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L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio)

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MessageSujet: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Dim 21 Aoû 2016 - 20:28

Début Septembre


Les pérégrinations de Loren l'avaient conduites jusqu'à Gloria la Rescapée et il espérait bien tirer profit de son séjour dans cette cité. Après tout, il pourrait bien y dégoter l'un ou l'autre bon plan, d'autant plus que la fouine, son homme de main s'y trouvait. Ce dernier possédait le don de dénicher les bonnes affaires ou d'entrer en possession d'informations du plus grand intérêt. Chaque jour, l'intendant se félicitait de l'avoir fait entrer à son service.

En vagabondant dans les rues de la ville, Loren entendit circuler la rumeur qu'un régent venait d'être nommé et gouvernerait Gloria jusqu'à la majorité de Frederick Kohan, le futur empereur. Son nom était Crissolorio Ortiz.

Le vampire se figea et répéta mentalement ce nom; celui-ci lui disait vaguement quelque chose...Soudain, l'image d'un vieil homme, recherchant son masque de terreur dérobé par l'un de ses serviteurs lui revint à l'esprit !

Le nocturne se rappelait très bien la capture de l'escroc et la belle récompense qui avait suivi. Peut-être qu'un jour, le Dracos permettrait une nouvelle rencontre entre le vampire et l'homme politique.

Loren s'apprêtait à continuer sa promenade lorsqu'il aperçut un enfant âgé d'onze ou douze ans, à l'épaisse tignasse noire, occupé à l'observer. Celui-ci était sale et déguenillé mais une lueur d'intelligence brillait dans ses grands yeux marrons.

Il s'approcha doucement de l'intendant et demanda en chuchotant:

- Loren Arcae ? J'viens de la part de la fouine, je dois vous conduire à la cour des miracles. Il a un truc très important à vous dire. Suivez moi en vitesse !

Disant cela, l'enfant s'élança dans les ruelles boueuses avec une rare agilité, suivi par le vampire qui n'avait aucune peine à la suivre grâce à ses capacités surhumaines. Ils se frayèrent un passage à travers les égouts de la cité et Loren dut se boucher les narines en raison de la puanteur quasi insoutenable qui y régnait.

Après avoir parcourut le réseau pendant de longues minutes, l'intendant et le gamin débouchèrent sur la cour des miracles, un endroit secret abritant la fine fleur de la criminalité Glorienne.

Autour d'eux, se dressaient des tentes, des cabanes de fortunes et une multitudes d'échoppes vendant une multitude d'objets allant de la plus banale babiole à l'article le plus coûteux.
Une multitudes de mendiants et d'enfants des rues se pressaient dans les moindres recoins mais le vampire ne s'y trompait pas; il s'agissait pour la plupart d'espions, de voleurs ou d'enfants faisant partis d'un vaste trafic de faux mendiants. Cependant, grâce à leur air angéliques et leur candeur feinte, ceux-ci pouvaient apitoyer les passants et même récolter des sommes d'argent importantes de la part de nobles dames au cœur tendres ou de riches bourgeoises désireuses de jouer les philanthropes.

Loren aperçut également d’innombrables catins, toutes savamment maquillés et portant des robes de différentes couleurs ou brodées avec des motifs particuliers, peut-être la marque de fabrique de la maison de passe qui les employaient.

Parmi cette foule de "miséreux", quelques personnages haut en couleur ou luxueusement vêtus se pavanaient, mais c'était probablement des espions chargés d'infiltrer la cour et de récolter des informations sur les nobles ou les hommes politiques d'importance.

Loren demeurait ébahi à fixer cette "cour" qui ressemblait à une "noblesse" des bas-fonds quand tout d'un coup, il sentit l'enfant le tirer par le bras.

- V'nez vite, la fouine nous attends ! J'veux pas m'faire disputer moi !

Ils s'avancèrent jusqu'à une tente bariolée dans lequel se tenait la fouine, encapuchonné dans une longue cape bleu sombre, comme à son habitude.

L'homme de main renvoya l'enfant après lui avoir donné une piécette d'or. Puis, il referma la tente et s'approcha de Loren en expliquant la raison pour laquelle il l'avait fais venir:

- Je me trouve à Gloria depuis plusieurs semaines et en sillonnant la cour des miracles, une information de la première importance est tombée dans mes oreilles. Il y a quelques jours, alors que je rôdais dans une ruelle, en passant près d'une vieille demeure, j'ai entendu une conversation qui venait de l'intérieur. Et curieux, j'ai collé mon oreille contre la porte ce qui m'a permit de mieux entendre, d'autant plus que nous les vampires avons une ouïe fine.


- De quoi s'agit-il ? demanda l'intendant fortement intrigué par les propos de la fouine.

- J'y viens, répondit la fouine. J'ai entendu une voix féminine et une voix masculine qui discutait d'empoisonner quelqu'un...Et pas n'importe qui, le régent de Gloria en personne lui-même. Après des recherches, j'ai fini par découvrir l'identité de l'empoisonneur en question, il s'agit d'un dénommé Bill, le maître du venin. Je sais qu'il se cache dans la cour des miracles mais je ne suis pas encore parvenu à mettre la main dessus ! Le poison en question s'appelle le "mirage pourpre" et il n'existe aucun antidote. Nul doute que cette information vaut son pesant d'or. Quant au commanditaire de l'empoisonnement, je n'ai aucune idée de son identité mais je crois qu'il s'agit d'une femme...

- Voilà qui est très intéressant, s'écria Loren. Justement je pensais à ce Crissolorio Ortiz tout à l'heure. J'ai un prétexte idéal pour lui rendre une petite visite surprise et j'espère qu'il y aura une belle récompense à la clé pour un tel renseignement.

Dès qu'il eut terminé sa phrase, le vampire quitta la tente et s'empressa de se rendre au palais impérial. Une fois devant des gardes impériaux l'arrêtèrent et l'intendant déclina son identité et leur demanda de transmettre un message de sa part au régent.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mar 23 Aoû 2016 - 15:38

Ostiz était régent de l'empire Glorien depuis peu, et il devait avouer que cela avait été assez… Il ne dirait pas inattendu car un hérisson ne peut-être pris par surprise, mais étrange était le mot. Car maintenant il se retrouvait au sommet du système étatique glorien, et cela était à la fois attristant car la mort de Fabius Kohan était celle de l'homme qui avait hissé Ostiz jusqu'au sommet, et aussi source d'opportunités pour le Grand Trésorier… Car maintenant, et jusqu'à ce que le bébé dans le ventre de la reine devienne un homme Ostiz aurait en main le royaume. Avec l'équivalent des pouvoirs d'un empereur.

Qu'est-ce qu'un homme comme lui aurait pu vouloir de plus ? Il avait été ancien percepteur des impôts, membre d'une famille bourgeoise assez modeste et il était maintenant noble, ainsi que sa famille qui avait été anoblie avec lui et il tenait dorénavant les fils du pouvoir. Et il devrait maintenant supporter les responsabilités venant avec le fait d'être dirigeant de l'empire glorien que ce soit l'économie qu'il avait toujours gérer en tant que grand trésorier, mais aussi l'armée, et la diplomatie entre-autres…

Des changements… Voilà ce qu'Ostiz comptait entreprendre maintenant qu'il était au pouvoir pensa t-il. Un renouveau de la diplomatie, et de la politique en générale. Il comptait réformer l'administration, améliorer la prospérité de l'empire, ainsi que beaucoup d'autres projets, et il avait maintenant 18 ans devant lui pour cela… Ce qui lui faisait penser d'ailleurs qu'il faudrait qu'il fasse en sorte que le futur empereur glorien soit un bon empereur, et aussi qu'il gère la mère de ce dernier. Ainsi que les nobles ambitieux qui aimeraient s'attirer les faveurs d'Ostiz maintenant que c'était lui qui tenait les rênes. En somme il y avait beaucoup à faire pour le régent, et ce dernier devait à la fois être sur ses gardes mais aussi savoir profiter des opportunités…

Et en parlant d'opportunités alors qu'il n'était pas occupé à une affaire étatique d'importance, mais en train de s'instruire au sujet d'ouvrages traitant de l'art militaire, domaine qu'il n'appréciait guère mais auquel il devra sans doute s'intéresser un minimum en tant que régent. On vint le prévenir que quelqu'un demandait un rendez-vous avec lui pour une affaire d'importance… Et Ostiz en entendant cela réfléchit un instant à dire au garde de demander les raisons exactes de cette entrevue au visiteur, mais son intuition lui dit qu'il ne valait mieux pas, et demanda donc à ses gardes de laisser entrer l'homme, et de mener ce dernier au bureau d'Ostiz sous bonne escorte… Bureau dans lequel Ostiz alla s'installer entre-temps.

Et bien entendu il s'était installé dans un bureau spécial, pas par le fait que c'était un bureau particulier que par celui qu'il était sous l'emprise de l'aura d'une statuette particulière, et unique qui empêchait toute violence dans le périmètre où elle se trouvait. Ce qui lui permettait de ce fait sans aucun risque de s'entretenir en privé avec le visiteur qui voulait le voir. Étant donné que ce dernier ne pourrait même faire semblant de lever la main sur Ostiz si jamais l'idée lui venait. Une bonne manière en même temps de neutraliser un possible assassin si qui que ce soit pensait qu'un stratagème aussi évident pouvait fonctionner à l'égard de Crissolorio… Ce dernier n'était pas après tout nouveau dans le domaine du contre-espionnage, et du contre-assassinat.

Ainsi il attendit calmement que le nouveau venu dans le palais entre dans son bureau pendant que pour sa part il se contentait de fumer légèrement après avoir allumé sa pipe… Notons au passage que Lören lorsqu'il arriverait pourrait voir le régent habillé sobrement, mais de manière tout à fait digne pour un régent, et un chef d'état comme l'était Ostiz dorénavant. Quand au bureau ce dernier était tout aussi sobre, mais décoré dans le plus pur style glorien, ce même si quelques décorations elfiques pouvaient s'apercevoir en certains endroits dans les faits. Quand à Ostiz pour sa part il se demandait les raisons de cette soudaine entrevue, mais sentait que celle-ci serait assez intéressante dans les faits, probablement à cause de son totem qui lui donnait une certaine forme d'intuition acérée… Ne restons donc plus qu'à patienter pour lui dans les faits.

Ainsi Lören dans ce décor mit en place n'avait plus qu'à faire son entrée.







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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Jeu 25 Aoû 2016 - 23:34

Loren attendait patiemment devant les grilles du palais impérial que le garde qu'il avait chargé de transmette sa requête d'entrevue au Régent soit de retour. Après un certain laps de temps, celui-ci revint avec la réponse de Crissolorio et demanda à l'intendant de le suivre, accompagné d'une escorte.

Le nocturne ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en se voyant soudain entouré de soldats. Décidément, Ortiz semblait conserver son esprit de prudence et finalement cela n'était pas plus mal étant donné les circonstances...

L'escorte le mena à travers les couloirs du palais impérial jusqu'au bureau où siégeait le Régent. Une fois à l'intérieur, le vampire eut l'occasion d'admirer la salle, large et spacieuse, meublée avec sobriété dans le plus pur style Glorien. A quelques endroits, apparaissaient des décorations Elfiques, ce qui ajoutait une touche d'élégance et de raffinement à la décoration.

Au fond de la pièce, se trouvait Crissolorio Ortiz, occupé à fumer une pipe et habillé avec simplicité. Ce dernier demeurait pareil à son souvenir et le temps ne semblait guère laisser de traces sur son visage. Le vampire nota rapidement la présence d'une statuette des ombres, taillée dans une pierre noire ornée de striures dorées et argentées. Cet objet avait pour but d'empêcher toute tentative d'agression dans un périmètre de vingt mètres et d'assurer la protection du lieu.

Que de précautions pour garantir sa sécurité, songea Loren. Visiblement, il ne lésinait pas sur les moyens et serait donc très intéressé par la nouvelle que l'intendant s'apprêtait à lui transmettre.

- Bonjour Messire Ortiz, j'espère que vous allez bien ? J'imagine que les choses ne vont pas trop mal depuis notre dernière rencontre à Gloria, il y a de cela quelques années, dit-il en souriant. Il se trouve que je suis en ville et qu'en apprenant le nom du nouveau Régent, j'ai pensé à vous et j'ai éprouvé l'envie de vous faire une petite visite afin de discuter de certaines choses. Sans compter qu'une telle réussite et ascension sociale ne manque pas de forcer l'admiration ! J'aimerais beaucoup en savoir davantage sur votre nouvelle fonction ainsi que sur la politique envisagée dans cette magnifique Cité.

Puis le vampire jeta un coup d'œil à l'escorte de gardes qui l'entourait et demanda d'un ton mielleux.

- Serait il possible que nous nous entretenions seul à seul ? Car j'avoue me sentir un peu mal à l'aise en présence de tant d'yeux braqués sur moi et d'oreilles prêtes à recueillir les moindres bribes de notre conversation. Sans compter qu'il est sans doute préférable que certaines choses demeurent privées, si vous voyez ce que je veux dire...

L'intendant croisa les bras sur sa poitrine, prenant une posture décontractée et nonchalante, en attendant la réponse du Régent.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Ven 26 Aoû 2016 - 11:43

Lören… Cela faisait longtemps pensa Ostiz qui se souvenait néanmoins parfaitement de l'ancien intendant vampirique. Intendant qui semblait toujours en vie, et plus ou moins bien se porté aujourd'hui… Ce qu'on pouvait dire en tout cas de l'estime d'Ostiz envers ce vampire c'est qu'il respectait ce dernier qui avait su être de bon tempérament avec lui à l'époque, et connaissant ce vampire de plus Crissolorio savait d'avance que ce dernier n'était pas venu pour rien. D'ailleurs le vampire n'y allait pas par 4 chemins quand aux raison de sa venue visiblement…

« En effet les choses vont effectivement bien pour moi. » Commença t-il donc calmement quand le vampire avait débuté par ces quelques politesses, et encore. Dire que cela allait bien pour Ostiz était presque un euphémisme sachant qu'il était maintenant dirigeant de l'empire Glorien, à croire décidément que la fortune savait sourire au vieil homme… Et ce dernier reprit d'ailleurs calmement ensuite. « Il y a des moyens moins officiel de me rendre visite pourtant, mais soit sieur Lören. Il est vrai que j'ai du mal à avoir du temps libre ces derniers temps, et il est donc compréhensible que vous ayez préférer ne pas avoir à trop patienter. » Mais il se doutait de toute manière que Lören n'était pas là que pour parler du bon temps, Ostiz n'avait pas du tout l'impression après tout que l'ancien intendant soit ce genre de vampire. De plus on ne se présente pas au palais impérial juste pour converser avec le régent. Et cela se confirma d'ailleurs quand Lören évoqua la présence de gardes autour de lui.

« Disposez mes braves. » Se contenta donc t-il de d'ordonner ensuite aux gardes pour que ces derniers les laissent seuls tout deux dans ce bureau, après tout ils ne servaient à rien en présence de la statuette qui assurait à elle seule la sécurité du régent en ces lieux. Et sur ce Ostiz regarda calmement Lören avant d'inviter d'un geste cordial ce dernier à s'asseoir pendant que lui même reprenait d'une voix maîtrisé.

« Veuillez me corriger si je me trompe, mais j'ai l'impression sieur Lören que vôtre présence ici n'a pas uniquement pour raison celles que vous venez d'évoquées il y a quelques instants de cela... » Pour ainsi évoquer l'impression qu'il avait avant de reprendre ensuite après une légère réflexion.

« Quand à ma nouvelle fonction... Je suis l'équivalent d'un roi pendant 18 ans sans être vraiment un roi, je peux déclarer la guerre, lever l'armée. Nommer des conseillers, promouvoir des généraux, lever des impôts, élaborer des édits, et tout ce que peux rêver de faire un empereur m'est ainsi permit jusqu'à ce que le prochain héritier atteigne l'âge de régner... » Puis de fil en anguille finir par dire. « Peut-être pourrait-on même dire que je suis l'homme le plus puissant d'Armanda actuellement ? Je gouverne après tout l'empire le plus puissant militairement, le plus vaste, et le plus riche de ce continent. Peut-être, mais qu'est-ce que le pouvoir au final sans le désir de s'en servir pour bâtir, et entreprendre pour l'avenir ? » Acheva t-il en insinuant ainsi qu'il avait certaines ambitions pour l'empire Glorien, que ce soit la prospérité de ce dernier, ou le fait d'améliorer les relations diplomatiques, et sur ce il acheva par une simple questions à l'égard du vampire.

« Et vous sieur Lören comme vous portez vous en ces temps de paix ? » Une simple question qui pouvait amener tant de réponses dans les faits, mais qui était fort légitime… Après tout pourquoi serait-il le seul à parler de lui ? Lui l'homme partit de simple percepteur d'impôts pour devenir régent, et s'élever comme nul autre ne s'était jamais élevé auparavant. Un parcours qui semblait presque irréaliste, mais qu'Ostiz avait pourtant accomplit, et c'est donc avec lui dorénavant que devront traiter les dirigeants armandéens pendant les 18 prochaines années… Nul besoin de préciser que des changements allaient donc se profiler à l'horizon...






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Dim 28 Aoû 2016 - 16:48

En revoyant le vieil homme, Loren se rémémora leur première rencontre à Gloria plusieurs années auparavant. A l'époque, Crissolorio Ortiz n'était qu'un simple petit courtisan, comme la Théocratie de Vraorg en comptait des milliers. Les choses semblaient avoir énormément évolué depuis ces temps troublés et par un étrange caprice du destin qui tenait presque du miracle, l'ancien collecteur d'impôts se retrouvait à la tête du plus puissant empire d'Armanda.

Modeste comme à son habitude, le nouveau Régent répondit d'une voix calme que les choses allaient plutôt bien pour lui et qu'étant donné le temps libre dont celui-ci disposait, il avait jugé préférable de ne pas faire patienter trop longtemps son invité.

- Effectivement, il existe d'autres moyens plus officieux de solliciter une entrevue avec vous mais je suis gré de ne pas m'avoir fait attendre trop longtemps et je vous remercie pour cette délicate attention. Il est vrai que le temps demeure un bien précieux, même pour un immortel tel que moi, répondit l'intendant d'un ton calme.

Ensuite, à la demande de son interlocuteur, Ortiz renvoya l'escorte de gardes et ils demeurèrent seul à seul dans la pièce. Le vieil homme invita le nocturne à prendre place sur l'un des nombreux sièges qui se trouvaient dans le bureau. Loren s'exécuta et s'installa confortablement sur l'un d'eux, tout en gardant ses prunelles dorées rivées sur l'humain.

Ce dernier dit d'une voix calme et maîtrisée qu'il avait l'impression que la présence du vampire était due à d'autres raisons que celles évoquées.

L'intendant esquissa un sourire plein de sous-entendus et répondit d'une voix douce et posée.

- Vous êtes demeuré aussi perspicace que dans mon souvenir et je n'en attendais pas moins de vous. Certes, il est parfaitement exact que je ne suis pas ici pour discuter de la pluie et du beau temps. Si j'ai sollicité une telle entrevue, c'est pour m'entretenir avec vous de sujets de la plus haute importance. Mais, n'ayez crainte j'y viendrai le moment venu. Rien ne nous empêcher de débuter la conversation sur un mode plus léger.

Après cela, le Régent expliqua ses nouvelles fonctions et le rôle crucial qu'il jouait désormais dans l'empire Glorien et l'échiquier politique d'Armanda.

Loren laissa échapper un sifflement admiratif et continua d'un ton suave.

- Je vois en effet que vous avez très bien réussi dans la vie, vous vous êtes hissé au sommet en partant du bas de l'échelle sociale. Existe-il encore une chose qu'un homme aussi accompli que vous puisse désirer ?

Puis, l'intendant poursuivit en fixant Crissolorio droit dans les yeux.

- Mais dites moi si je me trompe, un tel pouvoir doit attirer bien des convoitises ? Une réussite aussi éclatante pourrait faire certains envieux n'est-ce pas ? Sans compter que nombres d'entre eux sont ceux prêts à tout pour s'attirer vos faveurs j'imagine...

L'intendant arbora ensuite une expression faussement ingénue en continuant son discours:

Il faut dire que la mort de Fabius Kohan est particulièrement soudaine mais fort heureusement, il laisse un héritier à l'empire. D'ailleurs c'est plutôt surprenant car j'aurais parié qu'il n'était guère homme à se marier. Mais après tout les gens changent et il a sans doute trouvé l'amour en la personne de l'impératrice. D'ailleurs qui est-elle exactement ? Pardonnez mon ignorance mais ne fréquentant pas la cour Glorienne et étant arrivé récemment en ville, je ne dispose que d'informations très lapidaires...

A la dernière question de l'ancien collecteur d'impôts, l'intendant répondit en riant:

- Disons qu'en ce moment, je suis devenu un simple vagabond errant de villes en villes afin de m'ouvrir l'esprit et peut-être d'y trouver une quelconque opportunité. Les temps sont durs vous savez et c'est par un curieux coup du sort qu'après avoir occupé une haute position dans la politique vampirique que je me retrouve dans une telle situation...Mais vous savez bien que les choses ne sont pas immuables et qu'il n'est pas impossible que je retrouve un jour un poste d'importance.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mer 31 Aoû 2016 - 20:51

Ostiz avait toujours eu plus d'un tour dans sa manche, et ce n'était ni les vampires sous Vraorg, ni les nobles sous Fabius qui auraient pu freiné ses ambitions. Au final le vieil homme qu'il était été maintenant monter au sommet, et ce malgré tout le mépris de certains elfes, ou vampires méprisantes prompt à le sous-estimer, ou les hommes qui pensaient de la même manière de sa personne. Et tout cela devaient maintenant se rendre compte qu'il était régent, et détenait donc le pouvoir.

Une situation qui convenait parfaitement à Ostiz, après tout ce dernier avait de grands projets, et avait toujours su cultiver une certaine ambition au fond de lui. Chose dont ses alliés pourraient se réjouir là où ses ennemis pour les rares butor s'étant fait ses ennemis pourraient réfléchir à la possibilité d'améliorer leurs relations avec lui.

« Le temps est un bien précieux surtout en politique sieur Lören. » Ajouta t-il donc au passage pour bien préciser qu'il investissait de son précieux temps dans cette rencontre d'une certaine manière, une façon de dire en somme qu'il jugeait que cette rencontre valait bien de perdre un peu son temps pour entendre ce que Lören avait à dire.

Et visiblement ce que le vampire voulait évoquer nécessitait bien entendu qu'aucune possible oreille indiscrète soit à l'écoute. Ce qui en soit déjà amena Ostiz à certaines déductions plus, ou moins évidentes sur les prochains sujets abordés par l'ancien intendant, et qui le concernaient probablement plus, ou moins bien entendu.

D'ailleurs le vampire ne sembla pas vouloir jouer au plus fin avec lui, et confirma donc les soupçons d'Ostiz quand ce dernier les mit sur la table. En effet le vampire était venue pour une raison particulière, mais il n'était pas contre et cela était honorable de sa part de commencer la conversation de manière plus légère...

« En effet rien ne nous empêche de commencer le début de cette entrevue de manière civilisé, et courtoise. » Ajouta t-il donc aux paroles de l'intendant, après tout ils étaient entre hommes civilisés en effet, et il était donc tout à fait adéquart d'être cordial pendant cette entrevue. Où ils usaient de manière de faire, et de parler auxquelles Ostiz tenaient assez, surtout en sachant qu'il était né dans une famille bourgeoise. Où la manière d'être, et la dignité personnelle étaient des valeurs de grandes importances.

Et comme le vampire lui avait demandé peu après en quoi consistaient ses nouvelles fonctions il les expliqua simplement ce qui visiblement semblait assez impressionné ce dernier qui ne manqua pas de le faire savoir. Était-ce de la sincérité, ou des viles flatteries ? Il ne savait guère véritablement, mais accepta poliment ces propos.

« Laisser son nom dans l'histoire sieur Lören, et goûter à la véritable immortalité. Voilà ce qu'un homme comme moi peut véritablement désirer maintenant. » Répondit-il donc d'un ton maîtrisé digne d'un chef d'état à la question du vampire avant de regarder lui aussi ce dernier dans les yeux…

« En effet il y a toujours des ambitieux, et des envieux. Il y en avait déjà lorsque j'étais grand trésorier, et il y en a d'autant plus maintenant que je suis régent, que ce soit ceux voulant me faire tomber, ou ceux désirant me plaire pour obtenir des faveurs... » Dit-il pragmatique en sentant que le vampire voulait aller quelque part avec ses propos, et laissant volontiers ce dernier poursuivre en abordant cette fois-ci le sujet de la mort de Fabius Kohan.

Car bien entendu le décès du souverain glorien avait fait un choc aux citoyens de Gloria, et était un facteur de bouleversement pour tout l'empire, et c'était donc à Ostiz maintenant d'assurer que l'empire garde sa stabilité, et se relève malgré ces sombres événements. Et visiblement l'intendant désirait en savoir plus sur l'impératrice, et après une courte réflexion Ostiz répondit simplement.

« Une femme douée pour séduire les hommes, et certainement ambitieuse, et opportuniste. Des femmes comme elle j'ai pu en voir maintes fois dans la cour impériale, et dorénavant elle semble vouloir tenter de s'attirer mes bonnes grâces pour avoir mes faveurs. J'ai envie de dire qu'elle doit avoir un charme admirable pour avoir convaincu Fabius Kohan de se marier avec elle, mais je ne pense pas qu'elle ait les épaules pour gouverner un empire, il est donc heureux que ce soit moi qui administre ce dernier... » Acheva t-il pragmatique, et sincère sur le fait que cette femme ne lui semble pas avoir les épaules pour cela, avant d'ajouter calmement.

« Oui les choses ne sont pas immuables, et maintenant que vous aviez aborder le sujet des envieux qui pouvaient rôder autour de ma personne, dîtes moi est-ce que la raison de vôtre venue concernerait quelqu'un de ce genre ? » Finit-il donc par demander pensif, après tout il devait bien y avoir une raison pour laquelle Lören se mettait soudain à parler de choses probablement assez évidente. Tout en notant au passage que la situation actuelle de l'ancien intendant vampirique n'était pas forcément glorieuse, mais comme ce dernier l'avait si bien dit… Après tout rien n'est immuable en ce bas monde.






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Ven 2 Sep 2016 - 12:29

Loren continuait à observer le vieil homme à l'attitude digne et imperturbable qui se tenait face à lui. A présent qu'Ortiz occupait la Régence du trône Glorien, l'intendant se demandait de quelle manière celui-ci userait de l'immense pouvoir qui reposait entre ses mains. Serait il un dirigeant juste et éclairé, œuvrant pour le bien du peuple ou se céderait-il aux chimères de la puissance et se laisserait il gagner par la corruption ? L'intendant ne possédait aucune certitude à ce sujet et seul l'avenir répondrait à cette intéressante question. Nulles choses ne mettaient autant à l'épreuve le caractère d'un homme que la gloire et le pouvoir. Et même l'être le plus sage et juste abritait en son cœur une part d'ombre. Le vampire était bien placé pour le savoir, ayant côtoyé de nombreuses personnes durant sa longue existence.

Mais pour l'heure, Crissolorio semblait prêt à mettre en place d'importantes réformes et à agir pour la postérité de l'empire, ce qui, en somme, représentait une excellente nouvelle pour Gloria.

Quand Loren le remercia poliment de ne l'avoir pas fait patienter trop longtemps et vanta l'importance du temps, y comprit pour un immortel. Le Régent acquiesça à ses propos et ajouta que le temps représentait un bien précieux, surtout en politique. L'allusion dissimulée derrière cette parole n'échappa pas au vampire qui comprit qu'Ortiz se doutait de l'importance d'une telle entrevue et avait donc pris un soin particulier à le rencontrer au plus vite.

Dès lors, nul besoin d'y aller par quatre chemins et de dissimuler davantage la raison de sa présence en ces lieux. Du reste si l'intendant avait demandé à ce que leur conversation demeure à l'abri des oreilles indiscrètes, c'est que ce dernier s'apprêter à aborder un sujet quelque peu "scabreux" qui exigeait la plus grande prudence.

Toutefois, rien ne les empêchait d'entamer cette discussion de manière légère et courtoise, en employant les règles élémentaire de la bienséance, comme il se doit entre honnêtes gentilshommes, fins et éduqués.

Au moment où Arcae le complimenta sur sa fulgurante ascension sociale et la position, extrêmement enviable, qu'il occupait désormais, Ortiz le remercia poliment. Loren possédait le don de flatter ses interlocuteurs, même quand il n'en pensait rien, mais cette fois-ci, il devait reconnaître que parvenir à se hisser à un tel sommet requérait un certain talent, de la patience et de la ténacité. Qualités que le vampire ne manquait pas d'admirer.

Le nocturne gardait ses prunelles d'or rivées sur celles du vieil homme qui ne détournait pas le regard. A la question concernant le fait qu'il puisse encore désirer autre chose, il répondit qu'il souhaitait laisser son nom à la prospérité et atteindre l'immortalité par ce biais.

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres du vampire et il répondit de sa voix calme et suave:

- Certes un souhait bien légitime et terriblement...humain. Après tout vous êtes des créatures éphémères, hantés durant la totalité de votre existence par la connaissance de son issue fatale et supportant le poids de votre finitude.
Peut-être, même est-ce cela qui donne un sens si "excitant" à votre vie et vous pousse à gravir sans cesse de nouveaux sommets...Je me suis souvent demandé quel effet cela faisait de se savoir mortel et qu'un jour le soleil se coucherait définitivement sur nos jours...
D'autant plus que vous êtes un humain relativement âgé, du moins selon ce que je peux en juger d'après votre apparence. Vous m'excuserez mais je ne suis guère spécialiste en la matière, les vampires demeurent figés dans l'aspect qu'il avait au moment de leur transformation et demeurent donc insensibles aux outrages du temps. Est-ce que la vieillesse apporte son lot de sagesse ainsi que la sérénité ou au contraire attise-elle la peur du passage des années ?


Ensuite, Loren demeura silencieux attendant la réponse de son interlocuteur. Il était curieux de connaître son opinion à propos de ce sujet éminemment philosophique et sans doute l'ancien petit courtisan de Vraorg, en raison de son âge et de son expérience de vie, pouvait répondre à cette question.

- Vous m'excuserez mais en tant que vampire cette notion m'échappe totalement. Je sais qu'hormis une mort violente, je suis condamné à errer sur Armanda pour l'éternité des éternités. Jamais je ne connaîtrais le repos éternel ni la vieillesse et bien entendu, je suis incapable d'engendrer. Nous sommes une race stérile et maudite et seuls ceux qui ont eu l'opportunité de procréer de leur vivant possède une descendance et des totems de niveau plus élevé.

Puis, la conversation dériva sur le fait que la position du Régent devait attirer nombre de convoitises et d'envieux. Visiblement, Ortiz perçut le sous-entendu dans les propos de Loren et approuva.

L'intendant ne manqua pas de le questionner sur la nouvelle impératrice et appris de la bouche de l'ancien trésorier qu'il s'agissait d'une courtisane, dotée d'un certain charme et prête à en user pour s'attirer les faveurs des hommes.

- Je vois, j'imagine qu'elle doit être particulièrement belle et habile pour être parvenue à gagner le cœur de Fabius, au point qu'il en fasse son épouse. Sans compter qu'elle est probablement ambitieuse et que sa position de mère du futur empereur...la rend pour ainsi dire "intouchable".

Le nocturne se demanda comment le Régent allait composer avec cette gamine dévorée par l'ambition, car celui-ci n'était pas dupe de la situation. Si cette courtisane était parvenue à se faire épouser par le défunt Kohan, c'est qu'elle avait probablement usé de savants calculs et de vils stratagèmes...C'était plutôt bien joué finalement et il fallait plus qu'un joli minois pour parvenir à un tel résultat.

Cependant, il paraissait fort improbable que cette jeune femme gagne les faveurs de Crissolorio en usant de sa beauté. L'homme semblait peu sensible aux attraits de la gente féminine et ne tomberait pas dans un piège si grossier. Il n'était pas Fabius après tout...

La conversation se poursuivit jusqu'à ce qu'Ortiz en vienne au fait en questionnant l'intendant sur la raison exacte de sa venue.

- J'y viens. Et bien ce matin alors que je promenais en ville, flânant ça et là, mon homme de main m'a informé avoir entendu certaines choses vous concernant...

Puis, Loren fronça les sourcils et prit un ton presque théâtral.

- Sur le moment je ne l'ai pas crû ! Cela me paraissait tellement énorme mais j'ai une entière confiance en la loyauté de ce serviteur, jamais il ne m'aurait menti ni dis une chose erronée.
Mais en entendant cela, j'ai tout de suite éprouvé la plus grande inquiétude pour vous. Sans comptez qu'il aurait obtenu cette information cruciale dans la cour des miracles.


L'intendant s'arrêta et dit d'un ton mielleux:

- Bien sûr, vous vous doutez que je ne fréquente guère ce genre d'endroit, un repaire de mendiants et de brigands, qu'est-ce qu'un vampire de ma qualité ferait dans un tel lieu de débauche et de perdition ? Cependant, mon homme de main a appris quelque chose au sujet d'un homme qui s'y trouve et la suite pourrait fort bien vous intéresser...
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mer 7 Sep 2016 - 15:23

Crissolorio regarda calmement le vampire avant d'ajouter d'une voix réfléchit.

« Les vampires sont immortels, mais ont rarement la chance de pouvoir vraiment goûter à l'éternité à cause de leurs existences souvent violente de ce que je sais. Et quand un vampire périt sans avoir accomplit quoi que ce soit de marquant de son existence il sera tout simplement oublié, et il finira par arriver un jour où plus personne ne saura qu'il avait ne serait-ce qu'exister... Et tous meurent un jour sieur Lören, même les vampires, et affirmer que vous dépasserez ne serait-ce que les 1000 ans en sachant que peu de vampires y arrivent relève plus du pari que de la certitude. Je ne vivrai de plus certainement pas aussi longtemps que vous en effet, mais je ne vous ai jamais envier vôtre immortalité. Il y a même des raisons de plaindre vôtre peuple qui doit finir par trouver la vie ennuyeuse, et dénuée de sens arrivé à un certain âge. La mort ne paraît-elle pas des fois douces à certains vampires trop âgés, et ne trouvant plus rien à faire de leurs éternité ? Ne pensez-vous pas que si les esprits ont crées cette dernière c'est justement parce que nos âmes ne sont pas faîte pour rester éternellement dans le même corps ? Sachant de plus que l'âme se réincarne après la mort je suis techniquement immortel moi aussi, car je revivrai un jour, mais sous une autre forme, et non lassé de cette nouvelle vie qui s'offre à moi car dénué des souvenirs de la précédente. Quand à la sagesse cela dépend des hommes, et de leurs expériences je dirai, de plus nous n'avons pas tous le même concept de la sagesse. » Acheva t-il donc pensif, et sincère.

Oui l'immortalité des vampires n'était pas du tout quelque chose qu'il convoitait, il préférait marquer de son nom l'histoire que vivre 1000 ans. De plus il voyait la vie à la manière d'un humain qui préférait une vie de 80 ans bien vécue, et bâtit que de 1000 en ayant peu fait. Donc il n'enviait en effet pas la longue vie des autres peuples, sans oublier qu'il pourrait de toute manière peut-être se réincarner un jour en vampire, ou elfe après sa mort. Ainsi pourquoi serait-il jaloux de son existence actuelle d'humain ? Si à l'avenir une autre lui était peut-être offerte en tant qu'elfe, ou vampire lors de sa prochaine réincarnation ?

« De plus d'un point de vue moins philosophique, à quoi cela me servirait-il par exemple de jalouser vôtre peuple ? Si je désirai être immortel je m'assurerai simplement qu'un vampire accepte de me mordre, et la question serait réglée. Surtout que j'ai bien des amis vampires qui seraient sans doute prêt à me rendre ce service, mais je ne convoite point cela de toute manière. Sans oublier que l'envie embrouille l'esprit, et nous empêche de nous concentrer sur ce qui est vraiment essentiel. Le temps passé à envier quelqu'un n'est pas utiliser à s'accomplir soit-même après tout. » Acheva t-il pragmatique, Ostiz n'était pas après tout un homme aimant à faire des choses vainses, et sur ce il reprit au sujet de la nouvelle impératrice… Une femme sur laquelle il avait déjà un avis assez tranchée.

« Elle est intouchable oui, et cela est normal. Après tout elle abrite le futur héritier dans son ventre, et sa sécurité est donc une question d'état. En somme une parvenue comme moi qui a su acquérir une bonne place, mais là où j'y suis arrivé pour ma compétence, et mon travail, elle l'a fait par son charme, et sa capacité à manigancer, et séduire son prochain. » Dit-il sur le ton d'un constat, après tout la noblesse n'était pas connue pour souvent travailler, et dans tout les cas il saurait se méfier de cette femme à l'avenir, mais en attendant… Sachant qu'elle désirait ses faveurs, il pourrait probablement essayer d'en profiter d'une certaine manière.

Mais bon avant de réfléchir à ce genres de choses il restait que le sieur Lören était venue pour une raison précise ici, et que ce dernier s'apprêtait à la lui expliquer apparemment, ce sans oublier de raconter une sorte d'histoire avant, comme pour attiser la curiosité du régent. Régent qui attendit donc calmement que le vampire en vienne à la partie importante de ses explications… Et tout ce qu'il put noter des explications vagues du vampire c'est que ce dernier s'inquiété soit disant pour lui pour une certaine raison, sans véritablement préciser laquelle, à part bien entendu que ceci avait un rapport avec la cour des miracles...

« Alors n'hésitez point à me le dire, et je saurai récompenser vos informations à leurs justes valeurs. » Se contenta t-il donc de dire en déposant une bourse remplie de pièces d'or devant Lören. Car peut-être que ce dernier n'attendait que la promesse d'une récompense après tout avant d'aller directement au vif du sujet ? Alors autant satisfaire ses attentes s'il désirait avoir ses réponses vites, c'était aussi simple que cela.






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Ven 9 Sep 2016 - 23:51

Loren demeura silencieux et garda les yeux rivés sur Crissolorio pendant que ce dernier répondait à ses questionnements, pour le moins philosophiques. L’humain paraissait avoir réfléchi à ce sujet et lui donna son opinion d’une voix calme et réfléchie. Le vampire songea que les propos du vieil homme n’étaient nullement dénués d’intérêt comme certains bavardages insipides mais au contraire suscitaient de nouvelles réflexions dans son esprit. Les humains pouvaient parfois se révéler des créatures étonnantes et découvrir le fond de leur pensée représentait un exercice parfois fort enrichissant, même pour un vampire tel qu’Arcae.

- Certes vous avez tout à fait raison sur ce point, répondit l’intendant d’une voix douce et posée. Et ce n’est certainement pas moi qui vous contredirai car je ne connais que trop bien l’immense violence et l’inextinguible soif de pouvoir qui habitent la plupart des représentants de mon peuple. Rares sont ceux qui dépassent les mille ans en raison de leur volonté de puissance qui les amènent à combattre pour obtenir le titre de prince noir ou d’autres motifs belliqueux. Notre immortalité est en quelque sorte « théorique », je peux mourir demain ou vivre encore 500 ans, j’ignore le moment de ma prochaine « mort », dès lors je vis comme si je pouvoir vivre « éternellement », figé dans le temps. Mais j’imagine que l’humain vieillissant, voyant son corps décliner de jour en jour sait qu’il ne vivra pas encore trente ou cinquante ans.

La remarque d’Ortiz concernant le fait de ne pas envier l’immortalité des vampires intrigua Loren et lui arracha un léger sourire :

- Beaucoup de vampires connaissent un certain ennui et vide existentiel à partir d’un certain âge, admit Loren. Il existe une perte de sens liée pour certains à une existence oisive et dénuée d’objectifs. Dès lors, les jours et les nuits se suivent et se ressemblent….
Le nocturne s’arrêta et sembla perdu dans ses pensées puis il reprit d’un ton sérieux :

- Mais j’imagine que pour un vampire animé d’un grand but, désirant construire quelque chose de grandiose ou contribuer à marquer durablement l’histoire d’Armanda, ce gigantesque temps imparti représenterait un sacré avantage, qu’en pensez-vous ? Ce que des humains sont contraints d’accomplir sur plusieurs générations pourrait être réalisé par un seul de mes congénères durant sa longue existence. Peut-être même que notre stérilité représente en quelque sorte le prix à payer pour cet atout. Vous les humains pouvez aussi atteindre en quelque sorte l’immortalité à travers vos descendants dans lesquels une part de vous continuera à vivre, même après votre mort.

L’ancien trésorier ajouta que s’il avait envié l’immortalité des vampires, il n’aurait eu qu’à demander à se faire mordre et que plusieurs de ses connaissances vampiriques pourraient lui rendre un tel service.
Loren éclata de rire, en effet, rares étaient les humains à désirer devenir l’un des leurs. Il semblerait que cette existence d’enfants de la nuit soit plus effrayante à leurs yeux que leur mort terrestre.

- Je crois bien que peu d’humains désirent devenir des vampires de leur plein gré, moi-même je ne crois pas avoir eu le choixdit Arcae d’un ton malicieux. Pour la plupart d'entre vous, nous demeurons des abominations et notre « vie » n’en est pas vraiment une, elle serait même une offense aux lois de la nature qui veulent que les êtres naissent, vivent, vieillissent puis meurt afin que se perpétue un cycle éternel. Vos paroles concernant la sagesse m’apparaissent comme…bien sages et sensées, pour vous qu’est-ce que la sagesse ? Peut-être que celle-ci n’attend pas le nombre des années…

Ensuite, la conversation se poursuivit et dériva sur le sujet de la nouvelle impératrice. Le Régent approuva le fait que cette dernière soit intouchable de par sa position de mère du futur empereur de Gloria. Toutefois, le vieil homme ne paraissait pas s’en inquiéter outre mesure et reconnut que l’ascension de celle-ci au pouvoir résultait du bon usage de ses charmes et d’une ambition démesurée plutôt que d’un dur labeur.
Quand Loren commença à dévoiler la véritable raison de sa venue, tout en demeurant très évasif ; Crissolorio n’y alla pas quatre chemins et déclara qu’il désirait en savoir davantage et qu’il saurait récompenser ses informations à leur juste valeur.
En entendant ses paroles, l’intendant arbora un large sourire et décida de ne pas faire durer le suspense plus longtemps. Les deux hommes s’étaient compris et Loren savait qu’Ortiz tenait ses promesses en raison de sa droiture.

- Et bien puisque vous y tenez, je vais tout vous dire. Comme vous le savez je ne serai pas venu vous trouver pour une peccadille. Mon homme de main qui se trouve dans cette ville a appris qu’il se tramait quelque chose contre vous et que quelqu’un envisage très sérieusement de mettre fin à vos jours. Pour l’instant, j’ignore qui est le commanditaire de cet assassinat mais il ne plaisante pas et a fait appel à un empoisonneur, expert dans les venins et qui en a concocté un très puissant, dont il n’existe aucun antidote…Mon homme de main connait le nom de cet homme et sait qu’il est très dangereux et caché quelque part dans la cour des miracles. Pour l’instant, j’ignore quand celui-ci compte agir ni où il se trouve exactement mais la fouine effectue des recherches à ce sujet.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mar 13 Sep 2016 - 11:51

Crissolorio avait simplement donné son avis en sachant qu'il ne détenait pas forcément la vérité, ce qui était une généralité d'ailleurs. Personne n'avait après tout raison sur tout les sujets, et le fait d'avoir raison sur un sujet était au final plus subjectif qu'autre chose pensa t-il, de ce fait la meilleure manière au final de se forger une vérité acceptable était donc à ses yeux de faire preuve d'empirisme, et de confronter si possible les différents points de vue.

« Au final nous avons tous nôtre propre mode de fonctionnement, mais à bien y réfléchir… Un humain qui ne vit pas dans une société où il doit souvent lutter pour survivre comme celle des vampires, a je suppose plus de temps à offrir sur un même nombre d'années pour bâtir quelque chose. En effet un vampire vivant 1000 ans a beaucoup de temps devant lui pour entreprendre en effet, mais… Sachant que sa vie est violente, que les siens ne sont pas forcément solidaires avec lui, et qu'il ne doit pas oublier d'assurer sa propre survie. Est-ce une situation si avantageuse que cela d'être vampire pour bâtir un projet sur le long terme ? Car il est un fait que vôtre civilisation n'est pas très stable car à chaque fois que le prince noir change, et sachant que ces derniers sont assez autoritaires. Il suffit que ce soit le mauvais vampire qui devienne prince noir pour que tout bascule. » Dit-il donc calmement, avant de reprendre ensuite.

« Comment font les vampires ayant atteint un âge tel que la vie leurs paraît peu à peu lassante ? » Il aurait bien supposer que certains devaient se suicider, mais il n'était point sûr que cela soit dans la nature vampirique dans les faits. Et si c'était le cas ces derniers étaient donc obligés de découvrir perpétuellement un nouveau sans à leurs existance pour que celle-ci reste supportable finit-il par déduire.

« J'ai en effet envie de vous donner raison sieur Lören quand à cet avantage qu'offre l'immortalité pour accomplir de tels projets, mais… Comme je viens de le dire il reste dans ce cas à voir si la condition de vampire est un frein, ou non pour de tels ambition. Vous êtes visiblement après tout une race de prédateurs souvent en compétition, et les humains s'ils ne sont pas parfait ont un certain esprit de collaboration... De ce fait j'imagine qu'un vampire devra se heurter à encore plus d'obstacle qu'un humain pour élaborer un projet grandiose, que ce soit la réticence des autres peuples, ou du sien. »

Quand au fait de devenir vampire ce n'était point son désir en effet, car cela signifierait de un qu'il perdrait tout ses souvenirs, et de deux que pourrait-il réellement accomplir en tant que vampire ? En tant qu'humain il était régent de l'empire glorien, et devenir un vampire serait tout simplement la perte de ce statut, et de cet avantage. Sans oublier qu'il ne serait peut-être pas capable de survivre aux dures conditions de vie que devaient subir tout vampire après sa transformations.

« La sagesse est propre à chacun, et est selon moi autant le fruit de l'expérience, que d'une réflexion posée et objective. Savoir réfléchir aux choses avec bon sens, et recul est selon moi déjà une forme de sagesse, et ne nécessite pas forcément d'attendre d'avoir les cheveux grisonnants. Néanmoins j'ajouterai que la sagesse est la quête de toute une vie, et n'a pas de fin. Et qu'elle vient avec la compréhension des choses, que ce soit de nous même, ou de l'existence. » Après tout la sagesse n'était-elle pas une vertu ? Une vertu qu'on donnait souvent aux elfes alors qu'au final la sagesse de ces derniers étaient en partie une conséquence d'une réflexion posée ? Dans les faits Ostiz ne voyait pas en quoi un humain, ou un vampire ne pourrait pas être sage, mais pour cela il fallait s'en donner la volonté, et savoir prendre du recul. C'était là un travail sur soit qu'il fallait accepter de faire pour obtenir une certaine forme de sagesse…

Quand à la véritable raison du vampire, ce dernier finit par la dévoiler, et Ostiz parut impénétrables lorsqu'il reçut ces informations, et qu'il y répondit calmement.

« Cela ne m'étonne pas que quelqu'un désire ma mort, et si j'ai bien une idée de qui cela pourrait être il reste qu'il y a plusieurs suspects possibles, et qu'il est en effet trop présomptueux d'agir avant d'avoir pleine confirmation de l'identité du scélérat… Quand à la cour des miracles, que je mette fin aux manigances de cet empoisonneur sera un message fort envoyé à ces criminels. Ma cité, mes lois, et s'ils veulent perdurer ils feraient mieux de ne pas s'attirer mon courroux... » Après tout la véritable raison pour laquelle il ne s'intéressait pas vraiment à la cour des miracles c'est que cette dernière en prenant en main la criminalité glorienne arrivait à apaiser les conséquences néfastes de cette dernière, un mal nécessaire en somme qui évitait que les voyous y travaillant soient un trop grand problème. Néanmoins il faudra faire en sorte que les chefs de cette nouvelle guilde sachent qu'ils feraient mieux de ne pas être trop ambitieux sur certains aspects…

« Quand pensez-vous avoir davantage d'informations à ce sujet ? De quel genre de poison s'agit-il d'ailleurs ? Le genre à se mettre dans la nourriture ? » Demanda t-il donc réfléchit alors qu'il élaborait déjà dans sa tête des prémices de plan pour agir, et se prémunir contre cette menace. Sans oublier au passage de découvrir le fin mot de cette histoire, et montrer à tous qu'il n'était point homme contre lequel il faut manigancer. D'autant plus à la cour des miracles qui devra savoir où s'en tenir à l'avenir.






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mer 14 Sep 2016 - 19:18

Crissolorio donna son opinion, en somme toute subjective, sur le fait qu’être un vampire
ne constituait pas nécessairement un avantage pour bâtir un grand projet, étant donné l’existence violente de la plupart des membres de cette race et de l’instabilité de leur civilisation.

- Certes, répondit Loren. La majorité des miens sont violents et cherche le pouvoir ainsi que la domination, ce qui a pour conséquence qu’un jour ou l’autre, ils tombent sur plus fort qu’eux et se font déchiquetés…Cependant, tous les vampires ne sont pas violents et il existe l’une ou l’autre exception.

En disant cela Loren ne put s’empêcher de songer à Kylian Wallam ainsi qu’à Lewyn, ces deux vampires prouvaient que la rage et l’ambition n’étaient pas les seules motivations de ce peuple. Certains, bien que rares, pouvaient choisir une voie pacifique et mener une existence relativement paisible par rapport à leurs congénères. Loren lui-même répugnait à la violence, non par bonté ou par altruisme mais parce qu’il était conscient qu’user d’une telle méthode serait improductif sur du long terme et mettrait ses jours en danger, d’autant qu’il ne possédait pas de grandes qualités physiques.
Par ailleurs, celui-ci préférait utiliser son esprit ainsi que la ruse pour parvenir à ses fins et pour l’instant ce stratagème ne lui avait pas trop mal réussi. Sans cela comment un vampire aussi faible et peu endurant que l’intendant serait-il parvenu à s’élever dans la hiérarchie vampirique ?
- Je pense qu’un vampire assez intelligent et ambitieux pour ne pas dépenser son énergie à des combats inutiles peut parvenir à de grandes choses, poursuivit-il d’un ton calme. Mais je vous l’accorde, la majorité de mon peuple est incapable d’un tel discernement et préfère se pourfendre à longueur de journée au lieu de réfléchir à un projet durable.

Ensuite, Ortiz le questionna sur le ressenti des vampires ayant atteint un âge très avancé. A cela, Loren éclata de rire et répondit d’un ton malicieux :

- Pour être franc, je n’en ai pas la moindre idée, n’étant pour le moment qu’un « jeune » vampire de 156 ans. Lorenz ne semblait pas s’ennuyer le moins du monde, bien qu’il approchait les 900 ans…Quant à Xander, il avait environ 1000 ans mais son existence sinistre de manigances et son ambition démesurée paraissait donner un sens à sa vie. Toutefois, certains vampires parvenus à un âge aussi avancé finissent par éprouver un certain ennui existentiel voire certains problèmes psychologiques mais à ma connaissance, rares sont ceux qui se suicident.

Les paroles suivantes du Régent laissèrent le nocturne pensif :

- Votre dernière remarque n’est pas dénuée de fondements pourtant j’ai le sentiment que ces dernières années les choses évoluent aussi bien pour les vampires que pour les autres peuples. Autrefois, mon peuple était forcé de tuer pour se nourrir et était considéré comme maudit aussi bien par les humains que par les elfes. Mais les derniers événements ont prouvé que ces peuples jadis ennemis étaient capables de collaborer. De plus, Caladon est devenue une cité où les trois races cohabitent pacifiquement, chose encore impensable il y a à peine quelques années. Honnêtement, je pense qu’à l’avenir un vampire qui le désire pourrait trouver de l’aide et collaborer avec d’autres races pour bâtir de grandes choses. Cela dépendra bien sûr de son ouverture d’esprit et de celle des autres car certains préjugés demeurent tenaces mais selon moi c’est possible.

Depuis sa sortie des souterrains plusieurs années auparavant et les grandes batailles menées sur Armanda, l’intendant avait fréquenté maintes représentants d’autres peuples que le sien et assouplit certains de ses a-priori. Par ailleurs, n’avait-il pas lui-même collaboré de manière fructueuse avec l’ancien collecteur d’impôts dans le passé ?
Ensuite, le Régent exprima son opinion à propos de la sagesse, ce à quoi le vampire répondit d'un ton songeur:

- Je crois que la sagesse revêt plusieurs visages et que les humains sont capables de réflexions profondes sur la nature des choses. Je pense juste que les vampires possèdent plus de temps pour accumuler de multiples expériences et donc d’en retirer une certaine forme d’enseignement. Bien sûr, cela ne vaut que pour la minorité de ceux qui parviennent à vivre très vieux.

Au fil de la conversation, quand Loren révéla le motif exacte de sa venue et dévoila certaines informations ; Crissolorio expliqua n’être guère étonné de ces révélations et avoir une petite idée du commanditaire de cet assassinat. De plus, mettre fin aux agissements de cet empoisonneur serait un message fort, envoyé à la cour des miracles.
Loren esquissa un sourire amusé, en entendant de tels propos, car bien sûr il n’ignorait pas que le nouveau dirigeant de Gloria devait fermer les yeux sur certaines choses ou tolérer certains actes pour le moins douteux afin de réguler la criminalité ; en somme, c’était là la rançon du pouvoir qui imposait certains choix et entorses aux valeurs morales.
Puis Ortiz lui demanda quand il aurait de nouvelles informations à ce sujet et de quel type de poison il s’agissait.

- Je pense qu’entre-temps, mon homme de main a certainement appris de nouvelles choses sur cet empoisonneur et sur le moment où il compte agir. Peut-être serait-il intéressant que je le rencontre de nouveau ou le fasse venir pour avoir plus d’informations, qu’en pensez-vous ? Le poison en question s’appelle le Mirage pourpre mais j’ignore s’il s’avale ou si c’est quelque chose qui s'inhale. La seule chose que je sais pour l’instant c’est qu’il est mortel et qu’une fois empoisonné, il n’existe aucun antidote…
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Dim 18 Sep 2016 - 17:43

Il savait ne pas tant connaître que cela les vampires, et il voulait donc voir ce que pourrait lui répondre le vampire à ce qu'il avançait. En partant bien entendu du principe que le sieur Lören saurait être sincère avec lui en retour, de ce fait Ostiz réfléchit courtement avant de répondre.

« Je suppose qu'en effet il y a des exceptions dans chaque peuple, et pour tout avouer je serai intéressé de rencontrer une exception parmi les vôtres, sauf si bien entendu l'on peut vous qualifier d'exception. Après tout vous ne paraissez pas aussi violent qu'une grande partie des vôtres d'une certaine manière messire. » Avança t-il pragmatique, il était après tout un homme empirique, et si quelqu'un avançait un savoir mieux établit que le sien il n'était point du genre à accepter de changer son avis, et les arguments qu'avançait l'ancien intendant vampirique était de ce point de vue là assez intéressants d'ailleurs.

« Ce vampire raisonnable pourrait de ce que vous dîtes accomplir de grandes choses, en effet la ruse a toujours été une qualité dans toutes les situations. Et c'est sans doute des vampires de cette trempe qui ont survécu longtemps je suppose. » Dit-il avec réflexion en imaginant la chose, avant de reprendre. « Est-ce qu'il ne serait pas mieux au final que ce soit un tel vampire qui arrive au pouvoir ? Que ce soit une exception comme Kylian Wallam l'a été, ou encore un vampire raisonnable qui règne sur les vôtres ? » Demanda t-il donc en envisageant ce qu'un tel vampire pourrait apporter à son peuple, et à tout Armanda s'il obtenait le titre de prince, mais surtout en se demandant si un tel empereur vampirique pourrait rester durablement sur son trône...

Quand à l'âge des vampires il écouta attentivement avant d'ajouter ensuite après une légère réflexion ponctué d'un certain silence, car il était vrai que cette question méritait réflexion.

« L'ambition peut-être en effet un formidable moteur… Je suppose que la notion d'ennui sur le long terme doit dépendre du vampire concerné. Au final il doit y avoir une diversité chez les vampires a peu près similaires aux genres de diversités qu'il existe chez le genre humains. Des vampires suivant les normes, des vampires ne la suivant pas. Des ambitieux, et des exclus sociaux . Tout en gardant bien entendu certains traits propres à vôtre races, mais qui n'empêchant pas les vampires de pouvoir être très différent les uns par rapports aux autres de ce que je comprend. » Finit-il donc de dire avant de reprendre.

« Les choses évoluent en effet pour nous tous, néanmoins la paix est encore jeune, et pose de ce fait par sa jeunesse de nombreuses questions. Perdurera t-elle ? Comment influencera t-elle sur le long terme la manière de pensée des différents peuples Armandéens ? Nous ne pouvons pas non plus oublier qu'une certaine rancœurs existe toujours après tout, même si celle-ci semble être mise de côté au profit de la paix heureusement. Néanmoins il reste donc de nombreuses questions qui se posent, des questions auxquelles seul l'avenir peut répondre finalement de manière définitive. Mais vous avez raison cela offre de nouvelles possibilités de collaboration à l'avenir pour vôtre peuple, et les autres peuples. Et offrent aux vôtres une manière de vivre peut-être moins impitoyable que celle à laquelle vous avez pu être habitués. »

Mais il ne faisait là que des suppositions bien entendu, l'avenir était changeant après tout et jamais fixe. Personne ne pouvait le prédire, et il était souvent constitués d'imprévus, ainsi que des entreprises des différentes êtres pensants aux objectifs plus, ou moins concurrentiels. De ce fait il valait mieux se montrer prudent, et ne pas non plus partir sur des aprioris en se disant que l'avenir se déroulera d'une certaine manière, et pas d'une autre. Car c'est là le moyen le plus efficace d'être prit par surprise.

« Cela doit être aussi être une histoire de façon de pensée, et de manière de vivre sieur Lören. Je pense qu'un vampire vivant sa vie d'une certaine manière longuement, et un humain d'une autre manière n'aura donc pas exactement la même forme de sagesse, au final cette dernière… N'est peut-être qu'une notion subjective dépendant au final de nôtre perception individuelle, de nos idéaux et de nôtre manière de vivre? » Avança t-il donc à nouveau.

Quand au sujet plus grave que venait d'aborder le vampire suite à cela ce dernier suffit à sortir Crissolorio de sa réflexion philosophique pour se concentrer évidemment sur des choses bien plus pragmatiques, et pratiques. Notamment celles qui concernaient le bien d'état, fait qui excluait toute tentative de moralisation vulgaire de la politique. Car au final la morale était une bonne chose, mais ne pouvait pas s'appliquer à tout les faits, et toutes les situations. Et la cour des miracles était bien une organisation qui lui obligeait une certaine souplesse morale digne d'un politicien exercé finalement. Et il ajouta donc pragmatique à l'égard de Lören.

« Faîtes venir vôtre ami si vous pensez que cela est une bonne idée sieur Lören, je préviendrai de ce fait les gardes du palais pour qu'ils vous emmènent immédiatement tout deux ici lorsque vous vous présenterez à la grande porte. Pendant ce temps avant que vous reveniez je dois aller vérifier deux trois choses, mais vous me trouverez ici le moment venu. Sur ce souhaitez vous que je demande aux gardes de vous escorter jusqu'à la sortie du palais dès maintenant ? » Finit-il poliment, après tout autant ne pas trop perdre de temps si possible.






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Lun 19 Sep 2016 - 16:29

Loren écoutait avec une vive attention les propos de Crissolorio ; en vérité, celui-ci avait rarement l’opportunité de disserter sur de tels sujets, en particulier avec des humains. Le Régent de Gloria se montrait suffisamment ouvert pour échanger calmement et accepter certaines divergences de point de vue, sans en prendre ombrage. Une telle attitude était rare et méritait d’être notée.

L’intendant songea que pour bien moins que cela, Lorenz Wintel l’aurait dépecé sur place. L’ancien prince noir ne tolérait aucune discussion, ni la moindre parcelle d’esprit critique ; seules lui plaisaient la soumission et la flatterie.

C’est en rejoignant les rangs des protégés que le vampire avait appris à exprimer ses opinions sincères, sans craindre pour sa vie. Par ailleurs, fréquenter des représentants d’autres peuples que le sien lui avait apporté une certaine ouverture d’esprit et une curiosité dont il était dépourvu auparavant. Avant cette expérience, ce dernier était convaincu de la supériorité de sa race sur les elfes et les humains et ne ressentait que désintérêt voire mépris à leur égard.

A l’époque, Loren était incapable de nouer des relations autres qu’intéressées et possédait une fâcheuse tendance au mensonge et à la manipulation. Peut-être car sa ruse, son esprit retors et sa voix de miel lui avaient permis de survivre dans le monde dur et impitoyable des souterrains.

- Je vous rejoins sur le fait qu’il existe des exceptions dans chaque peuple. Quant à la violence, je pense en toute sincérité être moins violent que la majorité des vampires. Tout d’abord, je ne possède pas une grande force physique par rapport à mes congénères et je serai extrêmement désavantagé lors d’un combat ou la force brute intervient. Dès lors, j’ai dû compenser par d’autres qualités si je voulais rester en vie et m’élever dans la hiérarchie vampirique. Et j’ai rapidement compris que l’esprit pouvait représenter une arme des plus redoutables…

La suite de la réponse de Ostiz suscita également une myriade de réflexions dans l’esprit du nocturne. En effet, que se passerait-il si un vampire sage et clairvoyant menait son peuple et était animé de grandes ambitions ? Autrefois, cette idée lui aurait parue incongrue, presque indécente, mais à présent elle pouvait représenter plus qu’une chimère ou une vague utopie.

- Je pense que si un vampire sage et animé d’idéaux parvenait à se hisser au rang de prince, la face d’Armanda en serait probablement transformée et peut-être même le destin de mon peuple. Auparavant, j’aurais cru une telle chose impossible mais le fait d’avoir fréquenté Kylian Wallam a radicalement changé mon opinion à ce sujet, dit-il d’un ton sincère. Il y a aussi autre chose d’essentiel que j’ai appris ces dernières années, c’est que ce qui définit l’orientation de nos existences n’est pas uniquement notre nature mais surtout nos choix. Malgré le fait que nous possédions un instinct de prédation, nous avons également un libre arbitre et une capacité de raisonnement. Un vampire peut choisir une voie pacifique et œuvrer pour des nobles idéaux s’il le désire. Et pour la sagesse, il est vrai qu'il en existe sans doute diverses formes. Les vampires et les humains sont différents et ne ressentent pas les choses de la manière...Dès lors, il serait assez logique que leur "sagesse" soit dissemblable. C'est sans doute également vrai pour les dragons qui possèdent un esprit "dragonique" qui nous est inaccessible...

Bien que ce point de vue soit assez subjectif et paraîtrait un peu tendancieux étant donné la sombre réputation de ce peuple, l’intendant estimait qu’il existait un fond de vérité dans cette opinion. Après tout n’avait-il pas fait le choix de se ranger du côté des esprits, trahissant par la même occasion son peuple ? Lewyn n’avait-il pas prit une décision similaire ? Et Kylian également ? Ils étaient tous les trois des vampires, se nourrissant de sang et immortels comme tous les autres ; pourtant ces choix et leurs visions du monde les rendaient radicalement différents.

Loren acquiesça à la remarque du Régent concernant la fragilité de la paix. Depuis toujours, Armanda avait connu le déchirement de la guerre et les anciennes plaies n’étaient pas encore cicatrisées, de vieilles rancœurs subsistaient dans les cœurs des représentants de chaque peuple. Et nul ne pouvait dire à quoi ressemblerait l’avenir car il appartenait aux nouvelles générations de bâtir un nouveau futur. Arcae se demanda s’il serait encore présent pour assister à l’émergence d’une nouvelle ère pour Armanda. A cet instant, ce dernier eut l’impression d’éprouver le même ressenti qu’un humain se sachant définitivement mortel…Peut-être que son immortalité n’était qu’une illusion pratique pour oublier que chacun n’était que de passage en ce bas-monde. La seule différence ne résidait finalement que dans la durée du temps imparti.
Un sourire amer glissa sur ses lèvres et un voile de mélancolie ternit un instant l’éclat doré de son regard.

Crissolorio accepta de rencontrer la fouine afin d’obtenir de plus amples informations sur l’empoisonneur et les sombres manigances qui se tramaient dans la cour des miracles.
- Pour les gardes, je n’ai pas besoin d’escorte et je crois même qu’ils me retarderaient, dit Loren en riant. N’ayez crainte, je ne serai pas long à revenir avec mon homme de main et les précieuses informations que celui-ci a probablement récoltées entre temps.
Après cela, le nocturne s’empressa de quitter la pièce, laissant Ostiz libre de vaquer à ses occupations en attendant son retour.

Environ une heure plus tard, l’intendant se présenta de nouveau dans le bureau, accompagné de son fidèle acolyte, qui s’inclina respectueusement devant le Régent.
- Vas-y. Tu peux parler et nous révéler ce que tu as appris depuis tout à l’heure, dit Arcae d’un ton ferme, en croisant les bras sur sa poitrine.

- J’ai appris grâce à un gamin que j’ai soudoyé que Bill l’empoisonneur a prévu de remettre son terrible venin au commanditaire cette nuit, dans un coin sombre juste à côté du fleuve. Quant au mirage pourpre, il s’agit d’un poison qui flotte dans l’air. En respirer une seule bouffée est mortel, répondit la fouine d’un ton calme et circonspect.
HRP: un lien avec une image de la fouine ! catkiss

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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Ven 23 Sep 2016 - 19:09

« Il est vrai qu'être violent alors que l'on est pas forcément avantagé physiquement par rapports aux siens n'aide pas grandement, et est assez imprudent bien entendu. De ce fait au final le meilleur moyen de prospérer en tout temps n'est-il donc pas d'arriver à tirer parti de ses propres atouts quels qu'ils soient ? Après tout comme vous le dîtes vous même l'esprit peut être une arme aussi tranchante que la plus aiguisée des épées. » Ajouta t-il donc calmement au vampire qui n'avait pas émit des paroles dénuées de sens, loin de là. Quand au sujet hautement prompt à réflexion que le gouvernement d'un vampire sage, et clairvoyant, il y avait là de quoi bien avoir à réfléchir…

« Reste donc à se demander si un tel vampire plus que d'arriver au pouvoir, peut y rester longuement sieur Lören, car si en effet un vampire tel que Kylian Wallam a pu accéder à la place très convoitée parmi les vôtres de prince noir. Nous avons aussi pu constater que son règne n'a pas pu durer longuement… De ce fait cette question se pose réellement, après tout pour rester en place longtemps, un prince éclairé n'aurait-il pas besoin soit d'être particulièrement puissant, soit que la société vampirique ait déjà beaucoup changée dans ses fondements ? Au final le dirigeant n'est-il pas souvent d'ailleurs le reflet de la société qu'il dirige ? » Une question qui se posait réellement, après tout une société influençait ceux qui vivaient en son sein, et certainement tout autant ceux qui commandaient la dite société.

En somme il y avait une multitude de paramètre qui devraient sans doute être pris en compte quand au fonctionnement de cette dite société. Le monde n'était pas après tout quelque chose de simple qui se connaissait, et s'appréhendait en une simple réflexion, ou en ne connaissant que quelques-uns des éléments constituants de ce dernier. Non l'existence était composée d'une infinité d'éléments que ce soit des personnes, des événements, ou bien des biens qui étaient liés les uns aux autres plus moins directement, ou indirectement. Et c'était le résultat de toutes ces interactions au final qui permettait la structuration du tout.

Et c'était d'ailleurs cette complexité qui faisait que l'avenir n'était pas aisé à représenter entièrement, et que le fait que la paix puisse éternelle n'était pas sûr et certain. Bien entendu cela serait souhaitable, mais il serait imprudent de mettre tout ses œufs dans le même panier bien entendu, et l'on pouvait de ce fait se poser des questions à la durée de la paix. Qui était d'ailleurs en soit en premier pas, car c'était la première fois que la paix régnait entre les trois peuples. Un progrès en somme, une pierre sur l'édifice, mais est-ce que cette pierre annoncerait la construction prochaine de cette édifice que serait une paix éternelle ? Ou bien n'aurait-il pas besoin d'autres consolidations avec le temps ? Voilà ce qu'on pouvait se demander, et ce qui faisait que le problème n'était pas forcément aussi complexe qu'on le pensait.

« Évitez de traîner souvent dans le palais sans escorte, car cela est vu d'un très mauvais œil par les lames noires. » Ajouta t-il ensuite simplement quand le vampire dit pouvoir se passer d'escorte, qu'il n'aille pas s'imaginer qu'Ostiz pensait qu'il en avait besoin par sécurité, c'était plus une sorte de contrainte dont il devrait s'acquitter car la garde royale n'aimait pas savoir qu'un étrange vagabonde dans les couloirs du palais tout seul. Et vampire, ou non il ne fallait pas se retrouver à devoir s'expliquer à deux, ou trois lames noires qui vous soupçonnaient d'espionnage. Enfin en somme que le sieur Lören évite de trop jouer à ce jeu si possible…

[…]

Ainsi une heure plus tard le sieur Lören revint avec son acolyte qui ne tarda pas à s'exprimer lui aussi alors que le vampire l'autorisa à parler, Ostiz écouta donc les propos de l'informateur, avant de réfléchir courtement et de répondre calmement.

« J'ai une idée toute simple... » Il sortit une pierre cristalline qu'il mit sur la table et présenta aux deux vampires… « Je vous demanderai si vous le pouvez d’assommer discrètement ce Bill l'empoisonneur et de le cacher quelque part tout en mettant un peu de son sang sur cette dite pierre. Ceci fait apportez moi cette pierre, et je pourrai envoyer un de mes espions qui prendra l’apparence de l'empoisonneur pour aller à la dite « rencontre ». Ainsi il remettra au client un faux poison, et je saurai de source sûr qui est le traître ainsi. » Acheva t-il donc en attendant de voir ce que les deux vampires avaient à répondre à ce plan qu'il venait de concevoir assez rapidement.







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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Sam 24 Sep 2016 - 20:40

Loren écouta avec attention les paroles de Crissolorio ; en effet, selon lui, la meilleure façon de prospérer était d’utiliser ses atouts à bon escient et l’intendant faisait de sa ruse et de son esprit, ses armes les plus puissantes.

- Les vampires admirent la force mais également la ruse, répondit le vampire de sa voix calme et suave. Et pour ma part, j’estime que l’intelligence confère la vraie puissance, sans compter que c’est un moyen plus sûr de rester en vie. Puis, il ajouta avec un sourire malicieux :

- Mais j’imagine que vous devez en savoir quelque chose, vous n’êtes pas un humain…très musclé. Pourtant vous avez survécu, y compris sous la Théocratie de Vraorg, et vous êtes parvenu à vous hisser au pouvoir suprême…Donc vous avez certainement dû user d'autres atouts. Et si je ne m’abuse la société humaine n’est pas exempte de violence et l’avidité ainsi que la cruauté ne sont pas l’apanage de mon peuple…

La remarque suivante d’Ostiz fit réfléchir Arcae qui s’était également posé une question similaire. Il est vrai que Kylian n’était pas resté longtemps au pouvoir et que son accession au titre, très convoité, de prince noir, faisait figure d’exception dans l’histoire vampirique.

- J’ignore si un prince noir bon et juste, pourrait demeurer longtemps à ce poste, c’est une question épineuse et je ne connais pas l’avenir. Toutefois, je nourri aussi de sérieux doutes quant à la pérennité du règne d’un souverain cruel. S’il se montre trop dur et tyrannique, il rencontra de l’opposition y compris parmi ses sujets. Lorenz Wintel était loin de faire l’unanimité et beaucoup le haïssaient et souhaitaient sa mort. Sans compter que certains vampires rejoignaient des groupes de renégats, prêts à faire cavalier seuls, ou à défier son autorité pour le renverser. Le dirigeant est issu de la société et peut en être le reflet, tout comme il peut aussi être un pionnier et influencer son peuple, les deux aspects peuvent aussi coexister chez la même personne. Nous sommes tous issus d’une société et donc influencés par elle, du moins en partie, ce qui ne veut pas dire que nous perdons notre esprit critique et le pouvoir d’agir pour faire évoluer les choses. Enfin selon moi, ajouta-t-il avec circonspection.

Après tout, ce sujet était vraiment subjectif et il n’était pas certain de détenir la vérité. Cependant, cette discussion philosophique et politique se révélait passionnante et permettait de confronter divers points de vue.
Juste avant son départ, le Régent lui conseilla d’éviter de trainer dans le palais sans escorte, afin de ne pas éveiller les soupçons des lames noires qui pourraient le prendre pour un espion. Le nocturne acquiesça de la tête et quitta la pièce pour revenir une heure plus tard, en compagnie de son sombre acolyte.

Sur l’ordre d’Arcae, ce dernier révéla toutes les informations en sa possession pendant que l’ancien trésorier l’écoutait attentivement. Lorsque la fouine eut terminé, le vieil homme réfléchit un bref instant de répondre d’un ton posé qu’il avait une idée. Celle-ci était relativement simple mais très ingénieuse, il s’agissait d’assommer bill l’empoisonneur dans le but de récolter un peu de son sang et d’en imprégner une pierre magique. Une fois, cette tâche réalisée, il fallait rapporter l’objet et Ostiz enverrait un de ses espions sous l’apparence de l’empoisonneur pour remettre un faux poison au commanditaire de cette tentative d’assassinat.

- Quelle idée brillante ! s’extasia Loren. Avec ça, vous êtes sûr de le coincer car j’imagine que ce faux poison permettra de retrouver sa trace, par exemple si la bouteille contient un enchantement capable de l’identifier, de laisser sa marque sur lui ou quelque chose du style. L’intendant n’était pas un expert en enchantement mais il se doutait que ce vieil humain rusé allait sans doute échafauder un plan plus élaboré pour confondre le comploteur. Car une accusation aussi grave demandait de posséder des preuves solides et pas de simples présomptions, surtout si cet individu appartenait à la noblesse ou aux hautes sphères de la politique Glorienne. De plus, ce dernier n'était probablement pas assez bête pour se rendre lui-même sur place, sans un déguisement pour dissimuler sa véritable identité, ou faire appel à un serviteur.

Ensuite, il prit la pierre cristalline qui se trouvait sur la table et la remis dans les mains de son subordonné.
- La fouine, charge toi de cette sale besogne et revient prestement, dit le nocturne, en s’installant confortablement dans un des fauteuils du bureau.
- C’est comme si c’était fait, répondit le sbire avec un ricanement sinistre. Je serais rapidement de retour avec cette pierre trempée dans le sang de cet empoisonneur.
Après son départ, le vampire se tourna vers l’ancien trésorier et lui demanda d’une voix mielleuse.
- Dites messire Ostiz, est-ce que par hasard vous n’auriez pas…une coupe de sang ? Ces histoires de complots, d’empoisonneur et d’intrigues politiques me donnent grand soif.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mer 28 Sep 2016 - 20:13

Ils étaient visiblement tout deux entièrement d'accord sur le fait que l'esprit si ce n'était l'outil le plus efficace pour survivre, et réussir restait tout de même un outil essentiel à toute entreprise d'importance. Ne disait-on pas après tout que la plume était plus forte que l'épée ? Voilà bien une métaphore mettant bien en avant une profonde vérité sur ce monde après tout...

« Je suis du même avis que vous, l'esprit est selon moi une arme bien plus puissante, et subtile que la force la plus terrible si il est utilisé entre de bonnes mains. »
De plus c'est souvent par l'esprit, et non la force que les hommes, vampires, et elfes entraient dans l'histoire individuellement, et sur ce il reprit calmement.

« Oui j'ai dû user de mon esprit, de ma ruse, et de ma logique pour arriver à réussir, et ce malgré les obstacles s'étant mit sur mon chemin. Néanmoins je n'ai jamais eu à affronter qui que ce soit en duel d’armes pour obtenir ce que j'ai pu acquérir pendant ma vie, et je ne m'en plaindrai point, de plus les acquis bâtit avec l'aide de l'esprit, et non avec celle de la force brute ont tendance à perdurer plus longuement en général. Ce n'est pas avec des bras, mais avec un cerveau que l'on gouverne un empire après tout. » Dit-il donc tout à fait pragmatique.

Sans oubliqr qu'il tenait à ce que ce qu'il bâtisse pour l'empire perdure. Après tout que restait-il du règne de Vraorg le blanc, Lorenz Wintel, et de tout les autres tyrans ? Pas grand-chose au final, car personne ne veut faire perdurer l’oeuvres des despotes, et ce qui voulaient donc bâtir quelque chose de durables étaient souvent obligés de le faire de manière respectable de ce fait. Et en parlant de manière respectables ils parlèrent du sujet intéressant qui était celui de la nomination possible même si peu probable d'un prince noir vampirique intègre, et juste…

« Les despotes règnent par la force, et surtout par l'intimidation. Leurs pouvoirs reposent sur des piliers qui sont rarement éternels, et dès lors que ces piliers chancèlent avec vigueur arrive la fin du règne du dit tyran. Un règne solide je pense doit se faire d'une certaine manière avec l'approbation de la population dirigée s'il désire perdurer, et doit savoir faire preuve de compromis entre ce que désire les dirigeants, et la population. » Sur ce il réfléchit courtement, et reprit ensuite pensif. « Cela est vrai, nous sommes tout à fait capable de faire preuve d'esprit critique tout en étant influencé par la société dans laquelle nous avons grandit. Mais cela veut donc dire une chose sieur Lören. Si la société humaine, ou vampire changeait cela impacterait sûrement ceux qui y vivent que ce soit dans leurs manières de vivre, ou de pensée. Ainsi ne serait-il pas intéressant dans l'optique de faire changer les mentalités de faire changer les sociétés elles-mêmes ? »

Un débat hautement philosophique, et sociétal dans les faits. Mais avec lequel il était assez expérimenté, après tout Ostiz était un politicien acharné et connaissant donc les pouvoirs plus, ou moins subtils des institutions à l'égard des populations. Et il savait bien que si tout le monde était en effet capable de faire preuve d'esprit critique en s'en donnant les moyens, il restait que la société influençait tout de même, ne serait-ce que légèrement ceux qui y vivait...

[...]

Après qu'il eut exposer son plan le sieur Lören ne mit guère de temps à complimenter, et commenter ce dernier. Et en effet Crissolorio avait prévu le fait que le comploteur n'irait probablement pas récupérer lui-même le poison dans les faits, après tout cela serait tout simplement prendre des risques inutiles. De ce fait autant trouver un autre moyen d'inculper le véritable coupable de tout cela, et Ostiz avait en effet une idée en tête, voir même plusieurs si jamais la première n'offrait pas satisfaction…

« Oui j'ai un plan en tête pour faire faire en sorte que sa culpabilité ne fasse plus aucun doute. Il ne reste donc qu'à mettre en œuvre tout ceci, grâce à vôtre aide notamment. » Dit-il aux deux vampires calmement, après tout à partir du moment où son espion aurait la pierre de métamorphose imbibée de sang, ce sera là que tout se jouera. Et sur ce il laissa donc le dénommé la fouine s'en aller avec la pierre pour accomplir sa sinistre tâche, et laissa volontiers Lören s'installer sur un fauteuil, avant de répondre calmement à la demande de ce dernier.

« N'y voyez aucune offense de ma part sieur Lören mais la vue du sang me rend malade, et si j'accepterai en effet de faire en sorte qu'il vous soit offert une coupe de sang plus tard si vous le désirez. Je ne pourrai souffrir de vous voir le boire devant moi. J'espère que vous le comprendrez. » Et d'un geste conciliant il ajouta suite à cela. « Mais si en dehors de cela je peux faire quoi que ce soit par pure amabilité à vôtre égard qui ne concerne pas le sang n'hésitez point à me le dire messire. »






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Jeu 29 Sep 2016 - 20:57

Quand Loren donna son opinion concernant le pouvoir que prodiguait l’intelligence et la perspicacité, Ostiz acquiesça et expliqua être parvenu à ce poste grâce à son esprit, qui par ailleurs était le meilleur élément pour gouverner un royaume. L’intendant songea qu’afin d’affermir sa puissance et gouverner sagement cet empire, le vieil homme devrait user de toutes ses ressources mentales et certainement se faire seconder par des brillants conseillers. Après tout, il était impossible de diriger seul tout un pays, même pour un homme extrêmement talentueux, toutefois son expérience de trésorier et de politicien lui serait fort utile pour servir au mieux les intérêts du trône Glorien.

De plus, le vampire se demandait si l’humain se montrerait ambitieux, voire conquérant, et s’il chercherait à asseoir sa suprématie sur les autres royaumes humains. En effet, rien ne mettait autant à l’épreuve le caractère d’un individu que l’obtention du pouvoir, qu’on était libre d’user pour construire…ou détruire. Mais seul l’avenir répondrait à ses questions.

Ensuite, Crissolorio sembla réfléchir aux implications que présenterait l’évolution des sociétés sur la mentalité des individus qui la composent.

Le nocturne émit un petit rire avant de répondre d’un ton calme et réfléchi :

- Oh, messire Ostiz, je pense que les sociétés changent, surtout car elles y sont forcées car leur tendance serait plutôt la stabilité et la reproduction de certaines structures.

Prenez l’exemple des Elfes, qui sont le parangon du conservatisme et de l’immobilisme, ils sont bien obligés de s’ouvrir au monde extérieur et de s’adapter aux événements qui frappent Armanda. Certes, j’imagine que l’évolution de mentalité sera longue et, peut-être pas sans résistance, mais il se fera si c’est nécessaire à leur survie. J’ai pu constater que toutes les sociétés ou les individus incapables de changer ou de s’adapter finissaient par disparaître.

Après avoir palabré durant un bon moment sur ces questionnements philosophiques, ils se recentrèrent sur le nœud du problème qui était de mettre l’empoisonneur de la cour des miracles hors d’état de nuire, mais surtout de démasquer le commanditaire de cette tentative d’empoisonnement.

Cette tâche serait plus ardue qu’il n’y paraissait car le comploteur, à moins d’être stupide, devait certainement s’être entouré d’une foule de précautions, afin de dissimuler son identité et éviter de prendre des risques inconsidérés. Cependant, le Régent semblait nourrir certaines suspicions envers une personne en particulier…
Arcae était curieux de connaitre le fin mot de l’histoire et il devait avouer que cette intriguant l’amusait beaucoup. De plus, l’ancien trésorier avait laissé entendre qu’une belle récompense l’attendait en cas de capture de l’intriguant, ce qui attisait son envie. Le vampire se remémora le somptueux coffre regorgeant de pierreries que lui avait montré l’ancien petit courtisan de Vraorg. Certes, celui-ci était réputé pour sa radinerie mais il savait, de toute évidence, se montrait généreux lorsqu’il était satisfait d’un « service » rendu.

Par ailleurs, ce vieux renard d’Ostiz paraissait mijoter quelque chose pour confondre le comploteur, ce qui intrigua le vampire :

- Je suis vraiment curieux et impatient de savoir quel est ce fameux plan qui va nous aider à capturer le commanditaire de cet empoisonnement. J'espère que vous m'en direz plus le moment venu

Après le départ de la fouine, le nocturne prit place dans un fauteuil bien moelleux et sentant la soif le gagner, il demanda au Régent si ce dernier ne pouvait pas lui faire apporter une coupe de sang bien fraîche. Hélas pour Arcae, l’ancien trésorier paraissait ne pas être très à l’aise avec ce fluide corporel…

- Suis-je bête, où donc avais je la tête ? répondit Loren. A présent, je me rappelle que lors de notre précédente rencontre, vous m’aviez demandé d’épargner votre ancien serviteur et de ne pas le vider de son sang, probablement car cela vous incommodais d’assister à une telle scène.

Puis, il ajouta avec un large sourire, en croisant ses bras sur sa poitrine, et en prenant une posture pleine de nonchalance :

- Ce n’est pas bien grave, je peux bien patienter un peu. Ce n’est pas comme si j’étais un nouveau-né. Je vous remercie pour votre délicate attention à mon égard et de m’avoir proposé autre chose. Ma foi en tant que vampire, il me serait difficile voire néfaste de boire ou de manger de la nourriture humaine, peut-être avez-vous l’un ou l’autre livre ou objet intéressant à me montrer en attendant le retour de la fouine ou peut-être visiter l’une ou l’autre salle qui vaille le coup d’œil ?
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mar 4 Oct 2016 - 15:39

L'ancien intendant vampirique souleva un point fort juste, en effet les sociétés changent lorsqu'elles y sont contraint, elles sont en somme changeantes selon les circonstances, et rarement figées. Ou du moins jamais éternellement, après tout rien n'était vraiment éternel au final car le monde changeait sans cesse aux grès des circonstances, et des événements.

« Les sociétés sont en effet comme des êtres vivants obligés de s'adapter lorsqu'ils sont menacés, cela ou bien disparaître. Et cela les dernières années nous l'ont bien prouvés avec les changements profonds s'étant opérés dans l'horizon politique armandéen entre-autres. » Dit-il donc calmement, ce avant de reprendre suite à une légère réflexion.

« Oui les elfes seront obligés de s'adapter, et ce malgré toutes les réticences qu'ils pourraient avoir à ce fait, néanmoins leur souverain actuel Aegnor Evanealle semble heureusement ouvert à cette nécessité. Je pense donc pouvoir dire que nous assisterons aux cours des années à venir à une ouverture croissante de ce peuple, et ce ne serait-ce que du point de vue commercial. Quand à savoir comment leurs mentalités évoluera réellement à long terme cela est difficile à dire car prédire l'avenir n'est jamais simple. »

[…]

Quand à la vraie raison de l'entrevue celle-ci était au final moins complexes que les questionnements philosophiques qu'ils avaient soulevés, en tout cas du point de vue de Crissolorio… Un problème appelait après tout à une solution pratique, et efficace. Et ce problème serait très vite résolu pour lui dès qu'il aura les preuves nécessaires pour inculper le commanditaire de futur empoisonnement de sa personne. Cela ne serait peut-être pas aisé après, mais il savait bien que tout était possible avec un peu de détermination.

De plus cela permettrait à la fois d'envoyer un message fort à la cour des miracles, et à la noblesse Glorienne. Celui que ceux qui voulaient se faire des ennemis le regrettaient tous chèrement, et qu'ils ne pensent pas pouvoir le duper car Ostiz était un homme très perspicace. En somme de quoi renforcer sa position de régent dans le fait qu'il n'était pas un homme de pouvoir mou, et facilement trompé.

Et quand à ce qu'il avait en tête pour mener son plan à bien il le révèlerait en temps voulu, et pas maintenant si possible ? Après tout autant garder l'effet de surprise, ne serait-ce que pour susciter un certain respect chez le vampire.

« Tout vient à point à qui sait attendre sieur Lören, de plus un bon stratagème doit savoir s'adapter aux potentiels imprévus, et n'est donc jamais véritablement figé, contrairement à ce qu'une rapide explication pourrait faire penser. » Répondit-il donc pragmatique au vampire, et tout à fait sincère. Que serait après tout un bon stratagème si celui-ci n'était pas prévu pour pouvoir s'adapter en cas d'imprévu, ou de difficulté inattendue ? Ostiz n'était de plus pas homme à se laisser surprendre, et faisait donc toujours de son mieux pour avoir 3 coups d'avances, et être préparés à tout les cas de figure si possible...

« Non je vous avez demander de l'épargner car la violence inutile n'est pas à mon goût. » Répondit-il ensuite calmement quand le vampire avança le fait qu'il avait demandé au vampire de ne pas tuer un serviteur fautif par le passé par peur du sang. Car dans les faits Ostiz préféré trouver des solutions si possible qui ne fassent pas trop couler de sang à des problèmes aussi mineurs. On ne tue pas un homme après tout car il a simplement volé un masque aussi cher soit-il, et sur ce il reprit calmement.

« Vous désirez visiter une salle valant le coup d’œil ? Ma foi il y en a bien une qui pourrait vous intéresser... » Dit-il donc en se levant calmement, et en invitant le vampire à le suivre alors qu'il sortit de la pièce, et qu'ils se firent rejoindre par une escorte de lame noire. Ce jusqu'à arriver vers une salle non loin où ils entrèrent, et…

Le sieur Lören put ainsi contempler une grande salle richement décoré où semblait se tenir de nombreuses œuvres d'arts de style aldarien, gloriens, et elfiques. Que ce soit des sculptures, peintures, ou autres que le Grand Trésorier l'invita à regarder en lui expliquant calmement.

« Ce sont une partie des œuvres d'arts que nous avons retrouver lors de la fin de la guerre, et que nous conservons ici depuis. Nous envisageons de rendre là plupart d'entre-elles à leurs propriétaires légitimes bien entendu, mais le problème est que personne ne sait si ces chefs d’œuvres appartiennent à Gloria à l'origine ou ont été volés aux autres peuples, ou à des particuliers tout simplement. Et en attendant nous sommes donc obligés de les garder ici, donc profitez en pour y jeter un coup d’œil si tel est vôtre désir sieur Lören. »






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Sam 8 Oct 2016 - 21:30

Un léger sourire glissa sur les lèvres de Loren tandis qu’il écoutait les paroles du Régent de Gloria ; dire qu’une entrevue destinée à l’origine à l’avertir d’un complot qui se tramait contre lui avait finalement débouché sur une discussion philosophique des plus passionnantes. Le vieil homme conservait un calme olympien et une lueur d’intelligence se lisait dans son regard vif et acéré.
Le nocturne approuva d’un hochement de tête les paroles d’Ostiz concernant l’évolution de la société et lui lança un regard entendu :

- Certes, il est indéniable qu’en ce moment nous assistons à une ouverture croissante de ce peuple au monde extérieur après des siècles d’isolement. Toutefois, seul l’avenir nous dira ce qu’il adviendra dans le futur et quel effet les récents événements auront sur la mentalité Elfiques. J’imagine que les changements seront certainement longs car beaucoup d’Elfes sont conservateurs. Mais ma foi, cela sera peut-être un peu différent avec les jeunes générations qui ont l’air plus ouvertes et tolérantes que celles de leurs aînés. J’espère simplement que je serai toujours de ce monde dans quelques siècles pour pouvoir répondre à cette question et vérifier la justesse de certaines de mes hypothèses.

Après tout, quelle agréable manière d’occuper son temps que de philosopher et de refaire le monde en se perdant dans diverses conjonctures concernant le futur. L’avenir n’était pas écrit et seuls les actes concrets seront en mesure de le construire mais Arcae adorait imaginer ce qui pouvait advenir. Sans compter que la longueur hypothétique de son existence vampirique lui permettait de mettre à l’épreuve ses prédictions.

Lorsque Loren interrogea Crissolorio à propos de la suite de son plan, ce dernier préféra reporter à plus tard la suite de ses révélations, ce qui pouvait se comprendre. L’humain à l’esprit rusé avait peut-être prévu d’utiliser l’un ou l’autre stratagème et désirait attendre encore un peu avant de mettre l’intendant dans la confidence. Le vampire avait hâte de connaitre la suite mais pour l’instant, mieux valait refréner sa curiosité et tempérer son impatience car comme le disait Crissolorio, tout venait à point à qui savait attendre.

- Très bien alors j’attendrai afin d’en savoir plus pour la suite de ce plan, qui est certainement brillant, dit-il avec un sourire malicieux. Du reste, il nous faut encore attendre le retour de la fouine avant de passer à l’étape suivante.

Ensuite quand le ténébreux demanda une coupe de sang et que l’ancien collecteur d’impôt refusa, du moins pour le moment, en raison de sa répulsion pour ce liquide. Le vampire supposa que c’était pour cette raison que celui-ci avait refusé qu’il exécute son ancien serviteur, mais l’homme s’empressa de le détromper en lui disant que le véritable motif de sa clémence était sa répugnance pour la violence inutile.

- Je vois, dit Loren. Pour ma part, j’aurais sans doute vidé cet homme de son sang sans l’ombre d’un remord car il est vrai que l’empathie n’est pas mon point fort, même si je m’améliore grâce à la compagnie des humains. Toutefois, mon instinct de prédateur demeure bien que je sache me contrôler et maîtriser mes « ardeurs », comme il sied à tout vampire bien élevé et « civilisé », ajouta-il d’un ton espiègle.

Etant donné qu’il restait probablement un moment à patienter avant le retour de la fouine, Arcae demanda à son hôte si ce dernier ne pouvait pas lui faire admirer l’une ou l’autre salle d’apparat du château. Visiter le palais impérial était une occasion qui ne se représenterait pas de sitôt et l’intendant appréciait le faste et le luxe qui régnait à la cour et désirait s’en délecter avant de retourner à son existence misérable de vagabond.

Le vieil homme se leva et invita le nocturne à le suivre, à l’extérieur du bureau, à travers un long couloir. En chemin, ils furent rejoints par une escorte de lames noires, destinée à assurer la sécurité du Régent. Loren se contenta de hausser un sourcil et de garder un silence poli pendant que ces gardes les escortaient jusqu’à une pièce située non loin de là. Crissolorio ouvrit une porte à double battants et ils pénétrèrent dans une salle richement décorée, dont la splendeur arracha un sifflement admiratif au vampire.
Dans ce lieu était entreposée une myriade d’œuvres d’arts de toute sorte, aussi bien des peintures que des sculptures, réalisées dans un style Elfique, Glorien et Aldarien. Ostiz expliqua calmement qu’il s’agissait d’objets d’arts retrouvés à la fin de la guerre et que ceux-ci seraient rendus à leurs propriétaires légitimes, du moins s'ils réclamaient leurs biens. Or pour l’instant,faute d’avoir retrouvé ces derniers, ces merveilles artistiques se trouvaient entreposées dans cet endroit, offrant leur magnificence à leurs regards subjugués.

- C’est magnifique….Je crois qu’il n’y a pas d’autre mot pour qualifier un tel spectacle, dit Loren dont les yeux mordorés ne savaient plus où se poser tandis il y avait de choses splendides à contempler.

- J’ai beau être un vampire, appartenant au peuple de la nuit, je sais reconnaître la beauté lorsque je la vois et je suis particulièrement sensible à l’art…
Arcae s’approcha doucement d’une magnifique statue de cristal, aux reflets bleutés, représentant une femme d’une éclatante beauté. L’œuvre d’art était si parfaite que la vénusté semblait presque vivante, les fixant de ses prunelles scintillantes, avec une doux sourire sur les lèvres.

- Cette statue de femme est tellement ravissante qu’elle me donnerait presque envie de tomber amoureux, dit l’intendant en riant. Quel dommage qu’elle ne puisse pas devenir une véritable créature en chair et en os….
Puis, avec une infinie délicatesse, et comme à regret, il caressa du bout des doigts, le visage exquis de la femme de cristal.

Après cela, Arcae reporta son regard vers une série de tableaux représentant des scènes champêtres, des paysages bucoliques, des portraits de gentilshommes, de nobles dames et de courtisanes.

- Aimez-vous l’Art ? demanda-t'il à l’attention de Crissolorio. Si tel est le cas, vous possédez là un trésor inestimable, je dois dire….

Soudain le vampire se figea et ses prunelles dorées aperçurent une série de tableaux, entreposés dans un coin sombre et dont les motifs attirèrent son attention…
Il s’avança dans leur direction et regarda les dessins représentant des scènes de tortures et des gens enchaînés, le visage déformé par la douleur et les yeux révulsés de peur. Les couleurs étaient sombres, variant du violet au noir ébène, mélangé avec des teintes de rouge, symbolisant le sang ou la violence. Sur plusieurs tableaux, on apercevait le portait d’une jeune femme, vêtue d’un robe mauve, à la peau diaphane, aux cheveux de nuit et aux yeux écarlates.

Le vampire la contempla silencieusement, comme hypnotisé par une telle vision. Il demeura silencieux un long moment, perdu dans ses pensées, avant de se tourner vers Ostiz et de lui demander d’une voix un peu troublée.

- Ces tableaux-là d’où viennent-ils ? Ces motifs sont très sombres, à la fois empli de haine, de violence et de la mélancolie…Soit c’est l’œuvre d’un artiste maudit à l’âme torturée qui extériorise son mal-être, soit il s’agit de tableaux représentants des scènes de tortures, peut-être par un inquisiteur durant le règne de Vraorg le blanc….peut-être, même les deux.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Ven 14 Oct 2016 - 21:13

Le peuple elfique amenait beaucoup de questionnements à son sujet cela était un fait. Et visiblement le sieur Lören savait faire part d'une réflexion tout à fait logique, et ouverte à propos de ce peuple que l'on considérait pourtant comme ennemi ancestral de la race vampirique. Démontrant ainsi très bien qu'il savait faire preuve d'un raisonnement éclairé, et assez neutre. Ou bien qu'il n'avait pour sa part rien à reprocher au beau peuple. Après tout tout les vampires n'étaient pas forcément rancuniers à l'égard des elfes supposa le régent. Et c'est ainsi que ce dernier finit par répondre réfléchit au vampire.

« Les elfes sont en effet un peuple ayant souvent tendance au conformisme, et au conservatisme social ce qui nuit en effet à un changement rapide que ce soit de leurs mentalités, ou de leurs sociétés. Néanmoins comme nous l'avons conclut tout deux sieur Lören un tel changement sera nécessaire de la part du beau peuple. Un changement qui se fera peut-être à leurs bénéfices, mais aussi à celui des humains, et vampires qui sauront s'adapter, et en profiteront pour tirer des profits d'une collaboration avec les elfes. Certains marchands après tout sont assez ouverts d'esprits car ils savent que leurs intérêts peuvent provenir de toute source, et que l'argent n'a pas d'odeur. »

Car le commerce nécessitait une certaine ouverture d'esprit, et s'internationaliser depuis le début de la paix. Une sorte d'internationalisme qui contribuerait certainement à la paix, après tout un peuple isolationniste, et fréquentant peu ses voisins a probablement plus de chance de leurs déclarer une guerre, ou en tout cas une guerre meurtrière qu'un peuple ouverte sur l'extérieur. La haine, et la méfiance naissaient après tout souvent d'une certaine ignorance de l'autre.

« Lorsque vôtre ami reviendra il ne restera en effet qu'à faire en sorte que l’instigateur de ce complot soit révéler au grand jour. » Ajouta t-il ensuite pragmatique à ce sujet-ci, après tout la politique nécessitait une certaine capacité de maîtrise de soit, et de réflexion froide pour être menée à bien.

Quand au fait que le vampire n'aurait pas hésite à vider de son sang à l'époque le serviteur coupable d'un vol envers Ostiz cela ce dernier s'en était douter. Néanmoins le vampire disait qu'il s'améliorait au sujet de l'empathie ces derniers temps ce qui était bonne chose, mais dans tout les cas Crissolorio ne le jugeait point. « La maîtrise de soi est une très bonne chose que l'on soit vampire, ou humain. Je ne vous étonnerai pas après tout de vous dire que les humains aussi ont des instincts à maîtriser que je nommerai plutôt passions, ils sont des fois prompts après tout à céder à leurs émotions au lieu de se fier à leurs raison. Et contrôler ces affects est donc aussi une vertu chez les humains. Même si ce n'est pas la même chose que les vampires qui doivent contrôler leurs instincts de prédateurs bien entendu. » Juste une manière de dire que les humains aussi devaient savoir se tenir à certains sujets…

Quand au reste il emmena donc le vampire vers une salle richement décoré où se trouvait une myriade d’œuvres d'arts récupérés suite à la fin de Vraorg le blanc. Des oeuvres d'arts de tout style, et des fois certains de qualités assez variables, même si bien entendu toutes étaient au moins de bonnes qualités sinon on n'aurait pas prit la peine de les entreposer ici… Et ainsi il laissa à loisir le vampire rassasier son regard sur ces œuvres d'arts, vampire qui ne manqua d'ailleurs pas de mettre en avant son amour pour les belles choses.

« A ce que je vois vous avez un certain goût pour les beaux arts sieurs Lören. » Constata donc Ostiz d'un ton cordial avant de suivre ensuite calmement le vampire qui commençait donc à faire un tour de quelques œuvres.

« Je pense que le goût des belles choses dépend plus des individus que de leurs peuple messire, après tout il y a beaucoup d'humains qui n'ont pas forcément de sensibilité à l'art. » Ajouta t-il ensuite pensif quand le vampire avoua que malgré sa nature de vampire il avait une certaine sensibilité à l'art, ce tout en regardant lui aussi la magnifique statue de cristal. Fait d'une mains experte bien entendue. Le cristal était après tout une matière particulièrement difficile à travailler….

« Vous n'avez qu'à vous intéresser aux dames du beau peuple messire si vous désirez à ce point une femme magnifique à courtiser. » Ajouta Ostiz avec humour, mais pas d'un humour riant, plus d'un humour philosophique, ou dit sur un trait d'esprit courtois. Ostiz n'était malheureusement pas homme à rire, à vrai dire cela devait faire des années qu'il n'avait pas rit…

Et suite à cela le vampire regarde ensuite des portraits fais d'une main de maître, mais assez classiques dans leurs principes tout en questionnant le régent quand à ses goûts pour l'art.

« Oui j'apprécie l'art en effet. »
Dit-il calmement, avant d'ajouter ensuite. « Le raffinement, et la culture sont des choses inestimables en soit sieur Lören, et je considère que cents pièces d'or valent autant sous la forme d'un tableau que dans un coffre. »

Cela dit tout en constatant que le vampire semble contempler une série de tableau tout à fait particuliers… Ah oui ces tableaux là pensa t-il en ne prenant pas la peine de les regarder, des peintures faîtes en pleine théocratie qu'il n'avait pas fais brûler lorsqu'il avait apprit leurs existence il y a peu de temps… Tout simplement car même s'il n'éprouvait pas forcément d'attirance pour ces peintures ci il considérait que l'art ne méritait pas d'être brûlé quel qu'il soit. Il représentait son temps, et devait être conservé soigneusement. Et c'est pour cela qu'il tînt d'ailleurs ces quelques propos pensivement au vampire.

« Non cela est l’œuvre d'un artiste qui a été torturé pendant plusieurs mois par les laquais du blanc, et qui a été libéré ensuite pour je ne sais quel caprice de Vraorg. C'est suite à cela que cette âme tourmentée a donc composer ces œuvres, avant de se suicider peu après. » Il regarda d'ailleurs le vampire l'air légèrement impénétrable, avant de reprendre ensuite calmement tout en désignant du regard les œuvres légèrement malsaines. « Je ne pense pas trop m'avancer en disant qu'aucune de ces œuvres là ne sera probablement réclamer de sitôt, si jamais vous désiriez en prendre une je ne serait point contre que vous le fassiez de ce fait. Considérez cela comme un cadeau pour m'avoir offert vôtre aide il y a quelques semaines de cela lors des événements de Caladon. » Acheva t-il donc poliment, après tout Ostiz n'était pas un ingrat, et n'avait point oublier l'aide que lui avait offert le vampire.






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mar 18 Oct 2016 - 21:03

Après que Loren ait fait part de son opinion concernant les elfes au Régent de Gloria, ce dernier parut réfléchir, un bref instant, avant de répondre d’une voix posée qu’il adhérait à ses propos.

En effet, le beau peuple était réputé pour son conservatisme et le conformisme de ces membres ; toutefois, même chez les plus traditionalistes d’entre eux une ouverture au changement se faisait sentir progressivement. Probablement pas de gaieté de cœur car la plupart avait pour but de préserver leur mode de vie ainsi que leurs traditions et ressentait une certaine méfiance voire un profond mépris pour les autres races, mais sans évolution nul doute qu’ils ne feraient que précipiter le déclin de leur civilisation. Crissolorio mit ensuite l’accent sur les bénéfices d’une telle collaboration, notamment sur le plan commercial.

En entendant de telles paroles, l’intendant ne put s’empêcher de lui lancer un regard entendu, tout en esquissant un sourire amusé :
- Ce n’est pas à moi que vous apprendrez ce genre de choses messire Ostiz, comme vous le savez je ne suis pas devenu intendant pour rien et j’ai un goût très prononcé pour les bonnes affaires. Du reste, j’approuve totalement quand vous dites que l’argent n’a pas d’odeur et je crois que la plupart des négociants partagent cette opinion.

En sa qualité d’intendant, le vampire connaissait à la perfection les arcanes des réseaux commerciaux et les moyens de dégoter de juteuses affaires dans le but de s’enrichir. Dès lors, il ne doutait pas de pouvoir lui-même tirer parti de cette situation favorable pour, qui sait, se construire un avenir prospère et enviable.

Puis, pragmatique comme à son habitude, le vieil homme ajouta qu’une fois que La Fouine serait de retour, il ne resterait qu’à confondre l’instigateur de cette sombre machination.

- Je crois que celui-ci ne va plus tarder à revenir et si les choses se passent comme prévu, nous coinceront ce mystérieux comploteur. Comme le dit si bien un proverbe, tel est pris qui croyait prendre.

Quand Arcae évoqua le fait qu’autrefois, il aurait vidé le serviteur de son sang, sans l’ombre d’un remord, mais qu’à présent il maîtrisait mieux ses instincts et éprouvait davantage d’empathie ; Ostiz ajouta que ce type de pulsion n’était pas l’apanage des vampires et que les humains pouvaient également succomber à leurs passions.

A cela, le nocturne se contenta d’approuver d’un hochement de tête avant d’ajouter d’une voix calme :
- Les humains aussi ont des passions parfois meurtrières et fatales. Je pense que même les elfes qui se prétendent si sages et maîtres d’eux peuvent en avoir…Après tout, la dame blanche n’avait elle pas perdu la raison pour un dragon ? Si cela n’était pas de la passion je me demande ce que c’était…Peut-être de la rage non ? ajouta t il d’un ton malicieux en fixant l’humain de ses yeux mordorés.

Loren n’ignorait pas qu’à l’époque de la Théocratie de Vraorg, l’ancien petit courtisan avait sans doute eu l’occasion de côtoyer cette Elfe fanatique nommée Kalyna Vallael. Sa personnalité ténébreuse et torturée ainsi que sa réputation funeste faisaient probablement trembler ou rougir de honte nombre d’elfes à la pensée qu’un tel monstre soit issu de leurs rangs.

En attendant le retour de l’homme de main, le Régent Glorien proposa au vampire de visiter une salle emplie d’œuvres d’arts. Arcae accepta avec le plus grand plaisir car il adorait la création artistique et admirer la beauté le distrairait de cette attente et lui permettrait de poursuivre sa discussion avec l’humain sur un ton plus léger.
Dès après qu’Arcae ait mentionné son amour de l’Art et cela en dépit de sa nature vampirique qui ne prédisposait pas à ce penchant, un peu inhabituel chez les siens. Ostiz fit la remarque que cet intérêt dépendait plus de la sensibilité d’un l’individu que de son appartenance à une race spécifique.

- Oh bien sûr, je n’en doute pas. J’en suis d’ailleurs la preuve vivante ou plutôt « morte-vivante » dans mon cas, dit-il en riant. Mais il est vrai qu’en général, la plupart des vampires manquent de sensibilité et d’intérêt pour l’Art, nous valorisons davantage la force et l’intelligence que l’émotivité et la créativité. Cependant, il existe toujours des exceptions qui confirme la règle et il n’est pas à exclure que le peuple vampirique donne au monde de grands artistes.

Tandis qu’ils poursuivaient leur visite de cette salle emplie d’œuvres d’arts, le regard de Loren s’arrêta sur une magnifique statue de cristal et s’extasia sur la beauté de la femme représentée.

Ne manquant guère d’humour, Crissolorio lui suggéra de courtiser les dames du beau peuple s’il appréciait à ce point la perfection des attraits féminins.

- Je dois dire qu’en ce qui concerne la délicatesse des traits aucune femme ne peut égaler une Elfette. Néanmoins, cela serait un bien grand changement, aussi bien pour moi, que pour elle d’envisager une telle relation. On pourrait même dire que cela constituerait une sorte de révolution et nécessiterait une immense ouverture d’esprit des deux côtés car vous n’ignorez pas que les elfes et les vampires se haïssent ? Mais ma foi, de nos jours tout est possible. Et je serai ravi de contribuer à l’avènement d’un couple mixte elfe-vampire si l’occasion se présente, dit-il avec une pointe de malice dans la voix.

Durant la suite de leur visite, ils contemplèrent une série de tableaux peints d’une main de maitre en échangeant sur leur goût réciproque pour l’art. Le vieil homme semblait posséder ce point commun avec l’intendant et estimait que le raffinement et la culture avaient une valeur inestimable. Avis que partageait le vampire.

Soudain, celui-ci aperçut une série de tableaux à la noirceur inhabituelle et dont les thématiques morbides le frappèrent. Quand il interrogea Ostiz sur leur provenance et l’auteur de telles œuvres, l’homme répondit qu’il s’agissait d’un artiste, torturé par les laquais du blanc, qui avait peint ses souffrances, peut-être pour les exorciser, juste avant de se suicider. Malgré son air impassible et le calme de sa voix, Arcae ressentit un certain malaise chez Crissolorio lorsque ce dernier posait les yeux sur les tableaux. De toute évidence, les thèmes de tortures, de souffrance et d’obscurité n’avaient pas sa préférence…

En tant que vampire et en raison de sa « sensibilité » de prédateur, Loren possédait certainement des goûts très différents de celui du commun des humains. Ce n’était pas tant la noirceur et la souffrance de ces tableaux qui le fascinaient mais surtout la violence et la perfection du dessin ainsi que l’utilisation audacieuse des couleurs. L’auteur était parvenu à restituer à la perfection la mélancolie, la colère et l’horreur de ses séances de tortures et de son probable emprisonnement, peut-être à Morne-Flammes. Au cours des derniers mois de son existence, la folie avait dû s’emparer de son esprit et il avait utilisé son art pour laisser un ultime témoignage de son calvaire. Peu avant sa mort, sa maîtrise artistique avait approché le génie…Le nocturne songea qu’on disait que le frontière était très floue entre le génie et la folie, peut-être que cela se vérifiait dans ce cas.

Voyant son attrait pour ces toiles très noires et sans doute désireux de s’en débarrasser, le Régent lui proposa de choisir l’une d’entre elles, en récompense de son aide lors des sinistres événements de Caladon.

- Merci, j’accepte volontiers ce présent en gage de votre gratitude, dit le vampire en se remémorant la foire de Caladon et l’aide apportée à Ostiz quand celui-ci se trouvait prisonnier d’un souterrain obscur.

Ensuite, il observa attentivement les différents tableaux, avant d’arrêter son choix sur une large toile, particulièrement ténébreuse, montrant un bourreau vêtu d’une longue cape noire, emportant un homme enchaîné, tandis qu’une femme à la chevelure couleur d’ébène et vêtue d’une robe écarlate tentait de les retenir en versant des larmes de sang.

Après cela, le nocturne suggéra qu’ils se rendent de nouveau dans le bureau de Crissolorio afin d’y attendre le retour de La Fouine qui ne devrait plus tarder.
Une fois rentrés dans la pièce, il s’écoula à peine quelques minutes avant que la fouine ne refasse son apparition, un tantinet essoufflé mais arborant un large sourire, montrant que sa mission s’était déroulée pour le mieux.

- J’ai trouvé cet empoisonneur et comme convenu, je l’ai assommé et ait trempé cette pierre dans son sang, dit-il en posant la pierre maculée de liquide sanguin sur la table.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Sam 22 Oct 2016 - 17:02

Visiblement le vampire était tout à fait d'accord avec lui quand au fait que l'argent n'avait pas d'odeur, le contraire en même temps aurait été étonnant…

« Il faut savoir faire preuve de neutralité, et d'ouverture d'esprit de toute manière pour saisir des occasion que les gens obtus, et enfermer dans leurs conceptions ne peuvent percevoir. La paix est bénéfique au commerce après tout, et ce nouvel âge de paix est donc un âge d'or d'une certaine manière pour les marchands astucieux. »

Il le savait déjà, de nouvelles fortunes allaient sans doute se bâtir grâce au commerce, lui même qui était né dans une famille marchande connaissait après tout comment fonctionnait le commerce d'une certaine manière. Et le commerce qu'il soit fait par des vampires, des elfes, ou des humains avaient souvent certaines règles assez éternelles. Au final s'enrichir grâce à cela n'était donc qu'une question d'astuce, et de chance. Après tout même le plus audacieux des marchands pouvait être touché par l'infortune, alors autant savoir faire preuve de prudence pour ne pas finir ruiné…

Quand à la question du comploteur visiblement ils étaient d'accord, dans tout les cas Ostiz devrait voir quelle peine légale il devra infliger à cet intriguant. Peut-être une condamnation à mort ? Peut-être pas, la confiscation des biens, et le fait de radier cet homme de son rang de noble suffirait peut-être amplement. Le déshonneur pouvait après tout être des fois plus douloureux pour les nobles que la mort. Il valait mieux après tout donner une raison aux nobles cupides, et ambitieux de ne pas essayer de sévir à son égard, quand aux pulsions humaines…

« La passion est un problème finalement assez systématique chez tout ce qui vit, et a une conscience de soi je pense. Tout ce qui ressent des émotions après tout peux être victime de la passion, et faire passer celle-ci avant la raison. La mort est au final la seule chose pouvant mettre fin aux passions, et bien entendu n'est pas désirable. Prendre sur soit est donc la meilleure manière de pouvoir vivre avec ces passions que connaissent tout et un chacun. » Ajouta t-il donc calmement sur ce sujet ô combien philosophique qu'était la passion, la résultante des désirs de chacun, ce qu'importe les conséquences de ces désirs, et de ce que l'on peut essayer de faire pour les accomplir.

Ostiz connaissait bien cela, lui qui avait passé toute sa vie à développer un contrôle de soi admirable dans le but de pouvoir réfléchir avec calme, et recul à toutes les situations possibles. Entre la passion, et la raison le choix était clair après tout pour lui. La connaissance empirique, savoir réfléchir avant d'agir, voilà des qualités qu'Ostiz savait estimer à leurs justes valeurs. Des qualités qu'il essayait pour sa part de développer, et de conserver de son mieux. Des qualités qui lui avaient peut-être même parmi d'arriver là où il en était aujourd'hui ? Peut-être, mais il considérait la patience et le contrôle de soi comme des vertus qu'il pouvait au moins se vanter de posséder.

« Je serai intéressé de voir quels genre d’œuvres d'arts pourraient produire de grand artistes vampiriques, n'ayant encore que peu pu en voir au mieux je pense, je ne doute point que cela serait très intéressant après tout. » De plus la culture vampirique était assez mystérieuse en soit, et les mœurs de ce peuple tout à fait particulier. Il semblait violent, et sombre, mais il était aussi mystérieux, et il était difficile d'une certaine manière de plus de croire que les vampires ne pouvaient vivre que dans la violence, et la haine. Il supposait qu'une telle vie ne pouvait être supporté par tous. Quand au sujet de la dame elfique que pourrait courtiser le sieur Lören, ce dernier ne manqua pas de chose à dire quand à cette possibilité évidemment.

Et le sieur Lören avait raison ce serait un grand changement qu'une elfe puisse ainsi s'amouracher d'un vampire, en tout cas de manière officielle. Après tout qui pouvait dire que ce genre de choses n'étaient pas déjà arrivés officieusement ? Car il est un fait que les elfes ne tiendraient sans doute pas en estime l'un des leurs qui s'amuserait à faire ceci. Et à cela Ostiz répondit donc calmement.

« Je pense que ce sera surtout le fait que les elfes et vampires seront aisément dégoûtés de cette union qui posera probablement sieur Lören si elle devait être révélée au grand jour. Après tout rien ne dit qu'il n'y a pas déjà eu de telles couples, mais ce de manière officieuse... » Après tout l'amour pouvait être une chose obéissant bien peu à la raison étant une des plus puissantes passions. Il ne fallait donc pas sous-estimer la force de ce dernier, et les multiples aspects qu'il pouvait prendre…

Mais sinon Ostiz décida de léguer grâcieusement une de ces toiles au sieur Lören s'il le désirait, après tout ce serait certainement moins du gâchis que de laisser ces œuvres d'arts pourrir éternellement ici, pour la simple raison qu'Ostiz avait peu de chance de les mettre dans une future exposition. Les nobles n'apprécieraient après tout guère la chose, et ne feraient que se plaindre. Et ce fut un don qui ne semblait point déplaire au sieur Lören qui s'empressa donc d'aller porter son choix sur une toile représentant visiblement un bourreau en train de traîner un condamné.

Soit, ce n'était pas la plus sordide de ces toiles en vérité, mais si c'était celle-ci qui plaisait le plus au vampire c'était tout à l'honneur de ce dernier. Sur ce quand ce fut fait ils revinrent donc à son bureau, et l'homme de main su vampire finit par revenir. Crissolorio ne portant pas un regard sur la pierre ensanglantée car il n'appréciait pas la vue du sang fit appeler quelqu'un.

Vint donc suite à cet appel un homme visiblement buriné, et assez vieux. Effroyablement maigre, et couturé de cicatrices. Ce dernier prit la pierre avant de s'incliner devant le régent, et suite à cela Ostiz dit aux deux vampires.

« Ne vous fiez pas aux apparences cet homme est un agent très compétent, néanmoins veuillez m'en excuser mais je vais être obligé de devoir vous dire de prendre congé messires le temps de mettre mon stratagème en marche. Je vous propose donc de revenir me voir demain soir que je puisse vous offrir une récompense à la juste mesure de vôtre labeur. Encore merci à vous. » Acheva t-il donc de dire d'un ton cordial, et conciliant aux deux êtres de la nuit. Après tout ils avaient fais leurs partie du travail, et il ne restait qu'à Ostiz de terminer ce dernier. Le sieur Lören pouvait donc dès maintenant prendre du repos jusqu'à demain, et revenir le voir pour avoir une récompense appréciable si tel était son désir.






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Jeu 27 Oct 2016 - 20:07

Lorsqu’ils poursuivirent leur conversation sur le thème du commerce ; Crissolorio expliqua que, selon lui, il était important de faire preuve de neutralité et d’ouverture d’esprit afin de saisir les nouvelles opportunités qui s’offraient à soi. Par ailleurs, une paix durable ne pouvait s’avérer que bénéfique quand il s’agissait de faire des profits.
Loren acquiesça d’un sourire car en sa qualité d’intendant, ses paroles faisaient écho en lui. Le Régent de Gloria devait également être très instruit et avisé à ce sujet, étant donné son ancien métier de collecteur des impôts et de grand trésorier.

Ensuite, les deux individus abordèrent la question des passions, sujet ô combien exaltant et sur lequel il était possible de discourir des heures durant. Quand le vampire exprima son point de vue quant à cette question ; Ostiz admit calmement que tous les êtres vivants étaient habitées par la passion et qu’elle faisait partie de la vie ; seule la mort permettait d’échapper à son emprise, ce qui était un autre problème.

- Il est vrai que tant qu’une étincelle de vie brille en nous, nous sommes condamnés à ressentir des désirs, des joies et des peines. Bien sûr, la mort nous en libère....provisoirement, jusqu’à notre prochaine incarnation, dit-il en riant. Et durant notre vivant, la seule chose que nous puissions faire et de composer avec celle-ci, certains préféreront tenter de refouler ou de maîtriser leurs penchants tandis que d’autres estimeront que le meilleur moyen de résister à la tentation c’est d’y céder !

Loren était un être rationnel, comme de nombreux vampires, néanmoins dans certains domaines, il estimait qu’il était préférable pour lui de satisfaire ses désirs et de suivre son instinct. Certes, l’intendant éprouvait un goût immodéré pour les femmes, dont certains se gaussaient, ainsi que pour les jeux de hasard et l’argent. Mais comment donner de la saveur à sa longue existence d’immortel sans s’octroyer quelques petits plaisirs ?

En cela, le ténébreux différait certainement du Régent de Gloria, qui semblait doté d’un tempérament ascétique, et faisait passer son devoir et sa raison avant toute chose. La contemplation de l’Art représentait aussi l’un des rares passe-temps du vampire avec la lecture, et il éprouvait un bonheur intense de se retrouver dans une salle emplie d’œuvres artistiques.

Pendant qu’ils admiraient ces magnifiques réalisations et qu’Arcae manifesta son intérêt pour des toiles aux motifs particulièrement morbides et sombres ; le vieil homme exprima sa curiosité vis-à-vis des œuvres artistiques que seraient susceptible de produire le peuple vampirique.

- Effectivement, cela serait très intéressant, malheureusement je pense qu’ils sont relativement rares…pour l’instant, dit le vampire d’un ton calme et sincère. Mais je crois que la paix si elle perdure permettra l’éclosion et la révélation de nouveaux talents. Sans compter que comme pour le commerce, les échanges et l’ouverture sont favorables à la créativité et au développement artistique.

Ensuite le nocturne demeura pensif quelques minutes avant d’ajouter :
- Je pense que si un Art typiquement vampirique devait apparaître, il serait très différent de celui des humains et des elfes en raison de notre sensibilité un peu particulière. J’imagine que les thèmes sombres, sanglants voire mélancolique y seraient dominants…En somme, un peu comme sur les toiles de cet artistique à l’âme torturé…d’ailleurs, peut-être est-ce la raison pour laquelle ces réalisations ont fait écho en moi….Toutefois, comme pour le reste, seul l’avenir nous le dira.

Puis au fil de leur conversation, l’humain suggéra, non sans un certain humour, à son interlocuteur de courtiser une dame Elfe. Une telle union était bien sûr très improbable en raison de la haine et de la répulsion communes qu’éprouvaient ces deux peuples. Cependant, comme le soulignait Crissolorio, de telles relations avaient probablement existées, de manière officieuse du moins. Après tout, l’amour obéissait à des lois inconnues et sa puissance était telle qu’elle surpassait le pouvoir de la raison. Comme le disait si bien l’adage, le cœur a des raisons que la raison ne connait pas.

- Certainement…Ce genre de couple a dû exister ou existe à l’heure actuelle dans le plus grand secret. Peut-être même que cet interdit renforce leur attirance mutuelle et donne à une telle relation un aspect à la fois transgressif et terriblement romantique, dit-il en arborant un sourire amusé. Cela dit, je ne pense pas que les conséquences actuelles en seraient aussi dramatiques qu’à l’époque où les vampires et les elfes se faisaient la guerre. Pour autant, nous n’en sommes pas encore rendus au point où l’on clame des deux côtés, faites l’amour pas la guerre ! Pourtant cela serait tellement mieux de mon point de vue !

Après qu’Arcae ait choisi une toile représentant un bourreau emmenant un homme enchaîné, sans doute juste avant son exécution, les deux compères se rendirent dans le bureau du Régent. Et quelques minutes plus tard, ils furent rejoint par La Fouine qui, comme prévu, avait accompli sa sinistre besogne.
Quand le sbire déposa la pierre imbibée de sang sur la table devant Loren et Ostiz, ce dernier ne put s’empêcher de détourner le regard afin d’éviter de contempler cet objet, qui manifestement le dégoûtait.

Ensuite, Crissolorio fit appel à un vieil homme étique, au visage buriné et couvert de cicatrices assez profondes. Visiblement, il ne payait pas de mine et le vampire s’interrogea sur la raison de sa présence dans cette pièce. Est-ce que cela faisait partie du plan du Régent ?

Le dirigeant de Gloria leur expliqua qu’il ne fallait pas se fier aux apparences et que l’individu chétif qui se tenait face à eux était en réalité un agent très compétent. Dès après, l’humain les invita à prendre congé, le temps qu’il mette en place la suite de son plan et leur demanda de se présenter le lendemain soir afin de recevoir leur juste rétribution.

- Très bien, répondit Arcae tout en fixant son vis-à-vis d’un air intrigué. Je reviendrais demain soir comme convenu.

Puis, il sortit de la pièce en compagnie de son acolyte la fouine et tous deux regagnèrent son repaire de la cour des miracles. Là-bas, ils discutèrent à leur aise en essayant de deviner quel était le mystérieux stratagème mis en place par Ostiz. Les paroles énigmatiques de ce dernier avaient attisé la curiosité du ténébreux et il était impatient de connaitre le fin mot de cette histoire. Et quel pouvait bien être le rôle de cet agent malingre dans le piège que préparait l'ancien collecteur d'impôts ?

Le lendemain, à l’heure dite, L’intendant se présenta chez Crissolorio et attendit d’être reçu dans son bureau afin d’être informé du dénouement de cette affaire et recevoir la récompense promise.
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mer 2 Nov 2016 - 20:03

Visiblement le sieur Lören avait beaucoup à dire lui aussi au sujet des passions, ce qui n'était guère étonnant après tout. Que ce soit parce que le vampire était au final assez érudit, mais aussi capable d'une réflexion détaillé, notamment grâce à son expérience de vampires plusieurs fois centenaires. Quand à Ostiz son combat pour maîtriser ses passions était en grande partie le centre de son existence, donc la maîtrise du sujet de la part du régent n'était guère étonnante.

« C'est un choix de vie je suppose que de vouloir les maîtriser, ou au contraire les laisser s'exprimer. Pour ma part j'ai fais le choix de les maîtriser pour ne pas les laisser prendre le contrôler, ou éviter que cela joue à mes dépends. Le désir après tout est un cycle sans fin sieur Lören. » Il le regarda avec sérieux, et ajouta. « Quand un désir est satisfait un autre vient vite prendre sa place après tout, céder à la tentation de ce fait équivaut à ne vivre sans cesse que pour satisfaire des désirs sans fin si on ne tente jamais d'y résister un tant soit peu. »

Après tout le désir étant caractéristique du vivant, et étant ressenti par tout ce qui vit, décider de céder à ses désirs et de leurs obéir équivalait de ce fait selon le vieil homme à entrer dans un cycle qui n'aurait pas de fin. Il fallait donc savoir maîtriser la tentation, sans non plus la taire quand elle était acceptable bien entendu.

« Je serai prêt à le payer cher sieur Lören si vous me dénichiez une œuvre d'art authentique créer par un artiste de vôtre peuple. » Dit d'ailleurs Ostiz calmement, avant de préciser ensuite. « Après tout une telle marque de curiosité artistique de ma part serait sans doute favorablement vu de la part de potentiels artistique vampiriques, ou bien d'une partie la noblesse vampirique si celle-ci venait à gagner en raffinement. » En somme avoir un coup d'avance, et flatter l'égo du peuple de la nuit dans le bon sens pourraient être une bonne idée à l'avenir. Avant de préciser néanmoins…

« Peu importe que les thèmes soient sombres, ou sanglants. Je n'aurai qu'à afficher une telle œuvre d'arts dans un musée en un endroit souvent fréquenté par les marchands étrangers. » L'art après tout n'était-il pas à la fois un outil symbolique, et politique ? Ostiz pourrait en user à la fois pour le bien de la paix, et celui de sa nation de ce fait. Il fallait juste pour cela se faire passer pour mécène des arts de toutes sortes, et être prêt à le faire savoir. Après tout le bas peuple aimer la philanthropie, tandis que les nobles aimaient le mécénat selon la pratique de ce dernier…

Quand au sujet de l'amour entre elfes, et vampires. Ostiz n'avait pas vraiment de mal à concevoir la chose. Notamment car le vieil homme voyait cela de manière objective, et donc en grande partie en dehors des préjugés, et des normes des différents peuples. Mais il voyait aussi très bien toutes les difficultés que rencontrerait certainement un tel couple…

« Je pense que ce genre de choses doivent en effet être légèrement plus acceptées aujourd'hui sieur Lören. Quoique je ne saurai le dire de la part des elfes, ces derniers après tout comme nous l'avons dit auparavant ont beaucoup de mal à changer. Ainsi si les deux amants n'auraient pas forcément à craindre de conséquences légales à une telle union je suppose, ils pourraient être traités malgré tout comme des paria par la population qui ne voudrait avoir rien à faire avec eux. » D'un tel bois était fait la rancœur perdurant aujourd'hui encore entre les peuples après tout… Enfin sur ce il sembla assez vite quand l'agent du vampire revint qu'il faille passer à l'action pensa Ostiz, ce qui eut bien évidemment pour conséquence de devoir congédier pour un temps du moins le vampire. Vampire qui accepta avec aisance la chose d'ailleurs.

Ainsi Ostiz se contenta d’acquiescer d'un air satisfait lorsque le vampire accepta de prendre congé pour ce soir, pour revenir ensuite lorsque cette affaire serait terminée… Que ce soit pour réclamer sa récompense, ou être informé du plan dont aurait usé Ostiz...

[…]

Ainsi quand un autre jour l'heure fut venu Ostiz accepta que l'intendant entre dans son bureau. Comme promis la récompense du vampire se trouvait sur le bureau, et Crissolorio se doutant que le sieur Lören voulait connaître le fin mot de l'histoire invita ce dernier à s'asseoir, et dit calmement.

« Salutations sieur Lören, désirez vous toujours savoir comment je m'y suis pris ? Dans tout les cas voici vôtre juste récompense messire. » Dit-il en désignant une bourse remplie de pièces d'or se trouvant sur le bureau, car oui Ostiz avait pu accomplir ce qu'il désirait accomplir comme en témoignait la bourse remplie de pièces d'or qui attendait que le vampire la prenne sur le bureau. Mais comment avait-il fait ? Cela le vampire ne tarderait pas à le savoir s'il était toujours aussi curieux à ce sujet...






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Jeu 3 Nov 2016 - 12:59

Crissolorio exprima son point de vue concernant la manière dont il gérait ses passions ; contrairement au vampire, le vieil homme mettait un point d’honneur à tenter de les maîtriser, estimant que le désir était un cycle sans fin. Ce qui était vrai, étant donné que seule la mort mettait fin à cette chaîne infinie. Tant que la vie existait, les êtres étaient mus par la force implacable qui les poussait à désirer, encore et encore, sans jamais connaitre la satiété. Tel était la condition du vivant, belle et tragique à la fois.

- Notre vie nous appartient et c’est notre libre arbitre qui nous permet de décider la manière dont nous désirons la vivre ; certains préférerons se consumer dans l’ardeur de la passion et déborder d’émotions alors que d’autres choisirons la placidité de l’ataraxie ou la rigueur du stoïcisme. Pour ma part, céder à mes désirs me permet de donner une certaine saveur à ma longue existence. Mais il est vrai que l'Ego créé sans cesse de nouveaux objets de convoitise et nous empêche d'accéder à une sérénité parfaite.

En effet, Loren avait déjà de longues années derrière lui et peut-être encore plusieurs siècles devant lui ; s’il devait adopter un mode de vie austère et spartiate, tentant de maîtriser le moindre élan qui naissait dans son être, sa vie deviendrait des plus insipides et accentuerait l’ennui existentiel qu’éprouvaient de nombreux vampires. L’intendant songea à la folie qui gagnait souvent les plus âgés de ses congénères, faute de pouvoir trouver un sens à leur immortalité. Arcae préférait donc jouir des plaisirs de l’existence, autant qu’il le pouvait, afin de ne rien regretter s’il devait mourir demain.

Toutefois, la tempérance de l’humain ne l’étonnait guère, car ce dernier était réputé pour sa droiture et sa sobriété, quasi ascétique. Il portait des vêtements très sobres et sa manière de s’exprimer ainsi que son esprit d’analyse révélait un homme d'esprit, possédant une immense maîtrise de lui-même.

Quand Ostiz déclara être prêt à payer pour une authentique œuvre d’art vampirique ; l’intendant réfléchit, songeant que cela pouvait, en effet, être fort intéressant de mettre en valeur les talents de son peuple. Personnellement, il ne connaissait aucun vampire artiste mais il devait en exister.

- Ma foi, je vais me renseigner et si je dégote quelques œuvres de qualité issues d’artistes, je vous en ferai part. En effet, ces réalisations seraient du meilleur effet dans un musée. Peut-être que le mécénat permettrait aussi de découvrir et de favoriser l’essor de nouveaux créateurs.

Lorsqu’ils abordèrent les relations amoureuses entre Elfes et Vampires, ils parvinrent à la conclusion que malgré une plus grande ouverture aux unions inter-raciales, des préjugés tenaces demeuraient :
- Effectivement, les mentalités évoluent plus lentement que les lois et les elfes ne sont pas réputés pour leur progressisme en la matière, admit le nocturne, le regard pensif. Enfin, on pouvait déjà se réjouir des récentes évolutions et espérer qu’elles s’affermiraient dans l’avenir.

[…]
Le lendemain, à l’heure convenue, Loren se rendit dans le bureau du Régent de Gloria pour recevoir la récompense promise. Et surtout découvrir le dénouement de cette palpitante aventure ! L’intendant avait du mal à dissimuler son impatience et sa curiosité lorsqu’il accepta son dû.

Le ténébreux s’empara de la bourse et avec un grand sourire qui dévoilait un peu ses crocs acérés, il dit :

- Je serai ravi, messire Crissolorio de savoir comment vous avez fait pour coincer cet intriguant. Dites-moi tout, je n’en peux plus de me perdre en conjectures pour deviner la fin de cette affaire !
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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Lun 7 Nov 2016 - 15:57

Ostiz se contenta de simplement acquiescer de la tête aux dernières paroles du vampire au sujet des passions, et du désir. Tout avait été dit après tout, et s'ils désiraient réellement approfondir le sujet il faudrait certainement discuter de cela un autre jour car il leurs faudrait des heures pour véritablement explorer en profondeur cette thématique… Quand au reste oui l'humain, et le vampire avaient tout deux fais leurs choix quand au sujet de la passion, et de la raison. Chacun avait trouvé sa voie, et leurs points de vue se valaient autant à tout deux.

Car au final est-ce qu'une manière de vivre, et de pensée irait à tous ? Non pensa Ostiz, aussi belle qu'elle pouvait sembler l'uniformité n'était qu’illusion à appliquer, et folie à désirer. Dans tout les cas c'était au final la différence qui faisait la force du peuple humain, et il ne pouvait pas briguer ou encourager l'idée d'une pensée unique qui nuiraient à certains principes que sont par exemple le progrès, et la libre-pensée…

« Je vous fais confiance pour cela. » Ajouta ensuite le régent au sujet d'une potentielle œuvre vampirique que pourrait trouver l'intendant, après tout Ostiz était patient et il comprendrait que le vampire ne trouve pas ce genre de choses rapidement. Néanmoins il faisait confiance à ce dernier pour en effet faire des recherches à ce sujet, quand au sujet complexe des relations amoureuses. Ils tombèrent assez rapidement d'accord à ce sujet.

« Oui, chaque peuple au final à sa manière de vois les choses, et il faudra du temps pour que les mentalités changent à ce sujet. » S'il y avait changement, après tout pourquoi les elfes voudraient accepter de tels mariages alors qu'ils avaient déjà mains problèmes de fertilités ? Car dans les faits une conduite ferme à ce sujet serait peut-être nécessaire au peuple elfique pour éviter l'extinction de leurs population, mais bien entendu cela seul l'avenir saurait le confirmer ou non… Car l'intérêt individuel ne rimait après tout pas toujours avec l'intérêt de la nation, ou le bien commun malheureusement.

[...]

Et quand l'heure fut venue le vampire fut tout à fait heureux de recevoir sa bourse, et visiblement encore plus impatient d'entendre l'histoire du régent. Celui-ci tâcha donc d'expliquer calmement, et patiemment le plan dont il avait usé pour démasquer le comploteur, et révéler sa culpabilité au grand jour…

« Comme convenu mon agent prit l'apparence de l'empoisonneur pour apporter le poison au lieu dit du rendez-vous à un serviteur du comploteur, un poison qu'il a remplacé par quelque chose de tout à fait inoffensif ayant la même apparence, le tout en apposant sur le flacon un marqueur magique qui indiquait tout simplement à qui examinait la fiole par magie qui avait été les derniers possesseur de l'objet. » Il laissa un instant de silence planer avant de reprendre pensif. « J'ai ensuite laisser le comploteur agir avec le faux poison comme si je ne me doutai rien, en ayant bien entendu prit des précautions discrètes si jamais il s'était révélé qu'il avait découvert la supercherie, ce qui ne fut pas le cas… Ainsi quand sa tentative d'asssasinat eut lamentablement échouée je n'eut qu'à faire vérifier à un mage qui était l'un des derniers hommes à avoir été en possession du poison pour avoir une preuve accablante envers nôtre homme. Dans les faits cela me permit surtout d'avoir le droit légitime de poser quelques questions à nôtre suspect, je lui ai donc fait boire une potion de vérité à son insu et j'ai demander à ce qu'il lui soit poser quelques questions auxquelles il a répondu franchement à cause de la potion en croyant mentir. Prouvant ainsi irrémédiablement sa culpabilité. » Après tout Ostiz n'avait voulu aucune chance à cet intriguant de pouvoir s'en tirer à bon compte… Et sur ce il acheva calmement.

« Voilà comment j'ai fais. Bien entendu j'aurai sans doute pu faire un plan encore mieux élaboré en prenant plus de temps pourr y réfléchir, mais ne sachant pas quand il comptait agir, et ne voulant pas donner lieux à des soupçons j'ai dû faire vite. »
Tout simplement, il restait donc à voir ce que le vampire aurait à ajouter à ce sujet, mais dans tout les cas Ostiz espérait avoir ainsi satisfait la curiosité de l'ancien intendant...






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MessageSujet: Re: L'empoisonneur de la cour des miracles (pv Crissolorio) Mar 8 Nov 2016 - 22:35

Après avoir pris la bourse emplie d’or, Loren s’installa dans un fauteuil confortable afin d’écouter le récit de Crissolorio Ostiz. Curieux comme il l’était, le vampire débordait d’impatience et restait suspendu aux lèvres du vieil homme.
Ce dernier prit la parole et conta le stratagème astucieux qu’il avait employé pour confondre l’intriguant. Pour ce faire, comme convenu, son agent utilisa l’apparence de l’empoisonneur afin d’apporter le poison sur le lieu du rendez-vous, où un serviteur du comploteur s’en empara. Bien sûr, avant de lui remettre, l’agent avait pris soin de remplacer le venin par une substance inoffensive. La suite du plan consistait à apposer un marqueur magique sur la fiole afin d’identifier son dernier possesseur.
Ensuite, il laissa le commanditaire de l’empoisonnement agir et employer le faux poison, en ne se doutant de rien. Et bien sûr, celui-ci finit par se faire pincer, ce qui amena un interrogatoire légitime dans une telle situation.
Arcae écoutait attentivement, estimant que l’astuce utilisée par le Régent de Gloria était intéressante.
Ostiz continua son récit et expliqua qu’une fois le suspect appréhendé, il utilisa une potion de vérité pour l’obliger à dévoiler sa tentative d’assassinat. Ignorant être sous l’emprise de cette liqueur magique, l’homme fit des révélations qui confirmèrent sa culpabilité.
Lorsqu’il eut achevé ses explications, Crissolorio ajouta qu’il aurait pu mettre en œuvre un plan plus élaboré, en prenant le temps d’y réfléchir davantage, mais que la dangerosité de la situation exigeait une intervention rapide.
Le nocturne sourit et répondit d’une voix calme :

- Je comprends parfaitement et selon moi vous avez bien agi, un dirigeant doit savoir prendre des décisions rapides et efficaces. Or, il me semble que c’était bien le cas cette fois-ci car cet intriguant est hors d’état de nuire ! J’imagine qu’un tel crime ne restera pas impuni et qu’il sera condamné à mort ou à la prison à perpétuité. Je dois aussi avouer que votre stratagème est ingénieux, il est à la fois très simple mais très efficace, sans compter que vous avez fait preuve d’une grande discrétion en agissant sous le couvert du secret. A part nous et votre agent, je suppose que personne n’est au courant de cette sordide affaire et cela vaut mieux. Quant à moi, je garderai le secret à ce sujet, dit-il en souriant. Encore merci pour cette généreuse récompense, qui sait peut-être nous reverrons nous prochainement.

Dès après, l’intendant se leva, salua le Régent et quitta la pièce, heureux d’avoir bien gagné sa journée. Finalement, cette tentative d’empoisonnement avait été une aubaine pour lui ainsi que le vieil homme. Ce dernier avait démasqué un comploteur et Loren, gagné une somme d’argent pour le moins conséquente. Tout était bien qui finissait bien. La suite au prochain épisode.

HRP: voilà c'est ma conclusion, merci pour le rp ambre
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