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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
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La mère et l'enfant [PV]

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MessageSujet: La mère et l'enfant [PV] Dim 24 Juil 2016 - 20:34

Fin août de l’an 7 d’Obsidienne

Près de la forêt sombre se trouvait une elfette à la peau blanche. Un village, un de ceux qui avaient été attaqués par les loups vampiriques n’étaient pas loin. Malgré les nombreuses pertes qu’il avait vécues et la terreur qui était né dans le cœur de ses habitants, il se remettait de ses émotions doucement. De nouvelles têtes étaient même apparues maintenant que la menace avait été officiellement écartée et que la présence de la milice glorienne apportait confort et sécurité. Mais cela importait peu à Kälyna, en autant qu’on la laissât tranquille. Elle surveillait les alentours, car la menace chimérique était loin d’être écartée et que les gens étaient fous de se croire en sécurité. Non, elle n’était pas folle au point de les aider si une nouvelle catastrophe arrivait. Pourquoi le ferait-elle pour un peuple qui ne l’aimait pas et qui désirait sa mort? Ce qu’elle faisait, c’était de guetter et de recueillir de plus amples informations. Mystère qu’étaient les Chimères. Mystère que Verith et elle cherchait à percer pour leur bien commun en premier. Le bien d’autrui ne serait qu’un résultat collatéral.

Kälyna avait quitté la « sécurité » de sa forêt sur le dos de son destrier ténébreux pour s’approcher de l’endroit. Ce n’était certainement pas pour marchander ou interagir avec ces humains! C’était les plantes naissant au Nord qui l’intéressaient. Délaissant son cheval et le laissant brouter l’herbe librement, la dame vint cueillir les fleurs dont elle avait le besoin.

Le chant du coq annonça le lever du jour et rapidement, le village se mit à fourmiller de vie. Cela signifiait la fin de sa balade à l’aube. Tandis qu’elle retournait à son équidé qui s’était éloigné, une voix l’interpella et l’or croisa le regard d’un garde. Sa main blanche vint aussitôt attraper la capuche de sa cape écarlate afin de cacher sa sombre chevelure et son visage unique. Mais trop tard, un doute venait de naître dans l’esprit de l’homme qui faisait signe à ses compagnons de l’accompagner afin de « discuter » avec l’intruse.

Toutefois, l’ancienne prêtresse de Vraorg n’avait nulle envie de discuter. Elle savait comment cela se terminerait : ils voudraient sa tête ou hurleraient à la panique lorsqu’ils réaliseraient à qui ils avaient affaire. Cela ne pouvait se terminer que par un bain de sang, n’est-ce pas… ?


@Arakjörn Nygdmer
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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Mer 27 Juil 2016 - 3:43

"Qui es-tu ?"

"Je ne sais pas, Arakjörn Nygdmer je suppose."

"ça ne veut pas dire grand chose, ce n'est qu'un nom"

"C'est vrai."

-------------------------------------------------------------

Il s'était levé très tôt aujourd'hui, il aurait aimé pouvoir dire qu'il avait été attiré par une force mystérieuse, cependant il était juste tombé de son hamac en pleine nuit, et n'avait pas vraiment réussi à se rendormir, alors il a rangé ses affaires et est allé marcher. Pourquoi une force mystérieuse ? Parce qu'Arakjörn n'arrivait pas à oublier ce qu'il s'était passé à la lisière cette forêt, ce qu'il avait vécu, ou plutôt ce qu'un autre avait vécu à sa place. Il était fasciné par ces esprits de la forêt, il ignorait s'ils avaient un nom, mais il cherchait le contact, tout en gardant ses distances, il savait que cet endroit, cette proximité avec ce qui semble être leur repère était plein de dangers. Mais au fond il ne les craignait pas. Il n'avait pas garder un souvenir désagréable d'avoir été possédé, c'était une mort douce quelque part, peut-être était-ce d'ailleurs ce qu'il recherchait.

Non, non... il ne cherchait pas la mort, pas encore, il se cherchait lui-même, il voulait savoir qui il était. Dans les faits c'était clair, il était un être abject, détesté de tous, par son ridicule, par son caractère... Mais lui voulait savoir pourquoi. Cela ne lui suffisait pas, il avait besoin de se découvrir quelque chose de plus, il voulait savoir pourquoi était-il comme ça et à quoi cela lui servirait, à lui, au monde, ce qu'il pourrait façonner, s'il en était capable, s'il en avait la force... La force, c'était bien ce qui lui manquait au fond, abandonné de tout ceux qu'il avait connus, même de son unique ami, la solitude faisait de lui un être faible, sans volonté ou presque, sans but, à part une quête de vengeance impossible, car sa faiblesse s'exprimait aussi par ses bras flasques et ses sorts ratés. Il était même capable de se rendre compte de ça : la magie l'avait elle aussi abandonné, et il ne sentait même plus capable de l'utiliser d'une quelconque manière.

Alors il marchait, il vagabondait comme avant, seul comme avant. A se demander qui il était, et la réponse ne venait pas, s'il ne faisait rien comment pouvait-elle venir ? Alors il se mit à étudier, menait ses propres recherches, et il avait choisi de le faire sur ces esprits.

Malgré tout ses efforts pour en attirer un -il tenta même d'envoyer un lapin dans la forêt, attaché au bout d'une corde, pour voir s'il revenait... différent, une fois ramené en zone sûre, échec total évidemment- ces recherches ne menaient à rien. Pas plus que sur celles sur les dragons ou les travaux de son père. Quoique, il avait maintenant appris le nom de l'écarlate, c'était déjà un début, mais maintenant que pouvait faire un nain contre un dragon de cette taille ? Ah, la bonne question, la réponse était évidente : rien. Et c'était bien le problème. De manière générale, il ne pouvait rien.

Le soleil se levait alors qu'il se rapprochait du village qu'il parasitait de ses affaires excentriques, sa petite balade nocturne ne lui ayant évidemment rien rapporté, mis à part une estime de soit plus basse encore et un petit mal de crâne, peut-être que la matinée se présentant lui apporterait quelque chose, une découverte, un coup de chance ! C'était un espoir minable, mais il devait s'y accrocher : si ce n'est pas aujourd'hui, alors ce sera le jour prochain... ou la coccinelle l'avait-elle aussi abandonné ?

Un événement, en une heure si imprévue, lui prouva le contraire, lorsqu'il aperçut une silhouette au loin dans les collines, proche du village, mais avec une certaine distance, une petite troupe de six gardes semblait d'ailleurs se diriger vers elle. Intrigué -il n'y avait vraiment que lui pour marcher dans les plantes à une heure pareille- il s'approcha également, le plus discrètement possible, usant de certains décors pour se cacher. Non pas qu'il avait quelque chose à craindre, mais ses principes l'avaient toujours incité à tenter de voir ce qu'on lui cacherait si l'on était au courant de sa présence.

Et nul doute que la personne a qui appartenait cette silhouette lui aurait caché beaucoup de choses, à commencer par son visage, s'il se trouvait devant elle. Il eu tout d'abord du mal à réaliser, peu de personnages avaient une peau aussi pâle, même certains vampires, puis il vit deux éclats dorés jaillir de ses mèches de cheveux lorsqu'elle se retourna pour faire face aux gardes, cachant maintenant son visage elfique par une capuche. Qu'importe, il avait eu le temps de le voir : il s'agissait là de la prêtresse blanche.

Que savait-il sur elle ? Pas grand chose, si ce n'est qu'elle a été l'un des plus précieux élément du blanc, et cela par son exceptionnelle maîtrise de la magie, et de son don pour détruire ce qui se trouve sur son chemin. Là dit comme ça, Arakjörn ne pouvait que rêver de voir de quoi elle était capable, et peut-être l'aurait-il pu, car les gardes commençaient déjà a l'interpeller, ils devaient probablement l'avoir reconnue aussi, ou alors étaient-ils simplement paranoïaques à cause des récentes attaques de loups possédés, ou peut-être les deux.

-Madame ? Pouvons nous savoir qui vous-êtes et ce que vous faites s'il vous plait ? vous... ne.. ne semblez pas du village.


Le ton était timide, le garde avait de profond doutes sur ce qu'il était en train de faire, et il semblait à Arakjörn qu'il ne désirait que qu'on lui mente. Mais les autres gardes ne semblaient pas tous du même avis, l'un d'eux avait déjà dégainé.

-Par précaution. Grogna-t-il.

Arakjörn était là paralysé, admirant la beauté de la robe sombre de l'étrangère, son visage caché, sa prestance. Il suffoquait presque, ressentant comme une pression sur le cœur, un devoir, un besoin vital d'agir. Comme si le destin l'y poussait, mais faire quoi ? Il se ferait massacrer lui aussi.

Le vent lui sembla lui répondre tandis qu'il se levait, il couru sans réagir vers la voilée. Aussi vite et fort que ses énormes sandales lui permettaient sans qu'il ne trébuche, ce qu'il manqua de faire avant de se rattraper avec brio.

-Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !


C'était une petite voix fluette qu'il faisait, celle d'un enfant d'environs huit à dix ans, il rentrait de nouveau dans son personnage d'Oscar. Il se fit violence pour violer ainsi son propre espace intime et celui de l'elfe : Il enfonça sa tête au sein de son ventre, sans lui faire de mal, simplement avec la brutalité d'un enfant apeuré, et enlaçait sa taille de ses petits bras mous. sa main droite tenant un petit bouquet de mauvaises herbes.

-Ne faites pas de mal à ma maman ! Elle a rien fait maman ! Elle est gentille ! On est juste venus cueillir des fleurs pour papa ! On est désolé si elles sont à vous on vous les rends !

Il leur jeta les plantes avant de ré-enlacer l'elfe, exagérant ses mimiques pour que son jeu d'acteur soit plus crédible. Il n'avait pas fait attention, mais l'un des végétaux était une petite rose blanche et froissée.

Il ne savait pas trop ce qui lui prenait, il respectait profondément la dame blanche et pourtant il faisait... ça ? Un CÂLIN ? Il n'y avait pas de façon plus ridicule de se dire bonjour. Mais là n'était pas la question, il devait plutôt se préparer à ce qui allait suivre, il avait prit là un des plus grands risques de toute sa vie : elle pourrait très bien mal réagir et le réduire en cendre, c'était même probable quand il y pensait, mais il se pouvait tout de même qu'elle saisisse l'occasion qu'il venait de lui donner. Elle pourrait toujours l'éliminer après cela-dit. Pour l'instant il ne faisait que profiter de ce contact forcé, peut-être... agréable... si on s'y perdait.

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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Jeu 28 Juil 2016 - 17:46

Kälyna avait reculé d’un pas et avait cessé de bouger lorsque l’un des gardes l’avait interpellée. De biais à eux, elle cachait son visage et pour l’instant, continuait de cacher son identité en espérant qu’on veuille bien la laisser tranquille. Pouvait-elle leur répondre sans qu’il devine qui elle était? La question lui traversa l’esprit et elle évaluer que ses chances étaient de son côté. Ils étaient que de simples humains dont la mémoire devait défaillir si elle avait eu une quelconque interaction passée avec eux. Ils n’étaient pas de son ancien peuple aux oreilles pointues et ils n’étaient pas formellement ses ennemis comme l’était son cher petit poisson armuré. Mais comment soulever leurs soupesons tandis que la peur se lisait dans leur voix et dans leur regard? Ils ne la craignaient pas comme une simple voyageuse qui était au mauvais endroit au mauvais moment. Des doutes étaient nés dans leur esprit et le courageux qui parlait espérait seulement qu’ils étaient sur une mauvaise piste.

Les humains ne lui laissaient pas le choix. Sombréclat ne pouvait pas les contredire et c’est dans un bain de sang que cette rencontre se terminerait. Avec leurs armes dégainées, il était clair qu’il était inutile d’user de diplomatie. Elle ne se permettrait pas de perdre du temps et ne risquerait surtout pas sa vie à essayer d’épargner la leur! Qu’ils osent seulement s’approcher ou essayer de la toucher. Ils le regretteraient amèrement. Voilà la promesse qu’elle se fit et elle caressa la magie de la trame. Six gardes… Un seul sort devait suffire à les tuer, voire à les repousser s’ils étaient chanceux. Serait-ce les feuilles à leurs pieds qui couperaient leur souffle? Ou le vent qui les ferait voler jusqu’au village avec le doux son de leur cri et des os qui se brisent en tombant. Si ce n’était pas cela, il y avait toujours la lumière dévastatrice ou l’énergie pure et simple.

Il y avait tant de possibilités pour les faire souffrir et qu’ils puissent regretter de ne pas avoir fermé les yeux sur l’étrange individu qui ramassait simplement des plantes près de leur village. Or, il n’existait aucune solution pour que cette rencontre se termine agréablement pour les deux parties. À moins que…?

Un hurlement rompit l’ambiance. C’était une petite voix hurlant à sa maman. Kälyna ne comprit pas que c’était d’elle qu’on parlait, pas immédiatement. La petite silhouette attira toutefois son attention et celle des gardes. La chance sourit à la coccinelle, car elle ne leva pas sa main blanche pour l’abattre aussitôt. Au lieu, l’or surpris se posa sur le petit être qui serrait sa taille doucement comme le ferait un enfant apeuré. La différence de taille entre les deux bipèdes étaient énormes : l’elfette faisait 1,90 mètres et l’humain seulement 1,29 mètres.

L’étrange individu suppliait maintenant les gardes de ne pas faire de mal à sa mère et leur balança les plantes qu’il avait dans les mains. Sombréclat ne comprenait pas ce qui se passait, mais elle réagit plus rapidement que les gardes. Elle s’accroupit pour se mettre à la hauteur du nain et cacha du mieux qu’elle le pouvait son inconfort rattaché au geste qui allait suivre. Ses bras se refermèrent autour du petit corps et elle l’étreignit doucement, comme l’aurait fait une mère qui voulait rassurer son enfant.

« Mon petit trésor… »

Ce n’était qu’un faible murmure qui s’était échappé de ses lèvres, mais parfaitement calculé pour que les hommes entendent sa voix chaleureuse. Elle le prit ensuite par les épaules et plongea son regard dans le sien. À cet instant, c’était pour lire en lui et essayer de comprendre ses intentions. Son regard verdoyant la frappa et elle ne put s’empêcher de penser qu’il ressemblait à celui de sa petite rose. Quelle étrange situation que de prendre un parfait inconnu pour son enfant. Son attention revint sur les hommes.

« Pardonnez-nous, Messieurs. Nous ne voulions pas vous causer de soucis. Nous ne pensions pas faire de mal lorsque mon enfant et moi avons décidé de sortir cueillir des fleurs. Il aime tellement faire plaisir à son père. Je n’ai pas pu résister à sa requête… Tout ce qu’il voulait, c’était d’offrir un petit quelque chose pour son anniversaire et le voir sourire lorsqu’il se réveillerait. »

Dans ses mots, elle s’était servie de la même excuse qu’avait donnée son gamin et l’avait complétée avec de nouveaux éléments. La douceur se lisait dans sa voix, même s’ils n’étaient pas sincères. Kälyna savait user de ses talents d’oratrice pour manipuler le cœur des gens. Une mère et un enfant qui désiraient simplement faire plaisir au père, qui ne craquerait pas face à cela?

« Chaton, présente leur tes excuses. Allez! »

C’était le ton ferme d’une mère qu’elle avait utilisé. L’ancienne prêtresse poussa délicatement Arakjörn vers les gardes et se demandait réellement si ce stratège allait fonctionner avec eux. Elle restait sur ses gardes et au moindre geste brusque de leur part, la magie la quitterait pour venir les frapper. Mais pour l’instant, elle se retenait. Ils pouvaient encore la laisser tranquille et retourner d’où ils venaient.

« Viens ici, Caresse! »

La voix était emplie d’une joie qu’elle ne connaissait pas. Kälyna avait également sifflé afin d’attirer son destrier noir près d’eux. Celui qui ne se nommait pas Caresse cessa de brouter de l’herbe et s’approcha de sa cavalière. Comment pouvait-on croire qu’une horrible personne pouvait nommer son animal ainsi?
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Arakjörn Nygdmer
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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Lun 1 Aoû 2016 - 0:22

"Donc, tu n'as plus d'idées ?"

"Euh.. quelqu'un de petit ? Un nain ?"

"Est-ce tout ? Cela ne veut pas dire grand chose non plus, il ne s’agit là que de ton physique."

"Tu crois ? Dis comme ça, ça fait sens, je suppose."


-------------------------------------------------------------

Jouer à l'enfant. C'était quelque chose qu'il aimait faire, ça justifiait quelque part sa petite taille, il se mentait à lui même a ce sujet là, se persuadant que si on le croyait si bien, c'est bien plus grâce à son talent d'acteur qu'à son physique. Cependant, bien que l'heure était visiblement au mensonge, elle était aussi à la vérité : Arakjörn ne voulait plus vivre dans sa propre mascarade, faire vivre le ridicule de sa personne, et voir les choses en face, il voulait se voir en face, lui, pour se trouver. Il n'y arrivait pas tout seul, une partie de lui l'en empêchait encore, peut-être parce qu'elle savait que la vérité lui serait insupportable, mais il en connaissait déjà une partie, et oui, peut-être valait-il mieux laisser l'entièreté de cette vérité dans l'ombre.

Cela lui donna néanmoins un éclair de lucidité sur ce qu'il faisait. C'était bien sa taille qui jouait en sa faveur, la chance aussi, mais son jeu d'acteur était essentiel à la réussite, même, à la survie.

Arakjörn n'était pas idiot, il était même intelligent, assez pour comprendre que les actions de la dame blanche indiquaient qu'elle se prêtait au jeu. Cependant si lui acceptait de... donner des câlins, en recevoir lui paraissait complètement aberrant, cela frôlait même le viol des règles physiques qui le définissait, lui. L'effroyable dame blanche, dont un petit mouvement de doigts pouvait balayer les six gardes qui les entouraient, avait donc choisi la paix, ou du moins une tentative de paix si ce petit coup de théâtre fonctionnait. Ce n'était donc pas le fait qu'il n'ai pas été tué sur le coup qui le gênait, mais bien la manière dont elle acceptait son aide. Il n'y avait pas plus efficace que de lui murmurer des mots mielleux et de l'enlacer pour que l'illusion soit parfaite, elle était en fait trop parfaite, car quelque part au fond de lui, cela réveillait les vieux souvenir de sa mère non-fictive, la vraie, celle dont il n'avait plus de souvenir, ni de voix, ni de tête ni quoi que ce soit, à part la douleur quand elle est partie, la première vraie douleur, dont il a bénéficié. Il inhala -par accident- le doux parfum de la prêtresse, il se sentait beaucoup trop proche, et il ne pensait pas que faire semblant d'être aimé lui serait aussi insupportable.

Il la regarda dans les yeux, pas les siens, ceux d'Oscar, il devait s'en convaincre, cesser d'être faible et se concentrer pour la suite, cette manière de penser était complètement stupide, ces sentiments inacceptables, mais quoi qu'il puisse en penser, son coeur battait la chamade. Oh, pas que pour ça, il y avait aussi la pression que lui imposait son choix de s'exposer a une situation incroyablement dangereuse sans réelle raisons -du moins il ne s'en rendait pas encore immédiatement compte- et la puissance de l'or qui pénétrait ses pupilles. Elle cherchait la vérité, la trouverait-elle ? Savait-elle seulement qu'il n'était pas un enfant ? Ou était-elle déjà passée à l'étape supérieure et essayait de trouver la faiblesse au fond de lui, qui le parasitait sans qu'il ne puisse rien faire pour s'en débarrasser, dont il allait jusqu'à nier l'existence, et elle, elle le mettrait à jour si vite ? Il maintint le regard d'Oscar le plus longtemps possible : Il n'allait pas se laisser faire, il n'était pas si faible, il savait cacher cela, il passait son temps à le faire, même à sa propre personne, alors il ne se laisserait pas faire.

-Oui maman !

Le nabot se dégagea doucement de l'étreinte blanche dont l'auteur le poussa gentillement à s'avancer vers les gardes, ce qu'il fit le plus doucement possible. Ceux-ci étaient encore sur leur garde, mais s'ils n'étaient pas capables de cacher leur étonnement, leur crédulité n'était pas encore assez avérée pour qu'il se sente en sécurité.

-Je m'excuse d'avoir volé vos fleurs, et d'être sortit si tôt de mon village. J'aimerai bien retourner voir papa... s'il vous plait monsieur le garde.


Il fit alors son plus mignon regard d'enfant qu'il avait en réserve, il ne se cachait pas derrière son écharpe , de sorte que son visage rond enfantin était parfaitement identifiable. Il était crédible, il le savait.

Le garde qui avait pris la parole en premier semblait extrêmement perturbé, il chuchota à l'oreille d'un de ses collègues qui avait dégainé, mais baissé son épée avec l'apparition d'Arakjörn. Les doutes étaient encore bien présents et l'un d'eux foudroyait le nabot du regard, celui-ci fit mine d'être terrorisé. Le trouillard fit un douloureux pas en avant pour prendre la décision de les laisser partir, apparemment remise en cause par son compagnon à la main crispée sur son épée.

-Je.. Eh bien vous pouvez.. Si c'est mieux comme ça je t'assure... vous pouvez retourner à votre demeure gente dame, même repartir avec quelques uns de nos végétaux, ils appartiennent bien plus à cette forêt qu'aux habitants de ce village.


Celui qui avait menacé Arakjörn fit un autre pas en avant, beaucoup plus sûr, l'épée toujours à la main, la moustache dandinante. Il ne pouvait apparemment pas remettre en cause les décisions de son supérieur, qui s'il ne semblait pas réellement convaincus par la prestation d'Oscar, voulait utiliser cela pour valider l'hypothèse de la fausse route.

-désirez-vous une escorte ? Le territoire n'est pas sûr ces temps-ci lança le moustachu.

Ar.. Oscar prit alors un visage lumineux -quel gosse de ferme ne rêvait pas d'avoir son escorte personnelle ?- faisant semblant de ne pas comprendre que le garde cherchait à se donner plus de temps pour justifier ses soupçons. C'était à Vallaël de jouer sur ce coup là.

Elle se contenta de siffler dans la direction d'un destrier au loin, qu'elle appela par "caresse". Malgré le faux-nom évident, l'animal de dirigea vers eux, voilà qui les aiderait bien vite à se séparer des gardes. Et qui arrangeait même fortement Arakjörn : il serait obligé de partir avec elle pour mettre fin à cette mascarade en beauté, d'un point de vue objectif cela était une très mauvaise nouvelle pour lui, mais il commençait à comprendre pourquoi il avait prit sa défense. Il avait sillonné Armanda à la recherche de mages plus puissants que lui, capables de parfaire sa compréhension et maîtrise de la trame, ce personnage là jamais il ne l'avait croisé auparavant, mais il venait de le faire en cet instant précis, alors il ne la laisserait pas partir comme ça.

Arakjörn délaissa les gardes pour se rapprocher de l'animal, et cela comme s'il l'avait toujours connu, mais il n'était pas aussi à l'aise qu'il le faisait croire, le destrier sombre était beaucoup plus grand que lui et pouvait le terrasser d'un coup de sabot bien placé, se défendre reviendrait évidemment à trahir le mensonge. Il se positionna doucement aux coté de l'animal, comme s'il était prêt à partir, attendant patiemment que sa mère réponde à la négative. Pour clarifier ses propos, il lâcha d'une petite voix fluette :

-Tu viens maman ?







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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Mer 3 Aoû 2016 - 4:44

L’or avait su sonder l’âme de l’enfant et lui arracher son secret. En réalité, Kälyna n’avait pas eu besoin de cela pour savoir qu’il n’était pas la personne qu’il personnifiait. Aucun enfant ne l’aurait approchée de la sorte et surtout, ne l’aurait confondue pour sa mère. Ce qu’elle voulait savoir, c’était pour quelle raison il faisait tout cela et c’est cette réponse lui échappait. Qu’allait-il gagner de toute cette mascarade, car il est faux de croire que l’on agissait par altruisme. Cela, la sombre dame n’y croyait pas : les gens étaient égoïstes et centrés sur eux-mêmes.

Sombréclat rompit le lien de leur regard pour poser l’or sur les gardes qui les regardaient d’un air incertain. La bêtise humaine voulait qu’on ne s’attaque pas à une mère et son enfant ou encore, à des êtres innocents. Ils savaient pourtant la vérité au fond de leur cœur, car ils ne seraient pas si inquiets sinon. Devait-on appeler cela de la naïveté lorsqu’on faisait tout pour ne pas croire à la vérité? Quoique le jeu de la petite famille était plutôt réussi. Difficile de ne pas craquer pour ce petit bout d’enfant dont le seul désir était de faire plaisir à son père. Ce n’était certainement pas la première fois que l’inconnu revêtait ce masque.

« Vous avez tous mes remerciements, messires. »

Kälyna avait répondu poliment et de sa voix la plus douce. Elle aurait pu ajouter une révérence à leur égard, mais il y avait quand même une limite à ce qu’elle se permet de faire! Si seulement ils voulaient la laisser tranquille, c’est tout ce qu’elle leur demandait. Mais non, ils devaient rester là à la regarder d’un air méfiant et même à lui proposer de l’escorter jusqu’à chez elle. Elle aurait peut-être apprécié leur geste si c’était réellement sincère, mais tout ce qu’ils voulaient, c’était d’avoir une occasion pour la démasquer. Certes, si elle n’avait pas le visage caché par sa capuche, ils ne seraient pas autant agités.

« Vous êtes bien aimables, mais je dois refuser cette proposition. Ces villageois ont besoin de vous, plus que nous. Vous ne pouvez pas les abandonner pour aider une étrangère et son fils. »

L’ancienne prêtresse se retourna sans toutefois perdre de vue les hommes armés. Il valait mieux être paranoïaque et s’imaginer recevoir un coup dans le dos que de croire qu’ils resteraient sages et mourir au bout de son sang.

« J’arrive, chaton! »

Il lui faisait si étrange d’entendre sa voix teintée de gentillesse, de joie et qu’elle soit si chaleureuse. Elle se dirigea vers son destrier et caressa l’animal afin de l’apaiser quant à cette nouvelle rencontre. Elle saisit le nain dans ses bras. Pour l’occasion, elle fit semblant qu’il fut lourd et difficile à porter. Mais la réalité était qu’il ne pesait presque rien pour l’elfette qu’elle était. Elle l’installa solidement sur la selle et gracieusement, vint se poser derrière lui. Elle mit aussitôt l’animal en route.

- Attendez, laissez-nous vous escorter jusqu’à votre demeure! S’exclama l’homme à la grosse moustache.

Mais déjà, sa voix s’évanouissait avec le martèlement des sabots sur la plaine. À cela s’ajoutaient les cris des gardes et leurs pas de course. Ils avaient enfin décidé de passer à l’action. Mais à quoi pensaient-ils à vouloir rattraper un destrier à pieds?

« Accroche-toi. Si tu tombes, je te laisse derrière. »

Ils allaient à vive allure et la capuche écarlate était tombée sur ses épaules blanches. Ses cheveux noirs volaient au vent et malgré la distance qu’ils prenaient, les humains étaient tenaces. Ils étaient trop loin pour les entendre, mais c’est le prix sur la tête de la hors-la-loi qu’ils désiraient. Leur nombre leur apportaient du courage. Croyaient-ils qu’elle avait peur d’eux parce qu’elle se sauvait? Faisaient-ils l’erreur de la sous-estimer?

Elle arrêta Caresse à la lisière de la forêt sombre et attendit que les gardes approchent. Ils n’avaient pas d’armes à distance, mais l’un d’eux décida d’invoquer une boule de glace et de la lancer sur eux. La température sembla descendre de plusieurs degrés sur sa trajectoire. Toutefois, des doigts d’une blancheur immaculée l’attrapa en plein vol et la renvoya à son créateur.

« Abandonnez maintenant pendant qu’il en est encore temps. »

Son destrier et ses cavaliers se glissèrent ensuite dans l’ombre de la forêt. Ses paroles n’avaient eu pour effet qu’attiser la flamme de leur égo et de leur fierté. Ils entrèrent également dans les terres désolées et s’y enfoncèrent. Kälyna ne se sauvait pas d’eux et tâchait de toujours rester dans leur champ de vision.

« Messires, je vous remercie de nous avoir escortés jusqu’à ma demeure. Cela est bien aimable à vous. »

Elle se moquait d’eux et un rire s’échappa de ses lèvres noires lorsqu’un cri retentit. Le malheureux avait marché sur l’un de ses pièges et plusieurs décharges électriques l’avaient assailli. Si Arakjörn désirait voir la magicienne en action, c’était son jour de chance. Elle descendit gracieusement de son destrier et jeta un dernier regard au nain.

« Fais gaffe où tu mets les pieds, chaton. »

C’était le seul avertissement qu’elle lui donnait et elle ne comptait pas lui révéler où elle avait caché les nombreux pièges magiques. Son visage fut ensuite couvert par le masque de peur et elle se dirigea, confiante, vers les gardes.

« Vous auriez mieux fait de rester dans votre village, messires. Ici, personne ne viendra vous sauver et personne ne saura comment vous avez mystérieusement disparu. Adieu! »

Sa voix s’éleva en un chant elfique qui furent agrémentés de quelques hurlements de frayeur. Était-ce son masque ou les arbres qui se mouvaient en leur direction qui leur faisaient un tel effet? Probablement un peu des deux…

Voici les éléments utilisés dans le RP:
 
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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Ven 12 Aoû 2016 - 2:13

"Essaie encore... Un indice : cherche au niveau du caractère"

"Je sais pas"

"Menteur"

"Je veux pas savoir"


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Tout se passait pour le mieux, Kälyna jouait le jeu et les gardes semblaient marcher, de ce coté là il n'y avait de toute façon pas réelle crainte à avoir, Arakjörn n'était pas assez puissant pour neutraliser six gardes en combat singulier, mais il saurait les avoir à l'usure, lui ne s'interdisait pas les coups dans le dos, le réel danger était évidemment la magicienne, et cela l'apaisait de voir qu'elle avait bien voulu faire preuve de... civilité.

Après avoir décliné -comme prévus- la proposition des gardes, elle se dirigea vers lui, recommençant à l'appeler par ce surnom écœurant de "chaton", qui témoignait bien de l'ironie de la situation, Arakjörn sentait bien que la dame blanche s'amusait de la situation, elle était entièrement sous son contrôle de toute façon, alors elle en avait tout les droits, tant que ce n'était pas avec son cadavre...

Elle le pris par le dessous des bras pour le hisser sur son destrier, Arakjörn ne put s'empêcher de hausser un sourcil tant ce geste l'irritait, mais ils n'en avaient pas réellement le choix, il était probablement incapable de monter de lui-même. Elle vint donc se positionner derrière lui, et Arakjörn dut pencher la tête sur le coté pour éviter que son chapeau pointus ne gêne la vue de sa mère fictive. Ils se mirent alors en route, et les soldats se mirent à insister pour les accompagner. La tête penchée, Arakjörn continua de les observer alors qu'ils les distançaient : Il vit le moustachu donner un crochet a celui qu'il avait deviné son supérieur. Probablement que la lâcheté de ce dernier avait du l'énerver, car ils venaient très certainement de laisser partir promesse de gloire et richesses... Et s'ils avaient un peu de matière grise, d'une mort lente et douloureuse.

La capuche glissa du visage de la dame blanche, et Arakjörn lui jeta un coup d’œil pour admirer en détail son visage sombre, certes il n'aimait pas les elfes, mais il devait leur reconnaître une certaine beauté, peut-être embellie, ou masquée, par la peinture blanche et noire apposée sur sa peau. A ce coup d’œil elle répondit a un avertissement, peu effrayant a vrai dire, un homme normal aurait de toute façon cherché a fuir sa compagnie, même s'il fallait affronter les gardes par la suite, mais pas lui, alors il se raidit pour ne regarder que devant lui alors qu'ils arrivaient à la lisière de la forêt, ou ils... s’arrêtèrent ?

Mais... pourquoi ? La réponse lui vint lorsqu'il se rappela d'une chose : la situation l'amusait, et les gardes les ayant poursuivit, elle avait décidé de jouer un peu avec eux. Peut-être car fuir lui était trop insupportable, avait-elle, comme lui, un orgueil démesuré, la poussant à massacrer ces gens-là par fierté, qui aurait été abîmée par le fait de fuir de pauvres humains à peine capables de lancer un sort correctement ?

Ne savaient-ils donc pas que ce n'était pas le cas de Vallaël ? Eh bien, apparemment elle allait aimer leur apprendre, après avoir attraper une sphère de glace en plein vol pour la renvoyer a l'expéditeur alors touché à la jambe, elle leur lança un défi sous forme d'avertissement -pourquoi se serait-elle arrêtée pour leur dire ça autrement ?- Et ils s'enfoncèrent dans la forêt alors que les gardes suivaient. Arakjörn ne pouvait s'empêcher d'être effrayé, certes il trainait dans les environs pour... étudier cette forêt, mais il en avait peur et n'aurait jamais osé y pénétrer, même en compagnie d'une si puissante mage : si les esprits de la forêt les attaquaient, serait-elle a l'épreuve de leur étreinte ?

Mais ils étaient pour l'instant absent, et donc le dernier de ses soucis, le premier étant l'état d'esprit de la prêtresse, dont la voix mielleuse s'était transformée en une plus grave et inquiétante, lançant moquerie et rires alors que le vent et les feuilles sifflaient autour d'eux, elle s'était débarrassée de son masque de mère adorable pour revenir la démone que décrivait sa réputation.

Ils finirent cependant par arrêter leur course pour de bon, elle en avait peut-être assez et voulait en finir maintenant. Arakjörn en était heureux : il avait hésité à lui venir en aide pour la voir en action, et avait décidé de sacrifier ce spectacle pour pouvoir l'approcher, mais au final il n'allait pas en être privé. Elle toucha terre sans un bruit si ce n'était sa voix qui confirmait la présence de pièges dans les lieux. Cela faisait-il longtemps qu'elle était ici ? Elle lui fit dos pour se diriger vers les gardes qui les rattrapait, et glisser sur son visage non pas sa capuche écarlate, mais un masque probablement magique : les gardes étaient arrivés devant elle l'épée tirée, mais se cachaient maintenant les yeux de leur mains et tombaient à genoux ou se mirent à fuir. Leurs hurlements cachaient le chant entamé par la prêtresse. La plupart comprirent l'origine du maléfice, et tentèrent de vaincre l'illusion. Arakjörn, du haut du destrier trouvait cela courageux, mais plus exactement il s'en délectait, souffrances présentes comme futures se lisaient dans leurs regards, que croyaient-ils seulement pouvoir faire ?
Et que voyaient-ils ? Des araignées géantes descendant d'arbres morts entoilés, des cadavres en décomposition avançant vers eux lentement ? Ou purement et simplement, la prêtresse blanche, inspirant terreur sans être pour autant une illusion ? Car son chant, synonyme de mort, vibrait maintenant au travers des arbres de la forêt, qui chantait maintenant avec elle. Les racines se tordirent, les branches se penchèrent...

La forêt vivait.

Un des hommes qui tentait de fuir trébucha, cause directe de deux racines noueuses qui s'enroulèrent autour de ses pieds, d'autres sortirent bientôt pour s'enrouler autour de l'homme en panique, qui ne connut alors qu'une lente agonie tandis que les végétaux brisaient ses os à la manière d'un serpent, vidant l'air de ses poumons pour que plus jamais il ne se remplissent. Deux autres volèrent suite à l'attaque d'un éclair verdoyant : une extension d'un des plus grand arbre venait de pivoter sur elle-même pour donner un sérieux coups aux deux jeunes hommes, qui finirent à terre les côtes brisées.

Les arbres vivaient, se mouvaient, chaque parties d'eux se mirent à chercher le contact d'autres habitants de la forêt, les branches et racines s’entremêlaient maintenant pour former des géants fait d'écorces et de feuilles, à l'apparence humanoïde, et mesurant une demi-dizaine de mètre de hauteur pour les plus petits d'entre eux. Les arbres-vivants balayèrent les survivants, et écrasèrent ceux qui étaient à terre, nourrissant la mousse verte de la forêt du sang chaud s'échappant d'entre les os brisés des gardes. Arakjörn ferma les yeux, vidait son esprit, pas pour ne pas voir ces pauvres petits humains mourir dans d'atroces souffrance, non, il se concentrait pour percevoir la trame, comprendre comment la magicienne agissait dessus, l'utilisait pour donner vie à l'inanimé et le changer ainsi en arme, car toute la forêt vibrait au travers d'elle, chantait en même temps qu'elle, il ne vit rien, sinon que la puissance du sort était énorme, a tel point qu'il n'aurait pas soupçonné qu'autre chose qu'un dragon puisse manipuler ainsi la magie.

Soudain les arbres cessèrent de bouger, immobiles, le sort avait-il cessé ? La magicienne ne chantait plus, la forêt était silencieuse. Elle lui faisait toujours dos, et lui sur sa monture n'avait pas bougé, laissant le silence pesant glorifier le massacre qui venait d'être commit.

Un toussotement retentit, qui attira l’œil d'Arakjörn, il y en avait un qui vivait encore. Il descendit du destrier noir avec précaution, faisant attention là ou il mettait les pieds, ses épaisses semelles s'enfonçaient dans la mousse et la litière qui faisait sol ici, aussi il n'avait pas un très bon équilibre. Il s'approcha lentement et avec précaution de la source du son pour trouver un garde allongé derrière un arbre, une main sur sa bouche, l'autre sur ses côtes en sang. C'était celui qui avait voulu les laisser partir, et Arakjörn pouvait voir la peur dans ses yeux, la peur, la mort.

-P..pi..pitié..


Sans doutes qu'en temps normal il ne l'aurait pas eu, la pitié, qu'il aurait préféré entailler sa chair, ses yeux, ses mains, ses veines, le faire souffrir pour lui apprendre le respect... mais quel respect ? Il ne lui avait rien fait de mal, il n'avait rien voulu de tout ça, et il ne voulait pas se montrer en sadique tortionnaire à la dame blanche, d'autant plus qu'il le regretterai par la suite, c'était toujours comme ça, mais cette fois il se cntrôlerai. Il lui donna alors le regard qu'il réservait à ceux qu'il achevait, le dominant malgré sa taille, ses petits yeux verts luisant dans l'obscurité de son chapeau, il le regardait pour l'être inférieur qu'il était, et croisa les mains devant lui.

Du coté de son épaule droite, l'air se refroidit, et un filet d'eau apparu pour se cristalliser lentement en une stalactite géante, qui fila droit au travers de l'homme, perforant son cœur, gelant sa peau et ses os. Le dernier souffle de l'homme fut un nuage pâlit par la fraicheur du pic de glace.

Une fois le travail effectué, il se retourna vers Kälyna, se rapprocha d'elle pour n'être plus qu'à quelques pas, il avait prouvé qu'il était de son côté et qu'il pouvait tuer de sang froid, et comme elle l'avait deviné, que "chaton" n'était pas un enfant.

-Voici donc la puissance de la fameuse dame blanche.

Il la regardait alors d'un regard perçant, sévère mais pas hostile, le regard sérieux d'un homme qui jouait sa vie dans le don de manipuler les mots, qui risquait sa vie à chaques secondes de l'entretiens qui, il espérait, allait venir. Mais si l'on y cherchait un peu la trace de l'enfant dont il revêtait le masque, on pouvait l’apercevoir pétiller dans son regard tant il admirait la puissance de la prêtresse.





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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Jeu 18 Aoû 2016 - 21:56

La voix de Kälyna résonnait dans la forêt sombre avec toute la splendeur qui était la sienne. La prêtresse avait une jolie voix et on pouvait se plaisir à écouter son chant. Dommage que tous ces cris de terreur venaient l’assourdir par moment. Ce n’était pas une douce berceuse qu’elle chantait pour apaiser un enfant. Non, c’était la mort qu’elle appelait et qui, bientôt, viendrait frapper ses ennemis. Derrière son masque, l’or avait croisé le regard des gardes dont les yeux s’ouvraient bien grands sous la terreur que leur causait l’enchantement. La majorité s’était figée sur place, incapable de poser le moindre geste, tandis que les autres étaient partis à la course. Lorsqu’ils se rendraient compte du maléfice, s’ils y parviennent, ils seraient déjà trop tard pour eux.

La forêt vivait.

Sombréclat était une magicienne extravagante, qui avait un sens du spectacle, mais surtout qui aimait impressionner. Arakjörn était aux premières loges d’une scène que peu de gens avaient la chance d’assister : les arbres prenaient littéralement vie. Leurs branches et leurs racines se mouvaient et elles se déplaçaient vers les gardes pour leur assener de violents coups. Avaient-ils la moindre chance contre des Ents? La réponse était non, bien évidemment. À moins qu’ils puissent trouver un moyen de mettre feu à la forêt ou d’anéantir l’elfette qui les invoquait. Mais pour cela, il fallait qu’ils vainquent leur peur, mais surtout qu’ils fassent face aux arbres. Elle n’était plus seule contre six et elle ne comptait pas sur une quelconque intervention de la part du nain.

Son chant fut mélangé aux cris de douleurs, aux hurlements de terreur, au son d’os cassés et au bruit de corps qui étaient trainés sans délicatesse sur le sol pour finir écrasés contre de gros rochers. L’espoir que certains avaient à essayer de se battre était louable, mais ce n’est pas cela qui les empêcherait de lancer leur dernier souffle. Heureusement pour eux, Kälyna n’avait pas prévu faire de prisonniers. L’idée d’en laisser un en vie pour qu’il raconte l’horreur qu’il avait vécue lui avait traversé l’esprit, mais malheureusement personne ne devait savoir que la dame blanche se terrait dans l’ancienne forêt des elfes.

Kälyna caressa doucement les écorces d’un Ent avant de rendre à la forêt son silence se fit. Il ne restait plus qu’un homme et son masque cacha son étonnement lorsqu’elle vit son « garçon » s’approcher du soldat blessé et d’achever ses jours. Qui était-il et que lui voulait-il? Elle était curieuse de connaître ses attentions, mais en même temps, ce n’était pas dans ses habitudes de s’approcher d’autrui. C’est pourquoi elle se retourna et se dirigea vers les nombreux cadavres.

L’elfette s’arrêta lorsqu’Arakjörn l’interpella. Lentement, elle se retourna et plongea son regard doré dans le sien. Elle n’avait toujours pas retiré son masque de peur. Devait-elle se sentir mal à l’employer contre l’inconnu? N’était-ce pas plutôt comique de savoir la réaction des gens lorsque la terreur les étreignait?

« Tu n’as encore rien vu, Chaton. »

Caché, un sourire se dessina sur ses lèvres noires. Emplie d’une grande modestie, ce fut sa première réponse. Bien sûr que son sortilège l’avait fatiguée, mais cela n’était pas un élément à mentionner.

« Kälyna Vallaël ou la fameuse dame blanche. Votre mère ne vous a-t-il pas appris les bonnes manières? Ou dois-je m’assurer de te les inculquer, chaton? »

Sa main se posa ensuite sur son masque afin de le retirer de son visage et de couper son effet. Elle l’appréciait suffisamment pour ne pas le lui faire subir davantage et surtout, pour ne pas le tuer sur le champ. Il avait la chance d’avoir su piquer sa curiosité.

« Les gens ne sont pas altruistes. Ils posent des actions parce qu’ils désirent quelque chose en retour ou parce qu’ils croient pouvoir en gagner quelque chose. N’essaie pas de me faire croire le contraire. Alors dis-moi, petit, que me veux-tu? Et réponds également à cette simple question : pourquoi ne devrais-je pas te tuer sur le champ? »

Kälyna le regarda de haut. La différence de taille était flagrante. Certes, elle aurait pu se pencher pour se mettre à sa hauteur, mais pourquoi poser un tel geste? C’était à lui de lever la tête.
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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Ven 19 Aoû 2016 - 0:28

Alors qu'il avait achevé le pauvre bougre contre l'arbre. Il s'était retourné vers Vallaël, qui se retourna également vers lui. Il mit un certain temps avant de comprendre ou était le problème : elle portait toujours le masque.

-Tu n'as encore rien vus chaton.


Non, il n'avait encore rien vus, il ne voyait pas grand-chose en fait, rien d'autres que le masque qui ornait son front, il pouvait observer ces contours magnifiques, quel bel ouvrage… Il aurait peut-être préféré admirer la beauté de son visage, et le peinture qui y était maculée, mais il ne pouvait plus faire autre chose que de fixer le masque. Une onde de sensations le traversa, et il réussi a en détourner le regard, alors devenus craintif et incompréhensif, comme s'il venait de recevoir un coup de poignard, son souffle se coupa, et sous un soudain accès de faiblesse, il s’écroula à genoux devant la dame blanche.

Mais il ne la voyait pas, il ne voyait plus que sa silhouette, seulement son ombre, la lumière de ses yeux éclipsée par une autre bien plus grande encore située derrière elle. Elle lui sembla s'éloigner, encore et encore, lentement… jusqu'à ce qu'il n'en reste à peine plus qu'une branche d'arbre à l'horizon. Et derrière l'explosion retentit. Inondant le ciel, innondant tout ce qu'il y avait autour de lui. Des flammes plus brûlantes que l'esprit du feu lui même, animée d'une colère rougeoyante qui le menaçait, lui, qui dévastait toute la forêt. De cet enfer né émergea des crochets immenses, relié à une griffe en feu, qui vint s'écraser à sa droite. Une autre patte gigantesque vint retourner la terre à sa gauche. Et derrière la silhouette, la tête du mastodonte surgit des flammes, se démarquant par sa couleur rouge vif, un crâne reptilien, orné de multiples cornes, des yeux jaunes de colère, des écailles semblable à celle qu'il avait trouvé dans son village… l'écarlate était devant lui. Et vomissait sur lui les flammes qui grouillaient dans son corps. Arakjörn ne pouvait rien faire si ce n'était contempler la puissance de l'être supérieur… Il aurait sans doutes, en temps normal, bondit sur ses pieds et ou aurait prit la fuite, ou aurait réclamé sa vengeance, mais il n'en fit rien, il n'avait pas la force ni pour l'un, et encore moins pour l'autre. Il était perdu…

Mais ce n'était pas là sa pire peur. Non, car la silhouette se rapprocha à nouveau, différente, le masque ayant disparus, il ne voyait là qu'une ombre noire informe… Qui se distinguait petit à petit. Il vint rapidement à la reconnaître, elle avançait vers lui, presque maladroitement, un déplacement caricatural, mais pourtant effrayant, un chapeau immense semblait couronner son crâne, qui finissait en pointe, une écharpe semblait s' échapper de son cou pour venir danser aves les flammes : il s'agissait là de lui-même.

Arakjörn s'arrêta devant lui, il était debout, lui à genoux, l’œil de l'écarlate les fixant tout deux, il commençait à prendre du recul. Arakjörn plissa les yeux devant l'hallucination, il voulait distinguer son visage. Alors deux jets de lumière filèrent de sous le chapeau, puissants, une lueur verte malsaine. Arakjörn comprit là qu'il faisait face à son ombre, son coté « obscur ».

"tu te trompes, je ne suis que ta véritable personne"

Il tenta de répondre, de protester, il ne le fit pas, la terreur régnait dans ses yeux, il savait ce que cet Arakjörn là venait lui dire, il voulait lui dire ce que lui avait refusé d'écouter des mois durant.

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"La vraie question est : Qui es-tu ?"

"Un nain ?"

"Tu m'as déjà dis tout ça"

"Oui ..."

"Alors ? Qui es-tu ?"

"Je..je…"

"répond !"

"Un monstre."

"Bingo."

-------------------------------------------------------------

Son cœur s'était déchiré, il avait pu l'admettre, on l'avait forcé, mais il était libéré d'un doute, oui oui, il le savait et il l'avait toujours su, c'était bête n'est-ce pas ? La réponse était pourtant si évidente, c'était stupide de lui tourner le dos. Il profitait de ses amis, il profitait de la faiblesse d’autrui, il prenait plaisir à la souffrance des autres, il en abusait même parfois, il aimait détruire, il était un monstre…Un rire retentit. Arakjörn ne savait lequel des deux s'était mit à rire, un rire emprunt à la fois de folie et d'une tristesse infinie. Un ricanement raté, grinçant. Les larmes lui vinrent aux yeux, en même temps qu'il sentit l'esprit de la folie en face de lui disparaître, retourner se cacher au fond de son cœur. Les flammes ralentirent leur danse, puis disparurent. L'écarlate se retira lui aussi, devenant de moins en moins matériel, pour finalement laisser place aux arbres à l'écorce noueuse et couverte de mousse de la forêt sombre. Avec devant lui la dame blanche, qui avait apparemment cessé le sortilège.

Il eu un choc : avait-il, dans l'illusion du moment, parlé tout seul ? Il était là dans un bien piteux état, genoux à terre, essuyant ses larmes et tentant de reprendre son souffle, sans y parvenir pour autant. Il réagit comme il le pouvait aux piques de la grande mage, l'heure n'était pas au mensonge non, ni à la manipulation ou aux politesses. Elle était à la vérité, et à la sincérité.

-Ma mère… dit-il entre deux souffles, est morte quand j'avais cinq ans, ou six je ne sais plus... Elle ne m'a jamais rien appris… Je suis désolé si je vous ai offensé, la politesse n'est pas mon fort…

Arakjörn ne cherchait rien, il répondait aux questions, dominé par cette entité supérieure qui le narguait, il aurait aimé combattre, mais il n'en avait pas la force. Il ne voulait que crier « non ! » aux esprits qui avaient conçus son âme et maudit son destin, car maintenant il allait devoir assumer la personne qu'il était. Et il ne cacherait pas cette personne à Kälyna, elle saurait trouver la vérité en lui, il le savait. Autant qu'elle le juge et qu'elle mette fin à ses jours s'il était trop pitoyable pour avoir le mérite d'exister.

-Pourquoi pas. Sans doutes que tu devrais me tuer sur le champ. Je suis un être rejeté du monde, haït de tous, et qui haït tous, qui haït la raison de son existence, maudit dans le physique, maudit dans l'âme et la destinée, poursuivant une quête impossible… Je n'ai pas la force de changer ça, je l'ai cherché toute ma vie et aujourd'hui je l'ai vue en toi, Kälyna Vallaël, prête-la moi, et je te serai fidèle, apprend moi à dominer ma vie, apprend moi à dominer ce monde qui me HAIT !


Au fur et à mesure qu'il parlait, il pouvait sentir sa peur se changer en peine, la peine en souffrance, la souffrance en haine. Il était sincère, il avait fait sa requête, il voulait qu'elle le prenne pour disciple. Quelque part, qu'elle soit la mère qu'il n'avait jamais eu.
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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Lun 5 Sep 2016 - 5:23

Voir une lueur terrifiée s’allumer dans le regard des gens était un événement qui amusait Kälyna. Ce n’était pas par erreur qu’elle n’avait pas retiré son masque lorsqu’elle s’était adressée au nain, mais par choix. La peur était un élément qui étreignait le cœur, qui se mêlait à l’écarlate dans les veines et qui faisait vibrer l’esprit. Toutes réactions étaient possibles. En effet, chaque individu y réagissait différemment. Toutefois, ce qui l’intéressait le plus, c’était justement cette réaction qui devenait primale et instinctive, cette réaction qui révélait ce qui se tramait au plus profond d’un être. Son chaton prendrait-il la fuite? Se figerait-il sur place? Deviendrait-il agressif ou quémandera-t-il sa maman?

Au lieu de tout cela, l’or regarda l’individu s’écrouler au sol sur ses genoux et l’étincelle de réalité s’échapper de son regard comme s’il fixait quelque chose que seul lui pouvait voir –ce qui devait être le cas-. Son souffle devint saccadé tandis que la peur l’engloutissait et il se mit à prononcer des paroles qui n’avaient certainement du sens que pour lui. Tout ceci ne se déroula que quelques secondes qui durent paraitre une éternité pour sa cible. Bienveillante, la dame blanche retira le masque qui recouvrait sa peau blanche et brisa l’emprise qu’elle avait sur lui. Elle le laissa ensuite parler et expliquer la raison de sa présence.

Un long silence s’étendit suite à ses paroles, suite à son cri de… désespoir? Non, de colère. La détermination brillait en lui, mais en valait-il la peine? Le bruissement des arbres était attentif à ce qui allait se passer. Une main blanche s’étendit vers lui, posée de façon à ce qu’il lui donne sa main afin qu’elle l’aide à se relever. Mais la main se déroba aussitôt qu’Arakjörn voulut y toucher et c’est un regard dur qui l’accueillir.

« Relève-toi. Si tu ne le fais pas par toi-même, personne ne le fera pour toi. Si tu ne le fais pas toi-même, tu n’en vaux pas la peine et ne mérite même pas de vivre. »

C’était cru. Il ne fallait pas s’attendre à plus de douceur de la part de l’ancienne prêtresse. Mais n’était-ce pas l’une des plus grandes leçons qu’elle lui apprenait là? Ainsi, Kälyna attendit qu’il se relève avant de poursuivre.

« Les gens qui se disent normaux t’auraient probablement dit qu’ils étaient navrées de la perte de ta mère. Ce n’est pas mon cas. Je ne suis pas navrée et je ne te mentirai pas en te disant ou en te faisant croire le contraire. Je n’ai aucune pitié pour toi. Tu n’es rien à mes yeux et c’est à toi de me prouver que tu as de la valeur. Comme tu dois déjà t’en douter, Kälyna Vallaël n’est pas normale et elle se plait ainsi. Toutefois, sache que j’accepte tes excuses et t’accorde mon pardon. »

Sombréclat avait glissé ces mots de sa voix froide. On pouvait au moins dire d’elle qu’elle n’était pas hypocrite. Elle se retourna, s’éloigna de quelques pas puis vint s’asseoir sur un grand rocher. Son regard se posa à nouveau sur le nain.

« Tu te trompes, chaton. Je ne te hais pas. Il est vrai que l’on dit de ma personne que je ne fais pas partie de ce monde. Désires-tu réellement t’exclure de la société pour devenir le disciple de la prêtresse blanche et ennemie publique d’Armanda, et ainsi d’en vivre les conséquences? Ton choix sera ensuite scellé et tu ne pourras plus t’en défaire. »

Être lié à l’ancienne Inséparable, ce n’était pas rien. Sa vie ne serait plus la même si les Armandéens le découvriraient. Mais justement, ne voulait-il pas changer sa vie? Elle ne prononça plus aucun mot par la suite et laissa au nain la liberté de ses gestes et paroles. Avec ou sans lui, par la suite, la forêt devra être nettoyée des corps des défunts courageux.
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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Sam 10 Sep 2016 - 19:14

Arakjörn était à terre. Arakjörn était vaincus.

Mais c'était légitime, c'était un des prix à payer pour vivre, et il avait la ferme envie de vivre. Cela ne tenait cependant qu'à un fil, et ne dépendait que d'une chose : Kälyna. Dont il fixait ardemment les iris or à la recherche d'une réponse, d'une réaction, un étonnement, une joie, une frustration... rien ne parlait mieux que le regard, mais ici non, il ne parlait pas, cela prouvait un très grand contrôle de soit, effrayant.

Son cœur battait à tout rompre, c'était l'instant de vérité, et elle ne parlait pas, mais pourquoi ne disait-elle rien ? Il finit par voir la main blanche descendre à son niveau, tendue pour qu'il puisse l'attraper. Une réponse ! Une aide !

Mais non : Arakjörn commença alors à lever la sienne pour saisir celle maculée de peinture blanche, mais il ne l'avait pas tendue de moitié devant lui que celle de la prêtresse avait déjà disparus. Un piège ? Un test qu'il avait raté ? Ou... sa première leçon ?

-Relève-toi. Si tu ne le fais pas par toi-même, personne ne le fera pour toi. Si tu ne le fais pas toi-même, tu n’en vaux pas la peine et ne mérite même pas de vivre.

Une belle leçon oui, Arakjörn se maudissait d'être tombé dans le panneau, comment croyait-elle qu'il était venus jusqu'ici s'il s'appuyait continuellement sur ses alliés ? Déjà pour commencer, quels seraient ses alliés ? Alford ? Le traitre protégé de l'écarlate ? Il avait été de bonne compagnie oui, jusqu'à ce qu'il découvre son affinité avec le dragon rouge. Non, il n'avait aucune aide, et ce que Kälyna voulait lui dire, c'était qu'avoir un lien avec elle n'en était pas une.

Son regard perçant s'endurcit encore, il hocha la tête, et se releva le moins ridiculement possible. Il continua de l'écouter, il avait son attention, et il n'était pas encore mort. La voix de la dame blanche était froide et dure, mais ses mots percutant de vérité, ne le blessaient pas, même, il lui donnaient un petit sourire en coin.

-Les gens normaux me l'auraient dit, mais ne l'auraient pas pensé, ils ne connaissent pas ma mère, moi non plus du reste... Non, tu n'es pas normale, Kälyna Vällaël, tu n'es pas hypocrite, tu n'es pas stupide, tu n'es pas insignifiante, tu n'es pas tout ce qu'ils sont, cette société pourrie jusqu'à la moelle, et ... tu serais clémente ?

Elle le pardonnait ? Certes il était blâmé pour des bricoles, un ridicule pas de travers dans sa manière de s'adresser à elle, et elle avait déjà trouvé manière à le punir, mais elle en avait le droit, elle était la prêtresse blanche, elle avait tout les droits, pas parce qu'elle était née chez des nobles, pas parce qu'elle était elfe, mais parce qu'elle avait prouvé que les droits et autres stupidités, elle les pliait à sa volonté, tout comme elle dirigeait la magie selon ses envies. Et lui, qui lui manquait de respect, qui était pourtant bien là, au lieu de simplement le tuer, car il avait vu son visage, et était donc susceptible de rapporter la dernière sa position connue aux autorités, elle lui laissait une chance... Était-ce pour s'amuser ?

Elle se retourna, lui présentant son dos -un point faible- de sorte qu'il aurait pus tenter de la tuer, il n'en fit rien, un test sans doutes, de fidélité ou d'intelligence, avant de s'assoir sur une énorme pierre qui trônait parmi les racines, faisant de la prêtresse sa reine. Et elle parla, sa voix était toujours dure, mais ses mots encourageants : Elle acceptait sa dévotion, et de lui donner ainsi une nouvelle condition, il s'approcha quelques peu d'elle d'un pas rapide et sur, plein de détermination, plein de force.

-J'en fait le vœu, celui d'être bannit, celui d'être haït, celui d'être à tes cotés. Je ne chercherai pas à me défaire de cela, et j'en fais le serment.

Ce que ce serment apportait était de pouvoir avoir accès à ses connaissances, à son enseignement, et cela au prix d'être "exclus de la société" ? Ce n'est pas comme si cela allait changer quelque chose, à être haït, autant donner une raison légitime à ses ennemis, et de devenir un ennemi pour eux aussi, ça... ça c'était excitant.

Arakjörn se tenait là, déterminé, à l'aube d'une nouvelle ère de sa vie, abandonnant l'ancienne, prêt à accepter ce qu'il avait vu en lui, prêt à accepter ce qu'il était, au prix de son humanité s'il en avait une.

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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Jeu 29 Sep 2016 - 3:38

Kälyna pouvait avoir de grands défauts, mais également ce que l’on pouvait considérer comme des qualités. La clémence était-elle une vertu ou un vice? Aucune idée et aucune importance, sauf peut-être pour le petit individu dont la vie ne tenait qu’à un fil. Or, elle avait décidé de le préserver. Le nain avait su piquer sa curiosité et il était assez insignifiant pour ne pas qu’elle ait à le considérer comme un ennemi. Saurait-il se montrer utile cependant?

L’humain sut passer le premier test, celui de ne pas être assez fou pour l’attaquer de dos. Un brin de folie, l’ancienne prêtresse pouvait l’accepter sans souci. Mais il y avait une limite à ne pas franchir. Sur son trône naturel, elle le perça de son regard doré. Elle était haute et lui, petite chose qu’il était, se trouvait à ses pieds : qu’il comprenne que c’est là sa place! Comprenait-il que la dame blanche le considérerait comme un moins que rien? En tout cas, jusqu’à ce qu’il sache faire ses preuves? Certes, Arakjörn pouvait se compter chanceux puisqu’il était moins un moins que rien que les autres moins que rien…

« Très bien. Tu es le seul maître de ton destin et cette décision, c’est toi-même qui l’as prise. Rappelle-toi bien de tes mots. Rappelle-toi de ton serment. Désormais, tu es le disciple de Kälyna Vallaël, ennemie des peuples d’Armanda. Ta vie m’appartient. »

La dame blanche pouvait être bien théâtrale lorsqu’elle le désirait. Existait-il des moments où elle ne le voulait pas? Ceux-ci devaient être bien rares. L’or n’avait toujours pas quitté le petit être, le mettant à nu sous son regard. Comprenait-il tout ce que cela impliquait que d’offrir sa vie à Sombréclat? Cela signifiait également que seule elle la lui arracherait…

Elle se leva et se tint bien droite sur le rocher. Elle leva les bras et le corps des morts quittèrent la poussière afin de s’amasser les uns contre les autres. Ils s’écrasèrent finalement sans délicatesse sur le sol lorsque la magicienne mit fin au sortilège de télékinésie.

« J’ai cru comprendre que tu savais user de magie, petit chaton. C’est le temps de me montrer ce dont tu es capable. Fais-moi disparaître tous ces corps. »

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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Dim 2 Oct 2016 - 23:16

Les mots de la dame blanche lui firent un choc, c'était bête de ne s'en rendre compte que maintenant, "ta vie m'appartiens", trois mots qui pourtant ont une signification si forte, trois mots qui scellent un destin. Et il était là, dominé par la splendeur de l'elfe, qui la contemplait depuis son trône végétal, reine du désordre et du chaos ambiant que la nature pouvait offrir, reine de la forêt, et de tout ce qui pouvait toucher de près ou de loin à la trame, reine de ce monde qu'Arakjörn ne voulait plus voir que par ses yeux, il voulait voir ce peuple insignifiant depuis ce trône majestueux, il voulait voir la terreur dans leurs yeux lorsqu'il la verrait, il voulait voir la puissance qui était sienne balayer les misérables !

Finalement, il aurait du être terrorisé par ces mots là, l'idée d'appartenir à quelqu'un, c'était une horrible perspective, c'était de l'esclavage. Mais non, il était obsédé par cette force qui émanait d'elle, et qui déjà affluait vers lui, lui donnant courage, et un petit sourire en coin alors qu'il réalisait qu'il venait là de probablement créer le lien le plus important de sa vie.

-Qu'il en soit ainsi. Fit-il calmement, le ton de voix neutre.

Elle semblait satisfaite de sa réponse, il ne le vit pas par un quelconque sourire à son égard, mais par sa réaction : le pacte était scellé, ils passaient à autre chose, et Arakjörn sentait le sang affluer dans son petit corps alors qu'il s'excitait de ce qui allait venir, de ce qu'il allait voir... ou de ce qu'il allait subir. Car après cela, il se rendait compte que même sous la douleur et la torture, il ne renierait pas ses voeux, tant que cela pouvait le rendre plus fort, il prendrait tout ce qu'on pouvait lui offrir. Absolument tout, cela en faisant l'erreur de ne pas vérifier si cela profiterai plus à Kälyna qu'à lui-même.

Mais avant de recevoir, il devait faire ses preuves, il avait peur d'elle et de ce qu'elle pouvait faire, mais brûlait d'envie de lui montrer ce dont lui était capable, car même si, soumis a cette incroyable puissance qui était la sienne, le regard d'or se faisait lourd tant il était dominant, et après avoir signé ce pacte, monter dans son estime devenait une priorité. Et elle lui donna donc une première occasion en rassemblant par télékinésie les corps des défunts gardes humains, ou ce qu'il en restait, car certains ne ressemblaient plus à grand chose. Les cadavres empilés de façon barbare, elle lui demanda de les faire disparaître.

Arakjörn demeurait sceptique, disparaître ? On ne pouvait pas faire "disparaître" quelque chose comme ça, on pouvait le réduire, mais effacer toute traces de l'existence d'un être était chose impossible, même du simple moment de sa mort. Et il fut tout aussi surpris qu'elle continue à l'appeler "petit chaton" malgré la fin de sa mascarade, il semblait qu'elle aimait lui attribuer ce sobriquet superflus, et, bien qu'humiliant, Arakjörn estimait que si cela était une marque d'affection, aussi infime soit-elle, mieux valait ne pas s'y opposer. Petit chaton donc, très bien.

Le petit chaton resta pendant un instant perplexe devant la demande, avant de se ressaisir, secouer légèrement la tête et se préparer à lancer un sort. Il commença donc à fermer les yeux, comme lui avait-on appris, afin de maximiser le contact avec cette magie qui l'entourait, la trame, une fois qu'il la sentait, il n'avait plus qu'à la modeler au creux de sa main, puis la sentir tournoyer et réchauffer l'air entre ses paumes, le réchauffer jusqu'à ce que flammes y apparurent, il ne savait pas comment faire disparaître quelque chose, mais il savait comment réduire en cendres.

Il apposa donc ses deux mains, paumes ouvertes vers le tas de cadavres, d’où émanèrent deux boules de feu qui vinrent les frapper de leur puissance. Puissance néanmoins réduite, le feu pris sur les cadavres frais, mais pas encore assez pour les consommer, alors Arakjörn répéta l'opération jusqu'à ce que ce qui avait été gardes devint tas de viandes brûlant en un immense bûcher : Arakjörn exploitait mal son potentiel magique, mais il était endurant, et se sentait encore parfaitement capable de répéter l'opération autant que la reine blanche le désirerait.

Il se tourna vers elle, un grand sourire sur le visage, satisfait du résultat et tout fier du résultat, l'air enfantin.

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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Dim 16 Oct 2016 - 2:57

C’est avec grande curiosité que Kälyna fixait le petit être qui venait de devenir son servant. Ce n’est pas ce qu’il voulait? Elle ne lui donnait pourtant pas le choix s’il désirait rester avec elle et il était désormais trop tard pour reculer. Si sa vie n’appartenait pas à l’ancienne prêtresse, elle n’appartiendrait à personne d’autre. En effet, l’elfette pouvait se montrer très possessive.

Les corps avaient retombé lourdement au sol dans un amas ensanglanté. Il ne restait plus qu’à son chaton de prouver ce dont il était capable. Trônant toujours sur son rocher, son or l’observait avec une lueur amusée. La magie était un élément de ce monde qui savait l’amuser et elle appréciait voir son œuvre. Elle avait vu que le nain était doté d’une certaine maîtrise, à l’état encore très brute fort probablement. En réalité, elle ne s’attendait pas à grand-chose de sa part et ne pouvait donc pas être déçue, n’est-ce pas? La personne qui croyait cela avait plus que tort et Kälyna commencerait à juger de ses compétences à partir de maintenant.

Le temps passa sans qu’elle ne s’impatiente. Il pouvait prendre tout le temps qu’il lui fallait pour cette tâche, mais plus il en prenait et plus elle s’attendait à quelque chose de splendide. Son visage resta de marbre lorsque les flammes dansèrent dans la forêt. Elle ne prononça pas un seul mot et n’essaya pas de corriger sa technique, notant toutefois dans son esprit qu’il y avait place à l’amélioration. Elle nota également sa détermination et son endurance. Son disciple ne s’était pas arrêté aux premières boules enflammées. Même si ce n’était pas le meilleur choix, il avait continué de libérer son énergie magique jusqu’à ce qu’une odeur putride de chair brûlée s’élève dans la nuit.

« Laisse-moi te montrer comment on fait. »

Émanant d’une confiance sans égale, Kälyna était descendue de son trône de fortune pour venir aux côtés d’Arakjörn.

« Chaton. Lève les yeux et dis-moi ce que tu y vois? »

De la fumée, bien sûr. Celle-ci s’élevait bien haut dans le ciel étoilé. Le feu dévoilait aisément leur présence. Pourtant, elle ne sembla pas fâchée pour autant.

« Regarde autour de toi. »

La forêt vivait paisiblement et le feu était potentiellement leur ennemi. Certes, la prêtresse était une horrible personne, selon certains en tout cas. Toutefois, pas au point de mettre la forêt en feu par pur ennui. Si Arakjörn se servait du feu, il devait s’assurer d’en garder la maîtrise en tout temps. C’est lui qui devait contrôler cet élément et non pas l’élément qui le contrôle lui.

« Tu ne me considères pas comme une ennemie, n’est-ce pas? Alors pourquoi me faire vivre cet ignoble parfum? Tu as beaucoup à apprendre, chaton. »

Sa voix se transforma en un chant. La dame prenait contrôle de la matière se trouvant sous le restant des corps. Ils furent absorbés par la terre. Rapidement, il n’y avait plus aucune trace que des humains étaient passés par là.

« Viens. »

Elle lui tournait déjà le dos et s’enfonçait dans la sombre forêt.





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MessageSujet: Re: La mère et l'enfant [PV] Mar 1 Nov 2016 - 17:51

Difficile de se concentrer sous l’œil inquisiteur de la prêtresse, de son regard froid, mais pas menaçant, patient, comment cette couleur dorée pouvait-elle être aussi peu chaleureuse ? C'était pourtant une couleur ce n’était pas la chaleur que Arakjörn cherchait à tirer d’elle, il savait qu’il ne la trouverait jamais, même pas dans ce petit surnom affectueux et parfaitement ridicule qu’elle lui attribuait. De son regard fier et enfantin qu’il lui adressait – n’avait-il pas réussi l’épreuve ? – c’était la reconnaissance qu’il cherchait… ou bien la déception. Mais aucun des deux ne vint, elle le cacha bien, et descendit du rocher pour se présenter à ses cotés, face au bûcher. Ses mots signifiaient cependant qu’il n’avait pas mené parfaitement a bien la tâche imposée, alors il contempla le ciel, à la recherche de son erreur, comme elle le lui demandait.

-Euh.. De la fumée ?

Elle sembla acquiescer, et lui comprit que si elle s’élevait au dessus de ces immenses arbres, elle dévoilerait leur position. Arakjörn un peu honteux de cette erreur, contempla ses sandales trois fois trop grandes avec un visage peiné, cependant il ne distingua pas l’impatience et l’exaspération dans sa voix, Vallaël semblait tolérante, pour peu qu’il fasse ce qu’elle lui demande c’est à dire arrêter de regarder son gros orteil et regarder autour de lui.. regarder.. la forêt.

Mais bien sûr ! Elle avait beau être bannie de son peuple, elle restait une elfe, et les elfes avaient cette manie de vivre en harmonie avec la nature, nature que lui préférait écraser que de voir prospérer, chacun ses goûts, mais le fait était que si le feu se propageait, il ferait effectivement de nombreuses victimes et il en ferait probablement partie.

Le feu éteint, il restait toujours le problème des cadavres, mais la dame s’en chargea d’elle même, entamant un léger chant, une voix féminine mais grave, douce mais intimidante, et la terre lui répondit, la mousse la recouvrant s’étirant sur la peau des gardes morts, se mettant à dévorer les corps, qui s’enfonçaient et disparaissaient entre les racines des arbres de la forêt, les cadavres la renforceraient.

Arakjörn fixait toujours la zone et s’étaient trouvés les cadavres quand elle lui demanda de venir, elle était déjà passer a autre chose et lui demandait de la suivre. Un petit sourire au coin des lèvres, il marcha dans les pas de cette incroyable magicienne à qui il vouait déjà une profonde admiration.

Il la suivi donc, et s’enfonça dans la sombre forêt.





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