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Craquelée (Aïasil et Kälyna)

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MessageSujet: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Lun 8 Aoû 2016 - 17:44

23 août de l’An 7 de l’ère d’Obsidienne

Elle voulait l’emmener, lui montrer cet endroit qui lui avait donné cet état d’esprit serein, elle voulait partager cela avec la petite dragonne…Mëryl savait que Aïasil était triste depuis le moment de sa naissance, elle avait besoin de ressentir un peu de tranquillité, alors la petite rose voulait lui offrir, si elle le pouvait. Elle tenait sa dragonne contre elle, le long du chemin, tentant de ne pas laisser sa nervosité l’affecter. Mëryl détestait toujours les endroits bondés de gens qu’elle ne connaissait pas, surtout lorsqu’elle n’était pas à la maison.

La petite rose laissa la dragonne se balader où elle le voulait, tant qu’elle rester près d’elle ou sur elle, en sortant de la ville. « Nous ne sommes pas seules… » Chuchota-t-elle à sa dragonne après avoir marché de longues minutes en sa compagnie. La petite rose prit l’obsidienne contre elle en trouvant rapidement un endroit où se cacher. Un buisson, c’était suffisant, bien que l’endroit fût bien peu subtil puisque si ouvert. Elle posa la petite dragonne en la gardant tout près d’elle, d’un instinct protecteur, l’arc sortit de son carquois, une flèche prête à être encochée. Mëryl posa un genou à terre et l’autre pied vint se poser devant la dragonne, si elle devait recevoir un projectile, sa jambe le prendrait avant la dragonne.

« J’ai entendu quelqu’un, pas vous ? »


« S’il est seul, il s’est probablement caché, ce ne sera pas bien difficile de le trouver. »

Deux voix, pourtant tellement plus de pas. La petite rose posa le regard sur sa bourse, retenant un soupir afin de rester silencieuse. Elle encocha la flèche dans l’arc qui n’était pas encore tendu, puis leva la tête en entendant une voix satisfaite, pas moins que le sourire carnassier de l’étranger. « Je l’ai trouvée » Prononça-t-il. « Je crois même qu’on a trouvé le gros l… » Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase, elle profita de son arrogance pour tirer sa flèche en plein dans la rotule. Si le pauvre malfrat eut-été intelligent, il n’aurait pas perdu de temps à discuter et l’aurait attrapée tout de suite. Seconde épine à son arc, elle usa de son pied pour frapper l’imbécile et se retourna devant les autres. Ils étaient six, en tout…Si seulement Aïasil avait été un peu plus vielle…

La petite rose releva la tête, sous l’adrénaline, le courage du moment. Elle devait protéger cette petite obsidienne, même si elle n’avait aucune chance. Et s’ils voulaient seulement sa bourse ? L’enfant de l’abomination sentit une lame sous sa gorge puis descendit son arme par obligation. Elle aurait dû vérifier son inconscience…Il avait réussi à se lever, de peine. Mais aucun mot ne sortait de la bouche de cette rose, trop fière. « C’est la dragonne d’Obsidienne, Rufus, cela signifie qu’elle est sa liée. J’ai entendu parler d’elle, c’est la fille de feu Kälyna Vallaël. Sa bourse doit-être pleine, mais ne lui fait pas trop mal ça pourrait t’attirer des ennuis. »

Mëryl esquissa un sourire, croisant les yeux sombres du bandit, ils étaient masqués, mais elle pouvait voir son regard, légèrement apeuré. « Ma mère est vivante. » Souffla-t-elle. Cette lueur de cruauté appartenant à sa mère…Était-ce la dragonne qui l’avait fait naître ? Ce besoin viscéral de la protéger. Rufus échappa un rire derrière l’oreille de la petite rose, la lame descendit jusqu’à son épaule, faisant couler le sang d’une légère coupure. « N’abimons pas son visage, alors. »
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Ven 12 Aoû 2016 - 20:53

Voilà deux jour qu'elle était sortie du lac, qu'elle était née une deuxième fois... Aïasil commençait à se réhabituer à sa condition de nouvelle-née, ses mouvements se faisaient un peu plus précis et moins maladroits, sa musculature regagnait en vigueur, et ses ailes avaient cessé de lui faire mal lorsqu'elle les dépliait. Mais si son corps était en bonne santé, son esprit était toujours aussi fragile. La mélancolie ressurgissait fréquemment, et elle avait aussitôt besoin du contact de sa demi-liée. Comme l'enfant avec sa mère. Elle se sentait faible, et malheureuse, sans doutes qu'elle avait besoin de plus de temps pour assimiler la mort d'Enetari, mais elle savait bien que cela lui prendrait probablement une vie entière.

Malgré cela elle avait une vie qu'elle aurait pu juger belle, cette seconde chance que lui avait offert Mëryl, elle se devait de la saisir a pleins crocs et elle le savait, alors elle faisait de son mieux pour vivre avec elle, à travers elle et pour elle. Elle en avait apprit un peu plus sur l'elfette la veille, son histoire, sa vie, son caractère pour se rendre compte qu'elles étaient bien loin d'être similaires, et la symbiose qu'elle avait entretenue avec Enetari était irréalisable ici. A cause de la faiblesse de leur lien, à cause de leurs différences, mais elle s'était aussi rendue compte que différemment, cette relation pouvait se reconstruire, cela prendrait aussi une vie entière, mais c'était possible. C'était perturbant, mais elle n'avait pas le droit de s'en plaindre. Elle devait être forte, et elle savait qu'elle l'était, n'était-elle pas une dragonne ?

La petite lune l'emmena alors hors de la cité. Elle sentit la nervosité de sa liée à propos des nombreuses personnes qui les entouraient, certaines la dévisageait avec un sourire ému. Peu de gens avaient la chance de voir un dragon dans leur vie, alors un dragonnet de quelques jours à peine...Et allant de paire avec cette chance oui, la jalousie pouvait se lire sur le visage des stupides humains de cette cité, qui pour certains fixaient le visage angélique de la rose qui la portait contre elle avec un étrange œil.

Ils sortirent cependant bien vite de la ville. Aïasil n'était pas totalement rassurée par l'espace ouvert qui s'offrit à elle, mais le fait de pouvoir gambader en pleine nature aux cotés de Mëryl, courant après quelques rongeurs comme un chat le ferait lui redonnait du courage, déployant ses ailes et courant a vive allure, afin de de nouveau sentir le vent dans ses ailes, quand bien même elles ne la porteraient pas, le sentiment de liberté était de ceux qui renaissaient en elle

Mais soudainement, alors qu'elle profitait de la solitude et l'isolement qu'offrait la nature, elle sentit sa liée l'attraper sous ses pattes avant pour l'emmener à l’abri d'un buisson, lui murmurant un potentiel danger... Qui se confirma bien vite lorsque Mëryl prit une attitude défensive à la voix d'hominidés approchant. Elle ne comprenait pas clairement tout ce qu'ils disaient, mais elle savait par l'attitude de son elfe qu'ils n'étaient pas venus avec de bonnes intention. Il les découvrirent très vite, et sa liée, déterminé à la protéger, n'hésita pas une seconde à tirer un morceau de bois taillé en pic dans sa chair, l'odeur du sang vint vite chatouiller ses narines. Elle se leva alors, rapide comme l'éclair, pour pointer de son arme les autres bipèdes mal intentionnés qui les entouraient. Elle n'avait pas besoin de sonder l'esprit de sa liée pour comprendre qu'elles n'avaient aucune chance vus leur nombre, mais lorsqu'elle le fit, elle y découvrit un courage puissant qui enflammait leurs membres, ceux de Mëryl comme les siens.

Elle commença a grimper en haut de la rose pour pouvoir participer à la bataille, mais une lame s'apposant sur son coup la força a stopper tout mouvement. Non ! Elle ne pouvait rien tenter... Mëryl ne devait pas mourir, elle ne pouvait pas, s'il suffisait de ne pas bouger pour qu'elle ne meure pas, alors elle ne bougerait pas, elle serait aussi immobile que la roche...

Mais le sang coula, et elle ne put se retenir, son odeur s'incrusta de nouveau dans ses naseaux, mais elle était différente, c'est un sang d'elfe, et il perlait du cou de sa petite rose. Le feu qui s'était rallumé dans son cœur eu une bouffée d'oxygène, et embrasa son corps tout entier, elle grimpa rapide comme l'éclair jusqu'à l'épaule de l'elfe pour planter ses crocs dans la main de l'homme, qui, surprit, lâche la lame avec laquelle il menaçait sa liée. Peut-être que ses petits crocs n'étaient pas encore capables de grand chose, il était vrai que son corps était faible, mais pas son esprit. Alors elle hurla, sa colère, cette flamme, dans l'esprits de ces minables petits être inférieurs ! Oh ! Comment elle aurait aimé avoir sa force d'antant, transpercer leur corps des sabres qui ornaient sa geule et détacher leurs têtes de leuts corps. Mais si elle ne pouvait pas cela, elle leur infligerait les pires tortures mentales qu'un esprit de dragon .

"PERSONNE NE TOUCHE A MA LIÉE"


Tant pis si elle mourrait pour avoir résisté, ce ne serait pas sans combattre, ils ignoraient qui elle était, la dragonne d'obsidienne, ils ignoraient quel était le pouvoir de sa colère. Ils apprendraient, car elle mourrait en protégeant sa sœur d'âme, à n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Mer 24 Aoû 2016 - 2:46

Ce n’est pas sans raison que Kälyna s’était approchée de la cité lumineuse. Si proche et pourtant toujours aussi inaccessible tandis que l’or se posait sur cette cité humaine qui ne voulait pas d’elle. Normalement, la dame blanche n’en avait rien à faire d’Aldaria. Mais ces jours-ci, c’était différent et une envie presque irrépressible lui dictait d’y entrer et d’étancher sa curiosité. Mais le danger guettait puisqu’en plus des simples humains, la délégation elfique était là. Or, c’était la raison pour laquelle l’ancienne prêtresse de Vraorg s’était approchée, car tout portait à croire que sa fille était là. Mëryl avait-elle cru que sa mère l’avait abandonnée? Cette dernière était pourtant là, à la surveiller, à travers les ombres. C’était sa façon tordue de lui montrer qu’elle était importante pour elle et qu’elle ne voulait qu’aucun mal s’abatte sur elle.

Mais cela, Mëryl ne le saurait jamais…

Faux.

Dracos n’avait pas voulu qu’il en soit ainsi. Pendant l’ombre d’un instant, elle avait cru que Mëryl et cette créature qui la suivait s’en tireraient. Or, les brigands s’en étaient pris à sa progéniture. La colère avait enflammé son cœur froid lorsque le liquide écarlate avait ruisselé sur sa peau. La chose écaillée avait mordu l’humain qui avait reculé en hurlant de douleur, mais surtout de surprise. Les hommes allaient riposter, le premier hurlant de ne pas les laisser s’échapper.

En une fraction de seconde, le corps de Kälyna s’était propulsé par magie et était apparue aux côtés de la Nalwaë. Des bras d’une blancheur immaculée avaient entouré ce corps froid dont Aïasil tenait sur l’épaule et une vague d’énergie s’était dispersée. La magie vint frapper les hommes qui s’approchaient et l’onde de choc vint les propulser bien loin. L’impact fut le plus puissant sur le premier brigand, celui qui avait osé blesser sa Mëryl, et son corps avait frappé le tronc d’un arbre.

« Qui ose toucher à mon sang et à ma chair? Ma colère n’aura de fin que lorsque vous vous étoufferez dans votre sang. »

Sa voix froide avait résonné et Kälyna n’avait toujours pas relâché sa fille, au risque de se faire mordre par la dragonne. Elle ne lui portait que peu d’attention d’ailleurs. Son poing s’était ensuite élevé dans les airs et l’homme le plus près se retrouva à flotter magiquement au-dessus du sol, la tête à l’envers. Un hurlement déchira la tranquillité de la soirée lorsqu’un brigand s’élança vers eux. C’est à ce moment-là que l’elfette relâcha l’emprise qu’elle avait sur Mëryl. Se retournant, l’or croisa le regard du malheureux qui laissa tomber son épée suite à un « crac » peu rassurant. Il s’écroula au sol et tint son bras contre lui.

« Alors comme ça, on veut s'amuser à six contre une et demi? Laissez-moi le plaisir de me joindre à la partie. Peut-être si vous demandez pardon à ma fille, je serai gentille avec vous. »

L'or recouvrit Mëryl, la toisant pour s'assurer qu'on ne l'avait pas fait mal.




Désolée pour le retard éè

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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Mer 31 Aoû 2016 - 5:22

Elle sentit la lame quitter la naissance de son cou pour tomber au sol. Le bras de l’homme se retira aussi, laissant Mëryl un peu déboussolée, désorientée. La voix de sa liée retentit fortement dans la plaine, enragée, elle n’allait pas les laisser faire. Évidemment, ils ne l’auraient qu’un peu abimé, sans toucher à son visage, ils lui auraient laissé quelques cicatrices histoire de lui donner une petite leçon. Mais Mëryl n’était pas du genre à rester sage, pas devant des malfrats. Si la petite rose n’avait pas résisté et avait gentiment tendu sa bourse, peut-être seraient ils partirent sans rouspéter…Ou peut-être se seraient ils servirent d’une autre manière. Elle se fichait sincèrement de l’or, mais refusait de céder aussi faiblement. Non, Aïasil, elle ne devait pas s’emporter. Elle devait rester cachée et ne pas les énerver, ou alors ils la blesseraient.

Des bras protecteurs, autour d’elle, la petite rose releva la tête d’un air soucieux, intriguée. Elle reconnaissait cette odeur et cette voix. Son cœur se mit à battre, si rapidement, tout comme la scène qu’elle eut du mal à comprendre avant de poser, les yeux grands, son regard sur l’homme qui semblait en douleur après un craquement dans son bras. Il s’était brisé, elle lui avait cassé le bras !

Mëryl redressa le bras, Aïasil pourrait certainement tanguer sur son épaule mais elle était stable, agile, savait se redresser. La petite rose sentait les griffes sur sa chair, cela n’était pas pratique, mais c’était moins douloureux que la coupure sur sa peau. La rose se retourna et tira son épine, si rapidement et instinctivement. Elle atteint le torse, bien que la main ou la gorge aurait été plus dommageable. Une deuxième flèche et la glace se figeait dans son ventre, son agresseur sembla s’être cogné la tête, puisqu’il tomba inconscient.

Les yeux de la jeune elfette croisèrent ceux de sa mère, emplis de peur, de mélancolie. Cela faisait si longtemps, elle avait simplement envie de la prendre dans ses bras alors que la dernière fois qu’elle l’avait vu, elle lui faisait ses adieux…Et aujourd’hui alors qu’elles n’avaient pas le temps de se parler, elles combattaient. Mëryl avait l’instinct et l’adrénaline d’un champ de bataille, agissant sans réfléchir et visant sans avoir peur des blessures et des morts. Lorsque la survie prenait le dessus sur la morale, elle savait qu’il n’était plus temps de se laisser emporter par les émotions.

« Aïasil, je te présente ma mère… »

Le sang ruisselait toujours sous sa plaie, mais pas assez abondement pour que ce soit inquiétant. Puis ce fut le tour de celui qui lévitait, l’impact glacé traversa sa tête, mais bientôt, Mëryl reculait maladroitement lorsque l’un des bandits semblait vouloir l’engager au corps à corps. Elle n’avait aucune lame sur elle, ne savait pas les manier d’ailleurs. Et celui-là avançait beaucoup trop rapidement. Les deux mains occupées à son arc, Mëryl n’avait aucunement le temps d’effectuer un geste clé ou un sort.

«Arrête! Arrête...» Sous l'ordre, l'homme cessa nette de courir, apeuré de sa proximité à la prêtresse blanche. Les trois survivants se mirent à genoux, posant le front par terre. Ils demandaient pardon, suppliaient de ne pas les achever. Mëryl n'avait pas d'intérêt à les achever inutilement. Mais ils avaient vus sa mère, une ennemie publique et pouvaient très bien rapporter les informations aux autorités. Mëryl leva la tête vers Kälyna, remettant la décision entre ses mains. Était-elle devenue assez cruelle pour mettre la vie de sa mère au dessus de celle de trois hommes? Terriblement, Kälyna avait bien plus de valeur que ces bandits.

Mëryl tourna la tête vers la petite dragonne et lui tendit ses mains pour la prendre dans ses bras. Lui chuchotant des mots qui s'efforçaient à être rassurants. «C'est terminé. Je ne laisserai personne te faire du mal.»
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Mer 7 Sep 2016 - 14:47

Le pouvoir de son esprit était grand... mais pas suffisant.

Pas suffisant pour vaincre des esprits fragiles, des moins que rien, commandés par leurs instincts, commandés par leurs estomacs, par quelques idées stupides qu'elles qu'elles soient, ce métal jaune ou autre, elle n'était pas encore capable de les vaincre alors qu'elle était le phœnix noir... Quelle honte. Mais vînt quelqu'un pour réparer cela.

L'homme qu'elle avait mordu finit propulsé dans les airs, à l'image de quelques autres de ces bipèdes grassouillets -et profondément moches-. Si elle, perchée sur l'épaule de sa petite lune, ne pouvait rien faire mais observer spectacle qui se déroulait sous ses yeux, Mëryl elle, avait aussitôt réagit, transperçant de ses épines de glaces les misérables humains qui avaient troublé leur repos. Mais.. A quoi était du ce retournement de situation ? Une silhouette aux mains blanches était apparue aux cotés de sa liée, posant sa main de façon protectrice sur son épaule. Aïasil eu le réflexe de se précipiter vers cette main si pâle pour la faire regretter ce toucher, mais il était évident que si les humains se retrouvaient les pieds en l'air c'était grâce à elle...

Et ainsi donc... C'était la mère de la lune...

La grande, la fameuse, celle qui avait causé tant de peines et de souffrances en torturant le cœur si fragile de la petite rose, en lui faisant croire à sa mort, en lui refusant son amour, en manipulant le monde, détruisant l'honneur de sa fille. Et après cela elle revenait... là, maintenant, tout de suite ? La salive regagna la gueule de la dragonne alors qu'elle hésita une seconde fois à mordre la main intruse sur son éclat de lumière... Mais elle préféra se concentrer pour ne pas trop enfoncer les griffes dans le tissu et la peau de sa demi-liée et ne pas la gêner pendant qu'elle punissait cette pourriture qui s'en était prise à elles.

Ils finirent d'ailleurs par se rendre, s'agenouillant et implorant le pardon, comme les créatures sans honneurs qu'ils étaient. La dragonne écarta les ailes pour se donner du volume et s'imposer, son aile droite passant derrière la tête de Mëryl, comme pour célébrer leur victoire.

Une victoire fade, sans gout de sang, sans gout de viande méritée, car elles ne la devaient car une celle personne : l'elfe à la peau blanche... La petite dragonne plongea ses yeux dans celui de l'étrangère, des yeux de la même couleur que ce métal dont raffolait les bipèdes, peut-être que l'avarice avait atteint celle-ci jusqu'à marquer son corps ? Mais de ce contact, ce choc même, entre le regard argenté et l'or, se noua une connexion par laquelle Aïasil mêla son esprit à celui de peau-blanche. Une connexion étrange, avec un esprit étrange, étonamment fort, et qu'elle sentait profondément mystérieux.

"Merci de nous avoir sauvées."

Fit-elle, la pensée grave, le regard mitigé entre la reconnaissance et la méfiance, avant de se désintéresser l'étroit lien qu'elle avait créé, et se concentrer sur la blessure de Mëryl. Elle se mit à nettoyer la plaie, en enroulant son cou autour du sien, et lapant le sang salé qui s'en écoulait. Un sang qu'elle jugeait immonde, car celui de son propre cœur, et le sang d'un dragon ne maudissait-il pas ? Alors qu'elle achevait son travail, Écaille nocturne sentit les mains réconfortantes de sa petite rose passer sous ses pattes pour la soulever et la ramener contre la poitrine de la petite lune, elle se laissa faire, enfonçant son museau dans les tissus de sa robe pour chasser l'odeur étrange de peau-blanche de ses naseaux, mais ne la quittant pas des yeux, toujours méfiante.

"Mais tu devrais apprendre à compter"

Ne put-elle s'empêcher d'ajouter. A moins que le "et demi" valait pour Mëryl, se dont elle doutait, elle se sentait parfaitement capable de vaincre un homme armé en combat singulier, et d'ici quelques mois, elle en vaudrait une bonne centaine.

Elle écouta cependant les paroles douces de Mëryl, elle se faisait du soucis pour elle, c'était adorable, mais elle ce n'était pour sa propre personne qu'elle s'inquiétait. Elle s'adressa à sa liée par la pensée, se réfugiant dans le domaine privé que son esprit pouvait exercer.

"Je te crois ... Mais, ce n'est pas pour moi que je m'inquiète Mëryl."


Et pourtant elle ne pouvait pas nier avoir peur, peur de ce que cette sorcière était capable de faire, aussi bien par la puissance de sa magie que l'influence qu'elle pouvait avoir sur sa fille. Aïasil tombait de Charybde en Scylla.



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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Lun 26 Sep 2016 - 1:54

Le combat était terminé. Trois bandits venaient de s’agenouiller et réclamaient le pardon. L’or les couvrit d’un sombre présage et son visage sérieux ne leur annonçait rien de bon. Kälyna tourna son visage vers sa fille qui la regardait de ses émeraudes inquisitrices. Aucun mot ne fut prononcé entre les deux elfettes. Pourtant, la prêtresse blanche acquiesça d’un signe de tête et se distança d’elle pour se rapprocher des étrangers. Durant ce temps, elle ignora les mots que lui transmit l’Obsidienne, de même que ce tendre moment qui se déroulait dans son dos entre les deux liés.

Ces trois individus étaient à sa merci. Ils avaient vu la hors-la-loi qu’elle était et juste pour ce fait, ils méritaient de sombrer dans les ténèbres. Sans compter qu’ils avaient osé faire du mal à sa petite rose, ce qui était impardonnable. Elle s’arrêta à un pas de leur tête et se fit imposante face à eux.

« Il fallait y penser avant d’agresser ma fille. »

Sa voix était glaciale. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres noires lorsqu’elle remarqua qu’ils tremblaient. Oh? Comme ça, ces charmants brigands avaient peur d’elle? Ils n’étaient plus les fiers malfrats qu’ils pensaient être. Avec son pied, elle leva le menton d’un des hommes et l’obligea à la regarder droit dans les yeux.

« Pourquoi ne devrais-je pas te tuer, là et maintenant? Qu’est-ce qui m’empêche de te faire regarder tes compagnons mourir sous tes yeux et te tuer par la suite? »

Son sourire s’était agrandi. Non, ce n’était pas une bonne chose pour lui. L’individu balbutia quelque chose d’incompréhensible qui fut interrompu par un coup de pied au visage.

« Je vais te dire pourquoi… Parce que cette charmante elfette, celle-là même que vous venez d’agresser, ne désire pas que vous mouriez. Veuillez lui présenter vos excuses et maintenant! Je ne suis pas une dame très patiente. »

Les excuses ne s’étaient pas fait attendre. Les trois hommes avaient répété leur demande de pardon lorsque l’ancienne prêtresse les avait conviés à le faire plus clairement et plus fortement. L’or s’était ensuite posé sur Mëryl qui confirma qu’elle acceptait leurs excuses. C’est ainsi que Sombréclat les avait laissé filer et qu’ils avaient couru plus vite que leur ombre.

« Tu n’aurais pas d’importance à mes yeux si tu n’étais pas lié à Mëryl. En ma présence, personne ne te fera de mal, petite créature, car personne n’a le droit de faire de mal à ma fille. Mais si un jour j’apprends que tu l’as fait souffrir, je ne serai pas aussi miséricordieuse que je l’ai été aujourd’hui. »

Une main blanche vint ensuite caresser la joue de l’Enneigée, froide comme elle s’en rappelait. Cette main vint ensuite effleurer sa blessure qui disparut sous une lumière blanche.

« Ces terres sont dangereuses… »

Sombréclat échappa ce simple murmure…
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Lun 3 Oct 2016 - 22:55

Bien sûr qu’Aïasil n’aimerait pas l’arrogance de sa mère, mais elle n’était pas tellement plus sage. La petite rose fut touchée par le désir d’Aïasil de faire disparaître le sang, de quelques doigts, elle caressait sa nuque, voulant la réconforter. Avait-elle eu peur après ce qui venait de se passer ? Aussi grande et fière se disait-elle, avait-elle eu peur des bandits, de ce qu’ils pouvaient lui faire ? Mëryl savait que ce dont Aïasil avait le plus peur, c’était de la perdre, elle et non de mourir. La petite rose prit l’obsidienne dans sa main afin de la hisser sur son épaule, regardant la scène qui était pour l’instant plus importante à se préoccuper. Le sort des pauvres hommes qui avaient tentés de s’en prendre à elle. Sa mère n’était pas du genre miséricordieuse, Mëryl s’attendais à les voir mourir, même si elle ne le voulait pas. ¬Elle l’avait déjà prévenu, à leur dernière rencontre, elle était cruelle…

Pourtant, pour elle, Kälyna renonçait à leurs morts. Elle croisa le regard d’or, se blottit contre cette main habituellement si peu affectueuse. Elle retrouvait sa mère et pourtant, pourtant rien n’était comme elle l’aurait espérée. « Toutes les terres sont dangereuses. Nous ne sommes en sécurité nulle part. Ce n’est pas une raison pour rester enfermée dans une tour. Tu ne l’as jamais fait. » N’étais-ce pas la raison pour laquelle elle avait quitté le royaume elfique, elle-même ? La petite rose soupira en détaillant le visage de sa mère. Elle semblait aller mieux, du moins physiquement, qu’à
leur dernière rencontre.

Elle posa la main sur sa joue, mais ce ne fut pas long qu’elle succomba à l’envie de prendre la femme dans ses bras, se reculant après peu de temps. Elle respectait que sa mère ne soit pas très à l’aise avec le contact physique, malgré ses propres faiblesses. « Je savais que tu n’étais pas morte…Ma mère est forte. Mais dis-moi, aurais tu survécu aux griffes d’un dragon rouge, ou t’en es-tu fait un allié ? »

La question qui lui avait brûlé l’esprit depuis longtemps, elle jeta un regard à Aïasil, puis retrouva l’or. « Aïasil…est un second souffle pour moi. Perdre mon père, puis toi ainsi que …mes frères d’armes. J’ai repris le poste de Papa mais je n’ai jamais pu retrouver un semblant de bonheur. Je n’accepterai pas que quoi que ce soit lui arrive et ce, peu importe la situation. »

Elle ne pouvait pas forcer sa mère à respecter sa presque liée, mais elle pouvait lui demander de ne pas lui faire de mal.

« Je voulais te retrouver. Accorde-moi un peu de temps. Nous en avons perdu, mais ma place n’est pas dans un bureau ni dans une salle de conseil. »
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Mer 19 Oct 2016 - 13:16

Finalement l'heure était arrivée au jugement des agresseurs. Aïasil n'était pas concentrée dessus, la santé de sa liée et peau-blanche attiraient toutes deux la totalité de son attention, pourtant l'attitude que prenait cette dernière vis à vis des misérables petits humains faisait son effet, et ramenait l'attention d'Aïasil sur la scène qui se déroulait devant-elle. L'elfe blanche malmenait les bipèdes et les soumettait complètement, Aïasil ne se l'avouait pas, mais elle était impressionnée par le charisme de cette femme, sa manière de dominer les petits êtres qui osaient lui faire perdre du temps, aussi maigre soit-il, pour rien de plus simple que de discuter de la façon dont-ils allaient finir.

Aïasil la laissa faire, c'était elle qui avait retourné le combat en leur faveur, c'était elle qui méritait de les achever. Mais.. la sorcière semblait ressentir aussi ce qu'Aïasil avait choisit d'ignorer, Mëryl n'en disait rien mais elle ne semblait pas désirer la mort de ces déchets du monde, pourtant il était clair et net qu'ils ne manqueraient à personne, plus encore, ils avaient osés les attaquer ! Elles ! Dragonnière et dragonne ! Ils avaient osés salir son image en profitant de sa faiblesse passagère et de son corps immature, alors ils n'avaient pas d'autres options que de mourrir.

Aïasil les toisa du regard, hautaine, prétentieuse, arrogante, d'un regard sombre et plein de mépris, du haut de l'épaule de Mëryl, la lune dans ses yeux ne leur accorda qu'un minuscule rayon de lumière. Elle fut cependant surprise de voir qu'ainsi, suivant les pensées de sa fille, la sorcière leur accorda la vie sauve. Aïasil jeta un coup d’œil indigné aux deux elfettes, mais se pliant vite aux désirs de Mëryl -et uniquement elle- alors contrainte de toucher leur esprit du sien avec dégout, et d'ajouter :

"A moitié seulement."

Lorsque peau-blanche expliqua que Mëryl ne désirait pas leur mort. Elle était une partie d'elle, une partie de ses désirs comptaient autant que les siens, et réciproquement, et elle tenait à faire comprendre à ses larves que si elle les recroisait dans quelques années, ils finiraient entre ses mâchoires.

Et ils s'enfuirent la queue entre les jambes, plus maladroite qu'elle l'était avec ses immenses ailes, ridicules. Elle put alors se re-concentrer sur quelqu'un qui ne l'était pas, et qui l'inquiétait même fortement, elle pouvait sentir l'or la juger, les mots de la sorcière trancher, "petite créature", essayait-elle de se montrer affectueuse ? Drôles de manières lorsque l'on finissait sa phrase par une menace de mort. Pour qui se croyait-elle ? Pensait-elle réellement qu'elle ferait du mal à sa propre sœur d'âme ? Qu'elle le veuille ou non, elle était devenue la personne la plus proche de Mëryl que n'importe qui puisse jamais l'être, et elle tenait plus à elle que n'importe qui ne puisse jamais le faire, y comprit cette sorcière. Aïasil fixa l'or de son argent d'une intensité nulle autre pareille, et répondit de cette manie qu'elle avait à répéter les mots de ses interlocuteurs pour combler à son manque de maîtrise de la langue.

"Tu n’aurais pas d’importance à mes yeux si tu n’étais pas la mère de Mëryl. Mais si un jour j’apprends que tu l’as fait souffrir, je ne serai pas aussi miséricordieuse que tu l'as été aujourd’hui, car personne n'a le droit de faire du mal à ma liée."

Si ça ne dépendait que d'elle, il était maintenant évident que les voyous seraient morts. Tout aussi évident, les regards inexpressifs qu'échangeaient peau-blanche et l'obsidienne trahissaient une tension ambigüe, on ne pouvait difficilement voir autre choses que deux être voués à se haïr pour l'emprise que chacun avait sur la petite rose.
Pourtant celle-ci semblait les forcer à se rapprocher, en enlaçant sa mère. Aïasil, surprise de ce contact brusque avec ce corps étranger, passa de l'épaule au dos du coup de sa petite lune, principalement dans l'espoir de fuir l'odeur si particulière de la sorcière, pour mieux apprécier celle des cheveux de son elfette à elle. Et Mëryl semblait déterminée à la protéger en toutes circonstances, même face à sa mère, Aïasil, bien qu'évidemment peu surprise de sa réaction, en semblait tout de fois satisfaite. Elle voulait s'imposer un peu plus au millieu de ce couple, et elle réaffirma alors sa prise sur l'épaule de Mëryl -sans tout de fois la blesser- en ajoutant à la dernière phrase de sa liée :

"Sa place est avec moi. La mienne avec elle."

[Hrp : désolé pour le retaaard ^^']




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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Jeu 27 Oct 2016 - 2:53

Il y avait une complicité entre Mëryl et sa dragonne. Cela se voyait par la façon dont elles se regardaient et par la manière que sa petite rose caressait ses écailles. À les voir, elles s’étaient inquiétées l’une pour l’autre. Cela pouvait paraître mignon et adorable, mais ça inquiétait réellement la mère de la dragonnière. On ne pouvait peut-être pas penser qu’elle était ainsi et qu’elle serait détachée, mais la vérité était qu’elle était une mère surprotectrice. Du moins, dans toute la complexité que cela signifiait d’être l’enfant de l’abomination. Elle n’aimait pas Aïasil parce qu’à travers elle, il était si facile de lui faire du tort. C’était encore un tout petit être de rien du tout qui devait peiner à se nourrir par soi-même et qui ne pouvait pas se protéger tout seul. Comment espérer qu’elle protège l’elfette aux yeux d’émeraude? Qu’on n’essaie pas de lui faire croire qu’une créature pas plus grosse qu’un chat était capable de grandes choses! Elle représentait un fardeau à ses yeux… Mais impossible de s’en débarrasser. Tel un parasite, elle s’était entremêlé de l’âme de sa petite rose et le retirer engendrait de grandes conséquences pour son hôte. Il n’y avait donc plus rien à faire à part contenir les dégâts.

« Tu as raison. S’il fallait se terrer, car le danger est omniprésent, nous serions tous ermites et cachés au fin fond du monde. Or, ces étoiles sont trop jolies pour laisser qui que ce soit nous en brimer. Il ne faut laisser rien ni personne nous arracher notre liberté. »

La sombre dame était passée à un fil de perdre la sienne et avec celle-ci, sa vie. C’était probablement l’élément auquel elle tenait le plus désormais qu’elle n’était plus enchaînée à Vraorg. Elle tenait à sa liberté de penser, d’agir, d’aimer et de détester les individus comme bon lui semble. À sa question, Kälyna se rapprocha davantage d’elle afin de murmurer doucement à son oreille.

« J’ai survécu au courroux du dragon rouge. Je ne sais pas si je peux avancer que nous sommes alliés, mais je peux te dire que nous ne sommes pas ennemis. Forte, cela reste encore à prouver. Mais je ne laisserai rien ni personne se mettre sur mon chemin et menacer ce qui m’appartient. »

C’est sur un ton ferme et assuré qu’elle parla. Par quoi entendait-elle par ce qui lui appartenait? Bien des choses : sa liberté, sa vie, ses biens, sa fille, etc. Toutefois, cela elle ne le dirait pas à voix haute.

« Très bien. »

Le dégoût et l’amertume teignait pourtant sa voix. Un regard empli de reproches se posa sur l’Obsidienne. Or, Sombréclat ne lui ferait pas de mal si telle était la volonté de la jeune elfette. De toute façon, la mère ne pourrait pas se résoudre à faire du mal à sa fille et ce, même à travers de la petite peste. Il fallait dire qu’Aïasil avait tout un caractère. Si cela lui plut, elle n’en démontra pas un seul signe.

« Je vois que nous sommes d’accord sur le même point. »

Celui qu’on n’accepterait pas qu’il arriverait quel que soit d’horrible à Mëryl. Bien sûr, ces mots étaient destinés à la créature aux sombres écailles. C’est peut-être bien pour défier la liée draconique que Kälyna s’approcha davantage de la petite rose jusqu’à venir poser doucement ses lèvres noires sur son front glacial. Elle joignit ensuite son or aux émeraudes.

« Ta place est là où tu le désires. Ne fais pas la même erreur que moi et ne laisse personne contrôler ta vie. »

Elle avait voulu ajouter d’autres doux mots, par exemple, qu’elle était fière d’elle et qu’elle le serait peu importe ce qu’il arriverait. Mais ces mots affectueux étaient trop difficiles à prononcer pour la dame froide qu’elle était devenue, de même que l’étreinte qui lui avait pourtant traversé l’esprit. Se détachant d’elle, Sombréclat attrapa pourtant sa main pour venir y attacher un bracelet doré serti de roses. C’était un cadeau pour elle et si elle avait l’œil assez fin, elle remarquerait qu’elle avait un bijou identique à son poignet. Elle ne donna pas plus de détails, ni la raison de ce présent ni ce qu’il lui permettait de faire.

« Je crois être de trop ici. »

Mëryl avait son parasite draconique et celui-ci s’était bien accaparé d’elle. Sa présence n’était plus voulue, n’est-ce pas?


Le fameux bracelet:
 
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Lun 7 Nov 2016 - 2:55

Aïasil…avait peur. Peur de la perdre, peur de ce lien né d’une abomination qui ne voulait être complet et qui les séparait, par sa nature. Et cette terreur semblait la pousser à se défendre d’être sa liée, d’être destinée à être près d’elle et à ne faire qu’une avec elle. À être une partie d’elle. En revanche elle avait raison, une partie de Mëryl voulait qu’ils meurent, aussi horrible étais-ce de se l’avouer, elle voulait qu’ils meurent, pour qu’ils ne les dénoncent pas, pour qu’il n’y ait aucun témoin à l’apparition de sa mère et pour protéger sa dragonne qui aurait pu être blessée.

Ses mots tranchaient, mais ils étaient protecteurs, elle ne pouvait qu’être reconnaissante, mais aussi vouloir taire cette jalousie. Kälyna était sa mère et même si leur lien était profond, plus que celui qu’elle avait avec la prêtresse blanche, l’enfant de l’abomination voulait que son obsidienne comprenne qu’elle ne pouvait pas la couper de tous les autres. « Il suffit, Aïasil. Il s’agit de ma famille, je ne t’empêcherai jamais de voir tes frères et sœurs. Alors ne me coupe pas de ma famille. Tu sais que cela ne change strictement rien à notre lien. » Ce qu’elle ressentait était unique, elle voulait lui faire comprendre et les sentiments que Aïasil pourrait lire en elle, étaient purs et puissants, mais ses mots étaient fermes.

Un sourire éclaira son visage. Sa mère, la femme forte qui l’avait inspiré, qui ne se laissait pas écraser, pour rien au monde, refaisait surface. Son regard curieux s’éclaira aussi lorsqu’elle lui murmura à l’oreille, elle n’appartenait pas à sa mère, mais passerait sous silence ce fait. Mëryl refusait d’être enchaînée, si son amour pour sa mère guidait sa conscience, c’était par volonté et les émotions la liant à la dragonne étaient un espoir pour elle, non une infortune. Mais pour Kälyna, qui avait vu son totem l’enchaîner à un dragon tyranique, c’était compréhensible de la voir inquiète par ce lien.

La petite rose figea presque lorsque Kälyna s’approcha, à en poser les lèvres sur son front. Étais-ce une marque d’affection ? Elle ne comprenait pas ce qui la poussait à s’ouvrir, sa mère l’aimait alors peut-être un peu…Son cœur se mit à battre rapidement, le temps d’une fraction de secondes, elle hocha la tête, puis la baissa en regardant le présent que sa mère lui mettait au poignet. Elle suivait ses mouvements, interdite, médusée, elle remarqua près de son bras, alors qu’elle le tenait encore, le même bracelet sur le poignet de la prêtresse blanche. « Mère…C’est magnifique… » Avait-t-elle soufflé, relevant la tête pour croiser l’or, soucieuse. C’est dans une poussée d’adrénaline qu’elle attrapa son poignet, quelque chose la propulsant vers elle. Son propre mal, son propre deuil, elle refusait de la quitter, pas maintenant qu’elle venait tout juste de la retrouver. « Non ! » s’était-t-elle exclamée aussitôt. La détresse était palpable dans les émeraudes et sous la lumière du soleil, les reflets dorés croisaient l’or pur de sa mère. Mëryl secoua la tête en ne quittant pas son regard. « Ne me force pas à vivre cela une seconde fois. On m’a arraché ma mère, et tu t’en vas, après que j’aies été forcée de te faire mes adieux, pour que tu sois jugée par mon propre peuple. »
Elle n’avait pas le droit, de la rejeter encore ainsi, de juger pour elle ce qui était bon pour son avenir. « Je ne te demande pas de me laisser être avec toi pour toujours. Laisse-moi un peu de temps, près de toi. Tout, absolument tout a tenté de nous séparer depuis ma naissance. Je refuse que les seules barrières restantes soient celles que nous avons créés. »

Il n’y avait plus de pluie d’étoiles, plus de père, plus d’enfance à protéger. Alors pourquoi garder ces vielles peurs, les apprivoiser, les utiliser pour construire des murs entre elles ? « Aïasil, ma mère est…une personne forte, en tout son être. Si vous laissiez votre peur de côté, vous trouveriez que vous pouvez très bien vous entendre. Tu es devenue ma force, alors que le vide avait envahi mon cœur après la guerre. Sache que je suis fidèle à ma famille, tu comprendras, avec le temps, si vous preniez la peine de vous apprivoiser. » Elles avaient prononcé les mêmes mots, Kälyna l’avait dit elle-même, elles avaient les mêmes motivations concernant Mëryl, la garder en vie.
« Je vous aime, toutes deux. Alors, mère, si tu ne désires pas que du mal me soit fait, ne le fait pas toi-même en me rejetant. »
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Mar 29 Nov 2016 - 18:56

Il fallait reconnaître que certains mots de la prêtresse étaient justes, c'était en fait des mots qu'elle aurait elle même pu prononcer en d'autres circonstances, car pour l'instant, Aïasil pensait que le danger était certes omniprésent, mais se cachait bien plus en peau blanche qu'en ces autres bipèdes qui les avaient attaqués, surtout si l'on rajoutait à cela qu'elle était proche du fameux dragon rouge, dont elle n'avait pu oublier sa colère, le jour de sa vie antérieure ou elle l'avait rencontré.

Non, Aïasil ne faisait pas confiance à la sorcière, elle ne l'aimait pas et on ne l'y forcerait pas, trop de mauvaises choses émanaient d'elle et certains de ses sous entendus ne manquaient pas de provoquer un faible grognement dans la gorge de la dragonette, car c'était bien ça qui dérangeait Aïasil, cette prétention qu'avait Kälyna de posséder sa fille, lorsque l'on parlait de liberté, Aïasil qui de sa faible connaissance pour le langage, avait tendance à tout prendre au premier degré, trouvait en cela un véritable contre sens. Pour elle, Mëryl n'appartenait à personne et si c'était vraiment le cas, elle lui appartiendrait à elle, et à elle seule, ce n'était point jalousie, c'était justice, c'était le cours normal des choses, et Kälyna n'avait pas à vouloir le changer, quoi qu'elle puisse en penser.

Car Aïasil savait ce qu'elle pensait, elle s'était faite comprendre et peau blanche ne semblait pas vouloir ajouter quoi que ce soit de plus, mais elle pouvait sentir dans sa voix ainsi que son regard tout le dégout qu'elle avait pour elle. Une magicienne dégoutée par un dragon, Aïasil trouvait cela paradoxal, mais en y repensant, elle qui aimait la viande de bipèdes humains sans pour autant aimer ces derniers, elle pouvait le comprendre. Évidemment, cela allait plus loin que ça, c'était sa propre emprise qu'elle avait sur sa liée qui la dégoutait, tout comme Aïasil s'inquiétait de celle qu'elle avait sur Mëryl. Les deux êtres échangèrent un dernier regard de confrontation, deux regards uniques, l'argenté bien mois subtil que l'or, mais tout deux transmettant le même message de haine et de provocation, plus ou moins intensément, elles n'avaient pas à être ennemies pour le bien de Mëryl, une même motivation faisait battre leurs coeurs mais elles n'avaient pas non plus à être alliées.

Elle se retrouva légèrement offensée de la remarque de Mëryl, si elle aurait aimé faire plus, Aïasil ne faisait que de répondre aux menaces de la sorcière, et lui faire comprendre qu'elle ne se laisserait pas faire, aussi bien par elle que par leurs nombreux futurs ennemis. Elle pouvait comprendre l'amour que lui portait Mëryl mais ne pouvait s'empêcher de le redouter, et bien que la jalousie avait en effet un certain rôle à jouer envers cette peur, il n'en était pas le facteur principal, aussi se retint-elle de répliquer à sa liée que le lien n'avait rien à voir avec cela, préférant ce taire à tenter de se justifier sous les yeux de la sorcière.

Peut-être par provocation, Aïasil s'en sentit en effet gênée, elle vit peau blanche presser ses lèvres décolorées contre le front de sa liée, se rapprochant plus d'elle, et de ses propres écailles, ce qui la poussa à se coucher comme un serpent le long du coup de sa liée, protégeant sa nuque, le cou reposé sur son épaule droite. Elle se retint assez aisément de grogner mais Mëryl pouvait certainement sentir ses muscles tendus et de légères vibrations remonter le long de sa gorge.

Puis, elle ne comprit pas tout, mais Kälyna avait offert un cadeau à Mëryl, peut-être ce qu'on appelait "bijoux" mais différent, Aïasil sentait bien qu'il avait une utilité bien précise, cela ne manqua pas de réjouir son elfette, elle ne sut trop pour quoi. Mais l'obsidienne se retrouva elle même heureuse de voir que la sorcière abandonnait, voyant bien qu'elle ne pouvait la tenir en échec éternellement. Mais ce fut sans compter l'amour que lui portait Mëryl, qui tenta de la reteindre de partir. Aïasil écouta ses mots et sonda ses pensées, elle ne put rien voir de plus sincère et véridique, et un instant, songeant que peut-être était-ce elle qui était de trop -avant de se reprendre évidemment- pensa à sa propre mère et sa propre famille, mais c'était sans s'inquiéter qu'elle abandonna cette pensée, pensant que l'étoile polaire veillait toujours sur elle et qu'elle la recroiserait bien un jour. Mëryl, voyant bien qu'elle était tendue, que la proximité avec sa mère la dérangeait et que c'était réciproque, poussant cette dernière à partir, lui adressa la parole.

"Je comprend, je ferais de mon mieux."

Fit la dragonne, répondant à sa liée par la pensée. Elle accepterait peut-être de reconsidérer la sorcière un jour, mais nul doute qu'il n'était pas arrivé et qu'elle ne serait pas celle à faire le premier pas. Son regard se balançant entre les yeux de Mëryl et le corps pâle de peau-blanche, qu'elle examinait et jugeait d'apparence, et il ne lui apparut strictement aucun moyen pour qu'elle puisse l'apprécier, surtout au su des pensées de chacunes, elles ne pouvaient faire qu'étincelles. Elle ne mentait pas en disant qu'elle ferait de son mieux, mais effectivement, il semblait que cela ne signifiait pas grand chose.




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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Jeu 22 Déc 2016 - 0:22

Le mouvement de Kälyna s’était arrêté dans son élan. Ses intentions changèrent dès l’instant où le contact glacé sur son poignet se fit et la dame blanche fit à nouveau face à sa fille. Un air sévère peignait ses traits, mais c’est pourtant un regard doux qui se mélangea aux émeraudes dorées. Elle ne fit rien d’autre que de laisser le temps continuer d’agir et de permettre à sa petite rose d’exprimer ce que son cœur lui dictait.

« Mëryl… »

Ce murmure traversa ses lèvres noires sur un ton qui était loin de celui qu’on s’attendait d’un terrible monstre. Une certaine souffrance s’y dessinait, un peu de tristesse aussi, mais également une intonation que pouvait prendre une mère lorsqu’elle s’adressait à son enfant et qu’elle désirait le réprimander. Ses mains vinrent se poser sur les épaules de la jeune elfette, non loin de la dragonne d’obsidienne dont elle se permit un regard. La fleur noire n’aimerait pas cette proximité, mais oserait-elle la mordre pour autant? Pas en ces circonstances, aux côtés de Mëryl, n’est-ce pas? En tout cas, Aïasil n’avait certainement pas dû aimer que sa liée retienne Peau blanche, mais maintenant que c’était fait, elle devait s’y faire. Kälyna avait gagné cette joute, mais cette partie ne l’intéressait plus.

« Écoute-moi, petite rose. Je ne te rejette pas. »

Il y avait certainement des méthodes plus belles, plus douces et plus maternelles de lui faire comprendre ce qu’elle avait sur le cœur au lieu d’utiliser un ton si ferme. Elle libéra enfin ses épaules et recula d’un pas. Toutefois, Kälyna la garda prisonnière de son regard.

« Aujourd’hui, les circonstances ne sont pas les mêmes. Ce n’est pas un adieu qui t’attend cette fois-ci. C’est un au revoir. Je te promets que l’on se reverra. »

Une promesse de l’ancienne prêtresse était un fait en voie d’accomplissement, pas un mensonge. Rien ni personne ne pourra se mettre au travers de sa volonté.

« Je ne suis plus celle que j’étais… celle que tu as rencontrée dans ce désert ensanglanté. Mais comme tu l’as dit, j’ai été jugée par ton peuple et tu connais la sentence qui a été prononcée, celle-là même qui m’attend toujours aujourd’hui. C’est pour te protéger que je dois m’éloigner en ce jour. »

Sombréclat avait reculé d’un autre pas, augmentant la distance entre sa fille et elle. Cette fois-ci, c’est l’Obsidienne qui gagna son attention.

« Nous ne nous aimons peut-être pas, mais il est vrai que nous voulons protéger la même rose. Alors Almàmorë, sombre fleur, empêche la de me suivre et mets la en sécurité… Dans quelques minutes, quelques heures, cette forêt deviendra le lieu de la chasse à la sorcière. »

Ce lieu se peindrait en rouge, mais pas de son sang. La magicienne réserverait une belle surprise explosive à ses chasseurs.

« Ne laisse personne savoir que c’est moi qui t’aie offert ce bracelet. Ne laisse personne y toucher. »

Non pas qu’ils se mangeraient une décharge électrique… Mëryl ignorait encore que mère et fille pourraient communiquer à l’aide de ce bijou, mais qu’arriverait-il si de vilains individus l’apprenaient?



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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Lun 2 Jan 2017 - 6:31

Elle avait senti le poids de son ton autoritaire, celui d’une mère, combien de fois avait-elle seulement eu l’impression de s’adresser à une mère ? L’avait-t-elle déjà réprimandée, étais-ce pour cela que sa voix avait autant d’impact, comme un poids venant baisser sa tête. La promesse n’était pas suffisante, elle ne pouvait nier ce qu’elle avait fait, ce qu’elle faisait encore. Non elle ne pleurerait pas, pas cette fois, mais elle relevait la tête, le visage teinté de sa souffrance, elle croisait ses yeux, confrontait l’or.
« Que fais-tu alors si tu ne me rejette pas ? » Lança-t-elle, froide et brusque. « Tu ne peux pas me forcer à quitter, tu n’as pas le droit de décider pour moi ce qui es mon bien. Si moi je te dis que je suis aussi éreintée que tu l’étais de cette vie. Si moi je te dis que cela me fait mal, simplement et profondément d’être aussi loin des Vallaël, pourquoi me force tu à perdre ce qui me reste de famille. »

Les mains tremblantes, la petite rose attrapa la dragonne pour la prendre contre sa poitrine, doucement, le poids venait alourdir tout son corps, elle se voulait recroquevillée, contre son obsidienne, il n’y avait plus que son contact réconfortant, la certitude qu’elle resterait, elle, que rien ne pouvait lui enlever et qu’elle pouvait s’accrocher à cela. Sans être vue comme une criminelle, sans ressentir la douleur du rejet et de la froideur d’une mère. Elle ne la regardait plus, cette mère si loin D’elle, si désintéressée, puisqu’elle ne voulait plus d’elle. Ne lui avait jamais-t-elle dit qu’elle l’aimait ? Mëryl s’était posée la questions quelques fois, elle savait que de telles paroles l’auraient marquée. Elle savait que du plus loin qu’elle se souvenait, jamais elle n’Avait entendu ces mots des lèvres de sa mère. « Je ne quitterai pas, alors part. Part pendant que j’ai les yeux fermés. Et sache, rose vermeille, que je ne supporterai pas une promesse rompue. Lorsque j’ouvrirai les paupières, tu seras partie et rien de tout ce qui s’est passé mourra dans le silence. » Et elle pourrait pleurer, qu’elle quitte, qu’elle laisse ses larmes couler, alors que son corps tremblait, frêle contre cette créature écailleuse.
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MessageSujet: Re: Craquelée (Aïasil et Kälyna) Mer 4 Jan 2017 - 23:50

Aïasil demeurait attentive, à l'affut de tout gestes quels qu'il soient, de la prêtresse, il était difficile de concevoir une amitié entre elles, mais si elle n'arrivait pas à comprendre ses intentions et son caractère, elle n'en aurait jamais la possibilité, car Kälyna se montrait froide et réservée, mais Aïasil avait appris que le langage corporel était mal maîtrisé des bipèdes, on pouvait ainsi l'interpréter très simplement.
Néanmoins, en ce qui concernait les intentions pures et simple de peau-blanche, elles étaient résolues et s'éclairèrent encore d'avantage lorsqu'elle dévoila ses dernières paroles à l'égard de Mëryl.

Elle était satisfaite sur un point, c'est que Kälyna se reconnaissait comme un danger pour sa fille, bien sûr, c'était pour des raisons différentes que celles que lui attribuait l'obsidienne, mais la dragonne était aussi capable de comprendre qu'en cause de ce qu'elle représentait en tant que personne, elle pouvait aussi attirer des ennuis juridiques à Mëryl. Aïasil n'en avait, honnêtement, absolument rien à faire, elle était libre et au-dessus des lois, mais elle redoutait que Mëryl ne le soit pas.. Elle redoutait aussi.. ses larmes.
Aïasil était bouleversée, elle détestait peau-blanche mais n'avait pas envie qu'elle parte.. Pourquoi ? Son cœur se serrait, autant, ou presque, le comprit-elle, que Mëryl lorsqu'elle comprit qu'elle ne pouvait plus la retenir. Elle partageait sa peine et une part d'elle semblait vouloir s'excuser aurpès de sa liée, voulait la réconforter, une autre part était heureuse et soulagée de la voir partir, voyant même cela comme un défi remporté auprès de la prêtresse. L'or et l'argent se croisèrent une nouvelle fois, et Kälyna prononça également quelques paroles à son égard, dont.. une requête. "Sombre fleur".. Aïasil savait que les Vallaël étaient souvent affublés d'un surnom floral, et, en quelques sorte, être ainsi nommée devait signifier qu'elle faisait partie de la famille maintenant. C'était certes beau, mais elle s'en fichait complètement, tout ce qui lui importait était d'être auprès de sa liée et d'assurer sa sécurité, malgré tout elle notait bien que cela était une preuve de respect auprès d'elle et elle en était secrètement soulagée. Mëryl vint alors la prendre dans ses bras, entre deux sanglots spirituels, douloureux à la petite obsidienne, pour la ramener contre elle et la serrer de ses membres avant bipèdes -ceux qui ne touchent pas le sol-. Aïasil qui se voulait toujours protectrice, même si la plupart du temps c'était Mëryl qui devait jouer ce rôle, cala sa tête au sommet de sa poitrine, sous son menton, ferma les yeux pour se concentrer à lui envoyer des ondes réconfortantes, tentant autant qu'elle pouvait de soulager sa douleur. Elle sentait Mëryl se recroqueviller mentalement autour d'elle et s'en désolait, et finit par rouvrir un œil qui scruta la peau pâle.

Elle ne répondit à peau-blanche que d'un simple regard, le même que précédemment, mais beaucoup moins dur et accablé d'une certaine mélancolie communiquée par la souffrance de Mëryl. Ce regard pourtant sérieux, toujours aussi méfiant, signifiant néanmoins qu'elle acquiesçait et acceptait sa requête. Mëryl tremblante, Aïasil observa d'un œil avertit peau-blanche. Kälyna ne prononça aucun mot lorsque l'or triste se posa à nouveau sur sa fille. En un pas, elle était près d'elle. L'obsidienne ferma à nouveau les yeux pour ne plus les rouvrir, se laissant aller avec l'esprit de Mëryl, voguant sur ses émotions.

Tandis que les lèvres noires reposaient sur le front de l'enneigée, des roses vermeilles apparaissaient à leurs pieds, le silence fut brisé par un sanglot et, l'instant d'après, la dame blanche avait disparu.

Elles étaient seules maintenant. Seules, toutes les deux, entre elles, silencieuses.. recroquevillées, pendant un temps indéterminé.. peut-être que la neige avait un peu fondu ce jour là.

L'enneigée se pencha pour cueillir une rose.

"Rentrons Mëryl."

Fit l'obsidienne d'une voix neutre. Les sœurs de la nuit empruntèrent alors le chemin de la forêt en sens inverse. Mëryl portant toujours sa liée contre elle, le dos droit, alors qu'elles s'éloignaient en une silhouette sombre, une ombre unique qui ne faisait pas de bruit, ou peut-être celui de quelques feuilles aplaties, qui disparut alors que le vent s'agitait, soufflant dans les arbres comme s'il voulait marquer la fin d'un mauvais rêve... une ombre à la silhouette douloureuse... craquelée.




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