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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
Nous jouons actuellement en Octobre-Novembre-Décembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne (équivalent de l'an 1760 d'Argent).



 
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Insomnie Vermeille

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MessageSujet: Insomnie Vermeille Mer 27 Juil 2016 - 7:15

Nuit du 22 août de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne

Nouveau souffle, elle ouvrit les yeux d’un coup d’un seul, sa respiration haletante, elle se calma en fermant ses prunelles tristes. Son corps daigna ensuite se détendre et sa tête se tourna, laissant son regard retrouver la silhouette rassurante de sa dragonne. Elle dormait, paisiblement, c’était suffisant pour faire naître un sourire au coin de ses lèvres. Si elles avaient été réellement liées, Aïasil n’aurait peut-être pas pu trouver sommeil, au travers des angoisses de la petite rose…Cela était peut-être mieux ainsi. Un soupir, puis elle se redressais, les cheveux en bataille, toujours en robe de nuit. Elle retrouva la glace bien peu précise qui lui permit de rajuster la tignasse de jais laissée frisée par sa tresse habituelle. Beaucoup trop longue, cette chevelure, mais elle n’était pas trop difficile à entretenir, alors le temps n’était pas encore venu de les couper.

Elle se retourna, observa un instant la dragonne avant de faire quelques pas pour atteindre la bougie. Le feu alluma une autre chandelle, pour laisser une lumière à l’obsidienne, si elle devait se réveiller. Mais elle n’allait que prendre l’air un instant, elle serait de retour avant le matin. La petite rose ferma la porte derrière elle, aussi silencieusement que possible et s’aventura dans ce palais qu’elle connaissait à peine à connaître.

C’est à mi-chemin qu’elle réalisa que ses pieds étaient nus, alors elle regarda derrière elle et se demanda, avant de partir vers le couloir qu’elle venait d’emprunter, si c’était réellement le bon couloir. Elle tourna sur celui de gauche, se disant qu’il n’allait rien arriver de bien grave si elle se trompait de direction. L’elfette retourna sur ses pas lorsqu’elle constata l’absence de sa chambre, puis quelques pas de trop et elle tournait en rond, bientôt elle se retrouvait plus loin qu’elle ne l’aurait dû. Pour s’être changé les idées, c’était réussi, elle n’avait plus besoin de se retrouver à l’extérieur.
Ses réflexes la trompèrent, longuement développés par un entraînement militaire. Mëryl n’avait jamais été rodeuse, mais Orfraie lui avait appris bien des choses et depuis, le temps de réaction à se sentir approché était plus court. Mais elle aurait dû le voir avant qu’il ne l’approche, puisqu’elle n’arriva à aucune réaction utile. La petite rose laissa tomber sa flamme qui devait évidemment tomber sur le tapis, passant par le rideau. Elle n’eût pas le temps de s’adresser à l’homme, ni de l’identifier, qu’elle se retrouvait accroupie. Heureusement elle put ramasser la chandelle avant qu’elle ne mette feu au tapis, mais elle dût passer sa main sur le rideau qui s’embrasait. L’incendie arrêtée à temps, la petite rose refroidit le rideau, du contact de sa peau, puis soupira de soulagement avant de se redresser. ''Commandant Falkire…''Elle le reconnaissait, ayant vu son visage, on lui avait parlé de lui aussi…Et pas seulement parce qu’il était ami de l’empereur, mais aussi par les rumeurs que les gens de la cour se plaisaient à raconter sur lui et sa famille. Ils n’étaient pas tellement plus indulgents envers l’enfant de l’abomination, à vrai dire…Et elle ne pouvait leur en vouloir. Mais ces regards remplis de jugements ne pouvaient la laisser indifférente, c’est comme si peu importe les efforts qu’elle ferait pour démentir la réputation dont elle avait hérité de sa mère, on lui rappellerait toujours d’où elle venait…Comme si elle devait prendre une part de responsabilités, pour s’excuser. Mëryl ne pouvait que comprendre, malgré la douleur, ils avaient besoin de mettre la faute sur quelqu’un, ils n’avaient seulement besoin que d’être rassurés, de donner un sens à ce qu’ils avaient perdus. Elle pourtant, s’était abstenu de chercher du sens dans la haine.

''Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris, je ne suis pas aussi maladroite habituellement…C’est probablement juste la fatigue. ''


La fatigue, l’angoisse, les cauchemars, le trouble, toutes ces émotions qui tanguaient en elle. Sa mère était vivante, Aïasil avait éclos…l’avait choisie. Difficile de dormir dans cette situation.

''Quelle maladroite je fais, je ne me suis pas présentée. Mëryl Nalwaë, je siège au conseil elfique, j’ai entendu que vous étiez un ami de mon empereur. ''

Il connaissait probablement son nom, s’il avait écouté le moindrement les rumeurs et les murmures. Mais Matis ne semblait pas être une personne qui donnait de l’importance à ce genre de choses. La rose glacée esquissa une révérence humaine, puisqu’elle était dans le royaume de ce peuple, inutile de lui servir un salut elfique et de laisser ce pauvre homme sans ressources. Les coutumes elfiques pouvaient être difficiles à apprendre et Mëryl ne tenait rigueur à personne de les respecter.


Dernière édition par Mëryl Nalwaë le Lun 1 Aoû 2016 - 4:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Mer 27 Juil 2016 - 14:05

La nuit il ne savait pas vraiment quoi faire, surtout les soirs où il préférait patrouiller dans les couloirs sombres et délaissés du palais. Tout plutôt que la paperasse se disait il à chaque fois, et pourtant il devait s'en occuper, mais ce n'était pas vraiment pour cela qu'il s'était engagé. Même, ce n'était pas du tout pour ça qu'il s'était engagé, il avait bien mieux à faire. Comme trainer dans les couloirs pardi. En attendant il se demandait bien ce que pouvait faire sa femme à ce moment là. Il la savait à la maison mais un coup d'oeil sur son collier lui indiqua qu'elle semblait soucieuse. A quoi pensait elle ? Encore à son travail ? A cette heure si tardive il ne pouvait voir que cela, à moins que cela ne soit les enfants. Bha il ne devait pas s'inquiéter plus que de raison sans parler qu'elle le saurait elle aussi.

L'esprit du jeune homme vagabondait dans les méandres obscures de son esprit tordu à de multiple reprise par les vicissitude de la vie. Ces nuits là étaient particulières car il se remémorait les moments sombres de son histoire, les gens qu'il avait perdu à la guerre et ceux qu'il avait dû tuer. Il pensait à tout ceux qui avaient disparu sans laisser de trace, comme s'ils avaient été enlevé par une force mystérieuse... A dire vrai il craignait que des corps qu'il avait pu trouver après la guerre devait appartenir à l'un de ses amis disparus. De trop nombreux charniers avaient été découvert après coup, qu'ils soient le fait de Vraorg, Fabius ou des Alayiens. Cette terre était gorgée du sang des habitants de cette nation que fut l'Empire Humain. Aujourd'hui il n'en restait plus que des lambeaux, mais de ces lambeaux pouvaient sortir quelque chose de bien plus grand et puissant que l'ancien Empire. Il en était convaincu, surtout avec Luna ou Korentin au commande.

Le commandant était dans ses pensées quand il rencontra une jeune femme dans la nuit, elle semblait tenir une bougie pour s'éclairer. Il ne comprit pas s'il lui avait fait peur ou quoi que ce soit mais elle fit tomber la bougie sur un tapis. Matis commença à s'inquiéter mais il réalisa qu'elle géra la situation de l'incendie naissant et que ce n'était pas une simple femme. C'était Mëryl Nalwaë, une elfe dragonnière qui était là depuis peu de temps mais qui semblait bien le connaitre puisqu'elle le reconnu d'un seul coup d'oeil. Ce qui ne fut pas son cas à lui.

Dame Nalwaë. Pardonnez mon introduction brutale dans vos pensées, vous ais je fais sursauter.

A dire vrai il ne savait pas vraiment quoi lui dire de plus mais l'aida quand même à se relever, elle semblait épuisé à dire vrai.

Je vous connais un peu Dame Nalwaë, Aegnor m'a quelque fois parlé de vous. C'est une personne que je tiens en haute estime et il est vrai que je suis heureux de le compter auprès de mes proches, ce qui fait grincer pas mal de dents soit dit en passant.

Mais il ne savait pas vraiment grand chose d'elle à dire vrai, il y avait des rumeurs à son sujet, mais il n'en tenait jamais compte. Pourquoi le ferait il aujourd'hui sur son sujet ?

Pourquoi vous promenez en pleine nuit ? Aviez vous faim ou quelque chose du genre ? Peut être puis je vous aider en quelque chose que ce soit. Après tout vous êtes notre invitée n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Lun 1 Aoû 2016 - 5:49

Aucun jugement dans les yeux du commandant, il n’y avait pas cette lueur de peur, cette panique, cet air un peu mal à l’aise quand les gens la rencontraient pour la première fois après avoir entendus toutes les rumeurs à son sujet. Les gens ici e la connaissaient que de nom et de titre, c’était pire. Chez elle, les elfes la connaissaient, l’avaient élevée, ils savaient que la petite rose avait fait ses preuves et qu’elle n’était pas sa mère. C’est comme s’il n’avait jamais entendu parler d’elle, mais il disait le contraire, n’étais-ce qu’un très bon menteur ? Ou une bonne personne, tout simplement…Cette méfiance était devenue un réflexe et les murmures se faisaient beaucoup plus cruels dans cet endroit. Les humains pouvaient se montrer déstabilisants…

"Ne vous inquiétez pas commandant…C’est moi qui suis distraite. J’aurais dû vous voir bien plus tôt c’est entièrement de ma faute…"

Elle accepta son aide et s’appuya sur lui afin de se relever. Agile, elle n’avait réellement aucun mal à se relever, mais elle savait qu’il s’agissait de politesse. Elle sourit doucement, amusée par la remarque de Matis. Lui aussi, était sujet à ces rumeurs, alors comme la petite rose, il avait appris à ne pas y croire. "Je vois. Je dois vous avouer que j’ai entendu ces dents grincer…et les remarques désagréables qui venaient par la suite. N’écoutez pas ces jaloux, Falkire, ils savent trop qu’ils n’approcheront jamais de votre bonheur." Une femme, deux jumeaux, un garçon et une fille, les grâces d’une régente et celles d’un empereur, Matis avait tout à envier à ces petits courtisans. Ce que la petite rose avait entendu de son mariage lui révélait qu’il était dans une union amoureuse, peu pouvaient se vanter d’un mariage d’amour…Même sa mère ne l’avait pas pu, elle qui avait eu cette vie modèle pour une elfette.

Elle ramena délicatement sa main sur son bras, comme à mi-chemin de croiser les bras. Tenant fermement la chandelle, histoire de ne pas commettre la même erreur et d’incendier le château, elle baissa légèrement la tête à la recherche d’explications. Le teint pâle, la peau froide sur le métal, non elle n’avait pas faim mais elle avait tout l’air d’une personne qui avait besoin de reprendre des forces. Mëryl avait besoin de dormir, voilà tout, mais son esprit était trop encombré pour le lui permettre. Elle échappa quelque chose entre un soupir et un souffle de découragement. "J’ai rêvé à la bataille de Sandur…" souffla-t-elle, se demandant si c’était suffisant comme explication. "Les images me reviennent la nuit et je n’arrive pas à dormir à moins de sortir prendre l’air, marcher un peu. Il s’avère que la dernière fois Orfraie Ataliel m’a reconduite à mes appartements, alors je n’ai pas pris soin de mémoriser le chemin jusqu’à mes appartements…" Sa main se posa sur sa nuque, embarrassée. "En d’autres mots je suis insomniaque et perdue."
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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Mar 16 Aoû 2016 - 9:42

Matis n’était pas inquiet, du moins pas plus que d’habitude depuis qu’il avait prit son poste au poste, donc son inquiétude était constante à la vérité. Mais il avait prit conscience de tout ce qui se tramait autour de lui, d’une manière peu reluisante il était vrai, mais maintenant il savait et ne pouvait l’ignorer. Qui aurait pu croire qu’il verserait un jour dans le Jeu ? Mais le jeune homme, qui approchait la quarantaine maintenant, ne pouvait rester insensible a ce que vivait cette jeune elfe. Il secoua donc délicatement la tête à son encontre, lui indiquant qu’elle n’avait rien à craindre lui et qu’elle avait été correcte et honnête. Comment lui en vouloir maintenant ?

Ne vous inquiétez pas, si je n’errai pas sans but la nuit vous ne me seriez pas rentré dedans et tout ceci aurait pût être évité. L’important c’est que vous n’ayez rien, c’est le cas j’espère ? Demanda t’il l’air inquiet.

Quoi qu’il en soit il l’aida à se relever et c’est avec une grace qui n’avait rien d’humain qu’elle se remit debout en moins de temps qu’il ne pouvait le dire. Et, amusé par ce qu’il venait de lui dire, elle lui indiqua comprendre parfaitement ce qu’il lui avait dit juste avant. Sa propre remarque toucha l’homme puisqu’il était dans le même état d’esprit, certes il ne connaissait pas plus que cela la jeune femme mais peut être pouvait il prendre le temps de mieux la connaitre non ? Qu’est ce qui l’en empêchait ? Il lui sourit et se gratta l’arrière du crâne comme jamais.

Tout cela n’est que pure perte de temps et j’essaye d’y penser le moins possible… Mais pas tout le monde n’y est préparé et surtout pas tous ne le mérite vraiment n’est ce pas ? La jalousie ne fait pas tout ici, la quête de pouvoir en fait aussi et c’est quelque chose de terriblement humain n’est ce pas ?

La jeune femme semblait terriblement mal à l’aise et il ne tarda pas à savoir pourquoi. Si ses rêves la hantaient aussi, si elle repensait à tout ce qu’elle avait pu vivre dans ses précédentes batailles c’était qu’elle commençait à comprendre ce que cela faisait de prendre la vie. Néanmoins le fait Qu’Orfraie l’ai reconduite à ses appartements sans trop lui expliquer le chemin n’était pas étonnant. Elle faisait bien son métier, là n’était pas la question… Mais c’était une vampire après tout, certes il savait pour elle et la régente, n’était elle pas son amie après tout ? Mais il ne la connaissait pas beaucoup elle, il devrait y remédier rapidement.

Je vois.. Il laissa sa phrase en suspens se demandant comment poursuivre puis lui indiqua le chemin à suivre et lui demanda de l’accompagner.

Je vais vous conduire à vos appartements Dame Nalwaë, et ce faisant je pourrais vous expliquer deux trois choses sur mon expérience personnelle des batailles. Il commença à prendre chemin vers les appartements de la dame tout en se retournant et souriant franchement à celle-ci.

A moins que cela ne vous dérange ? De toute manière je peux le faire en silence s’il vous sied mieux, et je ne manquerais pas de dire à Orfraie qu’elle aurait mieux fait de vous faire un plan. Chose que je pourrais faire aussi si cela vous arrange. Le fait que vous soyez perdue n’est que passager et restera entre nous.

Entre rêveur d’ancienne bataille, il faut se serrer les coudes non ?

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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Lun 22 Aoû 2016 - 8:42

« Je n’ai rien. » Lui assura-t-elle, ramenant ses mains l’une dans l’autre. Mettre le feu aux rideaux était une bien étrange chose à faire pour une elfette à la peau aussi glacée que la sienne. « Vous avez raison, commandant Falkire, c’est une perte de temps. J’aimerais savoir ignorer ces rumeurs au point d’arriver à ne plus les entendre. Mais je me suis toujours souciée de ce que les autres pensent de moi, pour une raison qui m’échappe…Je m’attache au jugement alors qu’il est douloureux. Peut-être est-ce le courage qui donne la force de ne pas se soucier du regard des autres. » Elle lui sourit, s’il y avait quelque chose que les courtisans ne manquaient pas de chuchoter, c’était le courage du commandant. Il méritait son poste, l’honneur qui lui avait été fait. La petite rose ne s’était jamais faite à l’idée de tuer, ni de blesser d’autres êtres vivants.

« L’humain n’est pas la seule créature en soif de pouvoir, Falkire. Les vampires ont vécu une guerre civile pour un trône, nous avons combattus ce peuple très longtemps. Il n’y a aucune guerre plus noble qu’une autre. Il y a toujours un corrompu, quelque part. »

Mais concernant Vraorg, rien ne pouvait y être comparé. Il s’agissait tout de même d’une guerre entre les esprits et le dragon blanc, comme à l’habitude, les soldats étaient des pions, les grandes pièces étaient les dirigeants. L’humain offrit à la petite rose de la conduire à sa chambre, évidemment. Elle se promit de mémoriser le chemin du retour et de ne pas se laisser distraire par la conversation, ou par l’opportunité de ne pas pouvoir être perdue. Mëryl baissa la tête, un rare sourire éclaircit son visage. Depuis combien de temps n’avait-elle pas souri, simplement ? Éclaté de rire ? Juste sincèrement…C’est l’esquisse d’un rire qui fit sursauter son souffle discret.

« Un plan…je vais tenter de mémoriser le chemin, je suis fatiguée, pas complètement étourdie, du moins je l’espère. »
elle releva doucement la tête, son regard d’émeraude se perdait dans le vide. « Rêveur, commandant, est un terme bien doux et éthéré. J’ai peur que terreur soit plus approprié. Si certains parlent des prouesses et des techniques de combats, j’ai bien d’autres images en tête…Vous souvenez vous, commandant Falkire, des cris ? Vous souvenez vous de leurs voix distinctes. Vous souvenez vous du moment où vous avez cessé d’entendre des humains, des elfes, des hommes, des femmes, des vampires, des enfants crier ? Du moment où leurs voix ne sont devenues qu’une masse sombre d’horreurs ? Quand ont-ils cessé d’exister, individuellement ? Quand cessons-nous de les considérer, chacun d’entre eux, comme des êtres vivants ? C’est comme si, à ce moment, tuer était devenu plus facile, bien plus possible. Éliminer un ennemi est plus aisé que d’éliminer un être, non ? » Elle soupira, peut-être la trouverait-il lourde et déprimante avec ces histoires dont personne n’avait plus envie de parler. Ils en avaient eu assez, de la guerre, assez de la vivre, inutile de la remémorer. «Et si il n’y avait plus de pièces maîtresses sur l’échiquier, croyez-vous que les êtres se battraient encore? Simplement parce que certains sont des pions sombres, et les autres sont des pions pales. Ce sont pourtant les mêmes pièces, en tout point, lorsque les pigments sont absents. »

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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Lun 22 Aoû 2016 - 9:32

Matis était rassuré que la jeune femme n’ai rien, du moins il disait jeune femme mais elle était sans aucun doute deux ou trois plus vieille que lui. Arriverait il un jour à ne plus avoir cette réaction à leur encontre ? Peut être pas, c’était en cela qu’il se trouvait un peu bête pas moment. Mais l’autre ne pouvait pas le savoir… Encore que, il se doutait bien que les elfes devaient rencontrer ce problème plus d’une fois. Néanmoins il comprenait parfaitement le problème de Meryl au sujet des rumeurs… Au début lui aussi avait eu de mal, puis l’on s’y fait au bout d’un moment. Comme si elle n’avait jamais été rien de plus qu’un murmure dans le vent, mais pour en arriver là il y avait tout un travail à réaliser, sur soit même et sur les autres.

Au début j’avais aussi ce même genre de problème, puis vint un moment où j’ai choisi de ne plus en avoir grand-chose à faire. Cela ne voulait pas dire que je ne me tenais pas au courant de ceux les répandant, ces gens sont très frileux à l’idée d’une confrontation directe, c’est sans doute pour cela qu’il se font discret avec moi. S’attacher aux jugements de ses pairs n’est pas un problème tant que ces jugements sont constructifs, dans votre cas comme dans le mien ce n’est pas le cas alors pourquoi s’en faire ?

Il n’est pas question de courage à ce niveau là mais d’autre chose. Nous sommes ce que nous sommes et ce que la vie à fait de nous. Pourquoi nous soucier d’autre chose dans ce cas ? Pourquoi aller chercher les autres pour expliquer ce que nous sommes et devrions être alors que nous pouvons l’inventer nous même ?


Le commandant comprenait ses paroles mais s’il y avait bien une chose qui rapprochait les vampires des humains s’était cette quête insatiable de pouvoir.

Je le sais bien… Néanmoins l’humanité passe son temps à tenter d’améliorer son pouvoir, pour son bien et parfois pour son malheur. L’homme a porté au pouvoir des gens peu recommandable pour une once de pouvoir sur les autres races. Mais vous avez raison, les vampires ont encore, et heureusement, une avance sur nous sur cette question là. Votre race semble si loin de tout cela…

L’elfe semblait en effet terrassé par ses terreurs nocturnes que Matis ne connaissait que trop bien et, tandis qu’il marchait tranquillement vers la chambre de la jeune femme il sentit sa poigne se raffermir sur le manche de son épée. Puis il se ressaisit et relâcha la pression en souriant tant bien que mal.

Il n’y a pas une nuit qui passe où je ne revois pas le moindre de mes combats, où je ne revis pas ma capture par les vampires durant la guerre. Où je ne revis pas le massacre de feusacré, le siège de Gloria ou la prison de Morneflamme. Parfois j’essaye de changer les choses dans ces rêves. Parfois je ne fais que revivre mes échecs passés tout en voyant mes amis mourir au combat. Les cauchemars de la guerre sont le cadeau des Esprits aux guerriers ayant trop longtemps survécu. Par moment ses voix sont communes et je ne peux dire à qui elles appartiennent, à d’autre moment elles sont d’une infinie clarté et me reproche ce que je n’ai pas sûr faire.

Mais s’il y a une chose que l’armée m’a apprise c’est que la guerre ne meurt jamais. Elle change de forme, avec ou sans objectif glorieux ou noble, elle n’en reste pas moi présente dans nos vie. Comme si le monde avait besoin de sa pour se purger de ces éléments. La guerre n’est pas quelque chose d’extérieur à nos vie hélas… Elle ne fait que trop partie de ce que nous sommes et il y aura toujours des pièces maitresses pour nous donner des objectifs. Bon ou mauvais.
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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Mar 23 Aoû 2016 - 5:47

C’était tout? Une décision, ne plus vouloir se soucier des autres…Pourtant c’était bien la première de ses intentions. Mëryl aurait aimé savoir être indifférente. Mais elle n’y arrivait pas, chaque fois qu’elle tentait de les ignorer, elle finissait toujours par revenir à leurs mots, leurs jugements pour tenter de s’améliorer. En effet, vouloir changer n’était pas un mal en soit et prendre les critiques pouvait être constructif. Mais il n’y avait rien qui était liée au grandissement de soi même dans le mépris que Mëryl voyait, dans leurs yeux, dans leurs tons de voix…Le dégoût. Qui pouvait les blâmer ? Sa mère avait fait tellement de morts, de douleur…Qu’ils s’acharnent sur la petite rose, tant qu’elle pouvait encore le prendre. Toutes ces voix finiraient par s’effacer, comme celles des victimes du champ de bataille qui ne devenaient qu’un brouhaha incompréhensible et indistinct.

« Je suis conseillère…C’est comme si, tout ce dont le conseil discute et parle comme étant honorable, louable, exemplaire, était une pression, un exemple à suivre pour inciter le peuple à bien se comporter…Selon les mœurs. Se marier, tenter malgré l’infertilité de faire des enfants, pour perpétuer la race elfique. Protéger les enfants, éviter les relations interraciales afin de favoriser les vies familiales et je passe les commentaires racistes des plus conservateurs. Je suis chanceuse, de ne jamais avoir aimé, ni une personne humaine vampirique ou un elfe. Je veux dire…Aimer, au point de vouloir se marier. Je suis restée pure, comme ils l’auraient souhaité. J’ai fait mon service militaire, je n’ai jamais vraiment brisé les règles ou les lois. Mais je suis la fille de ma mère. Les elfes savent que je ne suis pas ma mère, mais les humains eux…me reprochent mon héritage. Les courtisans ici…ne savent rien du tout de ce que j’ai donné et sacrifié. Je me suis battue contre Vraorg et à leurs yeux…Je suis encore cette simple rumeur qu’ils murmurent sans connaître son histoire. Enfant de l’abomination. »


La petite rose soupira, étais-ce raciste de détester les humains, à ce moment précis, ou plutôt les courtisans. « Et c’est bien drôle, mais depuis qu’Aïasil a éclos, plus personne ne murmure ce surnom en ma présence. » Cette discussion était bien déprimante, alors que Mëryl était venue pour se changer les idées. Mais parler de cette bataille, du désert et du tyran était nécessaire. Les gens tentaient de guérir les blessures, mais ils oubliaient parfois le poison qui s’était logé dans les plaies. Il fallait laisser couler le poison et ne pas avoir peur du sang qui s’échappait.

Elle hocha la tête, ses yeux restant penseurs. « Changer le cours des choses. Cela devrait-être terriblement douloureux de se réveiller et de voir que, dans mon rêve, tout s’était bien passé mais que…dans la réalité, la bataille est derrière moi et je ne peux rien y changer. Pourtant c’est comme…réconfortant d’arriver à sauver ceux que j’aime, même dans un rêve, une réalité totalement différente. C’est comme si je parvenais à leur donner vie, il reste…un brin de vie en eux si petit…et c’est moi qui le porte…dans mon sommeil. » Une voix teintée d’espoir son regard fixait le vide, semblant vouloir attraper ces mots, cette certitude qu’il devait rester quelque chose à espérer. Il devait y avoir quelque chose. Le monde ne pouvait être totalement sombre, c’était impossible…Elle n’y croyait pas. « Croyez-vous que nous soyons des êtres fondamentalement violents, Falkire? » souffla-t-elle, sans vraiment avoir besoin de réponse. « J’aimerais dire que nous avions le devoir de combattre Vraorg et les atrocités qu’il faisait. Mais quelque part…je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agissait de vouloir être grand et manipuler plus petit que soi. Nos créateurs, les esprits se sont opposés à lui. Étais-ce en fait un conflit qui n’auraient pu les concerner qu’eux ? Les esprits…et le dragon blanc. Comment un être peut-il avoir un besoin aussi viscéral de faire souffrir les autres ? »

Mëryl s’était emportée, mais elle avait noté le chemin et se trouvait maintenant devant la porte qu’elle reconnaissait comme sa chambre. « Je suis désolé, commandant. Personne ne semble vouloir parler encore de cette guerre. Je crois que…j’ai passé beaucoup trop de temps à ne rien dire. Sachez que, c’est réellement apprécié de parler à quelqu’un qui n’a pas de préjugé à mon égard. »
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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Mar 23 Aoû 2016 - 9:41

Matis comprenait parfaitement le regard qu’avait la jeune femme à ce moment très précis. Elle vivait dans une sorte d’univers fait de souffrance et d’autre chose pas très reluisante… Mais il se demandait quand même comment cela se faisait qu’elle ait tant souffert. Le problème qu’il avait en n’écoutant aucune rumeur était qu’il se limitait lui-même au niveau des informations qui lui parvenait. Certes il ne devait pas les prendre pour argent comptant mais au moins cela lui permettait de se faire une idée sur la personne qu’il avait en face de lui. Bha, voila quelque chose qu’il pouvait faire par lui-même après tout.

Je vois que votre peuple est très complexe à comprendre n’est ce pas ? Du moins pour nous les humains j’entend, car j’ai bien l’impression que, vous, vous les cernez plutôt pas mal. Qui suis-je pour juger des mœurs elfiques ? Vous savez que nous autres, humains et plus particulièrement les nobles, nous nous targuons des mêmes préjugés ? Le genre de chose qui fait que mon mariage avec une roturière sans haute naissance en a fait bondir plus d’eux et faillit en tuer d’autre ? Je n’ai pas eu le problème de rester pur, mais je ne me suis jamais conformé aux lois que je considère stupide et si je veux changer les mentalités et les choses comment faire autrement ? J’aime ma femme et mes enfants, cela m’est suffisant pour vivre heureux, mais combien le comprenne réellement ? Beaucoup de mariage noble ne sont pas le fruit de l’amour mais de l’appât du gain, qu’il soit pécuniaire ou politique.

Il laissa un petit temps passer avant de poursuivre et essayer de comprendre la jeune femme, d’en savoir plus sur elle.

Je n’ai qu’entendu parler de votre mère, mais je ne connais ni son histoire ni la vôtre. Qu’importe ce qu’en disent les autres, je serais heureux de les apprendre de votre bouche si cela vous convient. Dit il dans un sourire franc.

Matis ricana à la remarque de la jeune femme, elle comprenait vite comment les choses marchaient ici bas, c’était bon à savoir.

Oh ça je ne vous le fait pas dire, en général ils évitent de parler mal lorsqu’ils risquent beaucoup. Comment se porte votre moitié d’ailleurs ? La présence du dragon vous réconforte t’elle ?

Le commandant, qui était un guerrier avant toute chose, comprenait parfaitement les questions qu’elle se posait, lui-même les avaient eu en tête quand il était plus jeune. Il les avait posée à son ancien capitaine, et les réponses qu’il lui avait apporté était exactement celle qu’il comptait servir à la jeune femme. Mais s’en contenterait elle ? Certainement pas et il valait mieux que cela soit ainsi.

Je ne sais pas si nous sommes des êtres violents mais nous sommes un tout, fait de paix et de violence car l’un ne peux exister sans l’autre. Chercher la paix est une bonne chose, tenter de l’obtenir à n’importe quel prix est une idiotie. Chercher le combat est une absurdité sans nom, ne pas y prendre par l’est tout autant quand c’est nécessaire. La question est plutôt, devons nous nous battre pour nos convictions ? Oui nous le devons. Ce conflit nous concernait bien plus que les esprits car il s’agissait là de notre terre, celle de nos ancêtres et des générations futures…

Cette guerre était affreuse et plus grand monde ne souhaite en parler, ce n’est pas mon cas sinon nous oublieront ceux qui sont mort pour nous, ce que nous avons dû sacrifier en échange de notre victoire. Ne vous excusez pas, il est normal de vouloir savoir ou comprendre. Le fait que vous vous questionnez à ce sujet fait de vous une bien meilleure personne que beaucoup de courtisant.


Il sourit une nouvelle fois avant de poser une main amicale et douce sur l’épaule de la jeune femme. Elle avait la peau si douce… Tellement que s’en était étonnant.

Quoi qu’il en soit, il suffit d’évoquer des sujets tristes, n’étiez vous pas là pour vous changer les idées ? Autant changer complètement de sujet vous ne trouvez pas ? Qu’est ce que vous pensez de cette ville et de la régente ?
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MessageSujet: Re: Insomnie Vermeille Ven 2 Sep 2016 - 20:44

« Nos terres… » Souffla-t-elle, fronçant les sourcils. « Lorsque les alayens sont débarqués, menaçant de prendre les bois elfiques, cette maison qui nous a été arrachée. Arracher qui que ce soit de son chez soi, l’endroit où il s’est habituée à vivre, manger, où il connait les prédateurs et la manière de survivre, c’est inconcevable. Mais la terre…n’est qu’un sol. Et sacrifier des hommes, des enfants et des femmes, envoyer des gens au combats, marquer leurs esprits du traumatisme d’une guerre…Pour un sol ou un autre. Je ne crois pas à cela, je préfère transmettre à nos enfant le partage que de leur apprendre à s’arracher des parcelles de terres, au point d’y sacrifier ce qu’il y a de plus précieux, leur vie. Rien ne vaut la vie, Falkire. »

Rien, elle en était convaincue. Elle aurait peut-être dû renoncer à son service militaire et joindre l’ordre baptistral, elle aurait aimé vivre cette expérience, s’instruire et ses valeurs étaient bien proches de celles de l’ordre. « Le mariage est rarement amoureux, c’est à en croire qu’épouser son aimé est un acte de rébellion, par chez vous. » Elle sourit, riant discrètement. « Cela à tout à faire avec la famille, peut-être est-ce la raison de votre fertilité. Les elfes n’aiment qu’une fois…Mon père était conseiller, au même poste que j’ai actuellement. Je crois qu’il aimait ma mère…il l’aimait sincèrement, je ne sais pas s’il n’y a jamais eu de la passion entre eux, mais il y avait certainement quelque chose de bienveillant… Du moins avant… »

La petite rose baissa la tête, tenant son bras de sa main droite. « L’abomination, comme ils le prononcent, n’a rien à voir avec les crimes de Kälyna. C’est son totem, un inséparable, mais elle n’était pas liée à son mari. C’est là, l’erreur d’un esprit, une abomination. Puis ce terme a grandi et grandi avec les années et tout ce qui s’est passé. Tout cela s’est déformé, mais ma mère avait tout d’une elfette totalement normale avant que son totem ne se lie à Vraorg et qu’il la… »

Manipule, à son aise, l’utilise, la modeler, la changer. Mëryl serra les dents, elle en voulait terriblement à ce dragon qui lui avait pris sa mère pour en faire une créature si différente. « Ce n’était pas sa faute. J’ai l’impression d’être la seule à le croire.
L’emprise de son totem était puissante même si elle avait tenté de résister… »

Elle soupira doucement, ce sujet enflammait généralement les gens, ils ne voulaient pas donner d’excuses à Kälyna et Mëryl évitait d’en parler. Mais en présence d’une personne un peu plus ouverte, qui lui demandait de lui raconter. Oh il y avait tellement plus à expliquer, incluant à tentative de suicide. Mais se souvenir de la douleur qui avait brisé les os de son petit corps n’était pas une envie particulière de la petite rose.

« Aramis m’a dit que je devais m’accrocher à quelque chose. Je crois que Aïasil est cette chose, une raison de continuer. J’avais besoin d’un autre but que de travailler sans cesse…Et pour être honnête, je n’ai pas envie de fonder une famille et de m’oublier… »


La petite rose sourit faiblement, gênée. Oui, leurs sujets étaient déprimants et visiblement cela ne semblait pas vouloir changer. « Malheureusement je n’ai pas rencontré la régente. J’ai brièvement vu la ville en arrivant, c’est vraiment très joli et la ville porte très bien son nom. La lumineuse, cependant c’est désolant de voir les parties de la ville détruites par les années. Je ne peux qu’imaginer sa grandeur à l’époque. Il faudrait définitivement que j’aille visiter les quartiers plus attentivement. »


(HRP- J'SUIS DÉSOLÉE J'ai réalisé genre avant hier que tu m'avait répondu j'avais pas prêté attention j'suis désolé pour le retard x.x)
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