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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
Nous jouons actuellement en Octobre-Novembre-Décembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne (équivalent de l'an 1760 d'Argent).



 
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Fannée (Arya)

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MessageSujet: Fannée (Arya) Lun 8 Aoû 2016 - 16:12

24 août de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne

Elle se sentait étrangère en Aldaria, à la fois si différente et si petite. Pourtant elle dépassait la plupart des habitants humains, mais les gens ne manquaient pas de la regarder de travers, les rumeurs s’étaient étalées…La petite rose se sentait soudain si seule dans cette grande ville. La robe trainait derrière elle, peut-être aurait-elle dû enfiler sa tunique ? Au moins sa robe était grise voir noire, aucun pigment qui risquait d’attirer les regards. Porter du pourpre, du rouge ou du bleu aurait encore plus attiré les regards.
Échappant un soupir, l’enfant de l’abomination releva la tête et le dos, elle avait son arc avec elle, en cas de besoin…Mais quelle idée ridicule de ne pas mettre aussi son armure. La petite rose eût envie de rebrousser chemin et d’aller mettre d’autres vêtements, mais elle savait que si elle atteignait sa chambre, elle ne quitterait pas le confort de cette pièce à l’abris des regards. Aussi avait-elle envie de rester avec l’être qui la faisait se sentir en sécurité, Aïasil…Mais quelque chose en elle lui chuchotait de ne pas rester enfermée, de se montrer un peu courageuse et de sortir.

Comment en était-elle arrivée aux portes de la ville ? Peut-être était-ce cette urgence de quitter cet endroit, cet amas d’humains, d’êtres qu’elle ne connaissait pas et qui eux, avaient entendus parler d’elle…Définitivement pas en bien. L’éclosion d’AÏasil s’était-elle rendue jusqu’aux murmures des habitants d’Aldaria? Probablement, si les courtisans le savaient…Ils n’allaient certainement pas la confronter, maintenant qu’elle était dragonnière.

Distraite, elle parcourrait la plaine, cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas simplement marché dans l’herbe, seule et libre, pour seule compagnie la brise et les quelques arbres qui parcouraient la terre. Sa tête était ailleurs et son regard ne voyait plus exactement la plaine, mais plutôt ces pensées qui traversaient son esprit. Il n’y avait pas sujet à s’inquiéter, pas de souvenirs malheureux, seulement cette balade qui n’appartenait qu’à elle.

Puis elle s’arrêta nette, l’arc se brandit avant même qu’elle ne se retourne, par réflexe. La flèche entre les doigts, elle releva la tête pour rencontrer le heaume cachant le visage de la femme. La petite rose fronça les sourcils avant de se souvenir…

Elle avait oublié son visage…

Était-elle condamnée à oublier ses morts ? Se souvenait-elle seulement du visage de sa mère, encore vivante, mais si loin derrière elle… Non, c’était impossible, cette femme était morte, elle n’était pas au protectorat et les elfes ne survivaient pas à Vraorg dans la théocratie…À quelques exceptions près. Son regard horrifié ne se fit pas plus amical, elle tira la corde de son arc sans la lâcher, serrant les dents. Si sa tante était morte, cette personne avait volé son armure et la portait à présent. « Retire ce heaume, cette armure appartient à un membre de ma famille qui n’es plus, si tu l’as pris sur son corps, elle nous revient. »
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Lun 8 Aoû 2016 - 18:42

Croiser si près d’Aldaria était dangereux, mais c’était aussi un risque calculé. Arya ne pouvait pas définitivement rester loin des grandes villes. Elle avait besoin de s’y mêler, de temps en temps, pour faire le plein de provisions, écouter les rumeurs, toucher des primes… Et ne pas devenir cinglée à cause de la solitude. Ses petites escapades étaient devenues, au fil du temps, euphorisantes. Son visage était bien moins connu que son armure, mais il suffisait parfois de peu… Mais la guerrière aimait cette adrénaline. Cela la changeait de son quotidien.

Après l’ancienne forêt Elfique, c’était les terres de Korentin Kohan qui l’accueillaient. Ou plutôt, les terres de la Régente Duruisseau, puisque le dragonnier était, semblait-il, entre la vie et la mort. Peu lui importait son sort, de toute façon, temps qu’on ne venait pas l’embêter. Mais pour cela, elle n’avait pas trop d’espoir, c’est pourquoi elle garder Elentári non loin. C’était également pour cette raison qu’elle gardait son armure, même pour dormir, surtout lorsque c’était à la belle étoile. La dernière fois qu’elle avait pu se reposer sans l’avoir sur le dos, c’était un mois plutôt. Lorsqu’elle avait enfin retrouvé sa sœur, elle avait pu passer un peu de temps dans une relative quiétude, loin du monde. Elle aurait aimé que cela dure plus longtemps. Un jour, peut-être, cela serait possible.

Dans ce petit-bois où elle avait élue domicile, Arya demeurait donc sur ses gardes. La chaleur d’août était harassante et son armure lui semblait bien lourde. Pouvait-elle l’enlever ? Probablement, il n’y avait pas âme qui vive aux alentours… Mais un bruit empêcha la Faucheuse d’ôter son heaume. Son regard se tourna au moment où une Elfe bandait son arc dans sa direction. À cette Elfette, elle offrit un visage nacré impassible alors que ses propres yeux s’écarquillaient de surprise.

Mëryl.

Le cœur de la guerrière s’accéléra, si fort et si vite qu’un mal de crâne lui vrilla les tempes. L’Elfette qui lui faisait face, qui ressemblait tant à sa sœur, était la seule famille qui lui restait à part Kälyna. Les seules personnes, du moins, qu’Arya considérait encore comme ses proches. La Petite Rose, la guerrière s’en était occupé lorsque sa mère n’avait pas été en mesure de le faire. Un peu comme sa propre fille… Cette pensée ramena douloureusement un souvenir sous les yeux de la guerrière : la mort d’Auriëlle. Cela lui fit mal, mais la Blanche demeura immobile.

Mëryl la croyait morte. Elle pensait avoir à faire à une voleuse, une personne qui lui aurait pris son armure. Pendant un instant, Arya se demanda ce qu’elle devait répondre. Était-ce mieux pour la Petite Rose qu’elle la pense morte ? Peut-être… Mais la guerrière pouvait aisément se mettre à la place de l’elfette, comprendre à quel point il était difficile de penser être seule, sans famille. Elle ne pouvait pas lui faire ça, parce que Arya n’aurait pas voulu qu’on le lui fasse.

« Morte ? Souhaites-tu me vexer ? Voyons, Petite Rose, on ne peut se débarrasser de moi aussi facilement. »

Les doigts gantés se refermèrent sur le heaume et tirèrent vers le haut. La pièce de métal libéra une cascade de cheveux blanc. Le vent pu enfin atteindre le visage d’Arya, dont les paupières demeurèrent closes quelques secondes. Puis, l’émeraude rencontra l’émeraude, si semblable et si différente à la fois.
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Lun 15 Aoû 2016 - 4:47

La petite rose se braquait, le dos droit et prête à lancer sa flèche, alors qu’elle voulait bien croire que la femme devant elle était sa tante, quelque chose en elle s’était formée, une armure, intangible, mais bien visible. Elle les avait perdus, si nombreux, elle n’arrivait plus à se faire l’attente qu’ils étaient là, qu’il lui restait quelque chose, puisque cela avait fait trop mal de retrouver sa mère pour la voir arrachée à nouveau. Vivre un deuil à nouveau, c’était trop difficile, Mëryl refusait de s’infliger cela, de voir l’espoir.

Mais elle faiblit, sous l’écho de cette voix à ses oreilles, ses épaules redescendaient, devant ce visage, ses bras tombaient et son arc se retrouvait au sol. Cette tignasse pâle, ce regard si semblable aux siens. Elles étaient opposées en tout point, leurs peaux, leurs cheveux, leurs traits. Mais ces yeux étaient les mêmes, malgré les étincelles d’or triste que Kälyna lui avait données. Le même héritage, dans un regard d’émeraude commun.

Petites pierres précieuses bien tristes, devant ce spectacle, sa tête se pencha sur le côté, incrédule, comme retenant des larmes, ses lèvres se pinçaient avant de s’entrouvrir. Il n’y avait rien à dire, aucune larme à laisser couler. Arya, elle avait survécu, évidemment qu’elle avait survécu. La petite rose avait parvenu à se réfugier au protectorat, elle avait toujours su sa tante forte et combattante. Elle, n’avait toujours été qu’un petit bourgeon, faible. Mais la rose blanche avait survécu au règne rude de Vraorg, avait-elle été seule toutes ces années ? Le désert l’avait protégée, mais Arya elle a dû avoir du mal à se forger une place dans telle société. Milles inquiétudes pour une elfe qui devait avoir été méprisée et persécutée dans cette société, Mëryl avait besoin de savoir, comment allait-elle ? Comment s’en était-elle sortie ? Mais elle avait peur des atrocités qui pouvaient sortir de ses lèvres, les choses qui pouvaient lui avoir fait du mal. Non, elle ne voulait pas savoir la douleur et la torture.

Il y avait quelque chose, elle qui avait cru qu’il n’y avait plus rien, comme un présent, elle retrouvait sa mère, puis cette femme qui l’avait élevée et inspirée. Mëryl oubliait la nature autoritaire d’Arya qui l’intimidait habituellement, malgré son respect et son amour pour elle. Il n’y avait pas place aux doutes ni aux réflexions. On lui avait enlevée tellement en si peu de temps, Mëryl ne voulait plus faire attentions aux protocoles. Si elle devait les perdre à nouveau, ce serait sans regrets.

La jeune elfe s’avança, si simplement et si rapidement avant de s’élancer dans ses bras. Et qu’importe si elle se heurtait contre les pièces de son armure, ou se coupait contre son épée. Qu’importe si ce contact était bien plus métallique qu’humain, ou si la serrer encore plus fort contre elle ne lui apportait pas le réel contact de sa peau. Elle pouvait même la snober, si elle le désirait, Mëryl n’en avait cure. Sa famille était encore là, vivante et elle ne laisserait plus rien les arracher à leurs racines. Elle s’était accrochée à elle si fort que ses pieds n’étaient plus au sol, la petite rose tenait dans l’étreinte de ses bras, la décrocher serait difficile, elle ne savait pas si elle aurait le courage de le faire d’elle-même.

Le visage triste s’enfouissait contre le cou couvert, entre les cheveux blancs, des larmes interdites se refusaient à tomber sur ses joues. « J’ai cru que…J’ai cru vous avoir perdus, tous, j’ai cru qu’il ne restait plus rien. » Voix étouffée, paniquée, ses mots coulaient rapidement et son cœur rompait au rythme de l’angoisse. Elle était là, Vraorg n’était plus, c’était terminé…Il n’avait pas tout pris.
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Lun 15 Aoû 2016 - 6:33

La remarque avait été lancée sur un ton léger, se voulant totalement ironique. La vérité, c’était qu’Arya avait frôlé la mort à de trop nombreuses reprises et préférait prendre cela à la légère plutôt que d’y faire réellement face. Comment ne pas devenir fou, dans ce cas ? La théocratie avait été une terrible épreuve pour l’Elfe qu’elle était, un combat quotidien où un instant de répit n’était pas permis… Surtout quand l’adversaire de tous les jours ne dormait pas. Les vampires avaient été une plaie pour la plupart, leurs egos gonflés par leur position privilégiée vis-à-vis du Blanc. Arya avait déjà goutté à la morsure d’un immortel, ayant échappé à la mort et à la transformation grâce à son sang immunisé. On avait tenté de se servir d’elle comme d’un garde-manger, mais on avait également fini par se rendre compte que sa place était sur un champ de bataille, là où son talent pouvait s’exprimer.

Le vent soulevait doucement l’épaisse tignasse de neige. Quelques tresses se trouvaient parmi les mèches, retenant cette masse pour ne pas gêner la guerrière. Son visage arborait cet être neutre qui ne la quittait que trop rarement, mais ses émeraudes semblaient briller d’une lueur nouvelle. Devant la réaction de la Petite Rose, Arya demeura impassible, du moins en apparence. Sous sa peau, entre ses os, elle sentait son cœur battre à la chamade. Elle retrouvait sa nièce, ce bout de femme qu’elle avait élevé comme sa fille, qu’elle avait aimé comme telle. Sa propre chair s’en était allé, tué par la faute des Elfes, mais il lui restait la petite rose. Elles partageaient le même sang, elles étaient tout ce qui restait… Du moins, c’était ce que Mëryl devait penser. En effet, il n’y avait pas qu’elles. Kälyna était en vie. La Rose le savait-elle ? S’en doutait-elle ? L’espérait-elle … ? Probablement, songea la guerrière.

C’est alors que la jeune elfette s’avança. S’élança, plutôt, et percuta avec violence la poitrine métallique de la Faucheuse. Arya demeura interdite alors que les bras de sa nièce s’enroulaient autour de son cou, s’accrochant désespérément. Etant très grande, la petite rose ne toucha plus terre… Mais elle fut rapidement soutenue par les bras puissants de la guerrière. L’aînée referma ses bras autour de la taille de l’archère, la gardant contre elle. Ce contact, cet amour, elle en avait besoin, elle s’en rendait compte. La famille était une chose précieuse, inestimable même, qu’elle avait tant craint de perdre… C’était ce qui l’avait poussé à chercher sa sœur et voilà que le Dracos m’était Mëryl sur sa route.

La voix de la jeune elfette se brisa à son oreille. Arya ressentait sa détresse jusqu’au plus profond de son être, traduisant son soutien par une étreinte encore plus forte, plus puissante. Ce moment était rare et précieux, un tel geste inconcevable pour quelqu’un d’autre que Mëryl ou Kälyna. Elles seraient les seules à pouvoir la voir sous son armure, les seules à pouvoir retrouver celle qu’elle avait été jadis. Les doigts de la guerrière, malgré la protection du métal, vinrent se glisser dans les cheveux de jais puis, après un instant, l’étreinte se desserra. Les bras puissants firent preuve d’une rare délicatesse lorsqu’ils décrochèrent la petite rose, la faisant de nouveau toucher terre. La différence de taille entre elles était importante mais Mëryl n’avait pas à se sentir dominée, en danger, car Arya la protégerait de toute sa hauteur et toute sa force. Elle ne devait pas voir une figure d’autorité en cette grande personne, mais un protecteur. Le gant de métal tomba au sol et, l’instant d’après, la paume délicieusement chaude de la rose blanche vint trouver la joue de Mëryl. Douce caresse, un léger sourire vint finalement étirer les lèvres de la guerrière.

« Je suis là. Nous sommes là. » Répondit-elle simplement. Énigmatique, mais en même temps si évident. De qui pouvait-elle parler avec ce « nous » si ce n’était de sa sœur et elle-même ? Car c’était là, avec Mëryl, la seule famille qu’elle considérait.
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Ven 19 Aoû 2016 - 6:44

Évidemment qu’elle réagirait peu, démunie, sur le coup. Sans être insultée, Mëryl s’y était attendue, elle ne lui en voulait pas. Elle n’avait plus peur du jugement, des limites sociales, de son statut d’aîné. Tout le temps qu’elle eût mis à craindre ces limites elle l’avait perdu à vivre, à être près de sa famille et à profiter du temps près d’eux. Toutes ces blessures qui les avaient traversées, toutes les deux, Arya mettait aujourd’hui un baume sur les plaies par l’étreinte métallique dure contre sa peau fragile. Mais Mëryl n’avait que faire de voir sa chair heurtée par l’acier, son cœur s’emplissait d’une chaleur si rare dans ce corps froid.

La petite rose sentit ses pieds retrouver le sol, ses repères, son équilibre. Le gant rejoint l’arc et la flèche, il semblait si difficile de défaire toutes les pièces protégeant sa tante. Mais l’acier n’allait pas empêcher Mëryl de se glisser entre les pièces pour lui insuffler l’amour, la force, le courage que cette femme lui inspirait. La tête se pencha en se calant contre la main nue, qui rejoignait la peau glacée de la petite rose. Un sourire fendit ce visage aux émeraudes si tristes, une perle transparente les perça, toute petite, mais affaiblissant ce bourgeon glacé. « Je sais…Je l’ai appris, puis je l’ai vue. Je l’ai vue hier…Mais elle est partie. »

Quand allait-elle parvenir à convaincre sa mère qu’elle n’était pas mieux sans elle ? Mëryl était malheureuse depuis le jour où elle avait été séparée de sa famille. Elle s’était accrochée à son père, à sa tante, et Vraorg lui avait arraché les trois. Il s’était emparé du cœur de l’un, en utilisant une abomination, il avait asservi l’autre et avait tué le troisième, résistant…

Les petits doigts se posèrent sur la peau de la femme, se mêlant entre quelques mèches de cheveux blancs. La petite rose avait maintenant les deux mains posées sur les joues de l’elfette, un regard soucieux au visage. La larme était partie, elle avait coulé, s’était enfuie, reposant avec les émotions qui voulaient quitter le cœur de la petite rose. « Comment as-tu survécu, rose blanche ? Je suis si désolée que tu aies dû subir cela. Je ne peux m’imaginer les horreurs qui t’ont été faites, j’aimerais guérir les écorchures qu’ils ont laissés sur ton cœur et ton corps. Si l’esprit t’es douloureux, sache que je ne laisserai plus rien m’éloigner de vous… »

Ni un roi, un Esprit, un tyran ou un dragon, ni eux-mêmes. Elle les suivrait et les chercherait jusqu’au bout d’Armanda s’il le fallait. Elle parcourrait ces bois sombres, malgré les chimères et les dangers. Ses mains se glissaient sur la mâchoire de sa tante, les doigts se glissaient entre les cheveux, puis descendirent près du cou, sur les épaules. Le visage pâle se baissait, la longue tresse sombre se soulevait sous le vent qui la poussait vers son visage. Les mèches rebelles se posaient dans son visage, Mëryl arborait le portrait de la mélancolie, elle qui avait jadis eu ces émeraudes pleines d’enchantement et de joie. « Arya, je refuse de rebrousser chemin et de rentrer aux montagnes, comme si rien ne s’était passé. Je ne peux plus…faire semblant qu’être conseillère me suffit. Ma place est avec vous… »
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Mar 23 Aoû 2016 - 18:15

Un tel sourire sur les lèvres de la guerrière, cela ne s'était pas vu depuis longtemps. Une telle douceur dans ses traits et dans ses gestes, cela était étonnant. Pour Mëryl, elle se refusait à autre chose que la douceur, que l'amour. Sa famille, c'était tout ce qui lui restait, elle ne pouvait donc concevoir autre chose que de bons sentiments envers sa nièce. Même la plus mauvaise des personnes pouvaient aimer et c'était le cas d'Arya.

Contre sa main nue, la Rose Blanche sentit Mëryl s'appuyer, à la recherche de sa chaleur et de son amour, à la recherche de réconfort, de quiétude. La peau de la jeune Elfette était froide, mais cela ne dérangeait pas Arya. Celle-ci était plus qu'habituée une telle température, quotidiennement engoncée dans son armure.

Aux dires du bourgeon, la Faucheuse retint un soupire. Kälyna n'était pas loin, ce qui rassurait Arya, mais la tristesse étreignait son coeur pour sa nièce. Elle comprenait pourquoi sa sœur s'évertuait à rester loin de sa fille, mais Arya avait élevé la Rose glacée, elle la connaissait mieux que l'ancienne prêtresse de Vraorg, elle l'aimait comme sa propre fille… et la voir souffrir ainsi rendait son coeur douloureux. Elle ne savait pas quoi lui répondre, quoi lui dire pour apaiser sa tristesse. Arya se contenta donc d'un geste d'une grande tendresse. Sa main quitta la joue glacée tandis que ses lèvres se posaient sur le front de Mëryl. Elles s'y attardèrent de longues secondes, puis Arya se recula. Les mains de sa nièce vinrent conquérir sa chevelure, ses joues. Son regard était soucieux et la Faucheuse le comprenait aisément. Mais avant de lui répondre, elle voulait être plus à son aise.

C'est pourquoi la Blanche prit les mains de sa nièce, les ôtant de son visage, et l'invita à la suivre dans le bois, jusqu'à son campement de fortune. Il s'y trouvait ne tente de cuir et de fourrure, bien chaude et étanche, ainsi que les restes d'un feu. Thenin, l'étalon de la guerrière, se trouvait là également, broutant tranquillement à quelques mètres du camp. Il releva la tête à l'approche de sa maîtresse et de Mëryl, curieux, avant de retourner à l'herbe fraîche. Tout en entreprenant de retirer son armure, elle entreprit de répondre aux nombreuses interrogations de celle qu'elle considérait comme sa propre fille.

« J'ai fait ce que je devais faire pour rester en vie, Petite Rose. Je vais bien. Tu n'as pas à t'inquiéter pour le passé … »

Énigmatique, elle ne tenait pas à faire part des détails à sa nièce. Arya avait souffert, mais elle avait aussi tué pour Vraorg, elle avait pris plaisir à faucher les Protégés. C'était elle qui avait tué son époux au terme d'un combat exaltant et elle s'en félicitait. Mëryl s'en doutait-elle ? Undil, elle se souvenait très bien la façon dont elle l'avait coupé en deux... Comment elle avait regardé le sang et ses tripes se rependre dans le sable.

« Ma vie, la vie de Käly… Elles sont dangereuses. Je suis recherché par les Elfes tandis que c'est tout Armanda qui poursuit ta mère… C'est trop dangereux, Mëryl, et tu serais considéré comme une traîtresse si on te voyait avec nous. »

Arya était lucide. Elle préférait voir sa nièce loin d'elle, à l'instar de Käly, pour sa propre sécurité… Mais d'un autre côté, si Mëryl décidait de les poursuivre, de les retrouver, elle se mettait alors en danger… Et dans ce cas-là, la Faucheuse préférait l'avoir avec elle plutôt que de la savoir par route et par chemin à tenter de la retrouver… Toute proche, les doigts de la jeune Elfe parcoururent sa peau. Son visage, ses cheveux, son cou, ses épaules désormais nues… La résolution dans la voix de la petite rose était grande.

« Qui suis-je pour t'interdire de me suivre ? » Répondit-elle dans un soupir, vaincue. « Je préfère t'avoir près de moi que de te savoir en train de me chercher… Mais ta mère ne sera pas aussi aisée à convaincre, tu le sais. » Son armure vint rejoindre sa sacoche des ombres, pièces par pièces, et il ne resta alors que de simples vêtements. Le top qu'elle portait laissait la plupart de ses tatouages à nus. « Si un Elfe te voit avec moi, tu seras une traîtresse. Je suis recherché, ma vie n'a rien d'une promenade de santé… Et je tue sans remord ceux qui ose me cherche des problèmes. » Elle désigna Elentari tu regard, la faux reposant à portée de main.
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Mer 31 Aoû 2016 - 4:15

La petite rose arrivait devant un campement, un feu, un endroit pour dormir et une magnifique monture. Aucune réponse à ses inquiétudes, Mëryl s’approchait de la créature échine pour en caresser le chanfrein. Sans quitter des mains la fourure de la bête, elle tournait la tête, le regard baissé. C’était une demande inconcevable, ne pas s’inquiéter. Sa tante avait vécu loin d’elle dans un régime qui méprisait les humains et les elfes. Pire que de l’avoir vu souffrir, elle n’avait pas pu la protéger, ni la relever, c’était l’ignorance qui la rongeait et créait toutes ces idées horribles dans son esprit. S’étaient-ils emparés d’elle pour en faire une esclave vampirique ? L’avaient-ils saigné, pour s’en nourrir ? S’en était-il servi pour leurs instincts les plus bas ?
Elle posa son regard sur le visage, le cou, la nuque…les mains. Des cicatrices, des marques de lames, de coups, de…de dents.

Des crocs.

Son cœur manqua un battement alors que le regard d’émeraude se relevait pour croiser les mêmes yeux. Mëryl s’approcha doucement et posa ses doigts sur l’armure et soufflant un « Là, assied toi. » Désignant un tronc d’arbre coupé, elle fit cliqueter les pièces en les détachant. Chaque sangle fut soigneusement retirée, chaque pièce doucement déposée, découvrant bientôt le dos tatoué de sa tante. Mëryl posait ses doigts tremblants sur la peau heurtée, il n’y avait pas de mots pour décrire l’horreur dans ses iris claires. La rose encrée, elle n’avait pas oublié sa famille, malgré l’horreur des années. Sa main recula et se serra dans un poing, son souffle se coupait dans sa voix brisée. « Je n’en ai rien à faire. »

Faisant le tour de sa tante, Mëryl s’arrêta devant elle pour voir son visage. « Te souviens-tu de ce qui a porté Kälyna à devenir ainsi ? Ce qui l’as rendu triste, malheureuse ? »

Elle posa genoux à terre, confrontant du regard son sang. Ses mains attrapaient celles d’Arya, tentant bien que mal de ne pas les serrer trop fort. « On m’a dit que j’avais la même lueur qu’elle, dans les yeux…depuis la mort de mon père. Te souviens-tu, Arya, qu’elle jouait le rôle de la parfaite elfette ? C’est exactement ce que je suis en train de faire et je me terre dans mes cauchemars et mes larmes toutes les nuits. »
Elle serrait les dents, fatiguée du nombre de larmes données, comme s’ils étaient sacrifices à son bonheur, un épuisement récurrent. « J’ai assez joué ce rôle, je ne peux plus faire cela. Je vais devenir morne et petit à petit, me noyer, m’étouffer. Ne me force pas à revenir parmi les miens, à reprendre mon poste, mes responsabilités. C’est tout ce que j’ai et ce n’est pas suffisant dans la solitude. »
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Mar 6 Sep 2016 - 2:41

Indubitablement, la Théocratie avait laissé ses marques sur le corps de la guerrière. Des marques indélébiles, qui l'avaient touchée jusqu'au plus profond de son âme pour la plus part. Mais, d'entre toutes ces cicatrices, la plus grande et la plus profonde était, sans nul doute possible, celle que les Elfes avaient fait. La mort de sa fille, qu'Arya avait laissée sous la protection de son peuple… C'était là sa plus grande douleur, la source de sa colère contre les siens, la raison pour laquelle la Faucheuse avait rejoint la Théocratie plutôt que le Protectorat. Une façon de pensée quelque peu étrange, c'était certain, puisque Aurielle était morte de la main des suppôts de Vraorg. Sans doute, d'autres facteurs rentraient en ligne de compte, des cicatrices plus anciennes que celle-ci.

Sous l'ordre murmuré, Arya vint s’asseoir sur la souche désignée par Mëryl. Celle-ci entreprit de l'aider à ôter son armure, pièce après pièce. La guerrière avait pris l'habitude de se débrouiller, mais l'assistance de sa nièce était bienvenue, cela lui ferait gagner du temps. Il était également agréable de se laisser faire, de voir quelqu'un s'occuper d'elle… Un intense frisson parcouru le dos de la Faucheuse lorsque la rose glacée posa sa main sur son tatouage. Elle s'était doutée que celui-ci attirerait l'attention de Mëryl. Cette rose avait été le premier dessin qu'Arya avait fait faire, couvrant par la même occasion quelques cicatrices. De tous ses tatouages, il était son préféré, une façon pour elle de ne jamais oublier ce qui était important : sa famille.

Dans un souffle, Mëryl révéla n'avoir rien à faire du jugement prochain des Elfes. Elle serait une traitresse temps qu'elle était avec sa famille… La jeune rose l'ignorait mais c'était pareil pensé qui avait autrefois poussé Arya a retrouver sa sœur aînée. La jeune elfe passa devant la plus âgée et leurs regards s'encrèrent l'un à l'autre. A sa question, Arya hocha doucement la tête. Bien sûr qu'elle se souvenait, comme pouvait-il en être autrement ?

Les doigts de la guerrière se resserrèrent doucement autour de ceux de la jeune rose. Plus que sa nièce, Arya voyait en Mëryl une seconde fille et ne pouvait donc être imperméable à sa douleur, au contraire. Avec douceur, alors que l'archère parlait, la rose blanche vint poser sa main sur la joue de son sang. Elle imaginait sans mal les cauchemars et la douleur. Quelque part, elle s'en voulait d'avoir ainsi laissé Mëryl, mais elle savait qu'elle aurait été incapable de supporter son peuple quelques année auparavant, pas après Aurielle. Mëryl s'en doutait-elle ?

L'émotion était clairement lisible sur le visage de la petite rose. Doucement, la main d'Arya remonta jusqu'à ce que ses doigts se noient parmi les cheveux de jais. Après quelques instants, la guerrière attira Mëryl contre elle en une étreinte qui se voulait réconfortante, mais force était de constater qu'Arya avait oublié comment être réconfortante… Ses bras se refermèrent maladroitement autour du corps de la plus jeune.

« J'ai oublié ce genre de chose. La vie de famille et tous ses attraits. J'ai fais une croix dessus lorsque qu'Auri… Lorsqu'elle a disparu. » Se rattrape Arya, juste avant de prononcer ce nom désormais synonyme de douleur. « Mais je comprends ta douleur. Je l'ai vu ronger Kälyna et je n'ai rien fait. Je ne veux pas qu'il t'arrive la même chose, toi que j'ai élevé comme ma fille. »
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Ven 16 Sep 2016 - 4:35

La petite rose n’aurait pas cru pouvoir se rapprocher un jour de l’une ou l’autre des Vallaël, le contact physique, les étreintes, les marques d’affections. Elle était surprise de ressentir le ventre de sa tante contre son visage, Elle ferma doucement les yeux, s’abandonnant dans cette étreinte qui, elle le savait, criait de souffrance. Oui, Arya était plus que maladroite, mais qu’importait à la petite rose qui entourait sa taille de ses bras afin de la réconforter. Lorsque son visage se leva, elle regarda l’elfe dans les yeux, comment ne pas être mélancolique, pourtant c’était un moment privilégié, être aussi près de sa tante et de cette manière, cela n’arriverait pas souvent. Sa mère n’aurait jamais été aussi affectueuse avec elle, c’était peut-être la raison pour laquelle Mëryl avait souvent trouvé une mère chez Arya…Hormis le fait qu’elle était sa seule figure familiale féminine considérant l’interdiction de voir Kälyna souvent prononcée par son père.

Oui un père était bien, mais parfois, il n’avait pas pu panser les plaies, les douleurs. Il avait pourtant été là lorsqu’ils avaient été persécutés, tous deux, dans le désert, simplement par leur lien à Kälyna. Ils ne savaient rien, tout comme les aldariens qui se permettaient de chuchoter son nom.

« Nous avons tous perdu quelque chose…Notre maison, nos familles…nos frères d’armes. Papa…je croyais qu’il vous avait pris, je croyais qu’il ne restait plus rien. Rien…n’aurait dû se passer de cette manière. Je savais, depuis le tout début ce à quoi je voulais me raccrocher. C’est vous dont j’ai besoin, je ne peux être heureuse si je reste à Estellin, sagement comme je l’ai toujours fait. Je ne veux plus de ce cocon de porcelaine immaculé je ne peux plus vivre ainsi. »


Elle était reconnaissante de la protection des siens, mais elle était adulte et bien assez grande pour faire ses propres décisions. Non elle refusait d’attendre là que quelque chose arrive et l’aide à se sentir mieux, elle n’allait pas rester immobile jusqu’à faner dans la poussière.

« Je veux retrouver ma mère, coûte que coûte et même si elle ne le veut pas. Viens avec moi, Arya. Je…j’étais dans Aldaria avec un détachement elfique pour des raisons politiques. Je peux me rendre dans mes appartements, récupérer mes choses et… »

Et la dragonne, elle avait oublié de lui dire cela. Compliqué de se mettre à articuler qu’elle devait ramener Aïasil.

« J’ai…je suis devenue…je suis allée voir l’œuf d’un dragon et il a éclot. Aïasil est au château, elle viendra avec moi. Nous pouvons nous rencontrer ici, après minuit et partir. »

Ses yeux la suppliaient d’accepter, à la manière d’une enfant ayant une requête, mais c’était bien plus viscéral que cela. Si Arya acceptait la demande de Mëryl, elle n’avait qu’à partir sous peu et personne ne remarquerait sa sortie pendant la nuit.
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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Dim 25 Sep 2016 - 19:55

Évoquer sa fille avait été plus douloureux qu'elle l'avait imaginé en premier lieu. Le souvenir d'Aurielle, de son petit corps fragile brisé en creux de ses bras, demeurait encré dans l'esprit d'Arya. Une partie de son être savait que sa mort était davantage imputable aux Théocrate qu'aux Protégés... Mais une autre partie de sa tête préférait que les Elfes soient les coupables, eux qui avaient déjà pris son bonheur par une fois.

Chassant subitement ses sombres pensées de son esprit, Arya croisa le regard de Meryl. Elle tenta de lui sourire, même un peu, mais ses lèvres tressautèrent à peine. Cela aussi, elle semblait l'avoir oublié... Mais malgré tout, elle était très heureuse de revoir sa nièce et de pouvoir la tenir contre elle. Si, pour Meryl, il s'agissait d'un moment privilégié avec elle, c'était la même chose pour Arya. Celle-ci n'avait eu que peu de contact aussi fort depuis qu'elle avait volontairement quitté son peuple, après la mort de son amant.

- Je comprends. Moi aussi, pendant longtemps, je me suis pensée seule. Déclara doucement Arya en caressant la joue de sa nièce. Après une seconde, elle reprit. Je sais où trouver ta mère. Si tu restes avec moi et si tu promets de m'obéir, alors nous la retrouverons.

Mëryl ne devait pas voir dans les propos de sa tante une envie de la contrôler, mais bien de veiller sur elle. C'était là la condition de la guerrière : Si la jeune Elfette voulait la suivre, elle devrait l'écouter et faire ce qu'elle lui dirait si cela été nécessaire, tout ceci dans l'unique but de la préserver.

- Me rendre à Aldaria est un risque inutile. Je t'attendrais non loin de la cité.

L'étonnement vint alors se peindre sur le visage d'Arya lorsque Mëryl évoqua Aïasil. Ainsi, sa nièce était devenue une dragonnière ?! Pendant un instant, la guerrière demeura interdite puis les coins de ses lèvres se soulevèrent légèrement.

- En voilà une nouvelle... Si je m'attendais à cela... Je suis fière de toi. Lui dit-elle très sincèrement, sa main se glissant dans les cheveux de jais de Mëryl pour les ébouriffer affectueusement. Vas, récupère tes affaires, prend ta Liée avec toi et rejoins moi ici. Je vous attendrais.

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MessageSujet: Re: Fannée (Arya) Mar 27 Sep 2016 - 6:14

Cela devait être une nouvelle particulièrement surprenante, dans les retrouvailles, Mëryl avait oublié ce détail. Lorsqu’on retrouvait quelqu’un qu’on croyait décédé, la première préoccupation n’était pas de donner les nouvelles récentes mais bien de comprendre ce qui s’était passé, toutes ces années. Mëryl avait tant de question, mais cela n’était pas délicat, elle devrait être plus patiente et compréhensive. Elle sourit, un regard plein d’espoir croisant celui d’Arya lorsqu’elle lui ébouriffa les cheveux, cela pouvait être étrange de voir une petite elfette à l’air aussi troublée dans un moment aussi joyeux. Mais c’était quelque chose qu’on ne lui avait pas dit depuis…si longtemps. Fière, d’elle…de cette elfette qui n’avait fait qu’obéir à des ordres depuis ces années, si longues devant les autres, même pour une elfe.

Son père, son père lui avait dit. Aurait-il été fier qu’elle prenne son poste ? Personne ne lui avait dit, elle aurait peut-être eu besoin de l’entendre. La petite rose murmura un « Merci… » En essuyant ses larmes, se fendant ensuite d’un sourire, puis d’un rire. Mëryl avait tant besoin de ces mots…besoin d’elles.

Une dernière étreinte avant de récupérer ses armes et de partir, le cœur léger et pourtant si nerveux. Serait-elle là après le coucher du soleil ? Ou serait-t-elle partie, loin, pour la protéger, l’empêcher de la retrouver et de se mettre en danger comme sa mère le ferait. C’est un cœur beaucoup plus lourd, mais libre de tant de fardeau qui revint rencontrer la Vallaël à nouveau, la nuit tombée. Elle s’était faufilée dans le château et personne ne lui avait demandé d’explications, ne se faisait pas remarquer plus que nécessaire des gardes. Après tout, elle était déjà sortie pour encocher quelques flèches et revenue ensuite, les explications étaient déjà fournies pour ceux se posant des questions et les gardes croyaient qu’il s’agissait de la même histoire.

La longue tignasse tressée, le sac suffisamment rempli pour voyager sans s’encombrer, elle partait, retrouvait la forêt, puis montait sur le cheval de sa tante. Elle sentait le vent contre son visage, entre les mèches de ses cheveux, l’air entre ses poumons, du plus profond de ses entrailles elle le savait, elle était vivante, elle respirait. C’est levant la tête vers le ciel qu’elle refusa de fermer les yeux. Il n’y avait plus d’esprits à remercier, il n’y avait qu’elle, sa liée, sa famille et cet immense univers.
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