lui donnant une réponse simple et précise à ses deux questions. Les enchantements me paraissaient à présent tellement communs que je ne jugeais pas qu’ils méritent une attention particulière.

Je la regardais alors s’éloigner un temps de moi, cherchant les fleurs dans les bosquets. Je commençais à faire de même, la gardant tout de même en vue au cas où. Elle m’avait dit avoir été attaquée par des brigands et, même si j’espérais que ce ne serait pas le cas, surtout étant aussi proches d’Aldaria, ce n’était pas un risque que je voulais courir. Elle, elle paraissait totalement dans son élément, ne semblant se méfier de rien. La douceur animale dont elle faisait preuve dans sa recherche donnait au lieu une aura bien particulière. Sortant de mes pensées, je lui demandais alors.

« Et vous, vous connaissez bien le coin ? J’imagine que oui, puisque vous étiez entrain de… » Je me coupais brusquement, décelant un changement dans l’attitude de la jeune femme. Je m’approchais alors doucement, avant de voir à mon tour un bosquet frémir. C’était surement un animal, et il était inutile de trop s’inquiéter. Pour ne pas ajouter à l’éventuelle frayeur d’Aurore, je ne dégainais pas l’une de mes armes et préférait simplement m’approcher doucement de l’endroit où elle se trouvait, gardant, au cas où, le bosquet bien en vue.


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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mar 18 Avr 2017 - 9:15

L'elfe ne fini pas sa phrase en me voyant m'immobiliser et rester silencieuse. Je ne sais pas s'il a lu en moi et compris que mon mutisme n'est pas bon signe, toujours est-il qu'il vient se mettre à mes côtés afin d'observer les mouvements du buisson avec moi. Sa réaction me surprend quelque peu puisqu'il n'a pas l'air de s'inquiéter ni même de se tendre. Soit il ne connaît pas les dangers de la forêt, ce qui est fort improbable venant d'un elfe, sait il a vu ce qu'il y a dedans et il ne s'en alarme pas. Là encore cette possibilité est faible puisqu'il continue de fixer l'arbuste qui prit de spasme libère la créature. Enfin disons les créatures.

Avant qu'elles ne surgissent, j'ai un petit sourire en coin qui vient remplacer mon air inquiet et sérieux. A travers les branchages, j'ai vu ce que la végétation cachait et mon cœur ne s'en pas rempli de peur mais de plaisir. Les éclairs roux qui passer entre les feuilles ne peuvent laisser aucun doute sur les animaux qui ajoutent la plante, de même que les glapissements typique qu'ils poussent. Je me détends un peu, juste avant que les deux jeunes renards n'apparaissent.

Ce ne sont pas encore des adultes, mais plus toute à fait des enfants, bien qu'ils soient encore bien jeunes et puissent encore être considérés comme des renardeau. Et la raison pour que ces animaux pourtant si discrets habituellement et fait tant vibrer l'arbuste est qu'ils sont en train de s'amuser tous les deux, roulant l'un sur l'autre, cherchant à s'attraper, se sautant dessus, se mordillant. Ce sont probablement deux renards de la même portée. Deux beaux mâles, qui cessent leur jeu en nous voyant, moi agenouillée et Seö debout, dans son armure de cuir. Les bêtes ne s’inquiètent pas des autres bêtes généralement sauf quand ils sentent un danger. Et pour eux, l'homme a toujours été un chasseur sans pitié, voulant éloigner la terreur des poulaillers de leur demeure. C'est pour ça qu'ils sont tout aussi figés que nous, prêt à s'enfuir au moindre signe suspect. Cela m'attriste toujours de voir à quel point les autres animaux sont méfiants à notre égard.

Mon sourire s'élargit, alors que lentement, je lève une main, paume vers le haut, en m'étirant légèrement vers leur direction, doucement, pour ne pas les effrayer. Je murmure à mon compagnon. Reculez doucement, sans mouvement brusque. Il ne faut pas les effrayer plus qu'il ne le sont déjà. Puis le temps cesse de s'écouler, tout comme nous, il reste figé. L'un des renardeaux paraient se désintéresser de nous et fait mine de partir, retourner d'où il vient. Mais le second est plus curieux et se rapproche doucement de moi. Je lui souris pour l'encourager, bien que ne sachant pas s'il peut comprendre ce que ça signifie. Pas après pas, il s'approche, et commence à renifler le bout de mains doigts. A mon tour, je bouge doucement pour lui présenter ma paume ouverte, les doigts vers le ciel. Il continue si inspection, reniflant mon poignet timidement. Je ne sais pas combien de temps dure cette rencontre mais une chose est sûre, c'est que nous prenons notre temps pour nous rencontrer, faire connaissance. Je le vois qui ne me quitte pas des yeux alors qu'il m'inspecte. Son frère semble avoir arrêté de reculer mais reste à distance.

Toujours en douceur, je me laisse rouler sur le dos, la main toujours tendu vers lui, lui présentant mon ventre. L'animal se rapproche et me renifle le cou à présent. Je me permet de poser ma main sur sa tête, ce qui fait sursauter le goupil, le faisant légèrement reculer, sur ses gardes, méfiant et prêt à s'enfuir. Toutefois, devant mon manque d'agressivité, il revient de nouveau, allant jusqu'à poser cette fois une patte sur ma poitrine. L'animal, farouche, ne parait plus trop terrifier par ma présence, puisque doucement, il accepte ma main sur sa tête. Du coin de l'oeil, j'aperçois son frère nous observer de façon indécise.

Je gratte délicatement l'échine du rouquin, qui ne pourrait plus avoir envie de s'enfuir et qui regarde à son tour son compagnon de jeu. Sa tête alterne entre son congénère et moi, avant de me glapir à la figure, d'un air interrogateur. Je me retiens d'éclater de rire devant cette scène comique. J'ai bien l'impression qu'il me demande s'il peut inviter son copain à venir jouer. Ce n'est certaine pas la cas, mais c'est ce que je ressens. Alors dans une tentative aussi vaine que ridicule, je pousse un glapissement raté de renard qui fait pencher la tête d'incrédulité aux deux goupils. Je réitère les laissant encore plus perplexes. Je profite de son interrogation animal pour le grattouiller et commencer à gentiment le chatouiller, si on peut chatouiller un animal. La surprise est totale jusqu'à ce qu'il comprenne que ce n'est qu'un jeu. Le second renard détalle, ayant usé probablement toute sa dose de courage annuel. Mais ma victime comprend vite et se met à me mordiller doucement en se tortillant et bondissant autour de moi comme pour m'échapper, s'éloignant pour mieux revenir à la charge.

Son pelage doux et ses petites morsures me font rire aux éclats, se réverbérant à travers la forêt en un bruit cristallin. J'en ai oublié la présence de l'elfe jusqu'à ce que mes yeux tombent dessus. Ce qui ne m'arrête pas de jouer avec mon nouvel ami. Tout en continuant de repousser ou attraper le goupil, j'interroge mon compagnon. Aimez vous les animaux? Si oui venez, il est très gentil et joueur, je ne crois pas qu'il s'enfuira si vous vous approchez.
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Jeu 20 Avr 2017 - 15:34

J’observais le buisson, non pas avec crainte, mais avec curiosité. Je n’avais rien senti de vraiment anormal dans la forêt, si ce n’est finalement nos présences. Car, en effet, c’était nous qui étions les intrus en ce lieu. Je reportais mon attention sur les fourrés desquels s’échappèrent deux renardeaux qui jouaient ensembles. Je regardais alors Aurore, simplement pour vérifier que sa tension et sa peur étaient retombées. Je compris que ce fut une futilité lorsque je vis son regard émerveillé. Elle s’agenouilla, afin peut être de se mettre à la hauteur de nos deux invités. Je ne bougeais pas d’un pouce, car je ne voulais pas les effrayer plus que de raisons. Il fallait d’abord qu’ils nous remarquent pour que la surprise qui pourrait être liée à mon mouvement ne s’en trouve amoindrie. Il ne fallut pas bien longtemps pour que les deux goupils tournent la tête vers nous, se stoppant ainsi net dans leurs chamailleries. Ils semblaient inquiets, et comment ne pas les comprendre.

Je souris en entendant l’injonction d’Aurore, et je m’exécutais doucement pour ne pas les faire fuir. Mon amie semblait encline à profiter de cette surprenante rencontre, et je souhaitais observer sa manière de s’y prendre avec des animaux sauvages. Je n’avais finalement nul doute sur sa capacité à apaiser les deux animaux, et elle n’était pas vraiment en danger. Sa technique d’approche, plutôt douce et gracieuse, semblait pour l’instant plaire aux deux renards. Ils n’avaient pas pris la fuite du moins, et c’était déjà ça. Nos deux invités semblaient plutôt séduits par la façon de faire d’Aurore, et paraissaient s’habituer peu à peu à se présence. L’un d’entre eux tenta même une approche un peu timide, alors que son frère, quant à lui, gardait ses distances. Même si je n’avais pas endossé mes armes, je gardais une apparence plutôt austère, même pour ces animaux. Je choisissais donc de ne pas bouger plus que de raison pour ne pas détruire le travail que la future baptistrelle avait entreprit.

Je me perds alors un temps dans mes pensées, songeant à la scène que nous étions en train de vivre. Tout paraissait, à cet instant, si éloigné de la réalité du reste du monde. Et si, finalement, la vérité ne se trouvait pas juste là, sous nos yeux. La nature était d’une simplicité éclatante et, même si elle pouvait paraitre parfois cruelle, rien ne semblait perturber l’harmonie qui pouvait régner dans un lieu comme celui-ci. Et, malgré cette simplicité, c’était la nature qui survivait à travers les âges, pour peu qu’on ne l’exploite pas de trop. Nous n’étions, finalement, que de passage. Cette nature existait bien avant notre apparition et existerait bien après notre disparition. Je sortais de mes rêveries pour reporter mon attention sur Aurore. La future baptistrelle était allongée sur le dos et c’était mise à caresser le renardeau qui avait été assez téméraire pour s’approcher d’elle. S’il avait semblé hésiter un instant, il ne paraissait plus du tout craindre la présence de la jeune humaine. Elle tente même d’imiter leur glapissement, scène finalement plutôt comique qui m’arrache un sourire. Le rire claire de la jeune femme s’harmonise parfaitement avec le reste de la forêt et la paix qui y règne. L’instant paraissait dénué de tous les éléments qui pouvaient en ternir l’image. Mon amie paraissait avoir totalement oublié ce qui avait pu l’entourer jadis et ce qui se passerait à l’avenir. Seul semblait compter l’instant présent, comme s’il allait durer une éternité. Je ne sais pas exactement le temps qui passa alors. Je m’étais simplement assis en tailleurs, profitant de ce moment et d’une sérénité comme retrouvée. La voix d’Aurore résonna alors, me coupant doucement de ma léthargie. Je lui souriais. Ce n’était pas que je n’étais pas à l’aise avec les bêtes, simplement que je n’avais jamais réussi à l’être autant que pouvait l’être mes pairs. Mais, finalement, c’était l’instant rêvé pour réessayer. En guise de réponse, je m’approchais doucement d’elle et de l’animal qui, sans prendre la fuite, commença à me regarder avec méfiance.

Je m’assis alors à nouveau, plus proche, puis je fermais les yeux. Je me rappelais de qui m’avait appris ce chant, et il fallait à présent que je trouve à nouveau le moyen de le faire raisonner. C’était un trait que partageaient beaucoup d’elfes, avec plus ou moins de réussite. Certains arrivaient à se lier à des animaux, d’autres seulement à les amadouer. Il n’était pas complexe de chanter, mais il fallait aussi le ressentir. J’entonnais alors la mélopée si caractéristique de la magie elfique, me concentrant sur mes sensations. Je sentis que le renardeau était d’abord surpris puis, comme hypnotisé, il cessa ses chamailleries avec mon amie. Il s’approcha doucement de moi à mesure que j’avançais dans litanie. Je n’étais pas le plus doué, bien loin de là, mais je connaissais au moins les bases de ce chant. Durant quelques minutes, le goupil tourna autour de moi, me regardant comme s’il n’avait jamais vu de bipède et qu’il ne les craignait pas. Il faisait simplement des petits cercles sans me lâcher du regard.

Lorsque le chant fut fini, il s’ébroua soudain, me regarda à nouveau, et retourna se réfugier dans les bras d’Aurore. Je la regardais alors, en lui souriant.

Sort utilisé a écrit:
[Contrôle] Pacte

Passe un pacte avec un animal qui deviendra alors un fidèle compagnon à condition d'être bien traité (Incomplet ici)

Geste clé : Chant elfique.


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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mer 26 Avr 2017 - 18:12

Comme je l'y attends, Seö se rapproche doucement de nous. Je me doutais bien que l'elfe saurait approcher sans effrayer mon nouvel ami. Il n'est définitivement pas comme beaucoup d'humains qui, hélas, ont quelques difficultés avec les concepts de douceur et délicatesse. Sur ces points, le beau peuple à une avance considérable sur notre évolution. Mais d'après les dire d'Aramis, c'est là l'ordre des choses, les elfes plus stables et plus calmes que les humains, ces derniers étant le changement constant qui souffle sur le monde.

Il est donc naturel à mes yeux que Seö se fasse accepter facilement par le renardeau. Mais l'étonnement me prend quand après s'être assis, l'elfe se ferme les yeux et se met à chanter. Ce n'est pas la plus belle voix que j'ai entendu, loin de là, mais elle n'est pas désagréable et la mélodie est douce. Ce chant semble presque entrer en harmonie avec toute la forêt, comme si les arbres essayaient de chanter avec lui, mais en étant incapable. On pourrait croire que les oiseaux se sont accordés pour accompagner mon compagnon elfique. Le renard et moi arrêtons de jouer pour écouter. Je sens que le goupil s'est tendu aux premières notes, pas de peur, plus de surprise, tout comme moi. L'un comme l'autre, nous ne nous attendions pas à ça.

La surprise passée, le rouquin tourne autour de l'elfe, à la fois interloqué et attiré. Il le renifle comme il l'a fait avec moi. Pour ma part, je remarque la magie que libère ce chant. La magie elfique est en réalité partout autour de nous et c'est qui donne l'impression que le chant de Seö s'harmonise si bien avec la forêt. Sa voix fait résonner la puissance magique et c'est magnifique. Je m'assois en tailleur et e ferme les yeux à mon tour, cherchant à comprendre le sens des mots, mais bien sûr, je n'y arrive pas. Cette langue m'est absolument inconnue, et si Aramis a promis de me l'apprendre, ce ne sera pas avant son retour. Je me laisse finalement bercer simplement par le chant.

Quand il se termine et que je rouvre les yeux, le renard revient dans mes bras, calmant, glissant sa tête sous ma main et s'installe confortablement. Je le caresse alors, mes yeux fixés sur Seö, un sourire ravi sur les lèvres et le regard pétillant. Je n'ai qu'une seule envie, apprendre ce chant. Je ne sais pas ce qu'il est censé faire, mais sa beauté me suffit bien que la curiosité me fera poser la question de son origine, de son utilité, de son application, qui l'a appris à Seö et plein d'autres encore. Mais il ne faut pas que je bouge trop, pour ne pas gêner le renard installé sur mes genoux.



C'était magnifique. Où avez-vous appris cette chanson? Seriez-vous prêt à me l'apprendre? Je ne savais pas que vous chantiez? Aimez-vous cela? Que diriez-vous de chanter en duo avec moi, pour aujourd'hui? Je pense que le temps se prête bien à une telle frivolité. Je souris tendrement à l'elfe. J'ai l'impression que toute la forêt est en attente d'un nouveau chant. L'humidité du sol remonte à travers mon pantalon alors que la chaleur du goupil descend pour contrer cette fraicheur.

J'aime beaucoup cet animal, il est si doux, si joueur et s'il n'est pas en reste de son espèce, il est très intelligent. Et puis, comme beaucoup, il est plein d'amour. Je voudrais bien l'emmener avec moi, mais je sais que sa place est dans la nature, avec son frère, qu'il retrouvera sans peine. S'il me suit dans la ville, il ne sera pas malheureux mais probablement pas heureux non plus. Et puis, qui sait ce qu'il lui arriverait. Je serai obligée de le garder à l'œil, de le dresser et même ainsi, des gens ou même les chiens viendraient lui chercher des crosses. Comme papa dit, un animal de la forêt doit rester dans la forêt. Et il a raison, sinon, j'aurai sûrement adopter toutes les bêtes des bois.
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mer 3 Mai 2017 - 15:44

Pendant que je chantais, je tentais de faire comme Laurelin me l’avait appris. Fermant les yeux pour me concentrer, j’essayais d’harmoniser les notes avec la magie qui régnait dans la forêt, sans forcer. C’était à moi de me caler sur le pouls des lieux, et non pas l’inverse. A y repenser, je n’avais jamais réussi aussi bien qu’elle pouvait y parvenir, mais je faisais tout de même de mon mieux. C’était inconsciemment un hommage à sa mémoire, sans tristesse, mais avec nostalgie. J’avais confiance que ma voix pouvait paraitre bien rustre à côté de celle des autres elfes mais, finalement, je ne m’en occupais pas outre mesure.

Aurore semblait m’avoir écouté. Au-delà de ça même, elle semblait ravie que je me sois ainsi livré à cet exercice en sa présence. Elle ne le savait pas, mais c’était effectivement quelque chose de très rare. Déjà que je pratiquais assez peu le chant Elfique, et lorsque je le faisais, je m’arrangeais le plus souvent pour être seul. Mais là, le moment s’y prêtait particulièrement bien et je n’avais pas spécialement fait attention. Sa demande me surprit un peu toutefois, car je ne m’étais aucunement imaginé chanter à ses côtés. Je reconnaissais volontiers ma maladresse dans ce domaine, et, même si je savais lui donner une dimension magique, nulle doute que la jeune femme me dépassait considérablement dans ce domaine. Je souriais donc à mon amie, avant de lui répondre.

« N’exagérez pas, je chante particulièrement mal pour un elfe » Dis-je sur un ton amusé. « Je tiens ce chant d’une personne qui savait particulièrement bien l’utiliser je dois dire. Il est censé pouvoir faire en sorte de se lier à un animal sauvage, d’une manière assez profonde et assez forte, mais je n’ai, pour ma part, j’avais vraiment réussi à le mener jusqu’au bout. » C’était la vérité, je n’y étais jamais parvenu, même après mes nombreux essais. Ce qui amusait particulièrement Laurelin qui, elle, semblait être particulièrement douée dans ce domaine. « Donc, même si ça me ferait vraiment plaisir de vous l’apprendre, je suppose qu’Aramis fera un bien meilleur professeur que moi dans ce genre d’art… N’oubliez pas que, finalement, ce n’est pas vraiment le domaine de prédilection d’un tueur à l’apparence noire qui se balade en forêt… »

Je lui fis un petit clin d’œil, la taquinant légèrement sur la réaction qu’elle avait pu avoir un peu plus tôt dans la journée. A y repenser, c’était décidément un jour plein de surprise car qui aurait cru, après avoir vu les circonstances de notre rencontre, qu’elle finirait par me demander de chanter avec elle dans les bois, comme s’il n’y avait rien autour de nous. Cette pensée me fit particulièrement sourire, tant la situation me semblait cocasse. Mais elle semblait vraiment tenir à apprendre ce chant, donc je me résignais à lui refuser de chanter, ou du moins d’essayer, avec elle.

« Je peux vous apprendre ce chant si vous voulez, au moins, vous pourrez vous entrainer tranquillement et parfaire cet art au côté de l’impératrice. En revanche, vous verrez la différence que vous vous exercerez avec elle. Je crains avoir vraiment d’énormes lacunes de ce côté-là ! » Lui dis-je en souriant.

Ensuite, je l’invitais à prendre place près de moi avant de commencer à lui enseigner les paroles et les notes du chant, posément, comme à mon habitude. Ce moment était décidément bien particulier mais apaisant. A vrai dire, j’espérais que cette sensation me tienne un moment, car, l’esprit vidé de tout sentiment négatif, je pouvais pleinement profiter de la tranquillité de ce moment.


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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Dim 7 Mai 2017 - 1:16

Cet elfe avait un don particulier pour créer des contrastes. Dans son armure de cuir sombre, le visage couvert, se déplaçant rapidement et sans un bruit, il a tout d’un assassin mais il suffit de voir ses yeux et son visage pour changer d’avis. Parler avec lui ôte tout doute sur son caractère. Seö a tout d’un être calme, peu violent. Bien sûr, que sa tenue intimidante n’est pas une illusion, et que ses talents de combattants ne sont plus à démontrer. Mais contrairement à beaucoup de guerrier, ce ne sont pas ces aptitudes au combat que son être transpire. Il respire la paix, et il me semble presque aussi innocent que moi. Je ne sais pas ce qui me fait dire ça mais c’est l’impression qu’il me donne. De la sagesse naïve.

Je lui lance un regard sévère tel une mère face à un enfant disant une bêtise lorsqu’il rappelle l’épisode de ma chute et de ma terreur avant de rire doucement pour lui faire comprendre que je ne faisais que marcher dans sa blague. Ne soyez pas modeste. Les elfes chantent remarquablement bien, et même si vous estimez votre talent inférieur, ça ne fait pas moins de vous un bon chanteur. Même le renard a été charmé. Je n’ai encore jamais mêlé la magie et le chant. La magie elfique est récente pour moi, Aramis ne m’y a initié que depuis peu. Elle me manque alors que je connais si peu. Une fugace lueur de mélancolie traverse mon regard, mais mon visage reste souriant. Je continue à caresser le renard distraitement, l’animal semble s’être endormi. Peut-être qu’ensemble, nous pourrions y arriver. Mener ce chant jusqu’au bout.

J’ai envie de lui en demander plus sur cette personne qui lui a enseigné ce chant, mais je crains de le blesser. S’il avait envie d’en partager plus, il l’aurait fait. Peut-être ne veut-il pas trop en dire avec une inconnue. Il est vrai que je me sens bien à ses côtés, mais cette sensation est vraie avec la plupart des personnes que j’ai rencontrées, ce qui n’est pas forcément le cas de Seö qui sans être intimidé, peut avoir des réticences à raconter sa vie à la première fille qui lui est tombé dessus.

C’est assez mignon la façon dont il a d’essayer de minimiser son niveau en le comparant à l’incomparable. La Chantebrise est une Baptistrelle, une mage de grande puissance et par conséquent une grande chanteuse, à n’en point douter. Rien que quand elle parle, sa voix laisse échapper des mélodies merveilleuses. Cessez donc de vous rabaisser. Bien sûr, vous chanterez moins bien qu’Aramis, mais je pense pouvoir affirmer sans trop me tromper que peu de gens surpassent l’Impératrice dans le domaine vocale. Alors laissez-moi seule juge de votre voix pour aujourd’hui.
Je lui souris tendrement avant de me rapprocher de l’elfe, non sans réveiller le renard qui surpris bondit hors de mes bras pour se réfugier dans un buisson, d’où il nous épit. Je lui jette un regard triste, mais je n’essaye pas de l’amadouer à nouveau. C’est un animal sauvage, et trop l’habituer à ma présence ne lui ferait pas du bien. Mais je m’assois près de l’elfe mais de manière à faire face tout de même à la cache du goupil, qui nous regarde toujours. Seö m’apprend les paroles, mais ce langage, bien que mélodieux est difficile à répéter. De plus je ne le comprends pas et certaines de mes erreurs font des non-sens qui font sourire Seö. Quand il me les explique, nous rions tous les deux. Je le sens plus serein maintenant, moins sur ses gardes. Ma langue fourche, et je chante bien souvent en yaourt, mais j’apprends vite. Au bout d’une demi-heure peut-être, l’elfe m’apprend la mélodie, puis nous nous mettons à chanter en cœur. La voix hésite d’abord, je me prends à chanter comme quand j’étais avec mes parents, sur le bord de la rivière. Nos deux voix résonnent dans les bois, unies par la même mélodie, la même magie. Nos origines ne sont pas les mêmes mais tout disparait, effacées par la puissance de la musique.

Comme je l’ai appris auprès d’Aramis, je me focalise sur l’énergie qui nous entoure et celle qui repose en moins. Je puise dans ces deux énergies en chantant, jusqu’à voir ce chant, comme un écho, des ondelettes dans une mare. Je ferme les yeux, plus rien n’a d’importance à l’exception de la musique, ma voix et celle de Seö. Puis je vois le petit renard apeuré, qui semble se détendre devant notre mélodie. J’avance mes sens vers l’animal et l’enveloppe des harmonies. L’animal parait se réchauffer et revient vers nous. Je n’entends plus que ma voix et celle qui émane du renard, comme s’il chantait avec moi. Il se rapproche et se remet sur moi, se frottant et reglissant sa tête sous ma main. Je sens le lien se former entre nous, les yeux toujours fermés, je distingue cependant le renard et mon corps, comme si j’étais juste une observatrice extérieure. Il y a comme un fil lumineux bleu clair qui nous relie tous les deux, de mon ventre au sien.

La chanson arrive à sa fin. Je rouvre les yeux sur le renard qui me regarde avant de venir me lécher le visage. Je rigole doucement devant ces chatouilles baveuses et le repousse gentiment pour lui gratter l’arrière des oreilles, ce qui semble lui plaire beaucoup. Je me tourne vers mon compagnon elfique. Ce fut un moment extraordinaire. Avez-vous pu aller plus loin que d’habitude ? J’aime beaucoup chanter avec vous en tout cas.
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mer 10 Mai 2017 - 16:02

Je ne peux m’empêcher de sourire lorsqu’Aurore semble s’insurger contre ma modestie, que je considère toutefois justifiée. Il était vrai que mes seuls éléments de réelle comparaison étaient bien sur mes pairs, car c’était avant tout une caractéristique du peuple des bois que de mêler le chant et la magie. Beaucoup de sorts elfiques reposaient d’ailleurs sur ce concept. Ils étaient certes puissants, mais présentaient tout de même une grosse lacune : Ils étaient durs à maitriser, et particulièrement lents à utiliser, si bien que, au cours de mes voyages, je n’avais jamais vraiment mis l’accent sur leur apprentissage. Mais peut-être devrais-je reconsidérer cette position, au vue de l’enthousiasme d’Aurore. Puisqu’Aramis risquait de devenir sa tutrice, elle me dépasserait surement rapidement en la matière et je ne voudrais pas paraitre ridicule lors de notre prochaine rencontre. Cette pensée élargit encore mon sourire, alors que je répondais à mon amie.

« Et bien, je ne fais que me comparer à la moyenne de mon peuple et, après tout, ce n’est pas l’art magique que je maitrise le mieux. » Je répondais ensuite à son invitation, m’installant à ses côtés. « Et bien, commençons dans ce cas. » Je lui souriais doucement, avant de démarrer cet apprentissage improvisé.

Aurore apprenait indéniablement vite, même si, bien sûr, elle butait sur certains mots. Un chant, et surtout un chant magique, ne s’apprenait pas en un jour et encore moins si ce dernier était dans une langue inconnue. Pourtant, elle se débrouillait plutôt bien. En me prenant en comparaison, ça n’avait rien à voir. J’avais mis plusieurs années pour insuffler la bonne énergie dans cette litanie, chose qu’elle arrivait visiblement à faire aussi facilement que si je lui avais confié une recette de cuisine. Car, même si la forme du chant n’était pas parfaite en elle-même, le fond était indéniablement le bon. J’aurais presque dit, par moment, que son chant était plus puissant que le mien. Cette pensée me confortait dans mon idée : Elle était née pour suivre les traces des baptistrels et me semblait, par bien des aspects, à des années-lumière de ce que je pouvais être. Pourtant, il y avait une complicité amicale qui naissait entre nous. J’appréciais sa compagnie, et sa simplicité était d’une fraicheur resplendissante. Je riais parfois, la taquinant sur ses erreurs de langue, même si elle ne semblait pas prendre conscience de la vitesse à laquelle elle progressait.

Puis, petit à petit, son chant se fit plus clair, ses erreurs plus rares et son timbre plus sûr. Elle n’hésitait plus sur certaines formulations, même lorsqu’elles n’étaient pas tout à fait exactes, et se laissait simplement porter par la mélodie et la magie ambiante qui régnait dans la forêt. Je lui jetais alors un rapidement coup d’œil, perdant ma concentration et le fil de la chanson pour un instant. Son être semblait vibrer d’une énergie parfaitement en harmonie avec la faune qui nous entourait. Le renardeau lui, semblait captivé par le puissant flux magique qui émanait d’Aurore, et ce bien plus qu’il ne l’avait été avec moi. Ce constat me fit sourire, mais je préférais ne pas en faire part à mon amie, de peur de la déconcentrer. Je repris donc avec elle le chant, veillant à ne pas trop le perturber d’éventuelles fausses notes bien que je ne me débrouillais finalement pas si mal. Mais ce n’était rien comparé à la première performance de la jeune femme. Je veillais alors à ce que le chant puisse se finir sans encombre, l’observant alors rouvrir les yeux. J’avais volontairement omis d’apprendre à Aurore la fin. La raison était plutôt simple : Je l’avais oubliée, et je ne l’avais d’ailleurs jamais réellement apprise. J’observais donc le chant infini se terminer, posant les yeux sur la boule de poils roux nichée contre la jeune femme, charmé par sa voix. Je sentis alors un lien fort se former entre eux, une connexion pure et sincère, bien qu’à cause de moi incomplète. Je laissais alors mon amie finir seule, ce qu’elle ne remarqua surement pas. Elle semblait comblée et ravie par notre prestation, et me le confirma bien vite. Un petit sourire en coin, je lui répondais.

« Et bien… en réalité vous avez mieux réussi que je ne l’espérais... Vous avez même sans doute été plus loin que je ne l’ai jamais été, c’était une prestation époustouflante, je vous l’accorde. » Je lui souriais, amusé, avant de reprendre. « A vrai dire, je dois vous avouer que j’ai un peu triché. Volontairement. Je suis sûr qu’Aramis saura vous apprendre la fin de ce chant mais je ne la connais plus vraiment. Cela doit venir du fait que, consciemment ou inconsciemment, je me suis toujours refusé à créer un lien forcé par la magie avec un animal. La nature est beaucoup trop belle pour que l’on ait le droit de la plier à notre volonté, vous ne pensez pas ? » Mon ton était un peu amusé, et plutôt calme. Le fait de ne pas vouloir forcer mentalement un animal à se lier à moi était sans doute la raison de mon manque d’entrainement et de compétence dans la pratique de ce chant, mais je ne le regrettais nullement.


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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Ven 12 Mai 2017 - 13:48

Je rougis doucement au compliment de Seö. Je lui souris timidement, mais lève un sourcil interrogateur. Vous avez triché ? Comment ça ? Et je tiens à maintenir ce que j’ai dit avant, vous chanter très bien. Vous avez raison, la nature ne doit pas avoir à se plier à notre volonté. Toutefois, se lier à elle, n’est pas la forcer à nous obéir. C’est plutôt un moyen de se rapprocher, de sentir ce qui nous entoure. N’est-ce pas petit renard qu’il faut faire attention autour de nous ? Lui posant la question, nous nous regardons droit dans les yeux, le goupil et moi. Ce dernier glapit comme s’il répondait à ma question, me faisant rire.

Toutefois mon compagnon marque un point, j’ai tissé un lien entre moi et ce renard plus par jeu que par volonté mutuelle de me rapprocher du renard. Je l’aime bien, mais nous ne sommes que des compagnons de jeu d’un jour, sa place est avec son frère dans les bois et moi avec ma sœur parmi les hommes. Ce lien risque de briser cet équilibre qui nous entoure et je ne souhaite pas m’attacher à cet animal comme ça. Ce serait contre la nature. La magie est faîte pour maintenir l’harmonie pas pour créer un déséquilibre. Je soupire et ferme les yeux. Le lien n’est pas difficile à trouver entre moi et le renard. Le chant résonne encore dans les bois. Doucement, je le romps pour empêcher le goupil de chercher à me suivre. Je me sens soulager une fois que le lien magique est détruit.

La magie est juste là pour nous aider un peu. Mais il est vrai qu’il vaut mieux se faire accepter pour ce qu’on est, que par la force. Si les gens pouvaient comprendre qu’être humble et soi-même et laisser les autres libres de leur choix, est mieux que de vouloir imposer une façon d’être, sa façon d’être, alors le monde sera peut-être en paix et plus beau. Vivre et laisser vivre. Chacun libre de ses actes mais responsable de leur conséquence. Faire ce qui doit être fait, par soi-même sans avoir à y être obligé ou sans qu’on soit obligé de le réclamer. Ne serait-ce pas merveilleux ? Un monde où chacun connaît son devoir et le fait spontanément. Plus besoin de pays, plus de guerre. Juste l’harmonie. Vous devez me prendre pour une folle de rêver de ce genre de choses. De rêver de l’harmonie sans l’ordre. L’ordre sans le pouvoir. Juste la nécessité et le réflexe de la comblée. C’est une douce utopie, je sais.

Je reste un court instant pensive avant de reprendre sans laisser le temps à Seö de me répondre. Quels sont vos projets pour la suite ? Oh, j’y pense, nous étions en train de chercher des fleurs élémentaires. Et si nous reprenions ?Je dépose le renard à côté de moi et me lève doucement. L’animal me regarde d’abord interpellé, puis se dresse sur les pattes arrières en prenant appuis sur moi, sautillant sur place, à la manière des chiots qui veulent qu’on les porte. Je baisse pour le prendre et une fois dans les bras, il se débat pour redescendre. La position n’a pas dû lui plaire. Il nous tourne autour rapidement avant de disparaître dans un buisson, et en ressortir.

On dirait bien qu’il souhaite qu’on le suive. Sauf si vous avez un autre idée en tête, je propose qu’on aille se perde dans les bois avec lui. Je réajuste mes vêtements et fronce les sourcils en constatant que ma natte s’est un peu défaite est que des mèches commencent à en sortir et que des feuilles et de petites brindilles s’y sont coincées. Je dois avoir l’air d’une fille des bois comme ça. Ca m’apprendre à me rouler dans la boue avec des animaux sauvages. Mes vêtements sont définitivement bon pour un lavage. A croire qu’on m’a fait tomber d’un arbre dans la boue, par surprise. N’est-ce pas monsieur l’ombre. Je sourit à Seö. Moi aussi je peux le taquiner. D’ailleurs, un détail pourrait être résolu. Ne pourrions-nous pas nous tutoyer maintenant ? Ce serait plus simple, non ? D’ailleurs maintenant je ne crains plus rien avec vous, j’ai un garde du corps rusé pour me protêger, si jamais vous essayer de nouveau de m’effrayer. Allez, allons-y. Je ne vous laisse pas le joie finalement.

Je lui attrape doucement la main et l’entraîne tranquillement avec moi sur les pistes du rouquin. L’animal nous fait rapidement quitter les sentiers et avancer s’avère assez complexe, mais surtout acrobatique. Des ronces parsèment le trajet et nous agrippe, mais ce n’est pas un problème, je pourrais les guérir aisément. Toutefois, mon pantalon risque d’avoir besoin d’être raccomoder à ce rythme.
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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Mer 17 Mai 2017 - 10:53

Aurore semblait avoir plutôt bien pris ce que je lui avais dit au sujet du renard et de la nature en général. Plus que ça même, elle paraissait finalement penser comme moi, même si elle avait tout de même essayé de mener le chant jusqu’au bout. En un sens, c’était un peu ma faute, car je ne lui en avais pas parlé avant. Je n’avais simplement pas voulu casser l’enthousiasme qui avait paru l’habiter quand je lui proposai d’apprendre un chant elfique. Qui aurait d’ailleurs pu la blâmer ? Découvrir de nouvelles choses pouvait être bien grisant, et se laisse emporter par cette sensation était parfaitement normal. Je souriais donc à mon amie, avant de lui répondre.

« Vous avez parfaitement raison. » Dis-je, amusé par la scène qui se déroulé entre Aurore et le renardeau, avant de poursuivre. « Mais c’est plutôt de ma faute, je ne vous avais pas bien présenté la puissance de ce chant. Vous avez d’ailleurs dû vous rendre compte à quel point le lien entre vous et l’animal pouvait être fort, et à quel point il peut rapidement s’attacher à vous. C’est en ça que je parlais de force. En revanche, je n’ai jamais dit que c’était fondamentalement une mauvaise chose, bien au contraire, simplement que je préférais, personnellement, ne pas en user. » Dis-je, la taquinant quelque peu.

Je l’observais alors choisir, avec une pointe de déception peut être, de rompre le lien qui l’unissait à l’animal. C’était finalement le paradoxe que beaucoup d’elfe devaient apprendre à faire. Notre magie nous unissait profondément à la nature mais, pourtant, en l’utilisant, il y avait une certaine forme de vassalité qui finissait pas s’installer. Aussi, afin de respecter au mieux ce lien profond qui unissait notre magie à la sienne, nous nous gardions bien d’utiliser sans retenue cette force qui pouvait nous habiter. Toutefois, cela dépendait finalement des points de vue, je n’allais donc pas critiquer le fait que mon amie souhaite profiter au mieux de cette nouvelle expérience, bien au contraire. Je lui répondais alors.

« Vous prendre pour une folle ? » J’éclatais d’un rire sincère. « Peut-être un peu… » la taquinais-je alors. « Mais finalement, c’est loin d’être une mauvaise chose. Avant de pouvoir accéder à un monde aussi harmonieux que vous le souhaitez, à cette utopie, il faut déjà qu’il y ait eu des gens pour la rêver et l’imaginer… De plus, je ne suis pas vraiment loin d’avoir votre avis sur la question. Je sais que cela peut paraitre étrange à la vue de mon accoutrement, mais même un combattant peut aspirer à la paix. A vrai dire, je rêve du moment où les gens comme moi n’aurons plus leur place. C’est peut-être un peu dire, mais si j’en arrive un jour à me dire que je dois arrêter tout ce que j’ai pu faire et ce que j’ai fait car ces choses n’ont plus rien à faire dans ce monde, alors c’est que, au final, j’aurais beaucoup plus gagné que perdu. Alors, que ce soit une douce utopie ou non, il faut bien continuer d’y croire et de se battre pour elle, et obtenir la chance, un jour, de pouvoir la voir se réaliser. » Je souriais à Aurore, montrant que, sur bien des points, et malgré nos quelques différences, nos pensées étaient bien plus proche qu’on n’aurait pu le croise. Je répondais alors à sa question suivante.

« Mes projets ? Légèrement similaires aux vôtres je dirais, puisque vous attendez d’intégrer la caste des Baptistrels en compagnie de dame Thrëde. Je dois rejoindre un ami à Caladon, pour changer légèrement de vie diront nous. Mais vous avez raison, nous étions en train de chercher quelque chose, alors autant profiter de cette belle journée pour nous y remettre. » Je regardais en souriant le manège du renardeau autour de mon ami. Ces animaux avaient par bien des points un comportement similaire à celui d’un chien. Ils étaient bien moins difficiles à dresser qu’ils ne pouvaient le laisser paraitre, surtout dans leur jeunesse. Je l’observais alors rentrer et sortir du buisson. Aurore a raison, il semble nous indiquer la marche à suivre.

« Eh bien, suivons-le, nous n’avons de toute façon pas de meilleur indice ni de meilleur guide pour nous aider à trouver ce que nous cherchons… » Dis-je sur un ton amusé. « Je dois vous avouer n’avoir jamais trop rencontré de fille des bois qui vous ressemble, de prêt ou de loin. » la taquinais-je, conservant mon ton. « Et puis, les moments que vous avez vécus ne sont pas légions, alors qu’il vous est facile de trouver de nouveau vêtements. Autant en profiter, non ? » Je la taquinais toujours, remarquant qu’effectivement, son apparence s’était légèrement modifiée avec tout ce qui s’était passé. Cela lui donnait un certain charme d’ailleurs, ne contrastant pas le moins du monde avec son côté naturel et simple. « Allons-y pour le tutoiement dans ce cas. Je vais tout de même garder un œil sur ton nouveau garde du corps, je ne veux pas être victime de sa férocité ou d’un éventuel excès de zèle… » Plaisantai-je, avant d’être entrainé par Aurore qui fonçait à travers la forêt.

Instinctivement, je pris alors la tête de notre petite expédition. Les ronces n’étaient pas un problème pour moi, l’armure en cuir n’étant en rien entamée par les excroissances végétales, et cela permettait à Aurore de passer derrière moi sans trop d’encombres. Après une dizaine de minutes à batailler avec la végétation, nous arrivâmes dans une petite clairière inondée de soleil. Un petit court d’eau semblait en détailler la limite, et le renardeau s’était arrêté, s’abreuvant de l’ondée fraiche pour récupérer de sa course. Il faisait bon, et l’herbe avait légèrement séché, la rendant aussi douce au toucher que pouvait l’être un tapis verdoyant. Je balayais alors l’étendue du regard. Il ne semblait pas y avoir d’autres animaux, seul le cri des oiseaux alentours perçait le silence qui inondait le lieu. J’avançais alors doucement, profitant de l’instant avant d’apercevoir, plus loin, une tâche de couleur qui me fit sourire davantage. Il était vrai que les animaux appréciaient parfois de vivre non loin des fleurs élémentaires, car leur pollen avait tendance à les apaiser. Je me dirigeais donc vers le bosquet, invitant Aurore à me suivre. Les couleurs que nous offraient les fleurs étaient magnifiques, et incomparables. Arrivé à quelque mettre, je fis signe à mon amie de s’arrêter. Le renardeau était revenu vers elle et trainait à présent dans ses jambes. Je lui expliquais alors mon geste.

« Evite de respirer lorsque tu t’approches de ces fleurs. Elles sont certes magnifiques mais leur pollen peut être assez dangereux, que ce soit pour moi ou pour toi. » Je lui souriais, comme pour la rassurer, puis j’approchais du bosquet. Arrivé à portée des fleurs, je sortais un couteau de mon sac et découpais soigneusement l’une des fleurs. Le bosquet était petit, et en prendre plus aurait pu mettre en danger sa survie future.


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MessageSujet: Re: Tomber sur quelqu'un - Seö - Ven 19 Mai 2017 - 16:08

Je n’arrive pas à savoir si Seö adhère ou non à ma vision des choses, mais en tout cas, il ne semble pas me prendre pour une folle ni se moquer de moi. Ca fait du bien de pouvoir partager un peu d’espoir avec quelqu’un de sentir que son inspiration n’est pas risible par tous. Vous ? Aspirer à la paix ? Mais comment pourriez-vous assassiner d’innocente et adorable jeune fille en temps de paix ? Bon je vais arrêter avec ces blagues. Elles ne sont plus drôles du tout. C’est juste pour chasser les derniers nuages qui vous entourent pour ne laisser que la personne charmante que vous êtes, briller pleinement. Plus nous parlons, plus je suis heureuse de ne pas m’être enfuie en hurlant à votre vue. J’aurais manqué un très bon moment. Mais ce n’est pas fini. Je suis sincère avec lui. Je passe un moment mémorable, je n’ai jamais été aussi près de la nature, de plus je me sens protéger auprès de l’elfe. Pas comme avec Christan ou dans la ville. Sans vouloir relancer la blague, son allure d’assassin et sa gentillesse forme un ensemble très serein.

Toutefois, il reste très mystérieux. Il parle de changer de vie, de rejoindre un ami. Cela sonne comme les criminels dans les histoires de bandit. Ils vont voir un « ami » qui les fera changer de vie, car l’ancienne n’est plus vivable. Mais il parle de projets semblables aux miens, mais à Caladon ? Les baptistrels ne sont pas à Caladon, si ? Et puis je ne rentre pas dans la caste des baptistrels, mais dans l’ordre et… J’ai trouvé. A Caladon se trouve la caste des dragonniers. J’imagine que c’est de ça dont il parle, il va se joindre à eux. J’espère que c’est ça, et pas autre chose, j’ai une imagination un peu trop débordante. Il pourrait rejoindre une caste secrète d’espion travaillant pour un gouvernement tout aussi secret œuvrant pour un monde meilleur, ou bien il pourrait devenir un chevalier errant, voyageant à travers le monde pour venir en aide aux personnes, leur apportant espoir et réconfort. Ou la caste dont il parle pourrait être celle de puissants héros, avec d’extraordinaire pouvoir, comme voler, une force surhumaine, l’invulnérabilité, une intelligence incroyable, de la télékinésie, oh ! Des griffes qui sortent des mains. Et ensemble, ils luttent contre Vraorg ou ses disciples disséminés dans tout Armanda, en secret et sauvant le monde régulièrement d’une fin horrible. Maintenant que ces hypothèses sont faites, j’hésite. Sans être plausible, elles sont plaisantes.

Nous suivons alors le renard, après la blague de l’elfe qui me fait rire. L’elfe prend les devants, me dégageant le passage, simplifiant mon avancée. Nous arrivons dans une petite clairière, que borde une rivière. A l’apaisante ombre de la forêt succède une grande clarté. Il y a peu, nous courions dans les sous-bois dont les variations de couleurs nous montrer un panel infini des verts possibles, guider par le chant des oiseaux et le bruit de nos pas. Maintenant, le soleil parait bénir cette clairière de sa lumière, le ciel visible dans la troué des ramures est d’un bleu azuré. Le chant des oiseaux toujours présent, semble lointain, remplacé par le roulis de l’eau et le bruit de nos respirations qui paraissent si étrangère en ce lieu. Le goupil, éclair orange dans les buissons, s’abreuve au cours d’eau, seul être mobile dans cette clairière. L’herbe émeraude est douce et appelle au repos, de petites fleurs constellent cette étendue, tel un ciel étoilé d’été. Je reste à l’entrée, de peur de perturber ce monde à part, loin des hommes, des elfes et des vampires.

Seö s’avance, lentement, comme s’il goute lui aussi à la quiétude de ce lieu. Je le regarde évoluer dans ce domaine enchanteur. Il semble à la fois à sa place, de par son côté elfique mais aussi décalé, avec son armure et ses armes. Un guerrier au paradis, un guerrier qui n’en est pas uns. Ses paroles me reviennent à l’esprit. Il aurait plus à gagner par la paix, que par la guerre. C’est un mercenaire, par défaut, non par choix. Comme beaucoup, il n’a pas choisi sa profession, il l’a fait à cause de circonstance probablement. La chance de choisir l’avenir, je l’ai eu, comme beaucoup d’autres choses. L’elfe n’est pas dans son état normal avec des armes, personne ne l’est, et je ferai tout pour que les armes disparaissent de ce monde, pour que l’harmonie règne à jamais.

Mon compagnon se dirige vers un coin de la clairière, où se tient un bosquet aux couleurs fantasques. Il me faut un instant avant de comprendre que nous avons trouvé ce que nous cherchions. Le bosquet est une pousse de fleurs élémentaires. Il est petit, probablement une jeune pousse. Les fleurs n’en sont pas moins belles, irisées telles des gouttes d’eau diffractant la lumière en un prisme descend, une tache d’huile sur une surface plate, colorant le sol d’un arc-en-ciel de couleur, irradiant la beauté aussi naturelle que le monde. Elles en sont presque hypnotisantes , si bien que lorsque Seö m’invite à approcher, s’avance raide, comme si un mouvement trop brusque pourrait dissoudre l’enchantement du lieu et de la plantes.

Si mon compagnon ne m’avait pas arrêté, je pense que je serai en train de m’enivrer du parfum de ces fleurs. C’est à peine si je remarque que le renard est revenu se nicher contre mes jambes Je fronce les sourcils à sa mise en garde. Ce n’est pas ce que j’ai lu. Le pollen des fleurs peut créer un état second, voir même une addiction, mais pas au point d’en mourir ou d’être dangereux. Ou bien pas dans l’immédiat. Toutefois, je fais confiance à l’elfe, il semble en connaitre bien plus que moi dans ce domaine. Mais pas pour longtemps, car je compte bien dévorer toute la documentation possible sur les fleurs élémentaires.

Seö avec une grande délicatesse récolte une fleur. Plus ne serait pas raisonnable et abuser de ce que la forêt à bien voulu nous offrir. Je m’agenouille et commence à gratter le ventre du renard qui se met à joue avec ma main. Je participe distraitement à son jeu de la main droite tout en regardant séant avec un sourire ravi. Voilà une journée de bien remplie. Je n’aurai jamais cru pouvoir trouver ces fleurs aujourd’hui. Tu peux te considérer chanceux. Cela fait quelque temps que je me balade par ici, et c’est bien la première fois que je tombe sur un bosquet. D’un autre côté, c’est la première fois que je sympathise avec un renard. Que comptes-tu faire de cette fleur ? Je suppose que c’est pour un enchantement. Mais quel genre ? Je ne vois pas trop ce que je pourrai enchanter pour ma part. Je n’ai rien de suffisamment précieux qui mériterai un tel traitement. Si ma sacoche et un livre, mais il n’y a pas d’enchantement pour eux. D’ailleurs je ne t’ai pas montré. Je sors de la sacoche le livre de maman. Il a bien grossi depuis que j’ai quitté la maison. Sa reluire en cuir est presque neuve, je l’ai faite refaite. Dessus on peut suivre les contours d’un lys et d’une rose. Ça donne à l’ouvrage un côté grimoire qui me plait énormément en plus de bien protéger les pages. C’est le livre que ma mère m’a confié. Il contient toutes ses connaissances et les miennes en botaniques. J’ai refait beaucoup de dessins qui s’étaient abîmés avec le temps et le voyage et rajouté des pages. Chaque fois que je rencontre une nouvelle plante, je la dessine dedans, puis je fais des recherches sur ses propriétés. Ce livre ne sera jamais complet mais il sera toujours parfait pour moi. Avec la sacoche de mon père, c’est tout ce que je possède et tout ce qu’il y a de plus précieux à mes yeux.
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