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« Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen.

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Aphaïa Makhaïra
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MessageSujet: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Dim 4 Déc 2016 - 20:43


An 7 de l'ère d'obsidienne, 20 juillet.

Aujourd'hui, étonnamment, il ne faisait pas si chaud que ça, la nuit allait bientôt tomber, il y avait même un vent plutôt frais, mais tout ça n'avait que peu d'importance pour elle, le froid et le chaud étaient des choses qui étaient de bien peu d'importance dans la non-vie. Loin de DureRoc, elle pouvait se permettre d'errer sans vraiment de but et puis sortir des sous-terrains lui faisait le plus grand bien et il n'y avait aucun mal à cela.

Les clapotements de la jument noire tiraient la rousse de ses pensées plus ou moins obscures, elle se demandait sans cesse ce qu'elle allait devenir avec le retour à la paix, elle avait gardé un racisme farouche à l'égard des autres peuples et une certaine envie d'en découdre, elle appartenait à un temps maintenant révolu et la reconversion était bien plus dure que ce qu'elle avait imaginé mais elle devait continuer à garder son sang-froid et à montrer un certain exemple, entre les batailles qui n'existeront plus et les chasses sauvages désormais interdites, les vampires à la manière des elfes allaient sans doute s'éteindre d'eux même.

Louve renâclait, elle n'aimait pas vraiment les plaines sauvages, mais dans les parages il n'y avait pas vraiment d'endroits adéquats pour lâcher un destrier. Aphaïa faisait vraiment minuscule à côté de l'immense bête, plus d'un mètre soixante-dix au garrot, une montagne de muscle et d'agressivité. La jeune fille esquivait habillement le coup de dent que lui réservait la jument comme à son habitude au moment où elle la lâchait, avant de s'éloigner de quelques foulées au grand galop, secouant sa tête et son épaisse crinière. Elle avait su rester sauvage à l'image des fameuses plaines.

Aphaïa s'installait sur une pierre, un peu à l'écart, observant la jument faire des longueurs dans un galop furieux, elle aussi ne savait plus vraiment quoi faire, c'était un cheval de guerre pas un cheval de promenade pour les gosses le dimanche. Et l'enfermement dans les sous-terrains la rendait folle, c'est pour cela que la vampire lui offrait parfois un moment de liberté, à l'abri des regards. Elle avait sans cesse des jeunes à entraîner alors ces moments étaient rares.

Puis il arriva ce qu'il devait arriver, là où elle était en sécurité concernant les bêtes sauvages qui craignaient les vampires, elle n'était pas en sécurité concernant les autres sangs noirs et les caravanes.

La jument se figeait queue en panache, lâchant un ronflement agacé, oreilles plaquées en arrière et elle chargeait comme chargent les cavaleries la menace qu'elle avait sentie, pas pour se défendre, mais bien qu'elle ne lui voulût pas forcément que du bien, elle avait toujours été d'une incroyable agressivité, une tare qu'elle avait depuis toujours.

La vampire se hâtait d'arriver à la hauteur de la jument, épée à la main, qui se cabrait et boxait des antérieurs, de toute sa hauteur, elle connaissait bien les vampires alors elle n'en avait pas peur.

Aphaïa portait sa simple robe, et le mécanisme qui lui permettait d'user de son bras droit, d'ailleurs, elle faisait un boucan pas possible à cause de ça, elle jaugeait rapidement l'inconnu, elle semblait si fragile, si enfantine, mais son regard était celui d'un soldat, qui avait déjà tuer.


Tu as fait peur à mon cheval.
Une remarque qui pouvait prêter à sourire vu le ton enfantin et lourd de reproches qu'elle avait, sourcils froncés.




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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Dim 4 Déc 2016 - 22:56

Alors même que les rayons du soleil s'amenuisaient au fur et à mesure que leur source disparaissait, une ombre chancelait sous l'humeur vagabonde des nuages qui se frayaient un chemin à travers les cieux. La silhouette d'un homme se dessinait parmi les infinies étendues des plaines sauvages. Il avait reçu, deux jours auparavant, une missive mystérieuse l'enjoignant de se rendre à la capitale du royaume vampirique, DureRoc, pour une raison inconnue. Toutefois, le parchemin en lui-même le poussa à aller en découvrir les enjeux. Le rendez-vous était fixé pour le vingt-huit juillet. Il avait, de ce fait, largement le temps de s'y rendre. Le ciel rougissait à mesure que le soleil se couchait et à cela, l'homme releva sa capuche qui cachait sa tête. Une chevelure mi-longue arrivant à hauteur d'épaule à la couleur sombre mais qui paraissait légèrement claire tandis que le soleil filtrait au travers. Sa peau possédait un teint pâle significatif. Le vampire se murmura à lui-même, d'une voix si basse que nul ne pouvait l'entendre, qu'il soit à proximité ou non.

 « Est-ce réellement sage ? » se demanda Kaegen.

Il n'avait pas pour habitude de se rendre à un rendez-vous qui ne comportait aucun détail quant à la raison de celui-ci. Ses services étaient requis soit pour de la forge, soit pour du mercenariat.
Il haussa les épaules, se contentant de sa curiosité comme étant une raison plus ou moins valable pouvant justifier ce déplacement. Cela faisait des heures qu'il marchait. Pour un vampire, l'effort physique lié à cette activité prolongée ne représentait rien si ce n'était le temps nécessaire pour se rendre à son lieu de destination. Qu'était-ce le Temps, à ses yeux, à présent qu'il était devenu un être immortel ? Rien. Seulement une succession d'évènements, le remplacement des êtres décédés, la stagnation d'une civilisation. Parfois, il y avait du progrès ou alors complètement l'inverse comme ce fut le cas avec le déchaînement de Vraorg.
Kaegen avait encore bien du chemin à parcourir avant d'atteindre DureRoc mais cela ne l'embêtait pas, il aimait marcher.

Alors qu'il continuait sa route, il entendit un hennissement au loin. Posant sa main sur la garde de son épée, il s'abaissa légèrement et adopta une posture furtive malgré le fait qu'il soit complètement à découvert. Il se hâta en direction du point d'origine du son qu'il venait d'entendre. Se déplaçant discrètement, limitant au maximum le bruit de ses pas sur le sol à la fois poussiéreux et rocailleux, il atteignit une petite colonne de rochers qui surplombaient un espace plus renfoncé dans la terre. C'est là qu'il aperçut un cheval qui semblait agité. Il galopait de partout, sans but précis, semblant plus se faire les jambes qu'autre chose. Kaegen observa plus attentivement le cheval. Il s'agissait là d'un destrier vampirique. Si un tel animal se trouvait là, son propriétaire se devait d'être présent dans les alentours. Il ne lui fallut que quelques secondes avant de pouvoir confirmer sa théorie. Sur un petit rocher, en contrebas, il aperçut une jeune fille, assise. Kaegen se releva alors de toute sa hauteur tandis qu'une pensée lui traversa l'esprit. Il l'avait déjà vue. Persuadé de l'avoir déjà croisée par le passé, il en déduisit, de par le destrier vampirique à ses côtés et son existence dans ses souvenirs, qu'elle était une vampire. A un si jeune âge... Que s'était-il passé pour qu'un être aussi enfantin puisse être condamné pour l'éternité ? Relâchant sa garde sans aucune raison, si ce n'était à cause de l'apparence de la fille, il se rendit compte quelques instants plus tard que le cheval venait de le repérer. Ce dernier semblait encore plus agité. Il commença à charger en direction de Kaegen malgré la petite hauteur sur laquelle il se trouvait, qui ne devait pas dépasser les six mètres. La monture s'arrêta dans sa course lorsque la petite fille arriva sur lui. Elle le dévisagea alors du regard. Un regard neutre, intemporel. Des yeux qui ne pouvaient qu'avoir été témoins des cruautés qui sévissaient en Armanda. Elle lui indiqua qu'il avait fait peur à son cheval. Sa petite voix était trompeuse, derrière ces traits enfantins et ce timbre juvénile se cachait une prédatrice, tout comme lui. Maintenant qu'elle ne se trouvait plus qu'à quelques mètres de lui, sa conviction de la connaître de quelque part se renforça davantage. Il sauta du haut de sa position et maintint ses distances avec la vampire et sa monture, afin de ne pas la brusquer. Elle l'avait tutoyé, chose qui n'était en soi pas si rare que ça chez les vampires étant donné que l'apparence physique n'avait plus aucune valeur et ne pouvait de ce fait plus attester de l'âge. Il avait déplacé sa main du pommeau de son épée et effectua une révérence digne d'un noble.


 « Je vous prie de m'excuser, Mademoiselle. Ce n'était nullement mon intention. »

Se révélant sincère dans son excuse, il afficha un sourire plaisant. A vrai dire, cette traversée des plaines sauvages, seul, l'avait fatigué mentalement. Un brin de discussion avec une personne, aussi jeune puisse-t-elle paraître, ne pouvait être que bénéfique pour lui et c'était une vampire de surcroît, il ne risquait donc pas de laisser ses pulsions sanguinaires prendre le dessus sur lui, malgré le fait qu'il avait développé un certain contrôle là-dessus. Kaegen reprit alors la parole, d'une voix sereine ne pouvant pas exprimer une quelconque hostilité.

 « Je me rendais à DureRoc lorsque mon attention fut attirée ici par votre destrier, qui par ailleurs, est sublime. Pardonnez mes ardeurs mais... Nous sommes-nous déjà rencontrés ? »

Cette jeune vampire, ce cheval. Il les avait déjà vus quelque part mais il n'arrivait pas à mettre la main dessus. L'un des défauts de la vie éternelle était que cela rendait l'être immortel impassible devant les évènements qui se produisaient sous ses yeux. Si les vampires devaient se rappeler chaque détail de leur vie sans fin, ils s'arracheraient les cheveux à chaque fois qu'ils tenteraient de s'en rappeler. Kaegen avait donc décidé, comme une grande partie des vampires, à vivre sa vie au jour le jour.
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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Mar 6 Déc 2016 - 23:39

La noire semblait avoir un véritable problème avec toute autre forme de vie qui n'était pas la sienne, croupe contractée, dos légèrement rond, dansant sur place, encolure enroulée, naseaux pincés, queue fouaillant, blanc de l’œil visible, tous les signes montraient que la bête était prête à en découdre, le message était très clair : si tu t'approches, je te tue, si tu t'approches, je te déchire.. Elle portait bien son nom.

C'était bien plus qu'un simple destrier, c'était un véritable cheval de guerre, elle avait eu à la manière de sa cavalière le caractère qu'il fallait pour vivre, seul les forts survivent et la Louve faisait partie des vainqueurs et avait fait son lot de victimes..

Quand la vampire s'approchait de sa monture, la différence de taille était frappante, puisqu'en effet, elle aurait presque pu passer sous le ventre de sa monture, bien entendu, elle n'aurait jamais fait ça, mais voir cette masse de muscle avec à côté Aphaïa était plutôt comique, elle devait bien l'avouer. Ce couple si particulier se complétait à merveille.

L'animal semblait être plus tranquille, même s'il gardait les oreilles vissées en arrières, bien derrière sa propriétaire.

Elle n'a jamais été très aimable.
Elle finissait par se glisser entre la jument et l'homme, nullement impressionnée, bras croisé même.



La vampire s'était toujours satisfait de l'apparence qu'elle avait, ainsi elle pouvait approcher ses ennemis au plus près, jusqu'à tenir leurs vies entre ses doigts, les tromper puis les traîner plus bas que terre. Beaucoup ne s'étaient pas méfiés de ce visage enfantin, mais ses yeux dignes d'un serpent contrastaient affreusement avec le reste, des yeux à la couleur d'un acier légèrement bleuté.

Pas d'excuse, pas de ronds de jambe, c'était dans ses habitudes, elle se contentait de fixer avec une froideur non-dissimulée, elle était quelqu'un de fier, elle en débordait même, tant cette fierté était naturelle.

Aphaïa faisait jouer les anneaux et les plaques métalliques de son bras droit, comme si elle semblait prête à en découdre, mais en réalité, il n'en était rien, le système n'aimait pas vraiment l’inactivité, ses doigts se crispant sous le cuir noir de ses gants. Et d'un geste précis et sec, elle glissait sa lame dans sa ceinture.

J'étais toujours en première ligne qu'importe le conflit,
après si tu as entendu parler du Fléau Rouge..
Elle disait cela comme si ce n'était rien,
ça n'avait aucune importance ce qu'elle avait fait.



Elle s'était toujours montrée plutôt méfiante vis-à-vis des inconnus qui étaient un poil trop joyeux pour elle, encore plus un enfant de la nuit, ils étaient des prédateurs qui appliquaient la loi du plus fort, la sympathie pouvait cacher certaines choses. Elle se contentait de ne rien montrer de ce qu'elle pensait et se contentait de rester à distance, bras croisés et de le fixer sans ciller, cachant le fait qu'elle trouvait mal venu qu'il ne se présente pas, elle lui avait donné une sérieuse piste pour deviner qui elle était.

De plus, la rousse était totalement hermétique aux compliments, seuls les actes comptaient à ses yeux, ceux d'armes de préférences, elle avait servi longtemps son royaume, en fait, elle n'avait fait que ça, elle était, en quelque sorte, assez hermétique aux autres, antipathique encore plus quand elle ne connaissait par la personne qu'elle avait en face d'elle.

Aphy s'interrogeait de manière soliloque à propos du vampire, elle n'avait pas de raison de le détester ou de l'apprécier.



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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Jeu 8 Déc 2016 - 2:43

Le ciel venait de perdre ce qui lui restait de son éclat, cédant la place à l'obscurité de la nuit. C'était généralement à cet instant précis que commençait la traque pour tous les résidents de la plaine, fussent-ils bipèdes ou non. L'heure du repas avait sonné. L'interlocutrice de Kaegen commenta sur le fait que son cheval n'avait jamais été accueillant. Sans doute était-ce le cas vis-à-vis des étrangers bien que le vampire lui soupçonnait une loyauté digne d'admiration, tandis que la jument faisait tout pour imposer sa présence afin de protéger sa propriétaire. Son regard se perdit alors sur le bras de la jeune fille, plus précisément sur le mécanisme qui y siégeait. « Remarquable », pensa-t-il alors, n'ayant que rarement vu un tel ouvrage. En tant que forgeron, ce bras l'intriguait mais il décida de ne pas s'y attarder davantage, préférant se concentrer sur la conversation qui venait de débuter. Elle lui révéla alors un surnom : Fléau Rouge. Kaegen en déduisit qu'il devait s'agir d'elle-même. Toutefois, ce terme ne lui disait rien. Le vampire ne prêtait que peu d'attention aux surnoms et autres haut-faits qu'aimaient se vanter les autres. Elle venait également de rengainer sa lame, ce que Kaegen apprécia intérieurement. Soit elle préférait que cet échange reste pacifique, soit elle cachait son jeu mais elle n'avait rien à y gagner. Après tout, c'était lui qui était venu à elle, pas l'inverse. D'un point de vue extérieur, la personne en danger serait donc son interlocutrice qui était vraisemblablement simplement venue en ces lieux afin de permettre à sa monture de galoper librement à travers les plaines sauvages.

Cependant, une chose était sûre : elle n'avait pas peur de lui ou alors elle parvenait à le masquer avec une efficacité redoutable. Kaegen, de par ses activités commerciales, avait acquis un certain don dans l'art de détecter les expressions et les changements qui lui sont propres. Il n'en était certes pas un expert en la matière mais il s'en sortait plus que bien puisque la grande majorité des conclusions qu'il tirait s'avéraient bien fondées.

La petite fille tenait, elle aussi, ses distances par rapport à lui. Une méfiance de sa part qui lui convenait parfaitement car cela allait dans son sens. Alors même que le vampire observait sa semblable, il ne put que l'imaginer assise sur sa monture. Cette image-là même permit à Kaegen de se souvenir d'une image vague. Celle d'un destrier et de sa minuscule cavalière ravageant le champ de bataille. De plus, il ne s'agissait pas de n'importe quelle guerre. Au fur et à mesure qu'il essayait de s'en souvenir de la manière la plus détaillée possible, tout devint clair comme de l'eau de roche dans son esprit. La bataille des Bois Sombres. Il y avait pris part, de même que nombre de représentants de sa race. Le Fléau Rouge. C'était ce qu'il avait entendu à l'époque sortir de la bouche de deux soldats qui étaient présents alors qu'ils assistaient aux prouesses martiales de la jeune vampire et de sa monture. Tout ce remue ménage dans son esprit n'avait en réalité duré que deux minuscules secondes.


 « Le Fléau Rouge. Bien sûr, où avais-je la tête. C'est aux Bois Sombres que je vous ai aperçue pour la première fois. Autant dire que votre présence n'était pas passée inaperçue. » finit-il par répondre, le sourire aux lèvres, repensant à la scène qui s'était déroulée sous ses yeux malgré la distance qui les séparait alors sur le champ de bataille.

La vampire et sa jument avaient, ce jour-là, laissé un sillage de destruction sur leur passage. L'armée qui leur faisait face ne s'attendait certainement pas à ce genre d'adversaire. Encore une fois, on ne pouvait se fier à l'apparence d'un vampire et Kaegen en était parfaitement conscient. La bataille des Bois Sombres était restée, dans sa mémoire, une tragédie. Un événement qui n'aurait jamais dû voir le jour en Armanda. Le forgeron au sang noir réalisa alors qu'il ne s'était toujours pas présenté alors que son interlocutrice l'avait fait de manière spontanée. Ce n'était certainement pas dans ses habitudes de manquer à ses devoirs. Il effectua une révérence à son attention.


 « Pardonnez mon impolitesse. Je me nomme Kaegen. Forgeron et mercenaire à ses heures perdues. » déclara-t-il, terminant sa révérence.

Il ne lui avait pas révélé son nom de famille qui était Althius. Plusieurs raisons en étaient la cause. L'une d'entre elles était qu'il n'avait pas retrouvé la mémoire à ce sujet, il savait juste que c'était son nom car c'était ce que Yirthael, son progéniteur à présent décédé de sa propre main, lui avait révélé. Les preuves étaient là, pour la plupart tangibles. Il n'avait donc aucune raison de le nier. De plus, ce nom ne signifiait plus rien à ses yeux et même au reste du monde malgré la notoriété dont il jouissait des siècles auparavant. Kaegen ne trouva donc aucune raison valable pouvant justifier de le dévoiler à une inconnue, surtout qu'elle ne lui avait rien dit d'autre que son surnom. En ce sens, il lui avait donné plus d'informations qu'elle ne le fit. Il ne lui dévoila également pas son surnom acquis et adopté de « Foudre Écarlate ». Seuls ses clients et une poignée de personnes bien particulières possédaient cette information sur lui. Si la petite fille le connaissait sous ce surnom en faisant le rapprochement avec son prénom, ce seul fait lui procurerait d'autres informations sur elle, bien que les probabilités soient plutôt basses.


 « Ravi de faire votre connaissance. » ajouta-t-il, après un très bref instant.

Il prit alors un instant afin d'observer plus attentivement encore sa semblable. Elle demeurait impassible. Une chose qui en soi était commun chez les vampires. Plus les siècles défilaient et plus les sangs noirs se détachaient de leurs émotions. Kaegen, en revanche, s'efforçait de garder en lui ce semblant d'humanité, préférant jouir de sa vie éternelle et de ses bienfaits plutôt que d'être enfoui sous le poids de cette malédiction. Chaque vampire avait sa vision de la chose. Tandis que certains en profitaient, d'autres étaient plus réceptifs aux réalités que cela engendrait. Voyant que son interlocutrice ne semblait, de prime abord, pas être ouverte à la compagnie d'un autre vampire, il décida alors de reprendre sa route vers DureRoc. Il restait encore un bon bout de chemin à parcourir avant d'atteindre les portes de la Tour Noire. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre sa route, il lança une dernière tirade à l'attention de la petite fille.


 « Je ne souhaite pas prendre plus de votre temps que nécessaire. Je me rends actuellement à DureRoc. Si cela vous convient, peut-être pourrions-nous nous tenir compagnie afin d'échanger quelques mots en mémoire du passé ? »

Kaegen faisait illusion aux événements des Bois Sombres ou , de manière plus générale encore, de Vraorg ainsi que de tous les bouleversements récents en Armanda.
Il lui avait proposé sa compagnie sans grande conviction, en grande partie persuadé qu'elle refuserait, mais il se devait de lui proposer pour une raison qui lui était inconnue.
Peut-être était-ce les habitudes et politesses de sa vie passée. Il avait entamé ce trajet seul, le terminer seul ne changerait rien à ses plans bien que la perspective d'avoir de la compagnie pour le voyage ne lui déplaisait pas, peu importe le compagnon de route.


Dernière édition par Kaegen Althius le Lun 12 Déc 2016 - 3:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Ven 9 Déc 2016 - 23:51

L'obscurité régnerait bientôt en maître sur les plaines, encore sauvages, la nuit était bien pire que la journée, même la jument le sentait, oreille pivotant sur sa nuque, aux aguets. La jeune fille, elle, semblait même plutôt tranquille, sa nature lui permettant d'éloigner facilement les animaux et de voir sans difficulté dans la pénombre. En fait, il n'y avait que des avantages à être une créature de la nuit.

La jument n'était pas tant loyale que ça, pour preuve, elle avait largement déposé sa cavalière au pied de ses ennemis lors des bois sombres.. Et puis elle ne comptait plus le nombre de fois où la bête avait essayé de l'aligner. En réalité, le seul moyen d'être dans une sécurité relative, c'était bien d'être sur son dos. Cette pensée la faisait doucement rire, elle avait passé plus de temps avec une ennemie qu'avec un allié..

Le fléau rouge, rouge, le feu, tant de surnoms qu'on ne lui donnait pas qui était largement exagérés, elle n'avait fait qu'obéir aux ordres, comme tous les autres, alors pourquoi était-elle différente ? Elle n'avait jamais aspiré à devenir célèbre ou à être un héros, bien au contraire. Les personnes connaissant son prénom se comptaient sur les doigts d'une seule main, c'était toujours le Fléau, Rouge ou bien la renarde. Comme si elle n'était qu'un simple animal.

Elle n'avait fait que son devoir après tout, avec beaucoup de zèle certes, avec aucune maîtrise d'elle-même, elle était bien plus proche de la bête sauvagesse que de l'Homme, il y avait une lueur bestiale en permanence dans son regard.

Cette réputation est exagérée, tu ne trouves pas ?
Elle lâchait un soupir froid, avant de, se détourner de la jument.
La question était piège.


L'animal paissait tout en gardant un œil sur le vampire, exactement comme s'il était une menace, et en dépits des apparences la jeune fille n'était pas plus détendue, elle le cachait juste bien mieux, sa méfiance ne s'endormait jamais, elle connaissait les lois des vampires, et même si elle refusait de prendre du pouvoir, elle n'avait aucune envie de descendre de sa place.

Elle croisait les bras lentement, elle grinçait et elle avait du mal à bouger ce maudit bras droit, le bruit du frottement métal contre métal était particulièrement désagréable pour les vampires, passer autant de temps au fond de son trou depuis la paix, n'avait pas laisser le mécanisme intact, surtout avec l'humidité de là où elle se planquait.

Parfait, j'ai justement besoin d'un forgeron, tu en connaîtrais peut-être un.
Pour elle la solution était toute trouvée.
Même si elle était peu bavarde, facile de savoir où elle voulait en venir.


Aph n'avait jamais regretté un seul moment son existence humaine, elle aimait être un vampire, elle aimait chasser et tuer, comme l'avaient prouvé les différentes guerres, la paix ne lui plaisait pas tellement même si elle était obligée de s'y plier, c'était comme si on lui avait enlevé son jouet préféré. C'était une gamine et elle n'aimait pas être punie.

Bien entendu, elle n'irait pas faire de coup d'état, juste se plier docilement aux ordres qui impliquaient le pacte de non-agression entre les différents peuples et l'interdiction des chasses sauvages.

Elle ne perdait jamais son temps, et se mettait donc en marche, lui offrant le choix de la suivre où non, la jument la suivant peu de temps après non sans plaquer ses oreilles sur sa nuque dans un avertissement léger.



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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Lun 12 Déc 2016 - 4:51

Son interlocutrice lui demanda s'il trouvait que sa réputation était exagérée ou non. A vrai dire, il n'avait pas de réponse à lui fournir. La seule fois où il avait entendu ce surnom, c'était sur le champ de bataille. C'était même sans doute là-bas que son surnom a vu le jour. Kaegen n'avait jamais imaginé que des années plus tard il se retrouverait de nouveau face à elle et cette fois de beaucoup plus près. Il trouva le fait que le surnom ait survécu aux années intéressant car la guerre était terminée. Armanda se reconstruisait petit à petit, espérant que cette paix ne soit pas qu'éphémère. Exagérée ? Peut-être. En tout cas, c'est elle-même qui lui souffla ce titre par lequel elle était connue. Si elle le trouvait trop hyperbolique, pourquoi l'avait-elle mentionné ? Le forgeron en déduisit alors que malgré ses propos, elle en tirait une certaine fierté car après tout, n'était-ce pas là ce que recherche chaque soldat ? La gloire, la célébrité ? Alors que le vampire observait sa semblable, celle-ci semblait avoir des difficultés à bouger son bras droit. Kaegen ne répondit pas à sa question, la considérant comme rhétorique.

Quelques instants plus tard, il lui demanda si elle souhaitait l'accompagner dans son trajet à DureRoc. Certain que la vampire rejetterait sa proposition, il allait reprendre la route mais ce qui sortit de la bouche de son interlocutrice en fut tout autre. Elle avait accepté. Pourquoi ferait-elle une telle chose ? Accepter la proposition de voyage de la part d'un parfait étranger sorti de nulle part. Elle était soit imprudente, soit trop confiante en ses capacités à se défendre. Quoiqu'il en soit, elle n'avait rien à craindre de lui tant qu'elle ne se montrerait pas hostile envers lui et sur l'instant, cela lui convenait.

La raison pour laquelle elle avait sauté sur l'occasion de le rejoindre se dévoila alors. La vampire avait besoin d'un forgeron. Quelle aubaine. Lui qui voulait rejoindre la capitale souterraine sans se soucier d'accepter un autre travail. Elle lui demanda alors s'il connaissait un forgeron et la façon dont elle lui avait posé cette question qui n'en était en réalité pas une souleva un doute chez le vampire. Il lui avait dit qu'il était forgeron. Elle semblait donc lui demander implicitement d'accéder à sa requête, quelle qu'elle fut. Le dernier des Althius se maudit intérieurement, lamentant le fait qu'il lui ait dévoilé ses professions. Qu'attendait-elle de lui ? Peut-être une réparation de son bras droit qui grince, une arme, une armure ou quelque chose d'autre encore ? Kaegen ne la connaissait pas et le fait qu'elle garde une certaine distance entre eux ne l'aidait pas à deviner l'objet de son besoin. La petite fille ne lui laissa pas le temps de répondre à sa demande qu'elle initia la marche en direction de la capitale, suivie de sa jument. Kaegen finit par lui emboîter le pas et la rattrapa aisément du fait de leur différence de taille, la vampire possédant de petites jambes. Il dépassa la jument qui lui jeta un regard noir. Une fois à sa hauteur, il ralentit la cadence pour s'adapter au rythme de sa compagne de route.


 « Je peux effectivement vous fournir mes services moyennant une juste rémunération. Toutefois le temps joue contre moi. Suivant votre demande, je vous informerais du délai requis ou si j'estime que cela ne concorde pas avec mes projets, je vous indiquerais d'autres forgerons plus ou moins compétents de DureRoc. S'agit-il d'une urgence ? »

Le fait même qu'un vampire puisse être confronté au temps qui lui manque pouvait prêter à sourire. Hélas, c'était là son quotidien. Il aimait travailler et la joie que sa profession lui procurait lorsqu'il forge de nouvelles créations. Le mercenariat, quant à lui, n'était qu'un bon moyen comme un autre de laisser libre cours à ses instincts de prédateur. Il n'aimait cependant pas que ses services soient demandés sans rendez-vous au préalable. Jouissant d'une bonne notoriété, il avait perdu le luxe de choisir des travaux spontanés.

Devant être présent à la capitale le 28 Juillet, il ne pouvait pas se permettre d'accepter un travail qui lui prendrait beaucoup de temps. D'une part parce qu'il tient toujours ses engagements et d'une autre part car, selon la demande de son interlocutrice, il pourrait ne pas avoir les matériaux requis, ce qui lui demanderait d'effectuer un autre trajet afin de se les procurer. Kaegen avait une réputation à tenir et pour rien au monde il ne trahirait sa promesse de délivrer le produit dans le temps imparti.
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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Jeu 15 Déc 2016 - 15:50

La gloire et la célébrité la laissaient totalement indifférente, la vampire n'en tirait aucun intérêt, elle préférait être seule et se terrer au fond de la grotte où elle logeait, elle était restée seule pendant de longs mois après l'annonce de la paix, comme si cette paix si attendue avait été un véritable poison pour elle, elle aimait se battre, elle haïssait les autres races et sans le défouloir qu'était la guerre, elle ne savait plus tellement quoi faire. Elle était perdue voilà le mot juste, sa vie n'avait plus grand sens et sans doute, il ne lui restait qu'à mourir à présent.

Elle était née pour se battre, elle avait toujours été quelqu'un d'assez violent et bagarreur, comme les nouveaux nés, elle aimait le sang par-dessus tout et les sentiments provoqués par la bataille, elle était faite pour ça et appartenait désormais à une époque révolue, et après deux siècles d'existence, elle tournait déjà en rond et cherchait un sens nouveau à sa vie.

Retourner avec son amant et géniteur ? Certainement pas. En fait, elle ne l'avait même pas revu depuis l'humiliation qu'elle lui avait fait subir. C'était un lâche et elle ne voulait plus avoir affaire avec lui. Sortir de cette relation néfaste avait été difficile, elle ne se laisserait plus jamais berner. Même si elle devait avouer que leur couple se complétait à merveille.

Elle lui faisait confiance pour la simple et bonne raison, que Louve semblait avoir confiance en lui, après tout, elle n'avait pas essayé de le tuer, c'est qu'il devait être dans les bonnes grâces de la jument, qui rythmait leur marche de ses clapotements de sabots, non sans jeter de temps à autre un regard sur l'homme d'un air mauvais. Et puis aussi qu'il n'avait pas l'air bien menaçant et dans le doute, elle n'avait qu'à tirer son épée pour l'ouvrir par le bas.

Ce n'est pas vraiment une urgence,
mon forgeron habituel à eu un léger accident. Et puis..
Personne n'est compétant pour me réparer.
Vu le ton qu'elle prenait il devait être mort.


Il n'y avait rien d'étonnant à cela, le mécanisme était unique et entièrement conçu pour elle, et elle mentirait si elle disait qu'elle avait ménagé le système depuis qu'elle le possédait. Au moins, cela avait un avantage, on ne pouvait pas la perdre, vu le boucan qu'elle produisait à chaque fois qu'elle bougeait ce maudit bras. Et se retrouver avec son bras gauche inutilisable ne lui plaisait pas vraiment. Et pire que ça, elle refusait d'aller quémander de l'aide aux autres races par simple fierté, la rousse n'était pas facile à comprendre.

Elle avait bien sûr appris à se réparer un minimum seule, mais là, il y avait de gros travaux à faire et avec une seule main, c'était impossible pour elle. Elle finissait par lâcher un soupir un peu froid, décidément, elle n'aimait pas du tout le monde du dessus, préférant les sous-terrains.

Bien entendu, la vampire ne s'attendait pas à un oui direct, mais au moins elle avait eu l'audace de lui demander franchement, et ça s'était une qualité, elle ne tournait jamais autours du pot. Cela tranchait fortement avec son apparence infantile, puisque généralement les enfants ne savent pas trop ce qu'ils veulent.



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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Mer 21 Déc 2016 - 18:02

Le ton qu'adopta Aphaïa lorsqu'elle fit mention de son forgeron habituel ne laissait que peu de place au doute. Il n'était probablement plus de ce monde pour une raison ou une autre. Sa congénère lui indiqua également que personne n'était assez compétent pour réparer son bras. Kaegen le prit comme un défi à son encontre. Cette bravade, le forgeron l'accepta aussitôt. Des mois s'étaient écoulés depuis la dernière fois où il dût se triturer les méninges, une nouvelle opportunité s'offrait à lui et le sourire aux lèvres, le challenge fut relevé.

 « J'accepte votre demande, dans ce cas. Tous les outils nécessaires à cette réparation se trouvent à mon atelier au sein de DureRoc. »

Aphaïa se contenta de hocher la tête à son attention. Les deux compères continuèrent leur long trajet. Fort heureusement, ils ne se situaient plus qu'à une heure, voire moins, de la ville. La nuit s'était déjà bien installée et la faune locale se réfugiait dans leurs abris tandis que les prédateurs entamaient leurs traques nocturnes. Certains d'entre eux s'étaient rapprochés d'eux mais ils rebroussèrent chemin lorsqu'ils virent les deux vampires et la jument. L'instinct de survie à l’œuvre dans toute sa splendeur. La marche fut silencieuse mais brève, ils avaient atteint DureRoc en moins de temps qu'il n'en fallait et purent rentrer dans l'enceinte de la Cité Forteresse sans aucun problème.

Les rues de la Force Sombre étaient, comme d'habitude, remplies de passants provenant de tous les horizons. Bien sûr, les vampires dominaient largement la population qui y était présente. La nuit représentait les heures les plus actives de la ville. Kaegen, qui avait pris les devants, se tourna vers Aphaïa qui le suivait.


 « Mon atelier se trouve au cœur des quartiers commerciaux plus en profondeur. Suivez-moi, je vous prie. »

Sans attendre sa réponse, il fit volte-face et continua à se frayer un chemin parmi la foule. Ils marchèrent durant de longues minutes, la jument les suivant toujours derrière eux.
Ils pénétrèrent dans une artère, entre deux bâtiments. Là, une grande porte noire se dressait face à eux. Kaegen sortit de sa petite bourse une clef en acier argentée. Il l'enclencha dans la serrure prévue à cet effet et actionna la poignée de la porte qui s'ouvrit.
Le forgeron fit signe à sa cliente d'entrer. Une fois à l'intérieur, un immense atelier se dévoilait à leurs yeux. Les locaux étaient dotés d'une superficie impressionnante malgré l'emplacement de la forge au sein de la ville. Deux autres vampires étaient présents sur les lieux, l'un était forgeron et l'autre était son assistant. Ils levèrent la tête dans leur direction, s'offrant un moment de répit dans leur dur labeur. Kaegen les salua d'un hochement de tête, ce qu'ils rendirent aussitôt avant de reprendre leurs activités.


 « Votre jument peut entrer, nous avons un espace extérieur à l'arrière du bâtiment où elle sera en sécurité. »

Kaegen se rendit au fond de la pièce et ouvrit une double porte qui donnait sur l'arrière de la forge. Là, un grand espace vide mis à part une petite étable pouvant accueillir six chevaux s'y trouvait. Toutes les places étaient inoccupées. Le forgeron invita Aphaïa à y laisser sa monture. L'écurie de fortune, bien que moins grande que celles auxquelles on pouvait s'y attendre, disposait toutefois de tout ce qu'il fallait pour traiter les chevaux. Ils pouvaient donc manger, boire et se reposer. Une fois la jument à son aise, bien qu'elle fut au départ réticente, Kaegen rentra de nouveau à l'intérieur par la même porte, la laissant cette fois ouverte pour ne pas trop isoler la jumente. Il se dirigea alors avec Aphaïa devant une grande bibliothèque contenant plusieurs ouvrages concernant la forge et d'autres sujets. D'une main, il retira un livre de son emplacement et de l'autre, il tira sur un petit anneau métallique qui actionna à son tour un autre mécanisme. Le vampire avait le temps de retirer son bras avant que la bibliothèque ne se mette à coulisser vers la gauche ainsi qu'un pan du mur se trouvant directement derrière. Il remit le livre à son emplacement et s'engouffra dans l'entrée qui venait d'être dévoilée, suivi d'Aphaïa. Ils traversèrent le petit tunnel et se retrouvèrent dans une autre grande salle dont la superficie devait être égale à un peu plus de la moitié de la précédente pièce centrale. Plusieurs établis s'y trouvaient ainsi qu'une forge et une rangée d'outils en tout genre.
Kaegen invita Aphaïa à s'asseoir sur l'une des chaises à disposition dans la pièce. Le passage qu'il avait ouvert venait de se refermer silencieusement derrière eux.


 « Désolé pour tout ceci. Je préfère travailler en paix. Je partage cette bâtisse avec le forgeron que vous avez pu voir tout à l'heure suite à un commun accord. Aussi, je vous serais gré de ne pas ébruiter tout ceci. » déclara-t-il finalement, un sourire aux lèvres.

Durant tout le processus, Aphaïa ne s'était pas réellement exprimée. Sans doute avait-elle vu des choses encore plus étranges qu'un inconnu l'entraînant dans son atelier secret ou alors elle était pourvue d'une grande confiance en sa capacité à se défendre s'il advenait qu'il s'en prenne à elle.


 « Bien. Je vais me mettre au travail. Vous permettez ? » dit-il, en s'approchant d'elle. Il tira au passage une chaise qu'il posa de façon latérale par rapport à sa congénère. Il se pencha sur le bras de la vampire sans trop s'approcher et examina l'objet de la requête.

Kaegen hocha la tête continuellement, comme s'il comprenait au fur et à mesure le mécanisme qu'utilisait le bras. Aphaïa restait silencieuse, l'observant sans aucune émotion. Elle pensait sans doute qu'il allait échouer comme tous les autres. Cependant, cela n'allait pas être son cas.
Le forgeron se leva et chercha divers outils sur ses établis. Il revint à ses côtés quelques secondes plus tard et se rassit près d'elle. Il s'aida d'une brosse afin d'enduire le mécanisme d'huile, un liquide similaire à celui qu'on pouvait trouver dans les lampes à huile. L'usure semblait avoir bien l'avoir bien endommagé. Il empoigna d'autres outils et se plongea dans son travail.

Une heure s'était écoulée depuis qu'il avait commencé à travailler dessus. Kaegen venait de terminer son intervention et se releva, visiblement satisfait.


 « Voilà, c'est tout bon. Votre mécanisme était trop serré, ce qui a causé un blocage. Vous avez certainement dû forcer à un moment donné, ce qui l'a grandement endommagé. En dé-serrant tout ceci, j'ai également pu ajouter quelques modifications. Ces petits anneaux dans lesquels passent des fils de soie renforcée, permettront une plus grande solidité ainsi qu'une meilleure mobilité. J'ai également pu rallonger la durabilité active de l'huile. Rien qu'avec de l'eau, ce devrait être suffisant pour vous permettre de le bouger sans aucune gêne, appliquez de l'huile environ une à deux fois par mois et ce sera comme neuf. Bien sûr, j'ai également poli de nouveau tout l'ensemble. Allez-y, essayez. »

Bien que le mécanisme paraissait assez complexe de base, il avait déjà effectué quelque chose de similaire avec certaines armures plutôt compliquées. La protection n'étant pas tout, la mobilité se devait d'être préservée. Lorsque la vampire approuvera son travail, il pourra ensuite lui annoncer le prix du service fourni.

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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Jeu 22 Déc 2016 - 20:38

L'homme saisissait sans mal le défi qu'elle lui avait lancé, elle avait été plutôt confiante sur ce coup-là, elle savait que les hommes étaient les plus promptes à saisir ce genre de défi, c'était une enfant et comme tous les enfants, elle aimait tout particulièrement jouer et encore plus gagner, elle souriait intérieurement en le voyant accepté.

Quand ils se mirent en route, elle sentait les prédateurs assez facilement, ses sens étaient plutôt aiguisés, mais surtout qu'elle avait senti sa monture se tendre, cette dernière ronflait, encolure arrondie, ses pieds se décollaient plus facilement du sol, elle avait les pieds légers, prêts à frapper à la moindre attaque, mais elle restait une proie avant toute chose.

D'ordinaire rien que l'odeur des vampires suffisait à faire fuir n'importe quelle bête, celles-ci devaient être particulièrement affamées, et une chance qu'elle savait se défendre en cas d'attaque vu qu'elle ne connaissait pas grand chose de l'homme.

Aphaïa préférait les sous-terrains à la capitale, qu'elle jugeait trop animer, elle s'isolait fréquemment dans une des galeries, soit disant condamner, si bien que pendant pas mal de temps, on l'a cru tomber au combat ou tout simplement évaporée comme un mauvais rêve.

Elle suivait le vampire, silencieusement comme à son habitude, main sur son épée comme à son habitude, la jument, elle essayait de chiquer deux trois personnes qui s'approchaient de trop près, la Louve était presque plus connue que sa cavalière à cause de son tempérament agressif.

Les clapotements des sabots ferrés du destrier sur les pavés résonnaient, mais ils ne parvenaient pas à sortir la petite rousse de ses pensées plutôt nébuleuses, en fait elle était assez souvent perdue dans ses pensées, se posant des questions sur elle-même et sur le monde qui l'entourait.

Elle levait les nez de ses pensées quand ils se trouvèrent devant une lourde porte noire, elle observait rapidement les deux hommes, pas une menace, pour elle. Si c'était un piège, il était ridicule, mais il n'y avait aucune raison que cela en soit un.

Se contentant de rester prêt de sa monture au niveau de l'épaule de l'animal, à l'abri des sabots et de ses dents, finissant par suivre presque trop docilement le forgeron, la jument n'était pas décidée à se laisser mettre en stalle, elle tenta même de ruer dans sa petite cavalière, qui esquivait habilement. C'était habituel chez-elle, si bien qu'elle n'y faisait même plus attention. Puis elle finissait par mettre la tête dans la paille, ce qui mettait fin aux hostilités.

Aphaïa observait discrètement la pièce, l'homme semblait vivre dans une certaine illégalité, bien entendu, elle ne ferait aucun rapport là-dessus vu qu'il lui venait en aide, elle ne trahissait pas ses alliés, mais s'il tentait quelque chose de stupide. Aussi étonnant que ça puisse paraître, elle était toujours un minimum méfiante, elle connaissait la manière de faire des vampires, certains avaient bien tenter de l'affronter.. Et elle était toujours là.

Elle s'installait donc comme il le demandait donc, l'observant faire, avec un certain détachement le temps qu'il observe le mécanisme si particulier de son bras, qui n'était en fait semblable à une pièce d'armure, avec des courroies de cuir noir, le système cherchait lui permettre tout simplement de bouger son bras droit, un curieux mélange d'anneaux d'acier et de plaques en sombre-acier. Le tout soutenant son bras et lui permettant de le bouger presque normalement, mais pas de tenir une arme. Et fut bien obligé d'enlever cette protection, détachant toutes les courroies qui tenaient la structure en place. En fait, elle ne l'avait pas enlevé depuis qu'elle avait subi sa blessure.

Sans elle se sentait moins en confiance, comme si elle était nue, vulnérable et surtout son bras droit pendait un peu lamentablement, ne pouvant pratiquement pas le bouger sans le précieux mécanisme, et vu l'état de son bras on devinait sans mal que les multiples blessures avaient été provoquées par une arme lourde en verre noir, sans doute pendant l'invasion alayienne, mais probablement aussi du poison pour que les capacités de régénération soit affecté ainsi depuis le temps.

Elle restait pratiquement silencieuse pendant qu'il réparait, se contentant de remuer un peu, elle ne supportait pas de rester inactive trop longtemps, elle s'ennuyait bien vite. Une caractéristique propre à ceux fait pour l'action. Mais elle restait patiente, elle avait confiance en l'homme.

Quand il lui annonçait qu'il avait terminé, elle lâchait un petit sourire, semblant plutôt contente, soudainement démonstrative dans sa joie. Comme une gamine qui avait enfin ce qu'elle voulait. Et quand elle devait l'équiper de nouveau, c'était bien moins facile que de l'enlever, chaque plaque, anneau, courroie devant être parfaitement ajustés et à la bonne place, elle faisait bouger un peu le mécanisme, elle ne grinçait plus, et le sentait comme au premier jour.


C'est parfait.
Elle étirait un peu son bras,
appréciant vraiment le travail de l'homme.




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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Ven 30 Déc 2016 - 17:32

Immédiate fut l'apparition du fruit de son labeur. Sa cliente semblait satisfaite des travaux effectués sur le système de son bras. Il n'avait jamais auparavant eu affaire à un tel mécanisme. L'ouvrier qui en fut le créateur devait être talentueux, Kaegen ne pouvait qu'en louer les mérites. La base même de cette œuvre était solide mais le bras manquait cruellement de finitions, chose qu'il arrangea aussitôt. C'est avec un sourire qu'il répondit à son interlocutrice.

 « Je suis ravi que mon travail vous plaise. Comme je vous l'ai expliqué, une légère maintenance hebdomadaire que vous pourrez effectuer vous-même devrait suffire à la rendre comme neuve. Au besoin, vous savez où me trouver. »

Une question trottait dans l'esprit du forgeron. Après avoir travaillé pendant plus d'une heure sur l'appareil, il ne pouvait s'empêcher de se demander comment elle en était arrivée à devoir porter un tel fardeau ? De plus, son apparence physique suggérait qu'elle était devenue une vampire à un très jeune âge. Qu'avait-elle donc subi avant d'en arriver là ? Avait-elle subi ces dommages corporels alors qu'elle n'était encore qu'une humaine ? Beaucoup de questions sans réponses. Au fond de lui-même, Kaegen ne voulait pas réellement les connaître. Parfois, on se dit à nous-même que l'ignorance est la paix de la vie. Quoiqu'il en soit, il ne pouvait pas la laisser se balader avec un bras défectueux. La tâche terminée, il devait à présent lui annoncer la somme résultant des réparations effectuées. Il riva ses yeux vers sa congénère et ouvrit lentement la bouche avant de dévoiler un visage amical.

 « Le coût de ces réparations sera... votre parole. »

Il créa intentionnellement un léger suspense afin d'examiner la réaction de sa cliente, qui semblait légèrement confuse au prime abord.

 « Je vous demanderais seulement de tenir cet endroit secret. C'est mon petit havre de paix et je ne souhaite recevoir personne ici. C'est pour vous remercier d'avoir accepté de m'accompagner durant cette dernière partie du trajet à DureRoc mais également pour m'avoir permis de travailler sur ce mécanisme plutôt unique. A l'avenir, venez me voir directement si vous avez de nouveau un problème avec, qui sait, je serais alors peut-être en mesure de vous en fabriquer un tout nouveau modèle.»

Kaegen se leva rapidement afin de ranger son atelier, laissant par la même occasion le temps à Aphaïa d'essayer les nouvelles modifications plus en profondeur. Une fois la pièce de nouveau impeccable, il se tourna vers elle et l'invita à le suivre. Ils se dirigèrent tous deux vers le même point d'entrée et le forgeron abaissa un levier qui ouvrit de nouveau le mur ainsi que la bibliothèque. Une fois passés, le levier se releva automatiquement et le passage fut refermé derrière eux. Les deux vampires rejoignirent la jument qui se reposait, au même endroit, dans la cour arrière.

 « J'ai encore du temps devant moi. Si vous le souhaitez, on pourrait aller se promener en ville ? J'ai plutôt faim et nous pourrions peut-être parler du bon vieux temps ? »

Bien entendu, la faim qu'évoquait Kaegen s'exprimait en sang. Cela faisait déjà plus d'une journée qu'il n'en avait pas bu la moindre goutte. En ce qui concernait le bon vieux temps... C'était là davantage une tentative pathétique de sa part de faire la conversation. Discuter des guerres passées et des autres événements survenus en Armanda ne pouvait guère s'apparenter à de bons souvenirs sauf pour certains. Il avait utilisé le même ton que lorsqu'il lui avait proposé de l'accompagner jusqu'à la capitale du royaume vampirique. Une proposition sans grande conviction, en somme.
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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen. Lun 2 Jan 2017 - 18:18

Elle ne pouvait pas mentir en disant que c'était du mauvais travail, c'était même bien mieux que l'original qui avait été fabriqué dans l'urgence avec ce qui était disponible, peu de temps après la bataille des bois sombres, elle voulait à tout pris retourner se battre et il n'y avait rien d'étonnant quand on connaissait son géniteur.

Les deux étaient pareils, même si la vampire refusait de l'avouer, les Makhaïra n'étaient pas enfants de cœur, mais elle était épargnée par cette réputation vue que très peu de personnes connaissaient son nom, généralement les gens se contentaient du Fléau Rouge ou de tout simplement Rouge. Cela lui convenait parfaitement vu qu'elle ne se reconnaissait pas vraiment dans ce nom. En fait, elle n'avait commencé à être célèbre que suite à sa victoire face à son géniteur en duel singulier, et le tout en respectant parfaitement la tradition. Que demander de plus ?

Elle croisait ensuite les bras d'un air entendu à la requête de l'homme, bien entendu qu'elle ne dirait rien, il n'était ni une menace pour elle ni pour le royaume, et elle n'avait qu'une seule parole. Donc elle se contentait de hausser positivement la tête.

La vampire parlait peu, uniquement quand c'était nécessaire, et nul doute que même sous la torture, elle garderait le silence, du moment qu'il ne devenait pas un ennemi, c'était évident. En fait de manière générale mieux ne valait pas être la cible du Fléau. Elle pouvait se révéler plutôt sans pitié vis-à-vis de ses ennemis et encore plus quand elle avait carte blanche, mais le vampire avait de la chance, il était dans ses bonnes grâces.

Puis elle recommençait à le suivre, plutôt docilement et surtout silencieusement comme à son habitude. La jument en voyant tout ce beau monde débarquer comme ça plaquait ses oreilles sur sa nuque, naseaux pincés, blanc de l'œil bien visible. La petite rousse restait insensible à la comédie de l'équidé qui se cabrait en la voyant passer. Avec le temps, elle ne faisait même plus attention à ses humeurs, elle composait avec.

Pourquoi pas.
Tout dépend de ce que vous appelez le bon vieux temps.
Celui où l'on vivait encore naturellement ?
Ou celui où on avait tous les droits ?

Son ton était particulier, un peu froid.

Il y avait une petite lueur dans son regard, quelque chose qui ne laissait pas place au doute, un amusement un peu malsain mais à la fois enfantin.

---

Le reste de la journée n'avait fait que se dérouler le plus naturellement possible, simple fruit de la rencontre entre deux vampires, le bon vieux temps semblait bien loin à présent. Et finalement chacun repartait de son côté.



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MessageSujet: Re: « Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen.

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« Souviens-toi comme nous étions libres. » - Kaegen.

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