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Paix et guérison sur les enfants de l'Ire

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Dawan Sywel
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Baptistrel Chanteciel

MessageSujet: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Sam 30 Juil 2016 - 21:19

24 Janvier

On aurait dit une nuée de grands oiseaux. Les baptistrels s'étaient installé à ce niveau de la montagne où les arbres ne poussaient plus. Une grande étendue blanche se dessinait devant eux: ils avaient dû marcher pour ne pas risquer les plus fragiles ou malhabiles d'entre eux sur les sentiers escarpés. Le vent était une véritable griffure pour les joues de ceux qui n'y étaient liés. Eparpillés ici et là, les Enwrs piaillaient, s'occupaient. Certains se réchauffaient, d'autres jouaient, d'objets ou d'instruments.
Dawan Sywel était assis dans la neige. Son faible poids l'empêchait de s'y enfoncer. Les présences plus ou moins agitées et impatientes de ses soeurs et frères ne le dérangeaient pas. Ils avaient, au fond d'eux, un désir de soin mélodieux. Les autres Cawrs étaient à leurs occupations également, qu'ils soient mêlés aux Enwrs ou non. Il ne s'en souciait pas. Le nez levé vers le ciel, il observait sans les voir les nuages. Être en hauteur le frustrait. Ce n'était pas assez. Plus proche du ciel, son élément lui semblait être un appel. Là-haut, elles l'attendaient. Il devait apprendre à voler. Les ailes étaient une illusion, il ne fallait s'y fier. Elles seraient insuffisantes, une perte de temps. Non, il y avait un autre moyen, qu'il ne connaissait. La fusion élémentaire l'aurait peut-être aidé, et peut-être déjà allait-il vers elle. Il devait étendre son esprit, pour qu'il parvienne à se détacher de cette terre à laquelle son corps, son esprit et son âme étaient autant attachés. Alors il pourrait espérer ce baigner dans cette pure essence qu'étaient les soleils de la nuit, les promesses d'infini.

C'était ce qu'il essayait de faire. C'était invisible, et cela n'utilisait aucune magie. Il essayait juste de briser chaque mur que son esprit pouvait lui imposer. Le souffle serein, il cherchait à être prêt à se mêler au monde et, surtout, à ce qui entourait ce dernier. Il cherchait à être prêt à quelque élément neuf.
C'est ainsi que son attention fut captée, symbolisant son premier échec. Il en eut une grimace chagrinée. Ce n'était que partie remise, il aurait dû savoir que l'instant était mal choisi. Des chants-noms connus s'approchaient, et l'un d'eux était immense. Pour ce dernier, il devait taire la terreur qui jadis l'avait habitée. Une partie de lui restait accrochée au chant calme des étoiles, pour éloigner les souvenirs. Sans se redresser, il se tourna vers Kälyna, laquelle n'était pas loin de lui.

"- Je le sens s'approcher. J'espère que bientôt nous pourrons commencer. Surtout, j'espère que nous saurons venir à bout de cette tâche"

Il offrit un doux sourire à Sombréclat, pour la rassurer autant que pour la remercier. Sa présence au Domaine n'avait pas été désagréable, et il avait veillé à ce qu'elle ne manque de rien. Si elle l'avait souhaité, les cours lui étaient ouverts, ainsi que les bibliothèques.

"- Il a finalement été décidé de ne point réduire la taille de Verith. Nous craignons que cela pose problème après les soins, ou pendant."

Le temps qui auraient dû passer à le rétrécir se verrait finalement offert aux soins. Ils risquaient d'être longs, au vu de la taille de Verith. Mais Dawan n'était pas seul, et à eux tous, ils auraient fini avant le retour de l'été, pour sûr. Après, si cela serait achevé au soir, ou suite à quelques soirs… Difficile à dire pour l'instant. Ils avaient néanmoins prévu de ne pas faire oeuvrer tous les membres de l'Ordre en même temps, afin qu'ils puissent se relayer.
Ces brèves explications offertes, le petit elfe leva à nouveau le nez vers le ciel. La majestueuse silhouette du dragon rouge s'approchait. Les personnes ici présentes s'écartèrent pour lui offrir la place d'atterrir. Dawan était bien positionné, il n'aurait point à bouger. Il demeura, par ailleurs, parfaitement immobile. Lorsque la neige tomba à nouveau au sol, après l'atterrissage de leur patient, il prit posément la parole, ne doutant pas de l'ouïe de Verith:

"- Bienvenue, Verith de l'Ire. Nous sommes réunis en ce jour afin d'essayer ensemble de soigner la blessure que vous avez."

Un coup d'oeil alentour. Il sentait Aramis s'approcher. Ils allaient, tous, pouvoir commencer à chanter. Le chant de soin pour les Enwrs, le chant-nom pour les Cawrs.





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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Mar 2 Aoû 2016 - 13:13

Elle n'aimait pas cela, pas qu'elle allait refuser d'aider un être dans le besoin, mais fournir son aide à un dragon meurtrier de masse qui avait commit tant de massacres, et tant fait souffrir ne l'enchantait guère, ce Verith le rouge était en lui-même un danger à l'harmonie de ce continent, et Aramis ne se sentait ni sympathie ni bienveillance à son égard. Ce dragon avait répandu tant de mal, et tant de souffrance que quelque chose en elle était révoltée à l'idée de l'aider, mais comme c'était son devoir elle le ferait.

Après tout si aile de morts était un dragon sanguinaire et hautement maléfique et donc mauvais il restait qu'il avait demander de l'aide aux baptistrels, et qu'il serait donc du devoir de ces derniers de l'aider. Ils feraient donc ainsi, et d'une certaine manière ils se montreraient aussi meilleurs, et bien au dessus du comportement indigne, et violent dont avait fait preuve ce dragon en arrivant sur ce continent. Et cela lui faisait presque étrange d'ailleurs de penser de manière aussi critique au sujet d'un dragon, mais il fallait le dire qu'elle avait bien raison et qu'elle n'était pas aussi indulgente que Dawan envers les êtres mauvais. Elle croyait en une possibilité de seconde chance oui, mais voyait très bien la souffrance que causait certain, et dans le cas de ce dragon on parlait d'une immense souffrance qui avait impactait tout les peuples de ce continent injustement, tant de familles, et de vies innocentes détruites par lui. Non il ne méritait ni pardon, ni considération. Aramis aiderait à ses soins mais guère plus.

Il ne restait donc qu'à rejoindre ses frères baptistrels déjà rassembler pour offrir les soins aux dragons rouges. Elle les sentait de loin, et était au moins contente de savoir qu'elle serait en leurs compagnie à tous même si ce n'était pas pour une tâche qui contribuerait au bien de ce continent certainement…

Oh et elle avait bien remarqué Kälyna Vallaël en arrivant, mais elle n'avait spécialement rien à penser de cette dernière, elle trouvait plus triste qu'autre chose ce qu'était devenue la dame blanche, et savait au fond d'elle que ce n'était pas forcément la faute de cette dernière, mais elle savait aussi qu'elle avait fait beaucoup de mal malgré tout. Elle ne pouvait donc pas non plus traiter avec elle comme si elle était innocente, ou un être dans l'erreur qui cherchait à se racheter car ce n'était pas le cas au final…

Elle se contenta donc d'un salut poli, et formel à l'égard de cette dernière, et plus chaleureux à l'égard de Dawan. Mais comme ce dernier était en pleine discussion avec la dame elle ne jugea pas bon de venir le déranger. De plus sa présence ne serait sûrement pas désirée par l'ancienne prêtresse alors autant ne pas insister. Elle était ici pour faire son devoir de baptistrel, et non spécialement pour prendre du bon temps, sinon elle ne serait pas ici bientôt en compagnie de Verith le rouge qui était tout sauf une charmante compagnie d'après elle. Il ne restait donc qu'à attendre que ce dernier arrive, et elle le regarda faire avec une douce indifférence dans le fond.

Elle n'avait aucune envie après tout de s'extasier sur un dragon qui avait apporté tant de mal, et de souffrances au continent qu'elle avait chargé à protéger, et à rendre meilleur toute sa vie. Non son émerveillement elle le réserverait aux dragons sachant faire preuve d'une vraie noblesse, et digne de leurs espèces sages, et respectable. Sur ce elle se concentra donc pleinement sur son devoir de baptistrelle, et écarta un moment ses pensées critiques à l'égard de Verith le rouge de son esprit...
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Verith
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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Mar 2 Aoû 2016 - 15:31

¤ Feu, l’esprit fou ¤


Discussion inutile et perte de temps que tout cela. C’est ainsi que le colérique qualifiait la chose, c’est ainsi que le colosse de flamme qualifiait les actions de Kälyna auprès des Baptistrels. Pourquoi discuter avec ces serviteurs des esprits ? Ces serviteurs des tyrans ? Ils se devaient de réparer la faute de leur maître rien de plus. Et si jamais ils ne le faisaient pas, l’enfant de l’orage les brûlerait tous. Moins le rouge était proche de ceux qui se prétendaient serviteurs des esprits, mieux il se portait. Tout ce qui était lié aux esprits était assurément mauvais. Mais étrangement, Verith avait laissé faire Kälyna. Il aurait, après, le temps de mettre en évidence le temps perdu avec sa méthode.

Quoi qu’il en soit, l’héritier de l’orage avait rencontré Sombréclat quelques jours plus tôt et lui avait signifié que les chanteurs avaient accepté sa demande et qu’on allait pouvoir guérir sa patte et ainsi réparer l’injustice qu’il avait subie de la part des maudits supérieurs. L’heure approchant le dragon libre avait alors déployé ses ailes pour prendre la direction de la montagne et du domaine. Se trouvant à quelques kilomètres à l’Est, dans une plaine tranquille. Quelques instants plus tard, le géant rouge survolait la montagne redevenue verdoyante. Il avait apprécié les volcans sous l’air de Vraorg. Mais il appréciait aussi tout cette verdure et les glaciers. Cependant, il ne supportait pas l’infection qui y avait pris place. Les bipèdes. Se permettant une fois de plus de s’installer dans des terres qui ne leur appartenaient pas.

Commença à perdre de l’altitude, le rouge vint se poser au sein de la clairière de la grande mère où se trouvaient déjà sur place les Baptistrels et Kälyna. Son regard doré et colérique se posa alors sur les bipèdes.

« Bienvenue, Verith de l'Ire. Nous sommes réunis en ce jour afin d'essayer ensemble de soigner la blessure que vous avez. »

Quelques flammèches s’échappèrent des naseaux du dragon rouge qui posa alors son regard incandescent sur l’elfette aux peintures.

« Ils semblent que tu sois parvenus à les convaincre de me soigner, Sombréclat. »


Puis doucement, le museau du grand rouge glissa sur les maîtres bardes.

« Ou tout du moins à faire leur devoir et réparer les erreurs de leurs maîtres. Je n’aurais donc pas à les punir pour les fautes de ceux qu’ils ont servis. »


Sans perdre de temps, le rouge leva sa patte avant droite. Toute une partie de cette dernière était recouverte par un métal grisâtre, semblant avoir fondu, formant une seconde couche, qui était la prolongation de l’armure du dragon de l’ire. Levant la patte gauche, il fit cliqueter ses griffes d’ébènes avant de les enfoncer dans ledit acier. Tirant fermement dessus, le rouge parvint à l’arracher, faisant voler quelques écailles au passage. Il sectionna d’un coup de gros ferme ce qu’il venait d’arracher et qui était toujours attaché à son armure et la jeta derrière lui. La protection ayant disparu, apparaissait à présent les écailles noirâtres, brulées ou fondues, ainsi que des parties de chairs à vif.

« Feu m’a fait cela. Alors que mon attention était de m’opposer un bipède. Bipède qui fut connu sous le nom du voyageur pour beaucoup, et d’Edwyn Ruddy pour d’autres. Bipède banni d’Armanda pour ses crimes impardonnable, mais qui est pourtant revenu alors que celui-ci n’était pas levé. Bravant la volonté de vos Esprits. Feu m’a fait cela, car j’ai voulu soigner un bipède qu’il avait lui-même injustement blessé, bravant alors sa volonté. Un de ceux que vous avez servis m’a fait ceci, car je m’opposais à sa volonté tordue et illogique qui allait à l’encontre de ses propres paroles. Un de ceux que vous avez servis m’a fait ceci, et par son action, a détruit un objet qui aurait pu permettre de tuer Vraorg le Blanc. Un de ceux que vous avez servis a permis à Edwyn Ruddy, lié de Vraorg le Blanc, de vivre et de libérer ce fléau sur Armanda. Un de ceux que vous avez servis a permis la sombre ère que nous avons connue. »


Doucement, le rouge vint poser sa patte au sol.

« Que la trace que ce fou a laissée dans ma chair disparaisse. Et je préserverais votre domaine de ma colère tant que vous n’essayerez pas de me nuire. »

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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Lun 8 Aoû 2016 - 4:08

Cela faisait quatre jours que Kälyna était au domaine baptistral. Le temps lui avait paru long dans cet endroit où la paix, l’harmonie et la joie rayonnaient. Non, elle ne s’était pas mêlée aux joyeux lurons et elle n’avait pas joint sa voix à leur musique. Elle aurait pu, comme elle aurait pu sortir sa lyre quelque peu poussiéreuse pour se joindre aux nombreux enwrs, mais elle ne l’avait pas fait. Sa chambre était devenue son repère et les seules fois qu’elle y était sortie, c’était lorsque le petit elfe avait su la convaincre. Elle avait su tenir sa promesse et donc, le chaos n’était pas né en cet endroit. Ils avaient su tenir leur parole et ils n’étaient pas venus la déranger. Personne n’avait soulevé l’intention de vouloir lui faire du mal et c’était… particulièrement déroutant.

Tous les détails, Sombréclat les avait fait rapidement parvenir à Verith. Connaissant le caractère du dragon rouge, elle avait tâché d’expliquer le plus clairement possible les raisons qui le poussaient à devoir attendre. La réalité, c’était qu’il avait besoin d’eux même s’il ne voulait pas l’avouer. Les réduire en cendres pour quelques jours de délai ne lui rendrait pas sa patte en état et si quatre jours étaient trop pour lui, il devait plutôt penser aux mois et aux années qu’il devrait vivre avec sa blessure. Si les baptistrels ne pouvaient rien pour lui – élément qui restait possible -, l’Aile de Mort pourrait ensuite déverser sa colère sur leur Ordre. Le pacte de non-agression serait terminé à ce moment-là.

Il avait fallu attendre le retour de la baptistrelle Aramis Thredë avant d’entamer les soins à l’Aile de Mort. Comme quoi, elle était si importante. Mais tant mieux, cela signifiait que l’importante Chantebrise serait présente pour assister aux soins de du puissant dragon rouge et de la cruelle prêtresse. Un peu ironique quand on y pense. Mais les baptistrels étaient comme cela, c’était dans leur sang et leur être d’être « bons ». Après tout, Eawyn l’avait sauvée de sa propre armée au cours de la Bataille des Marais Sanglants et aujourd’hui, la future épouse de l’empereur elfique qui l’avait mise à mort l’aiderait à soigner son ami.

Ils l’attendaient tous et Verith arriva au cœur de la montagne. Kälyna était aux côtés de Dawan, seul elfe qu’elle respectait réellement, et gardait un œil sur Aramis Thredë. Elle avait bien vu briller dans son regard les sentiments qu’elle avait à son égard. La dame blanche resta de marbre et porta son attention sur le dragon. L’or demanda la parole.

* Les baptistrels sont ici pour vous soigner, Feu de l’Ire. Je vous prie de ne pas leur faire de mal… Tant qu’ils n’auront pas prouvé leur incompétence. *


S’ils s’avéraient inutiles, la colère du Brasier Écarlate serait redoutable et destructrice. Kälyna ne pourrait rien n’y faire. Son regard se posa sur la Lumière Céleste.

« Ne perdons pas de temps. Le dragon libre n’aime pas attendre et il a suffisamment attendu. Je vous aiderai également et joindrai ma voix aux vôtres. »

L’elfette ne connaissait pas la magie des esprits, mais elle aiderait par son chant de soin.
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Dawan Sywel
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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Lun 8 Aoû 2016 - 21:25

Le coeur de Dawan se fit lourd aux mots de Verith, et il fit de son mieux pour dresser entre leurs vibrations et lui la barrière pourtant fragile de son âme, de la force qui y était liée. Il savait le dragon de l'Ire destructeur, pour le petit être qu'il était. Volontaire ou non, Dawan n'irait pas le blâmer pour ainsi respecter sa nature. Le chanteciel était néanmoins conscient de sa propre fragilité, de la violence et du pouvoir dont disposait le colérique fils de Skade. Il eut été dommage que sur un mot maladroit de ce dernier, l'un de ses soigneurs se voie tomber.
De maladresse il était bien question et c'était, avec la haine qui transpirait dans le chant-nom de Verith, ce qui blessait le plus le jeune elfe. Il songeait à Silarae, à sa douceur et à la finesse de cette dernière. Comment si jeune dragonne pouvait-elle paraitre plus sage que celui, séculaire, de rubis ? Qu'avait-on fait subir à ce dernier ? Plus que les maux de son corps, c'était à ceux de son âme que Dawan pensait, et c'était pour eux qu'il avait mal. Il ne pourrait, hélas, soigner ceux-là. Du moins, pas ainsi, et pas sans le consentement du dragon, lequel semblait encore loin de le lui donner.

Les menaces se glissaient tant dans les mots de Verith que dans ceux de Kälyna. Nombreux étaient, ici, ceux qui n'approuvaient pas cela. Les baptistrels étaient les gardiens de la paix, de l'harmonie et du savoir. S'en prendre à eux était s'en prendre au continent, était se montrer ennemi du monde. Dawan crut sentir quelques regards lourds de reproches sur lui, sur elle, sur eux. Il sentit également, à ses côtés, bouillir le sang d'Aramis. Chantebrise, chantetempête.
Pour une fois dans sa vie, Dawan eut le sentiment d'agir comme un de ceux que l'on appelait adultes. Il prit les choses en main, pour rappeler chacun à la sagesse qu'ils avaient en eux, à cette vision au-delà de la vue. Quelques notes lui échappèrent, pour apaiser ceux ici présents. Pas plus de quelques secondes. Sentant l'attention sur lui, il leva à nouveau les yeux vers les flammes de l'Ire, vers cet être qui méprisait tan ceux qui étaient prêts à offrir de leur maigre existence, maigres forces, pour lui. Son regard était pâle, incroyablement clair au milieu de l'ombre du dragon, et ses traits paraissaient d'autant plus juvéniles quand l'envie d'exprimer paix et douceur lui venait.

"- Soyez serein, Verith. Que nos dévotions aillent aux Esprits, soient allées aux Esprits, ou s'en écartent, ce n'est pas là ce qui unit les baptistrels. Nous sommes les adorateurs de l'harmonie. En son nom, nous refusons de tuer et de mentir. En son nom, nous refusons de nous offrir à quelque camp bipède que ce soit. En son nom, nous soignons, sans distinction. Qui serions-nous pour porter un jugement ?" Il baissa la tête. "Nous avons vécu de sombres temps. Notre présence face à Vraorg ne tenait qu'au danger qu'il représentait pour l'équilibre même de ce monde qui nous accueille en lui. Sans cela, nous n'aurions pris de parti." Sa voix avait porté la peine des morts qui s'étalaient dans sa mémoire, ceux qui avaient déchiré la mélodie du monde sans qu'il puisse les entendre autrement qu'avec ses sentiments. La barrière qu'il avait érigé le maintint hors des larmes. La présence proche d'une Aramis aux émotions flamboyantes, d'un Verith prêt à rugir, le poussa à reprendre, plus neutre: "Hâtons-nous. Je doute que les chimères soient patientes. Verith, je vous ai jadis craint. Aujourd'hui je crois en vous. Puissent mes espoirs et encouragements soutenir mon chant."

Sans laisser plus de temps à qui que ce soit, il commença donc. Chant de soin, mains sur le coeur, yeux fermés, toujours assis dans la neige, économe en énergie dépensée physiquement, généreux dans la magie qu'il dilapidait pour le dragon. Il voulait d'abord soutenir les Enwrs, leur permettre de s'engager ensemble dans le chant, avant de se glisser ans le chant-nom de Verith, et réparer cette patte.
Les chants allaient assurément durer des heures. Pour sûr. Plus longtemps, il l'ignorait. Il ignorait à quel point la neige pouvait fusionner avec lui, à quel point le vent qui feulait sur les pierres acérées des montagnes pouvait se glisser en chaque recoin de son être, à quel point il commencerait à puiser dans ses réserves de forces physiques pour soutenir sa magie. Il l'ignorait, et ne le découvrirait pas. Totalemnt focalisé sur l'être face à lui, focalisé sur les mots sur lesquels il aurait voulu voir les autres se focaliser, il en oubliait peu à peu les autres notions, et ce monde autour de lui. Il n'était plus qu'un chant, ignorant son propre organisme.





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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Mer 10 Aoû 2016 - 20:47

Lorsque le grand dragon rouge arriva, ce dernier ne manqua pas de s'exprimer pour à la fois souligner la raison de sa venue, et le mépris qu'il ressentait envers les baptistrels qui pourtant étaient ici pour l'aider.

Comment pensa t-elle... Un dragon pouvait-il être aussi arrogant, au point d'en être buté d'ailleurs ? Ce dragon semblait être aussi borné, et aussi aveugle voir même plus que le pire fanatique du Néant qui aurait jamais existé. Le fait qu'il dise que c'était leurs devoirs de réparer les erreurs des esprits était tout simplement injuste, et idiot. Et Aramis ne manqua pas de retenir un soupir d'exaspération en réponse aux paroles du dragon de l'ire. Cela l'exaspérait, et elle avait l'impression d'entendre parler un enfant trop gâté, et qui n'avait pas été bien élevé par ses parents quand elle entendait ce dragon s'exprimait, mais au fond elle s'en fichait bien. Il ne valait sans doute pas la peine qu'elle s'intéresse vraiment à lui en dehors des soins d'aujourd'hui, qu'il ne fasse rien à leurs domaines et elle n'irait pas l'enquiquiner, après tout pourquoi traiter avec les êtres désagréables quand ces derniers se contentaient de vous laisser tranquille en dehors de leurs paroles dégoulinantes de mépris illégitime ?

Car pour tout les crimes qu'il avait subit ce dragon ne méritait pas le moindre instant l'admiration de la chantebrise. Et au final ce Verith ne valait à peine guère mieux que Vraorg le blanc. Quand à Kälyna Vallaël, Aramis se fichait bien des potentielles menaces qui pouvaient découler de ses propos. Le seul vrai danger pour les baptistrels ici étaient Verith de l'ire, et encore sachant les pouvoirs de la Rhapsodie on pouvait nuance la notion de danger pour eux en cet instant. Et Aramis pour sa part en était bien consciente donc on ne pouvait pas dire que c'était la peur qui l'étreignait en cet instant, ou la poussait à aider le dragon, seulement le devoir en vérité. Car après tout le dragon rouge n'avait-il pas demander l'aide de leurs ordre ? Il était donc de leurs devoir de l'aider de ce fait…

Néanmoins on pouvait porter une chose au crédit du dragon rouge c'était que ce dernier promettait de les laisser en paix chose tout à fait normale promesse ou non de toute manière quand les baptistrels l'auraient soignés. Enfin dans les faits cela aurait été paru incongru de toute manière de s'en prendre à un ordre pacifiste sans raison valable, mais autant éviter de trop penser à cela sinon elle n'en aurait pas finit...

De plus le plus important pour elle était la blessure que venait de révéler le dragon de l'ire, une blessure qui était en soit terrifiante sur un dragon car elle consistait littéralement en une brûlure… Et nul autre que l'esprit du feu lui-même en effet n'aurait été capable d'aussi gravement brûlé un dragon être de feu, et de magie. Quel faute avait pu comettre exactement le dragon pour ainsi devoir endurer le châtiment de l'esprit du feu ? Visiblement de ce que disait le dragon c'était parce qu'il avait essayé de soigner un bipède qui avait été blessé par l'esprit du feu. Un point qu'on pouvait donc porter au crédit de Verith le rouge, car il était capable à occasion de pouvoir faire preuve d'un minimum de bonté à l'égard de certains non dragons visiblement en dehors de Kälyna Vallaël.

Quand à ce dont venait de leurs parler Verith le rouge, Ashy la dragonne d'émeraude l'avait disons déjà abordé en partie dans le passé avec Aramis, mais cela apportait des éléments nouveau qui portait une nouvelle lumière sur les événements passé pour Thredë. Enfin si on se départait de l'éventuelle subjectivité qu'avait dû mettre le dragon dans ses propos, car si Aramis devait le croire sur parole les esprits étaient purement fautifs de tout cela presque… Alors qu'à ses yeux la situation devait sans doute être plus complexe, mais cela elle ferait sans doute mieux d'y réfléchir plus tard lorsque les soins qu'ils allaient offrir au dragon auront été prodigués.

Et d'ailleurs les paroles de Dawan qui ne tardèrent pas à suivre celle du dragon de l'ire étaient d'une grande sagesse, et mettaient d'une certaine manière tout le monde d'accord, et de toute façon en effet ils n'étaient pas là pour chercher les conflits. Ce n'étaient pas les baptistrels qui faisaient naître les conflits, et s'il devait y avoir conflit ici ce ne serait pas eux qui l'apporteraient. Sans oublier qu'il était temps maintenant de s'occuper des soins du dragon pour en finir une bonne fois pour toute avec ces histoires de soins. Sans oublier que guérir un dragon aussi grand était un processus long, complexe, et fatiguant aussi. Alors autant s'y atteler tant qu'ils y étaient préparés aussi bien physiquement que mentalement.

Et les chants de soins résonnèrent bientôt ainsi que celui du chant nom du dragon qu'Aramis commença elle aussi à faire résonner pour commencer à guérir la patte atrocement brûlée du dragon. Elle était donc totalement concentré sur ce chant nom car toute erreur dans l'émission de ce dernier pourrait avoir de fâcheuses conséquences en vérité. Et déjà alors que le temps passait la patte du grand dragon rouge commençait peu à peu à se guérir, cela mettait du temps certes mais en observant bien l'on pouvait déjà voir au bout d'un certains les progrès faits depuis que le chant avait commencé à être prononcé...
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Verith
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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Mar 16 Aoû 2016 - 16:04

¤ Cacophonie¤

Le regard de Verith passait sur les bipèdes face à lui. Un regard lourd de colère, brulant d’une flamme éternelle alors qu’il passait sur les Baptistrels. Il considérait ces derniers comme des serviteurs des esprits depuis que l’un d’entre eux s’était présenté à lui ainsi. Verith et les Esprits avaient un certain passif il faut dire. Mais il avait un passif avec ceux qui se prétendaient serviteurs des Esprits. Un goût amer traversa la gorge du dragon sous l’évocation de ses souvenirs douloureux. Quoi qu’il en soit, il n’était pas ici pour répandre sa colère plus que de raison. Il était ici pour se faire soigner. Sombréclat lui avait dit que ces derniers en étaient capables. Il valait donc mieux pour ces derniers que cela soit vrai.

À nouveau le regard du colérique se posa sur le petit elfe qui avait serré dans ses bras Vie au moment de sa mort. L’écoutant avec une certaine attention.

« Nous sommes les adorateurs de l'harmonie. En son nom, nous refusons de tuer et de mentir. En son nom, nous refusons de nous offrir à quelque camp bipède que ce soit. »


Verith répéta cela avec sa voix spirituelle, son intonation étant chargée d’ironie et de colère. S’ils étaient adorateurs de l’harmonie, alors où étaient-ils lorsque les bipèdes tuaient les dragons, les conduisant à prendre la décision de quitter ces terres maudites. Ces êtres-là … ils étaient tout ce que détestait Verith. Des hypocrites. Ils se disent spectateurs, mais pourtant agissent en ce monde. Refusant de prendre parti, mais pourtant agissant, créant ainsi un déséquilibre conduisant au chaos.

« Hâtons-nous. Je doute que les chimères soient patientes. Verith, je vous ai jadis craint. Aujourd'hui je crois en vous. Puissent mes espoirs et encouragements soutenir mon chant. »

Le rougeoyant leva le museau avant de froncer les sourcils et de fusiller du regard le petit elfe. Comment cela se faisait-il qu’il était au courant pour les Chimères ? Tournant la tête, il regard Kälyna, lui lançant un regard lourd de reproches, mais détecta bien rapidement qu’elle n’avait rien dit. Revenant sur le petit bipède il s’adressa à lui et uniquement à lui.

¤ J’ignore comment et pourquoi et jusqu’où tu es au fait de l’existence des Chimères. Mais si tu en sais un minimum sur elles … alors tu sais que les méthodes des bipèdes ne seront qu’une gêne pour les combattre. Restez en arrière, soignez ma patte, et je me chargerais du reste. ¤


Verith redressa le museau, regardant l’assemblée de bipède dans leur ensemble. Sa magie commença à se concentrer dans sa gueule.

« Faire front contre la magie des Esprits n’est pas une chose facile. Je veillerais à ce que vous ne vous effondriez pas en la combattant. »


Inspirant grandement, l’enfant de l’orage finit par ouvrir sa gueule, crachant un nuage de brume. Un souffle du dragon hautement concentré, venant les recouvrir. La magie ainsi expulsée venant s’entendre sur les bipèdes autour de Verith pour refaire leurs forces tout au long du processus.

Le chant nom de Verith commença alors à s’élever de la bouche des maîtres barde. Un chant lent dont chaque note était soigneusement réfléchi. Et pour cause, venant d’un autre continent, les harmonies qui composaient l’essence du dragon rouge étaient différentes, cacophoniques en comparaison de celle d’Armanda. Ainsi l’histoire de Verith, son être et chaque élément le composant commencèrent à être révélés. La magie Baptistrale s’abattant sur son corps pour le ramener tel qu’il était avant, lorsqu’il n’avait pas encore été injustement blessé par Feu.

Ys fut la toute première note majeure qui composait le chant nom de Verith. Sa naissance même fut une bataille, une guerre contre la coquille de son œuf qui se refusait à le laisser sortir. Cette note était très présente au sein de ce dernier, même si étonnamment, elle n’était pas la première. La plus présente des notes majeures au sein du chant nom de Verith fut la deuxième qui arriva peu après sa naissance. Ela, la note symbolisant la liberté, celle qui jamais ne se plie ou se soumet. Car tel était Verith, la liberté et l’insoumission. La plus étonnante des notes majeures qui composa le chant nom du colérique fut assurément Dia, et pour cause l’avis et les histoires que lui raconta sa mère baignèrent son enfance. Mais ils firent également ce qu’il était aujourd’hui. La deuxième note la plus présente dans le chant nom de dragon libre était Oen. Symbolisant la mort et les épreuves que l’héritier de l’orage dû affronter, événement qui le firent changer et le conduisirent à vouloir anéantir tous les bipèdes pour leurs crimes odieux. Passage particulièrement déchirant qui mit en exergue l’immense tristesse qui abritait le dragon rouge. Alea arrivait en quatrième position parmi les plus présentes notes majeures composant son chant nom. Si cette note ne mettait pas en avant l’esprit de groupe de Verith qui était un solitaire, elle venait en revanche mettre en évidence son extrême loyauté. Alya en revanche n’était pas du tout présente dans le chant nom du dragon rouge. La note de la vie, du bienfait et du renouveau n’avait rien à faire dans cette symphonie de la destruction qu’était le colérique. Peut-être apparaitrait-elle un jour.

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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Ven 26 Aoû 2016 - 3:12

La colère de verith devait s’apaiser pour les heures à venir tandis que les soins magiques déferleraient sur ses écailles. L’Ordre batistral avait accepté d’apporter son aide au Feu de l’Ire et de soigner la plaie que lui avait offerte l’Esprit de Feu. Il y avait toujours de la colère dans l’air froid des montagnes, cela Kälyna pouvait le ressentir, comme elle avait ressenti les reproches brillant dans l’or du dragon. Elle avait simplement mêlé l’or au sien, soutenant son regard, et restant bien droite et fière face à lui. Elle n’avait rien à se reprocher. Honte et culpabilité ne faisaient pas partie de son cœur. Seule la satisfaction s’y logeait, sentiment occasionné par la réussite de sa mission. Tout ceci, elle le devait à une personne et c’était à ce petit elfe qui se trouvait à ses côtés. Il était différent des autres et cela n’était pas un défaut. Il avait su faire ce qu’aucun n’était capable, c’est-à-dire de faire ressortir son bon côté et la douceur qui pouvait la caractériser. À ses yeux, elle n’était pas un monstre. C’était cela le plus surprenant.

Le chant des Cawrs et des Enwrs étaient certainement splendide. La mage d’exception ressentait la magie qui venait caresser Verith et qui l’entourait. Cette magie avait la particularité de ne pas être puisée dans la trame. C’était quelque chose de complètement différent qu’elle ne pouvait pas tout à fait saisir. Si la dame blanche n’avait jamais menti, fait du mal à autrui ou tué, peut-être aurait-elle pu l’effleurer en tant qu’apprenti-batistrelle, qui sait?

À sa façon, Kälyna avait décidé d’aider en prononçant faiblement le chant elfique qui servait à grandement soigner l’individu de son choix. Elle concentrait toute son attention sur le dragon rouge dont son chant-nom devenait perceptible grâce à l’intervention de l’Ordre. La colère était palpable et plus compréhensible désormais. Mais il y avait d’autres choses qui le caractérisaient également : la fierté, le courage, la force, l’honneur… Tout comme la bienveillance envers les individus qu’il désirait protéger.

Le temps défilait. Il avait commencé à neiger et le froid semblait engloutir les gens qui étaient là pour Verith. Pourtant, cela ne les arrêta pas. Kälyna continua de chanter pour son Feu de l’Ire. Elle puisait dans la trame pour le soigner et se sentit vaciller par ses forces qui s’épuisaient. Elle croisa l’or du Rouge et le remercia d’un signe de tête tandis qu’elle puisa dans sa magie à lui pour continuer ses efforts.


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Dawan Sywel
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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Lun 29 Aoû 2016 - 13:24

Il leur fallut un temps qui parut sans doute infini aux plus humains d'entre eux. Les progrès sur la patte du dragon de l'Ire n'étaient pas visibles à l'oeil nu, pas pour qui les regardait à chaque seconde, chaque instant. Les yeux fermés, Dawan ne pouvait se sentir découragé de telle vision. Il percevait tout juste les progrès qui se faisaient, dussent-ils être invisibles. Les chairs qui se reformaient, devenant ce qu'elles devaient être selon l'harmonie propre au dragon. Des nerfs, ils s'occuperaient en dernier, c'était un savoir ordinaire au sein de l'Ordre. Ils savaient pertinemment que s'en occuper trop tôt n'occasionnerait que douleurs vaines. Etrangement, nul ici n'avait envie de faire souffrir Verith.
Pour le dragon, ce devait être un apport de magie, un apport d'énergie. Pour ses soigneurs, c'étaut une attention constante, un effoprt qui ne cessait, et ne pouvait cesser par l'offrande du dragon. Si leur magie ne s'épuisait pas, si leurs corps se voyaient parfois encouragés par cet apport, leurs esprits réclamaient parfois le repos, et les relais que les baptistrels avaient organisés trouvèrent leur utilité, judicieuse. Dawan entendit, lointains, les craquements de la neige lorsque les Enwrs s'écartaient ou venaient.

Si cela n'avait été de la magie, si cela n'avait été un chant, ce rituel aurait sans doute eu raison du petit elfe. Mais par l'étrange capacité qu'avait la musique à le maintenir concentré, il tint bon. La neige vint en partie couvrir ses jambes, son dos, se mêler à ses cheveux, se coller à ses vêtements et fondre le long de sa peau. Il restait immobile. Chant de soin, chant-nom... Sa voix était comme un rythme toujours présent, parfois changeant, dans la musique qu'ils créaient, tous, en ce jour, celle qui résonnait dans toutes les montagnes.

Ce fut la présence de son élément qui offrit à Dawan une première notion de temps. Depuis peu, ils étaient enfin arrivés aux écailles de Verith. Là, les Enwrs ne pouvaient plus rien. C'était aux Cawrs seuls de chanter. Il ne s'agissait plus de soigner, mais de recréer ce qui avait été ôté. La baisse de volume s'accordait donc avec cette nuit qui tombait, ce ciel sombre, ces étoiles qui veillaient sur eux. Dawan redoubla d'efforts. Ils approchaient de la fin, et ces étoiles... C'était comme un baiser sur sa joue, pour le féliciter. Il avait envie de leur montrer qu'il pouvait faire mieux encore.
On lui avait apporté à boire, à manger. Il n'y avait pas touché. Les autres Cawrs avaient reçu la même délicate intention, ainsi que Kälyna. Verith avait reçu de la viande, autant qu'il leur était possible d'en offrir. Sans doute peu pour le dragon, beaucoup pour le Domaine.

Le corps de Dawan était froid, jusqu'au centre de ses côtes. Comme ceux présents ici, son souffle révélait de la brume. Peu à peu, les voix s'éteignirent, les dernières couches d'écailles étant finies, impacables, la magie ne leur renvoyant plus qu'un écho vide de toute différence avec le chant-nom originel. Le silence qui était l'amant de la nuit revint. Les regards se tournèrent vers le dragon de l'Ire, comme guettant sa réaction, son verdict.
Dawan se leva enfin, laissant derrière lui quelques paillettes de neige. Il se rapprocha de Kälyna, de Verith, mais ne sut que dire. D'avoir trop chanté, les mots lui manquaient. Aussi resta-t-il planté là, une main sur le coeur, espérant que l'un et l'autre comprendraient que c'était là un encouragement sincère, un faible signe pour révéler une véritable affection, l'espoir que rien ne leur arrive et que, peut-être, ils puissent créer une voie plus sûre pour les Armandéens que celle qui leur était pour l'heure imposée.





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Aramis Thredë
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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Lun 5 Sep 2016 - 18:38

Ce dragon était d'une mauvaise volonté rare qui aurait sans doute fait rougir de honte le plus fanatique des alayiens pensa t-elle. Dire que Thredë aurait cru impossible de pouvoir ne ressentir aucun respect pour un dragon, mais il semblerait que même cela soit possible pensa t-elle avec lassitude en écoutant les propos chargés d'ironies du dragon rouge. Elle se demandait presque une chose, était-il juste qu'un être comme Verith soit un dragon alors qu'elle, et nombre d'innocents n'en étaient pas ? Non cela ne semblait pas juste, il ne méritait pas forcément la longue vie qu'il avait, et encore moins la puissance qu'il possédait. Une force qui aurait pu être utilisé pour faire le bien, mais qui était dans les pattes d'un dragon rongé par la colère, un dragon incapable de faire preuve de respect envers ceux qui le soignaient. Un dragon indigne probablement de la noblesse de sa race, si on devait se fier aux histoires faisant des dragons des êtres bénéfiques apportant vie, et magie. Non destruction, haine, et souffrance.

Mais Aramis malgré se constat se contenta de chanter, et de faire son devoir de baptistrelle, et accepta l'énergie que lui offrait ce dragon pour poursuivre les soins qui commençaient à la fatiguer elle aussi. Après tout s'il désirait qu'ils le soignent il était normal qu'il aide un peu, surtout après avoir fait montre pour le moment d'un caractère purement déplaisant. D'ailleurs elle ne parierait pas chère sur le fait que le dragon les remercient lorsqu'elles en auraient finit, mais après tout autant ne pas demander l'impossible.

Et en dehors de cela elle accepta bon gré la nourriture qu'on lui apporta pour qu'elle se restaure peu avant de véritablement entamer le chant nom du dragon, car ce dernier promettait en effet d'être complexe, et long à réciter. Un chant nom qui commença de manière violente, car bataille était le vie de ce dragon qui était l'incarnation de l'ire. Mais aussi qui témoignait de la liberté de ce dernier, une liberté ayant coûté certainement la vie à de nombreux innocents mais une liberté quand même. Une liberté qui n'était pas utilisé de manière vertueuse par contre, et qui n'incitait pas forcément le respect à Thredë qui elle aussi était une incarnation de la liberté en tant que chantebrise. Une liberté unie à la paix. Cela elle le pensait alors qu'elle chantait le chant nom d'un dragon qui avait désirait tout détruire tout les bipèdes, pour un but qui pouvait en partie, mais seulement en partie se comprendre mais pas s'accepter à ses yeux. Ce dragon avait enduré beaucoup d'épreuves, mais était dépourvue de toute note qui aurait témoignait qu'il soit un bienfaiteur. Il était un destructeur…

Et c'est pour cela qu'Aramis ne le respectait toujours pas malgré ce qu'elle apprenait par son chant nom, car il était libre justement. Libre de ses actes, libre de ses choix, et toutes les vies qu'il avait prises il l'avait fait en privant des hommes, et femmes de leurs libertés, et de leurs vies. Des innocents qui ne méritaient pas cela, et qu'elle ne pouvait pas mettre de côté. Quel monstre irait chanter les louanges d'un dragon ayant fait tant souffrir, et ce malgré qu'il ait souffert ? Le fanatisme avait ses limites, et Thredë sentait que pour la première fois la noble image qu'elle s'était toujours faîte des dragons se retrouvait irrémédiablement entachée…

Elle était libre elle aussi, et libre de mépriser un dragon. Et c'est le constat qu'elle fit alors que les chants noms, et les chants de soins finissaient de résonner, alors que le blessure du dragon finissait de disparaître. Ainsi ils avaient fait ce qu'ils devaient faire, non pas par car le dragon le leurs avait ordonné, mais par devoir. Et sur ce Thredë n'attendit pas de remerciement qui ne viendraient probablement pas.

Et ainsi comme le courant d'air passant sans se faire voir elle disparue. Chantebrise qu'elle était elle avait une capacité étrange, et surprenante à disparaître sans se faire remarquer de quiconque, et ni la prêtresse blanche, ni le dragon, ni Dawan ne s'aperçurent certainement qu'elle était partie avant qu'elle ne soit déjà ailleurs à chercher autre chose à faire. Après tout n'avait-elle pas finit d'accomplir son devoir ? De ce fait plus rien ne la retenait dans l'entourage du dragon rouge, et elle ne s'était donc pas fait prier pour filer tel le vent insaisissable. Elle qui allait ainsi se ressourcer au sanctuaire du vent dont elle était la gardienne, et qui lui permettrait certainement de passer à autre chose, quelque chose de plus constructif certainement. Quelque chose qui contribuerait ne serait-ce qu'en partie à la paix, et l'harmonie.
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Verith
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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire Mer 14 Sep 2016 - 15:19

¤ Victoire ¤


Il la sentait … cette magie … cette magie infâme qui l’avait blessé et maudit. Il la sentait faiblir … il la sentait reculer. Le fantôme de Feu disparaissait lentement de lui, sous les efforts de leurs créations sous les efforts des la magie Baptistrel et de celle du dragon. La dernière emprise de ces esprits impardonnables, la dernière trace d’eux sur son être. Elle disparaissait … elle disparaissait à jamais. Et la force, la force du colérique lui revenait … dans toute sa plénitude. Verith ne put s’empêcher de retrousser ses lèvres, dévoilant ses crocs alors que ses muscles se tendaient, que ses griffes s’enfonçaient dans le sol. Bientôt se serait terminé … bientôt l’injustice serait réparée … bientôt toute sa force serait de retour … bientôt il pourrait combattre à pleine puissance tout ce qui lui ferait face.

L’opération prit du temps, beaucoup de temps et beaucoup de force. Lutter contre la haute magie n’était pas simple comme écraser un bipède. Mais lorsque les chants se turent et que le silence revint, la patte blesser du dragon rouge était entièrement guérie. Tous les bipèdes étaient fatigués et Verith également. Il avait dépensé beaucoup d’énergie en s’assurant que les chanteurs n’en manquent pas. Lentement donc, il se redressa, inspirant profondément avant de contracter les muscles de sa patte guérie et de frapper en direction du ciel tout en lâchant un rugissement de victoire. Un léger rire finissant par s’échapper de lui, résonnant dans la trame.

« Enfin … Enfin ce qui m’a été injustement enlevé m’a été rendu. Je ne me déshonorerai plus en ne me battant plus à mon plein potentiel désormais. »


Le museau du colérique vint se braquer en direction des bipèdes.

« Chanteurs ! Je n’ai qu’une parole. Vos vies, votre domaine. Je les épargne de ma colère. Cependant, prenez garde à ne pas la provoquer. Si je peux me montrer clément envers vous pour service rendu, cela ne signifie pas que je le serais éternellement si vous essayez d’attenter à ma vie, ma liberté ou celles des dragons. Ne gâchez pas cette chance que vous venez de gagner par vos actes. Ne devenez pas mes ennemis. Il me serait désagréable d’avoir à détruire ceux m’ont aidé. Je n’aime pas avoir l’impression d’être un ingrat. »


Le regard de l’enfant de l’orage vint se poser là où se situait son ancienne blessure.

« Je vais rester ici quelques jours afin de m’assurer de la pérennité des soins. Mieux vaut être prudent face à la haute magie. Ensuite, je vous quitterais. »


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MessageSujet: Re: Paix et guérison sur les enfants de l'Ire

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Paix et guérison sur les enfants de l'Ire

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