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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
Nous jouons actuellement en Octobre-Novembre-Décembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne (équivalent de l'an 1760 d'Argent).



 
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Rosiers utopiques (Zadkiel)

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MessageSujet: Rosiers utopiques (Zadkiel) Dim 2 Oct 2016 - 5:40

25 septembre de l’an 7 de l’ère d’obsidienne

Les montagnes, elles n’avaient rien de la grandeur des forêts elfiques, la hauteur de ses arbres, le réconfort de ses feuilles. Elle était rentrée, pourtant ce n’était pas sa maison, sa maison n’étais plus depuis longtemps. Elle lui manquait, cet endroit qui pouvait l’accueillir, consoler ses peurs, ses pleurs. Taire les sanglots par la simple compagnie de ses arbres favoris et rester là, des heures durant, qu’importe la pluie coulant sur son front, ruisselant sur ses tempes. Rien de tout cela n’était réellement sa maison, mais à présent qu’elle avait retrouvé sa mère, qu’elle la savait en vie et en sécurité, elle pouvait revenir à Estëllin, l’esprit en paix en confiance qu’elle reverrait sa famille, un jour où l’autre, non rien n’était réellement perdu.

Mais elle avait des choses à régler, ici, des gens auxquels elle n’avait jamais dit au revoir avant de disparaître. Elle s’entrainait avec l’Ataliel, l’ancienne princesse Orfraie. C’est une petite rose armée et protégée de son armure qui sortait de la ville ce matin de septembre et rejoignait des forêts qui imitaient pauvrement celle dans laquelle l’elfette avait vu le jour. Elle parcourais lentement la végétation difficile à traverser, jusqu’à trouver un plan d’eau qu’elle n’avait encore jamais remarqué jusqu’à maintenant. Ses yeux s’éveillèrent de curiosité, elle approcha pour doucement y plonger sa main. Un peu froide, certes, mais il aurait fallu une couche de glac pour décourager l’enneigée qu’était Mëryl. Les doigts froids se posaient sur et sous les lanières de cuir et détachaient bientôt l’armure, ne lui laissant que sa tunique qui rejoignirent rapidement le reste de ses choses.

L’eau rencontra sa peau qui ne pouvait-être réchauffée par cette première, elle se permit de libérer la chevelure de jais de sa tresse, le bas des minces mèches se mouillant dans l’eau. La petite rose marchait gracieusement, sentant le sable entre ses orteils, ses cheveux recouvraient presque tout son corps tant leur longueur rejoignait ses fesses. Elle refusait de les couper, pourtant, lorsqu’elle les délassait, elle était certaine qu’il serait mieux ainsi. Peut-être était-ce cette éducation conservatrice qui l’empêchait de dire adieu à cette longue tignasse sombre…On l’avait tant complimentée sur la longueur de ses cheveux, elle n’avait pas envie de s’en défaire.

Dans le sentiment de solitude agréable, elle se laissa aller à une chanson, une berceuse, jusqu’à ce qu’elle en ait assez de trainer dans l’eau et qu’elle s’en extirpe pour retrouver sa tunique ainsi que ses longues bottes. Les cheveux las, traînant le long de son dos et couvrant ses épaules, elle prenait un air drôlement concentré à attacher à nouveau ses protections d’avant-bras, assise sur un rocher, un pied s’appuyant sur une seconde roche. Elle marmonnait le même air qu’elle avait chanté en se baignant, jusqu’à lever la tête en entendant le craquement de feuilles et de branches. Sa voix s’interrompit immédiatement alors que ses joues rougissaient de gêne, l’avait-il entendu chanter ? L’avait-il vu dans l’eau, ou enfiler sa tunique ?

Les soucis de timidité de la petite rose disparurent lorsqu’elle reconnut le visage de l’elfe devant lui, la curiosité et la surprise se voyant sur son visage, elle resta là, pourtant si immobile. Elle se souvenait de lui. Elle se souvenait d’avoir croisé ses yeux lors de la mort de son père. Elle se souvenait de sa main sur son épaule alors qu’elle avait sangloté. Mais surtout, elle savait avoir grandi près de lui, oui ils avaient le même âge mais après ses dix ans, la petite Mëryl n’était plus joyeuse, ni joueuse, elle n’avait pas eu beaucoup d’amis. Mais elle se souvenait des rares enfants ayant croisé sa jeunesse.

Après un moment de silence, elle réalisa qu’elle était ici la plus âgée et la plus haute de naissance. C’était donc à elle d’adresser la parole en premier, mais réellement, cela avait-il de l’importance ?

« Zadkiel… »
Souffla-t-elle, d’une voix si douce qu’elle était à peine audible. Étais-ce l’embarras d’être vue dans un état aussi peu habituel, ou la tranquillité de la brise matinale et d’un bain reposant ? « Que faites-vous donc dans les cimes elfiques ? Nous ne nous sommes pas rencontré depuis…si longtemps. »



Berceuse




Dernière édition par Mëryl Nalwaë le Lun 17 Oct 2016 - 21:39, édité 2 fois
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Zadkiel Tarannon
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Dim 2 Oct 2016 - 11:53

Zadkiel soupira encore une fois, il était presque anxieux. Crissolorio lui avait demander d'escorter un diplomate glorien jusqu'au domaine elfique, et il avait mené sa mission à bien, mais il devait rester encore dans les environs pour observer un peu. Décidément, jouer les espions ce n'était plus son fort dés que cela toucher au domaine elfique, non pas par amour de ce dernier, loin de là, mais plutôt par lassitude, il avait espérer en finir à jamais avec cet endroit, mais il était maintenant là, dans les cimes elfiques, et bien déterminé à rapporter le maximum d'information à son régent.

L'elfe s'autorisa un moment de repos et fureta un peu à travers la végétation, se frayant peu à peu un chemin pour enfin tomber sur un peu plan d'eau. L'eau était claire, le vent soufflait doucement, et l'odeur des plantes emplissait ses poumons. C'était difficile à dire, mais il se sentait vraiment bien ici. Après être sorti de sa réflexion, il remarqua qu'il n'était pas seul et se baissa par réflexe, les vieilles habitudes avaient la peau dure. Il observa donc une elfe se déshabiller et entrer dans l'eau, puis commencer à chanter, une magnifique berceuse soit dit en passant. Il passa quelques temps à la regarder, voulant profiter un peu plus de sa voix. Bien sûr qu'il l'avait reconnue, Mëryl Nalwaë, il avait passé une partie de son enfance à ses côtés, et l'avait recroisé par hasard à la fin de la bataille de Sandur, écroulée contre le corps de son père, alors qu'il faisait de son mieux pour la soutenir.

Zadkiel n'oubliait pas les bonnes manières, il ne pouvait pas intervenir maintenant. Il attendit qu'il sorte de l'eau et se rhabille, puis s'avança d'un pas gracile, faisant vibrer les feuilles et craquer les branches sur son passage, bien sûr, elle le remarqua. Il parcouru plusieurs mètres dans sa direction avant qu'elle n'entame la conversation, elle avait dû être étonnée, quoi de plus normale ?

« Zadkiel… Que faites-vous donc dans les cimes elfiques ? Nous ne nous sommes pas rencontré depuis…si longtemps. » dit-elle d'un ton peu assuré.

Zadkiel était maintenant en face d'elle, et il prit le temps de la détailler. Elle était proprement magnifique, et il s'osa un compliment tout en s'inclinant devant elle.

« Mëryl Nalwaë, toujours aussi belle et votre voix est toujours aussi envoûtante. Beaucoup de choses ont changé depuis notre dernière rencontre, mais cela me fait très plaisir de vous revoir. Pour tout vous dire je suis maintenant une lame noire, au service de mon régent et ami Crissolorio Ostiz, et l'on m'a demandé d'escorter un diplomate glorien jusqu'au domaine elfique. Maintenant que c'est chose faite je me suis autorisé un moment de répit, et j'ai eu le plaisir de tomber sur vous aux abords de ce point d'eau. Qu'en est-il de vous, très chère ? »

Zadkiel avait du mal avec le domaine elfique, mais il en avait beaucoup de moins avec Mëryl. Il lui décocha un sourire charmeur, comme il en avait l'habitude avec toutes les jolies femmes. Après tout, c'était peut être une autre chance de renouer avec le domaine elfique.
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Lun 3 Oct 2016 - 20:22

Il s’avançait, alors que la petite rose tentait de terminer de lasser le brassard en cuir devant protéger son bras. Elle remarquait qu’il ne prenait pas de gêne à l’observer, aussi son compliment ne trahit pas son regard. Si ce n’était du joli sourire que l’elfe lui servait, les joues habituellement pâles de Mëryl se fendaient de rose lorsqu’elle sut qu’il l’avait entendu chanter. Il l’avait probablement surprise dans l’eau alors, l’avait-il regardé ? Par politesse, il aurait pu quitter les lieux, non ? Elle baissait doucement la tête, laissant les mèches noires recouvrir son visage qui tentait vainement de retrouver ses couleurs.

La petite rose attrapa rapidement sa longue tignasse, entreprenant de tresser la chevelure, bien que normalement elle aurait dû attendre que les pointes soient complètement sèches. « Ma voix…vous m’avez vu, alors… » Elle ne semblait pas en colère, seulement très embarrassée. Personne ne l’avait réellement vu nue, Mëryl avait toujours été très pudique et plutôt timide. « M’avez-vous seulement déjà entendu chanter avant aujourd’hui ? Je ne chante que lorsque je suis seule. Ou…pour les autres, lorsqu’ils me le demandent. » Elle se souvenait avoir chanté une berceuse à la petite dragonne, lors de son éclosion. Mëryl avait senti sa détresse, elle l’avait fait pour calmer la mélancolie. « Oh. Bien des choses ont changé, en effet. J’ai hérité du poste de conseillère de mon père, mais… J’ai appris à Aldaria que ma mère était en vie et j’ai…retrouvé ma tante. »

Son regard se faisait toujours bas, elle savait ce que la plupart des gens pensaient de sa mère et probablement la jugerait-t-il de l’avoir cherché. « Vous allez peut-être me mépriser mais, j’ai rejoint ce qui me restait de famille. Et ce, j’en suis consciente, malgré le sang qu’ils ont sur les mains. Mais ils n’en savent…rien. Elle n’est plus la même. Dans le désert nous avons rencontré des gens souhaitant ramener Vraorg à la vie. Elle était présente pour les combattre, à mes côtés. Mais cela…les gens ne le reconnaîtront…probablement jamais… » Sa voix s’essoufflait dans un murmure sombre, elle était revenue, mais l’enfant de l’abomination était toujours aussi éreintée de sa réputation et de celle de sa famille.

« Une famille, c’est tout ce qui me restait. Les jugements et les murmures ne m’empêcheront plus jamais d’honorer mon nom. Peu importe ce que cela signifie, pour eux. »


La petite rose fronçait les sourcils en terminant sa tresse, les doigts entre les pointes humides, elle n’aimait pas se montrer cheveux las à ceux qui n’étaient pas près d’elle. Pour elle, c’était intime, comme des vêtements légers. « J’ai entendu parler d’un œuf de dragon à Aldaria, alors je suis allée voir de mes propres yeux et…l’œuf a éclos. Aïasil, l’ancienne dragonne liée à Enetari…nous n’avons qu’un presque lien. »

C’était un résumé bien bref, il y avait tant à expliquer sur la manière étrange dont Aïasil était retournée dans son œuf. Et cette relation conflictuelle avec la dragonne, difficile à gérer. S’il voulait avoir des nouvelles, il ne fallait pas avoir peur d’entendre des choses moins joyeuses. « Je suis désolée je n’avais pas terminé de remettre mon armure… C’est un peu long à attacher lorsqu’on est seul. » Mëryl se penchait pour attraper le second brassard qui reposait près de la pièce qui était faite pour son torse.
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Lun 3 Oct 2016 - 20:49

« Ma voix…vous m’avez vu, alors… »

Zadkiel lui sourit, bien sûr qu'il l'avait vu. Il se gratta l'arrière de la tête et s'inclina.

« Mes excuses, je fais tellement peu attention à ce genre de choses que je suis parfois mal venu dans mes actions. » répondit-il d'un ton gêné.

« M’avez-vous seulement déjà entendu chanter avant aujourd’hui ? Je ne chante que lorsque je suis seule. Ou…pour les autres, lorsqu’ils me le demandent. »

Zadkiel nota cette petite information pour plus tard, il avait trouvé cette berceuse magnifique, et il avait bien l'intention de demander à Mëryl de chanter pour lui à l'occasion.

« Oh. Bien des choses ont changé, en effet. J’ai hérité du poste de conseillère de mon père, mais… J’ai appris à Aldaria que ma mère était en vie et j’ai…retrouvé ma tante. »

L'elfe eu un regard étonné, ce n'était pas banal comme nouvelles. Il réfléchit quelques instants, et laissa Mëryl continuer ce qu'elle disait.

« Vous allez peut-être me mépriser mais, j’ai rejoint ce qui me restait de famille. Et ce, j’en suis consciente, malgré le sang qu’ils ont sur les mains. Mais ils n’en savent…rien. Elle n’est plus la même. Dans le désert nous avons rencontré des gens souhaitant ramener Vraorg à la vie. Elle était présente pour les combattre, à mes côtés. Mais cela…les gens ne le reconnaîtront…probablement jamais… »

Zadkiel répliqua directement, que cette phrase était mal venue, il prit un ton faussement peiné et la mine basse.

« Et bien ma chère, vous me faites de la peine en me disant cela, me comparer à ces idiots qui jugent selon les critères des autres, ne cherchant même pas à se forger leur propre avis. Je me baserai toujours plus sur l'avis d'une femme que j'estime et qui est témoin des choses, plutôt que sur les délires de ce peuple elfique de plus en plus décadent. » finit-il avec un ton de mépris dans la voix.

« Une famille, c’est tout ce qui me restait. Les jugements et les murmures ne m’empêcheront plus jamais d’honorer mon nom. Peu importe ce que cela signifie, pour eux. »

A ces mots, Zadkiel se rapprocha un peu plus de Mëryl, calmement. Il avait besoin de la mettre en confiance, il voyait bien qu'elle était mal à l'aise avec tout cela. Il l'écouta parler d'une petite dragonne avec laquelle elle s'était lié, ou presque. Il ne comprit pas bien sur le moment, mais il aurait tout le loisir de se poser des questions plus tard. Arrivé à sa hauteur, l'elfette reprit, et termina par la même occasion ses paroles.

« Je suis désolée je n’avais pas terminé de remettre mon armure… C’est un peu long à attacher lorsqu’on est seul. »

Souriant un peu et lui tendant la main, Zadkiel se résolu à se montrer sympathique, bien qu'il ne savait pas trop s'y prendre.

« Serait-il encore mal venu de vous proposer mon aide ? »




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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Mar 4 Oct 2016 - 3:04

Il avait vécu chez les humains, ceux-là avaient une culture bien différente de la leur. Ce n’était pas le premier elfe qui se trouvait influencé par la culture humaine, mais Mëryl n’en ferait pas un drame, ce n’était pas de sa faute s’il s’était retrouvé là à ce moment. Bien qu’il aurait pu simplement s’en aller, sa compagnie était agréable, elle la préférait à la solitude. L’air de septembre était agréable, dans sa fraicheur, il changeait de la chaleur étouffante du désert, bien que le totem de la petite rose lui permît de se rafraichir, un peu. L’enfant de l’abomination cru au petit spectacle de l’elfe, elle eut même une petite mine surprise en le voyant s’offenser. La petite rose se confondit en excuses. « Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous accuser de pareil jugement…mais je suis habituée à devoir prévenir les gens. S’ils doivent m’en vouloir ensuite, ils peuvent alors quitter avant d’être déçus… »

Les elfes avaient leur défauts, Mëryl gardait dans son entourage bien des gens qui n’aimaient pas la culture conservatrice de son peuple. Il l’estimait alors ? Mais sur quelles bases ? Ils ne se connaissaient pas beaucoup, bien qu’ils eussent passés une partie de leur enfance ensemble…Pourtant, éloignés. Elle avait toujours été discrète, calme et sage, peut-être aurait-elle été une enfant plus agitée si elle n’avait pas été traumatisée toute jeune.

Elle descendit son pied du rocher afin de lui laisser une place pour s’asseoir. Aussi croisa-t-elle son regard, se retenant de l’observer plus longtemps. Ses traits étaient fins, ses cheveux lui rappelaient ceux d’Aryä, Zadkiel était joli, c’était indéniable. Pourtant, elle ne se laissait habituellement pas avoir par un joli regard, ni envouter par un sourire. Mais personne n’était vraiment aussi familier avec elle que lui à ce moment. Même sa mère ou sa tante avaient pris presque quatre cents ans à lui accorder une étreinte. La paume vers le haut, elle posait son poignet dans la main de Zadkiel, alors qu’elle ne quittait pas son regard. La petite rose esquissait un sourire qui se rapprochait légèrement d’un rire, malvenu, c’était bien un terme que les plus puritains utiliseraient. « Il suffit de lasser entre les œillets, seulement, c’est un peu difficile sans tenir le cuir à l’extrémité. » Avec l’aide de l’elfe, elle termina de lasser la protection, puis elle se releva pour prendre son buste et commencer à la placer autour de son corps. « Il faut attacher celui-ci le long du dos, c’est le même principe que pour le brassard. » Elle se retournait, déplaçant la tresse sur le côté avant de tendre le lacet de cuir à Zadkiel. C’était lui qui lui avait proposé son aide, mais elle se sentait tout de même mal de lui faire faire ce travail. De plus, cela nécessitait une certaine proximité.

« Dites-moi Zadkiel, pourquoi l’empire Glorien? Vous étiez théocrate, lors de l’empire de Vraorg…Est-ce qui a marqué votre attachement à la ville ? Le peuple elfique est… Parfois conservateur…Mais, ils m’ont élevé. J’aimerais vivre ailleurs mais je ne saurais où et…il est plus difficile que je ne voudrais le croire de m’en détacher.»
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Mar 4 Oct 2016 - 12:13

Son aînée était décidément assez timide, ce qui fit sourire Zadkiel. Quoi de plus normal après tout, elle devait le trouver bien différent, lui qui avait voyagé par monts et par vaux, côtoyant tant d'us et de coutumes, perdant peu à peu ce qu'il lui restait de nature elfique. Il se mit à admirer le paysage, l'air était frais, une bonne odeur de nature flottait dans l'air, et l'humidité ambiante créée par le point d'eau était agréable. Elle exprima successivement de la surprise et de la culpabilité sur son visage avant de se confondre en excuses à sa remarque, ce que déclencha un petit rire chez Zadkiel. « Allons ma chère, ce n'était qu'une blague de mauvais gout, veuillez m'excuser. J'ai un peu tiqué à votre remarque et j'ai volontairement surjoué mon agacement. » L'elfe s'inclina en signe d'excuses et se rapprocha d'elle.

Elle lui laissa la place de se positionner à ses côtés, ce qu'il fit, et il commença à l'aider à lasser le reste de ses protections. Il en profita bien sûr pour l'observer de plus prêt d'un regard attendri. Elle était comme une de ces douces fleurs auprès desquelles il s'arrêtait quelques fois pour les observer. Suivant ses conseils, il finit de l'aider à revêtir son armure assez distraitement, tout en répondant à sa question. « Pour tout vous dire, j'ai rejoins les théocrates par vengeance et folie. Mes parents sont morts peu de temps après l'arrivée de Vraorg, et j'ai donc voué ma raison de vivre à la première chose qui passait. Je me suis attaché à Gloria, et finalement ma compagne de l'époque m'a aidé à retrouver mes esprits, et j'ai abandonné Vraorg quelques temps avant la bata- » l'elfe s'arrêta quelques dixièmes de secondes avant de reprendre, il valait mieux ne pas évoquer Sandur maintenant. « Quelques temps avant la fin de Vraorg, et j'ai pu vivre la fin du conflit du côté victorieux. Peu glorieux, n'est-il pas ? Et finalement, j'ai était accepté à Gloria, j'ai servi à la forteresse de Fortuna, où je me suis fait un ami, qui est maintenant le régent de Gloria. Et voila maintenant la lame noire que je suis, en plein temps libre après une mission. »

Zadkiel sourit à Mëryl, il avait tellement était absorbé dans ce qu'il disait qu'il tenait encore une des lacets dans sa main, alors qu'il avait finit de l'aider depuis maintenant une bonne minute, il le lâcha comme si de rien n'était et leva la tête pour regarder le ciel, décidément, cette journée ne s'annonçait pas si mal qu'il l'avait imaginé.
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Sam 8 Oct 2016 - 6:53

Elle avait tourné la tête, alors qu’elle lui faisait dos, afin de l’entendre mieux pendant qu’il lassait le buste de son armure. Elle écoutait son histoire attentive, elle aurait aimé pouvoir le regarder dans les yeux, le voir de manière plus claire mais elle ne pouvait que l’observer du coin de l’œil. Son visage était étrangement fin, presque de manière androgyne mais sa carrure n’inspirait rien de féminin malgré ces yeux à la couleur si pâle…pure. Mais Zadkiel parlait comme un humain et avait l’arrogance taquine d’un humain. Un elfe ne lui aurait pas fait ce genre de blague, serait resté simplement franc ou au moins, les plus anciens et conservateurs.

Lorsqu’il termina, il sembla rester un moment les lacets entre les doigts, mais Mëryl avait elle aussi oublié cela, plus attentive au propos de la lame noire. Elle se retourna doucement, bien que ses gestes semblaient moins gracieux lorsqu’elle portait l’armure. C’est comme si elle se permettait de changer de démarche, devenir plus militaire, moins diplomate. Un protocole venait en effacer un autre et les habitudes qu’elle avait prise à Sandur ainsi que dans son entraînement militaire précédent refaisait surface. Mais la candeur ne quittait pas ce petit minois qui semblait s’être imprégné de mélancolie.

« Je suis désolée pour vos parents. La guerre nous a tous pris quelque chose. J’ai cru qu’elle avait tout emporté… Il ne restait que le poste dont j’ai hérité de mon père. Je ne sais pas ce que je serais devenue s’il son absence avait marqué les premiers jours du règne de Vraorg oh… »

Elle s’asseyait à nouveau, se laissant retomber sur le rocher d’une manière étrangement gracieuse. L’archère avait perdu ses réflexes militaires, elle se perdait dans sa mémoire. Faiblesse et défaut que Aïasil lui reprochait… « Aranwë… » murmura-t-elle doucement. « Aranwë Nalwaë. » La petite rose désirait redonner ce nom à un être, du plus profond de son cœur, elle voulait le revoir naître. Mais cela ne le ramènerait pas à la vie et parfois elle se sentait égoïste de vouloir donner la vie pour cette raison. Faire le métier de son père, c’était bien quelque chose, mais laisser son nom disparaître, il en était hors de question.

Elle détourna enfin le regard pour croiser les yeux clairs, presque translucides de l’elfe. « Il était là, il n’a jamais cessé de donner tout son amour et son support. Et vous, vous aussi, même si je ne vous connais que très peu, vous étiez présent et ça comptait...Personne n’a le droit de vous blâmer, Zadkiel. Seule, la raison aurait aussi quitté mon esprit. Vraorg a soumis, détruit, manipulé…modelé et torturé. Il a fait de ce monde discorde et douleur. Nous ne pouvions rien y faire. »

Elle laissa s’échapper un soupir en prenant entre ses mains l’arc avec lequel elle était venue pour s’entraîner. Laissant ses ongles courir entre les gravures et les marques du bois. « Une ville…je comprends comment l’on peut s’attacher à un endroit. La forêt elfique a toujours été une source de réconfort, un endroit où s’échapper sans vraiment franchir les interdits. Cela me désole que nous ayons été si distants lors de notre enfance…J’ai appris à apprécier la solitude si tôt. » La dragonnière trouvait comique l’idée d’être crainte, toute petite qu’elle était, à vrai dire. Enfant de l’abomination, ceux qui avaient grandi à ses côtés savaient que ce titre n’était pas aussi péjoratif qu’il en avait l’air. Ce n’était qu’une référence au totem de sa mère et à l’alliance de ses parents qui n’étaient pas liés par ce totem…Une abomination, donc, une erreur de la nature. Tout se déformait si rapidement et peu prenaient la peine de s’informer.

« Je n’ai jamais visité Gloria. J’aimerais voyager, autant que possible. Je souhaite faire autre chose de ma vie que de rester sagement à mon poste de conseillère. Pourtant, je n’ai jamais appris qu’autre chose pourrait me rentre fière, glorieuse ou je ne sais trop …un exemple. Au final je ne suis pas fière de moi-même. Ni heureuse. Je ne vais pas passer le prochain millénaire assied dans la paperasse. »

Elle gloussa doucement et soupira à nouveau, posant ses mains derrière elle afin de s’appuyer. « Quelle est la chose qui crée la réussite ? »
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Sam 8 Oct 2016 - 17:58

[HRP : Vert : Commun ; Violet : Elfique ]

Zadkiel avait prit le temps de regarder d'un peu plus prêt Mëryl, il était assez rare pour lui de croiser des elfes, il profitait donc un peu de cette exception. Puis il retourna son attention vers son environnement, il se sentait bien ici, mais il n'y avait pas cet attrait du royaume Gloria. Il se sentait bien ici, mais il ne se sentait pas.. vivant. Écoutant les phrases de Mëryl, il lui lança un sourire réconfortant avant de lui répondre.

« Ça a été dur, très dur. Mais ce fut la même chose pour tout le monde, je n'étais pas seul et c'est ce qui m'a permis d'aller de l'avant. Mais il y a bien une personne qui a le droit de me blâmer, et cette personne c'est moi. J'ai trahi ma propre confiance, alors que je m'étais promis de ne jamais sombrer. Enfin, j'ai tout de même réussi à revenir, mais ce qui m'ennuie c'est que je n'ai pas pu réussir seul. Je n'aime pas vraiment entraîner des gens avec moi dans mes problèmes. » avait-il répondu avec un soupçon de tristesse dans la voix avant d'ajouter avec une voix douce « Aranwë hein, c'est un prénom magnifique je trouve. »

Continuant à écouter l'elfette, et tendit le bras vers un arbre d'où sorti un faucon qui vint se poser sur lui. Il prit quelques secondes pour réfléchir à tout ce qu'avait dit Mëryl et entama sa réponse, commençant par présenter le nouvel arrivant.

« Je vous présente Empyrea, une descendante d'un faucon que ma mère m'avait un jour légué. Elle m'accompagne toujours lorsque j'entame un voyage. Pour ma part, la forêt a quelque chose de reposant et de calme, mais je m'y sens juste.. bien, je m'y sens survivre. Cependant je n'ai pas l'impression d'apporter quelque chose au monde quand je suis ici, c'est pourquoi je préfère la ville, je peux aider des gens, faire de nouvelles rencontres, je m'y sens vraiment vivant. Et bien sûr, si un jour une visite de Gloria vous tente, je serai le plus heureux des elfes d'être votre guide. Et cela nous permettrai de rattraper le temps que nous n'avons pas passé ensemble plus jeune, je ne côtoie pas beaucoup d'elfes à Gloria, comme vous pouvez vous en douter.» Il fut prit d'un petit rire avant de poursuivre. « Et pour vous répondre, la réussite est le fruit du travail et de la passion, rien de plus, rien de moins. »

Et cela, Zadkiel le savait. Il plongea son regard quelques temps dans les yeux de la fauconne sur son bras, tout en murmurant les mots que sa mère lui répétaient sans cesse de son vivant. « Talent et Passion sont les parents du Génie. »
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Mar 11 Oct 2016 - 21:51

Peu importe ce que certains voulaient prétendre, la folie avait marqué plus d’un esprit et personne ne lui en voudrait. Voir son sang mourir, vivre dans un endroit comme celui que Vraorg avait modelé, menait inévitablement à perdre la tête. Mëryl comprenait qu’il s’en veuille, l’on était toujours plus sévère envers nous-même. Son regard s’attendrissait de compassion, elle comprenait sa tristesse et avait cette envie habituelle de le réconforter, comme elle le désirait avec tous les malheureux qui croisaient son chemin. Elle voulait donner pardon à ceux qui en avaient été privés, elle voulait qu’ils comprennent qu’ils n’étaient pas seuls, qu’ils n’étaient pas les monstres que Vraorg avait tenté de faire d’eux.

Elle sourit plus doucement lorsque Zadkiel sembla changer de sujet. À bien y penser, Aranwë était un nom mixte, la petite rose n’y avait jamais vraiment réfléchi. « Un jour…un être portera ce prénom à nouveau. Je sais que cela ne le ramènera pas mais au moins, son nom n’aura pas disparu. » Et elle avait tout le temps pour mettre au monde un enfant. Elle avait gagné un millénaire grâce à Aïasil. Mais désirait-elle voir vivre cet enfant et peut-être mourir avant elle ?

« Réussir dans ce que j’aime, et non dans ce que les autres attendent de moi alors. Zadkiel, ce que vous faites à Gloria, c’est ce que l’on appelle de l’altruisme et c’est plus qu’admirable. Ne soyez pas si dur avec vous-mêmes, nous ne pouvons rien changer à ce qu’il nous a fait. Mais vous êtes devenu bien plus qu’un fou. Soit, si je parviens un jour à convaincre Aïasil de me laisser visiter Gloria, je serai heureuse de vous y rencontrer. » La scène qu’elle lui avait faite avant qu’elle ne quitte pour rejoindre sa tante…Elle n’avait pas envie de la vivre à nouveau. Mais si elle était patiente, Aïasil finirait par accepter, puisqu’elle serait bientôt assez puissante pour la protéger. La petite rose se leva en replaçant rapidement ses vêtements. « Pour tout vous dire cette journée était prévue un entraînement avec mon mentor. Je dois donc vous quitter, mais, serez-vous encore là, demain ? Si vous ne quittez pas la ville maintenant, accepteriez-vous de venir me rejoindre à ma résidence ? »
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MessageSujet: Re: Rosiers utopiques (Zadkiel) Mar 11 Oct 2016 - 22:19

Zadkiel sourit à la remarque de Mëryl, mais ses mots sonnaient tellement faux à ses oreilles. Lui altruiste ? certainement pas, il s’acquittait juste d'une dette qu'il avait contracté envers Gloria et ses habitants, une dette si énorme qu'il lui faudrait des siècles pour la rembourser. Il la regarda et la détailla quelques instants, se disant qu'après tout, tous les elfes n'étaient pas des êtres désagréables, et que renouer avec eux pourrait être possible. Il soupira en pensant à cette possibilité, mais c'était nécessaire, autant pour lui que pour son empire. Il réfléchit un peu et pris la parole.

« Vous avez peut-être raison, ou peut-être pas. Pour être bien honnête je me moque de la vérité, vos mots m'ont un peu réconforté et je vous en remercie. » A ce mot il se leva et s'étira un peu, renvoyant sa fauconne vers son arbre. « Je pourrais passer des années à vous parler de Gloria et à vous en faire visiter les moindres recoins, mais cette jeune dragonne a l'air d'avoir un caractère bien à elle, c'en est presque attachant. »

Il commença à marcher un peu, tournant autour d'elle, sans trop savoir pourquoi, il avait juste besoin de marcher. « Mais pour répondre à votre question, je serai effectivement toujours sur place demain, je vous rendrai visite, cela me fera toujours un peu de compagnie. Depuis que je vis parmi les humains, j'ai appris à apprécier plus la compagnie des gens que celle de la nature. » Il s'arrêta quelques ainsi et vint se placer devant elle, lui tendant la main pour l'aider à se relever, comme il était de bon ton chez lui. « Et bien sûr, ce sera un plaisir pour moi de continuer cette conversation, qui j'espère pourra être égayée par des souvenirs plus joyeux. J'ai vécu bien des choses, et ce ne sont pas que des choses tristes, j'espère bien pouvoir les partager avec une personne telle que vous. »

Il commença ensuite à s'éloigner d'elle à reculons, gardant son allure altière et gracile, tel un chat prenant du recul et tendant le bras pour que sa fauconne vienne le rejoindre. « Enfin, je ne voudrais pas vous mettre plus retard, je vais donc partir pour explorer un peu ces lieux que je n'ai pas côtoyé depuis tant d'années. » dit-elle en se retournant, lui faisant un dernier signe de la main de loin. Pour la première fois en très longtemps, Zadkiel était impatient, il avait envie de revoir Meryl, mais il assimila ça à son désir d'être utile à l'empire au plus vite, et ne se formalisa pas plus que cela.

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Rosiers utopiques (Zadkiel)

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