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Des affaires de famille (Pv Cornélia)

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Crissolorio Ostiz
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MessageSujet: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Jeu 29 Déc 2016 - 19:58

Début Septembre

Crissolorio en cette journée d'accalmie au milieu du labeur qu'est le pouvoir n'avait pas manquer d'inviter quelques anciens amis de sa famille à venir le voir lorsqu'il avait été informé que ces derniers étaient présent à Gloria actuellement. Après tout ce n'était pas parce qu'il était devenu régent il y a seulement quelques temps de cela qu'il avait envie d'oublier ses anciennes relations, surtout des amis sincères et fidèles qui l'avaient connus quand les Ostiz n'étaient encore qu'une famille bourgeoise. De plus cela lui permettrait sans doute d'écarter en partie aujourd'hui son rôle de régent, et pouvoir prendre nouvelles de quelques personnes qu'il appréciait.

Ainsi après avoir envoyer un messager pour les inviter poliment à passer la soirée en sa compagnie il avait préparé de quoi les accueillir. Le manoir qu'il occupait dans le quartier Nord de Gloria était bien entendu luxueux même si moins fastueux qu'aurait dû l'être celui du régent. Probablement parce qu'Ostiz n'était point du genre spécialement pompeux… Mais ce n'est pour autant que ses deux amis n'auraient pas bon accueil ici, bien au contraire. D'ailleurs en parlant de cela… Une des lames noires qui protégeait sa demeure lui signala que des gens attendaient à l'entrée, Ostiz devinant qui c'était bien entendu répondit donc de les laisser entrer pendant que pour sa part il s'installait calmement dans un des fauteuils du salon qui servait à recevoir les invités.

Ainsi les deux invités ne tardèrent guère à arriver, et la porte du salon s'ouvrit sur Cornélia et Godefroy Aléric escortaient par deux gardes qui professionnellement laissèrent ensuite le régent parfaitement seul avec ses deux invités pour aller poursuivre leurs patrouilles habituelles. Sur ce fait Ostiz se leva donc calmement de son fauteuil avec dignité, et salua ses deux amis avec toute la politesse dont il savait faire preuve. Ce en s'exprimant d'une voix calme, agréable et empreinte d'une certaine présence.

« Je suis heureux de vous voir en ce jour mes amis. Comment allez vous d'ailleurs ? Les affaires sont toujours aussi prospères pour vous ? » Demanda t-il donc, après tout il était toujours bien de prendre des nouvelles, et en parlant de nouvelles d'ailleurs il avaient probablement dû apprendre depuis peu sa promotion en tant que régent de l'empire… Une promotion aussi inattendue pour tous que lourde en signification. D'ailleurs sur ce le régent d'un geste les invita à prendre leurs aises sur les fauteuils se trouvant non loin d'eux s'ils le désiraient, ou bien à observer les œuvres d'arts qui abondaient dans la salle. Celle-ci était faîte après tout pour accueillir les invités d'Ostiz.






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Cornélia Alaric
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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Jeu 29 Déc 2016 - 23:42

Par une belle matinée de septembre, une calèche arrivait aux abords de Gloria. A son bord se trouvait Cornélia et son père, Godefroy Alaric. Les marchands père et fille avaient pris la route quelques jours auparavant pour leurs affaires. La jeune femme, comme à chaque fois qu’elle se rendait dans la superbe citée, ressentait un pincement au cœur, souvenir des jours sombres qu’elle avait passé ici. Bien vite elle chassa les mornes pensées qui l’envahissaient. L’air était doux, et le ciel radieux semblait leur souhaiter la bienvenue. Elle se laissa aller au fond de la banquette, fermant les yeux et savourant le rayon de soleil qui tombait sur elle faisant briller quelques mèches blondes qui coulaient sur ses épaules.
Son père posait sur elle un regard bienveillant, admirant ce que les Esprits lui avait offert pour descendance. Une femme certes, mais quelle femme ! Belle, brillante, courageuse… et terriblement indépendante, comme sa chère mère. Bien des hommes s’étaient présentés à sa porte, et tous avaient essuyés un refus sans appel. Le marchand poussa un soupir qui fit ouvrir les yeux à sa chère fille.

« Qu’y a-t-il papa ? Es-tu fatigué par le voyage ? Ta jambe te fait-elle souffrir ?

- Ne t’inquiètes pas Lia, je vais bien. Quel est notre programme aujourd’hui ?

- Et bien nous devons voir notre fournisseur de tissus elfique, les stocks s’amenuisent vite. Une chance qu’il soit de passage à Gloria en même temps que nous. Ensuite, nous avons rendez-vous avec ton tailleur favori afin de te faire confectionner une nouvelle tenue pour l’hiver avec cette magnifique laine des terres du Nord que nous avons acheté récemment. Après ça…

- Là, là, ma fille, maintenant je suis fatigué… »

Tout deux éclatèrent de rire, échangeant un regard complice avant de retomber dans le silence. La journée allait être chargée, en effet. Cornélia avait hâte de se défaire de ses vêtements de voyage et de prendre un bain parfumé avant de se mettre au travail. C’est avec cette pensée qu’ils atteignirent l’auberge dans laquelle ils séjournaient habituellement lors de leurs visites à Gloria. A peine avaient-ils franchis le seuil que l’aubergiste les accueillirent.

« Ah ! Bienvenue Monsieur Alaric, Mademoiselle Alaric ! Quelle joie de vous voir revenir chez nous !

- Bonjour mon brave, répondit le père de Cornélia, nos chambres sont-elles prêtes ?

- Oui bien sûr nous vous attendions !

- Pourriez-vous m’envoyer une servante avec de l’eau chaude? Je souhaiterai prendre un bain, ajouta Cornélia.

- Mais bien sûr Mademoiselle ! »

Sur ces mots ils s’éclipsèrent dans leurs quartiers respectifs. La journée passa à toute vitesse. Leur programme se déroula sans anicroche et ils eurent même le temps de faire un tour sur le marché de Gloria pour voir ce qui se faisait actuellement dans la capitale humaine. Rentrant à l’auberge, ils furent de nouveau interceptés par l’aubergiste.

« Monsieur Alaric ! Un message vient tout juste d’arriver pour vous, tenez.

- Merci mon brave. »

Le père de Cornélia déplia la missive et se tut le temps de la parcourir. Un sourire naquît sur son visage, rassurant sa fille sur le contenu de la lettre.

« Et bien! Le régent semble très bien informés ! Nous voilà invités chez mon vieil ami Crissolorio !

- Oncle Lorio ?! Quelle bonne nouvelle, voilà des lunes que nous ne l’avions vu !

- Va vite te préparer ma fille, je fais atteler une voiture car nous sommes attendus ce soir.

- Bien papa, je fais au plus vite.

- Et soigne ta tenue ! » Lança son père dans son dos pendant que Cornélia se pressait à l’étage.

Une heure plus tard, ils se trouvèrent devant les portes du somptueux manoir occupé par le régent. Cornélia se félicita intérieurement d’avoir prévu une tenue de soirée adaptée à un tel lieu. Elle qui s’habillait souvent de façon à favoriser le pratique à l’esthétique avait ce soir opté pour une belle robe d’un bleu nuit en soie découvrant ses épaules délicates. Sans fioritures excessives, sa tenue soulignait la grâce de la jeune femme. Ses cheveux étaient joliment relevés en un chignon flou laissant s’échapper quelques mèches dorées et le creux de sa gorge était paré d’un collier d’argent serti d’une aigue-marine d’un bleu profond.
Elle leva les yeux vers son père, lissant le devant de sa robe dérangée par le trajet en calèche. Malgré sa tenue sobre d’une couleur assortie à celle de sa fille, l’homme avait belle prestance avec ses cheveux bruns clairsemés de quelques fils d’argent et les sillons joyeux qui se creusaient au coin de ses yeux.
Un garde les accueillit à l’entrée, leur demandant de patienter le temps qu’il annonce leur arrivée. Quelques secondes s’étaient écoulées lorsque celui-ci revint, les invitant à le suivre. L’intérieur de la demeure était encore plus impressionnant que l’extérieur. Bien sûr, à l’image de son propriétaire, la demeure n’avait rien d’ostentatoire mais son élégance discrète était bien plus agréable à l’œil et luxueuse que l’outrageuse démonstration de richesse à laquelle on assistait chez certains bourgeois ou nobles.

Franchissant les portes du salon, Cornélia ne put s’empêcher un léger hoquet de surprise. La pièce était emplie d’œuvres d’art de toutes origines, même si l’art elfique était largement représenté. Ce fut un véritable ravissement pour les yeux de la jeune femme qui, laissant errer son regard tout en s’efforçant à grand peine de garder la bouche fermée, fini par croiser celui du maître des lieux. Remarquant à peine la sortie discrète des gardes, elle porta son attention vers le régent. Crissolorio Ostiz était, comme à son habitude, très digne et calme. Cornélia le connaissait depuis l’enfance, et malgré sa mémoire phénoménale, comme toute personne touchée par le totem de la baleine, elle n’avait pas le souvenir d’avoir vu cet homme sortir de cette attitude réfléchie et pleine de prestance. Le rôle de régent lui allait comme un gant.

« Je suis heureux de vous voir en ce jour mes amis. Comment allez-vous d'ailleurs ? Les affaires sont toujours aussi prospères pour vous ? »

Ce fut Godefroy qui répondit le premier, laissant Cornélia à son ébahissement.

« Crissolorio, mon ami, quel plaisir de te voir ! Comme tu peux le voir, nous nous portons à merveille. Quant à nos affaires, nous n’avons pas à nous plaindre, nos clients sont fidèles et la marchandise abondante » Répondit-il humblement.

Il n’eut pas le temps de lui retourner la politesse que sa fille le dépassa d’un pas vif, se dirigeant droit vers son ami, tandis que celui-ci leur faisait signe de s’installer confortablement.

« Oncle Lorio ! S’exclama-t-elle en lui prenant chaleureusement les mains et s'appliquant à rouler les r comme on savourerait un bonbon. Quel plaisir de te voir, cela fait si longtemps que nous ne nous sommes vu ! Tu ne viens plus nous voir à la boutique récemment, dit-elle un léger ton boudeur teintant sa voix mais son sourire contredisant un quelconque désappointement.

- Cornélia…soupira Godefroy. Tu sais bien que Crissolorio est devenu régent, il doit être débordé. On ne gère pas un royaume aussi facilement qu’une boutique. »

Puis se tournant vers son ami, il ajouta :

« Excuse-la s’il te plait, j’ai beau essayer de lui faire comprendre qu’une jeune femme comme il faut ne se comporte pas aussi impétueusement, dès qu’il s’agit de personnes proche elle n’en a plus rien à faire. Alors raconte-moi un peu comment se passe ta nouvelle vie de régent ! »

Cornélia se tut en rosissant légèrement, écoutant les deux amis discuter tout en dévorant des yeux les merveilles qui l’entouraient.




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Crissolorio Ostiz
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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Ven 30 Déc 2016 - 20:14

Bien entendu ses deux amis étaient très bien habillés même si tout deux à leurs manières. Cette chère Cornélia par exemple n'étant point du genre à faire trop tape à l’œil, ce qui n'était pas plus mal d'ailleurs car Ostiz savait apprécier ce qui était beau et simple à la fois. Pour sa part le régent était habillé lui aussi de manière assez esthétique même si sobre, le seul véritable signe de luxe transparent sur sa personne étant les quelques bijoux magiques qu'il avait sur lui. Des bijoux qui en vérité avaient bien plus une vocation pratique qu'esthétique. Quand à sa coupe de cheveux elle n'était pas spécialement travaillée, en même temps l'homme avait les cheveux courts et grisés. Une coupe assez droite tout à fait digne de l'image stricte et droite qu'il voulait se donner.

Quand à ce cher Godefroy, celui-ci se portait toujours aussi bien. Ostiz connaissait bien l'homme après tout, et savait que malgré le statut de veuf de celui-ci, statut qu'Ostiz partageait avec lui, l'homme était tout à fait capable de tenir bon et d'élever dignement sa progéniture.

« Cela ne m'étonne point mon ami, tu as toujours eu un grand talent pour le commerce après tout, de plus l'avantage de la paix retrouvée de ce continent c'est qu'elle est bénéfique aux affaires. » Répondit-il donc tout à fait connaisseur à ce sujet à son ami, après tout oui. La paix était bénéfique au commerce, sauf à celui des armes bien entendu. Mais les marchands de produits communs, et luxueux avaient tendance après tout à prospérer davantage en temps de paix que de guerre en effet.

Quand à cette chère Cornélia, cette dernière n'avait guère attendeu pour s'avancer devant le régent. Ne laissant pas vraiment le temps à ce dernier de s'incliner lui aussi respectueusement devant son ami, Ostiz point dérangé par cela laissa néanmoins volontiers la jeune femme lui prendre les mains. Pour ensuite lui asséner qu'en effet cela faisait un certains temps qu'ils ne s'étaient pas vu, le père de cette dernière répondit d'ailleurs assez bien à la question qu'elle avait ainsi adresser à Ostiz.

« Il est vrai que le fait d'administrer un empire n'est guère simple, surtout quand le même empire comme toutes les nations de ce continent doit se remettre des dernières guerres qui ont agités nôtre continent bien aimé. » Dit calmement ce dernier, en effet l'empire Glorien n'était pas une mince affaire à gérer. Mais heureusement Ostiz n'était ni un novice en politique, ni le genre d'homme peu à l'aise avec le pouvoir. Au contraire il aimait le pouvoir, car ce dernier donnait la possibilité de changer les gens, et le vieil homme comptait bien en profiter pour donner un avenir prospère à sa nation et marquer ainsi son nom dans l'histoire… Que les générations futures pensent ainsi de lui qu'il était un grand homme, un père de la nation en sorte, la véritable immortalité. Combiner ainsi le devoir, et surtout le prestige, deux choses qui ne pouvaient que plaire à un homme qui avait de grand projets pour l'empire.

« Nul besoin de l'excuser, nous sommes entre amis après tout. » Répondit-il ensuite calmement à son ami avant de reprendre au sujet de sa nouvelle vie de régent. « Comment dire ? Je ne pensais pas que cela m'arriverait un jour en vérité, mais c'est autant une énorme responsabilité qu'une occasion en or de changer les choses qui m'est offerte par la régence que j'occupe dorénavant. » Avant de reprendre ensuite un peu moins solennel. « En somme beaucoup de travail m'attend. Ce n'est qu'un début après tout, et j'ai 15 ans à tenir et à faire fructifier en tant que régent. Je peux d'ailleurs vous avouer qu'étrangement depuis que j'occupe ce poste le nombre de personnes dans la noblesse voulant mes faveurs a sensiblement augmenter. » Souligna t-il néanmoins avec une ironie mordante, pas qu'Ostiz n'était pas un minimum apprécié à l'origine, après tout il avait su avec le temps construire un réseau d'allié fiable et assurer sa position. Mais maintenant qu'il était régent, même ceux ne l'aimant pas voulait son soutiens, ou sa bienveillance pour beaucoup d'entre-eux.

« D'ailleurs quand j'y pense mon ami. Forte et indépendante comme elle est, je suppose que Cornélia se débrouille à merveille maintenant qu'elle est elle aussi une marchande accomplie comme toi ? » Sur ce il regarda calmement cette dernière avant de reprendre pensif à leurs égards à tout deux. « Désireriez vous du thé sinon ? Ou quoi que ce soit d'autre à boire ? Du sirop par exemple ? » Ostiz ayant un lot très variés de boissons à disposition chez lui même si aucune alcoolisé, le vieil homme n'ayant jamais bu une goutte de ce dernier de sa vie en vérité. Considérant qu'il était impératif en tout temps d'avoir l'esprit clair et raisonnable pour se comporter au mieux. Il glissa au passage d'un air serein à la jeune femme après qu'ils aient tout deux répondu au sujet de leurs demandes de boissons.

« Pendant que nous nous installerons pour boire, nôtre jeune marchande en puissance n'aura qu'à en profiter si elle le désire pour nous raconter quelles sont ses formidables ambitions en tant que commerçante. Après tout il faut savoir viser haut pour accomplir ses rêves, n'est-ce pas ? » Et cela il le pensait tout à fait, Crissolorio étant le genre d'homme considérant que la volonté était un outil essentiel pour satisfaire ses aspirations.






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Cornélia Alaric
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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Ven 30 Déc 2016 - 22:08

« Nul besoin de l'excuser, nous sommes entre amis après tout. »

Godefroy inclina légèrement le buste pour remercier son ami de la tolérance dont il faisait preuve envers sa fille, puis le laissa poursuivre.

« Comment dire ? Je ne pensais pas que cela m'arriverait un jour en vérité, mais c'est autant une énorme responsabilité qu'une occasion en or de changer les choses qui m'est offerte par la régence que j'occupe dorénavant. »

Cornélia écoutait d’un air distrait les deux hommes, mais il ne fallait pas se fier à son apparente désinvolture. La jeune femme emmagasinait un maximum d’informations, puis elle y reviendrait plus tard, sa mémoire ayant eu le temps de faire le tri entre ce qui lui serait utile pour son commerce et ce qu’elle pouvait laisser de côté pour des discussions plus mondaines.
Par ailleurs, l’ascension de son oncle de cœur malgré les temps troublés la fascinait. Bien qu’elle adorait son père et respectait ses compétences de marchand, Crissolorio était pour elle une véritable source d’inspiration. C’était un esprit protéiforme, capable de s’adapter en toutes circonstances et face à tout type de personnes tout en gardant son libre-arbitre et son code de conduite, ce que Cornélia lui enviait. Alors qu’elle songeait à tout cela, le ton solennel de Crissolorio se fit plus sarcastique.

« En somme beaucoup de travail m'attend. Ce n'est qu'un début après tout, et j'ai 15 ans à tenir et à faire fructifier en tant que régent. Je peux d'ailleurs vous avouer qu'étrangement depuis que j'occupe ce poste le nombre de personnes dans la noblesse voulant mes faveurs a sensiblement augmenté.

- La convoitise est un poison nuisant à toute relation sincère, murmura Cornélia pour elle-même, repensant aux nombreuses demandes en mariage qu’elle avait reçu jusque-là.

- Et bien tu en as du courage mon ami, mais je ne m’inquiète pas pour toi, tu es aussi à l’aise entouré de requins que d’agneaux. »

Le père de Cornélia éclata de rire, ses propos couvrant le murmure à peine audible de la jeune femme, qui, sombre quelques instants auparavant, avait retrouvé son sourire aux mots de Godefroy. Elle ne doutait pas un seul instant des capacités du régent à survivre à la cour, d’autant qu’il avait toujours su se montrer fiable et dévoué. Alors que celui-ci reprit la parole, Cornélia ne put s’empêcher d’éprouver une onde de fierté en écoutant les mots de Crissolorio.

« D'ailleurs quand j'y pense mon ami. Forte et indépendante comme elle est, je suppose que Cornélia se débrouille à merveille maintenant qu'elle est elle aussi une marchande accomplie comme toi ? »

Prononçant ces mots, il avait posé son regard sur elle. Elle lui répondit par un sourire timide, laissant son père répondre.

« Ah ça, elle est même bien meilleure que moi ! Elle pourrait vendre à un fermier son propre lait. Elle sait convaincre, aucun doute là-dessus. Et puis les dames sont toujours contentes d’avoir l’une de leur semblable pour parler chiffon. Si seulement elle quittait un peu ses tenues tristes comme un jour de pluie, ça nous ferait gagner pas mal de clientèle de voir nos tissus si bien portés !

- Papa… » Soupira Cornélia en levant les yeux au ciel.

Ayant profité de ce moment d’inattention de la part de ses invités, le régent leur proposa à boire. Tout deux optèrent pour du thé, Cornélia n’aimant pas les choses trop sucrées et son père se résignant sur le fait que ce serait ce qu’il aurait de plus fort ce soir-là. Une fois leur choix fait, Crissolorio reprit la parole.

« Pendant que nous nous installerons pour boire, nôtre jeune marchande en puissance n'aura qu'à en profiter si elle le désire pour nous raconter quelles sont ses formidables ambitions en tant que commerçante. Après tout il faut savoir viser haut pour accomplir ses rêves, n'est-ce pas ? »

Une fois encore Cornélia ne put s’empêcher d’adresser un sourire à son interlocuteur. Il savait toujours comment manier les mots et faire plaisir à son auditoire. La carrière politique était toute désignée pour lui. L’empire aurait perdu beaucoup si cet homme ne s’était pas tourné vers cette voie. La jeune femme alla s’installer aux côtés de son père, ce qui lui laissait le temps de réfléchir à la réponse qu’elle lui donnerait.

« Oncle Lorio, tu sais comment me flatter. N’importe qui d’autre aurait parlé de mes toilettes ou autres atours, mais toi tu sais que le meilleur moyen de me faire plaisir est de me complimenter sur mes compétences. Je te reconnais bien là, toujours aussi habile avec les mots ! Dit-elle avec un petit sourire en coin avant de reprendre. En effet, j’ai des rêves pour moi, pour mon père et pour notre commerce. »

Elle avait dit cela d’un ton badin et léger, mais quand elle reprit la parole, ce fut d’un ton beaucoup plus professionnel et passionné.

« Plus que des rêves, je dirais même des ambitions, car je compte bien faire en sorte qu’elles se réalisent. Nous sortons tout juste de la guerre comme tu l’as souligné précédemment, il nous a fallu un peu de temps pour nous remettre sur pied et constituer une nouvelle clientèle en plus de celle qu’il nous restait d’une époque plus sombre. Mais maintenant que notre commerce se porte bien, j’aimerais élever le niveau de notre affaire. Bien sûr nous continuerons de proposer nos étoffes à la bourgeoisie et à la population moins aisée de Caladon dans notre boutique. »

Elle fit une petite pause pour réfléchir à comment avancer la suite. Évidemment, continuer à vendre ses services à tout le monde, même aux gens les moins fortunés, faisait partie de sa philosophie. Mais comme toute personne jeune et pleine de rêves, elle voulait plus encore. Elle les savait capable de faire grandir leur commerce et donnerait le meilleur d’elle-même y parvenir.

« Cependant, j’ambitionne de nous créer une clientèle plus noble et diversifiée. Par diversifiée j’entends bien sûr au-delà des frontières humaines. Caladon est d’ailleurs l’endroit idéal pour cela, cette ville est tellement cosmopolite. A terme nous pourrions proposer nos étoffes au cœur même des manoirs, des demeures et des châteaux de tout Armanda. »

Sa voix s’atténua et elle émit un petit rire joyeux.

« Je sais que tout cela peut paraître bien présomptueux pour une jeune femme d’à peine 23 ans, née dans la petite bourgeoisie, mais je crois fermement que cela est possible. D’ailleurs, Oncle Lorio, tu es la preuve vivante qu’avec de la volonté, on peut aller très loin ! »

Elle le regarda, les yeux pétillants d’excitation et de détermination. Oui, elle y croyait. Et plus encore que cela, ils y arriveraient. Le rire de son père résonna alors dans la pièce.

« Tu vois ! Je t’avais dit qu’elle savait convaincre ! J’ai envie d’investir alors qu’il s’agit de ma propre affaire ! »

Mais les propos de Godefroy n’avaient rien de moqueur. Au contraire, c’est plein de fierté qu’il posa sa main sur celle de sa fille. Il avait vécu bien des épreuves. Il avait perdu sa femme, fait difficilement survivre son commerce pendant la guerre, pour finalement finir diminué du fait de sa jambe blessée. Mais quel homme béni il était, d’avoir une telle enfant pour héritière !




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Crissolorio Ostiz
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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Dim 1 Jan 2017 - 17:51

Ostiz se contenta de hocher calmement la tête quand son ami dit qu'il ne s'inquiétait pas pour lui, en effet… Ostiz avait vu pire d'une certaine manière, trois ans passées au sein d'une cour remplie de vampires et dans laquelle ces derniers avaient été privilégiées avaient après tout suffit pour forger le caractère du vieil homme. Le secret étant au fond de se faire des alliés fiables, et de faire en sorte que ses rivaux et ennemis ne nuisent pas trop.

De plus le bien de l'état nécessiterait sans doute qu'Ostiz soit ferme, et regroupe la classe dirigeante derrière un même but. L'empire glorien ne devait pas après tout stagner pendant ces 15 ans, comme une larve qui attendrait que l'héritier soit en âge de régner. Non l'empire devrait prospérer jusqu'à ce que le moment venu il n'ait rien perdu de sa gloire au contraire lorsque le futur héritier prendra le pouvoir.

Et en parlant d'héritier, visiblement celui de Godefroy qui n'était nul autre que sa fille s'avérait prometteur. Il croyait lui aussi au talent de Cornélia en vérité, après tout c'était une femme avec du caractère qui n'aimait pas se laisser marcher sur les pieds. Elle était encore jeune, mais nul doute qu'avec l'âge elle deviendrait une dame digne et qui savait ce qu'elle voulait.

« Qu'elle vante ou non par sa tenue la qualité de vôtre marchandise, pour ma part en tant que client je n'ai jamais eu à me plaindre de vos produits j'avouerai. » Dit-il d'un air entendu, après tout Ostiz n'était peut-être pas un grand adepte du luxe, mais il restait qu'il préférait acheter des vêtements de bonnes qualités si possible. Et ceux que vendraient Cornélia, et Godefroy étaient loin d'être de mauvaise qualité.

Quand aux boissons, visiblement Godefroy même s'il ne l'avouerait pas aurait probablement aimé un peu de vin. Néanmoins le choix du thé sembla convenir au père et à la fille. Bien, pour sa part Ostiz aimait bien le thé aussi, même si les boissons qu'ils buvaient souvent étaient aussi des potions et des remèdes conçus pour aider à bien vieillir actuellement.

Quand au reste, Ostiz n'était point mécontent d'avoir abordé le bon sujet de conversation au sujet de Cornélia. Le régent se doutait que la jeune femme appréciait que l'on s'intéresse à son travail et à ses qualités de marchandes. En tout cas plus que le sujet de conversation gênant qu'aurait probablement été celui de lui demander comment avançait sa vie amoureuse. Oui, cela aurait un sujet de conversation assez maladroit…

De plus l'ambition... Voilà bien une chose noble à sa manière car elle poussait ceux en étant dotés à améliorer leurs lendemains et à œuvrre dans un but précis. Un formidable sentiment en vérité, même si pas toujours de façon bienveillante. Il restait que sans ambition l'humanité ne serait pas arrivée à accomplir de grande choses après tout, cette ambition qu'avait l'être humain de survivre et de prospérer envers et contre tout…

Et c'est avec une certaine passion au final que Cornélia parla donc de ses désirs d'entreprises, et surtout de ce qu'elle planifiait à l'avenir. Des projets que Crissolorio ne pouvait qu'apprécier au final.

Et elle abordait sans détour le fait qu'actuellement sa clientèle était surtout constituée de gens modestes, ou bien de bourgeois plus ou moins fortunés de Caladon ce qui restait quand même une clientèle très honorable, les bourgeois étant pour certains très riches après tout. Qu'entendait-elle donc en parlant d'élever le niveau de ses affaires ? Probablement viser des clients nobles pensa t-il, ou du moins augmenter le nombre de clients en dehors de Caladon elle-même, en somme un sain esprit d'entreprise que le bourgeois de sang qu'il n'était ne pouvait qu'apprécier...

Vouloir s'enrichir n'était pas forcément une mauvaise chose après tout, surtout si cela était fait dans les règles. Le commerce faisait après tout travailler de la mains d’œuvres et remplissait de façon détournée les caisses de l'état. Et au final le commerce faisait donc lui aussi vivre l'économie, et son développement amenait souvent à accroissement général des richesses, qu'il fallait savoir redistribuer ensuite bien entendu… Mais la redistribution était le rôle de l'état, pas des marchands.

« Dans les faits la clientèle humaine est celle qui rapporte le plus au final. Et s'il est noble de vouloir vendre aux autres peuples ce malgré les nombreux obstacles qui se présenteront à toi bien entendu n'oublie pas ce fait Cornélia. Je t'encourage d'ailleurs dans ton projet car cela va dans le sens de la paix. » Ne manqua t-il pas néanmoins de préciser pragmatique à Cornélia, après tout les elfes n'étaient que milles au bas mots sur Armanda et n'avaient jamais eu une société aussi riche en monnaie que celle des humains, notamment parce qu'ils ne s'intéressaient pas spécialement à l'argent, ou du moins jusqu'à récemment. Ce même si leurs artisans étaient excellents, quand au vampire... Une société qui auparavant se basait sur le pillage avait du mal actuellement à remonter la pente, en somme les humains restaient les plus prospères au niveau marchand. Et ce n'est pas parce qu'on vendait aux elfes et aux vampires qu'on s'enrichirait forcément, surtout vu le chauvinisme de beaucoup de ces derniers. Néanmoins il croyait au fait que Cornélia saurait tirer son épingle du jeu dans tout ceci.

« Ce n'est pas présomptueux selon moi, c'est ambitieux. Et l'ambition est une bonne chose à sa manière. » Reprit-il ensuite à l'égard de Cornélia quand celle-ci dit que c'était peut-être présomptueux de sa part, Crissolorio reprit d'ailleurs calmement. « Je crois moi aussi que la volonté peut permettre d'accomplir beaucoup de choses, et certes tu affrontera sans doute beaucoup de difficultés Cornélia pour établir un tel projet mais rien ne dit que c'est impossible tant que tu as la volonté de mener ton projet à terme. Quand à moi, je suis honoré d'être considéré comme un exemple par toi. » Il s'inclina légèrement comme pour la remercier de ce compliment avant de répondre ensuite à Godefroy avec une certaine ironie.

« Je te soupçonne surtout de vouloir lui laisser l'affaire au meilleur moment possible pour aller ensuite t'installer dans un manoir avec l'argent que tu gagnerait grâce à elle et y couler une retraite possible mon ami. » Sur ce Ostiz s'assit, et ajouta à l'égard de Godefroy…

« Tu sais mon ami, je pensai à ta jambe… Et je me disais que si cela pouvait t'aider je pourrai demander à un baptistrel se trouvant à Gloria de venir guérir ton membre blessé, cela te soulagerait sans doute je pense. Tu serai étonné après tout des miracles que les maîtres de la rhapsodie peuvent faire... » Dans le sens que faire repousser un membre était dans leurs capacités… Sur ce après quelques instants de silence il regarda Cornélia et pensif reprit à l'adresse de cette dernière.

« D'ailleurs quand j'y pense Cornélia, où en sont tes lectures ? Je crois ne pas me tromper en disant que la bibliothèque de ta demeure doit elle aussi être de taille respectable dorénavant. Mais j'aimerai à vrai dire surtout savoir quel genre d'ouvrages t'intéressent ces temps-ci, quand j'y pense peut-être que certains des ouvrages de ma bibliothèque pourraient t'intéresser ? » Après tout celle-ci contenait autant des ouvrages scientifiques, philosophiques, sociologiques, et autres que des textes traitant d'arts par exemple. Ainsi que des recueils de poèmes, et des ouvrages purement conçus pour le divertissement. De quoi y trouver son compte en somme, Ostiz lisait beaucoup après tout...






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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Lun 2 Jan 2017 - 12:50

Cornélia observait Crissolorio. Elle pouvait presque voir les pensées de l’homme qui analysaient les propos qu’elle tenait, jugeant de ce qui était réalisable ou non, de ce qui était trop idéaliste ou non. Puis vint le verdict.

« Dans les faits la clientèle humaine est celle qui rapporte le plus au final. Et s'il est noble de vouloir vendre aux autres peuples ce malgré les nombreux obstacles qui se présenteront à toi bien entendu n'oublie pas ce fait Cornélia. Je t'encourage d'ailleurs dans ton projet car cela va dans le sens de la paix. »

Le régent n’avait pas tort et Cornélia, malgré son impétuosité et sa détermination à vouloir réaliser ses objectifs, ne pouvait le contredire. Le chemin serait long et difficile, c’est vrai, mais elle persévèrerait. Elle n’était pas du genre à baisser les bras rapidement.

« Cependant mon oncle, ce n’est pas l’enrichissement financier que je recherche en essayant d’étendre mon commerce. Pour cela en effet, la clientèle humaine et son goût pour la belle marchandise suffit amplement. Mon souhait de toucher les autres peuples est plus personnel, je veux m’en enrichir, certes, mais pas de façon cupide. C’est moi en tant qu’être vivant que je souhaite enrichir. Et, si cela est en mon pouvoir, d’aider à mon niveau à ce que les peuples d’Armanda se comprennent et s’apprivoisent petit à petit. »

En effet, elle aimait son commerce mais ce n’était pas la seule chose pour laquelle elle éprouvait de l’intérêt dans cette vie.

« Et si je ne peux leur vendre, et bien je leur achèterai. Comme tu l’as dit, une telle entreprise ne peut être que favorable à la paix, et la paix est tout ce que je souhaite. Plus de la moitié de ma vie j’ai connu la guerre et ses horreurs, je ne veux plus vivre cela. Je veux vivre en harmonie avec les autres peuples même si je sais que les conflits ne sont jamais bien loin… »

Les fantômes des années passées dans la cité de Gloria vinrent assombrir un instant son visage. Mais elle les chassa bien vite pour reporter son attention sur Crissolorio qui avait recommencé à parler.

« Ce n'est pas présomptueux selon moi, c'est ambitieux. Et l'ambition est une bonne chose à sa manière. Je crois moi aussi que la volonté peut permettre d'accomplir beaucoup de choses, et certes tu affronteras sans doute beaucoup de difficultés Cornélia pour établir un tel projet mais rien ne dit que c'est impossible tant que tu as la volonté de mener ton projet à terme. Quand à moi, je suis honoré d'être considéré comme un exemple par toi. »

Il s’inclina légèrement devant elle comme pour la remercier et elle lui répondit de la même façon tout en le remerciant pour sa bienveillance. Puis celui-ci se tourna vers Godefroy, le taquinant gentiment.

« Je te soupçonne surtout de vouloir lui laisser l'affaire au meilleur moment possible pour aller ensuite t'installer dans un manoir avec l'argent que tu gagnerait grâce à elle et y couler une retraite possible mon ami.

- Diantre ! Je suis démasqué ! Dit-il en riant. Je pense surtout que bientôt elle n’aura plus besoin de moi et qu’elle en aura marre de traîner son vieil estropié de père.

- J’aurai toujours besoin de toi papa, voyons ! Et puis, qui tiendrait la boutique pendant que je suis sur les routes ? Tu m’es indispensable, jamais je ne me débarrasserai de toi. »

Crissolorio s’assit alors face au père de Cornélia, l’air soudainement sérieux.

« Tu sais mon ami, je pensai à ta jambe… Et je me disais que si cela pouvait t'aider je pourrai demander à un baptistrel se trouvant à Gloria de venir guérir ton membre blessé, cela te soulagerait sans doute je pense. Tu serai étonné après tout des miracles que les maîtres de la rhapsodie peuvent faire...

- Crissolorio, tu me connais, je n’ai que peu confiance en ces gens. Pourquoi m’aideraient-ils ? Et puis de toute façon, même avec une jambe rétablie, je ne repartirai plus sur les routes…

- Papa ne soit pas idiot, la magie des baptistrels est puissante. C’est peut-être une chance qui ne se reproduira jamais. Hors de question que tu refuses ! »

La jeune marchande avait dit cela sur un ton irrévocable. Godefroy savait pertinemment que quand elle avait cet air farouche sur le visage, toute négociation était vouée à l’échec.

« Bon, bon, d’accord. Quand tu fais cette tête la je sais bien que je n’ai plus mon mot à dire…. Dit-il en ronchonnant. Mes hivers seront peut-être moins rudes avec une jambe rafistolée… J’accepte mais nous repartons à Caladon dans deux jours, je ne sais pas si Crissolorio aura le temps de dénicher quelqu’un d'ici là.

- Ravie de voir que tu retrouves la raison. Merci Oncle Lorio, merci ! » Lui dit chaleureusement Cornélia.

Ce dernier l’observait silencieusement, d’un air pensif. Cornélia lui rendit son regard en souriant, c’est alors qu’il reprit la parole.

« D'ailleurs quand j'y pense Cornélia, où en sont tes lectures ? Je crois ne pas me tromper en disant que la bibliothèque de ta demeure doit elle aussi être de taille respectable dorénavant. Mais j'aimerai à vrai dire surtout savoir quel genre d'ouvrages t'intéressent ces temps-ci, quand j'y pense peut-être que certains des ouvrages de ma bibliothèque pourraient t'intéresser ? »

Une fois encore le perspicace régent visa juste. La bibliothèque de Cornélia commençait en effet à atteindre une taille plutôt inquiétante pour la petite pièce qui lui était dédiée. Les étagères croulaient sous les livres, les cartes et les rouleaux de parchemin, l’endroit lui servant également de bureau pour gérer les affaires.
D’ailleurs, elle rêvait, dès que leur commerce serait suffisamment stable et florissant, d’acheter une demeure bien plus grande afin de pouvoir y créer une véritable bibliothèque digne de ce nom. En effet, les Alaric avaient pris parti de continuer à vivre pour le moment sur les deux étages au-dessus de leur boutique. Un tel mode de vie était bien en-dessous de leurs moyens, mais ils préféraient être prudents avant de se lancer dans une aussi grande dépense que celle d’une maison, leur boutique étant encore bien jeune.

« Hum… A vrai dire j’ai été pas mal prise par le travail ces derniers temps. Je n’ai pu lire que cinq ou six livres le mois passé… Je me suis consacrée à la lecture d’ouvrages sur les différents types de magies existant à Armanda, ce fut des plus instructifs, et même parfois un peu effrayant, dit-elle en riant. Ce mois-ci j’aimerai consacrer mes lectures à l’anthropologie. J’ai déniché facilement les ouvrages sur les humains et les elfes mais j’avoue que je peine à en trouver qui traitent des vampires…. Peut-être aurais-tu quelque chose à ce sujet dans ton impressionnante bibliothèque ? Ah ! Et je cherche aussi un ouvrage d’histoire sur les dragons et la caste des dragonniers. Si jamais tu pouvais me les prêter, je te les ferai parvenir par coursier dès que j’en aurai terminé la lecture. »

Elle avait demandé cela, comme un enfant qui ferait les yeux ronds devant des sucreries. Sa soif insatiable de savoirs était un atout mais parfois aussi un fardeau car la frustration de ne pouvoir accéder facilement aux ouvrages qu’elle convoitait était parfois très forte. Elle comptait donc sur Crissolorio pour l’aider à assouvir son besoin de connaissances.




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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Mar 3 Jan 2017 - 16:30

Ostiz ne pouvait que deviner que ce n'était pas forcément que la richesse matérielle qui intéressait Cornélia. Après tout si l'enrichissement était un but normal, ce n'était pas toujours le but exclusif d'un marchand lors de ses entreprises. Comme un boulanger qui pratique son métier par passion mais doit bien vendre son pain pour arriver à en vivre.

« C'est un noble désir que tu as là Cornélia, le commerce aide à la paix après tout et permet d'établir des liens entre les peuples commerçant entre-eux. Je ne peux donc que soutenir cette entreprise tant que tu sait ce que tu fais. Ce qui est le cas visiblement. » Se contenta t-il de répondre calmement à cette dernière avant de reprendre ensuite avec une certaine réflexion. « De plus s'ouvrir de nouveaux horizons n'est jamais une mauvaise chose. » Ostiz était après tout doté d'un esprit assez ouvert même si dans des termes objectifs. Tel un érudit qui en vérité savait ne pas détenir la vérité absolue et universelle, mais souhaitait acquérir un savoir empirique si possible dès qu'il le pouvait. Ce notamment en enrichissant sa réflexion.

« Une famille doit savoir reste unie dans l'adversité, ne vous sous-estimez pas mon ami. Que ce soit l'utilité que vous pouvez avoir pour vôtre fille, et surtout la force d'une famille unie. Je ne peux donc que soutenir Cornélia à ce sujet. » Ajouta t-il ensuite quand Cornélia dit à Godefroy que ce dernier saurait toujours s'avérer utile malgré l'âge qu'il commençait à avoir. En somme qu'il n'était pas encore sénile.

Quand aux baptistrels, Ostiz réfléchit un peu à la réponse de son ami. Pourquoi ce dernier ne faisait-il pas confiance aux mages chanteurs ? Il devait y avoir une bonne raison derrière après tout, car ce n'était pas comme si ces derniers avaient véritablement une mauvaise réputation. Néanmoins sur l'instant ce n'est pas ce qui importait le plus…

« Ils t'aideraient parce qu'aider ceux en ayant besoin est un principe de leurs ordres. Quand au reste Cornélia. » Il regarda calmement cette dernière et ajouta. « Vous auriez pu aussi vous rendre dans le pire des cas au domaine baptistrel se trouvant non loin de la capitale elfique. C'est seulement à 14 jours de voyage en grande partie en bateau d'ici. Cela reste donc une possibilité. » Après tout les rhapsodiens n'étaient point du genre à dédaigner aider les gens pour peu qu'on les trouve, c'est qu'il n'y avait que douze cawrs rhapsodiens sur ce continent.

« Je trouverai quelqu'un ne vous inquiétez pas. Inquiétez vous plutôt de la rééducation qui suivra la guérison de vôtre membre blessé mon ami, il faudra après tout vous habituer à avoir à nouveau une jambe en bon état. Mais ça ça ne devrait pas vous poser de problèmes je pense... » Ajouta t-il ensuite à l'égard de son ami Godefroy avant d'accepter d'un simple hochement de tête poli le compliment de Cornélia qui évidemment ne manquait pas de gratitude à ce sujet.

Sur ce ils reprirent ensuite sur un sujet différent, et bien moins grave. Celui de la littérature, après tout voilà deux passions que le régent et la jeune marchande partageaient. Ostiz étant même prêt à payer assez chère en vérité l'acquisition de livres assez rares pour sa collection. Certes l'homme n'aimait pas dépenser trop d'argent sans raison, mais le savoir était à ses yeux une raison plus que suffisante pour mettre la main à la bourse. C'était d'ailleurs l'une des raisons qui l'avait incité à se rendre de temps en temps au domaine baptistrel pour pouvoir accéder au grand volume de connaissance que contenait cette dernière à sa manière.

« La magie est un domaine passionnant en effet, et pour ma part je suis passé à la pratique au sujet de ces différentes magies que ce soit celle qui est inhérente aux elfes, et celle des vampires. Ce même si cela est plus par curiosité pour certaines que véritablement envie d'en user. » Avoua t-il calmement quand Cornélia aborda ces sujets, Ostiz maîtrisait en effet la magie elfique et vampirique en plus de celle humaine, même si bien entendu dans la limite de son potentiel magique. « Je pourrais d'ailleurs t'enseigner l'usage de ces magies en partie un jour si nous avons le temps tout les deux, donc peut-être à une autre occasion ? Et si cela t'intéresse bien entendu. » Proposa t-il ensuite calmement, après tout lui comme elles avaient des choses à aplanir au sujet de leurs travail avant de pouvoir espérer avoir plus de temps libre probablement.

Et d'une certaine manière s'il n'en démontrait rien, l'enthousiasme de Cornélia au sujet de l'accumulation de connaissance l'amusait, mais il paraissait néanmoins satisfait de cela et ajouta serein.

« Un ouvrage sur les vampires… J'en ai bien quelques-uns écrit de la mains d'auteurs assez sérieux si tu le désire, mais je t'avouerai être à la recherches d'autres ouvrages de ce genre si possible car ils datent d'une époque où il était très difficile au final de se renseigner au sujet des vampires… Je suis moi même d'ailleurs en train d'écrire un essai basé sur les quelques années que j'ai passé à la cour théocrate au sujet de la nature vampirique. Cet essai est loin d'être terminé mais si tu le désire je peux te faire part de la version actuelle. » Quand au dragons, et dragonniers. « Par contre je ne manque pas d'ouvrage au sujet des dragons, et des dragonniers. Certains écrit de la mains même d'ancien dragonniers, par contre pour la caste c'est une organisation encore assez récente comme tu t'en doute. Elle existe depuis seulement 5 ans environ, et donc il n'y a pas encore de livre d'histoire à proprement parlé la concernant. » Sur ce il vit un serviteur qui leurs apporta le thé qu'ils avaient demandés, et après avoir remercié ce dernier il prit en main sa tasse et ajouta à l'égard de Godefroy et de Cornélia.

« Sinon mes amis, je dois vous avouer une chose, le système politique de la cité-état de Caladon m'intéresse d'une certaine manière. Le fait d'élire quelqu'un pour qu'il gouverne la cité de Caladon 7 ans est assez novateur en soit après tout. C'est un intérêt purement philosophique bien entendu, et j'aimerai donc de ce fait connaître vôtre avis à ce sujet. Ce que vous en pensez… Par exemple, pour vous un tel système politique a t-il de l'avenir ? » Après tout le continent armandéen était très monarchique quand à ses systèmes politiques, l'empire elfique était monarchique à sa manière, l'empire vampirique aussi même si différemment, et pareil pour les deux empires humains qui étaient des monarchies centralisés et fortes pour leurs parts. Une démocratie était donc quelque chose de très nouveau même si ne concernant qu'une cité-état indépendante dans les faits.






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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Mer 4 Jan 2017 - 22:06

L’appréhension de Godefroy envers les baptistrels venait de l’ignorance, bien qu’ayant vaguement entendu parler de cet ordre, il n’avait jamais rencontré l’un de ses membres et n’en savait que très peu sur eux. Par ailleurs, plus qu’envers ces mages, sa méfiance allait à toute personne inconnue dirigeant sur lui un sort quel qu’il soit. Le souvenir cuisant du sort ayant incapacité sa jambe l’ayant profondément marqué. Bien sûr il n’était pas méfiant envers la magie, la pratiquant lui-même, mais envers les autres surtout quand ils en faisaient usages sur sa personne. Les années passées sur les routes lui avaient appris la méfiance même lorsque le plus inoffensif des êtres se présentait à lui. De plus, étant un mage plutôt moyen, Godefroy ne parvenait pas à être totalement à l’aise face à une personne inconnue maîtrisant une magie plus puissante que la sienne.

« Ils t'aideraient parce qu'aider ceux en ayant besoin est un principe de leurs ordres. Quand au reste Cornélia. » Il regarda calmement cette dernière et ajouta. « Vous auriez pu aussi vous rendre dans le pire des cas au domaine baptistrel se trouvant non loin de la capitale elfique. C'est seulement à 14 jours de voyage en grande partie en bateau d'ici. Cela reste donc une possibilité. »

Celle-ci acquiesça silencieusement, n’ayant que peu de connaissance à propos de cet ordre mis à part le fait qu’ils soignaient et aidaient tous les peuples. Elle nota mentalement de se renseigner sur l’ordre une fois de retour à Caladon.

« 14 jours, même si une bonne partie est en bateau, restent éprouvant pour mon père. Il ne voyage guère plus loin que la distance séparant Caladon et Gloria.

- Je trouverai quelqu'un ne vous inquiétez pas. Inquiétez vous plutôt de la rééducation qui suivra la guérison de vôtre membre blessé mon ami, il faudra après tout vous habituer à avoir à nouveau une jambe en bon état. Mais ça ça ne devrait pas vous poser de problèmes je pense...

- En effet, il faudra être prudent et appliqué lors de la rééducation papa. Et surtout te montrer patient….

- Bien entendu que cela ne me posera aucun problème. J’ai hâte de pouvoir galoper à nouveau dans les plaines de l’empire Glorien, qui sait… commença-t-il penseur avant de conclure en riant. Je pourrais peut-être même tenter une petite incursion dans les plaines sauvages !

- Et voilà ! Pas encore guéri qu’il pense déjà à se mettre en danger… » Soupira Cornélia.

Après cette parenthèse, la discussion se dirigea vers la magie et les livres à la grande joie de Cornélia qui écoutait attentivement Crissolorio.

« La magie est un domaine passionnant en effet, et pour ma part je suis passé à la pratique au sujet de ces différentes magies que ce soit celle qui est inhérente aux elfes, et celle des vampires. Ce même si cela est plus par curiosité pour certaines que véritablement envie d'en user. »

Cornélia était ébahie par les compétences du régent, qui admettait avoir, en plus de la magie humaine, des compétences en magie elfe et vampirique. Elle savait que l’on pouvait acquérir certaines compétences dans d’autres magie que la magie humaine mais elle n’avait jamais vu quiconque de son entourage avoir pris la peine de le faire. Pratiquant elle-même une magie humaine correcte, elle se surprit à rêver à ces nouvelles possibilités et à la compréhension des peuples que conférait l’apprentissage de leurs arts magiques. Avant même qu’elle ne puisse exprimer son admiration. Crissolorio lui fit une proposition on ne peut plus inattendue la laissant un instant sans voix.

« Je pourrais d'ailleurs t'enseigner l'usage de ces magies en partie un jour si nous avons le temps tout les deux, donc peut-être à une autre occasion ? Et si cela t'intéresse bien entendu. »

Se ressaisissant, elle lui donna sa réponse avec une joie non dissimulée.

« Oncle Lorio ! Vraiment ? J’adorerai que vous m’enseigner ces magies. C’est une opportunité en or ! Je serai folle de refuser. Bien sûr, il faudra que nous convenions d’un moment propice plus tard. Mais je vous remercie de votre générosité. »

Elle avait dit ça d’un seul souffle, emballée rien qu’à l’idée d’envisager pouvoir avoir accès à un tel enseignement. Ce serait une torture pour elle d’attendre, bien qu’elle soit plutôt patiente en général, mais elle attendrait et dès que son commerce et les tâches du régent leur laisseraient plus de temps, elle saisirait l’occasion.
Puis, avec son habituelle sérénité, Crissolorio répondit à la demande de la jeune femme concernant les ouvrages qu’elle recherchait. Là encore, l’ami de son père dépassa toutes ces espérances.

« Un ouvrage sur les vampires… J'en ai bien quelques-uns écrit de la mains d'auteurs assez sérieux si tu le désire, mais je t'avouerai être à la recherches d'autres ouvrages de ce genre si possible car ils datent d'une époque où il était très difficile au final de se renseigner au sujet des vampires… Je suis moi même d'ailleurs en train d'écrire un essai basé sur les quelques années que j'ai passé à la cour théocrate au sujet de la nature vampirique. Cet essai est loin d'être terminé mais si tu le désire je peux te faire part de la version actuelle. »

Évidemment, les guerres ayant cessés il y a peu, les ouvrages sur ceux qui avaient jadis été tour à tour des ennemis, des alliés, des félons, pour enfin redevenir des alliés pouvaient difficilement ne pas être emprunts d’une certaine subjectivité ainsi que d’un certain manque de connaissance. Cependant les exploiter à titre comparatif avec l’inestimable témoignage du régent qui vécu à leur merci lors de l’instauration de la cour théocrate pouvait s’avérer précieux.

« Je comprends ton point de vue mon oncle. Pourrais-tu alors me recommander quelques titre écris par des gens qui selon toi sont dignes de confiance ? Des auteurs de qualité avec un esprit rigoureux et non hanté par les chimères de leur enfance. Par ailleurs, je suis très honorée que tu me juges digne de lire tes témoignages de la cour théocrate, j’accepte avec plaisir. »

Quand Crissolorio aborda la question des ouvrages sur les dragons, et dragonniers, la jeune femme avait retrouvé son air calme. Alors qu’il poursuivait, elle s’approcha du bord du fauteuil sur lequel elle était assise pour mieux se concentrer sur sa voix.

« Par contre je ne manque pas d'ouvrage au sujet des dragons, et des dragonniers. Certains écrit de la mains même d'ancien dragonniers, par contre pour la caste c'est une organisation encore assez récente comme tu t'en doute. Elle existe depuis seulement 5 ans environ, et donc il n'y a pas encore de livre d'histoire à proprement parlé la concernant.

- Les livres traitant de ces deux êtres m’intéresse, merci oncle Lorio. Quant à la caste, je suis hélas consciente que son existence est très récente. Mais il doit bien exister un ouvrage, même petit, traitant de leur histoire, de leurs mœurs et de leur communauté, non ? » Dit-elle d’un ton où perçait encore un vague espoir.

Le thé fut servi. Il dégageait une légère amertume qui soulignait habilement l’arôme doux et fruité du breuvage. Alors que le serviteur prit congé, Crissolorio relança la discussion autour de la politique. Cornélia serra sa tasse entre ses deux mains, humant le parfum de sa boisson avant d’avaler une petite gorgée. La chaleur du thé lui fit du bien et elle se sentit très vite détendue. La marchande laissa donc son père intervenir le premier savourant cet intermède de détente.

« Et bien mon ami, quelle épineuse question que voilà ! Je ne suis pas sûr de pouvoir donner mon avis face au régent de l’empire Glorien ! Dit-elle en souriant, un éclat de malice dans les yeux. Je ne voudrai pas prendre le risque de finir au fond d’un cachot humide, ma jambe ne saurait le supporter. Ha ha ha! »

Il laissa passer quelques instants afin que sa taquinerie fasse effet, puis reprenant son sérieux, il poursuivit.

« Caladon est une cité fascinante par bien des aspects. Un cité autonome, où règne la mixité en plus de ses procédés de gouvernance totalement nouveaux. Vois-tu mon ami, je suis un homme simple. Je m’adapte à l’endroit où je vis et j’en respecte les coutumes. C’est également ainsi que j’ai élevé ma fille, dit-il en désignant du menton Cornélia qui levait maintenant les yeux vers lui. Cependant je dois avouer que le système politique de Caladon est tout aussi fascinant qu’il est effrayant. Imagine, la possibilité de pouvoir changer de chef d’Etat dès que celui-ci ne nous satisfait plus, que chaque personne grâce à son vote soit acteur des décisions prise dans leur cité, ne plus subir le joug d’une royauté qui nous impose un souverain non du fait de ses qualités mais seulement de ses origines. La possibilité à n’importe qui de devenir lui-même chef de la belle cité-état de Caladon. S’en est presque grisant, n’est-ce pas ? »

Il fit une pause le temps que chacun s’imprègne de ses propos avant de reprendre.

« Mais, comme toujours le tableau n’est pas aussi idyllique qu’il n’y paraît. C’est un régime qui reste bien imparfait et qui attire encore plus les convoitises qu’une place de roi puisqu’elle est facilement atteignable et sans conditions de sang. De plus, la participation à la vie politique reste dévolue à une certaine frange de la population et non à tous, par manque d’instruction, de moyens ou encore d’argent. »

Prenant une gorgée de thé, il conclut sa diatribe.

« Honnêtement Cirssolorio, je suis assez partagé sur la question et ne parvient pas à me faire une idée définitive. En l’état actuel des choses, les deux systèmes se valent à mes yeux. Si demain, la démocratie appliquée à Caladon évolue dans la bonne direction, car il reste beaucoup à faire, alors elle y gagnera un fervent partisan. Mais ça ce n’est que mon avis, mon cher ami. Cornélia, elle, se refuse à émettre la moindre opinion sur le sujet. A chaque fois que j’aborde le sujet, elle ne fait que m’écouter sans rien dire. N’est-ce pas Cornélia ?

- En effet… Comme tu l’as si bien dit j’ai été éduquée afin de pouvoir m’adapter dans n’importe quel environnement. Évidemment, j’ai ma propre opinion sur la question mais ce n’est pas le genre de chose sur lequel j’aime débattre car il s’agit à mes yeux d’un sujet propice à la discorde. Ce qui n’est profitable pour moi ni personnellement, ni professionnellement. Bien sûr, je respecte ton courage dans l’expression de tes idées politiques mais personnellement je préfère agir discrètement tant que je le peux et que je n’ai pas d’attachement à l’un ou à l’autre de ces régimes. »

La jeune marchande avait énoncé cela d’un calme inattendu pour un sujet qui déchaine normalement tant les passions. Bien sûr elle avait des inclinations pour l’un ou pour l’autre mais se refusait à les partager, faisant son possible pour garder son esprit neutre et peu enclin au préjugé. Être favorable à quelque chose, signifie presque toujours être défavorable à son opposé et cela Cornélia ne s’y risquait pas. Du mois, jamais pour des choses de cette nature.




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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Ven 6 Jan 2017 - 19:24

« Oui, il vaut mieux qu'il n'ait pas à faire ce voyage. » Se contenta d'aquiescer le régent quand au fait que Godefroy ne pouvait pas se permettre un voyage de 14 jours même en bateau avec sa jambe abîmée. Après tout il valait mieux ne pas faire de folie en effet, il serait dommage après tout que son ami empire son état sans le vouloir.

« Si vous voulez mon ami je vous ferai part des quelques recettes médicinales qu'une dame compétente m'a offerte il y a quelques années de cela. Des recettes de lotions et de potions qui permettent au corps de mieux affronter le poids des ans. Nous ne sommes peut-être pas encore de parfaits vieillards après tout, mais il vaut mieux être prévoyant. » Ajouta t-il ensuite à l'égard de Godefroy, après tout il n'était pas plus mal de ne pas vieillir trop durement.

Quand aux compétences d'Ostiz dans les différents types de magies. Étant donné qu'il avait pu fréquenter assez assidûment les autres peuples au cours de ces derniers années, il avait pu aussi évidemment accédé à certaines connaissances qu'ils détiennent. Ostiz n'avait peut-être pas un grand potentiel magique après tout, mais une meilleure connaissance de la magie au final n'était jamais une mauvaise chose. Comme en témoignait la joie avec laquelle Cornélia accueillait sa proposition.

« Oui nous verrons en temps, et en heure Cornélia pour ces quelques leçons de magies. Et de rien sinon, je suppose que tu aurai fais de même pour moi après tout. » Ajouta t-il calmement suite à la réponse de cette dernière. Avec toute la politesse et l'amabilité dont il était capable bien entendu.

Quand au sujet des livres sur les vampires, et des essais qu'il avait commencé à faire, visiblement cela semblait beaucoup intéresser la jeune femme. Sa soif de curiosité, et de connaissances l'honorait en tout point décidément.

« Lucius Demegon, et Brosnalow Manélewska sont de bon auteurs au sujet des vampires, certes leurs connaissances ont beaucoup de zones d'ombres au sujet des vampires, mais leurs objectivité en fait des références. Je te donnerai sans doute une liste de leurs meilleurs ouvrages à ce sujet. » Dit-il ensuite calmement au sujet des auteurs un minimum fiable par les vampires, avant d'ajouter avec réflexion au sujet des essais qu'il montrerait à Cornélia. « Si j’écris des essais c'est pour qu'il soient lu, c'est donc plutôt moi qui devrais te remercier de t'y intéresser. » Quand à la caste des dragonniers…

« Oui il y a bien un ouvrage concernant la caste, mais il ne traite pas tant des spécificités de la caste en elle-même, que des possibilités que cette dernière offre pour l'avenir, ainsi que de certaines réflexions philosophiques à son sujet. » Confia t-il ensuite calmement avant de préciser le dit ouvrage. « Cet ouvrage se nomme tout simplement. La caste, et la paix. Écrit par Eric Deletang »

Puis ensuite quand le thé fut apporté. Leurs discussion vira sur la politique, et Godefroy se permit un certains trait d'humour.

« Considérons dans ce cas un instant que ce n'est pas le régent de l'empire glorien qui se tient devant toi mais juste un autre fils de la bourgeoisie comme toi. En tout cas tu peux considérer cela Godefroy si ça t'aide à exprimer plus facilement tes idées. » Répondit donc Ostiz d'un ton conciliant, avant d'écouter ensuite attentivement les paroles de son ami, et de reprendre…

« Je vois, au final j'en déduis. Qu'un système comme la démocratie Caladonienne, serait du genre à créer une sorte de profession. Celle de politicien de métiers j’entends par là, et bien entendu les hommes biens nés seraient très avantagés au sujet de cette profession. C'est en tout cas ce qui semble se dégager de ton discours. » Il reprit donc plus objectif.

« Analysons les points forts, et faibles d'un tel système, enfin ceux qui me sont apparents sur l'instant sans réflexion approfondie, et en tirant parti de ce que tu m'as dit. Points forts, tu peux élire le dirigeant que tu souhaite, du moins parmi ceux qui te sont proposés. Celui-ci est légitimé par le vote de ses citoyens, et s'il a mal dirigé il changera au bout de 7 ans au contraire d'un roi qui dans le cas où il est mauvais restera quand même au pouvoir jusqu'à sa mort. Il n'a pas un pouvoir d'ailleurs aussi autoritaire qu'un roi. Points faibles, pour être élu les riches sont probablement avantagés, et un règne de 7 ans n'est pas forcément un règne à long terme comme celui d'un roi qui peut envisager les choses sur des dizaines d'années et sait qu'il devra assumer les conséquences de ses choix. La rivalité entre ceux voulant être élus crée d'ailleurs peut-être des frictions au sein d'un tel système, et les poussera peut-être à avantager une certaine frange de la population qui assurerait son élection. Au final comme tout système cela a donc ses points faibles et forts oui. Les années nous montrerons bien s'il fonctionne néanmoins. La démocratie Caladonienne est encore jeune après tout... »

Il avait essayé d'analyser les choses de manière objectives, et ajouta d'ailleurs. « C'est donc un sujet prompt à une vaste réflexion, et il faudra sans doute que je réfléchisse plus tard plus avant à un tel sujet pour vraiment en aborder toutes les problématiques en dehors de touts préjugés et idéalisations. Mais cela reste intéressant j'avouerai. » Quand au reste, il écouta calmement les paroles de Cornélia, et ajouta calmement suite à cela.

« Tu as raison de ne pas vouloir chercher la discorde. Pour ma part je suis homme à pouvoir écouter les avis opposés sans avoir des idées malveillantes à l'égard de mon interlocuteur, mais tous ne sont pas ainsi. Il vaut donc mieux des fois en effet ne pas chercher la discorde quand on veut pouvoir efficacement faire du commerce avec tous. » Et vouloir être neutre politiquement pouvait aussi preuve de sagesse à sa manière. Mais sur ce il finit par ajouter avec réflexion.

« Abordons les choses autrement mes amis si ce n'est pas indiscret de ma part. Imaginons par exemple par un concours de circonstances bien particulier que l'un d'entre-vous se retrouverait tout à coup dirigeant d'un empire comme l'empire Glorien. Dites-moi. Que feriez-vous donc en tant que dirigeant ? » Bien entendu comme sa question était assez particulière, il ajouta calmement pour s'expliquer. « Si je vous demande cela mes amis, c'est car il est toujours bon d'écouter les avis des autres. Vous n'êtes pas les premiers à qui je demande cela d'ailleurs, et sans doute pas les derniers. Il est bon après tout de pouvoir envisager les choses de plusieurs manières, et ainsi écouter des avis possiblement différemment n'est pas forcément plus mal. Un dirigeant doit savoir faire de son mieux dans les faits pour bien diriger, et savoir aussi qu'il n'est pas en possession de la vérité absolue. » Cela dit avec toute la sagesse et la sagacité dont il était capable.






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Cornélia Alaric
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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Sam 7 Jan 2017 - 14:18

*Lucius Demegon et Brosnalow Manélewska pour les vampires et La caste, et la paix par Eric Deletang*, nota mentalement Cornélia qui, étant née sous le totem de la baleine, n'aurait bien évidemment aucun mal à se souvenir de ces noms sans avoir à les noter. Elle remercia son oncle pour ces recommandations et se promit intérieurement de filer chez le libraire dès qu'elle aurait un moment de libre le lendemain.

La discussion avait ensuite tourné vers la politique et le père de Cornélia partagea largement ses opinions à ce sujet. La jeune femme resta un temps silencieux écoutant attentivement les échanges des deux hommes, souriant face à la passion de son père et hochant la tête face à l'analyse on ne peut plus correcte faite par le régent. Il salua par ailleurs, la volonté de la marchande de rester neutre bien qu'étant lui-même très impliqué en politique. Crissolorio faisait preuve de bienveillance et de sagesse comme toujours.
C'est alors qu'il relança le sujet en l'agrémentant d'une de ces interrogations qui comme souvent prêtait à débattre. Le silence se fit un instant, chacun mûrissant sa réponse. Se penser dirigeant n'était pas une mince affaire, d'autant plus pour des marchands pour qui la politique se résume à des conversations avec les clients et à négocier les meilleurs conditions pour leurs commerce avec les politiciens.

« Abordons les choses autrement mes amis si ce n'est pas indiscret de ma part. Imaginons par exemple par un concours de circonstances bien particulier que l'un d'entre vous se retrouverait tout à coup dirigeant d'un empire comme l'empire Glorien. Dites-moi. Que feriez-vous donc en tant que dirigeant ? »

Sentant que sa question pouvait être déroutante, leur ami explique plus amplement ses motivations afin que ses invités n'hésitent pas s'exprimer. Godefroy, plus impulsif que sa fille, s'exprima le premier.

«Je te reconnais bien là, toi et tes questions, s'exclama-t-il joyeusement. À chaque fois que je viens te voir, je ressors lessivé tant tu m'obliges à me triturer les méninges. Non pas que je n'apprécie pas ta compagnie, mon ami, ne te méprends pas là-dessus, mais je ne suis qu'un humble marchand. La politique est aussi familière pour moi que tu ne l'es avec la traite des vaches! Je passe mon tour pour cette fois et reprendrai bien un peu de ce thé. »

Il se tut et tourna son regard vers sa fille. Elle qui évitait de se prononcer sur la politique se retrouvait coincée. Son père l'avait bien eu, elle ne pouvait pas ne pas répondre au risque de paraître impolie envers leur hôte qui leur faisait la conversation si patiemment.
Inspirant profondément elle rassembla ses pensées avant de formuler sa réponse. Parler dans la précipitation n'est pas forcément gage d'assurance contrairement à ce que certains pensent. Cornélia préférait parfois prendre son temps et réfléchir avant de se lancer, surtout quand la question était importante.

«Quel difficile débat… Commença-t-elle d'une voix pensive. Il serait prétentieux de ma part de prétendre détenir la vérité et il est par ailleurs difficile d'imaginer ce que représente un tel fardeau. Je pense très honnêtement que tu t'en sors très bien étant donné l'immensité de la tâche. La remise en question et la capacité à comprendre que pouvoir ne veut pas dire savoir et encore moins compétence sont des enjeux essentiels. Tout être vivant est en perpétuel apprentissage et détenir la vérité absolue est impossible. Je salue ton humilité, tu es, à mes yeux, tout à fait digne de la tâche qui t'a été donnée. L'empire Glorien a beaucoup de chance de te compter parmi ses protecteurs.»

La jeune femme marqua une pause, le temps d'incliner le buste vers son oncle en signe de reconnaissance de ses mérites. Puis elle reprit son monologue songeur, un léger sourire au coin des lèvres.

«Si soudainement je me retrouvais en charge d'un empire tel que l'empire Glorien, je commencerais par paniquer très certainement, dit-elle en riant. Mais une fois mes esprits repris, je pense que la première étape serait de faire un état des lieux des possessions, des comptes, des actions en cours et tout ce qui peut toucher de près ou de loin au fonctionnement de l'empire. Puis, je tenterai discrètement de m'enquérir des bruits qui courent, des alliances et des mésententes de mon entourage ainsi que de leur opinion face à ma nomination. Une fois ma vision éclaircie, je pense que je profiterai de cette régence, de ce pouvoir momentané, pour faire progresser ma nation. Je m'entourerai de conseillers versés dans les domaines nécessitant une amélioration mais pas uniquement de nobles érudits qui ont pour toute connaissance ce qu'ils ont appris dans les livres et ce que l'on leur a raconté. Non. Des gens directement concernés. Des paysans, des marchands, des soldats, toutes ces personnes pour qui ces faits sont le quotidien, la réalité. Je ferai de grandes audiences, permettant au tout venant de venir présenter ses doléances. L'écoute est ce qu'il y a de plus primordial lorsque l'on détient un tel pouvoir. S'ouvrir au monde est nécessaire. Je ferai de mon mieux pour affermir la paix avec nos voisins, ainsi que la paix pour mon propre peuple. Bien sûr tant d'écoute ne veut pas dire que l'on doit se montrer faible pour autant.»

D'un petit signe de tête entendu, elle prit une gorgée de thé, ce long palabre lui ayant donné soif, avant de conclure.

«La gestion d'un royaume demande des compétences difficiles à réunir en un seul être, d'où l'importance de bien choisir ses conseillers mais aussi de se démener pour rallier les sceptiques. Sens de la justice, clairvoyance, droiture, humilité et ouverture d'esprit. Quel programme! Cependant tout cela reste des hypothèses. Il est facile de se croire parfait en tout points et avec des si, on peut aller très loin. Cela est d'autant plus hypothétique que je suis une femme, et que dans la majorité des contrées humaines, ce n'est pas le plus grand cadeau qu'il soit. Il est donc difficile pour moi de me projeter dans une situation qui m'est quasiment impossible à atteindre. Tout au plus, je peux l'imaginer.»

Cornélia se tut, mais dans sa voix on pouvait ressentir une certaine amertume. Bien sûr, elle a eu à sa façon beaucoup de chance. Née dans une famille chaleureuse, où homme et femme étaient sur un pied d'égalité. Néanmoins, ses expériences en tant que marchande lui ont très vite fait comprendre que pour obtenir la même chose qu'un homme, il fallait travailler dix fois plus, être dix fois plus déterminée et prendre le risque de tout perdre au profit d'un homme en se montrant trop faible ou encore de remettre son statut de femme en cause en se montrant trop indépendante.

Se réinventer souveraine un instant était fort divertissant et agréable, mais cela resterait ainsi. Être une femme de pouvoir dans un monde d'hommes ne pouvait être qu'être un combat ou une hérésie. Cornélia en avait fait son combat, mais tout était une question de point de vue.




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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Mar 10 Jan 2017 - 11:06


Ostiz aimait bien réfléchir, ce n'était pas quelque chose que tout le monde appréciait, mais pour sa part il était bien du genre à solliciter les ressources de son esprit assez fréquemment. Presque en tout temps même, les occupations qui ne demandaient pas d'user de son cerveau par exemple n'ayant au final que peu d'intérêt pour le régent. Qui en tout point était un homme de science et d'esprit avant tout, quelqu'un qui brille par cela par dessus tout.

Et Ostiz ne put qu’acquiescer aux paroles de son ami qui laissa finalement son tour tour au profit de sa fille, ou au dépend selon la manière de voir les choses… La politique était en tout cas une affaire cruciale selon Ostiz, car que l'on s'intéresse au non. C'est cette même politique après tout qui influence la vie de tous, et celles des empires. Mais après tout le monde ne s'y intéressait pas forcément, en partie aussi parce que tout le monde ne pouvait pas faire carrière dedans peut-être…

Et le début de la réponse de Cornélia était assez proche de ce qu'auraut pu dire Ostiz. Ce dernier étant un homme conscient de son intelligence par ailleurs, mais sachant aussi que personne ne pouvait avoir la vérité absolue et objective en tout point. La véritable sagesse et intelligence n'était-ce pas aussi de savoir que l'on ne détenait pas la vérité absolue, et que l'on avait toujours à apprendre en tout temps ? De savoir qu'il est important de décortiquer les potentiels erreurs que l'on fait pour apprendre d'elles ? Aux yeux d'Ostiz en tout cas, oui…

Quand aux désirs d'Ostiz envers l'état glorien, ils n'étaient pas dénués d'un certains intérêt personnel au final. L'homme bien entendu désirait la grandeur de sa nation, et sa prospérité, mais si au passage il pouvait faire en sorte de graver durablement dans le marbre de l'histoire son nom. Il n'y rechignerait pas.

Ostiz d'ailleurs salua d'une inclinaison polie celle de Cornélia qui comme toujours se montrait très poli et respectueuse à son égard. Une vertu que tout le monde ne pouvait pas se targuer d'avoir malheureusement, et pourtant… La patience et la capacité à converser avec les autres dans leurs termes était après tout utile à tout ceux qui désiraient réussir leurs tentatives de persuasion ou de diplomatie. Il ne fallait pas après tout sous-estimer les mots, et ce que l'on pouvait faire avec un minimum de ruse, et d'habilité orale. Ainsi Ostiz écouta jusqu'au bout avec une attention silencieuse les paroles de sa jeune amie.

« Ironiquement... » Ostiz commença à dire calmement avant d'achever d'un air réfléchit. « Tu as eu la même idée que moi avec les doléances Cornélia. »

Ce qui prouvait qu'il avait en partie une manière de pensée assez proche au final sur certains points. Ostiz permettait en effet à des membres du peuple de venir faire des doléances certains jours. A la foi pour mieux connaître ce dont avaient besoins ces derniers, mais aussi pour se donner une image de régent proche du peuple et gagner en popularité auprès de ce dernier. Cela avait à la fois une portée pratique, et symbolique dans les faits. Car s'il y a bien une chose qui avait aussi un grand intérêt en politique en tout temps c'était le symbole, la portée symbolique des décisions, et leurs sens.

« Je dois dire que la description de ce que tu ferais si tu était reine n'est pas si mal que cela. Certes tu n'as pas forcément les compétences d'une souveraine au sens pratique du terme, mais tu as du moins une manière de pensée qui n'aurait pas fait de toi une mauvaise reine je pense. » Commenta donc Crissolorio avec une grande sincérité, ce avant de poursuivre sereinement. « Car ce n'est pas que les compétences qui comptent lorsque l'on gouverne, c'est aussi la façon de pensée de celui qui gouverne. C'est aussi cela qui influence sa politique, qui fera qu'il entrera en guerre ou non avec un autre peuple par exemple, qu'il favoriserait ou non certaines personnes entre autres. » Il regarda d'ailleurs pendant quelques instants Cornélia avec un regard grave, avant de reprendre ensuite avec clarté.

« Certes le fait d'être une femme ne te facilite pas la vie, mais il est possible pour une femme de faire des grandes choses aussi. Pour ma part en tout cas je te crois capable de pouvoir bâtir quelque chose de solide dont toi et ton père pourrez être fiers à l'avenir. La confiance en soit Cornélia, voilà bien une vertu... » A ce quelques paroles il reprit avec un ton maîtrisé. « La confiance en ses capacités, voilà quelque chose qu'il faut avoir. Mais ni trop, ni pas assez. Il ne faut ni se sur-estimer, ni se sous-estimer si l'on désire tirer le meilleur parti de ses possibilités. » Il laissa un silence de quelques secondes planer à ces paroles, avant de reprendre ensuite à l'égard de ses deux amis.

« En parlant de cela, je suppose que vous aviez prévu de faire des affaires à Gloria mes amis ? Qui sait ? Je pourrais peut-être vous aider à ma manière si vous cherchez un fournisseur, ou des clients. D'ailleurs, si cela ne vous dérange pas, j'avouerai ne pas être indifférent à l'idée de pouvoir peut-être acheter de vôtre marchandise. »
Après tout même si Ostiz n'était pas homme à avoir des centaines de vêtements, il valait sans doute mieux prévoir des vêtements de très bonnes qualités en tant que régent, et si possible appropriés aux circonstances. De plus il faisait confiance à sa manière à ses deux amis quand à la qualité de leurs marchandises, alors autant y aller avec franchise se disait le vieil homme.






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Cornélia Alaric
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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Mar 10 Jan 2017 - 20:02

« Ironiquement... » Ostiz commença à dire calmement avant d'achever d'un air réfléchit. « Tu as eu la même idée que moi avec les doléances Cornélia. »

Cornélia était ravie d’entendre le régent partager son avis sur la nécessité d’écouter les doléances du peuple. Bien sûr ça ne l’étonnait guère de la part de Crissolorio, car elle savait bien que celui-ci était homme à vouloir entendre tous les partis avant de prendre une décision. Par ailleurs, il connaissait l’importance pour le peuple de se sentir occupé ayant lui été aussi membre de la bourgeoisie marchande avant de s’élever dans les hautes sphères du pouvoir.
L’empire Glorien ne pourrait que s’élever sous une régence aussi intelligente et attentive à ses besoins, du moins c’est ce que son oncle pourrait à coup sûr apporter à l’empire, si on lui en laissait l’occasion. Les affres du pouvoir faisaient qu’il était parfois difficile, même pour un bon dirigeant, de faire passer ses idées et ses actions, souvent contrées par la jalousie, l’envie et les complots.
Alors que la jeune femme s’adonnait à ces quelques profondes pensées, Crissolorio la ramena à la réalité en reprenant la parole de ce ton vrai et serein qu’il utilisait quand ils conversaient ensemble.

« Je dois dire que la description de ce que tu ferais si tu était reine n'est pas si mal que cela. Certes tu n'as pas forcément les compétences d'une souveraine au sens pratique du terme, mais tu as du moins une manière de pensée qui n'aurait pas fait de toi une mauvaise reine je pense. Car ce n'est pas que les compétences qui comptent lorsque l'on gouverne, c'est aussi la façon de pensée de celui qui gouverne. C'est aussi cela qui influence sa politique, qui fera qu'il entrera en guerre ou non avec un autre peuple par exemple, qu'il favoriserait ou non certaines personnes entre autres.

- Je ne peux qu’approuver Oncle Lorio car j’ai certainement mal choisi mes mots, concéda-t-elle calmement, puisque par compétences j’entendais les savoir-faire bien sûr, mais également les savoir-être. Je te remercie néanmoins de ce très beau compliment que tu viens de me faire, peu de gens ont la chance d’être ainsi loué par quelqu’un d’aussi important et sur un sujet aussi important. »

La jeune femme avait légèrement rosi, flattée, bien qu’il ne s’agisse que de palabres purement théoriques entre deux amis aimant philosopher.

« Certes le fait d'être une femme ne te facilite pas la vie, mais il est possible pour une femme de faire des grandes choses aussi. Pour ma part en tout cas je te crois capable de pouvoir bâtir quelque chose de solide dont toi et ton père pourrez être fiers à l'avenir. La confiance en soit Cornélia, voilà bien une vertu... » A ce quelques paroles il reprit avec un ton maîtrisé. « La confiance en ses capacités, voilà quelque chose qu'il faut avoir. Mais ni trop, ni pas assez. Il ne faut ni se sur-estimer, ni se sous-estimer si l'on désire tirer le meilleur parti de ses possibilités.

- J’ai confiance en mes capacités et en mes possibilités, je déplore simplement qu’il faille tant se battre pour parvenir au même niveau qu'un homme. Néanmoins l’assurance est quelque chose qui m’est familier sans aucun doute, et je pense, heureusement, ne pas être du genre à me mettre en avant et à amplifier mes compétences et mon importance. J’espère que le jour où je fanfaronnerai, je pourrai compter sur mon père ou sur toi, Oncle Loriot, pour me remettre à ma place. Se donner plus d’importance que l’on en a est, à mes yeux, pire que de se montrer trop humble, je dirai même que je trouve ce genre d’attitude détestable. »

L’humeur était devenue grave, le trio ayant abordé des sujets bien sérieux pour une visite de courtoisie. Heureusement, avec son tact habituel, Crissolorio allégea bien vite l’ambiance en relançant la conversation sur les affaires des Alaric. Godefroy qui était devenu muet jusque-là sembla reprendre vie à la simple évocation de son commerce.

« Pour tout te dire nous avons commencé à nous en occuper dès notre arrivée, avant même de recevoir ton message. Nous venons de récupérer une cargaison de tissus elfiques de la meilleure qualité. Un délice sur la peau et résistant en plus de cela, dit-il en aparté avant de poursuivre. Et après-demain nous allons à la rencontre du tanneur chez qui j’avais laissé des peaux à travailler pour les rapporter à Caladon. Nous rentrerons dès que tout cela aura été dûment réceptionné et payé. J’ai promis à Cornélia que demain serait une journée de repos et de quartiers libres pour qu’elle puisse faire seule un tour au centre ville, sûrement en quête de librairies où dégoter ses chers livres. Quant à moi je profiterai de cette journée pour me délecter aux bains et boire quelques bières, finit-il sur un rire complice même s’il savait que son ami ne partageait pas son goût pour l’alcool.

Il s'arrêta là, laissant sa fille gérer la suite des discussions car on en venait aux négociations. Le marchand voulait laisser à son héritière autant de liberté possible dans les transactions afin qu'elle puisse faire ses armes.

« Je n’aurai pas osé le demander, mais puisque tu le proposes si gentiment Oncle Lorio… reprit Cornélia à la suite de son père l’hésitation teintant sa voix. Nous te fournirions avec plaisir les étoffes dont tu as besoin et bien sûr avec une remise amicale. Pluss tôt, je t’ai exposé mon ambition de conquérir une clientèle plus noble. Si tu pouvais donner l’origine des tissus que tu aurais acheté chez nous si l’on te pose la question et éventuellement m’introduire auprès de quelques dames de la cour quand l’occasion se présentera, je pourrais leur proposer nos meilleurs étoffes.»

Sa voix était pleine d’espoir devant cette chance inespérée d’obtenir une publicité de cette importance. Par ailleurs, elle était ravie que le régent reconnaisse la qualité de leur marchandise, prouvant que tout le travail fourni jusqu’à présent pour sélectionner des fournisseurs de qualité à des prix défiants toute concurrence n’avait pas été fait en vain. Elle poursuivit très professionnellement la conversation, en se concentrant cette fois sur la demande de Crissolorio.

« Quelle genre de tenue souhaites-tu te faire confectionner ? Nous serions plus en mesure de te conseiller si nous savions l’usage auxquels ces vêtements seront destinés. Tenues de parade, quotidiennes, de voyage ? De quels délais disposes-tu ? A quel tailleur vas-tu faire appel ? Je pourrais prendre contact avec lui pour les longueurs de tissus nécessaires ainsi que les petites décorations supplémentaires à fournir.»




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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Jeu 12 Jan 2017 - 18:42

Ostiz se contenta de hocher doucement la tête quand Cornélia dit qu'elle était flattée d'être complimenté par lui, mais en même temps. S'il ne se privait pas de la complimenter c'est bien parce qu'elle le méritait par sa finesse d'esprit. Après s'il devait avouer qu'à ses yeux quelques compliments de sa part ne méritaient pas non plus qu'elle rougisse légèrement de ses joues, il restait que cela ne faisait que prouver davantage de la sincérité de sa jeune amie à ce sujet au final. De toute façon ce n'est pas comme s'il était du genre à dire quelque chose qu'il ne le pensait pas à quelqu'un qu'il appréciait, l'hypocrisie était loin d'être une vertu après tout.

« Et c'est justement parce que tu as dû te battre pour ce que tu a obtenue jusque là que tu peux être d'autant plus fière de tes réussites Cornélia. Celles actuelles, et celles qui viendront à l'avenir. » Reprit-il ensuite avec réflexion, après tout quel mérite il y avait-il à obtenir quelque chose facilement ? Aucun dans les faits. Ainsi il conclut le sujet avec sérénité.

« Dans tout les cas je pense que nous pouvons te faire confiance moi, et Godefroy quand à ta réussite future Cornélia. Après tout cette paix encore récente qui règne sur nôtre beau continent n'est pas que la fin des dernières conflits, mais aussi un nouveau départ pour Armanda. Il nous reste donc encore à définir quelle place nous désirons avoir dans ce nouveau départ. » Une manière assez philosophique de voir les choses, mais aussi assez juste pensa t-il. Au final Ostiz étant un pragmatique qui préférait faire au mieux en tout temps. Et bien entendu pour faire au mieux, il fallait souvent s'échiner durement.

Quand aux tissus que vendait ses deux amis, cela était assez intéressant finalement… Ainsi ils étaient venu ici récupérer une cargaison de tissu elfique de la meilleure qualité ? Soit, cela démontrait bien qu'ils faisaient toujours très attention à la qualité de leurs marchandises, et étaient prêt à voyager si nécessaire pour la récupérer.

« Après l'effort, le réconfort n'est-ce pas ? » Se contenta d'ailleurs de répondre Ostiz cordial, et un brin spirituel à son ami lorsque ce dernier avoua qu'il profiterait de la journée de demains pour se détendre un peu. Ce qui n'était pas une mauvaise chose en soit, pour sa part Ostiz devrait peut-être d'ailleurs songer à prendre un peu de temps libre pour se reposer de temps en temps. Pas qu'il avait goût pour l’oisiveté, mais il valait mieux savoir se ménager après tout pour tirer les meilleures parti de ses ressources, au risque sinon de trop en faire. Après tout Crissolorio était de ces hommes qu'on pouvait concrètement qualifier de bête de travail, le genre de personne capable de travailler 72 heures par semaine sans même grimacer si nécessaire.

Et Cornélia savait d'ailleurs se montrer audacieuse quand il s'agissait d'affaires, car cette dernière fut très franche dans le fait qu'elle apprécierait qu'Ostiz lui fasse un peu de publicité si possible. Eh bien soit pensa ce dernier, c'était un juste service pour une amie après tout, savoir soutenir ces derniers étant une vertu en soit. « Soit, je ferais ainsi Cornélia. Espérons donc que ce soutien de ma part à vôtre commerce saura être rapidement bénéfique à vôtre prospérité. Mais cela je n'en doute point de toute manière. » Conclut-il avec esprit, après tout la qualité de leurs marchandise était loin d'être mauvaise en effet. Et avoir une meilleure clientèle les aideraient sans doute à se développer sur le long terme de plus.

Et il avouait que se voir proposer une remise amicale ne le gênait point, pas qu'il l'avait spécialement demandé après, mais Ostiz n'était jamais contre le fait de faire des économies après tout. Surtout offertes avec autant d'amabilité, il ne pouvait donc qu'accepter bien entendu. Même si dans les faits ce n'était pas vraiment l'argent qui lui manquait actuellement… Soit, il n'aurait qu'à faire un plus grand don aux orphelinats prochainement, après tout la réputation de philanthrope était toujours bonne à prendre pour un homme de pouvoir. Et c'était bien quelque chose dont on pouvait être fier de plus.

« Il me faudrait une tenue de parade d'abord, c'est ce qui me manque actuellement. Mon ancienne tenue de parade n'étant pas assez digne de celle d'un régent. Il faudrait donc que ce soit quelque chose d'à la fois élégant et simple. Il faut que ce soit digne d'un chef d'état sans non plus en faire trop. Et il faudrait aussi que cette tenue soit disponible pour le mois prochains, et le tailleur auquel je fais appel souvent se nomme sire Zheznov Durampar. Ses services sont très chers, mais sont habilité est très grande. Je te le présenterai d'ici peu. » Sur ce le vieil homme sembla réfléchir un instant puis ajouta à tout hasard à l'égard de Cornélia.

« Aurais-tu déjà une idée en tête Cornélia ? » Dans les faits il avait tout son temps, et il ne la presserait point loin de là de toute manière. D'ailleurs il reprit calmement à l'égard de Godefroy. « Quand à toi mon ami, quand j'y pense. Disons que lors de la fin de la guerre, et quand feu l'empereur Fabius a reconquis Gloria, il a été retrouvé au cours de cette reconquête un stock de vin d'excellente qualité, et si dans les faits je n'aime point l'alcool j'avouerai disposer dans ma demeure de quelques bouteilles provenant de cette fameuse réserve. De ce fait, serais-tu intéressé par hasard par la possibilité de goûter de ce cru ? » Après tout ce n'est pas tout les jours que l'on pouvait goûter un vin d'une telle qualité supposa t-il, pour sa part en tout cas il avait obtenu ces bouteilles spécialement pour ses entrevues diplomaties, ou celles avec des personnes qu'il appréciait. Cela faisait toujours un bon effet après tout. Et dans le pire des cas cela pourrait toujours se revendre à un excellent prix de toute manière s'il n'arrivait pas à vider la réserve de vin qu'il s'était fait autrement.






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Cornélia Alaric
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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Dim 15 Jan 2017 - 21:30

Godefroy hocha la tête face à la remarque de son ami sur leur journée de repos.

« En effet mon ami, je dois dire que je n’ai guère pris de repos depuis le retour à la paix et Cornélia encore moins. Pour une fois que nous pouvons nous le permettre, je ne nous priverai pas de cela. »

Les mois s’étaient enchaînés à une vitesse effrénée. L’ouverture de la boutique, les premiers clients, l’afflux des commandes au fur à mesure que leur réputation grandissait les avaient entrainés dans un tourbillon ininterrompu de travail.
Le revers de la médaille, lorsque l’on connait le succès, c’est que prendre du temps pour soi devient un véritable luxe. Cependant, depuis quelques mois Godefroy avait réussit à convaincre sa fille de prendre un apprenti. Flinn était un gamin du coin tout juste âgé de treize ans. Sa mère était servante auprès d’une noble famille de Caladon et avait peu de temps pour s’occuper de son fils.
L’enfant était très intelligent et avait un bon fond. Trainant souvent aux abords de la boutique, les yeux brillants devant les étoffes merveilleuses présentée en vitrine, le marchand avait fini par le prendre en affection et lui proposa de le prendre en apprentissage afin que celui-ci puisse apprendre un métier et gagner quelques sous pour aider sa mère, son père étant décédé. Son aide était précieuse mais il était bien trop jeune pour lui laisser la boutique plus de quelques heures seul, ce qui fait que le répit accordé par sa présence était plutôt limité. Godefroy ne s’en séparerait pour rien au monde, quant à Cornélia elle considérait le jeune homme comme un employé mais lui montrait néanmoins une affection pleine d'indulgence.

Alors que le régent promit de faire bonne presse à leur petit commerce, Cornélia lui adressa un sourire radieux et plein de reconnaissance. Bien sûr qu’elle ne pouvait qu’être enchantée d’une telle publicité. Néanmoins, elle n’attendrait jamais de Crissolorio que celui-ci le lui fasse sans que cela ne soit justifié par la qualité de ses marchandises. Elle connaissait toutefois parfaitement l’homme et savait que ce dernier ne vanterait jamais les mérites de quelqu’un qui ne le mériterait pas, ce qui la ravit d’autant plus. Il accepta d’ailleurs avec reconnaissance la remise que lui avait proposée la jeune femme. Non pas par manque de moyens ou par avarice, la marchande le savait pertinemment, mais par soucis d’économie. Toutes dépenses pouvant être évitées étaient les bienvenues. Cornélia ne pouvait qu’approuver cette attitude démontrant une fois encore à quel point Crissolorio était un candidat parfait pour le rôle de régent.

Puis, leur ami leur signifia qu’il avait besoin d’une tenue de parade digne de son nouveau statut. En effet, bien que celui-ci n’ait pas le goût des étalages luxueux, il devait néanmoins faire en sorte que son apparence soit à la hauteur de son statut. L’image en politique est un enjeu crucial aussi bien pour les soutiens que pour les détracteurs. Songeuse, elle fit quelques propositions au régent.

« Une tenue de parade simple et élégante, voyons… Un tissu gemmé serait trop tape à l’œil pour toi, mais il se trouve que parmi la cargaison que nous venons de récupérer, nous avons pu obtenir, moyennant quelques bourses bien remplies, un tissu elfique admirable. Il s’agit d’un tissu de soie imprégné de lumière lunaire. Je dois avouer que j’ai rarement vu une telle beauté. Sobre, élégant mais suffisamment rare et exceptionnel pour un régent. On ne peut qu'admirer le talent des elfes qui l’ont tissé. Il a un éclat froid, quand on le compare à celui qui est imprégné de lumière solaire, mais je pense que ce serait parfait pour un homme dans ta position. Il souligne la noblesse de son porteur tout en gardant une certaine humilité. Je pense que pour une tenue de parade ce serait parfait, du moins si cela te conviens. On pourrait y ajouter une chemise de flanelle de première qualité en dessous pour une question de confort, sans négliger l’aspect soigné de la tenue. Je ne te propose pas de dentelle et autre fanfreluches, je ne veux pas prendre le risque que tu me fermes ta porte à tout jamais. »

Laissant échapper un petit rire, elle se tut, visualisant l’agencement des textiles afin de donner à son oncle un air à la fois majestueux et élégant. Puis, elle se lança d'un ton très professionnel mais teinté de la passion d'une personne sous le coup d'une inspiration soudaine.

« Oui, je t’imagine très bien ainsi. Un habit dégagé en tissu imprégné de lumière lunaire d'un bleu lavande, sobrement brodé avec des fils d’argent, accompagné d’un gilet aux broderies assorties à celle de l’habit. En dessous une chemise de flanelle blanche avec un jabot de mousseline serti d’un saphir d’un bleu sombre afin de parer la tenue et asseoir l’image d’un régent élégant, fort, charismatique mais aussi dévoué. La culotte descendrait jusque sous le genou, serait du même tissu que l’habit et accompagnée de bas blanc en coton. Il faudra assortir le tout d’une paire de souliers d’un beau cuir noir à boucle d’argent. »

L’image qu’elle avait en tête était des plus plaisantes. Elle espérait néanmoins que cela satisferait régent.

« Bien sûr tout ceci n’est qu’une suggestion. Maître Durampar aura peut-être une autre vision de ta tenue et peux être que mes propositions ne conviennent pas totalement à ton goût. Si c’est le cas, je t’en prie, dis-le-moi. Je peux m’ajuster à tes remarques aisément et te fournir la plupart des tissus proposés avant de repartir pour Caladon. Pour ce que je n’ai pas sous la main, je peux faire mander un coursier qui sera à Gloria dans les jours qui viennent. Les délais ne devraient être qu’une formalité. Il ne me manque donc que deux choses, ton accord et les métrages nécessaires. »

Souriante, elle attendit patiemment la réponse du régent. Ce dernier proposa à son père, avant de répondre, de goûter un cru exceptionnel, ce que Godefroy accepta avec une joie non dissimulée. Une occasion pareille, il ne pouvait pas passer à côté.




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MessageSujet: Re: Des affaires de famille (Pv Cornélia) Mar 17 Jan 2017 - 17:48

Ostiz ne pouvait que confirmer son approbation quand au fait que son ami veuille se reposer d'un hochement de tête. Oui ces derniers mois n'avaient pas dû être faciles pour ce dernier en effet, de ce fait en effet prendre un peu de repos était ce qu'il y avait de mieux à faire avant de repartir.

Quand au chapitre de la tenue qu'il lui fallait, maintenant que le prix abaissé avait été convenu, il était temps bien entendu de discuter du genre de tenue qui lui faudrait. Et faire confiance à Cornélia quand au fait qu'elle saurait respecter les goûts du régent. Quand à lui il savait quel image il voulait se donner, celle d'un homme surtout tourné vers son devoir. Et avoir une tenue qui était à la fois digne de son rang sans en faire trop soulignerait ce fait. Certes ce n'était pas là la seule manière d'être viable en politique, mais c'est-celle qui correspondait le mieux au vieil homme, et celle qui au final lui donnait la meilleure réputation un peu partout. Une réputation qu'il tâchait bien entendu d'entretenir de son mieux.

Et il ne put que réfléchir attentivement aux premières propositions de son amie, qui avant de rire avec légèreté lui avait proposé une tenue en soie de lumière lunaire. Quand aux dentelles, et à la fanfreluche en effet cela ne lui aurait pas convenu, il se contenta donc de hocher doucement la tête à ce sujet. Il n'éclata pas de rire pour sa part car ce n'était pas son genre, mais la plaisanterie n'était point mauvaise dans les faits. De plus il réfléchissait déjà pour essayer de visualiser ce que la proposition de Cornélia donnerait au final…

Et l'image qu'il visualisa n'était pas mauvaise du tout. Et alors qu'il demanda à un serviteur d'aller rapporter une bouteille de vin de grand crû pour Godefroy, pour sa part Ostiz reprit calmement à l'égard de Cornélia.

« Cela est à mon goût rassure toi. » En vérité Ostiz n'avait pas des goûts si sévères que cela tant que c'était de bonne qualité, et ne nécessitait pas un inconfort immense pour le porter. Il n'était point amateur après tout de ces vêtements qui quoique esthétiques nécessitaient une certaine douleur à porter, ou du moins une gêne douloureuse. Il n'était par exemple pas de ces hommes à tenir particulièrement au fait que les femmes mettent des corsets, même s'ils ne les empêchaient pas de le faire si elles le désiraient. Ainsi l'ensemble que lui avait décrit Cornélia lui convenait assez bien entendu. Et sur ce il reprit donc calmement.

« Maître Durampar se conviendra sans doute en bonne partie de vôtre vision mon ami, peut-être y apportera t-il quelques modifications mais je pense que ce ne sera là rien de trop criant comme modification. Je vous laisserai de toute manière vous entretenir avec lui à ce sujet. » Ce avant de préciser ensuite de sa voix cordiale. « Quand au métrage, je me mettrai bien entendu à vôtre disposition quand vous jugerez cela nécessaire. » De plus ce n'est pas comme si ce genre de choses prenaient des heures à faire, ironiquement Ostiz pouvait d'ailleurs se dire que sa carrure mince allait certainement faire économiser du tissu à Cornélia.

« D'ailleurs il faudrait sans doute discuter du prix précis quand j'y pense ? Quoique non, je te fais confiance à ce sujet Cornélia. » Ajouta t-il d'ailleurs au passage, après tout il savait très bien que la jeune femme était une honnête marchande. Ainsi il pouvait estimer lui faire confiance à ce sujet-ci, quand au reste. Maintenant qu'ils avaient discuter des détails concernant cette tenue de parade, Ostiz conclut calmement alors que le serviteur revenait avec la bouteille de vin qu'il apportait à Godefroy.

« Sur ce si tout est convenu à ce sujet, que diriez-vous que nous discutions du bon vieux temps mes amis ? » La soirée promettait d'être longue dans les faits, mais point de manière désagréable.




[Hrp : Je propose que nous nous dirigions bientôt vers une conclu^^. Du coup j'ai conclu cette rep pour laisser les choses en suspens si tu le désire :p .]






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