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Pour qui pensait dormir en paix...

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Alauwyr Iskuvar
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MessageSujet: Pour qui pensait dormir en paix... Ven 27 Jan 2017 - 16:37

Fin Aout

La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà qu'un Alayien terminait de boire son énième verre d'hydromel. Quitte à s'enivrer, autant le faire avec un bon breuvage non ? Et que de mieux que de profiter de l'absence de son ami et supérieur en grade, Christan Weren, pour se mettre une petite biture d'un soir ? Alauwyr n'était pas du genre à se soûler, mais il y trouvait un certain réconfort depuis ces derniers mois. Sauf quand on venait l'enquiquiner alors qu'il s'attendait à être seul dans son recoin.

Hors ce soir, normalement, point d'ennuis, point de supérieur pour venir lui faire la morale. Il appréciait grandement son ami, Christan Weren, mais ce soir, il avait réellement besoin de se noyer l'esprit pour que celui-ci se plonge dans le Néant... Du moins dans les bras de Néant. Même si elle avait cessé de vivre, en tant qu'esprit, elle restait présente d'une certaine manière dans le coeur de ses anciens ouailles. En même temps, c'était le meilleur endroit pour perdre ses pensées, ses idées... Et ne plus rien se soucier...

Alauwyr n'avait pas fait le décompte du nombre de ses commandes, mais toute sa solde du mois était passée dans la commande d'hydromel. Le tavernier avait été ravi au début de voir un client aussi désireux de savourer son hydromel de qualité, mais passé six chopes bien remplies, à voir la tête de l'Alayien, il était en train de se demander comment il allait lui demander de partir ; où de prendre une chambre pour passer la nuit. Mais finalement, à le voir la tête posée sur un de ses bras pliée sur la table, à ne rien demander à personne, c'était mieux de ne pas le déranger. Il avait payé ses consommations de toute manière, donc autant le laisser tranquille non ?

La porte s'ouvrit pour laisser place à une jeune et élégante jeune femme, à la crinière blonde comme les blés
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Ven 27 Jan 2017 - 23:13

Pas mécontente d’être enfin arrivée à Aldaria. Le voyage fut des plus intéressants mais surtout fort en émotion. La perspective d’apprendre plus en profondeur les méthodes de soins des alayiens sont m’a-t-on dit les plus forte dans cette ville. Et ma rencontre avec le commandant Weren et ses médecins militaires m’en ont bien apporté la preuve. Ces méthodes étaient quelque peu originales et étaient bien loin des techniques magiques. Elles avaient leurs avantages et inconvénients. La magie laissait très peu trace, était plus efficace et propre mais généralement c’était fatiguant de s’en servir. Alors que les méthodes alayiennes demandaient plus de précision et de savoir-faire, laissaient des traces et demandaient un temps de rétablissements. Mais tout le monde pouvait le faire et dans le cas des combats comme pour les médecins de Christian, ils reçoivent trop de blessés pour s’épuiser à les soigner magiquement. Je crois qu’il faut que je maitrise les deux façons de faire pour pouvoir aider le plus de monde. Cette perspective m’excite au plus haut point, il y a tant à apprendre. En chemin j’ai pu aussi faire le plein de plantes médicinales et j’ai trouvé une fleur qui n’apparait pas dans le livre de maman. Il faut que je trouve le temps d’étudier les échantillons pour les inscrire. Par contre les propriétés médicales, je ne sais pas encore les découvrir, peut-être que dans un livre. Je verrai, pour l’heure il me faut un lieu où dormir pour un temps. Le commandant Weren m’a offert un poste un peu plus durable dans son régiment avec l’équipe médicale. Ça va être intéressant et surtout rassurant d’avoir un emploi et des revenus fixes.

Je suis arrivée très tard dans la ville mais je n’ai pas voulu dormir à la caserne. Il me fallait du temps pour réfléchir. Même si mon travail consistera essentiellement à soigner, ça se passerait au sein de l’armée et auprès de personnes qui sont formées à détruire ce que je veux réparer. Mais bon, j’apprendrai beaucoup et ce n’est pas comme s’ils n’étaient que des sauvages pillant et brulant tout sur le passage, du moins j’espère.

Ma recherche hasardeuse de taverne se termine enfin. L’enseigne a l’air sympathique et l’établissement parait propre. J’hésite un instant, mais j’ai un peu d’argent alors pourquoi passer une bonne nuit à l’auberge dans un vrai lit et avoir un bon déjeuner. Pour l’heure, je suis fatiguée et je veux aller me coucher et surtout retirer mes vêtements de voyage, mon pantalon et mon chemisier sont pratiques pour marcher et chevaucher mais je préfère la douceur de ma dernière robe ou tout simplement d'un bon lit. Aller c’est parti, j’entre. Je ne vais pas passer ma vie à attendre dehors. L’intérieur est propre est chaleureux. Quelques clients sont attablés malgré l’heure tardive. Je me dirige sans tarder vers le bar où se tient le patron. Je remarque toutefois un homme vautré sur sa table. Bonjour, monsieur, est ce que vous auriez une chambre s’il vous plait ? Pour une nuit ou deux. Oui tout à fait, en ce moment, c’est pas la place qui manque. Par contre, pour ce soir, je ne peux pas vous servir à manger, le service est terminé mais pour demain. Suivez-moi, je vais vous conduire. Le patron attrape une clé derrière lui et fait le tour du bar et se dirige vers une porte au fond de la sol. Mon regard se pose de nouveau sur l’homme avachi sur la table. Je n’aime pas trop les ivrognes, mais j’aime encore moins les abandonner à eux. Je fais signe au patron. Attendez un instant.

Je me dirige vers l’homme. Je me demande s’il dort ou si c’est plus profond et donc plus grave. Sa respiration est régulière et profonde. Il n’est pas mort, c’est déjà ça. Je le secoue doucement. Pas de réaction, c’est inquiétant. Est-ce que je devrais le laisser là ? Est-ce que je devrais essayer un peu plus fort ? Ça ne serait pas prudent. Mais… Je le secoue plus fort. L’homme bouge un peu le visage en grognant, je me recule légèrement de peur d’une réaction brutale, mais non. Il entrouvre les yeux. Il porte une grosse sur le visage, ce doit être un vétéran, au moins que ce soit… non ce serait une pure coïncidence. Mais son regard est quelque peu embrumé par l’alcool et il ne semble pas réagir plus que ça. C’est inquiétant et je pense surtout qu’il a besoin d’arrêter de boire et d’aller d’armure. Je ne sais pas ce que vaut ce quartier niveau s’curité ma récente expérience avec les soldats me pousse à la méfiance et je préfère le protéger lui et ses biens dans une chambre que le laisser là. Et si c’était lui le dangereux brigand ? Bah, dans son état, je ne risque pas grand-chose. Et je n’aurai qu’à crier pour que le patron vienne en courant. Du moins j’espère. Monsieur ? Vous allez bien ? Patron venez me donner un coup de main pour le porte dans la chambre. Et dans ce cas je prendre une chambre avec deux lits si vous avez. Mais euh… vous le connaissez ? . C’est vrai ça. Je ne le connais pas, mais cet homme a besoin d’aide et je ne peux vraiment pas le laisser là. J’aimerai aussi que les gens arrêtent de me prendre pour une sotte. Oui monsieur le tavernier je me méfierai. Je vous jure. Et vous ? Ne vous inquiétez pas, vu son état, il ne pourra rien me faire. Le tavernier n' pas l'air convaincu ni sûr de vouloir me laisser avec le balafré ivre seul dans une chambre. D'un autre côté, il est ivre mort, et même un soldat de sa stature aura bien du mal à faire quoi que ce soit dans cet état. Ce fut sûrement le raisonnement du tavernier qui haussa finalement des épaules en acquiesçant. Mais je ne serai jamais assez fort pour l’amener là-haut tout seul, et même à deux, sans vouloir vous offenser, ça me parait compromit. Rah, il m’énerve aussi lui. Je regarde la salle rapidement, et avise une table où sont attablés deux hommes. Je les accoste en leur faisant un sourire enjoleur Bonsoir monsieur, vous ne voudriez pas m’aider à amener mon père dans la chambre, je ne suis pas assez forte pour y arriver seule. Je ne suis pas fière de ce que je viens de faire, mais la fin justifie les moyens et je veux me coucher après avoir vérifié l’état de cet homme. Ma méthode marche et les deux hommes se lèvent et vont soulever mon "père". Patron est ce que vous pourriez nous monter un bric d’eau propre si possible et deux verres merci.

Arrivés dans la chambre, les porteurs déposent l’inconnu sur un des deux lits et reçoivent pour tout paiement un sourire avant de se voir fermer la porte dans le dos. Je pose mes affaires sur le second lit puis je sers un verre d’eau et regarde l’homme plus en détail en l’installant un peu mieux sur le lit. C’est très clairement un guerrier. Il remue un peu je crois qu’il va se réveiller, mais qu’est-ce qu’il va se passer ? Comment il va réagir ? Je prends juste conscience que je viens d’amener un inconnu dans ma chambre, que c’est un soldat et que je n’ai même pas de quoi me défendre et que de toute manière j’en suis parfaitement incapable. La peur me saisit sans que je puisse la contrôler. Le souvenir des brigands est trop frais. Je suis tétanisée par la peur.


Dernière édition par Aurore Lapsida le Mar 7 Mar 2017 - 8:03, édité 1 fois
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Alauwyr Iskuvar
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Jeu 2 Fév 2017 - 10:52

A se demander quand il aura la paix après s'être soûlé... D'ordinaire, personne ne l'approchait, sauf peut être les responsables des auberges où il prenait le temps de boire à s'en mettre une bonne cuite en tête. Ceux-là veillaient à la bonne tenue sur leur établissement et ils prenaient un réel courage à réveiller l'Alayien enivré. Sauf que ce soir, ce n'était pas un soldat aldarien, ni Christan mais une autre personne qui vint l'enquiquiner.

Cette jeune eut de la chance en tentant d'abord de le réveiller qu'il peina à ouvrir les yeux pour voir dans une brume alcoolisée une jeune femme à la longue chevelure dorée. Sans doute une des serveuses qui terminait son service en cuisine. Ou alors la femme de ménage pour ranger le bazar d'une journée chargée de clients. Il se contenta alors de refermer les paupières. Peu lui importait la conversation qui s'en suivit après, puisqu'il tenait à rester plongé dans son pseudo sommeil éthylique. Au point qu'il s'y enfonça.

Cela aida grandement la jeune inconnue à s'occuper de lui ; allez savoir pourquoi d'ailleurs. Il ne sentit donc pas qu'on le souleva hors de sa chaise pour le mener à l'étage. Sa conscience fut d'abord la première à remuer au fin fond de l'obscurité qu''imposait la dose d'alcool ingéré. Car il n'était pas normal de se retrouver allongé alors qu'il était encore assis quelques instants plus tôt. Son instinct de guerrier poussa donc la conscience à sortir du brouillard et il remua en effet, sous le regard désormais apeuré de la jeune blonde.

Le premier réflexe qu'eut Alauwyr fut d'attraper la poignée de son épée, toujours accrochée à sa ceinture. La lame sombre sortit d'un quart de son fourreau dans un court crissement métal. Mais le geste stoppa net. L'Alayien avait ouvert les yeux, pour les fixer sur la jeune femme. D'un sourcillement, il la regardait avec une intensité à faire pâlir bien des personnes. Mais cela ne dura pas. Quelques secondes à peine passées, l'épée était rengainée et Alauwyr s'était laissé affalé sur le matelas du lit, portant une main sur son visage pour se frotter les yeux. Qui était donc cette femme et où l'avait-elle mené ? Et d'ailleurs pourquoi ?

La première pensée fut que c'était peut être Christan qui lui faisait encore une sale farce, pour lui faire payer son envie rare de se soûler tout seul dans son coin. Quoique... Christan et les femmes... non, cela ne collait pas. Il porta une seconde main à son visage, grimaçant. L'alcool lui apportait déjà la gueule de bois. Peut être que cela s'était accéléré par l'usage de ses réflexes de vétéran... Il ne put s'empêcher de grommeler dans sa barbe et pour lui-même.

''On ne peut jamais être tranquille.... ''

Il réussit à se redresser sur son lit ; comme un homme bien plein alcooliquement parlant, donc les gestes n'étaient guère que chancelants et peu assurée. Il fixa à nouveau la donzelle. Qui lui était totalement inconnu d'ailleurs.

''Qui es-tu et pourquoi m'avoir amené dans cette chambre ? ''

Il regretta de s'être redressé. La tête lui tournait que trop et douloureusement. Il se rallongea en retombant presque d'un bloc sur le lit.





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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Ven 3 Fév 2017 - 21:55

L’homme sur le lit est vraiment bien imbibé. J’avais peur qu’il se réveille pendant que les deux hommes le portent mais non, il avait remué plusieurs fois mais sans vraiment émerger. Son visage est plein de cicatrices et ne permet pas de déterminer son âge. Cependant il a de longs cheveux gris, bien que ça ne veut pas forcément dire grand-chose. Le patron a monté un une cruche avec un linge au cas où il se sent mal et un verre. L’épée qui repose à sa ceinture montre clairement sa fonction de soldat Je ne comprends pas ce besoin qu’ont les soldats de se saouler si souvent. Si la guerre est si horrible à supporter sobre, pourquoi est-ce que les hommes continuent à vouloir se battre s’ils finissaient dans des états pareils.

Je crois qu’il se réveille. C’est bien gentil de lui payer une chambre mais qu’est-ce que je peux lui dire ? Si j’étais armée et animée de mauvaises intentions, on pourrait m’accuser d’enlèvement. Cette situation serait cocasse. Mais ce n’est pas le cas, je nai pas d’armes alors que lui oui. Et j’ai bien l’impression qu’il veut s’en servir. Je savais que ce n’était pas une bonne idée de recueillir cet homme. Ce n’est pas un soldat mais un spadassin, un brigand. Mais je les attire en ce moment. Et ça m’étonnerait que ce coup-ci quelqu’un vienne à mon secours. Chritan est assez froid mais il m’avait sauvé la vie.

Son regard est terrifiant, il va me tuer c’est sûr. Je recule de peur, mais la chambre est close. Je devrai crier, appeler au secours mais la peur me paralyse. Le destin voulait que je meure et que je ne vois pas de nouveau printemps.

Il rengaine son épée et semble se détendre. Ce n’était qu’un réflexe de guerrier. Il doit avoir une migraine du tonnerre. J’hésite à le proposer de boire un verre d’eau. C’est le remède contre les migraines d’alcool et ça évite la gueule de bois mais il me fait un peu trop peur. S’il veut être tranquille je peux le laisser tranquille. Je me suis juste contentée de le mettre dans un lit, plutôt que de dormir sur une table. La peur laisse peu à peu place à de l’indignation. Je me demande si j’ai vraiment bien fait de lui venir en aide, le risque de mort est passé mais mon regret vient du manque de gratitude que je vais mettre sur l’alcool.

D’un autre côté, il est saoul et ouvre les yeux dans une chambre au lieu que d’être sur une table. Il devait être un peu désorienté. Mais est-ce une raison pour être agressif ? Quoiqu’il en soit, je lui dois bien de répondre à ces questions. Je m’appelle Aurore Lapsida, je suis herboriste et sculptrice sur bois. Je fais partie depuis peu des équipes médicales de l’armée Aldarienne. Et je vous ai amener ici, d’une part pour éviter que vous gisiez au milieu de la taverne à la portée de n’importe quel voleur ou autre hors-la-loi, d’autre part pour pouvoir veiller à votre santé, car votre état m’inquiétait. Et puis je ne voulais pas laisser le patron essayer de vous mettre dehors en risquant de s’en prenre une. Vous ne devriez pas essayer de vous redresser. Mon ton est distant, mais je ne le veux pas froid. Bien sûr, il ne suit pas mon conseil. Je vois à son expression et à sa chute que l’expérience n’était pas très agréable. Je rempli le verre d’eau et lui tend. Buvez, ça fera passer la migraine. En partie pour le moins. Et vous qui êtes-vous et puis-je savoir la raison de votre buverie solitaire. Vous n’êtes pas obligé de répondre vu votre état. Vous devriez boire et dormir. Mon ton est un peu plus maternelle, je lui parle d’une voix douce et tranquille. Je ne veux pas qu’il s’énerve, ni qu’il ait l’impression que je lui commande. Mais cet homme est déraisonnable de boire autant.

J’humidifie le linge en versant un peu d’eau dessus, en faisant attention à ne pas trop en mettre parterre. Puis je m’assois lentement sur le bord du lit. L’inconnu n’a pas l’air bien mais vu son état, je n’ai pas grand-chose à craindre mais beaucoup à apporter. Doucement, je pose le linge sur son front. Laissez-vous faire, ça vous fera du bien. Je ne vous veux aucun mal. Ne vous inquiétez pas. Le seul danger pourrait venir de l’extérieur, pas de moi. Vous n’avez pas l’air d’avoir souvent quelqu’un qui s’occupe de vous je me trompe ? Je lui sourit tendrement. Les soldats sont tous les mêmes. On dirait qu’ils ont peur de paraitre faible parce qu’ils reçoivent de l’attention.

Je ne dois pas trop lui parler pour le laisser se reposer. Ce n’était pas comme ça que je voyais ma première soirée à Aladaria. Mais ce n’est pas plus mal car me voilà occuper pour la soirée. Et dire que je pensais me reposer de mon voyage. Toutefois même s’il semble ingrat, j’aime bien m’occuper des gens et ce soldat fait partie des gens.
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Sam 11 Fév 2017 - 13:42

L'Alayien se frottait les yeux d'une main quand la jeune inconnue se présenta. Il cessa son geste quand il entendit bien, malgré la brume qui couvrait son esprit, qu'elle était des équipes médicales depuis pu dans les rangs de l'armée aldarienne. De toutes les personnes sur lesquelles il aurait pu tomber en cette soirée enivrée, il était tombé sur une guérisseuse. Par Néant, si cela n'était pas une farce du hasard pour qu'il se moque de lui... Il grimaça sous un élan de sa migraine.

Pendant ce temps, la jeune femme, qui se nommait donc Aurore, remplit un verre d'eau qu'elle lui tendit par la suite. Il n'était pas dans l'idée de boire, mais comme ce n'était pas la première fois qu'il se prenait une cuite, il savait très bien ce qui s'ensuivait s'il ne buvait pas ne serait-ce qu'une seule gorgée d'eau. Il prit le verre, manquant de le lâcher d'ailleurs et réussit à en bore une gorgée. Une de plus et il savait que son estomac aurait protesté de la présence de ce nouveau liquide. Il rendit le verre.

Par contre, il ne put s'empêcher de sourciller quand il comprit que la jeune femme ne le laisserait pas dans l'état qu'il était. Pourtant, son état n'avait rien d'alarmant. Sauf pour une guérisseuse compétente et qui tenait à faire son devoir avant toute chose. Un excès de zèle aux yeux de l'Alayien qui s'en passerait bien. Mais dans certaines situations, les guérisseurs pouvaient avoir toute autorité sur les personnes qu'ils jugeaient malades ou qui appelaient à avoir de l'aide. Qu'Alauwyr soit officier ou non ne changerait donc en rien de la présence d'Aurore.

Pourtant, la jeune femme voyait bien l'air de l'enivré. Elle avait touché juste quand sur le fait qu'Alauwyr n'avait pas cette habitude en effet. Où plutôt, il s'en passait. Mais là cette fois, il ne pourrait y échapper. Il était tendu, mais finit par la laisser faire. Une fois le linge posé sur son frot, il ferma les yeux le temps de rassembler ses idées. Une femme lâchait rarement ses interrogations, donc au lieu de courir le risque qu'elle redemande qui il était et la raison de sa beuverie de ce soir...

''Je suis le capitaine Iskuvar, officier Aldarien.... et de pourquoi je bois... parce que j'en avais envie...''

A croire qu'il était le premier qu'elle décidait de soigner de sa gueule de bois en devenir.

''C'est très aimable de votre part... de vous soucier de mon cas. Mais je ne crois pas qu'un homme qui se soûle soit un grand soucis de préoccupation pour une guérisseuse...''

Quand à courir des risques, il se retint d'en rire. Rares étaient les abrutis à vouloir s'attaquer à lui, même quand il était ivre. Il restait un homme dangereux, quelque soit son état. Hormis gravement blessé ou mort bien entendu.

''Vous êtes nouvelle hein ? ''





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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Mar 14 Fév 2017 - 12:04

Il est vraiment bien dans le cirage. Les effets de l’alcool me surprennent toujours, presque autant que les hommes qui se saoulent. Pourquoi s’enivrer jusqu’à en vomir, s’évanouir, et se réveiller avec un mal de crâne sans précédent ? Voilà vraiment une énigme que je ne pense pas être capable, ni aujourd’hui ni jamais. Est-il possible que des souvenirs soit si douloureux qu’on veuille s’infliger une pareille torture juste pour quelques instants d’inconscience ? Je suis convaincue que la réponse est non, mais qu’en sais-je, je ne suis pas une guerrière et j’ai encore moins vécu de guerre.

L’homme boit une gorge d’eau, difficilement, en manquant de peu de lâcher le verre que je lui ai tendu. J’aimerai bien qu’il boive un peu plus qu’une gorgée, pour son propre bien, mais je ne vais pas le forcer. Il est assez grand et fort pour savoir ce qui est bon pour lui, et le cas échéant pour me briser en deux si je l’énerve trop. Je préfère rester prudente et ne pas trop le contrarier, ce qui semble assez mal parti vu son air ronchon. Cependant je prends doucement son verre pour le poser sur la table de chevet avant de lui appliquer le linge humide sur le visage. Je n’arrive toujours pas à déterminer son âge, même de près. Il semble assez âgé et pourtant loin d’être vieux. Son regard même embrumé par l’alcool, est franc et vif. Son corps est musclé par des années d’entrainement et il n’a sûrement pas obtenu sa cicatrice en cueillant des fleurs. Est-ce qu’elle lui fait mal parfois ? Comme ces douleurs fantômes que les hommes qui ont perdu un membre ressentent toujours des années après leur amputation.

Il se décide à répondre à mes questions, mais je sens qu’il est résigné, convaincu que je ne le laisserai pas en paix si je n’ai pas de réponse. En temps normal, c’est sûrement ce qui se passerait, mais vu son état, je sais bien qu’il faut que je mette ma curiosité de côté et ne pas trop le fatiguer. Je ne connais pas sa réaction potentielle, et il a besoin de repos. Pourtant, il semble assez enclin à la conversation malgré l’alcool qu’il a bu. Fait-il parti de ces hommes à la constitution hors du commun, capable d’encaisser les efforts, les coups et les problèmes mieux que les autres ? C’est probable. Mais pour le savoir, il faudrait le voir sobre et ce n’est pas gagner.

Capitaine Iskuvar. Je souris lorsque j’entends son nom et me sens un peu plus en sécurité. J’ai entendu parler de lui parmi les hommes. Il serait le seul homme à pouvoir arrêter la Muraille quand il charge, et même à le vaincre en duel. Le Fléau Noir, que les soldats l’appellent. Il serait aussi un ami proche du commandant. Amitié ou pas, je suis convaincu que ceux qui affirment qu’il est plus habile que Christan se trompent. Nul ne pourrait passer la garder de cet homme en armure, et quand bien même, la montagne d’acier qu’il porte semble impénétrable. Aussi puissant que soit ce capitaine, et aussi froid que soit le commandant, c’est ce dernier le plus fort, j’en suis convaincue. Je suis aussi convaincue, qu’il n’est pas un problème pour ma sécurité tant que je dépasse pas une certaine limite.

Il n’est pas si désagréable finalement. Il ne veut peut-être pas me dire la raison de sa beuverie, mais au moins, il semble me remercier et peut-être même apprécier. C’est difficile de dire si c’est l’alcool qui parle ou l’homme. Mais d’après les rumeurs, l’homme ne serait pas un rustre épais comme le commandant Weren. Un point pour le capitaine. Toute personne dans le besoin est une préoccupation pour moi, capitaine Iskuvar. C’est une des raisons qui m’ont poussée à être guérisseuse. Apprendre et servir, n’est-ce pas la meilleure façon de vivre ? Vous le faîte bien à votre façon. Je prends un air sérieux alors que je lui parle, avec une voix douce et un rythme lent, en espérant le détendre un peu.

Il doit être déboussolé… ou pas. Il entretient la conversation en m’interrogeant sur ma vie. C’est bien la première fois que quelqu’un dans l’armée me pose ce genre de question. Généralement, les soldats se contentent de me dévisager et de me regarder de haut en bas avant de rire bêtement entre eux et ce malgré les vêtements amples et de garçon que je porte. Mais ils ne vont jamais plus loin et ceux qui m’abordent sont souvent ceux qui me traitent comme leur fille ou leur petite sœur. Certains essayent des approches séductrices, mais je les éconduis gentiment. Toutefois, l’homme allongé sur le lit devant moi semble différent. Peut-être que je me fais des idées.

En effet, je suis ce qu’on pourrait appeler une toute jeune recrue, même si c’est un peu plus compliqué que ça. Disons, que le commandant Weren m’a sauvé la vie, lui et ses hommes pour être précise. Et… disons que je suis très intéressée par les méthodes de soins des alayiens et comme le commandant a voulu me rencontrer… disons que je lui ai demandé de rejoindre son équipe de soin, et que j’ai un peu insisté. Le commandant dans un élan de gentillesse à accepter ma demande.

Dans les fais, ça ne s’est pas exactement passé comme ça. J’ai presque harceler Christan de questions et de demandes dans l’excitation du moment. Et vous ? Vous êtes aussi sous les ordres du commandant ? Et vous venez vous aussi de … d’Alayia ? Vous êtes dans l’armée depuis longtemps ? Une autre question me vient à l’esprit, mais je ne suis pas sûre de vouloir la poser. Au diable, je veux connaitre sa réaction. Et, est-ce que le commandant Weren sait que vous buvez votre solde comme ça le soir ? Je dois avouer que cette question frôle l’insolence et risque de provoquer une vive réaction. Je vous demande ça sans vouloir vous énerver. J’ai appris que le commandant Weren avait des règles très strictes à propos de la boisson. Et donc je m’interroge juste sur les risques vous courez. Sachez que quoi qu’il arrive que personne ne saura rien de ma bouche.

En lui posant ce genre de question, je souhaiterai avoir son avis sur le Christan mais peut-être je manque de tact ou alors ma façon de faire est trop compliquée. En tout cas, je sens que je m’exprime mal. Je vais faire comme si tout était normal.
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Alauwyr Iskuvar
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Mer 1 Mar 2017 - 8:00

C'était à se demander comment on pouvait considérer un alcoolisé comme lui comme étant dans le besoin. D'ordinaire, les guérisseurs se contentaient de hausser les épaules devant des enivrés, s'attendant juste à les revoir au lendemain pour pouvoir leur donner quelque chose pour dissiper la gueule de bois. A entendre les paroles de la blonde, c'était à se demander à quel stade elle était de sa profession. Débutante sans doute. Tous les jeunes débordaient d'enthousiasme pour aider son prochain et chercher à soigner les moindres maux, avant de comprendre où orienter leurs priorités.

Donc, il ne fit aucun commentaire quand à la petite réplique sur les raisons qui avaient poussé la jeune femme à s'occuper de lui. Elle apporta elle même la réponse. Elle démarrait dans la profession. Par contre, il manqua de rire et ce fut sa migraine qui coupa vite court à son début de rire.

''Christan ayant un élan de gentillesse ? Pardonnez moi mais...''

Par Néant ! Ce mal de crâne l'empêcherait de dire son avis ! Lui qui avait pensé que Christan lui avait envoyé la donzelle, voilà que le destin s'en était mêlé à sa manière, en veillant à ce qu'elle connaisse Christan. Manquait plus que cela tiens !

''Il ne fait jamais les choses à moitié. Mais s'il a fini par accepter, c'est parce qu'il a compris que vous aviez du potentiel certain. ''

En plus de rendre la pareille pour une question d'honneur. Weren était bien plongé dans l'honneur pour payer sa dette envers la jeune femme, puisqu'elle disait lui avoir sauvé la vie et celles de ses hommes. Chose certaine était que Christan avait vite compris l'intérêt d'avoir une guérisseuse comme elle. Une Armandéenne qui s'intéressait aux méthodes alayiennes n'était pas courant. Une denrée aussi rare que précieuse donc. Quand à la suite, ce fut elle qui relança l'interrogation. Alauwyr manqua de sourciller devant une certaine question : celle de boire.

Il demeura alors silencieux. Son ami détestait le voir dans un état pareil. Et à juste raison. Quand un combattant était soûl, il pouvait difficilement se battre. Mais fallait-il être fou pour tenter ou espérer un combat avec l'Alayien. Il ferma les yeux et soupira, tout en grimaçant quelque peu. La prochaine fois, il veillera à avoir un remède de cheval pour éviter les inconvénients d'une surdose d'alcool.

''Je suis sous ses ordres...Et je suis Alayien tout comme lui. Quand à être dans l'armée. Oui, depuis très longtemps. ''

Causer et réfléchir, quand on était bourré, cela donnait encore plus mal à la tête. Il garda donc par moment le silence. Il réussit à reprendre la conversation malgré tout, même en portant sa main au linge humide qui couvrait son front.

''Le commandant Weren n'est pas derrière... mon dos pour savoir tout ce que je fais. Donc la réponse est... non. Même s"il sait que je profite de certains moments pour boire. Même si cela reste une occasion rare. Tant qu'il ne me tombe pas dessus... ''

Au moins elle saura garder le silence. Mais qui sait. Un guérisseur avait certains devoirs et sous le commandement de Weren... bah, il assumerait de toute façon. Son ami savait très bien réagir en tant que commandant. Mais ce soir, il n'était pas là. Et tant mieux. Il appréciait d'être seul quand il se plongeait dans ce genre d'état mais là pour ce soir, c'était loupé.

''Hum.... je présume que vous allez me veiller toute la nuit ? ''

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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Lun 6 Mar 2017 - 17:51

Le pauvre homme était vraiment en piteuse état. Il devait boire depuis un certain temps puisque la migraine le faisait déjà sourciller et vaciller. D’habitude, elle n’apparaissait que le lendemain matin, auprès libération de l’alcool, à cause de la déshydratation. Je lui tends de nouveau le faire d’eau. Il faut vraiment qu’il boive autre chose que de l’alcool pour l’aider à se remettre. Pour une gueule de bois normale, quelques verres d’eau et du repos suffisent à remettre sur pied, mais dans le cas d’Alauwyr, ça risquait d’être plus compliqué. A moi que, comme Christan, il possède une constitution hors-norme. Ce qui a première vue n’était pas loin de la vérité mais pas suffisamment.

Le ton de sa voix est étrange quand il parle de la gentillesse du commandant, comme si c’était surprenant qu’il puisse faire preuve de bonté. C’est vrai qu’il ne fait pas les choses à moitié, qu’il va droit au but. Les images sanglantes de mon sauvetage me reviennent en mémoire, me faisant frissonner d’effroi. La violence dont il avait fait preuve envers ses bêtes m’avait sauvée la vie mais était exagérée je trouve. Je suis magicienne, c’est aussi pour ça qu’il m’a prise, pour mes facultés magiques. Je suis donc autorisée à apprendre les bases de la chirurgie auprès des médecins du régiment. Ils gardent jalousement leur secret, mais veulent bien l’enseigner des rudiments, c’est toujours mieux que rien n’est-ce pas ?

Il est vraiment mal en point. J’ai bien fait de le monter dans ma chambre, il récupérera plus vite dans un lit qu’allongé sur une table. Je vais peut-être essayer de lui faire quelque chose pour le soulager mais je ne connais pas la recette. Sûrement que dans le livre de maman je trouverai quelque chose. J’attendrai qu’il se rendorme pour le faire et après j’irai aussi dormir. Je suis épuisée. Toutefois je garde un sourire sincère et franc à cet homme que j’ai obligé à être sauvé. Je dois le laisser se reposer, la conversation l’épuise et ce ne doit pas être facile d’avoir les idées claires dans son état.

Ainsi on pouvait être subalterne et bras droit. Ce doit être étrange. Ou alors ils ont entièrement confiance l’un dans l’autre et faire abnégation de rang pour avoir une telle relation. Peut-être aussi parce qu’ils sont alayiens, et que leur civilisation fondée sur l’armée permet plus facilement une amitié entre les grades qu’en Armanda, ou il est assez difficile d’accepter celle-ci.

Je rigole doucement. En effet, tout est dans le fait qu’il ne vous tombe pas dessus. D’un autre côté, je l’imagine mal faire la tournée des tavernes pour vous mettre la main dessus. Je me demande même s’il peut passer les portes avec son armure. Ne vous inquiétez pas, il ne saura rien de notre rencontre fortuite. Buvez tout, ça vous fera du bien. Il faut vous réhydrater pour aider la migraine à partir, et évitera que la gueule de bois qui vous attend ne soit trop grande.

La situation me frappa soudainement, me faisant frôlé l’éclat de rire. C’est comme dans les vieilles légendes que papa me racontait quand j’étais petite. Une de celle avec une grande bataille finale entre le bien et le mal. Avec des princes et des princesses. A la fois de l’une d’elle, le prince ainé revient vers sa promise et ils marièrent pour le bien du royaume. L’histoire ne dit pas s’ils s’aimaient mais la paix régna de nouveau sous leur règne. Mais le cadet, blessé durant la bataille, rencontre une belle infirmière, qui s’occupa de lui. Il s’avéra bien sûr que la jeune fille était elle aussi une princesse. Et ils tombèrent follement amoureux. Papa rajoutait toujours pour rire qu’ils vécurent heureux au milieu des bandages. La ressemblance n’est pas frappante, mais je me retrouve à soigner un guerrier qui… afin la situation me fait penser à cette histoire.

La question du capitaine manquant aussi de me faire rire. Je lui fait un grand sourire avant de lui répondre. Rassurez-vous, il n’est pas question que je vous veille. Vous n’êtes ni mourant, ni souffrant et votre agonie sera finie demain. Non, je vais voir pour vous préparer une potion pour calmer cette migraine et je dormirai tout comme vous. Et demain, vous ne me devrez rien du tout et partirez quand bon vous semble. Vous devriez d’ailleurs vous rendormir, et si vous n’avez pas disparu demain, j’ai plein de questions à vous poser. Et vous sûrement de belles histoires à me raconter. Alors prier les Esprits pour être parti avant que je ne me réveille. Essayer de rester éveiller encore quelques instants.Je lui adresse un petit sourire malicieux et un clin d’œil. Je ne sais pas comment il va réagir à l’humour dans son état mais je me sens enjouée.

A mes mots, je me saisis de ma sacoche et récupère le carnet de maman, qui a pris du volume à cause des échantillons que j’ai rajouté. Je vais devoir trouver un nouveau système. En le feuilletant, je ne trouve rien car la gueule de bois, ce qui ne me surprend pas. Je vois cependant quelque chose contre le mal de crâne, ainsi qu’un mélange pour aider le corps à se remettre d’une maladie. Ça ira très bien, il n’est pas malade mais c’est tout comme. Ce sont des ingrédients basiques, que j’ai presque en totalité. Ce qui me manque son substituable aisément par d’autre que j’ai. Réalisant ma mixture, j’obtiens une légère pate que je dilue dans l’eau. Voilà, buvez ça cul-sec. Et maintenant reposez vous. si ça peut vous rassurez je peux vous border.Je lui tend le vers, et attend sa réaction à la boisson qui doit être plus qu’amère et écœurante. Il faut dire que ce genre de remède est rarement agréable et je n’ai rien pour faire passer le goût. Mon sourire a du mal à contenir mon rire à l'idée de le voir grimacer ou de me voir le border et lui déposer un baiser sur le front comme une mère à son enfant. Ici l'enfant pourrait casser la mère en deux rien qu'en lui toussant dessus.
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Lun 13 Mar 2017 - 16:03

Une magicienne qui possédait une curiosité singulière pour désirer apprendre le savoir médical alayien. Christan avait du bien posé le pour et le contre, connaissant ses confrères médecins. Ces derniers étaient encore réticents à dévoiler leurs secrets. Comment leur en vouloir quand il y a à peine quelques années de cela, la magie était une chose immonde à détruire absolument ?

Quand elle lui suggéra de finir de boire le verre, Alauwyr manqua de grimacer. Boire pourrait très bien décider l'estomac à réagir et rendre son contenu. Et plus encore. Par contre, il ne fut guère surpris quand à l'évocation de garder sous silence leur petite rencontre fortuite, comme elle le disait si bien. Il se força à avaler le contenu du verre avant de réussir à dire :

''Secret professionnel hein...De toute façon, boire ne fera que limiter cette fichue gueule de bois.... et même si vous jurez de ne rien dire, Weren est loin d'être un homme stupide''

Il verrait bien demain, en voyant dans l'attitude de son subordonné que ce dernier aura passer une nuit à s'enfiler quelques chopes bien alcoolisées. Les deux hommes se connaissaient assez depuis ces dernières années pour savoir le moindre signe de changement chez l'un et l'autre. Donc même avec la plus grande des volontés, à se forcer de boire de l'eau, il y avait de grandes chances que Christan demande des explications.

Quand elle s'était mise à rire, non pas pour se moquer de lui, Alauwyr avait à peine haussé un sourcil. D'ordinaire, quand une femme riait en sa compagnie, c'était pour une situation complètement à l'opposé de celle qu'il était en train de subir. Il ne put s'empêcher d'avoir un léger rictus moqueur avant de dire :

'Je sais pourquoi Weren a accepté de vous prendre... Vous êtes efficace au point de réussir à assommer vos patients rien que par l'usage des mots.... Ne vous vexez pas, ce n'était que simple boutade...''

A croire qu'elle se vengeait de cela en lui tendant une mixture à avaler qui était infect en bouche. Il n'avait pu s'empêcher de grimacer. Et ce, malgré son petit minois attrayant quand elle avait un petit sourire plaisantin aux lèvres.

''Infect....''

Il se ramollit dans son lit et passa un bras par dessus ses yeux, signe avant coureur que le sommeil l'emportait avec lui.

''Pas besoin de me border....ne suis plus un gosse... à demain donc...''

Ni une ni trois, il s'était déjà endormi, vaincu par les dernières doses d'alcool que son corps avait terminé d'assimiler. Il en avait déjà oublié la présence de la jeune femme, venue s'occuper de lui.


Le réveil ne fut guère frais en tout cas. Malgré la potion anti migraineuse de la guérisseuse, Alauwyr se réveilla avec la bouche pâteuse et une impression de pas avoir dormi depuis des jours entiers. Il s'était assis sur le bord du lit, se frottant les yeux comme après un mauvais rêve qui s'évaporait déjà dans les méandres de l'oubli.

Toujours en se frottant le visage, il se rappelait vaguement d'avoir passé la soirée dans une taverne et d'avoir croisé une jeune femme. Le reste était un peu flou. Sans doute un rêve. Mais qui l'avait mis dans un lit ?

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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Jeu 16 Mar 2017 - 13:42

Pour quelqu’un d’alcoolisé, le capitaine est plutôt loquace. Ou du moins arrive à aligner plusieurs mots cohérents pour en faire des phrases compréhensibles, et ceux entre deux grimaces. L’idée de boire quoi que ce soit lui semblait horrible. Mais même s’il vomissait, ce qu’il allait recracher ne sera plus dans son corps et ce serait déjà ça de moins à éliminer demain. Mais il est aussi soit habitué soit clairvoyant, car vu son état n’importe qui verra demain que le capitaine s’est retourné la tête. Et comme le commandant est bien loin d’être stupide, ce dernier va certainement le remarquer. Peut-être Alauwyr devrait essayer de rester cacher au moins demain.

J’éclate de rire, peut-être un peu trop fortement quand mon patient se moque de mon caractère volubile. Il a tout à fait raison et malgré mes efforts, je reste quelqu’un de curieux et de très prolixe. Peut-être que dans le fond, Christan a accepté ma présence dans l’espoir que je me taise, le jour où il m’a sauvée. Je crains que ce ne soit là le seul point où il sera déçu de moi. Ne vous inquiétez pas, je ne me vexe pas pour si peu. Surtout pour la vérité.

Son sourire moqueur laisse place à une grimace alors qu’il boit ma potion, illuminant à son tour, mon visage d’un sourire moqueur. Infect est bien le mot. Comme disait maman, une bonne guérisseuse se doit de connaitre le goût de toutes ses potions. Et celle-là n’est pas loin d’être celle au pire goût. Mais papa dit toujours qu’il faut soigner le mal par le mal, ce à quoi maman répondait qu’il n’y aurait pas à soigner le mal s’il n’existait pas. Je ne sais pas pourquoi je pense à eux maintenant.

Le capitaine s’enfonce dans son lit et prononce avec difficulté un rapide bonsoir. Il n’est plus un gosse c’est vrai, mais il me fait penser à un enfant, signalant qu’il est assez grand aujourd’hui pour ne plus avoir d’histoire avant de dormir. C’est assez drôle et attendrissant à la fois, on dirait que les soldats ont peur que recevoir de la tendresse ou que de bonnes intentions soient plus nocives pour eux qu’un coup d’épée. Sa respiration devient rapidement régulière. Avant de me coucher, je range mes affaires et mes sacoches et prépare une autre mixture contre la migraine de gueule de bois. Si le capitaine n’en veut pas, je l’offrirai à quelqu’un d’autre. Puis épuisée je m’affale sur le lit, toute habillée pour plonger à mon tour dans un sommeil réparateur.


Quand je me réveille, j’ai un instant d’interrogation avant que mon cerveau ne se remette en marche. Où suis-je ? Et pourquoi suis-je encore habillée ? Qui est cet homme qui dort dans l’autre lit ? Puis tout me revient en mémoire. Le soleil commence à peine à filtrer à travers les volets. Mais je me lève tout de même, encore un peu ensommeillée mais en forme pour une nouvelle journée. Je vérifie que le capitaine dort profondément puis je me saisis de ma sacoche et sors de la pièce.

En bas, dans la salle commune, le patron commence déjà à servir le premier repas de la journée à quelques clients. Je l’intercepte poliment. Bonjour, excusez-moi, auriez-vous une salle d’eau, s’il vous plait. Le patron acquiesce mais me signale qu’il n’y a pas d’eau dans la baignoire car il n’a pas le temps de s’en occuper et que le matin, il n’a pas d’aide pour ce genre de besogne. Je le remercie en précisant que je n’aurais besoin que de me décrasser rapidement. Y a pas de problème alors, il y a une bassine d’eau propre. Vous êtes la première à y aller aujourd’hui. Puis il repart à ses clients.

Je vais donc dans la salle indiquée pour y faire ma toilette et me changer. Mettre des vêtements presque propres est bien plus agréable que mes frusques de voyage pleins de poussières. J’enfile ma robe recousue à la va vite après mes mésaventures. Je devrais soit m’en procurer une nouvelle soit la raccommoder avec plus de temps. Peut-être les deux, ça ne peut pas faire de mal. Après mettre repeignée un coup, je prends le temps de me tresser les cheveux puis je sors.

Je remonte jusqu’à la chambre et ouvre délicatement la porte et entre en silence avant de remarquer qu’Alauwyr est réveillé et assis sur le bord de son lit, en ce massant le visage. Le réveil ne doit pas être agréable pour lui et la migraine bien costaude, malgré la potion que je lui ai donnée. J’ai bien fait d’en préparer en plus pour ce matin. Vu son état, il ne voudra certainement pas déjeuner alors que ça lui fera le plus grand bien. Mais si je ne peux pas le forcer à manger, je le forcerais à boire. Ne serait-ce que pour essayer de limiter son état s’il doit rencontrer Christan dans les prochains jours.

Entrant entièrement dans la chambre, je prends une voix douce, calme et peu forte pour éviter de lui crever le crâne, tout en parlant un peu plus lentement pour ne pas brusqué le capitaine. Bonjour, avez-vous bien dormi ? Le déjeuner est prêt en beau, vous joindrez-vous à moi ? Je suppose que vous avez une grosse migraine. Tenez, buvez entièrement. C’est aussi mauvais qu’hier mais ça devrait vous aider à vous sentir mieux. Je lui tends la fiole que j’ai préparé hier. Vu son état, pas étonnant que Christan le pourrisse quand Alauwyr décide de boire. Il a l’air tellement pitoyable.
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Mar 21 Mar 2017 - 21:07

Alauwyr se frottait effectivement encore les yeux quand il entendit la porte entrebâiller en douceur. La migraine ? Elle était encore présente, plutôt en mode résiduelle que sérieusement persistante. Donc totalement gérable. Comme après avoir passé deux sales nuits d'affilés à ne pas dormir correctement. Donc au doux grincement de la porte qui s'entrouvrait, l'Alayien aperçut la longue crinière de la jeune femme. Ce fut le déclic qui suffit à se rappeler, plus ou moins, ce qu'il y avait eu la veille au soir et donc, qui avait pu le mettre au lit. Au moins, ce n'était pas à la caserne, au risque d'être face à Christan pou lui rendre des comptes et subir sa leçon de morale quand à l'alcool.

La guérisseuse entra donc, dans une certaine grâce et douceur, qui aura le mérite de pas pousser la mauvaise humeur d'Alauwyr à sa naissance. Dans l'état dans lequel il se trouvait, il ne fallait pas grand chose pour qu'il monte dans les tours de la mauvaise susceptibilité. Donc là, Aurore avait de la chance. Elle arrivait à ne pas produire ce qui pourrait rendre la situation explosive.

Malgré son phrasée doux et avenant, Alauwyr ne put s'empêcher de grommeler. Plus pour lui que pour la présence de la jeune femme. Il se frotta encore les yeux, avant de finalement passer une main dans sa chevelure grisée pour la discipliner un peu.

''Bien dormi est un bien grand mot... Mais on va dire presque bien dormi...Quand à manger... laissez moi le temps d'y réfléchir. ''


Il pourrait tout aussi bien demander son reste et la laisser là, pour retourner à la caserne. Mais Alauwyr n'était pas un ingrat et elle s'était donnée la peine de l'aider, même s'il n'avait rien demandé. Même quand il n'appréciait pas d'être pris en charge pas un guérisseur.

Il attrapa la fiole et la but. Il grimaça comme la veille.

''Toujours aussi infect votre truc... Bon, tout bien réfléchi, autant manger quelque chose. Cela passera le goût que j'ai maintenant en bouche''

Il se leva du lit. Il avait plus d'assurance que la veille et chacun de ses gestes plus sûrs. Il s'habilla, ceignant son épée au fourreau à la taille et attrapa sa cape qu'il se contenta de porter pliée à son bras. Bon, à bien y regarder, on sentait en fait qu'il faisait double effort pour paraître ragaillardi. Sûr que cela ne passerait pas inaperçue pour des yeux d'experte comme Aurore.

''Après vous, très chère. ''

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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Mar 28 Mar 2017 - 15:18

Il ne va vraiment pas bien. Même si la nuit a l'air de l'avoir aidé à récupérer, son visage et son expression laissent transparaître une grande fatigue et lassitude. Je me doute bien qu'il voudrait être ailleurs et que ma présence doit l'incommoder. A cet instant, j'imagine qu'il voudrait rentrer à la caserne, ou faire autre chose. Je ne vais pas m'imposer plus longtemps, surtout qu'il est assez gaillard pour se débrouiller seul. Mais, je voudrais le connaitre un peu plus, puisqu'on risque de se croiser, afin je crois.

Ma question était plus que rhétorique car vu les quantités d'alcool qu'il avait ingurgité, aucun réveil et aucune magie au monde ne pourra lui retirer son mal de crâne ou lui retirer les effets insidieux de l'alcool. Et encore, cette fois, il n'avait bu que de l'alcool fort, l'hydromel de ce que j'ai vu. Son état aurait pu bien être pire s'il avait bu de l'absinthe. J'ai en horreur cette boisson. La plante est décrite dans le livre de maman, et ses effets sont plus que nocif. Elle ronge le corps de l'intérieur, dose après dose et crée une addiction. Pire que l'opium, qui lui a pourtant l'avantage de calmer les douleurs. Il existe pourtant tant de façon de se détendre, ou d'oublier tout simplement, sans mettre sa santé et sa vie en jeu.

Sa grimace me fait rire doucement. Oui ça ne va pas s'améliorer avec le temps et le nombre de fois où il va le boire. Un remède aussi infecte reste infecte. Mais il le boit, malgré tout, je suppose qu'il a dû connaitre bien pire. Par contre il n'a pas l'air partant pour manger. Il est vrai qu'il doit avoir quelques nausées ou l'impression que tout ce qui va entrer d'un côté va ressortir dans le sens inverse. Pour avoir vu des hommes au village, même papa, boire plus que de raisons, les lendemains se faisait généralement à jeun. Mais maman obligeait toujours papa à manger quelque chose et à boire, et bien vite tous les hommes se sont mis à l'imiter en le voyant se rétablir rapidement. Dans le cas d'Alauwyr, il avait déjà l'air bien ragaillardi par une nuit de sommeil. Je reste pourtant convaincu qu'un bon repas lui ferait le plus grand bien.

Pendant qu'il finit la potion, je rassemble mes dernières affaires et le regarde se lever, d'air sûr et serein mais je vois ses mains tremblées légèrement et son léger vacillement qui prouve bien qu'il n'est pas remis. Fait-il semblant par fierté, par témérité? Je ne sais pas, et bien que je trouve ça ridicule, je ne fais pas de remarque sur son comportement. Je n'ai pas à le materner bien que l'envie soit très grande. C'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de vouloir m'occuper des gens. Mais c'est là un péché bien anodin qui ne m'a pas encore porté préjudice.

Une fois prêt, il m'invite à le devancer. Je ne manque pas de rougir à son très chère. C'est stupide, je sais, que de rougir à une simple marque de politesse, mais les choses sont ainsi faites. Quand un inconnu fait preuve de courtoisie, je ne sais pas comment réagir, généralement je sens la chaleur me monter aux joues. Je me dépêche de sortir pour qu'il ne remarque pas ma gêne involontaire en lui glissant un rapide Merci. Nous descendons les escaliers vers la grande salle. Elle s'est vite remplie depuis que je suis montée mais elle n'est pas encore pleine. J'aperçois une table vide contre un mur, non loin d'une fenêtre, et invite mon patient malgré à lui à me suivre pour nous y installer. Le patron arrive avec zèle nous demander ce que nous voulons. A l'odeur qui sort des cuisine, mon ventre gargouille doucement et l'envie me prend de commander un petit déjeuner complet mais je me retiens. Ce ne sera pas raisonnable, d'une part car je ne peux pas dépenser mon argent n'importe comment, d'autre part parce que je ne pourrais pas tout manger. Je me rabats sur des œufs et de l'eau. Ce n'est pas de la haute cuisine, et loin de l'odeur qui enivre la salle mais au moins, je sais que ça me tiendra le ventre pour un temps. J'espère que le capitaine n'est pas le genre d'homme à bord dès le matin, alors qu'il a encore la gueule de bois de la veille ou pire encore, de ceux qui disent qu'il faut soigner le mal par le mal.

Alors racontez moi. Sans vouloir vous commandez capitaine. Qu'est-ce que c'est la vie sous les ordre du commandant Weren? Comment est-il? En tant que capitaine, vous le voyez souvent? J'aimerai connaître un peu plus le commandant, car j'ai l'impression que les autres ne le voient pas comme moi je le vois et ils semblent avoir peur de parler de lui, comme si prononcer son nom risquait de la faire apparaitre sur le champ. Je vois bien que je l'ennui alors je m'empresse d'ajouter. Vous n'êtes pas obligé de répondre. Je suis juste très curieuse de nature. Et ne vous sentez pas obliger de me faire la conversation, ni même de rester. Je vois bien que vous êtes assez semblable avec le commandant en un point, vous avez des difficultés à discuter de certaines choses et aussi avec certaines personnes, comme moi, qui aiment savoir les détails. Mon regard est sérieux suit à mes paroles. Bien que toujours souriante, je n'ai plus le visage innocente de tout à l'heure, mais, je pense que je dois avoir l'expression de maman quand elle essayait d'obtenir des confessions sur la bêtise qu'on avait faîte avec les autres enfants du village. D'où me vient cette expression.
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Jeu 30 Mar 2017 - 19:20

Il était vrai qu'Alauwyr cherchait à dissimuler le mal être qui lui restait de la veille. Mais c'était là une attitude qui était devenu instinctive, qu'il avait appris à user pour dérouter ses adversaires quand à une faiblesse présente mais qui devenait inexistante pour des regards non experts. Dommage pour lui, Aurore savait percevoir quand un corps n'était pas en forme. Donc on ne pourrait guère lui mentir à ce sujet là. Mais elle eut la décence de garder le silence, par égard pour son patient.

Et heureusement pour la jeune femme, son trouble rougissant ne parut être remarqué. Alauwyr était trop concentré pour essayer de pas apparaître trop... malade. Il avait hoché brièvement de la tête devant son remerciement quand à sa galanterie. Il était peut être un guerrier à l'allure rude d'ordinaire, mais il ne négligeait pas ce que son ancienne éducation vis à vis des femmes. C'était peut être cette politesse qui troublait la jeune guérisseuse. Une telle considération pourtant simple, devait la toucher.

Une fois en bas, Alauwyr soupira presque en s'asseyant. A croire que d'être debout, même pas longtemps, était un calvaire. Mais rester allongé poserait plus de soucis encore que l'inverse. L'odeur provenant des cuisines donnait plus envie de déglutir que de manger. Devant l'aubergiste, Alauwyr garda le silence, avant de finir par dire :

''Juste un bouillon de légumes... et pas trop chaud. ''

Quelle drôle d'idée de si bon matin ! Mais bon, tant que l'argent était là pour remplir sa caisse, le tavernier s'en fichait. Il garda le sourire et s'en retourna dans les cuisines. AU moins, la jeune guérisseuse qui le chaperonnait ne pourra pas dire qu'il ne faisait pas un effort pour avoir quelque chose dans l'estomac. L'Alayien se connaissait assez pour savoir ce que son estomac pourra garder dans le rejeter à cause de l'ingestion de la veille.

Puis Aurore lui posa quelques questions. A croire qu'elle cherchait à connaître Christan d'un autre point de vue. Un moment, Alauwyr hésita à répondre. Comment le dire ? Déjà que son cerveau peinait à bien raisonner....

''Le commandant Weren est quelqu'un de droit et d’exigeant. Mais je pense que vous l'avez déjà compris. Il apprécie l'ordre et la discipline. Après tout, c'est un des points forts des Alayiens. Il apporte un point très particulier quand à l'honneur et au respect. Les bafouer, c'est comme renier sa propre mère à ses yeux. Si je peux le dire comme cela...Et comment je vis avec lui sous ses ordres ? Comme tout bon officier qui doit se plier à son commandement. Et si je le vois souvent ? Bien plus que n'importe quel officier qu'il a à gérer....''

Il ne redoutait pas de parler de Christan, mais la relation qu'il avait avec lui dépassait quelque peu la loyauté de deux frères d'armes. Unis dans la bataille, le sang, ils avaient affrontés bien des batailles et des épreuves. Mais c'était le genre de choses qu'Alauwyr n'étalait guère. Ce n'était pas un homme beaucoup porté sur l'expression de ses émotions.

''Pour vous rassurer, il ne m'effraie pas. Mais il reste mon supérieur''



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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Dim 9 Avr 2017 - 19:14

L’état du capitaine serait presque préoccupant si je ne savais pas qu’il avait bu énormément la veille. La seule question que je me pose réellement est combien. Vu son état et sa constitution, ce n’est pas une petite quantité. Il a probablement dû en ingurgiter suffisamment pour se détruire entièrement le corps de manière irréversible. J’exagère sûrement mais s’il est habitué à ce genre de soirée, il ne risque pas de mourir sur un champ de bataille. Mais je ne suis pas sa mère, ni sa femme, donc je m’abstiens de lui faire une remarque.

Je suis assez satisfaite qu’il essaye de se mettre quelque chose dans l’estomac bien que ce ne soit qu’un bouillon. Cependant, je doute qu’il pousse avaler quoi que ce soit d’autre. Installer comme il est, n’importe quelle position doit lui être infernale à tenir. Après tout c’est de sa faute, et vu son âge, il ne souhaite pas retenir la leçon. A croire que boire un liquide, pas forcément bon, pour se réveiller déshydrater, malade comme un chien, et avec un mal de crâne de l’horreur. C’est un besoin chez certaines personnes que je ne peux pas comprendre, ce besoin de se détruire. Mais parfois, il faut croire que la réalité leur est si terrible qu’ils sont prêts à souffrir à outrance pour essayer de l’oublier pour quelques heures.

Je suis un peu déçu par ce qu’il me révèle de Christan. Il n’a pas un avis différent des autres personnes ni du mien. Le commandant est une personne loyale, droite. Un militaire né pour qui toute transgression à la discipline dont l’armée est si fière. C’est un Alayiens typique, fait pour la guerre et l’ordre. Si ce n’est pas ma façon de voir les choses, toujours orienté vers la violence et le maintien de l’équilibre par la force. Mais je suis rassurée de savoir qu’il y a des gens justes pour protéger les autres de personnes pour qui la loi n’est respectable que quand elle les arrange.

Que voulez-vous dire par bien plus que n’importe quel officier qu’il a à gérer ? Vous confie-t-il plus de missions qu’à d’autre ? Ou bien est-ce pour des questions de discipline ? Cette dernière remarque est accompagnée d’un sourire taquin. Je ne pense pas que Christan garderait auprès de lui un officier indiscipliné. Et quand Alauwyr essaye de me rassurer en m’avouant que Christan ne l’effraie pas, je ne sais pas s’il exagère. Christan est très intimidant, mais je suppose qu’avec le temps, on s’y fait. De toute manière, le commandant a une part de bon en lui, et elle est visible si on sait regarder. C’est juste qu’il essaye de la cacher.

Par contre, il m’est difficile de cerner mon interlocuteur actuel. Peut-être parce qu’il a été ivre la majeure partie de notre rencontre et que maintenant il a la gueule de bois. Cependant, je peux remarquer certains traits de caractères. Même ivre, il a fait preuve d’une certaine politesse, et malgré ce qui me semble être de la réticence, d’un peu de reconnaissance. Je ne peux déterminer si c’est à cause de l’alcool ou de son caractère, mais comme le comme son commandant, le capitaine parait peu enclin à la conversation, bien que ce trait soit moins marqué que chez la Muraille.

Nos plats arrivent assez vite et s’avère être plutôt bon. A la tête d’Alauwyr, je n’arrive pas à savoir s’il arrive à apprécier son bouillon. Pourquoi n’accompagniez-vous pas le régime dans sa patrouille ? Question quelque peu innocente mais qui me turlupine. Si le capitaine est assez proche de Christan, pourquoi ce dernier s’en passerait alors qu’il va faire une mission de reconnaissance ? Ce serait un bon moyen de passer du temps avec quelqu’un qu’il apprécie. Surtout que la mission n’était pas dangereuse et que de toute manière, ce n’est pas le danger qui doit faire reculer les deux hommes, bien au contraire.
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Alauwyr Iskuvar
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Mer 12 Avr 2017 - 20:36

Alauwyr s'était permis de boire quelques cuillères du bouillon qui lui servait de repas avant de répondre. Il n'était guère surprenant que la jeune femme soit curieuse à l'égard de Weren. En même temps, s'il avait fini par concéder à l'avoir dans les rangs comme guérisseuse, il était presque normal de s'intéresser à ce que les autres de son entourage disait sur lui.

''On est frère d'armes depuis bien des années. ''

Il termina son repas pendant que la guérisseuse l'étudiait. Elle ne serait pas la première à le fixer ainsi. Il avait fini par s'habituer et n'y prêtait même plus attention. Même envers une jolie femme.

''Des fois, le devoir appelle ailleurs. Même si nous sommes liés, d'une certaine façon, je reste avant tout un officier et j'ai quelques tâches à accomplir à mon niveau. Et puis... Christan s'est très bien se défendre quand je ne suis pas là. ''

Son visage se dérida un peu quand il eut un très léger sourire. A croire que le remède accompagné de la soupe aidait à passer sa sale gueule de bois.

''Sauf si c'est pour lui sauver les miches, mais cela, il ne voudra jamais l'avouer. Quand on nous ne connait pas, on donne l'impression de se chercher mutuellement querelle. Hors, il n'en est rien. Un vieux jeu entre nous... Au moins, vous voilà prévenu si jamais vous nous voyez nous provoquer l'un et l'autre. ''


Il repoussa son plat vide, grimaçant quelques secondes.

''En tout cas, le goût de votre remède n'aura pas donné bon goût à ce liquide. Mais au moins, j'ai quelque chose dans l'estomac et qui semble tenir. Dites moi.... Vous êtes une guérisseuse. Vous auriez très bien pu faire l'essentiel et envoyer un de vos novices pour s'assurer que tout allait pour le mieux par après. Pourquoi êtes-vous là ? Le souci du patient de son mal être jusqu'à son bien être ? ''

Alauwyr, bien qu'il avait des airs de terrible baroudeur, ne laissait pas indifférent certains femmes en mal d'aventures en la compagnie d'un soir d'un homme de son gabarit et de son expérience. Mais pour une guérisseuse, il doutait que cela soit ça. Plus le côté professionnel sans doute.

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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Mer 26 Avr 2017 - 13:28

L'amitié plus que fraternelle qui lie le Fléau Noir et la Muraille n'était un secret pour personne. Tout le monde connaissait la proximité entre les deux grands guerriers. Des rumeurs couraient que dans le passé, ils se soient embrouillés, mais elles sont tellement vagues et peu entaillées de détails réalistes, que je n'y crois pas trop. Pour beaucoup, cette amitié est une grande surprise car les deux hommes semblaient si différents, mais je n'ai pas eu l'occasion de me faire un avis car je ne connais ni l'un ni l'autre assez pour me le permettre.

Il ne semble pas gêner par mon étude, peu discrète de sa physionomie. Je me doute bien que la vie de militaire est loin d'être casanière, et que vous êtes amené à beaucoup voyager. Mais j'aurais cru que l'amitié qu'il vous porte lui donnerai envie de vous avoir le plus souvent possible à ses côtés. Bien sûr, je ne dis pas ça pour sa propre sécurité. J'ai hélas pu constater ses compétences de combattants, ce n'est pas un bon souvenir, bien que sans son intervention, le Dracos seul sait ce qu'aurait pu m'arriver. Sa réputation comme la vôtre ne sont plus à faire dans le domaine de prendre des vies et d'en protéger d'autres.

A son sourire et sa remarque, je retiens de rire franchement et lâche donc un pouffement étouffé par ma main. L'image que cela doit donner me parait assez surréaliste. Je vous vois sortant d'un braisier ardent, comme un maison par exemple en portant Christan en armure sur une épaule. Vous m'accorderez que ça peut paraitre surprenant. J'espère qu'il a plus de sens de l'humour que le commandant, sinon mon imagination débordante ne va pas forcément l'atteindre. Oui, on m'a prévenue de vos tendances à la provocation, mais, bien que mon expérience de la vie militaire est assez courte, je ne trouve pas cela étonnant. J'ai même l'impression que c'est une... tradition dans le régiment, puisque les plus anciens taquinent souvent les plus jeunes ou leur camarade de cette façon. Je crois un moment avoir été le centre d'une de ses blagues provocantes mais jamais la cible. Sûrement parce qu'il faut savoir se servir d'une arme pour pouvoir subir ce genre de quolibets. Quoi que les médecins ne subissent pas trop non plus les taquineries des autres, probablement parce qu'un jour où l'autre, le destin d'un soldat repose entre les mains d'un guérisseur. Je souris de façon taquine et fait un clin d'œil. Oui, mon grand, un jour ce sera peut-être moi que vais devoir te rafistoler. Oh par les Esprits! Pourvu que je n'ai jamais à le faire.

Finissant mon plat en même temps que le sien, je fronce un peu les sourcils d'un air quelque peu sévère, comme une mère face à une enfant râleur. [color:d813=00FFFF]Ce n'est pas fait pour être bon, mais limiter la casse. On peut considérer ça comme petite punition, en échange d'une diminution d'une peine plus grande. Le goût est horrible afin de limiter une migraine. Cela vous apprendre à boire plus que de raison. Je finis sur un air taquin, pour lui faire comprendre que ce n'est que de l'humour.

Par contre, je n'arrive pas à discerner si Alauwyr fait lui aussi un trait d'humour. Manifestement non, ce qui fait apparaitre un air surpris sur mon visage. Mes yeux s'écarquillent d'étonnement. Pour qui me prend-t-il? Manifestement pour quelqu'un que je ne suis pas. Ce n'est pas de l'indignation qu'exprime ma voix, mais une grande surprise. Un novice?! Comment ça? J'en suis encore une moi-même. Comment pourrais-je avoir un élève à mon âge? Ou même quelqu'un sous mes ordres? La surprise passe un peu, et je reprend d'un ton toujours surpris mais beaucoup plus calme. Je n'ai qu'environ vingt ans capitaine. Et si je suis guérisseuse, je ne suis pas encore maître, loin s'en faut. Et puis, je suis au service de l'armée maintenant. Auriez-vous vraiment apprécié que j'envoie un assistant médecin auprès de vous? Je ne suis pas sûre qu'il aurait gardé le silence sur votre état. Mais vous avez raison. Une fois mis au lit et votre état stabilisé, j'aurai pu m'en aller et vous oublier. Mais, il y a deux choses à prendre en compte. La première vous venez de la dire, j'aime suivre et m'occuper de mes patients jusqu'au bout car on ne sait jamais. La deuxième est ma curiosité. J'avais vraiment envie de vous connaitre un peu plus. Et puis un point moins important, c'est que je n'avais nulle part où dormir d'autre.

Notre repas tout comme notre repos touche à sa faim, rester ici, bien que l'endroit soit accueillant, ne sert à rien. Je voudrais me rendre à la caserne, pour me présenter et voir comment s'organise la vie là-bas. Je sors l'argent nécessaire à payer notre repas à tous les deux et me lève. Que comptez-vous faire maintenant? Pour ma part, je rentre à la caserne, souhaitez-vous m'accompagner? Vous pourrez assurer ma protection dans cette ville inconnue, et peut-être me montrer de trois endroits intéressant pour une jeune fille en quête de savoir. Qu'en pensez-vous?
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Sam 29 Avr 2017 - 10:54

Il n'y avait pas à dire, mais Aurore était vraiment d'agréable compagnie. D'ordinaire, les femmes armandéennes gardaient un peu de distance vis à vis de soldats alayiens. Leur réputation d'excellence au combat n'était plus à faire, mais restaient encore l'image qu'on leur avait donnée quand ils étaient venus sur Armanda dans le but d'annihiler tout ce qui concernait la magie. Sanguinaires, meurtriers... Bien des noms demeuraient encore dans l'esprit de quelques sceptiques entêtés. Mais de ces gens, Alauwyr n'en avait que faire. Qu'ils restent dans leurs petites visions !

''Il m'a assez à ses côtés, que des fois, il me houspille en me balançant que je suis une véritable plaie collante. Voyez cela comme une façon de m'apprécier. Quand à sauver des vies...''

Cette réplique là l'avait légèrement tiqué. Des guerriers tels que lui et Christan avaient formé toute leur vie à batailler et donc pour tuer. Il était difficile de se faire à l'idée que maintenant, ils se battaient pour préserver une paix encore fragile et pour sauver des vies.... Même si dans d'autres circonstances, ils auraient préserver des existences... celles de leur propre peuple.

''Notre réputation n'est plus à faire... Mais elle peut toujours changer. Toute dépendra de ce que l'avenir nous réservera. Christan n'a fait que son devoir en vous voyant en difficulté. et cela fut une bonne chose on dirait''

Avoir des guérisseurs compétents au sein d'une troupe apportait un net avantage. Puis il avait manqué de sourire devant son petit rire, après avoir donné une image de sa personne soulever son lourd ami pour le sauver des flammes.

''Un coup à se faire réduire la colonne vertébrale en miette oui. Prenez plus l'image à l'envers. C'est lui qu'il faut voir me porter sur ses épaules pour réchapper d'un incendie. ''

Il en riait, mais il sortait cela de vécu. Peut être qu'Aurore le prendrait comme vrai, ou non. Chose certaine était que les deux hommes se renvoyaient le sauvetage de l'un et de l'autre mutuellement.

''Les hommes comprennent vite quel guérisseur n'est pas à courroucer. Car vous le dites très bien : un jour ou l'autre, une vie sera entre ses mains. Et il n'y a pas besoin de savoir se battre pour répondre subtilement à la provocation. Dans votre cas, vous devez connaître quelques mixtures qui aideraient à se venger en douceur... dans le genre d'imposer à un grand gaillards de rester sur les feuillets pendant quelques heures. Je ne suis guère étonné que vous ayez été le fruit de quelques répliques prétendument blaguantes. Vous êtes une femme et nous n'avons pas que des Alayiens dans nos rangs... Quand à la tradition de la provocation.... Voyez qui cherchent des fois des noises... Des jeunes avides de faire leurs preuve sou des nobles qui veulent qu'on reconnaissent leur rang... Donc le fait de taquiner... permet de rappeler ''gentiment'' où se trouve la véritable place de la personne visée... Hormis dans mon cas. ''

Il en avait ricané, plus pour lui que pour sa compagne d'un jour. Puis il avait de nouveau ri mais plus fortement, face à son petit et faux sermon.

''Si vous espérez ne plus m'y revoir, je doute que cela soit possible. J'accepte néanmoins d'assumer les conséquences de mon trop gros débit de boisson. ''

Par contre, il crut qu'il avait plus vexé la jeune femme. Il en avait sourcillé et ne pouvait pas laisser la guérisseuse sur des doutes.

''Je ne remets pas en cause votre professionnalisme. Malgré votre jeune âge, à mon sens, rien ne vous interdit d'avoir un novice pour apprendre ce que vous, vous avez appris. Vous paraissez compétente et c'est cela qui prime. Pas l'âge. Enfin, cela dépend des cas, mais pas pour vous... Quand à votre curiosité...''

Il fit un bien étrange sourire.

''Il est étonnant qu'une jeune et belle femme cherche à me connaître. Sans doute que Christan a causé de ma personne sans rentrer dans les détails. ''

Il n'alla plus loin dans les suppositions et se retint de faire un commentaire quand à la paie du repas : Aurore venait de déposer la somme pour payer les deux commandes. Il verrait une fois à la caserne qu'on lui paie réellement son dû. Même si elle était guérisseur pour la troupe, elle n'avait pas à dépenser pour lui, surtout que c'était lui seul qui s'était mis dans ce sale état. Donc déjà pour payer sa dette -en partie-, il ne pouvait refuser d'escorter la jeune femme.

''Je comptais justement m'en retourner à la caserne. Si je tarde encore de trop, Christan va encore me faire chercher par un de ses larbins moralisateurs, comme il sait si bien les trouver et les employer. Je ne peux que vous accompagnez comme nous allons tous deux au même lieu. Et je pourrai faire quelques détours pour vous montrer quelques points utiles en effet. ''

Il s'était levé, sans grimace. Le remède infect avait bien agi. Puis, comme s'il avait été un parfait gentilhomme dans une autre vie, il tendit élégamment le bras, pour qu'elle le prenne. Aurore n'était-elle pas une dame après tout ?
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Aurore Lapsida
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MessageSujet: Re: Pour qui pensait dormir en paix... Ven 5 Mai 2017 - 11:51

Le capitaine essaye de calmer ma surprise face à l’idée d’avoir des novices. Certes l’expérience et la sagesse n’attend pas le nombre d’années, mais je me vois mal enseigner quoi que ce soit de manière régulière, à qui que ce soit. Surtout qu’avec mon jeune âge, l’écart entre mes potentiels élèves sera assez faibles s’ils sont plus jeunes que moi, et il se pourrait bien qu’au final, ces apprentis soient plus âgés que leur professeur. Même si pour ma part, l’idée de suivre l’enseignement de quelqu’un de plus jeune que moi ne me gêne pas, certaines personnes seraient blessées dans cette chose étrange qu’est l’amour propre. Il est parfois difficile d’accepter qu’un de nos cadets excellent dans un domaine qui ne nous est pas tout à fait étranger.

Je rougis fortement lorsqu’il me dit comment il me voit. C’est sûrement exagéré de juger une guérisseuse sur sa capacité à soigner une gueule de bois. Quant à mon physique, ce n’est pas la première fois qu’on m’en parle, mais je n’en tire pas une grande fierté, je n’y suis pour rien. Il n’empêche que cela fait toujours chaud au cœur d’entendre de tels mots. J’essaye de le remercier sans trop bégayer mais sans trop de succès, incapable de cacher ma gêne. Je vous remercie pour tous ces compliments, mais je… Christan ne m’a pas parlé de vous. Il ne parle pas beaucoup d’ailleurs. Il est toujours intéressant de connaitre les autres. Tous, nous avons nos particularités, et plus nous avons d’amis, plus nous avons de particularité. L’une des vôtres doit être de boire beaucoup d’alcool, et celle de Christan de venir vous secouer.

Mais qu’est-ce que je raconte ? J’essaye de faire un trait d’humour tout nul, et c’est au moment où je la dis, que je me rends compte de la stupidité affligeante de cette blague. Ce qui me fait rougir encore plus. J’aimerai disparaitre sous terre, être loin. Je ne sais plus où me mettre. Je m’empresse de payer le repas et me lève, changeant de sujet pour passer au projet du capitaine. L’homme accepte gentiment, outrepassant ma gêne comme si elle n’existait pas et me tend le bras en parfait gentilhomme.

Essayant de reprendre une prestance, je le souris timidement en lui prenant le bras. La chaire est ferme, musclée. Ce sont des années, voire même une vie d’entrainement qui ont sculpté son corps. Le tableau doit être assez surprenant. Alauwyr est assez grand, plus grand que la plupart des hommes, mais je ne suis pas petite pour ma part, il n’a qu’une tête de plus que moi, ce qui est peu habituelle. Lui, un puissant militaire, et moi, une frêle guérisseuse. Une fine équipe en sommes. L’acier et le velours, la force et la douceur. Je souris à cette image. Est-ce le monde qui est plein de contradictions ou suis-je une contradiction dans ce monde ?

Nous marchons ainsi à travers la ville toute la matinée. Le capitaine me fait faire un tour rapide de la ville, me montrant ce qu’il pense être intéressant. Je lui demande de me montrer ce qui me plairait plus, à savoir, les bibliothèques et les lieux d’apprentissage. La ville est magnifique et la journée s’annonce elle aussi très jolie. Les quelques nuages qui trainent dans le ciel ne sont pas menaçant. Après avoir fait quelques détours, nous arrivons finalement à la caserne. Je lâche doucement le bras du capitaine et lui sourit. Merci beaucoup pour cette balade, ce fut très agréable. Maintenant, si vous le permettez, il faut que j’aille m’installer et découvrir les locaux. Je le ferais volontiers avec vous mais vous avez sûrement des choses plus importantes à faire. J’espère que nous nous recroiserons encore. Bonne journée. Je le salue de la tête et de la main avant de partir dans les couloirs. Cette nuit fut assez inattendue, mais pas désagréable.

[HRP : Je propose de s’arrêter là, si tu veux. Sinon on peut continuer. Je te laisse une conclusion ?]
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