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L'ombre des murmures (Aramis)

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MessageSujet: L'ombre des murmures (Aramis) Sam 18 Juin 2016 - 18:06

12 avril de l'an 7 de l'ère d'obsidienne

La lumière de la chandelle s’étendait sur le bureau de la jeune rose, entre les papiers soigneusement éloignés de la flamme, par précaution. Elle trempa à nouveau sa plume dans l’encrier avant de la replacer sur le papier. L’écriture délicate qui dansait sous les doigts légers racontait le procès de la journée, ou plutôt de la veille? Mëryl ne savait combien de temps s’était écroulé depuis le coucher du soleil, elle était restée là à terminer la paperasse et à travailler. Il n’y avait rien d’autre à faire lorsque le sommeil n’était pas au rendez-vous. Dans une étrangeté parfaite, les étoiles semblaient accompagner son insomnie et l’aider à se concentrer.

C’était deux humains tremblants qui s’étaient tenus devant elle et la petite rose savait exactement les rumeurs qu’ils avaient entendus, les mensonges et les bêtises. Le juge qui s’occuperaient de leur procès étaient la fille de Kälyna Vallaël, cela ne les avaient pas rassurés. Mais évidemment, personne n’avait jugé juste de leur dire que Kälyna s’était vue refusée d’élever sa propre fille et que la conseillère s’était battue contre Vraorg en tant que protégée. Et les agresseurs s’étaient rapidement comportés en victimes, Mëryl ne pouvait s’empêcher d’arquer un sourcil devant cette attitude dégoutante. Elle avait tout de même gardé un calme qui ne semblait pas rassurer les deux bandits, se demandant quand cette façade douce allait exploser. Mais il n’y avait pas de piège, l’elfette n’avait pas de personnalité explosive, bien qu’elle cachait son exaspération. Ne leur avaient-ils pas cachés la vérité que pour se moquer d’eux et avoir une certaine vengeance…Les voir trembler, être terrorisés, au bord des larmes, pathétiques.

Elle comprenait, mais c’était tout de même inacceptable de cacher la vérité. Cela ne faisait que du mal et la petite rose se sentait encore enfant de l’abomination, elle exécrait ce manque de respect envers sa mère. Mais c’est d’une patience et d’un sang-froid qu’elle avait demandé aux accusés s’ils plaidaient coupables aux accusations : Vol, agression armée d’un garde, meurtre d’un garde et pour finir, avoir tenté de fuir les lieux. Les gens étaient en colère parce qu’un elfe était mort, un frère, un cousin et malheureusement, un père. Et un procès plus agaçant que lourd s’était terminé par un bannissement, alors que cela semblait prédéterminé. Pourquoi faire un procès lorsque les preuves étaient aussi évidentes? Autant de témoins, ce ne pouvait être le fruit du mensonge.

La plume s’arrêta dans sa main lorsque la petite rose perçut le son de pas se dirigeant vers son bureau. La porte fut ouverte par les gardes, mais l’impératrice entra seule. Mëryl se leva avant d’offrir le salut cérémonial, ne se redressant que lorsque la baptistrelle lui permit. ''Majesté. '' Prononça-t-elle presque à voix basse. ''Je vous attendais.'' Mëryl retourna derrière son bureau et attrapa la chandelle qu’elle déplaça pour voir ce qu’elle faisait. Elle fit un peu d’ordre dans ses documents et ferma son encrier pour ne laisser au centre que sa plume et le papier inachevé…Celle où elle était en train d’écrire la sentence qu’elle avait donné, sa décision finale. Le feu servit ensuite à allumer d’autres bougies, pour faire en sorte de mettre plus à l’aise l’impératrice. Mëryl se fichait de ne pas voir la pièce en entier en travaillant, mais lorsqu’elle avait une invitée c’était une autre histoire. ''La chaise est à votre disposition, si vous souhaitez vous asseoir. Je suis désolé que vous n’ayez pas pu assister au procès, j’aurais aimé le reporter…’’


Dernière édition par Mëryl Nalwaë le Ven 5 Aoû 2016 - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Dim 26 Juin 2016 - 14:20

Aramis s'était rendu voir Mëryl une autre conseillère, et amie à elle. Cette dernière avait il y a peu e temps eu à devoir gérer un procès concernant un crime tragique, le meurtre d'un elfe n'était après tout jamais une bonne chose, encore moins sachant que cela mettait encore plus leur peuple au bord du gouffre, après tout n'y avait-il pas moins de milles elfes pour tout Armanda ? On pouvait donc comprendre que la mort d'un seul d'entre-eux était un présage funeste pour l'avenir de tout un peuple…

Et Mëryl avait dû régler ce genre d'affaires, Aramis pour sa part n'avait pas pu assister à ce procès car son devoir de baptistrel l'avait appelé un temps, mais elle comprenait que ça n'avait pas dû être une affaire agréable à gérer. Elle décida donc dès qu'elle put d'aller rendre visite à son amie qui devait s'en doute se remettre un peu de cela, amie qui n'était nul autre que la fille de Kalyna Vallaël cela Thredë le savait bien, et était d'ailleurs amère au sujet de toute cette histoire, après tout elle avait marié Kalyna à l'époque, et avoir vu cette dernière être devenir ce qu'elle était aujourd'hui n'avait pas qu'attristé l'impératrice. Une pure tragédie pour leurs peuple, voilà ce que ça avait été, mais surtout pour la fille qui n'avait jamais pu vraiment vivre avec sa mère. Et elle entra donc dans le bureau de cette dernière après qu'un garde royal lui ait ouvert la porte, elle permit à son amie de se relever après le salut cérémonial de cette dernière, et la salua à son tour avant de dire…

« Conseillère, c'est un plaisir de vous revoir. » Dit-elle avec un fin sourire alors que Mëryl lui disait qu'elle avait attendue sa venu, en effet Aramis avait prévenu auparavant, après tout il aurait été impoli de déranger la conseillère alors que cette dernière était en plein travail, ce sans l'avoir prévenue auparavant. Et l'impératrice s'assit donc sur la chaise se situant non loin du bureau de la conseillère, devant au passage arranger les pans de sa robe, vêtement qu'elle n'appréciait de porter mais qu'elle devait mettre de temps en temps car elle était impératrice pour s'asseoir sans aucun problème, alors que la conseillère parlait du procès.

« Cela n'est jamais plaisant de traiter des affaires aussi sordides, nôtre peuple est peu nombreux et la mort de chacun d'un des nôtres est un solide coup porté aux flancs de nôtre royaume qui doit se remettre des précédentes guerres. » Dit-elle assez attristé à ce sujet-ci avant de reprendre…

« J'espère que mon absence à ce procès n'aura pas été trop gênante. Toute cette histoire va donner à manger aux vociférations de certains quand au fait de fermer les frontières pour que les autres peuples n'entrent plus à nôtre royaume, à l'heure où Aegnor essaye de faire changer les mentalités ceci n'aide pas réellement... » Dit-elle pensive, oui elle sentait que cela n'allait pas rendre les séances prochaines du conseil plus agréables pour autant. Sur ce genres de questions…

« Je voulais savoir mon amie, toi qui est pleinement aux courants de ce genres d'affaires, qu'en pense tu ? Ferions nous mieux de refermer ne serait-ce qu'en partie nos frontières par sécurité ? J'en arrive presque à me demander si cela pourrait être vraiment une solution, le charge d'impératrice à ce défaut là. Je suis là pour soutenir Aegnor, et les décision de chacun de nous peuvent avoir de graves conséquences, est-ce que ce que mon cœur me dit de faire est le plus juste ? Pourquoi la voix de l’opposition n'aurait-elle pas de temps en temps raison ? » Dit-elle pensive, oui cela elle y pensait, et Mëryl aussi était conseillère, donc pleinement préoccupé par ce genre de problématique aussi lorsqu'elles arrivaient à la table du conseil. L'avenir de leur peuple était après tout toujours en péril, et on pouvait de ce fait comprendre la crainte de certains elfes quand à ce dernier...
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Sam 2 Juil 2016 - 19:38

L’une après les autres, les chandelles s’éclairaient, laissant bientôt une douce lumière éclairer tout le bureau. Mëryl écoutait attentivement son impératrice, un doux sourire au visage, expression qui n’avait rien de vif. Elle était fatiguée, cela se lisait sur son visage, mais il n’était pas creusé de cernes ou de raideurs. Que la lassitude et le calme, elle n’aurait pas été capable d’aller courir dans les bois ou faire un entraînement à ce moment.
Un fin soupir s’échappa de ses lèvres, à qui le disait-elle? Si il y avait quelque chose dont la petite rose avait en horreur, c’était la mort, le sang, la souffrance. Elle exécrait ceux qui la banalisaient, ou qui y portaient une passion dangereuse et étrange. Elle avait vu ce genre d’obsession mener des hommes à la folie, à en être complètement déshumanisés. Malheureusement, sa mère en était un très bon exemple, mais elle n’était pas folle…elle était parfaitement consciente de son mal. Et la plus grande peur de Mëryl était de devenir aussi malheureuse qu’elle. ''Il avait un fils. Dans la fleur de l’âge, qui remerciait le Dracos de ne pas avoir perdu son père à la guerre… Certaines personnes ne semblent pas comprendre que le sang a assez coulé. Je n’y comprends rien…Mais peut-être suis-je prétentieuse, moi qui suis née de haute famille. Toutes sortes d’histoires sont parvenues à nos oreilles. Sous le règne de Vraorg, certains n’ont pas eu le choix de tuer et de piller. Lorsqu’on ne connait rien d’autre…’’

Elle se retourna, ses pas légers à peines audibles, sa robe pivotant au sol. Mëryl était gracieuse, c’était d’un naturel chez elle, tout comme plusieurs elfes. Elle retrouva sa chaise avant de déposer la source de lumière, qui avait enflammé les chandelles, sur son bureau. ''J’étais en train de vous écrire le déroulement du procès, dans la possibilité où vous n’auriez pas pu venir. Évidemment les accusés ont été bannis, des gardes les ont raccompagnés à la frontière ce soir, ils devraient s’être éloignés d’Estëllin à présent. '' La conseillère repris sa plume en main pour conclure les quelques mots de la lettre adressée à son impératrice, puis elle laissa sécher l’encre avant de plier le papier en trois. ''Vous pourrez lire tous les détails, si vous le désirez’’ Lui dit-elle en lui tendant la lettre.
''C’est une question qui vaut la peine de réfléchir…Je ne crois pas qu’il y ait de réponse complètement adéquate. J’ai toujours eu tendance à être plus ouverte et progressiste, mais je dois avouer que les ancêtres ont raisons sur ce point…Ce système a fait ses preuves. Personne ne pouvait entrer dans le royaume pour simplement voler et tuer à l’époque…avant…Tout ça. Mais cela n’as pas empêché néant de nous prendre nos terres. ''
Elle fronça les sourcils, observant le vide, son regard semblait préoccupé, elle ne savait vraiment quoi répondre à cette question, mais il s’agissait de son rôle de conseillère. Elle avait souvent vu des membres du conseil n’appuyer qu’un côté de la médaille, si chacun avait son avis, cela donnait une vue d’ensemble à l’empereur. Mais elle préférait rationaliser et mettre tous les arguments sur la table, peser ce qui était le plus avantageux. ''D’un autre côté, nous sommes si peu nombreux, la présence des marchands et des voyageurs est favorable à la prospérité. Mais est-ce le prix du danger des meurtres? Je ne crois pas qu’on puisse parler de famine, nous sommes un peuple qui sait se nourrir de ce que la terre qui nous est donnée et les baptistrels ont le don de fertiliser les champs.'' La petite rose marqua une pause, pensive. ''Protéger les nôtres, c’est une opposition qui a tout à fait raison d’être, majesté. Restreindre l’accès au royaume serait un compromis à tenter, mais le fermer…Ce serait retourner à la case départ. Je ne suis pas une stratège militaire, mais dans ce cas, il nous faudra payer plus de gardes…Ou recruter plus de rôdeurs. Chose que le commerce libre nous permet de faire. ''

C’était un enjeu compliqué, il nécessiterait certainement du temps au conseil…Et les négociations pouvaient être houleuses lorsque les avis étaient aussi variés.
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Mar 5 Juil 2016 - 23:17

Aramis savait que Mêryl aussi exécrait la violence aveugle, violence qui avait été si présente ces dernières années, violence qui n'était pas pas un domaine dans lequel les elfes peuple bon, et pacifique par nature pouvaient s'épanouir. Ce monde avait agoniser il y a quelques années, et maintenant qu'il renaissait c'était à eux tous de faire en sorte que cela se passe dans de bonnes conditions. Et ces bonnes conditions semblaient si lointaines quand le genre de tragédie dont parlait Mëryl étaient arrivés…

« Et certains encore imaginent ne pas avoir le choix maintenant que la paix est revenue, ce monde est tombé si bas, mais c'est à nous de faire en sorte qu'il n'empire pas, et aille mieux, pour que des horreurs comme la guerre et Morneflammes n'arrivent plus jamais. » Dit-elle pensive, et Vraorg avait été le pinacle de cela, un être qui ne respirait pas la moindre once de bonté, mais qui suintait le sadisme, et la perversion… « Mais nous pouvons espérer maintenant que la paix est là faire quelque chose de meilleur de ce continent suite à ceci, pour ma part je n'oublierai pas tout ce qui est arrivé... » Continua t-elle à dire calmement tout en regardant Mëryl qui se retournait, et vaguer à une certaine occupation concernant une dîte source de lumière, cette dernière restait tout de même très professionnelle dans les faits, il fallait le dire…

« Tu as fait tout ce que tu pouvais faire, et de ton mieux. » Dit-elle calmement au sujet de ce procès, elle se doutait que son amie devait être amère de cette histoire, il y avait de quoi après tout, et d'une certaine façon quand c'était au juge d'agir il était souvent trop tard pouvait-on dire… « Je le ferais. » Dit-elle ensuite sérieusement quand la conseillère lui dit qu'elle pourrait s'informer de tout les détails de cette histoire par cette lettre si elle le désirait, oui il serait bien qu'elle en sache le plus possible… Puis elles abordèrent un sujet plus complexe, et les paroles de Mëryl étaient tout à fait censées dans les faits.

Il était vrai que l'ancien système avait fait ses preuves du point de vue de la sécurité, mais le défaut était que cela avait isoler les elfes du monde extérieur dans leurs forteresse de cristal ce qui est peut-être la raison pour laquelle ils n'avaient pas pu empêcher tant de catastrophe à cause de leurs faible réactivitée aux événements extérieurs à leurs forêts, en somme Aramis voyait bien que celle solution aussi avait eu ses failles, mais elle avait prouvé son efficacité d'un autre côté. Il était donc difficile d'avoir entièrement une opinion tranchée à ce sujet-ci pour elle…

Et la proposition de la conseillère avait le mérité de tenter la modération, et le compromis… En effet beaucoup allaient surtout dans les extrêmes aux conseils, cela était probablement dû au fait qu'il n'y avait que deux branches politiques en dehors des impérialistes, les conservateurs, et les libéralistes qui avaient souvent un point de vue très située…

« Les baptistrels ne sont pas là pour aider que les elfes, et donc ne seront pas toujours à dispositions en permanence, mais ils aideront en partie même si ce ne sera pas forcément nécessaire car nôtre peuple sait se débrouiller pour se nourrir sans parler du fait que nous n'avons pas tant de bouches à nourrir que cela. Quand à restreindre l'accès au royaume, nous pourrions par exemple renforcer les mesures du sécurité pour les visiteurs de nôtre royaume, il faudra débattre au conseils de quels types de mesures, mais il est facile d'en avoir déjà quelques unes en tête... » Puis après une légère réflexion elle reprit calmement.

« Recruter plus de rôdeurs, et de gardes ? Nous sommes déjà à l'extrême de ce que nous pouvons recruter, les rôdeurs représentent déjà à eux seuls avec leurs 50 soldats plus du vingtième de nôtre peuple, la garde royale aussi, et l'armée encore plus. Nôtre royaume heureusement est petit ce qui facilite les choses, mais si nous recrutons d’avantages de soldats ce ne seront pas des elfes qui feront prospérer leurs nations par le commerce par exemple, il faudra donc voir dans quelle mesure ceci sera possible, par contre... » Dit-elle pensive avant de conclure par quelques propos…

« Nous pourrions demander aux humains, et vampires désirant venir dans nôtre royaume de se munir d'une sorte de « laisser passer », bien entendu rien de trop difficile d'accès pour les marchands, et les honnêtes voyageurs, mais quelques chose dont un criminel aurait beaucoup de mal à se procurer, et nous pourrions y apposer une certaine signature magique indélébile de manière à ce que personne ne puisse en reproduire des faux ou voler celui de quelqu'un d'autre, qu'en pense tu ? Ce serait déjà une première idée à présenter au conseil. » Une idée qui n'empêcherait pas les humains, et elfes n'ayant rien à se reprocher de venir ici, mais qui réduirait les probabilités de laisser venir des voleurs, et meurtriers.
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Jeu 14 Juil 2016 - 5:10

Évidemment qu’elle e l’oublierait jamais. Mëryl savait ce qui était arrivée à son impératrice pendant le règne de Vraorg. Morneflame, qui pouvait prétendre être capable d’oublier cela ? Un humain pourrait peut-être, suite à quelques dizaines d’années, en guérir…Ou effacer ces souvenirs de sa mémoire, de manière mécanique, par survie. Mais pour un elfe, 3 ans était une mémoire fraiche, ainsi une blessure encore ouverte. Mëryl se sentait chanceuse de ne pas avoir été enfermée dans une prison, précisément celle-ci, lorsqu’elle entendait les histoires d’horreurs réservés aux elfes et aux humains dans la théocratie…du moins, la majorité d’entre eux. Sa mère n’en avait pas été, mais elle avait fini par avoir son arrestation de toutes manières.

''Lors de la rébellion de Korentin Kohan, lorsque les Alayens sont venus envahir nos terres…Lorsque nous avons perdu notre royaume, je ne croyais pas que les choses auraient pu dégénérer ainsi. Vraorg a été la pire horreur qui nous a frappé. Qui aurait cru que les alayens deviendraient le dernier de nos soucis ? Si la guerre m’a appris quelque chose, c’est que nous ne sommes pas à l’abris. Demain, tout pourrait sombrer à nouveau. Je sais que c’est une manière bien pessimiste de voir les choses, mais je ne veux plus croire aux promesses d’une paix éternelle. ''

Un soupire s’échappa de ses lèvres, elle n’était pas là pour se plaindre, évidemment, mais c’était récurrent et désagréable. Cette volonté que tout reste intact et tout faire pour ne subir aucun imprévu. ''Ils m'ont élevés ainsi, dans toute leur bonne volonté, j’ai été protégée et on m’a promis que rien ne m’arriverait jamais. Mais on ne peut pas réellement faire une promesse sans mentir. S’il doit arriver une autre catastrophe, je veux être préparée, tout comme notre peuple. Rester forte devant la tempête et ne pas tomber, pas cette fois. Nous ne pouvons pas nous le permettre. Je veux bien me battre pour que des horreurs pareilles ne se reproduisent plus, mais je vais aussi me battre pour que nos enfants survivent à cela s’ils le doivent.’’

Évidemment les baptistrels n’étaient pas aux service des elfes, mais considérant que l’impératrice elfique était une Cawr, elle ne laisserait certainement pas son peuple mourir de faim en cas de besoin. Dans le désert ils avaient su aider et jamais la charge de travail ne serait semblable. Mëryl songea que montrer de la reconnaissance serait une bonne idée, ils avaient une place dans les montagnes mais ce n’était que des terres. ''Évidemment. J’évoquais l’ordre baptistral en cas de réel besoin. Et nous ne voulons pas un peuple voué à l’obligation militaire. L’idée du laissez-passer… C’est beaucoup de paperasse, mais cela permettrait de créer des métiers. Seulement, il y a encore des elfes qui sont bannis du royaume, ce papier devra être demandé aux voyageurs, peut-importe leur race.'' Évidemment, cette idée ne plairait peut-être pas aux plus conservateurs, mais Mëryl tenait à ne pas adopter des politiques racistes. ‘’Quelqu’un procurant ces papiers pourrait travailler à l’extérieur de l’endroit restreint d’accès, mais son bureau devra être protégé de gardes pour éviter les menaces armées. ‘’
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Sam 16 Juil 2016 - 10:42

Des souvenirs douloureux qu'elle même préférait oublier, et elle y replongerait sans doute si elle n'avait pas une volonté de fer cela était certain, mais combien n'avaient pas été aussi fort, ou chanceux qu'elles ? Combien étaient morts, ou devenus fou à cause de Morneflammes ? Cela elle ne le savait pas, mais c'était bien pour empêcher ce genre d'horreurs de recommencer qu'elle comptait bien faire perdurer la paix, et rester vigilante. La cruauté de Vraorg le blanc ne devait jamais revoir le jour, surtout de la part d'un puissant dirigeant. Ainsi donc elle avait pu contempler le mal dans sa pureté la plus malsaine à l'époque, et elle n'en était sortit que plus résolu dans sa tâche de baptistrelle finalement…

« Pour ma part je pense qu'il est d'une importance cruciale de maintenir la paix, et ce le plus longtemps possible si ce n'est pas éternellement, les dernières guerres nous ont beaucoup coûtés, et nôtre peuple, les peuples armandéens en général ne prospèrent pas je pense dans la guerre. Et si les derniers conflits ont obliger beaucoup d'armandéens à se rendre compte du fléau qu'aura été la guerre pour nôtre continent il reste beaucoup à faire en effet pour qu'ils s'en souviennent pour de bon, et d'ici là il faut rester prudent dans le cas d'une nouvelle guerre, que ce soit pour l'empêcher, ou y survivre comme tu le dit si bien. »

Car savait qu'il y aurait imprévu, mais elle comptait tout de même défendre là paix jusqu'au bout, elle était baptistrelle après tout, et ce n'était pas tant sa manière de pensée que son essence elle-même que la paix. Et elle écouta d'ailleurs calmement Mëryl qui parlait de son passé, oui les elfes n'avaient pas manqués de bonnes intention à l'égard de cette dernière mais cela n'avait pas suffit à la protéger du mal, et de la souffrance d'une certaine manière… « Oui il faut que nous soyons prêt, à la fois à empêcher ce genre d'horreurs, et si nous échouons à y survivre. Malheureusement personne ici ne peut prédire l'avenir il faut donc partir du principe que ce dernier risque toujours d'être assez imprévisible, comme les dernières années nous l'ont prouvés… Qui aurait pu prévoir tout cela après tout ? »

Imprévisibilité voilà bien le mot quand à l'invasion alayienne puis l'avènement de Vraorg, ils ne ce seraient jamais doutés de tout cela, et le continent avait mit en péril par chacun de ces évènements dans les faits. Quand à aider son peuple bien entendu, mais les baptistrels aidaient aussi les autres peuples pas que les elfes, ils avaient un devoir envers tout armanda, et non un seul peuple. Après tout la neutralité était un grand principe de la rhapsodie...

« Il y a encore des exilés malheureusement, donc il semblerait que ton idée de demander un laisser passer quelque soit le peuple soit nécessaire. Même si généralement nous nous souvenons souvent des elfes ayant été bannis... » Après tout les elfes étaient moins de milles, et se connaissaient presque tous, alors quand un elfe commettait un crime qui le faisait bannir là plupart des elfes s'en souvenaient, ainsi été leur peuple. Dotés d'une très grande mémoire. Et elle hocha la tête eu passage quand au fait que celui travaillant à cette paperasse devrait travailler à l'extérieur, et protéger par des gardes, d'ailleurs…

« Il faudrait d'ailleurs que nous pensions aux prochains changement politiques dans les autres royaumes, comme tu le sais les vampires sont en guerre civiles en attendant de nommer un nouveau prince, et les Aldariens ont perdu leurs empereurs pour un temps… J'ai déjà demander leurs avis à plusieurs autres conseillers de nôtre peuple, et je voulais demander le tiens. Que pense tu de tout cela, et des implications que ça aura sur l'avenir ? Pense tu qu'il vaut mieux attendre de voir les changements pour s'y adapter, ou se préparer à l'avance, et comment ? » Pour sa part elle avait déjà des idées à ce sujet, mais elle voulait l'avis de Mëryl surtout que ce dernier n'était pas dénué de sagesses lui aussi. Après tout si elle était conseillère cela été à juste titre. D'ailleurs elle avait une dernière question.

« Et je ne te l'avais jamais demandé auparavant, mais que pense tu en vérité de la politique d'Aegnor ? Fait-il un bon empereur selon toi, ou devrait-il s'améliorer dans certains domaine ? Pardonne moi si cette question est indiscrète d'ailleurs, mais je suis consciente pour ma part qu'en tant qu'épouse de ce dernier mon opinion peut des fois manquer d'objectivité donc à ce titre je voulais un avis extérieur à ce sujet-ci si ça ne te dérange pas bien entendu. » Une question assez intéressante car dans les faits cela été mitigé, beaucoup d'elfes soutenaient Aegnor, notamment car il avait été celui qui avait conduit les elfes pendant des temps difficiles, mais d'autres le trouvaient trop jeunes, trop ouvert, ou trop… Cela dépendait des opinions en effet, mais tout le monde avait son avis sur l'empereur elfique au sein du royaume sylvestre.
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Mar 26 Juil 2016 - 4:42

Était-elle trop pessimiste ? Comment Aramis trouvait-elle la force de garder espoir, la tête haute, cette stabilité dans la tempête. Peut-être que sa nature de chantebrise était son salut, mais Mëryl ne pourrait probablement qu’admirer cette force et non l’imiter. ''Nous sommes d’accord, alors…'' Souffla-t-elle, tentant de ne pas être trop grave dans son ton. Mais la conversation manquait de légèreté, elle ne pouvait rien y faire.

Aramis avait raison, les elfes exilés étaient trop peu nombreux, mais il suffisait qu’une jeune recrue n’ait pas vu le bannissement d’un elfe très vieux et celui-ci le laisserait passer. Se souvenir des visages n’était pas toujours une tâche facile. ''Des elfes très vieux peuvent ne jamais avoir été vus par des gardes dans la fleur de l’âge…Mais là n’est pas le seul enjeu. Si nous désirons rester dans une voie progressiste, il faudra éviter le racisme et la discrimination. Les humains sont instables…Beaucoup plus que notre peuple, par leur simple notion du temps éphémère. Et les vampires…Il ne s’agit pas de préjugés, ils sont…par nature, violents. Bien qu’il y ait des exceptions et qu’on se doive de faire du cas par cas, je dois dire que cette guerre civile m’inquiète. Le peuple vampirique est celui qui se montre le moins sage en ce moment…Laisser cette violence passer nos frontières serait aussi inacceptable que de perpétuer la haine qui a séparé nos peuples. ''
Avaient-ils vraiment besoin d’un Roi? Puisque personne ne pouvait prétendre au trône, pourquoi ne pas simplement vivre parmi les humains ? Mais ce royaume ne les accepterait pas entièrement et ceux qui avaient gagné en pouvoir ne voudraient pas y renoncer. ''Peut-être que prendre des mesures diplomatiques serait une bonne idée. Mais à quoi bon ? Il n’y a personne avec qui traiter… des gens ont probablement besoin d’aide, là-bas, il serait bien de connaître plus précisément la situation.''

La petite rose souffla un peu, puis esquissa un sourire en coin à la question de la baptistrelle. Échappant un ''humph…'' son menton se posa sur ses mains jointes, les coudes posés sur le bureau, l’air pensive. Elle l’aurait prise pour une question piège, si elle avait vécu dans un royaume comme celui de la théocratie de Vraorg. Mais Mëryl n’avait pas besoin de mentir pour se sentir en sécurité et c’était la preuve qu’elle n’avait rien à dire de négatif. ''Vous savez…Je ne le connais pas, pas assez ni personnellement. Mais il n’est pas cruel et je crois qu’il est juste...Qu’il fait de son mieux. ''

Ramenant une petite mèche de cheveux derrière son oreille, elle soupira et se leva, bougeant les orteils à l’intérieur de ses chaussures. Se dégourdir les jambes, se changer les idées, c’était nécessaire. ''Majesté, c’est un plaisir d’avoir votre écoute, mais je dois vous avouer que j’ai envie de prendre un peu d’air, je suis ici depuis de nombreuses heures. M’accompagneriez-vous à l’extérieur ?''


(désolé encore pour le retard x.x)
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Ven 29 Juil 2016 - 21:22

Aramis vivait en entretenant l'espoir car elle ne voyait pas comment cela pouvait être possible de vivre autrement tout en étant heureux. De plus à quoi servait le pessimisme ? Allait-il rendre demain meilleur, est-ce que renoncer aller arranger les choses ? Non à ses yeux il fallait qu'elle reste forte, et continue à se battre pour de meilleurs lendemains, ce n'était qu'ainsi que les choses pourraient s'arranger… Et elle se contenta donc de hocher la tête compréhensive néanmoins à l'égard de Mëryl, après tout cette aussi avait beaucoup souffert et qu'elle ne soit pas forcément aussi assuré était compréhensible…

Quand aux elfes exilés le problème était que si jamais un elfe exilé revenait dans le royaume elfique sans avoir été grâcié si cela était possible, il serait condamné à mort. Les elfes préféraient bannir que tuer après tout, mais ne toléraient pas que les dit banni reviennent… Mais en effet ce n'était pas cela le seul enjeu de cette conversation acquiesça t-elle avant de reprendre calmement. « Il faudra éviter la discrimination, et la racisme tout en se montrant prudent en effet. Les humains peuvent autant receler du bon que du mauvais, et il faudra faire en sorte que ce soit les hommes, et vampires honnêtes qui puissent passer la frontière. Mais le problème qu'il reste dans cela c'est que si les humains pourraient je pense nous fournir une liste des dangereux criminels vivant chez eux, les vampires eux auront du mal à cause de la guerre civile actuelle régnant chez eux… De plus la guerre civile actuelle risque aussi de poser un problème politique selon le prince des vampires qui prendra place sur le trône, et il faudra donc consacrer une attention accrue à ce dernier. » Dit-elle du ton d'une femme qui savait ce qu'elle disait avant de réfléchir courtement au sujet de possibles mesures diplomatiques à prendre.

« Il faudrait peut-être envoyer un de nos chuchoteurs sous une couverture de marchant pour aller enquêter là-bas. » Proposa t-elle donc comme moyen de s'informer, après tout les chuchoteurs elfiques étaient les espions de leurs peuples littéralement donc autant en user. Puis suite à cette proposition Aramis resta silencieuse en écoutant son amie parler comme elle sentait…

Surtout au sujet d'Aegnor, mais visiblement cette dernière ne savait pas quoi dire, dans les faits Aramis aurait pu penser que c'était parce qu'elle ne voulait pas possiblement parler en mal du souverain, mais elle ne pensa pas ainsi. Et puis Aegnor n'était pas un souverain véritablement fermé à la critique, au contraire si elle était constructive, et d'ailleurs l'avis que finit par énoncer Mëryl était tout à fait légitime. « Je pense que tu aura le temps de mieux le connaître maintenant qu'il est souverain, mais en effet j'ai la même impression que toi à son sujet. Il essaye de faire de son mieux... » Et elle espérait sincèrement qu'il réussisse à faire de son mieux justement.

Et sur celle elle aussi ne tarda pas à se lever surtout après la proposition de Mëryl, en effet aller à l'extérieur serait une bonne chose pour toutes deux, en tout cas la nature même de chantebrise de Thredë la poussait à préférer l'extérieur que l'intérieur donc elle n'allait pas refuser de pouvoir sortir un peu. « Bien entendu que je vous accompagnerai chère Mëryl. Surtout qu'il est tout à fait compréhensible que vous désiriez ne point prendre racine ici. » Acheva t-elle ainsi avec un fin sourire en laissant ensuite la jeune conseillère ouvrir le marche si elle le désirait.
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Jeu 4 Aoû 2016 - 4:50

Elle tiqua intérieurement à l’idée des murmureurs , c’était une excellente idée mais toujours fallait-il que la personne arrive à rejoindre le royaume vampirique sans se faire assassiner. Un humain passerait mieux inaperçu, Mëryl ne doutait pas e la méfiance toujours présente des vampires envers les elfes, et vice versa. "Croyez-vous qu’il soit possible d’engager un murmurer humain…ou vampire ? De confiance évidemment, mais envoyer l’un des nôtres dans le royaume vampirique est dangereux, c’est presqu’une mission suicide. Un humain aura déjà plus de facilité à se fondre dans la masse…"
Elle attrapa la clé qui reposait dans un coin de son bureau et se dirigea lentement vers la porte. La conseillère ouvrit à son impératrice avant de passer derrière elle et de refermer la serrure. La petite rose était exténuée, mais cela ne l’empêcherait pas d’avoir des manières, d’ailleurs elle ne manquait pas de se tenir toujours aussi droite, ses pas et ses mouvements étaient gracieux, comme on lui avait appris quotidiennement. Aramis avait probablement été témoin de son éducation rigoureuse, tout comme les elfes l’avaient vus grandir et fleurir, bien plus que sa propre mère. Était-elle enfin éclose ? Elle ne savait pas, mais elle ne pouvait que se tenir fermée et toute petite, contre elle-même pour se protéger. La rose avait été abimée et avait vu la rosée avant d’éclore. Si elle continuait ainsi, elle était destinée à faner avant même de s’ouvrir. "Je sais que l’information sera peut-être considérée comme moins sure par les plus conservateurs, mais condamner l’un des nôtres à mort…Les vampires n’ont jamais été très tolérant avec les elfes et le chaos de leur situation pourra nous l’arracher sans même que nous puissions savoir ce qui s’est passé..."

Mëryl se souvenait, pendant la guerre, avoir préféré assumer que ses proches ayant disparus étaient décédés, plutôt que de croire en leur vie, puisque pour certains d’entre eux, elle ne les reverrait peut-être jamais et ne saurait jamais comment ils étaient morts. C’était un peu le cas pour sa mère, rien ne lui garantissait qu’elle était décédée, mais sa mort n’était pas certaine. Les deux elfettes ne prirent pas beaucoup de temps à rejoindre la cour extérieure, lorsqu’elle franchit la porte, elle soupira de soulagement en sentant l’air frais sur son visage. Il faisait chaud à l’intérieur, à en faire rougir ses joues. L’air nocturne était agréable et rafraichissant. Cela lui donnait envie de s’amuser à courir, comme lorsqu’elle était enfant et qu’elle aimait jouer avec les autres…Avant que la guerre ne détruise le continent…Avant même la pluie d’étoiles qui faillit lui prendre sa mère et eût abimé sa peau et ses os. Un regard mélancolique naquit dans ses prunelles, si souvent tristes. On lui avait souvent dit que c’était ainsi qu’on reconnaissait son héritage, autrement, elle ressemblait beaucoup à son père.

"Puis-je vous faire une confidence, majesté ? " souffla-t-elle, perdant un peu de son professionnalisme protocolaire. "Je ne sais plus comment chasser l’aigreur et la mélancolie. Je ne rêve plus que d’horreurs, chaque nuit. Le monde s’est…assombri et je voudrais…je voudrais vraiment trouver quelque chose…Je travaille, je ne suis pas certaine d’être passionnée, mais je crois que c’est la seule chose que j’arrive à faire. " Et si elle devait se coucher à regarder les murs froids et solitaires dans son lit, tout aussi vide, autant faire quelque chose de productif. "Je suis heureuse de reprendre la place de mon père. J’ai l’impression de l’honorer, qu’il reste un peu de lui, de sa vie. Mais il n’y a plus de Nalwaë, le nom de mon père s’effacera, même si j’avais un enfant. " Elle ne voulait pas le voir disparaître, pas définitivement. Il devait rester quelque chose de lui, une parcelle, juste une petite partie de vie…
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Sam 6 Aoû 2016 - 18:35

Aramis faisait confiance en la capacité des murmureurs pour arriver vivant au royaume vampirique, mais il est vrai que cela n'était point dénuée de risque, et elle comprenait donc parfaitement l'inquiétude de dame Mëryl qui proposait littéralement d'envoyer quelqu'un d'une autre race à la place, sauf que les elfes n'avaient pas beaucoup d'espions non elfes à disposition…

« Je ne pense pas que nous ayons d'espions vampiriques à disposition, quand aux humains je ne saurai dire. Peut-être en cherchant bien parmi les hommes ayant décidés de s'installer dans nos montagnes? Mais l'éventualité de devoir engager un mercenaire humaine reste plausible à ce sujet-ci… A condition de trouver un mercenaire fiable bien entendu. » Puis suite à cela elle se contenta de suivre calmement sa conseillère, et de passer par la porte que cette dernière ouvrit avant d'attendre courtement que cette dernière la referme derrière elle. Visiblement Mëryl tenait toujours à se comporter de manière polie, et totalement adéquate au protocole elfique en toute circonstance, ce qui était tout à son honneur même si dans les faits Thredë ne lui en demandait pas tant envers-elle. Mais oui elle avait pu assister à l'éducation rigoureuse de la jeune Mëryl qui était en grande partie un cas à part parmi son peuple, et comprenait d'ailleurs parfaitement que les choses ne soient guère faciles pour elles…

« Ton désir de protéger les nôtres est tout à fait honorable, et je comprend parfaitement ta manière de voir les choses… Il faudrait donc de ce fait trouver un humain fiable pour faire cela je pense. Et dans tout les cas sache que si les conservateurs n'apprécieront pas cette méthode certes, Aegnor saura pour sa part reconnaître selon moi la justesse des informations obtenues si justesse il y a. » Assura t-elle avec un léger sourire. Et dans les faits un humain passerait sans doute mieux qu'un elfe en effet, et risquerait moins sa vie probablement. Elle ne pouvait donc qu'aller dans le sens de Mëryl alors que cette dernière avait aborder ce sujet pendant qu'elles rejoignaient la cour extérieure…

Et quand elles rejoignirent la dîte cour Aramis elle-même devait avouer ce sentir bien lorsque la brise lui caressa le visage. Elle ce sentait au final bien plus dans son élément ici qu'à l'intérieur du palais, et n'était pas du tout mécontente que Mëryl et eut le désir qu'elles poursuivent cette petite discussion à l'extérieur. Néanmoins il y avait un quelque chose qui rendait la situation légèrement amère c'était le regard mélancolique que cru distinguer Aramis lorsque cette dernière dédia à nouveau son attention à Mëryl. Cela lui rappelant un fait… La conseillère était si jeune mais pourtant avait déjà tant souffert… Et au final il devait y avoir bien peu de monde en ce royaume qui n'aurait pas désiré que les choses se passent autrement pour elle.

« Oui n'hésite point mon amie. » Lui dit donc Thredë quand la jeune rose demanda si elle pouvait lui faire une petite confidence avec un ton protocolaire. Ton qui annonçait bien que la suite n'allait pas être forcément très joyeuse ce qui était effectivement le cas…

« Il te faut trouver quelque chose ma chère… Un but but dans ta vie, un rêve que tu désire accomplir, ou un idéal à suivre. Quelque chose qui te donnera envie de te lever chaque jour, qui te permettra d'espérer, car l'espoir est peut-être ce qui te manque je pense… Et pour ma part je t'avouerai que c'est cela qui m'a fait tenir toutes ces années. » Se confia t-elle à son tour après que Mëryl lui ait avouer que sa vie était devenue difficile, et que les dernières années l'avaient rudement marqués… Dernières années qui n'avaient malheureusement pas laissées grand monde indifférent c'était un fait.

Quand au problème qu'avait Mëryl avec le nom de son père c'était tout à fait compréhensible, et il restait complexe même si non dénué de solutions tout de même…

« Tu pourrai aussi demander à ton futur mari si tu désire en prendre un que ton futur fils prenne ton nom… Nôtre société après tout est plus égalitaire entre hommes, et femmes que la société humaine. Tu pourrai donc tout à fait transmettre ton nom à ta descendance. Et si tu épouse quelqu'un qui t'aime je pense qu'il serait prêt à faire ce sacrifice pour toi pour que le nom de ton père perdure de cette manière… Qu'en pense tu ? » Peut-être que Mëryl hésitait à cette idée après tout ? Cela serait tout à fait compréhensible, et dans tout les cas Thredë tâchait de prendre son temps pour que la conseillère puisse réfléchir autant qu'elle en avait besoin.
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Dim 14 Aoû 2016 - 22:34

« Amie. » Souffla-t-elle, touchée, bien que quelque chose au creux de son ventre voulût lui dire qu’il ne s’agissait que d’une formule de politesse, de sympathie. Mëryl s’adressait à la baptistrelle bien plus qu’à l’impératrice, comme une source de connaissances dans laquelle puiser l’inspiration, la force. Les baptistrels possédaient une sagesse qui pouvait réconforter les âmes. Pouvaient-ils guérir les esprits ? Elle aurait tant aimé perdre la tristesse dans ses yeux. Mais serait-elle la même petite rose, consciente de la vérité concernant sa mère…

À quoi bon savoir, maintenant qu’elle était morte ?

La petite elfe s’arrêta, laissant son regard se reposer sur la nuit et ses lumières réconfortantes. Sous l’ombre de la lune, la végétation des jardins se fondait dans des masses sombres, c’était un fort joli paysage, mais rien à côté de l’ancienne forêt qui lui manquait tant. Elle avait été une toute petite rose née dans le plus rude des climats et on l’avait mise dans une prison de verre pour la protéger, jamais elle n’avait éclos. Elle était restée toute petite et renfermée sur elle-même. Puis en l’espace de quelques années, le verre s’était brisé et on lui avait tout arraché, son père, sa mère, sa tante, seule famille qui lui restait possiblement et qu’elle n’avait pas vu depuis l’Avènement de Vraorg. Sa maison n’était plus, sa famille tenait à une ficelle, la possibilité d’un enfant…

« Et si je n’aimais jamais ? » de retournant vers la Thrëde, d’un regard inquiet, des émeraudes tristes. « Et si je n’avais jamais d’enfant. Et si je n’en voulais pas… » dégringola-t-elle, son regard rejoignant doucement le néant du ciel. Ce n’était pas seulement l’infertilité qui lui faisait peur, Mëryl ne s’était pas mariée alors qu’elle aurait pu le faire bien plus tôt et il y avait raison à cela. Elle n’avait jamais pensé aux enfants ni à la vie d’une femme mariée. Mère de famille, non, elle n’y arrivait pas. Elle, conseillère et héritière de la famille Nalwaë, n’allait pas terminer dans une petite maison à couver des enfants pour plaire aux conservateurs qui se plaignent de la démographie. Elle n’était pas une couveuse, elle voulait faire beaucoup plus de sa vie que d’élever des enfants. Peut-être n’avait-elle simplement pas la fibre maternelle ? Un peu comme Kälyna n’avait jamais su comment être une mère…Mëryl avait su lui pardonner, mais elle ne voulait pas finir comme elle, vivre cette souffrance. Elle avait déjà mal, si simplement, et si les dépressions étaient héréditaires ?

La petite rose laissa un soupir s’échapper de ses lèvres, comme s’il pouvait prendre avec lui la tristesse et la laisser flotter dans l’air, disparaître entre les lucioles, brûler dans leur feu tranquille. « Il est trop tard. J’aurais voulu la suivre, vivre avec elle, ce qui nous restait de temps. Je n’aurais jamais eu la force de la libérer…Je suis si égoïste, de ne pas me soucier de la justice, de son exécution qui était nécessaire. Mais c’est ce que je voulais, m’accrocher à elle, avoir la vie que je devais avoir… J’aurais trahi mon peuple entier et toutes les victimes de Vraorg, je l’aurais fait et je l’aurais suivi si j’avais pu, Aramis. » Elle n’en était pas fière, une boule au fond de la gorge, les larmes au bord des lèvres qu’elle se refusait de laisser aller. « Je ne mérite même pas le poste que j’ai. Ce nom est sur toutes les lèvres, enfant de l’abomination, je suis née de cela et je n’arrive pas à lui en vouloir...Ils m’ont insufflé la honte alors que j’étais fière de mon héritage. Il ne reste plus rien, ils sont partis. Ils sont tous partis… Il n’y a rien à s’accrocher. »
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Mer 17 Aoû 2016 - 19:25

Aramis sourit légèrement quand Mëryl lui souffla le mot amie. Elle savait que cela avait bien plus de signification que le simple mot en lui-même, et comprit donc ce qu'elle pouvait sous entendre par cela. Après tout même si elles étaient toutes deux des femmes de pouvoirs elles restaient aussi toutes deux amies malgré tout. Et il fallait savoir se soutenir dans ces temps difficiles entre amies. Et elle était à sa manière soucieuse du possible devenir de Mëryl en ce continent où tout semblait recommencer à se compliquer, et en ce royaume où elle avait presque l'impression que son amie ne pensait pas y avoir sa place…

Elle l'enfant de l'abomination comme disaient certains, mais pourtant en rien coupable des crimes de sa mère. La famille était tout pour un elfe c'était un fait, encore bien plus que pour un humain. Par quoi un elfe se définissait-il après tout si ce n'est par sa famille, et par son nom ? Cela avait ses torts, et ses bienfaits. Après tout ainsi les elfes avaient chacun leurs places dans la société, mais le problème étant que si c'était la famille qui conditionnait le rang social, et l'importance de chacun il était très difficile de pouvoir devenir autre chose. Et de ce fait Aramis entrevoyait ces chaînes qui faisait que la société elfique, et ce malgré les changements récents restait assez hermétiques aux changements sociale dont elle était bien une des rares exceptions elle qui avait été ainsi élevée par son mariage avec Aegnor le souverain des elfes au rang de noble.

« Comment peut-tu être sûre de ne jamais aimer ? Tu es encore jeune, et la vie peut révéler tant de surprise... » Répondit-elle sereine à Mëryl avant de reprendre. « Je ne pensai pas aimer moi non plus au début, et je n'ai trouvé l'amour que récemment, mais je l'ai trouvé mon amie, quand à avoir des enfants rien ne dit que cela n'arrivera pas. Mais peut-être aura tu justement besoin de temps pour envisager cela, après tout c'est un tournant important dans l'existence de chacun. » Souligna t-elle d'une voix apaisante comme la brise d'été avant de poursuivre paisible. « Dans tout les cas cela reste ton choix. C'est ta vie après tout. » Et elle pouvait comprendre la réticence de Mëryl à vouloir faire des enfants que ce soit pour des raisons personnelles par exemple…

Et ensuite elle écouta gravement Mëryl, et dit simplement elle aussi empreinte d'une certaine amertume, en relevant son passé de ses cendres à son tour. « Quand mes parents sont morts j'étais comme toi, j'aurai tant voulu les sauver, et j'aurai était prête à tout pour cela… Au point de m'être laissée emportée par le désir de vengeance, et d'avoir intégrer l'armée de nôtre peuple alors que j'étais encore très jeune, ce pour obtenir vengeance… En tout cas je pensai ainsi au début. » Puis elle laissa un instant de silence planer, et ajouta. « Puis le temps passant j'ai commencé à peu à peu assimiler les notions de devoirs et commencer à aimer cela, ma colère, et ma tristesse ce sont apaisés, et lorsque j'avais eu l’occasion de tuer un vampire j'ai finalement renoncer à ôter une vie. Au final j'ai décidé de construire mon existence par moi-même, et non plus d'être esclave du passé... »

Et elle regarda ensuite en amie qu'elle couva avec son regard d'émeraude bienveillant avant d'ajouter.

« Et voilà où j'en suis aujourd'hui mon amie, et sache que si tu as besoin d'aide, d'une épaule pour te soutenir, ou que si le doute t'assaille je serai là pour te conseiller, et t'aider de mon mieux. Mais n'oublie pas Mëryl, tu es une jeune rose qui a encore une longue vie devant elle, tant de possibilités de t'accomplir, et si le présent, et le passé peuvent te sembler lourd à porter sache que l'avenir reste encore à construire, avance droit, aie confiance en toi et je pense que tu saura trouver ta voie. » Finit-elle donc en prenant avec douceur la main de son amie comme pour lui inspirer une certaine confiance en elle, et en ses capacités. Mais aussi pour faire sentir qu'elle était bien là en tant qu'amie, et non en tant qu'impératrice.
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Mar 23 Aoû 2016 - 4:30

Le discours habituel. Comment pouvait-elle en être certaine ? Elle pouvait encore vieillir, changer d’avis, mais Mëryl n’était plus dans la fleur de l’âge, elle avait presque quatre cent ans. Sa mère à elle avait trois cents ans de moins lorsqu’elle s’était mariée et qu’elle était tombée enceinte de la petite rose. Étais-ce trop tard ? Non, la patience était ce qui différentiait son peuple des humains, leur perception du temps. Plusieurs humains n’hésitaient pas à marier leurs filles dès qu’elles étaient en mesure de faire des enfants, après tout, leurs vies étaient tellement éphémères, fragiles. Ils n’avaient rien de la force des vampires, ni de l’agilité des elfes. C’était par survie que ce peuple encore si près, beaucoup plus qu’il ne le croit, de sa nature animale, procréait fertilement.

« Je n’ai pas…peur de ne pas aimer, Aramis. Vous parlez comme si …trouver l’amour était l’aboutissement d’une vie. »
Mëryl tourna la tête vers la Chantebrise, un regard soucieux, presque inquiet au visage. « C’est ainsi que les poètes semblent le décrire. Un sentiment de félicité… Mais je n’attends pas de prince, majesté, je n’en ai jamais rêvé…Et je ne suis plus la jeune fille émerveillée que j’ai été. Le monde est devenu sombre et triste dans l’espace d’un battement de cils. Ce que je veux, c’est croire en moi-même, qu’on me dise qu’un jour, je cesserai de revoir le corps mort de mon père en rêve. Je veux savoir si l’amertume et la mélancolie s’en iront, un jour, si je dois juste attendre…ou au contraire. Que dois-je faire pour ne plus avoir mal ? »

De l’espoir, c’était ce dont-elle avait besoin. Mais ce qu’elle voulait était tout autre. Mëryl voulait retrouver sa famille, perdue. Elle voulait se souvenir du visage de son père, pourquoi l’avait-elle oublié ? Et se souvenir de celui de sa mère, avant qu’elle ne le recouvre de pigments blancs et noirs. Chaque fois qu’elle tentait de se souvenir, elle ne parvenait qu’à revoir ces yeux barbouillés de noir, ou un visage qu’elle construisait, s’imaginait elle-même à partir du sien, des yeux d’or, des lèvres si peu souriantes. Une image floue qui finissait toujours par retrouver ses propres traits. Elle les avait oubliés…
« Ma mère, lorsqu’elle m’a eue, s’est mise à être bien plus triste encore qu’elle ne le fût déjà. Malgré…ses crimes, que j’ai pardonné avant son procès…J’ai admiré ma mère, du fond de mon cœur je l’ai fait. Mais je ne veux pas voir mon cœur devenir aussi sombre que le sien. Je ne veux pas vivre cette détresse et je sais que je n’en suis pas encore là. Me marier, juste parce qu’avoir un enfant serait bienséant… Je ne sais pas si cela me donnerait de quoi m’accrocher ou au contraire… »

Au contraire, comment mettre des mots sur le pire qui pouvait arriver. En arriver à un point où comme sa mère, elle préférerait mettre fin à ses jours…Non, elle n’était pas désespérée à ce point, mais elle avait terriblement peur d’en arriver là.

« Vous êtes forte, si forte, Alaco. Le domaine baptistral, était-ce à quoi vous vous êtes accrochée ? Moi qui ait tué, je ne pourrais rejoindre cet ordre. Qu’y-a-t-il dans ce monde qui vaille la peine d’être découvert ? Ma mère aimait voyager…Si je faisais comme elle…Peut-être trouverais-je un peu d’émerveillement. Mais je devrais quitter le royaume et mon poste. Mon père ne deviendrait vraiment qu’une poussière dans ma mémoire…On m’a dit que les arts et la musique savaient être un baume sur l’âme. Je devrais peut-être me procurer un instrument… »
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Jeu 25 Aoû 2016 - 16:16

Aramis avait plus de 600 ans passés, et à ses yeux Mëryl qui était assez mûr avait encore beaucoup de temps devant-elle… Beaucoup par rapport aux humains qui vivant si peu de temps et qui devaient donc vivre une vie plus intense en compensation, il serait donc juste de mettre à profit ce temps à exister pour accomplir quelque chose, ou ne pas vivre dans la peine. Car que valaient milles ans de peines elfiques face à 60 ans d’accomplissements humains ? Pas grand-chose pensa Aramis… Elle ne pensait pas en tout cas pour sa part que la vie humaine valait moins que la vie elfique, après tout selon elle elles n'étaient pas comparables, différentes avec une perception du monde tout aussi différente. Et pour sa part elle se disait même que sur certains aspects les elfes feraient mieux de prendre exemple sur les hommes d'ailleurs, car si ces derniers n'étaient pas parfait ils avaient aux aussi leurs bon côtés.

« Ce n'est pas l'aboutissement d'une vie, mais l'amour rend cette dernière bien plus agréable, ou supportable. » Dit-elle sincère quand Mëryl lui dit qu'elle parlait comme si l'amour était l'aboutissement ce qu'elle n'avait pas forcément voulu dire… « Mais qui parle d'attendre la venue d'un prince ? Nous pouvons découvrir ce genre de sentiment, et de bonheur de manière inattendue après tout. Et à défaut de l'amour il y a toujours l'amitié qui peut aider à faire face à une vie se faisant cruelle. » Ajouta t-elle avec bienveillance, avant de reprendre calmement. « Ce qu'il faut faire ? Te relever chère amie, il te faut passer à autre chose… Cela sera difficile, mais c'est la seule manière de pouvoir oublier ta peine. La vie t'a mise à genoux mais ce n'est pas une raison pour renoncer, cela prendra du temps mais c'est seulement en essayant que tu arrivera à retrouver véritablement le goût de vivre. » Ajouta t-elle donc avec une certaine sagesse, et avec la force qui était la sienne. Celle de pouvoir vivre, et continuer à se battre pour trouver le bonheur malgré le malheur qui nous accable.

Une force qui n'était peut-être pas l'apanage de tous, mais qui pourtant était à portée de main. Cette flamme d'espoir que tous pouvaient au final allumer dans leurs cœur. En tout cas c'est ce que croyait Thredë, et qui faisait que cette dernière avait espoir quand au fait que son amie puisse se relever malgré toutes les tragédies l'ayant accablés. Car tant qu'il y avait de la vie il y avait de l'espoir selon la chantebrise, et elle voulait d'une certaine manière faire comprendre cela à son amie qui semblait pourtant tant plongé dans sa peine… Et qui confiait ce qu'elle avait sur le cœur, et qui eu le don d'attrister Thredë

« Tu n'es pas ta mère Mëryl. Nous avons tous une part de nos parents en nous, mais nous ne sommes pas comme eux. Ta vie t'appartient, et les choix que tu fera à l'avenir seront les tiens, pas le fait d'un quelconque destin, ou héritage. Quand à avoir un enfant, ou te marier cela reste aussi ton choix, mais peut-être que pour ne plus avoir peur de sombrer dans le désespoir comme ta mère il faut que tu comprenne pourquoi le fait d'avoir un enfant avait rendu malheureuse cette dernière. Et ainsi avec cette compréhension tu saura quoi faire pour ne pas toi aussi sombrer dans la tristesse... » Essaya t-elle donc de dire compréhensive.

Ce même si en vérité elle ne pouvait pas pleinement comprendre ce que ressentait Mëryl, en partie certes mais comment pouvait-elle comprendre pleinement la peine de cette dernière en sachant qu'elle n'avait pas vécu la même chose ? Une mère non pas morte mais particulière, et une vie coupée de cette dernière et sans doute vécu dans le regret maintenant que la conseillère avait perdu toute sa famille, une vie qui n'empêchait pas néanmoins de se relever. Et Mëryl semblait pour sa part se demander quel sens pourrait avoir son existence maintenant que Thredê avait soulevé la question...

« Je suis accrochée à mon devoir, à la rhapsodie, à mon peuple, au désir de faire le bien, celui de rendre service aux autres, et à celui d'enseigner aux prochaines générations mon amie. Quand au fait de voyager rien ne t'empêcherait de prendre un congé de quelques mois en laissant ton ministère entre les mains de quelqu’un de confiance pendant ce temps. Et d'en profiter ensuite pour découvrir le reste d'Armanda avant de revenir, après tout une pause est peut-être ce dont tu as besoin pour reprendre goût quand à l'existence. Quand à la musique si tu le désire je peux te l'apprendre, après tout cette dernière peut des fois mieux s'exprimer au nom de nôtre âme, et de nos sentiments que de simples mots. Et ce serait ainsi un bon moyen d'exprimer ce que tu as sur le cœur pour que cela te pèse moins... » Acheva t-elle avec un sourire bienveillant, ainsi si Mëryl désirait un maître pour lui enseigner cet art, elle en trouverait un parfait en la personne de Thredë qui se ferait ainsi une joie d'aider de son mieux son amie de cette manière.
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MessageSujet: Re: L'ombre des murmures (Aramis) Dim 4 Sep 2016 - 7:25

Elle n’avait pas voulu accuser la baptistrelle d’être idéaliste, c’était plutôt le discours général concernant l’amour que Mëryl n’aimait pas. Elle ne voulait pas s’accrocher à cela pour être heureuse, elle voulait trouver son bonheur, seule et cela n’avait rien d’égoïste. Dans cet état, elle ne serait probablement même pas capable d’aimer, d’offrir autant à une autre personne alors qu’elle-même avait du mal à se ressaisir, à manger convenablement, à dormir suffisamment. « Vous devez avoir raison. Mais tout cela reste un océan de questions, j’ai besoin de réponses, de solutions. Et je suis à cours d’inspiration. »

Un instrument ? Des livres, de la culture, évidemment qu’elle pouvait essayer toutes ces choses, occuper son esprit mais quelque chose lui disait au creux d’elle-même que ce n’est pas ce qu’elle cherchait. « Voyager, oui peut-être…Mais j’ai peur de ne jamais revenir. Si c’était ce qui me rend heureuse, ce ne serait pas le pire des destins. » Un soupir franchit ses lèvres. La petite rose observa la chantebrise un instant. « Je serais ravie d’apprendre à jouer d’un instrument avec vous. Cependant, je devrai remettre ce projet à un autre jour. Il se fait tard, majesté, je crois que je vais regagner ma demeure. » Un lit, elle en rêvait, après toutes ces heures à travailler. Mëryl avait aussi envie de rester à l’extérieur, de se laisser emporter dans les plaines et les bois, comme elle aurait pu le faire, avant, dans leur royaume perdu. Vivre de l’eau des rivières et de la nourriture que la terre offrait. Dormir à la belle étoile et profiter de la solitude, précieuse et pourtant, difficile lorsqu’elle n’était pas un choix.

« Merci de vos conseils, J’espère que la nuit m’aidera à y penser, sans en perdre le sommeil. J’envie terriblement votre passion. Gardez cela précieusement, majesté, personne ne peut enlever une raison de vivre tel que celle-ci. »


Elle fronçait les sourcils, sans avoir l’air en colère, mais plutôt soucieuse. La guerre et la violence pouvait rendre aigre et morne, mais elle ne pouvait enelver cette conviction de ne pas avoir terminé, d’avoir encore beaucoup de choses à faire en ce monde, de savoir que la vie n’était pas encore terminée. Mëryl pouvait partir, demain et ce ne serait pas grave. Elle avait vu ses plus belles années et ses moments les plus difficiles. Le monde avait encore besoin d’Aramis, ses élèves avaient besoin d’elle, son peuple avait besoin d’elle. Plus personne n’attendait Mëryl et il n’y avait aucun projet qu’elle n’avait pas terminée. Avait-elle seulement déjà eu des projets, élevée dans cet environnement aussi fragile et soigné ? « Je vous souhaite une bonne nuit, soyez prudente. »

(Je crois que ca clos pas mal le sujet x) Je fais les demandes d'xp/chrono ou tu veux répondre?)
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L'ombre des murmures (Aramis)

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