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Ruines [Cynoë]

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MessageSujet: Ruines [Cynoë] Ven 7 Oct 2016 - 19:00

¤ Après le combat ¤


8 septembre, an VII d’Obsidienne

Voilà quelques jours, le dragon de l’ire avait déposé Kälyna à la frontière du désert. Le Corbeau lui avait fait part d’information pour le moins inquiétante … agaçante. Malheureusement, l’enfant de l’orage n’avait pas le temps de s’occuper lui-même de cette affaire, il l’avait donc laissé entre des mains bipèdes. Entre celle de Sombréclat et d’Alford. Le rouge n’avait pas confiance en les bipèdes, mais il savait que ses deux propriétés ne le décevraient et réussiraient leur mission. Il le savait, car à défaut d’avoir confiance en les bipèdes qu’ils étaient, il avait confiance en leur sentiment. La volonté de protéger d’Alford, et la volonté de survivre de Kälyna. Le premier souhaitait en finir avec Vraorg. La deuxième devait prouver qu’elle avait coupé tout lien avec ce dernier. Le rouge aurait grandement apprécié de s'en occuper lui-même, mais … il avait fort à faire ailleurs. Il fut par ailleurs ralenti dans ses occupations, car il avait dû garder une dragonne liée, Aïasil. Cette perte de temps n’avait pas été totalement infructueuse puisqu’il avait pu apprendre quelques petites choses grâce à cela. Cependant, il avait obligé d’y mettre un terme en déposant au domaine des Baptistrels, sachant qu’elle y serait à peu près en sécurité, avant de s’envoler en direction de Fortuna où il avait rendez-vous.

Ainsi le vol pourpre du dragon croisa le vol sombre du Corbeau, une nouvelle fois. Ce dernier l’attendait avec un invité-surprise. Un bipède, un humain, un forgeron que le colérique avait demandé à Saemon de débusquer. Oh non, pas ce bipède en particulier bien sûr, mais un comme lui, qui avait les réponses qu’il cherchait. Les dragons étaient des créatures d’une grande intelligence et au savoir incommensurable, cependant pas absolus. En particulier dans une matière propre aux bipèdes, que le rouge haïssait, qui était couplé aux souvenirs d’une mémoire trop ancienne et capricieuse. Toutefois, s’il n’eut pas les réponses à toutes ses questions, il en eut suffisamment. Et une fois l’entretien terminer, il ordonna au Corbeau de garder l’homme séquestrer jusqu’à ce que son utilité ne soit plus nécessaire. L’équation était bientôt complétée. Ce forgeron, ses souvenirs … il ne manquait plus que du vif-acier. Où allait-il bien pouvoir trouver cela ? Peut-être que l’une de ses autres possessions le saurait. Il était par ailleurs temps d’aller les retrouver. Depuis deux jours déjà, le colérique ressentait quelque chose. Dans l’air, dans le sol, dans la trame. Un mauvais pressentiment. Avait-il bien fait de laisser des bipèdes se charger de cela ? Malheureusement, il ne pouvait pas être sur tous les fronts. Ayant fini ses affaires, Verith prit son envol en direction du désert et c’est à mi-chemin qu’il ressentit l’appel de détresse urgent d’Alford Gorder.

L’interrogation s’empara alors de lui, que pouvait-il bien se passer pour qu’Alford l’appel à l’aide. Quelque chose de grave sans nul doute, sans ça, l’humain ne prendrait pas le risque de le déranger pour rien. Sans attendre, le dragon accéléra son vol qui fut grandement perturbé par les émanations magiques en provenance du désert qu’il vit se déchirer sous lui, tandis que de la magie s’échappait des failles et illuminait le ciel au-dessus de la mer de sable. L’enfant de l’orage se calma néanmoins à mesure qu’il approchait de la source de l’appel de Gorder, ressentant la magie se retomber, se dissipant. Si quelques choses avaient mal tourné, nul doute que cela n’aurait pas cessé, mais se serait aggravé. Était-ce cela la justification de l’appel de son protégé ? L’odeur du sang s’empara bientôt de ses naseaux. Une forte odeur de sang … beaucoup de plasma sanguin avait coulé ici, il approchait.

Verith perdit de l’altitude, se rapprochant du sol, constatant les dégâts d’un désert en ruine, éventé de toute part comme lacérer par une dague géante. Il sentit bientôt des esprits au loin, dont certains qu’il connaissait. Un était plus puissant que les autres. Et pour cause il s’agissait d’un dragon. Un dragon que le rouge connaissait d’ailleurs et qu’il ne manquerait pas d’oublier, pour la simple et bonne raison que ce sot l’avait défié à peine sorti de l’œuf.

Lorsque Verith arriva au niveau d’un campement en ruine, le sol démembré par des failles plus grosses qu’ailleurs, il atterrit. Son regard se porta sur la scène, passant sur Cynoë qu’il sembla ignorer cherchant autre chose. Ne le trouvant pas, il se décida d’accorder de l’attention au dragon d’améthyste qu’il salua hypocritement d’un :

« Salutation, dragon lié. »


Avant d’enchainer sans attendre.

« Il semblerait que les informations du Corbeau étaient exactes … il semblerait aussi que mes biens aient réussi leur tâche … bien que je ne m’attendais pas à autant de dégâts. Où est Alford Gorder, dragon lié ? Je sais qu’il était ici. »

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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Sam 8 Oct 2016 - 22:20

Le jeune Améthyste n'avait pas pu s'empêcher de retrousser ses lèvres écailleuses en voyant une silhouette connue se rapprocher du lieu du combat et se poser. Verith, le grand dragon écarlate, au caractère volcanique, semblait rejoindre le drame après la tempête. A croire qu'il venait se repaître de ce qui avait pu se passer pour apporter un jugement fataliste quand à ce qui venait de se passer. En même temps, avec la trame qui avait été perturbée et les ondes magiques qui avaient résultés de ces crevasses, quoi de plus normal de voire le saurien à la couleur sanglante venir pour voir et comprendre ce qui avait pu se passer.

Face à son ironie, le saurien violine avait lâché un léger grondement, avant de répondre malgré tout à son salut, même si le respect n'était pas dans le ton du saurien écarlate.

°Salutations à toi, dragon écarlate°

Pourquoi il se donnerait la peine de le nommer par le nom qui était le sien alors qu'il ne l'avait pas fait ? De toute façon, la situation n'était pas de savoir si on devait user du nom ou pas, que ce soit par un manque de tact voulu ou pas. Verith trancha dans le vif d'un sujet inattendu : il cherchait Alford.

Cynoë clignait encore des yeux d'incrédulité à entendre ce qu'il venait d'entendre. Mais rapidement, il se rappelait ce qui s'était passé. Il répondit donc au grand dragon rouge.

°Si tu espérais participer à la bataille, tu arrives un peu tard. Quand à Alford... °

Ce n'était pas l'envie qui lui manquait de savoir pourquoi le Rouge cherchait l'humain. Après un bref regard qui luisait d'un certain désir de protection, le dragon fit d'abord un pas en arrière.

°Oui il était ici et si tu le considères comme un bien, il est bien plus qu'une simple propriété ! C'est un humain qui s'est battu contre les sbires de Vraorg ! Et il y a laissé la vie ! °

L'Améthyste s'écarta complètement, dévoilant le corps de l'humain, qu'il avait tenu à garder le temps de savoir ce que les siens feraient pour lui. Oh il savait qu'il avait été mordu par un vampire, mais restait à savoir si la morsure agirait ou pas....

°Il s'est battu dignement. Je te préviens, si tu cherches à profaner son corps quelque soit la raison, je n'hésiterai pas à t'en empêcher. °

Il doutait que Verith venait uniquement pour se repaître du corps d'alford, mais il tenait à montrer clairement sa position.
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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Sam 8 Oct 2016 - 23:51

¤ Le propriétaire ¤


Verith venait d’atterrir sur les terres éventrées du désert d’Esfelia. Ce lieu avait une fois de plus été le théâtre d’événements désolant. Pauvre terre, pauvre Armanda. Quand est-ce que cela prendrait fin ? L’odeur du sang était encore forte dans l’air et certaines parties du sable sous ses pattes étaient rougeâtres. Le colérique faisait attention où il mettait les pattes afin de ne pas en enfoncer une dans une crevasse, ou encore provoquer d’autres fissures. Il n’était pas là pour cela. Avec hypocrisie il salua Cynoë, choisissant comme un fait exprès de ne pas le nommer par son nom, mais par sa qualité. Le désignant par cette chose dont il était si fier, mais que l’enfant de l’orage méprisait tant. L’améthyste lui répondit, mais n’eut toutefois pas la folie de reprendre sa salutation et son ton en le désignant par ce qu’il était, un dragon libre, préférence sagement le designer par sa couleur. Sans attendre plus longtemps, Verith annonça ce pour quoi il était venu, Alford Gorder. Oh il apprécierait grandement de savoir avec précision ce qui s’était passé ici. Mais ce n’était pas le plus urgent. Il avait reçu un appel de Gorder, ce n’était donc pas anodin pour ne pas y prêter une attention particulière. Cela sembla surprendre le dragonnet, sans doute ne s’attendait-il pas à cela, quoi de plus logique après tout venant de Verith.

Puis ce fut au tour du colérique d’être surpris lorsque l’améthyste lui annonça la mort de son protégé. Comment ? C’était impossible ! Il n’avait pas l’autorisation de mourir ! Un grincement s’échappa de Verith, serrant la mâchoire ses crocs se pressant les uns aux autres sous la pression qui s’y exerçait. Quand finalement, un souffle s’échappa de lui, pouvant presque s’apparenter à un soupire de soulagement, lorsque le lié s’écarta pour laisser apparaitre Alford. L’esprit du grand rouge venant alors s’abattre sur le corps de l’humain et entourer la faible étincelle de vie qui y luisait encore.

« Je n’avais aucune espérance. Si mon intention avait été de participer à ce qui s’est passé ici, je n’aurais pas envoyé mes biens ici, Cynoë. Je m’en serais chargé tout seul. »


Retirant son attention au dragon d’améthyste, Verith fit un pas en avant, son regard se braquant en direction d’Alford.

« Je ne me rappelle pas t’avoir donné l’autorisation de mourir, Gorder. Un bien se doit de respecter les ordres de son propriétaire. Ta tâche n’est pas encore terminée, l’ennemi est devant nous. »


Ouvrant sa gueule, l’enfant de l’orage souffla en direction du corps de l’humain, un condensé de magie sous forme de brume s’en échappa, venant recouvrir le bipède. L’énergie s’entrelaça au corps de l’humain, alors qu’à l’aide de son esprit, il clouait celui d’Alford à son corps afin de l’empêcher de s’échapper. Il avait volé une vie à Mort, il pouvait bien recommencer. Enfin, il tourna à nouveau son attention envers Cynoë.

« Si moi, le dragon de l’ire, considère un bipède autrement que comme un bipède, un parasite et une proie. Si je lui accorde l’honneur d’être l’une de mes propriétés, ce n’est pas pour le profaner. La propriété est une extension de sa propre personne. Cela reviendra à manquer de respect envers moi-même. Ne serait-ce pas pure folie ? »


Lorsqu’il fut certain d’avoir empêché l’esprit d’Alford de quitter son corps, il retira sa psyché de l’enveloppe du bipède pour la concentrer sur celle de Cynoë.

« Ton amour pour les bipèdes qui provient de ton lien corrupteur t’aveugle toujours, dragon lié. Sauf que cette fois tu n’es plus le dragonnet à peine né qui m’a défié à Gloria, te balayer ne me posera donc pas de problème. Préserve donc tes forces et ta vie non pas pour défendre les bipèdes, mais pour défendre ton précieux lien lorsque plus aucune distraction ne me détournera du cas de l’infâme magie d’Edwyn et que je viendrais pour la détruire. »


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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Ven 14 Oct 2016 - 8:50

Cynoë aurait pu apprécier de lire la surprise sur le faciès écailleux du dragon aux écailles écarlates. Mais l'instant n'appelait pas à se réjouir d'une telle et rare émotion apparaissant chez Verith. Rien que de découvrir cela suffisait à confirmer que le corps d'Alford ne sera pas dévoré ou détruit. Cynoë ne put s'empêcher de grincer des dents quand le grand saurien évoquait encore Alford comme un bien.... Comme si les humains étaient des objets à contrôler et à posséder. Puis Verith apportait une totale confirmation comment il considérait Alford. En somme, quand le saurien volcanique apportait son intérêt sur un bipède, le fait de le considérer comme une propriété était une forme de respect à son égard. Etrange concept que voilà

Une fois que le saurien à la cuirasse sanglante eut terminé de s'exprimer après lui avoir accordé un souffle revitalisant, pour permettre à son esprit de rester dans son corps le temps de la transformation vampirique, Cynoë ne le quittait pas de ses yeux ambrés.

°Il est difficile de croire en tes paroles actuelles alors que je me rappelle très bien des dernières pensées que tu éprouvais à l'égard des bipèdes, lors de notre précédente rencontre.°

Et à entendre ce qu'il venait t'entendre, nul doute que le saurien écarlate se laissait guider plus par ses émotions draconiques que sa sagesse et sa raison.

°Je suis peut être un dragon lié, mais ce n'est pas le lien qui me pousse à défendre les bipèdes. Des bipèdes de la valeur d'Alford méritent qu'on les soutiennent ; et pas à les considérer comme des biens, même si cette notion est particulière prononcée entre tes crocs. Si le lien t'importait réellement comme tu te plais à l'affirmer, ce n'est pas ce qui menace Armanda qui te détournerait l'attention. Tu t'y serais attaquer au plutôt. Ce qui t'importe est de défendre Armanda, mais aussi le fil de ta propre existence. Je défends le lien, mais je défends Armanda et les êtres qui y habitent. Tu hais les bipèdes, mais tu portes intérêt à eux comme Alford. Etrange contradiction que voici °

Le dragon de l'Ire usait de ses biens au final pour garder un oeil dans des régions où il ne se trouvait pas... et qui sait quelles autres raisons Verith portait un étrange intérêt à quelques uns en particulier. Cynoë sentait aussi la valeur de certains hommes, mais pas pour en faire une propriété quelconque.

°Et ne crois m'effrayer en me menaçant, même si c'est avec légèreté. Je ne suis pas un dragon aussi puissant que toi, mais ne crois pas en ressortir indemne. Et estime toi heureux que j'ai veillé à préserver Alford des charognards, attendant que quelqu'un vienne le réclamer pour veiller à ce qui est ou ce qu'il sera. Maintenant que je sais quels sont tes intentions à son égard, je me suis volontairement reculé. Si j'avais maintenu mes doutes....°

Il n'était plus un dragonnet, il n'était qu'un très jeune dragon en comparaison de Verith mais il aurait protégé le corps d'Alford si Verith avait de mauvaises intentions....Il ne put s'empêcher de grogner avant de reculer de quelques pas encore pour laisser libre accès à Verith pour s'occuper d'Alford comme il se devait. Par contre quand en ce qui concernait le lien, l'Améthyste n'avait plus s'empêcher de plisser ses yeux. Ne plus le sentir en était effrayant.


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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Ven 14 Oct 2016 - 9:07

¤ You know nothing Cynoë ¤

L’esprit d’Alford était faible et vacillant en cet instant, à l’image de sa propre vie. A chaque instant son âme menaçait se de détacher de son enveloppe physique pour prendre son envol et disparaitre on ne sait où maintenant que l’esprit de la Mort était … et bien mort. Rassemblant donc ses forces et sa concentration, le colérique avait commencé à ficeler cet esprit à cette enveloppe de chair. Tant que ce dernier y demeurait alors la mort ne le prendrait pas. Puis il entreprit de soigner cette même enveloppe de chair qui risquait de causer la mort de Gorder. Laissant la magie agir, Verith apporta toute son attention à Cynoë qui, comme à son habitude, lui tenait tête. Ne tardant pas à répondre à ses paroles avec une certaine fermeté. Quasiment du tac au tac d’un ton cinglant.

« Ma pensée sur les bipèdes n’a pas changé Cynoë. C’est juste toi qui crois me connaitre. »


Les bipèdes sont des parasites, des êtres nuisibles qu’il faut par tous les moyens détruire. Cependant, cela n’empêche pas de l’utiliser, surtout si c’est pour la faire s’entretuer ou les sacrifier à la cause des dragons. Plus encore, cela n’empêche pas de conclure des contrats avec eux. Même si une obligation venant d’eux devait être assortie de garanti pour son exécution. Ce qui n’est pas le cas pour un dragon puisqu’il s’agit d’individus dignes de confiances doués d’honneur et de parole. Un ricanement mauvais finit par s’échapper de la gueule du colérique.

« Le lien … Les dragonniers ne sont pas au niveau d’Edwyn ou de Vraorg, ce qui fait que leurs armes sont totalement inefficaces contre moi. De plus, c’est faux. Le lien m’importe. Mais ce n’est pas parce que je ne suis pas venu vous exterminer sur votre ilot gelé que je reste inactif. Tout cela pris en compte, le lien n’est pas la plus grande menace actuellement, envers les miens et moi-même. Vous êtes semblable à de jeunes dragonnets qui viennent de découvrir qu’ils peuvent cracher leurs premières flammes. Et avant que vous ne crachiez votre première langue de feu, je serais déjà venu vous annihiler. Oui je hais profondément le lien et je souhaite sa destruction pour le mal qu’il est, qu’il a fait et qu’il fera. Cependant, cette haine ne m’aveugle pas au point de ne pas voir le danger plus conséquent qui plane au-dessus de nos têtes. Et je souhaite défendre les miens face à ce danger. Je souhaite me défendre face à ce danger. Et je souhaite défendre Armanda, car ce continent est la propriété des dragons. »


Verith vint s’asseoir, tout en restant grandi. L’améthyste ne représentait pas un danger pour lui, aucune raison donc de rester prêt à se battre. C’était une sorte une provocation que faisait en plus ici le colérique.

« Pour ce qui est de mon intérêt avec Alford Gorder … je doute que tu sois en mesure de le saisir. Mais disons pour faire simple … que c’est parce qu’il s’est libéré. Qu’il s’est libéré des mensonges d’Edwyn, qu’il s’est libéré de la tyrannie des Esprits. Une chose dont tu es malheureusement parfaitement incapable, aveugle comme tu l’es. Esclave de la magie d’Edwyn, marcheur de l’esprit de la Terre. Tu as placé ta confiance dans le mensonge. Tu t’es laissé manipuler par ceux-là mêmes qui ont violé notre si précieuse mémoire. Tu es affligeant. »


L’enfant de l’orage expulsa des flammes par ses narines.

« Souhaites-tu que je te remercie pour cela ? Pourquoi te vanter de ce que tu as fait pour lui alors que tu dis vouloir venir en aide aux bipèdes. Tu as donc fait quelques choses de tout à fait normales selon tes paroles. »


Un soupire s’échappa du colosse d’écaille.

« Si tu avais eu des doutes, tu aurais mordu la poussière. Tout comme Silarae et Atalos avant toi qui m’ont attaqué. Tu n’as jamais livré le moindre combat face à un dragon, Cynoë. J’ai passé ma vie à en défier, des plus vieux, grands et puissants que toi. Tu es une forte tête face aux valeurs que tu estimes contraires aux tiennes. Cependant, ce n’est pas cela qui fera changer les choses. Mais tout cela tu le sais, n’est-ce pas ? Ce n’est pas parce que quelque chose est plus puissant que soi que l’on se doit s’écraser pour autant, même si on le devait, car la leçon que cette vérité pourrait pour infliger serait amère. Mais le plus important est d’avoir exprimé son opinion, son opposition, sa défiance, son rejet. Tu me ressembles plus que tu ne dois toi-même le penser, Cynoë. »


Depuis que le colérique avait retiré son esprit d’Alford pour l’envoyer sur Cynoë, il l’analysait comme il avait eu l’habitude de le faire avec toute chose lors de sa cécité du fait de sa malédiction. Et il remarqua quelque chose. Ou plutôt, il remarqua l’absence de quelque chose. La surprise s’emparant de son faciès, mais venant rapidement être remplacée par la satisfaction et le contentement.

« Oh … mais qu’est-ce que cela. On dirait bien qu’il te manque quelque chose, Cynoë. Qui aurait pu croire que cette chance se représenterait à nouveau à toi. Est-ce à nouveau la mort de cette sotte de Kohan qui est à l’origine de cela … mh … non … c’est autre chose … »


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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Mar 18 Oct 2016 - 11:34

Le dragon rouge s'était longuement exprimé, malgré les flammèches qu'il avait soufflé par ses larges narines écailleuses ou encore en s'asseyant tout en gardant une posture dominante. L'Améthyste n'oubliait pas que l'Ecarlate pourrait très bien le balayer s'il le désirait, le faire passer de vie à trépas dans un combat qui allieraient souffle ardent et force physique. Mais le jeune dragon n'éprouvait pas de crainte face à son frère de race bien plus imposant que lui. Face à certaines de ses répliques, il se retint de retrousser les lèvres pour dévoiler ses crocs. Exprimer son ressenti de la sorte n'était que futilité. Et Verith était déjà à lui seul une boule reptilienne de haine et de colère. S'il n'avait pas eu cette vision étriquée, et surtout, s'il ne s'en était pas pris à sa liée.... peut être que le jeune dragon violine aurait eu une autre approche du Grand Rouge. Mais quand les choses sont déjà bien ancrées dans le passé....

Cynoë tendit un bref instant son regard sur le corps d'Alford. il sentait la trame agir en lui. La magie agissait doucement pour soigner un homme qui deviendrait bientôt un vampire. Qui sait comment les choses seront quand ils se rencontreront à nouveau ; si Verith ne corrompait pas son esprit vidée de sa vie passée. Puis les orbes ambrés du saurien violine se posèrent intensément sur le colosse coléreux.

°Qui sait ce que tu crois croire de moi. °

Peut-être qu'il se trompait effectivement sur les songes de Verith. Mais l'inverse était tout aussi vrai. Pour Cynoë, Verith suivait que les commandements de sa rage et de sa colère, la mêlait à son intelligence, un cocktail détonnant dès qu'une chose offusquait sa seigneurie carmin.

°Ecoute alors tes propres paroles. Tu parles du lien et de ses dragonniers comme s'ils se vouaient à prendre les armes contre toi. Comme si leur raison d'être est de te pousser à ton annihilation. Tu cherches une vengeance là où elle n'existe sans doute plus. Hormis ce qui reste de la création d'Edwyn. Si tu en avais les moyens, tu effacerais jusque dans les gribouillis des bipèdes et dans leur mémoire ce nom que tu hais tant. Moi de ce que je vois et de ce que j'entend fait que je ne change pas à ce que je t'avais déjà évoqué : ta propre rage te ronge. Et elle te ronge à un point que tu ne la ressens même plus, tellement elle est partie intégrante de toi. Peut-être que je ne suis qu'un Juste Eclos à tes yeux, mais il y a des choses qui peuvent apparaître évidente à bien des regards extérieurs se posant sur toi. Tu dis qu'Alford s'est affranchi des mensonges d'Edwyn ? Peut-être qu'il a su s'en libéré bien plus que tu ne pourrais le croire. °

Oh il savait que le grand colérique aurait rien à faire de l'image qu'il donnerait. Puis le jeune reprit.

°Si j'avais eu des doutes, je me serai quand même mis en travers de ta route, quitte à mordre la poussière en effet. Et de ce que j'ai fait pour Alford est une chose qui est estimé honorable et respectueux chez bien des siens. Mais il faut comprendre certains aspects des bipèdes pour comprendre certaines choses qui ont de l'importance à leurs yeux °

Verith l'impressionnait mais comme le stipulait le rouge, s'écraser devant plus puissant que soi ne serait que se soumettre à lui. Cynoë lui tenait tête malgré son inexpérience. Il n'avait pu s'empêcher de sourciller quand à la comparaison : ils se ressemblaient ? Peut-être pour leur côté borné, mais bien des choses les différenciait, comme de comprendre les bipèdes.

Puis quand vint la découverte de la perte du lien chez Cynoë....

Le saurien remuait sa longue queue par à coup, ne pouvant cacher l'émoi que cela avait pu provoquer chez lui quand il avait senti le lien se dissiper lentement pour s'éteindre totalement. Mais il restait malgré cette perturbation émotionnelle droit sur ses antérieurs et le cou relevé avec dignité. Cette frayeur de ressentir que du vide en lui était encore présente en lui mais qui était un élément naturel pour des dragons libres. Son esprit s'interrogeait déjà sur l'impact que cela pourrait engendrer sur son existence.

°Ma liée vit toujours. °

Bien entendu, il n'apporta pas d'explications à Verith.
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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Mer 19 Oct 2016 - 10:47

¤ Saisir la chance qui nous est offerte ¤


Le regard orageux du dragon de l’ire passait sur le petit violine face à lui, ainsi que sur le théâtre de désolation qu’il y avait autour de lui, provoquer par le récent combat mené par ceux qu’il venait de rejoindre contre les restes du culte de Blanc. Le jeune Cynoë se tenait face à lui, lui tenant toujours tête. Le colérique était hypocrite dans son raisonnement, il en avait conscience, mais cela ne l’empêchait pas pour autant de rester tel qu’il était. Le dragonnet s’opposait à lui, comme lui s’était opposé à Vie. C’était un combat perdu d’avance, mais pourtant, l’un comme l’autre n’avaient rien voulu lâcher peu importe la puissance de l’autre. Car oui, l’important est de faire prévaloir son point de vue, de maintenir et défendre que l’on a raison envers et contre tout. L’important est de ne pas se soumettre à l’avis de l’autre. Ceci n’est point être borné, c’est juste de la détermination. Et si Verith faisait cela avec autrui, il n’appréciait pas pour autant qu’on le fasse avec lui. Ici était son hypocrisie. Faite ce que je dis, pas ce que je fais en somme. Mais l’enfant de l’orage était ce qu’il était, et vivait avec, dans toute sa complexité et contradiction.

« Vengeance ? Je ne cherche pas vengeance. Je cherche justice. Justice pour tous les dragons qui sont morts par la faute du lien. Justice pour tous les dragons qui sont morts par la faute des bipèdes. Justice pour le préjudice qu’Edwyn Ruddy a fait subir aux dragons en donnant naissance à sa magie abjecte. Et cette justice ne pourra se payer que par le prix du sang. Mais ce n’est pas uniquement ce que je cherche. Je souhaite rendre aux dragons ce qui leur appartient. C'est-à-dire Armanda dans son intégralité. Ce continent qui aujourd’hui grouille de mauvaises herbes, où la nature a été grandement détruite. Cet endroit appartient au patrimoine des dragons et il doit leur être rendu. Mais ce n’est pas tout, dragon lié. Si mon désir d’effacer les bipèdes de ce lieu est si grand, c’est en raison de leurs erreurs nombreuses, répétées et irréparables. De leur incapacité à changer, à évoluer, à apprendre. En raison de la folie qui ronge leur esprit. Du moment où les dragons ont quitté cet endroit au moment où ils sont revenus, RIEN n’a changé. Les bipèdes n’apprennent pas leur leçon. Alors il n’y a plus de temps à perdre avec eux. La race draconique a suffisamment sacrifié pour eux. Il est temps que cela cesse. Rien ne me ronge, Juste Eclos, je suis sidéré par les faits et les faits son là, sous tes yeux, c’est toi qui refuses de les voir. Aveuglé et assourdi par les mensonges d’Edwyn, des Esprits et du Dracos lui-même. Alford s’est libéré des mensonges d’Edwyn, mais pas encore de ceux des Esprits et du Dracos. Mais très bientôt il ouvrira les yeux. La vérité se révélera alors à lui. Il aura alors un choix à faire. Décider de mettre un terme à cette folie, comme je l’ai décidé. Ou alors tenter de l’arranger, mais ne faire que l’aggraver et périr inutile sans y parvenir, comme l’a fait Skade. »


L’enfant de l’orage fit claquer sa mâchoire.

« Tu parles de la haine comme si savait ce que c’était. Mais tu ne sais pas de quoi il s’agit. Toi, qui n’as jamais perdu personne. »


Verith fusillait du regard le petit violine, des éclairs de rage semblant danser dans son regard doré. Il se moquait bien de comprendre les bipèdes. Il n’avait pas à s’abaisser à leur niveau. Il n’avait pas à s’abaisser à comprendre des choses qu’ils désiraient annihiler, sauf si cela pouvait l’aider à mieux les détruire.

« Je suis désolé d’apprendre que cette misérable respire encore. Elle ne connaît pas sa place face aux dragons. Elles qui se pensent au-dessus de tout reproche au point de pouvoir nous en faire. L’irrespectueuse. Si le lien n’existe plus en toi, cela signifierait que tu es parvenu à t’en libérer de toi-même ? Je ne savais pas que cela était possible. Mais la liberté étant le propre d’un dragon, ce n’est guère étonnant. Nous n’avons pas à être enchainés de la sorte. Cependant ce qui me dérange avec cette supposition c’est la raison pour laquelle tu te serais toi-même libéré. Il doit donc y avoir autre chose. Serait-ce elle, ou vous deux qui avez décidé de mettre fin à cette abomination, où un élément extérieur l’aurait décidé à votre place ? Quoi qu’il en soit, mesure la chance que tu as. Bien que tu portes encore en toi la tare du lien. Tu es désormais libéré de ce dernier. Cette fois, ne gâche pas cette liberté qui t’a été rendue. Affranchis-toi totalement des bipèdes et la vision biaisée que t’a imposée le lien. Observe leur vraie nature, le mal qu’ils sont. »

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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Ven 21 Oct 2016 - 10:06

Ainsi le dragon rouge appelait cela justice, cette vengeance qu'il voulait exprimer dans les flammes de sa colère et de sa rage ? Si Cynoë avait été humain, il aurait hoché de la tête devant cette attitude irraisonnée. de toute façon, l'entêtement de Verith ne pourra pas chanceler. Le reptile volcanique se savait ancien et expérimenté, pourquoi il écouterait les dires d'un dragon tel que l'Améthyste ? En temps normal, les dragonnets écoutaient leurs aînés. mais les circonstances qui se dressaient entre l'Améthyste et le Rubis étaient telles que cela n'étaient làguère possible. Cynoë n'était pas encore âgé d'une décennie qu'il avait déjà connu bien des expériences qui l'avaient mûri.

°Et penses-tu que c'est dans le sang que tu rendras Armanda à qui de droit ? Penses-tu que c'est en versant le sang que tu montreras aux bipèdes qui sont cette vermine rampante et grouillante que ces terres sont aux dragons seuls ? Tu ne feras que leur montrer ce qu'ils ont toujours connu pour résoudre les problèmes. la violence doit-elle le maître mot ? Les bipèdes ne changeront jamais si on leur présente toujours les mêmes voies à chacune de leur génération. Et par ta croisade, tu ne fais qu'entraîner un engrenage qui ne rouillera pas tant que le sang sera là pour le baigner et le faire tourner. Et quand à effacer les bipèdes, y mets-tu aussi tes ''biens'' ? °

Son regard ambré se posa sur Alford, toujours gisant là non loin des deux dragons. Qu'est ce que le saurien écarlate répondra à cela ? de plus, il devait s'avouer que le rouge avait raison sur quelques points concernant les bipèdes. Certains ne changeront jamais et les mêmes erreurs se répéteront inlassablement. Mais certains se battaient pour repousser la marée de leur propre espèce, pour la repousser et la contraindre à vouloir prendre une autre voie, un autre fil de l'existence. Devait-on les mettre dans le lot des avides de pouvoir, des adorateurs de meurtres et de vol et des autres engeances de bipèdes qui provoquaient que chaos et malheur dans leur sillage pour leur seul plaisir ?

°Des bipèdes apprennent la leçon. Mais ils ne sont pas tes propriétés, donc tu ne les vois pas. Je connais quelques faits que tu cites, mais je n'adhère pas à ta vision. Là est la différence. Et quand à Dracos, à croire que tu serais capable de l'affronter si cela était nécessaire Est ce que je me trompe ? Quand à Alford, il va revenir à la vie, mais avec son esprit vidé de ses souvenirs d'humain. Quel choix sera-t-il à même de prendre par lui-même s'il a oublié qui il était autrefois ? Ce choiw sera erroné, sauf si tu lui apportes la lumière de cette vérité en toute impartialité. Sinon, cela paraîtra comme un conditionnement. En aucun cas un choix fait en tout libre arbitre que cela implique. °

Et si le Rouge voulait ce cheminement justement ? Puis face au claquement de mâchoires de l'Ecarlate, l'Améthyste était resté stoïque

°La haine a bien des visages et la perte d'un proche, d'un aimé, de tout ce que tu veux, elle aussi aborde différents visages. A t'entendre, il n'y aurait que toi qui aurais le droit de souffrir. La souffrance est différente en fonction des circonstances je l'admets, mais à te l'entendre énoncé, elle, elle te ronge et t'aide à te guider dans ce que tu appelles justice. °

Il s'était retenu de montrer les dents dans l'injure qu'il portait à sa liée. Il ne devait pas lui donner une quelconque raison de rebondir dessus. Mais sa voix mentale se fit un poil plus tranchante.

°Laisse ma liée en dehors de notre conversation. Quand à la Dissipation du Lien, pourquoi devrais-je partager de ce qui a pu se passer avec toi ? Ce que tu appelles chance est déjà à mes yeux un bon moyen de laisser la vie sauve à ma liée si je venais à mourir. Cette liberté que je découvre lui épargner les affres d'une vie quasi immortelle à voir les siens s'éteindre un à un alors qu'elle, restera en vie. Mais je garde les mêmes sentiments que j'ai ressenti pour elle le jour de mon éclosion. Cela n'a pas changé et je ne changerai pas de visions quand à ce que j'ai décidé de suivre. Cet Affranchissement pourrait me permettre bien plus de choses que je n'avais pu imaginer par le passé°

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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Ven 21 Oct 2016 - 13:50

¤ Irrécupérable ¤


« Les bipèdes ne comprennent que la violence !! »


Le colérique avait laissé rugir son esprit dans toute la trame, l’ébranlant de sa déclaration qu’il imposait comme vérité absolue.

« Ils ne comprennent que cela et ne comprendront jamais rien d’autre. Leur sort a été scellé à l’instant même où Edwyn Ruddy les a jugé indignes. Leur sort a été scellé à l’instant même où les Esprits ont échoué. Leur sort a été scellé à l’instant même où ceux qui devaient leur apprendre autre chose les ont rejetés. Nous, dragons, avons tenté de les éduquer, de remplir la mission des Tarenth, mais nous n’y sommes pas parvenu ! Même notre départ, l’ultime leçon, n’a pas suffi à leur inculquer quoique se soit ! Ils ont continué à se battre encore et encore, causant mort, destruction, ravage, sans espoir de renouveau. Tuant les nôtres qui sont restés ici ! Ils sont perdus ! Accepte cette vérité, Cynoë ! »


L’enfant de l’orage se redressa, lâchant un grondement qui vit vibrer son poitrail, alors qu’il se grandissait, posant un regard d’une extrême fermeté sur le Juste Eclos.

« Cet engrenage que tu plais à décrire, ce sont des êtres comme toi qui l’entretiennent, alors que moi je cherche à y mettre fin en détruisant les rouages qui le composent. Tu te berces d’illusions, tu penses pouvoir les sauver, les éduquer, alors qu’il n’existe pas le moindre espoir pour eux. Accepte-le ou tu finiras comme tous ceux qui s’y sont essayés. Mort et déshonoré par ces barbares que tu défends. C’est ton propre sang et tes espoirs de fou qui viendront alimenter cette roue infinie. Ils ne peuvent pas changer. Plus tôt tu comprendras cela, plus longtemps tu vivras. »


Le regard devenu froid et sévère glissa jusqu’à Alford Gorder, étendu plus loin.

« La survie de mes possessions n’a jamais été entre mes griffes, mais entre leurs mains. Je n’ai fait que leur montrer la voie de la liberté. S’ils ne parviennent pas à la suivre. Alors ils mourront comme les autres. Tel est la dure réalité. »


Verith tourna ensuite le museau pour observer à nouveau le petit violine.

« Une goutte d’eau douce ne suffit pas à épurer un océan d’eau salée, Juste Eclos. Ceux-là mêmes que tu décris comme ayant appris la leçon, s’ils existent réellement, sont ou ont vocation être corrompue. Ils sont incapables de racheter les erreurs de leur race. »


Levant l’une de ses pattes, le colérique fit cliqueter ses griffes d’ébène avant d’envoyer des images mentales à Cynoë. Verith se trouvait en compagnie d’Edwyn et de l’esprit de la Vie. Tous trois parlaient, mais le son n’était pas présent. Quand tout à coup, le dragon rouge se jeta sur le Tarenth toutes griffes dehors pour le tuer. Malgré l’intervention de l’Esprit, il ne cessa pas son attaque. Les images cessèrent à l’instant où le colérique fut repoussé.

« Si même un Esprit ne m’a pas gêné pour essayer de faire payer ses crimes à Edwyn. Crois-tu que je ferai grand cas de ce traître vendeur œuf de Dracos, ex-dragon lié ? »


Cynoë qualifierait peut-être cela de folie, mais pour Verith il s’agissait plutôt de détermination. Une détermination à toute épreuve qui ne se laissait pas impressionner par les êtres se prétendant plus puissant que lui. Lentement, il reposa sa patte à terre.

« Je ne suis pas Vraorg. Ma force ne réside pas dans la manipulation, la ruse, la fourberie et le mensonge. Je ne m’abaisserais donc pas à cela avec Alford Gorder. Si je ne l’ai pas fait jusqu’à présent, je ne le ferais pas à l’avenir. Je lui ai toujours dit la vérité. Il a toujours été libre de ses choix. Je ne suis pas un monstre. »


Des flammes s’échappèrent des naseaux du colérique alors qu’il continuait.

« Ma souffrance n’est qu’un fait. Comme toutes celles des autres dragons, toute celle de ma race dont j’ai accès au travers de ma mémoire. Et ses faits s’ajoutent aux nombreux autres qui pèsent en faveur de la condamnation des bipèdes. Oui elle me guide, comme toutes choses qui peuvent le faire dans la réalisation de la justice. »


La colère et la défiance du dragonnet étaient visibles et amusait presque colosse de flamme.

« Ta liée, tu la considères donc encore ainsi, comme c’est dommage. Mais peut-être te faudra-t-il un peu de temps pour t’en affranchir complètement. Après tout, tu n’as connu que cette voie d’esclave jusque-là. Ton opposition est futile dragonnet. Ma marche est inexorable. Je finirais par savoir comment le lien peut-être brisé et alors j’aurais la réponse à ma question. »


Un léger ricanement s’échappa de l’héritier de l’orage.

« On dirait que cela commence. Cette liberté qui est tienne t’amène déjà remettre en question le lien. Ainsi donc, il est également une souffrance pour les bipèdes. Voilà qui est intéressant. Pourquoi l’as-tu donc défendu jusqu’ici dans ce cas s’il pouvait faire souffrir ta liée ? Oh, à moins que tu n’en avais pas encore conscience. »

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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Dim 23 Oct 2016 - 7:29

Cynoë ne put s'empêcher de frémir en se faisant percuter par le rugissement mental du Rouge, mais il ne recula pas, gardant la tête haute malgré cette attaque qui aurait pu le contraindre à prendre la voie des airs sans demander son reste. Non, il n'avait pas peur ! Même quand le colossal Ecarlate joua encore de ses griffes cliquetantes ou encore de ses flammes exhalés par ses narines écailleuses ; le tout pendant qu'il continuait de converser.

Verith partagea même quelques souvenirs, dévoilant là la confrontation du Grand Rouge avec l'Honni Edwyn et un des Esprits. Est ce qu'il essayait de montrer à Cynoë qu'il aurait en effet l'audace de répliquer conter Dracos en personne ? Si le dragon colérique essayait de le convaincre sur cet aspect là, il ratait son approche pour le jeune saurien. L'Améthyste savait très bien en même temps qu'il n'avait pas tous les détails de cette histoire. Pou réussir à pousser à bout un dragon, même Verith, il fallait vraiment le repousser dans ses retranchements. Et à croire que le rouge n'avait plus rien à perdre non plus.

Une fois Verith eut fini sa démonstration de force, Cynoë gardait encore le silence, ne quittant pas du regard ce dragon qui n'avait connu le lien et qui ne le connaîtrait jamais. Peut-être qu'il avait raison sur bien des points, mais à ses yeux, il ne prenait pas la bonne voie. Il restait accroché à cette idée là. Et n'en démordrait pas. Raisonner ce volcan écailleux ? Autant demander à l'océan de devenir terre.

°N'est ce pas des espoirs de fous qui ont permis d'anéantir Vraorg ? Oh je ne doute pas que tu aurais été capable de l'anéantir, mais tu y aurais laissé bien plus que de petites écailles... N'est-ce pas cette forme de folie qui offre des chemins inattendus ? Ils ne peuvent pas changer car tu l'as décidé ainsi. Pour toi, ils sont perdus, condamnés alors qu'eux même ne se savent pas anéantis au point de disparaître à jamais. La violence répond à la violence. Et peut-être que je me berce d'illusions, peut être que tu as raison pour ce que tu énonces, mais de tout cela, c'est de moi-même que j'en déciderai. Mon sang a déjà coulé, sans doute pas assez, mais il coulera encore jusqu'au jour où je déciderai de ce qu'il sera bon de faire pour moi-même°

Une forme de folie ? Peut être. En même temps, l'Améthyste avait vécu dès son éclosion au milieu des bipèdes, donc guère étonnant que son esprit ait eu une influence. Mais une influence qui ne l'empêchait pas d'être dragon ! Et quand le jeune saurien reposa encore une fois son regard ambré sur Alford, il ne préféra rien rajouter d'autre. L'avenir de ce bipède se dessinait déjà et qui se poursuivra par ses propres décisions. Et quand au reste....

°Pour cette souffrance, tu te portes donc plus en arme de la vengeance que de la griffe de la justice. La justice qui est une notion complexe et que les bipèdes abordent beaucoup d'ailleurs... et qu'est ce que la justice qu'au sein de notre espèce si ce n'est de détruire pour régler la question une bonne fois pour toute ? La destruction n'est que la solution, la destruction et l'anéantissement, c'est cela ? °

La longue queue serpentine du jeune dragon battait frénétiquement dans les airs. A ses yeux, ce n'était pas cela la voie de la résolution à tous les problèmes.

°Si j'étais réellement esclave, je n'aurai pas eu ma liberté de mouvement, j'aurai été cantonné sagement dans un grand parc à bestiau en attendant tous les jours qu'on me dise quoi faire. Esclave du lien pour ce qui était de ma vie peut être mais pour le reste. Tu parles d'une chose que tu hais, mais dont tu n'en comprends absolument pas la teneur. Ta marche est inexorable dis-tu... alors veille à ne pas t'arrêter en chemin... Non ce n'est pas une menace, mais tu pourrais très bien ne plus réussir à avancer si tu te trompes d'un seul pas sur ta marche....Et Si j'ai défendu ma liée, oui que je considère comme ma liée, même si nous ne sommes plus unis, est du fait que comme je le disais à l'instant, tu n'en connais absolument pas la teneur. Tu n'as pas été lié et tu ne le sauras jamais. Donc tu ne pourras jamais comprendre°

Il avait eu conscience de la souffrance future que le lien aurait fini à imposer à Esmelda, cela il ne pouvait le cacher, mais il n'avait pas hésité à dire ouvertement à Verith qu'il ne savait rien du don, du moins pas sa profondeur comme le ressentait tout dragon lié.

°Pour chercher à détruire quelque chose, il faut la connaître jusqu'à ses tréfonds les plus inaccessibles. Et de cela, tu les méconnais. Tu connais le lien, sa magie sans nul doute, mais de ce que c'est en réalité, tu n'en as aucune expérience. Et quand bien même tu arriverais à trouver un moyen de briser le lien, de méconnaître son essence pourrait te mener à l'échec°
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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Dim 23 Oct 2016 - 14:02

¤ Ce qui me préserve de l’échec ¤

Le regard du grand dragon était posé sur le Juste Eclos. Son regard est lourd, pesant, charger de colère, de supériorité. Le regard d’un aîné sur un benjamin. Celui d’un sage sur un idiot. Pourquoi ne comprenaient-ils pas ? Il avait beau s’évertuer à expliquer les choses, pourtant de manière intelligible, et ces derniers ne comprenaient pas. Corrompus, ils étaient corrompus. À point tel que leur aveuglement ne pourrait sans doute jamais être levé. Sans doute ? Était-ce à cause de ce doute justement qu’il s’embêtait à continuer à parler de ce point avec les liés. À essayer de leur faire voir la vérité. Non, c’était surement pour se donner bonne conscience. Se dire qu'une fois le moment sera venu, il aurait au moins essayé de les aider, de leur faire voir la vérité. Tant pis pour eux.

« J’aurais volontiers donné une aile ou une patte pour avoir l’occasion de tuer Vraorg. De tuer ce DRAGON LIÉ qui a jeté l’opprobre sur les dragons. Il ne s’agissait pas d’un espoir, mais de l’exploitation d’une faiblesse. D’une faiblesse si évidente que je me demande pourquoi les Esprits n’en ont pas profité plutôt pour l’abattre. Vraorg était arrogant et stupide. Ces deux éléments ont constitué l’espoir qui a permis de le terrasser. Penses-tu que l’intervention des Esprits et l’arme qu’ils ont confiée ont permis de le tuer ? Non. Vraorg s’est tué lui-même. Il est venu de lui-même s’empaler sur cette arme. La force du Blanc résidait dans le mensonge, la ruse et la fourberie. Tel était sa force. Et c’est avec cette force il est parvenu à voler tout pouvoir à Néant. C’est alors que son arrogance lui a été fatale. Enivrer du pouvoir qu’il venait de voler, il en a oublié sa force, sa véritable force. Il a confondu la force de Néant avec la sienne. Lors de la bataille, si Vraorg avait usé de sa véritable force et non de celle qu’il avait volée. Il aurait gagné, vaincu les Esprits et dominé la création. La folie n’a rien à voir dedans, vous avez eu de la chance, c’est tout. Quant à moi, je crée ma propre chance. »


La queue du colérique fouetta durement l’air derrière lui, résonnant au travers des failles qui s’étaient formées avant son arrivée. Verith était un guerrier, un combattant et à ce titre il était doté d'un esprit analytique développer. Et tel était son analyse. Vraorg n’était pas un guerrier, mais un roublard. S’il ne l’avait pas oublié, il aurait gagné. Et c’est par ce même esprit analytique qu’il avait jugé les bipèdes.

« Si tu veux perdre ta vie à tenter de les sauver, alors vas-y. Le moment venu, par un acte de pitié, je viendrais mettre fin à tes souffrances, lorsque ces mêmes êtres que tu défends t’auront abusé. »


Un soupire s’échappa du grand rouge.

« Svenn … connais-tu cette lignée, Juste Eclos ? Ce sont des bipèdes qui vivaient autrefois dans les montagnes gelées. Il y a plusieurs millénaires, avant le départ des dragons, ma mère, Skade, a mis à bat un œuf. Cet œuf lui a été volé et elle a retrouvé sa trace dans la ville de Gloria. Elle a alors attaqué la ville pour récupérer son enfant que les bipèdes refusaient de lui rendre. Et qu’ils destinaient à être lié pour faire la guerre. Lors de l’attaque, elle fut blessée par le patriarche de cette lignée. Elle l’a alors maudit, lui et toute sa lignée. Les années ont passé, puis ma mère est revenue sur ce continent. Accompagnée d’Estelen, ma sœur, et de moi-même. Lors de l’arrivée des Alayiens, ma sœur a été tuée. Et alors que je torturais des Alayiens pour leur faire payer leur folie, l’un d’entre eux m’a révélé le nom de celui qui a porté le coup de grâce à ma chère sœur. Il s’agissait d’un Svenn également. Comprends-tu, Juste Eclos ? L’annihilation est la seule sentence adaptée pour les bipèdes. Car ils sont irrécupérables. Cette lignée en est la preuve. Ma mère les a maudits pour les punir de l’avoir blessé, mais ils ont tout de même tué sa fille. Leur destruction est le seul moyen d’empêcher leur récidive. Oui, c’est l’unique solution, Cynoë. »


L’homme sage apprend de ses erreurs, l’homme plus sage apprend des erreurs des autres. Cynoë semblait avoir décidé d’être le premier, mais pour Verith, c’était le second de manière assurée. La mémoire des dragons était là pour cela. Il était inutile d’aller contre sa nature. Peu importe à quel point le violine tenterait de le convaincre, les faits étaient là et les faits ne disparaissent pas. Mais le jour où il comprendrait que la lutte est vaine, il sera déjà trop tard.

« Le meilleur moyen de contrôler quelqu’un Juste Eclos, c’est avec une laisse invisible. Donne-lui un semblant de liberté et il prendra ça comme une faveur, se sentant dès lors redevable, t’obéissant alors. »


Un nouveau soupire s’échappa du dragon rouge.

« Quand tu regardes l’abîme, l’abîme regarde aussi en toi. Ne me prends pas pour un idiot, Cynoë. Je ne prendrais pas le risque de me faire corrompre par la magie d’Edwyn Ruddy. Je sais ce qu’elle ait, ce qu’elle fait. Je ne l’ai peut-être pas vécu de la même manière que toi, mais j’ai subi ses affres lorsque je marchais aux côtés d’Edwyn. Et cette simple expérience m'a suffit. »


Le regard du dragon rouge se fit plus dur encore, plus déterminer.

« Je ne supporterais pas l’échec. Dû-je bruler, consumer par ma propre force, le lien sera annihilé. Être prêt à mourir pour ses convictions, voilà ce qui me gardera de l’échec. »

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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Mar 25 Oct 2016 - 11:14

Le jeune Améthyste ne détournait pas le regard, quand celui de Verith se porta encore sur lui avec une telle intensité que n'importe qui aurait fui pour ne pas périr sous la dose énorme des émotions qui rayonnait dans chacun des orbes enflammées qui composaient les yeux du saurien écarlate. Enflammés par sa colère et sa rage qui l'inondaient à chaque instant, même s'il arrivait à les tempérer.

°Tu paraissais connaître Vraorg jusqu'au bout des griffes. Son arrogance l'a tué car il se croyait intouchable, reposant sur les acquis qu'il a semés en détruisant la face d'Armanda pour sa seule avidité de pouvoir. Et tu le nommes dragon lié là où il a perdu son essence même de dragon par les actes qu'il a commis ? Un monstre ! Rien qu'un monstre qui ne mérite plus à être considéré comme un dragon, même à l'heure où nous en parlons. A mes yeux, il n'a jamais été dragon ! Rien qu'une âme qui cherchait à asseoir un pouvoir parce qu'il pensait en disposer comme il l'entendait. Et quand j'écoute tes pensées, ce n'était qu'une affaire de chance ? °

Durant trois ans il avait eu à subir la pression avec sa liée de la présence de Vraorg, à être sous ses ordres. Trois années où cette prétendue chance avait pu se maintenir contre lui. Etait-ce de la chance que d'avoir eu à affronter les protégés ?

°Rien n'était écrit à l'avance et maintenant qu'il a été anéanti, rien ne pourra jamais nous dire comment les choses auraient pu se passer si ce Vil Blanc avait opté pour la raison à la place de l'arrogance mêlée de folie. En attendant, il est mort. °

Verith continuait toujours ses démonstrations de force. Cynoë commençait à ne plus être impressionné par le spectacle que donnait constamment le rouge, comme si le violine commençait à mieux cerner le tempérament tumultueux du Rouge.

°Qui te dit que j'en viendrai à agoniser ? Qui te dit que ceux que je défendrai se retourneront contre moi ? Parles-tu en devin ? A toujours te baigner dans le fatalisme, tu en a perdu la notion même de ce qu'était la joie de vivre. Je comprends ce que tu cherches à m'inculquer en me parlant de cette lignée maudite chez les Glacernois. Mais tu t'acharnes sur tout une espèce pour la folie de seulement quelques uns d'entre eux ! Si un oiseau arrive à te blesser la narine, par simple folie, tu brûlerais toute l'espèce parce qu'un seul a osé s'en prendre à toi ? Je comprends oui, mais pas à l'annihilation que tu espères. °

L'extermination totale... Cynoë n'y croyait pas et si c'était réellement la seule solution, alors le dragon rouge aurait déjà commencé. Pourquoi alors ne mettait-il pas en application ses propres mots ? Cynoë n'avait pas besoin de le questionner à ce sujet là... La colère ne poussait pas à la réflexion selon lui et donc... Verith s'aveuglait et se fourvoyait de lui-même dans ses idées. Inutile de chercher à le convaincre. Et comme il était un dragon plus ancien que lui, reconnaître ses propres torts n'était pas acceptable, par pure fierté. Puis quand à cette histoire de laisse invisible...

°est ce une des solutions que tu envisages outre l'extermination pure et simple ? Une forme de domination pour s'assurer que les bipèdes ne commettront plus de forfaiture ? °

Il était curieux de la possible réponse, car là entre le désir profond du saurien de tuer tout ce qui était à deux pattes et cette idée proche de celle de Vraorg ; enfin juste un peu. Puis ce fut à son tour de plisser ses paupières écailleuses.

°Donc tu n'as pas une expérience complète de ce qu'est le lien. Quand je regarde l'abîme, l'abîme ne m'appelle pas, car je sais que je ne sombrerai pas dans ses profondeurs obscures. L'abîme ne me domine pas. Et mourir pour une conviction est louable, mais perdre la vie est un sacrifice inutile si on n'a pas les moyens de s'assurer que la flamme de ce qu'on veut détruite n'est pas à jamais éteinte. °

Il se rappelait de Skade qui avait fait un presque-lien... Même en détruisant la magie d'Edwyn, qui sait ce qui en resterait dans les dragons.... Cynoë était certain que le lien pourrait très bien persister dans chaque dragon, quoique fasse Verith
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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Dim 30 Oct 2016 - 13:29

¤ Analyse ¤


L’Améthyste était courageux, ou fou, ou déterminer, ou sans doute un mélanger des deux derniers à la fois pour ne pas trembler face à Verith. Cette résistance énervait et amusait le rouge. D’ici un ou deux siècles, si le violine survivait jusque-là, et qu’il continuait à lui résister ainsi, il ferait sans un adversaire distrayant à défaut d’être remarquable. Il faut dire que s’il y avait bien une chose qui lui manquait depuis son départ du continent sauvage c’était bien les duels contre ses congénères pour éprouver leur puissance. C’était le bon temps en somme. Mais ce temps-là reviendrait une fois qu’il en aurait fini avec les bipèdes et le lien. Et puis, quand bien même ces affrontements lui manquaient, il y en avait en Armanda. Même si bien différent et pas toujours au goût du colérique. Il faut dire qu’ils n’amenaient pas l’héritier de l’orage à utiliser sa véritable force. Oh il en avait d’autres bien sûr, mais rien n’était comparable à celle primaire.

« Vraorg a fait l’erreur de ne pas me tuer. Alors j’ai exploité cette erreur. Je ne me suis pas tourné les griffes, ni ne me suis morfond. Je l’ai observé, je l’ai étudié, j’ai mis en application ce que je savais des dragons. Tout ce que j’ai pu apprendre au cours de mes nombreux combats. Afin de dresser le profil de ce misérable et trouver la faille à exploiter afin de le tuer le jour venu. Si ce n’est pas moi qui suis parvenu à le tuer. Au moins ai-je pu gagner un duel contre lui en me libérant de son emprise avant sa mort. »


Un léger ricanement s’échapper du colosse de flamme.

« Je n’ai jamais considéré les dragons liés comme de véritable dragon. Se sont des aberrations. Il était effectivement un monstre. Une créature odieuse qui s’est abaissée à revêtir la plus abjecte des formes, celle d’un bipède. Mais je n’oublie pas pour autant ce qu’il a été. Un dragon lié. Encore une tache à mettre à votre discrédit. »


Verith redressa la tête, l’air hautain.

« Oui, pour ce qui est de vous, la majeure partie de votre survie et de votre victoire est due à de la chance. Mais si tu penses le contraire, alors je t’en prie, prouve le moi. »


Le colérique dodelina de la tête avec la suite des paroles du petit dragon.

« Voilà un point sur lequel il n’y aura pas de débat entre nous. Il est mort et il est inutile de reparler des vaincus. »


Le rouge secoua la tête en signe de négation.

« C’est plus compliquer que cela dragonnet. Tu ne prends pas toutes les variables en compte. Mais vu que les soins d’Alford vont prendre un moment, j’ai du temps à perdre que je peux te consacrer pour une petite leçon. Prenons le cas de l’assassin de mon frère, Lorenz Wintel. Mettons l’espace d’un instant de côté, même si cela est inenvisageable, les erreurs antérieures de la race vampirique. Selon toi, je devrais tuer uniquement l’assassin de mon frère et ne pas en faire porter la responsabilité à toute la race vampirique, car il s’agit ici de la faute d’un seul être, n’est-ce pas ? Néanmoins, qu’a fait le peuple vampirique après que ce misérable ait tué mon frère ? Qu’ont-ils fait contre lui ? Contre cet assassin ? Absolument rien. Ils l’ont considéré comme leur chef. Dis-moi Cynoë, les vampires n’ont-ils pas besoin de la magie pour vivre ? N’ont-ils pas besoin de notre présence pour vivre ? En ne prenant pas de sanction à l’encontre de Lorenz Wintel, en lui permettant de rester leur dirigeant, la race vampirique, dans sa globalité, a approuvé le meurtre de mon frère et c’est par conséquent rendu complice de celui-ci. Ils sont aussi coupables que le meurtrier. Voilà pourquoi ils seront tous exterminés sans la moindre exception. Il ne s’agit pas d’acharnement Cynoë. Mais de justice. Et ce même raisonnement s’applique pour les humains et les elfes. Autant pour les fautes récentes que celles du passé. Il n’y a pas de prescription pour les actes malveillants commis envers les miens. »


Un soupire finit par s’échapper du géant rouge.

« Prends garde à tes paroles, Juste éclos. Je n’apprécie pas la comparaison sous-entendue avec Vraorg, ce monstre de dragon lié. De plus, je te l’ai déjà dit précédemment. Je n’ai pas la moindre envie de perdre mon temps à éduquer les bipèdes. Je ne reprendrais pas la charge des Tarenths. Je ne m’associerais pas au Dracos et aux fous qui caressent l’espoir impossible d’y parvenir. Pendant, un temps, avant d’apprendre la mort de mon frère, peut-être aurais-je pu envisager cette domination. Après tout il faut de la fermeté vis-à-vis des enfants turbulents, surtout quand toutes les autres options se sont révélées infructueuses. Mais je ne me soucie pas des bipèdes, aussi je n’ai aucun intérêt à exercer quoi que ce soit à leur encontre. La seule domination qui m’intéresse est celle de ma race sur ce monde et c’est tout. Elle est la seule et unique chose qui m’importe vraiment. Je ne suis pas une créature égoïste. Je ne suis pas comme Vraorg ou le Dracos. Et je suis encore moins comme ces misérables Esprits. »


Un ricanement malsain s’échappa de Verith.

« Je n’ai nul besoin d’en faire une expérience complète. Les informations que j’ai rassemblées me suffisent. Ma mémoire et ma marche auprès d’Edwyn sont amplement suffisantes. Entre deux sages, celui qui l’est le plus est celui qui apprend des erreurs des autres. Pas celui qui en fait l’expérience de lui-même. Je fais l’expérience d’une chose uniquement si je n’ai aucune information à son sujet, ou si j’ai des doutes sur cette dernière. C’est aussi simple que cela. En revanche, pour ce qui est du lien. Je n’ai aucun doute. Et si dans ce combat ma mort doit survenir, mais qu’elle ne suffit pas à éradiquer le lien, alors je suis persuadé que la colère qui est en moi naitra à nouveau en quelqu’un d’autre et finira le travail. Si j’en suis aussi certain, c’est parce que du lien découlera à nouveau de la souffrance qui engendrera la tristesse qui engendrera la colère et la haine. Tu peux me voir un peu comme la conséquence de l’échec du Dracos, des Esprits, d’Edwyn et du Lien. »


Le regard volcanique du rouge se posa sur celui du violine.

« Il arrive un moment où il faut savoir dire stop, Cynoë. Je suis sûr que si tu vis assez longtemps, tu finiras par t’en rendre compte toi aussi. »

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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Mar 1 Nov 2016 - 13:41

Le jeune Améthyste avait pris la politesse d'écouter son Aîné jusqu'au bout de ses paroles pensées. Pas une seule fois son regard d'ambre ne s'était détourné de celui de l'Ecarlate, véritable festival de flammes, de colère et d'une supériorité née de ses expériences et de ses années vécues. Un dragon plus couard aurait reculé. Mais pas le violine. Oui il faisait face à ce dragon, le défiant presque rien qu'en gardant ses yeux rivés sur les siens. Oui, Verith aurait été en droit de lui sauter dessus pour lui donner une bonne leçon après un bref combat de force et de puissance, mais cela ne changera en rien l'idée que le dragon se faisait de ce monde et ce, malgré les dires du grand saurien colérique, qui n'avait pourtant pas tort dans bon nombre des faits qu'il évoquait.

°Vraorg a commis une erreur, qui a viré à une chance pour toi. C'est juste que tu ne veux pas admettre cette ouverture qui s'est présentée à temps pour toi. Quand à se libérer de son emprise. Tu n'as pas été le seul à avoir pu se défaire du contrôle qu'il pouvait avoir sur bien des vivants.°

Il ne saurait encore expliqué avec exactitude ce qui s'était passé le jour où sa liée était revenue à la vie, mais les marques que les esprits avaient laissé sur les individus qui avaient vu au premier jour le triomphe de Vraorg, avaient pu grâce à eux se retrouver libre de leurs propres pensées, de leur propre initiative, totalement défait de l'emprise puissante de Vraorg.

°Tu considères Vraorg comme un dragon lié là où pour moi il n'était même plus un dragon. Et quand je dis même plus un dragon, il devrait se retrouvé dans ton esprit encore plus bas dans les considérations que tu portes à des dragons comme moi. Oserais-tu le mettre au même rang que moi ou les autres dragons liés ? °

Ce serait alors uns insulte de la part du saurien rouge. Considérer Vraorg comme un dragon lié était de le laisser dans le rang des dragons chez Cynoë, alors que le Vil Blanc en avait perdu toute l'essence depuis sa remontée à la surface de ce monde; puis pour répondre à la suite de l'attente de Verith.

°Ta survie est liée elle aussi à la chance. Si Vraorg n'avait pas eu l'idée de te laisser vivre, dans le fol espoir de te garder comme pion sous sa main, ne songeant pas que tu auras été capable de lui résister... Son manque de réflexion a été une chance pour toi... comme au jour de sa mort d'ailleurs... j'ai cru comprendre que tu n'as pas été vraiment été tout seul à te battre contre son emprise pour réussir à te libérer plus encore de sa tentative de te mettre à terre. °

Cynoë semblait être au courant de quelques faits bien connus du dragon rouge. Qui sait comment Verith le prendra. La vérité n'était jamais plaisante à entendre. Sa vanité risquait d'être mise à mal. Puis quand à cette histoire avec Lorenz et de la comparaison que le violine avait fait :

°Qui te dit que toute l'espèce vampirique a approuvé la position de Lorenz ? Ne sais-tu pas que des vampires ont condamné ses actes, se sont même rebellés contre lui ? Comment peut-on mettre toute une espèce dans le même panier, alors que parmi ses individus, certains nous respectent pour ce que nous sommes et ont condamnés justement les faits commis par Lorenz, ou n'acceptaient pas sa politique. Si on fait l'inverse de ton raisonnement, toi qui as déjà tué bien des bipèdes, les bipèdes pourraient être en droit de tous nous exterminer à cause de tes seuls actes de ce fait, qu'on leur apporte la magie ou pas à travers toute l'Armanda... Est ce comme cela qu'il faut le comprendre ? °

On pourrait dire que Cynoë plaçait Verith au pied du mur, alors qu'il ne cherchait absolument pas ça.

°Si tu ne te soucis pas autant des bipèdes, pourquoi t'impliques-tu dans bien de leurs histoires ? Oui tu pourrais penser que je me répète, ou que je te fasse répéter ce que tu as déjà dit. Mais si j'insiste, ce n'est pas pour rien°

Le jeune reptile savait Verith têtue et que ce dernier ne reconnaîtra jamais qu'il se mêlait bien plus des affaires des bipèdes qu'il ne voulait bien le dire. Oui, il agissait pour le bien d'Armanda seul, mais s'il se voulait totalement détaché des bipèdes, alors il n'aurait pas ses fameux protégés et surtout... il ne serait pas donné la peine de soigner le corps moribond d'Alford... Une contradiction évidente, mais que l'Améthyste ne jetait pas à la face du Grand Rouge.

°En somme tu te considères toi même comme un échec vis à vis des êtres que tu cites... Je ne peux contredire tes paroles, mais tu parais bien certain qu'un autre relèvera ta haine et ta colère vis à vis du lien. Toi, tu as été confronté directement à Edwyn, mais moi, les autres dragons désormais plus jeunes que toi, penses-tu qu'ils auront la même voie que toi à prendre quand ils viendront à souffrir. Tu es trop sûr de toi quand à l'avenir de la reprise d'un improbable héritage que tu laisserais derrière toi. Ou alors, il faudrait un autre dragon libre pour reprendre le flambeau de ton combat... hors tu es le seul dans toute l'Armanda. °

Et qui sait si d'autres dragons libres reviendraient un jour sur ces rivages. Cynoë en doutait.

°Si je vis assez longtemps, peut être que je n'aurai pas besoin de le dire...°
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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Jeu 3 Nov 2016 - 16:23

¤ Réponse ¤


L’enfant de l’orage avait le regard posé sur le jeune violine. Son regard empli de colère et de haine était lourd, très lourd sous le poids de tous les sentiments qui y dansaient, s’entrechoquaient fusionnaient. Néanmoins, à la première réponse du Juste Eclos, celui-ci devint encore plus lourd sous le point de la sincérité qui s’y ajouta.

« J’aurais préféré que Vraorg me tue au lieu de me priver de ma liberté. »


Les paroles du grand rouge avaient été froides, cassantes, sincères. La mort signifiait la fin et comme tout individu sensé il la craignait. Mais néanmoins il la préférait à l’humiliation de perdre sa liberté, d’être enchainé. Il ne considérait pas cela comme une chance d’avoir survécu, mais plus comme une erreur. Certes, il avait pu se venger en se libérant, Vraorg était désormais mort, mais la blessure de cette humiliation était toujours présente en lui et faisait partie intégrante de son histoire. Le poids du regard de l’héritier de l’orage s’allégea quelque peu, la sincérité s’en retirant lentement.

« Les liés sont à mes yeux une abomination. Vraorg était un lié. Vous êtes donc au même titre que lui une abomination. Même si ces actes le rendent plus abominable que vous. »


Verith se moquait bien de la manière dont le violine prendrait cette remarque. Il n’avait jamais caché, depuis le début, et même devant Cynoë, la manière dont il les percevait. Et il ne s’en excuserait pas. Certes ces derniers n’étaient pas au même niveau que Vraorg, mais ils restaient tous des abominations. Un petit pouffement s’échappa de lui.

« Sache une chose, Juste Eclos, je me bas seul. Si certains sont intervenus lors de mon attaque, c’est uniquement par opportunité et désobéissance. Je n’appelle pas ça recevoir de l’aide, mais plus une gêne. Je m’en serais très bien sorti tout seul, je n’avais pas encore dévoilé toutes mes cartes. »


La fierté du dragon l’empêchait bien évidemment de reconnaitre avoir reçu de l’aide. Devant lui-même ou qui que ce soit. De plus, ses paroles n’étaient pas totalement fausses. Peu importe ce que savait ou ce que pensait savoir le dragonnet, seul ce que pensait Verith avait de l’importance. Enfin, quand la réponse de Cynoë au sujet de sa petite leçon arrivèrent, le rouge vint faire calquer sa mâchoire et fouetta l’air de sa queue.

« Alors où est la tête de Lorenz Wintel ?! Où est le vampire qui lui a détaché du reste de son corps ? Où est-il ce vampire qui a racheté sa race en tuant l’assassin de mon frère ? IL N’EXISTE PAS ! Je me moque de ces rebelles, je me moque de ces condamnations. Où sont donc les actes ? Où sont les preuves factuelles permettant de gracier cette race ? IL N’Y EN A PAS ! Les paroles s’envolent, mais les actes demeurent, Cynoë. Ne pas acceptez une chose, s’y opposer, n’a aucune valeur si on ne va pas jusqu’au bout. »


Verith expulsa des flammèches par ses naseaux, continuant.

« Ton contre-exemple est sans valeur, Cynoë. Les bipèdes ont fauté envers les dragons et n’ont rien fait pour arranger cela. Ils n’ont donc aucun droit de réclamer justice. En revanche, l’exemple de Väsà aurait été plus crédible. Elle aurait été en droit de réclamer justice envers les dragons pour ce qu’elle a subi. Je me serais alors avec plaisir porté volontaire envers elle pour lui ramener la tête de Vraorg et absoudre les dragons. »


Les circonstances ont malheureusement fait qu’elle n’avait pas fait pareille demande, ce qui était profondément dommage, les choses se seraient sans doute mieux arranger ainsi. Et Armanda n’aurait pas connu une ère aussi sombre.

« Alors tu considères que l’héritage maudit des Esprits est une affaire des bipèdes ? Que Vraorg est une affaire de bipède ? Ta folie est un gouffre sans fond mon pauvre. ARMANDA N’EST PAS LA SEULE TERRE DE CE MONDE ! Je ne suis pas né en Armanda, par delà l’océan demeure ma race ! Si Vraorg n’avait pas été stoppé, penses-tu qu’il les aurait laissés tranquilles ? Qu’il se serait contenté d’Armanda ? Pauvre simple d’esprit. Il est des menaces qui ne peuvent être ignorées, qui ne concernent pas uniquement les bipèdes ou un seul monde. C’est bien pour défendre les miens que je me suis opposé à Vraorg, ou que je m’oppose aujourd’hui à l’héritage maudit des Esprits. Ce n’est pas moi qui interviens dans les affaires des bipèdes, ce sont eux qui interviennent dans les miennes. »


Verith était furibond face aux paroles du violine. Lui qui parlait sans rien savoir.

« Et lorsqu’ils s’enfoncent jusqu’au cou dans cesdites affaires sans qu’il ne soit possible de s’en dépêtrer, alors je suis obligé de composer avec certains. Sans cela je ne m’en embarrasserais pas. »


C’était le cas d’Alford, sous d’autres circonstances ils n’auraient pas la relation qu’ils ont aujourd’hui. Si l’humain n’avait pas fait confiance à Edwyn Ruddy. Si l’humain n’était pas devenu le marcheur de Néant. Si l’humain n’était pas devenu le porteur de contrat originel. Leur chemin ne se serait pas croisé. La queue du colérique siffla et vint gifler de son bout le museau du violine.

« Surveille tes paroles, dragonnet. Ce sont les bipèdes qui ont échoué, échoué à saisir la dernière chance qui leur a été offerte. Je suis l’une des conséquences de cet échec. Sans LEUR échec, mes relations avec ces derniers auraient pu être bien différentes. Ce sont leurs choix qui les ont menés à cet échec et il est temps pour eux de les assumer. Lors du départ de ma terre natale pour rejoindre Armanda, je n’avais pas l’intention de les anéantir. »


Verith dévoila ses crocs, ricanant.

« Et toi, tu es limité, Cynoë. Je n’ai jamais dit que ce dragon viendrait nécessaire d’Armanda. »

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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Dim 6 Nov 2016 - 16:38

Cynoë garda le silence une fois que le saurien écarlate eut fini de parler mentalement. Lui qui faisait tout dans l'expression de force, le jeune violine opposait un étrange calme et un mutisme presque étonnant. Pourtant, le sang bouillonnait en lui, peut être pas autant que celui de Verith, mais il avait vite compris que d'entrer dans le jeu auquel se prêtait le Rouge depuis tout à l'heure ne servirait qu'à finir par l'avoir sur lui par simple provocation. Il était un dragon, certes lié, mais lui aussi était de la même espèce. Et il avait compris que dans certaines situations, l'agressivité n'apportait rien de bon. Il suffisait d'observer Verith : tout dans l'expression de la rage et des émotions coléreuses. Et en permanence.

Après avoir laissé sciemment un court moment de silence, Cynoë se redressa de toute son encolure. A lui de reprendre la conversation, même si Verith chercherait à tout ramener sur lui tout en l'écrasant verbalement.

°Il ne t'a pas tué car il avait une idée précise de comment t'employer s'il était resté en vie. Quand à évoquer le terme abomination. Il n'y a que toi qui en fais usage... Ce n'est pas pour autant que ce sera réellement vrai. Mais c'est ta vision des choses et je sais très bien qu'elle ne changera pas°

Il n'était pas étonné de la réponse que l'écarlate avait fait sur les bipèdes qui étaient venus à son aide. A croire que cela avait été une honte pour lui. Son égo avait du en prendre un sacré coup.

°Si tu te bats seul, pourquoi tu n'as pas croqué les opportunistes et les désobéissants ? Et quand à la tête de Lorenz, je pense que tu ne l'auras jamais. Tu sais très bien qu'on en entend plus parlé depuis plusieurs années. Alors pourquoi l'exiges-tu encore ? Est-ce une épreuve que tu veux imposer aux bipèdes pour que jamais ils n'obtiennent ta clémence ? Quand à la faute que les dragons auraient à assumer par tes actes, hormis ce que tu as évoqué, y songes-tu ? Hormis si tu te juges le seul dragon véritable sur toute l'Armanda. Pourquoi ne pourrais-je pas te porter responsable des actes que tu commets et qui portent atteintes aux miens ? °

Si les faits allaient dans un sens, pour Cynoë, c'était valable dans l'autre sens. Mais qui sait comment la fierté du Rouge réagirait.

°Et pourquoi les bipèdes n'auraient-ils pas le droit de se sentir concerné ? Pourquoi estimes-tu qu'ils ne devraient pas s'en soucier ? Ils vivent aussi bien que toi sur ces terres, même si bien de leurs actes envers Armanda sont plus que condamnables. Mais tous ne sont pas à mettre dans le même trou. Et je sais très bien que tu viens par delà l'océan, qu'Armanda n'est pas unique sur ce monde. Et le simple d'esprit sait très bien que jamais Vraorg n'aurait été au delà des frontières d'Armanda. Où alors tu doutes de la puissance des dragons qui vivent encore là ? Doutes tu que certains sont tout aussi puissant que ne l'a été Skade ? Simple d'esprit tu me traites, mais je ne doute pas que les dragons libre de l'autre côté de l'horizon sont capables de bien des choses face à une menace comme Vraorg. Sauf si à bien comprendre comment tu agis, ces mêmes dragons agissent chacun en solitaire, sans se soucier de ses congénères ? Si c'est là les dragons que tu évoques, incapables de s'allier pour une même cause, alors je peux comprendre pourquoi tu as eu peur que Vraorg ait eu de la suite dans les idées pour ses conquêtes s'il avait continué à vivre°

L'Améthyste jouait dangereusement, mais il n'avait pas peur de dire clairement le fond de ses pensées

°Peut-être que je vois l'échec différemment de toi...Et quand à ce que tu as dit, j'attendrai de voir alors. Un dragon qui viendrait rien que pour reprendre ton flambeau ? Il faudrait qu'il ait quelque à faire de ta croisade. Pourquoi se préoccuper du lien alors qu'il n'existe que sur Armanda ? Sauf si tu redoutes qu'il se propage comme de la peste et que tu penses que les dragons libres suivront ton exemple...°
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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Dim 20 Nov 2016 - 18:19

¤ Lassitude ¤


Vraorg avait cru pouvoir l’utiliser. Il avait cru pouvoir se servir de lui. Il avait pensé pouvoir aliéner indéfiniment sa liberté. Mais tout comme Vie, celui-ci s’était arrogé un droit qu’il ne possédait pas. Tout comme vis-à-vis de lui, le colérique s’était libéré. Et tout comme lui, il était mort. Le rouge n’avait pas besoin de revenir dessus. Tous ceux qui s’arrogeraient le droit de le priver de sa liberté, tous ceux qui s’arrogeraient ce droit dont ils ne disposent pas, trouveraient la mort. Il est des choses avec lesquelles il ne faut pas rigoler et la liberté d’un dragon est en une.

« Celui m’ayant désobéi m’appartient. Il a reçu sa punition. Quant à celle ayant saisi l’opportunité … sa tentative a été couronnée de succès. Je me demande donc encore si je dois la mettre à l’épreuve ou la punir. Peut-être ferais-je les deux. »


Doucement, le colérique fit cliqueter ses griffes d’ébène.

« Ne plus entendre parler de quelqu’un ne signifie pas pour autant qu’il est mort. Surtout quand on sait où il se trouve. Mais celui-ci s’est caché dans un endroit bien épineux que, même moi, je ne peux me permettre de prendre à la légère. Je me demande cependant si ce n’est pas la démence qui l’aurait poussé à se retrancher dans un endroit aussi dangereux pour lui que pour toutes autres personnes. Cependant, Il est trop tard pour m’apporter la tête de l’assassin de mon frère afin d’obtenir un quelconque pardon.»


Un soupire entremêler de flammèches crachées par ses naseaux émanèrent du dragon rouge.

« Tu me fais perdre mon temps, Cynoë. Combien de fois vais-je devoir le répéter. Je suis le seul véritable dragon sur ce continent et ce que je fais n’impacte que les autres véritables dragons, c’est-à-dire les dragons libres et non les abominations dans ton genre. Et les dragons libres n’auront aucunement à souffrir de mes actes puisqu’aucun ne peut leur être reproché. Ce que j’ai fait aux bipèdes n’est que justice. Rien de plus. Et si jamais un bipède te fait des reproches alors faits ce que tu sais faire de mieux avec ces vermines. Perds ton temps à tenter de l’éduquer. »


Le regard embrasé du colérique glissait sur le petit violine, ses crocs se dévoilant lentement.

« Et si jamais tu souhaites me faire un reproche, alors va jusqu’au bout de ta démarche et provoque-moi en duel. Sinon tais-toi. »


Lentement, Verith secoua le museau négativement.

« Tu es décidement fort mauvais pour jauger la puissance des êtres, Cynoë. C’est désolant. Nous dragons somme puissant. Mais nous avons tout de même des limites. Si les Sept frères ont été repoussés par celui ayant dérobé le pouvoir de la sœur, alors les dragons n’y seraient pas parvenus non plus. Mais qui sait, peut-être que si les Esprits avaient appelé les dragons à la rescousse, ensemble ils auraient pu le renverser. »


Cessant de secouer le museau, il observa le Juste Eclos avec intensité.

« Ton idiotie commence à m’agacer Cynoë. Je fais un effort pour élever mon seuil de tolérance et ne pas te tuer, alors fais un effort intellectuel toi aussi. Les dragons libres, les vrais dragons, se soucient fortement de leur race. J’ai beau agir en solitaire, cela ne signifie pas que je ne me soucie pas d’eux. Je pensais pourtant que j’étais suffisamment clair. Ce que je fais, je le fais par amour pour ma race. Un amour profond et inconditionnel. Je veux la protéger, en éradiquant tout ce qui la menace. Quitte à me couvrir de sang. Quitte à y laisser la vie. Dans ce monde, nul dragon n’aime autant sa race que moi. Aussi en ce qui concerne la destruction du lien et des bipèdes … ma colère et ma haine ne sont qu’une fraction des raisons qui me poussent à agir ainsi. »


Un profond soupire de lassitude et d’agacement finit par s’échapper du colérique.

« Enfin, pour ce qui est des objectifs des Vraorg … il savait qu’au sein de Sandur se trouvait un passage menant au plan Astral. Une fois de l’autre côté, il devait penser qu’il n’y aurait eu que lui et les Esprits. Et comme il a pu les repousser précédemment, une fois là-bas, dans leurs derniers retranchements, il les aurait détruits. Autant dire qu’une fois qu’il aurait fait tomber les Esprits et atteint le plan Astral, il aurait gagné. Mais, discuter de la tactique militaire d’un ennemi mort avec un Juste Eclos qui ne maitrise même pas les bases du simple combat est inutile. Tu ne devrais pas brûler les étapes. »


Enfin il conclut simplement pour répondre à la dernière question du violine.

« Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien. Je ne laisserais pas le lien croitre et amener les dragons à se déchirer à nouveau dans une guerre. »


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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Mar 29 Nov 2016 - 15:47

Le jeune Améthyste avait gardé le silence, après les dernières paroles pensées de Verith. Il était difficile de voir que le Rouge, Aîné par la force, l'âge et la taille, dévoilait que la facette bestiale de leur si belle et noble espèce. Pour le peu que Cynoë arrivait à remonter dans le fil de sa mémoire ancestrale, encore jeune et donc difficile à y accéder quand à certaines informations, il ne voyait pas les dragons de l'acabit de l'Ecarlate. Il voyait les dragons sages et doués de raison et de sagesse, usant de leur incroyable force pour répondre là où il n'y avait pas d'autres choses que l'usage de cette force.

Verith usait directement de la force et le tout nourrie de sa rage et de sa haine. Pour le dragon violine, cela l'aveuglait. Mais tenter de le raisonner était comme d'espérer changer la couleur du ciel. Le jeune dragon pourrait invoquer Skade pour ce qu'elle avait été, digne représentante de l'espèce draconique en force et en sagesse, mais il connaissait déjà la réaction du fils de la Grande Dragonne. Autant ne pas le provoquer plus encore sur ce sujet délicat ; car oui cela serait qu'une provocation à la limite de l'irrespect.

Par contre, il déploya majestueusement ses ailes, les faisant battre une fois avec la puissance nécessaire pour s'élever sur ses postérieurs. Rien d'agressif, juste une posture pour révéler à Verith qu'il n'était pas qu'un Juste Eclos. Quand ses antérieurs retrouvèrent le sol ferme, il garda ses ailes ouvertes, aussi grandes et élégantes qu'il était long et serpentin de forme.

°Tu t'investis bien plus dans les bipèdes que tu ne veux te l'avouer. A te voir et t'entendre, tu rentrerais presque en contradiction avec tes propres pensées. Mais je ne suis qu'un Juste Eclos, je ne peux guère comprendre la portée de tes songes. Et si tu désires que j'aille au bout de mes reproches, alors soit.... te défier ne servira à rien, car tu ne sais qu'exprimer cela. La force, la violence. Voilà le reproche que je te fais et je le pense ouvertement. te défier en duel ne serait que de la bêtise pure et simple qui t’apporterait que la satisfaction de gagner sur moi. Et avec une aisance déconcertante. Juste Eclos, mais pas stupide au point de me battre pour prouver quelque chose qui t'es très à coeur visiblement °

Il battit une fois de plus ses ailes. Autant se tenir prêt à s'envoler pour éviter un coup de crocs ou de flammes en réponse à ce qui pourrait être de l'impertinence.

°Et me tuer t'apporterait guère de satisfaction, hormis un pathétique gâchis. Et cela aussi tu le sais. Et je ne crois que cela réponde à l'amour que tu veux exprimer à notre espèce. Quand à Vraorg, maintenant défait qu'il est, nous ne le saurons jamais. Et ne sous-estimes pas mes méconnaissances. Je suis en effet loin d'avoir ton expertise pour ce qui est de se battre face à un autre dragon, mais certaines que j'ai apprises pourraient très bien être utile°

La compagnie des bipèdes offraient tellement de savoir que de les négliger était presque dangereux. Mais Verith était trop sûr de sa puissance pour y accorder un regard d'intérêt. Même un dragon aussi puissant que lui pourrait succomber au génie des bipèdes.

°Pour l'instant, les dragons sont loin de s'entredéchirer à cause du lien. Et c'est mal pensé de croire que les dragons liés s'affronteront comme par le passé. °
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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Dim 11 Déc 2016 - 20:57

¤ Inaudible ¤


Verith campait sur ses positions. Il n’avait pas l’intention de les changer. Il n’avait surtout aucune raison de les changer. Tout ce qu’il avait vu jusqu’à aujourd’hui. Tout ce qu’il avait vécu jusqu’à aujourd’hui. Tout ce qu’on avait lui amener. Tout ce que ses ancêtres avaient pu vivre avait lui. Tout, absolument tout lui donnait raison. Il n’y avait absolument rien qui pouvait donner raison aux propos du violine, il n’y avait absolument rien qui pouvait justifier qu’il change d’avis. Il n’y avait rien et il n’y aurait jamais rien ! Cynoë perdait son temps et lui aussi le perdait. Le Juste Eclos était une cause perdue. Le rire du grand rouge éclata, résonnant dans la trame chamboulée par les derniers évènements telle une malveillance.

« Mais le défi est la nature même de ce monde. Toute chose en défit une autre. C’est l’ordre naturel des choses. C’est une loi que les dragons ont pleinement intégrée. Et si tu ne t’y soumets pas, alors tu ne seras jamais entendu. Tu resteras à jamais une créature inaudible, une voix lointaine à laquelle on ne prêtera jamais attention. Ainsi tes reproches glissent sur mes écailles tel le vent sans avoir le moindre impact. Car si tu ne me défis pas tu n’es alors pas en mesure de m’arrêter. Et si tu n’es pas en mesure de m’arrêter, alors je ne t’écouterais pas. »


Le rire du grand rouge se dissipa dans l’atmosphère, mais sa voix puissante y résonnait toujours.

« Tu as peur de la défaite et c’est ce qui te pousse à mener ton raisonnement pour expliquer pourquoi tu perdrais. C’est normal. Après tout le défiant doit se soumettre aux règles de celui qu’il défit. Mais c’est un risque à courir pour emporter la victoire. Cependant plus que cela, tu as peur de la défaite, car tu sais pertinemment que tu ne me vaincras pas. Oh non, je ne parle pas du rapport de nos capacités respectives. Tu sais que je ne faillirais pas face à un dragon lié. Tu sais que ta force de conviction se brisera face à la mienne si d’aventure elles venaient à se percuter. »


La queue du dragon rouge fouetta l’air, le claquement venant se répercuter autour d’eux et dans les failles creusées par le séisme. Le petit dragonnet lui faisait face encore une fois, se grandissant.

« Cinq années et rien n’a changé. Tu te dresses encore face à moi, tentant de te grandir et de rugir, comme ce jour dans la bâtisse de ce feu Kohan fratricide. Mais comme ce jour-là, tu n’as pas changé, tu es resté un Juste Eclos. Et tu le resteras. Un dragonnet ignorant et inaudible de tous. »


La gueule de Verith claque, faisant s’entrechoquer ses crocs, alors qu’il expulsa une volute de flammes par ses narines.

« Oh, ta mort aurait au moins le bénéfice de me débarrasser d’une mouche agaçante qui bourdonna à mon oreille. J’en tirerai une plus grande satisfaction que tu ne peux le croire. Ta prétendue expertise ne vaut rien si tu ne la mets pas en pratique en me défiant. Sur l’heure, je mets en doute son existence. Tu n’es qu’un fanfaron. »


L’enfant de l’orage finit par se redresser sur ses quatre pattes et déploya ses ailes en grand, soulevant des nuages de sable sur son passage. Lentement, un nuage de ténèbres émana de son armure, commençant à le recouvrir.

« Votre misérable caste finira par voler en éclat, car c’est dans la nature des bipèdes auxquels vous vous êtes liés. Alors, à nouveau les dragons liés se feront la guerre. Maintenant, je n’ai plus de temps à perdre en le consacrant à un dragon inaudible. Si tu refuses de me défier jamais tes reproches ne seront écoutés. Tu as trop longtemps vécu auprès au milieu des bipèdes pour qui écouter un dragon est une obligation. »


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MessageSujet: Re: Ruines [Cynoë] Dim 18 Déc 2016 - 16:02

Le jeune dragon violine clignait à peine des yeux devant le rire de son congénère. A croire qu'il s'était préparé à une telle réaction. Verith était prévisible d'une certaine façon, quand on faisait rapidement le tour de ce qu'il était capable de penser ouvertement. Donc face à la menace toujours plus grandissante que représentait le Rouge irascible, l'Améthyste restait imperturbable

°Je suis peut être jeune, mais je suis loin d'être stupide. En fait, c'est TOI qui décrètes que le défi fait partie de notre nature. Si elle était pleinement intégré à notre sang, il y a longtemps alors que notre espèce se serait éteinte à force de se défier bêtement pour prouver que l'illusion. Que veux-tu en somme prouver par le défi que tu essaies de me faire ravaler comme une défaite ? Dès qu'on se refuse à tes idées, c'est défaite ou crainte... ou pire, stupidité. Et pour qu'un défi soit considéré comme loyal et digne de sa valeur, il faut qu'il est ces deux points là... Hors dans le défi que tu espérais me voir répondre, je n'y vois là que l'attente inconditionnelle d'un dragon qui s'est voué à la force et qui a besoin de la démontrer à chaque moment de son existence. Encore et toujours. Qu'est ce que tu as besoin de l'exprimer au quotidien qui plus est ? °

L'Améthyste le bravait de son regard d'ambre.

°Je ne répondrai pas à ton défi qui n'est que futilité. Même un adolescent bipède ne ferait pas mieux....Je n'ai rien à me prouver et encore moins à te prouver quoi que ce soit, puisque ton avis sur moi est déjà faite. Tu perds ton énergie en vain, Dragon Rouge. Juste éclos que je suis, mais inaudible à tes oreilles et à elles seules.... °

Les bipèdes lui vouaient un certain respect et là où Cynoë était bien plus fort que l'Irascible Ecarlate était par l'absence de la crainte qu'inspirait ce dernier. Lui, l'Améthyste, inspirant un peu la crainte, mais elle était moindre en comparaison. Les bipèdes le respectaient comme il les respectait. Mais cela Verith en était totalement aveugle, à cause de sa hargne et de sa colère perpétuelle. Puis le dragon rouge commençait à prendre son puissant essor, toujours en tentant d'atteindre l'égo du jeune saurien violine.

°Si tu voulais réellement me tuer, tu l'aurais fait depuis longtemps, au lieu de perdre ton temps à converser. Et une fois encore, je n'ai besoin de rien prouver à ton contraire. Toi, tu en ressens ce besoin, car tu as peur au plus profond de toi, tu as peur de devenir un faible, un dragon incapable de montrer ce qu'il vaut. Je n'ai pas besoin de faire preuve de violence pour savoir ce que je vaux, pour moi et aux yeux de mes semblables et des bipèdes. °

Lui aussi déploya ses ailes et s'envola avec plus de grâce que son homologue incarnate.

°Tu est seul et tu finiras seul Verith. La solitude finira par te ronger, sauf si ton orgueil n'en vient pas à te pousser à te pousser dans une mortelle agonie. Mefie toi de toi-même, car tu seras incapable d'évolution... au contraire des autres qui finiront par te dépasser et sans faire usage de la force, qui n'est que ton unique moyen d'expression...°

Et l'Améthyste battit puissamment de ses ailes pour partir, autant pour ne plus avoir à faire à Verith que pour éviter une langue de flamme
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