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« Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis

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MessageSujet: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mer 15 Juin 2016 - 14:11

« Entre celle qui se résigne à jouer le rôle de l'esclave et celui qui joue,
Fût-ce avec arrogance, le rôle du maître, ma sympathie va à ce dernier. »


An 7 de l'ère d'obsidienne, mi-juillet.

Qu'est-ce qui avait bien pu pousser Luth, à tenter quelque chose d'aussi stupide pour un homme qui ne lui apportait rien ? La même chose qui l'avait poussée à filer dans les rues sombres pour échapper à son poursuivant et dans la foulée elle s'était blessée.

Qu'est-ce qui avait bien pu attirer la foudre sur la demoiselle, l'envie irrépressible d'une vengeance, un des hommes l'ayant dénoncé à son père quand elle avait fuit en compagnie d'un chevalier. Jusqu'alors elle s'était montrée prudente, en se glissant jusque dans le lit de l'homme, une ordure c'était le cas de le dire, le genre qui aime abuser de son autorité.. Sauf que cette fois-ci elle n'avait pas attendu que l'homme se soit pleinement abandonné pour tenter de le poignarder avec l'arme qu'il dissimulait non loin de son lit.

Malheureusement, les esprits n'étaient pas de son côté cette fois-ci, elle échoua lamentablement, non contente d'échouer lamentablement, la lame se retourna contre elle, lui entaillant sans mal le bras gauche, pas une blessure mortelle, mais ça saignait pas mal et c'était particulièrement douloureux.

Est-ce que j'ai vraiment envie de mourir comme ça ?


Elle avait fuit comme elle pouvait, mais hélas, facile à suivre à cause de sa blessure, elle se sentait exactement comme le cerf piégé face à une meute de chiens. Par chance elle portait une robe toute simple et était pieds nus, elle n'avait aucun mal à se frayer un chemin parmi le dédale de ces petites rues.

La peur au ventre elle avait une force qu'elle ne pouvait pas soupçonner jusqu'alors, mais elle fatiguait rapidement, à bout de force et coincée dans un cul-de-sac, elle n'avait plus d'autres choix que d'attendre la mort, ou peut-être si les esprits se retournaient, de l'aide.

En attendant elle n'avait pas d'autres choix que de tenir son bras blessé, le souffle court, adossée contre un mur de pierres sales, le cœur au bord de la rupture, de loin elle aurait pu avoir l'air d'une gamine qui avait échappé de justesse à un viol et c'était tant mieux, peut-être que cela aurait attirer l'attention d'une bonne âme.

Il faisait nuit et il était tard, elle n'avait que très peu de chance de croiser ici quelqu'un qui l'aiderait, peut-être un coupe-jarret prêt à lui voler de l'argent qui n'avait pas et abrégerait ses souffrance. Ou peut-être juste des badauds qui viendraient admirer le futur cadavre qu'elle était au petit jour. Posée dans ce coin d'ombre, elle réfléchissait, elle avait laisser une trace fraîche de sang sur son chemin, elle espérait un semblant d'aide.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 16 Juin 2016 - 9:33

Il n'aimait vraiment pas cette partie de la ville. Elle n'était pas ce pour quoi il s'était battu, elle n'était pas ce pour quoi de trop nombreuse personnes étaient mortes. Et pourtant elle était là, dans toute sa laideur, ses odeurs, ses ressentiments et ses craintes. Les gens du coin les appelle Artères Miteuses, en contradiction totale avec le quartier dans lequel lui même vivait, et elles n'avaient jamais aussi bien porté leur si funeste nom.

La nuit était profonde, et l'on aurait pu se demander ce que le capitaine de la garde personnelle de la régente faisait dans une rue si obscure. A dire vrai il ne le savait pas lui même, il avait comme été appelé à s'y rendre. Comme si la ville voulait qu'il la découvre, et comment pouvait il défendre la régente s'il ne connaissait pas les méandres les plus obscure de cette foutue ville ? Elle avait beau être plus belle qu'Elenna, jamais sa citée n'aurait acceptée tel quartier entre ses hauts murs. Mais la question ne se posait plus... Elenna avait été rasée par Vraorg durant la guerre, et il ne lui restait presque plus rien de celle qui l'avait vu naître si ce n'est l'emblème qu'il portait sur sa veste.

Il s'était habillé différemment pour l'occasion, il ne portait pas la lourde et belle armure de sa fonction, mais son attirail habituel de voyageur. Sa lourde veste de cuir, rapiécée par endroit, déchirée à d'autre. Couverte de tache diverse, du sang pour la plupart, qu'il n'avait pas réussi à correctement nettoyé et qui, dorénavant, faisait partie intégrante de sa tenue. Dessous il avait mis sa cotte de maille elfique, aussi légère qu'une chemise mais terriblement plus protectrice. Un pantalon de cuir brun finissait sa tenue avec ses bottes de ranger. A côté de cela il ne se séparait jamais d'Héritage, sa lourde épée courbe et dentée, dont la rune flamboyait d'une douce et tranquille énergie comparée à la puissance de destruction de sa lame. Les marques de cette même destruction se retrouvant telle des arabesque endiablées sur son bras droit et sa main.

Le regard dur, l'esprit aux aguets, il errait dans ces rues qu'il ne connaissait pas mais qu'il avait envie de découvrir ne serait que pour défendre ceux qu'il aimait. Matis ne cherchait pas vraiment grand chose quand il tomba sur une trace qu'il ne connaissait que trop bien malheureusement.

Se mettant au ras du sol il trempa son doigt comme pour être sur de la texture et de la couleur de cette tache, c'était bien ce qu'il pensait. Du sang, et frais qui plus est. Il se releva d'une traite quand il se rendit compte que d'autres traces se trouvait non loin de lui. N'écoutant pas grand chose d'autre que son coeur, il se mit en chasse, cherchant à comprendre ce qu'il se passait et à essayer de trouver qui avait bien pu être blessé.

Tournant de ruelle en ruelle, il finit par arriver en trombe dans une rue encore plus obscure, fut ce seulement possible ? Là se trouvait une jeune femme, blessée au bras, pied nue, recouverte uniquement d'un drap ou d'une couverture il ne voyait pas bien. Il décida de s'approcher doucement, laissant bien ses mains en évidence comme s'il ne voulait pas l'inquiéter.

Et bien et bien que fais une si jolie demoiselle dehors par ces temps qui courent ? Et surtout dans cette partie de la ville ?

Il avait essayé de prendre un ton doux mais ce n'était pas sa marque de fabrique et ça se voyait. Mais il n'y pouvait rien... Il s'approcha de nouveau tentant une nouvelle fois de lui parler.

Tu as besoin d'aide à ce que je vois... Qu'est ce qui a bien pu t'arriver?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 16 Juin 2016 - 10:49

Luth avait trahis, menti, tuer, peut-être n'était-ce que le contre coup de la vie de débauche qu'elle avait mené jusque là, une mort sans aucune dignité. Peut-être était-ce préférable pour tout le monde ?

Elle lâchait un soupir douloureux, elle avait l'habitude de la douleur sourde du aux coups, pas à celles des lames, les bleus disparaissaient facilement, mais les cicatrices un peu moins.

Elle arrivait à penser à ce genre de détail futile alors qu'elle allait probablement y passer, elle avait fini par ne plus croire au chevalier errant venant rendre justice aux oprrimés, cessant d'imaginer toute sorte de projet, d'espérer tout simplement. L'espoir c'était pourtant ce qui empêchait les gens de se tuer quand ils se réveillaient dans le désert ou se voyaient attribuer les bas quartiers. Elle aurait peut-être eu une chance dans les quartiers riches ou non loin du palais, mais ici elle ne trouverait rien de bon.

Lorsque enfin elle commençait à remarquer une présence - ou plutôt à l'entendre -, elle se ressaisissait, si elle aurait été armée elle aurait certainement tenté quelque chose de stupide comme tenter de tuer cette personne, ce qui aurait très probablement échoué, non, c'était même sûr. Mais peut-être que dans l'obscurité environnante, pouvait apparaître une petite lueur d'espoir.

Elle observait rapidement l'homme, analysant, il n'avait pas vraiment l'air ni même le tenue du paysan du coin, ni même du malfrat commun, elle tentait de peser le pour et le contre, il l'avait suivi à la manière d'un prédateur traquant sa proie, la piste de sang était encore fraîche, ça devait être comme ça qu'il avait du la trouvé. Mais elle ne baissait que très peu sa garde, l'homme était armé et pas vraiment avec une arme commune, celle qu'il portait devait être capable de faire des dégâts.

La demoiselle écoutait attentivement, ne dissimulant pas vraiment son air méfiant, même si à cet instant elle avait cruellement besoin d'aide, sa dignité lui interdisait de la mendier.

« On m'a attaqué. »

Elle jouait parfaitement le rôle de l'enfant effrayé - elle se servait assez souvent de cette apparence très enfantine pour se jouer de gens, pour les empêcher de se poser des questions ou même d'échapper aux punitions -, laissant même une fausse larme de joie lui échapper, elle avait répondu d'une voix douce, mais atrocement méfiante qui lui disait qu'il n'allait pas tenter de la tuer quand elle aurait baissé sa garde ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 16 Juin 2016 - 11:17

Elle agissait telle une bête blessée, et le capitaine pouvait parfaitement comprendre pourquoi. Perdue dans cette sombre rue, à moitié blessée, perdant bien plus que son sang. Comment aurait il réagit dans ce genre de situation ? Il le savait parfaitement pour l'avoir vécu, ou tout du moins avoir subit quelque chose de vaguement similaire. Mais pour le moment c'était son rôle de la réconforter et d'en prendre soin, elle devait être jeune, sans doute la vingtaine... Mais que faisait elle ici ? Et surtout qui pouvait bien l'avoir attaqué ? Un amant ?

Il n'y avait pas plus d'une bonne vingtaine de mettre entre eux deux, mais s'était suffisant pour qu'elle se sente un peu en sécurité s'il faisait le moindre mouvement. Cela lui laisserait le temps de réagir et de s'enfuir, mais ce n'était pas là le but de Matis.

Qui as bien pu t'attaquer, et que fais tu ici bas ? Ce ne me semble pas être un coin pour des gens comme toi tu sais...

Il s'approcha de nouveau, délicatement, en essayant de ne pas lui faire plus peur que cela, mais c'était compliqué au vue de sa tenue. Il était prêt pour la guerre, ou le combat tout du moins, comment arriver à se faire passer pour ce qu'il n'était pas ? Un homme sans danger.

Il porta sa main à sa tête et se gratta l'arrière du crane comme pour s'aider à réfléchir. C'était un sacré tic qu'il avait depuis des années maintenant, comme s'il ne pouvait s'en passer. Mais ce n'était pas vrai que cela l'aider, cela ne servait qu'à se donner un peu de contenance. Finalement il décida de se présenter et d'essayer d'en apprendre plus sur celle qu'il avait en face de lui. Ne serais ce que pour savoir qui elle était.

Je m'appelle Matis, je ne te veux aucun mal tu sais... Quand j'ai vu les traces de sang dans la rue j'ai eu peur qu'il n'y ait un mort, je suis content de voir que tu ne l'es pas. Pas encore tout du moins... Et toi ? Quel es ton nom ?

Il continuait de s'approcher délicatement en lui souriant, comme s'il ne voulait pas l'inquiéter, et pour ne pas la choquer plus que ça il continua de lui parler. Pour occuper son esprit et obtenir ce dont il avait besoin.

Ne devrais tu pas être soignée ? Une blessure comme cela doit faire mal n'est ce pas ? Je n'ai pas ce qu'il me faut sur moi mais je connais quelqu'un qui pourra t'aider... Mais pour ça il faudrait que tu m'accompagne, ça ira pour toi ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 16 Juin 2016 - 12:14

Quand la distance qui séparait les deux êtres fut moindre elle, eut un bref geste de recul, mais l'impasse gênait sa fuite, elle mâchonnait légèrement, pour se détendre à la manière d'un poulain devant d'autres chevaux adultes, une manière de dire : ne me fait pas de mal.

Son cœur se serait devant sa peur, elle se sentait à la fois vaguement en sécurité, mais étrangement menacée, elle connaissait l'humain et les manières abjectes de certains, tout le monde à ses démons après tout.

« Je ne sais pas, j'ai fui sans vraiment savoir où j'allais. »

C'était un demi-mensonge, ce n'était pas une arme très respectable, mais c'était pour se protéger et puis elle ne croiserait probablement plus jamais cet homme, alors un pieu mensonge pour sauver son honneur, n'était-ce pas une bonne chose ?

Elle ne le quittait pas des yeux, puis elle finissait par se rendre compte de sa tenue plus que légère, elle avait fuit avec un simple drap. Elle arrangeait donc pudiquement le drap comme elle pouvait. Affichant un air vaguement gêné, rougissant légèrement, le regard fuyant. Connaissant la demoiselle cette soudaine gêne était presque comique, ça ne lui ressemblait pas vraiment, comme si la gentillesse de l'homme la mettait à nu.

Ce n'est vraiment pas le bon jour pour mourir, Luth.


« Ne m'enterrez pas tout de suite. Elle mit un certain temps à lui répondre, réfléchissant à s'il était digne de confiance. Luthéana. »

Pour la suite, elle relevait légèrement son regard vers lui, l'écoutant avec une attention toute particulière, oui elle avait besoin de soin, autant pour éviter l'hémorragie que l'infection qui elle risquerait bien d'être fatale. Elle hochait donc positivement la tête.

« C'est douloureux, oui et pas très joli à regarder. Elle haussait les épaules. Qui est cette personne ? »

C'était surtout ça qu'elle craignait, prendre le risque de tomber inutilement sur une personne qu'elle connaissait ou qui la connaissait, elle aurait été obligée de répondre à des questions qui pourraient la mettre en péril, même si elle n'était pas connue ici, ni même ailleurs, elle se montrait particulièrement prudente.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 16 Juin 2016 - 14:28

Elle ne semblait pas vouloir beaucoup s'ouvrir à lui, comment cela pouvait il l'étonner ? N'était il pas un homme d'arme dans une sombre impasse alors qu'elle n'était qu'une petite et frêle créature blessée ? C'était du moins ce qu'il convenait de penser au vu de la situation, mais son expérience avec les Vampires lui laisser à penser qu'il devait se méfier. N'avait il pas été dans une situation de ce genre fut un temps ?

Matis hocha la tête tout en continuant de s'approcher délicatement. La jeune femme devait avoir peur de lui, tout autant qu'elle devait avoir froid ainsi. Il ne pouvait pas la laisser telle quelle sans parler qu'elle irait mal s'il ne lui faisait pas un garrot rapidement... Quoi qu'il se décide à faire, il devait le faire vite. Il ôta donc rapidement sa veste pour l'attraper et la tenir de la main tout en la présentant à la jeune femme.

Je vois... En attendant couvre toi, cela ne te fera pas de mal d'autant plus que tu dois commencer à avoir un peu froid non ?

Il s'approcha encore un peu pour arriver à longueur de bras, celui ci d'ailleurs toujours tendu vers la jeune femme. Jeune femme qui semblait tout de même avoir encore le sens de l'humour au vu de ce qu'elle venait de lui dire. Un léger sourire se dessina sur le visage de Matis.

Ho je ne t'enterre pas tout de suite Luthéana... Néanmoins tu dois quand même aller voir un guérisseur rapidement. Ce qui est sûr c'est que tu as toujours le sens de l'humour n'est ce pas ? C'est au moins ça de pris remarque.

Néanmoins quelque chose ne collait pas. Le personnage semblait ne pas vraiment réagir à sa blessure, soit elle était totalement inconsciente soit elle ne l'était pas et elle savait qu'elle ne risquait pas tout à fait sa vie. Quel paysan ou citadin pouvait le savoir sans avoir été entraîné ? Elle n'était pas une fille des bas quartiers... C'était du moins ce qu'il semblait comprendre au peu qu'il avait sous la main en terme d'information.

Il conserva son sourire tout en lui répondant calmement.

C'est un ami à moi, un bon docteur qui s'est reconverti dans les bars. Son nom c'est Andreï, le connais tu ?

Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle lui demandait cela, néanmoins il se doutait que, si elle n'était ce qu'elle voulait faire croire, elle s'inquiétait sur qui elle pouvait tomber. Mais dans sa situation pouvait elle réellement faire la fine bouche ? Elle était coincé et si l'autre qui l'avait blessé rappliquait que pourrait il faire sans révéler qui il était vraiment ?

Alors ? Va tu venir avec moi ou mourir bêtement dans cette sombre ruelle ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 16 Juin 2016 - 15:36

Luthéana l'observait lui tendre sa veste, elle hésitait un petit moment avant d'accepter, se couvrant avec sa veste sans trop faire attention, ne savant pas trop pourquoi elle acceptait cet élan de pitié à son égard. Ce n'était pas dans son habitude de se laisser aider de cette manière, elle en avait même oublié toute méfiance.

« Merci.. »

Elle avait une voix étouffée et les yeux un peu larmoyant, la bonté de l'homme semblait pas mal la toucher pour le coup, ou peut-être était-ce ses nerfs qui régissaient à la peur qu'elle avait eut pendant sa fuite. Le contre coup ?

Elle acceptait son aide au moment même où elle sentait sa conscience vaciller, s'accrochant avec pas mal de force à sa main, n'hésitant à aucun moment à utiliser son bras blessé pour ça, la contraction de ses muscles faisant saigner la plaie d'autant, pour ne pas sombrer. Elle tentait de feindre l'agacement, posant un regard léger et curieux sur l'homme tout en se stabilisant toujours en s'appuyant sur sa main.

L'humour dont elle avait fait preuve n'était pas surprenant, elle s'y raccrochait autant qu'elle se raccrochait à cette main tendue, ne se rendant même pas compte de la force d'on elle faisait preuve. Elle surmontait la douleur à sa manière, se mettant dans un sale état pourquoi au final ? Régler des comptes, la bonté de cet homme lui avait fait sentir à quel point ses actes désespérés étaient stupides..

Il lui aurait tendu une épée au bord d'un précipice pour ne pas chuter qu'elle s'y serait raccrocher de toutes ses forces, si cela aurait été sa seule chance de s'en sortir, elle n'aurait jamais lâché malgré la douleur. Quand l'homme commença à parler de son ami, elle hochait négativement la tête, refoulant les larmes qui lui venaient.

Quant à sa dernière question, lui faisait lâcher ses larmes, non elle ne voulait pas mourir, elle était jeune elle avait tout le temps pour se sortir de l'ombre dans laquelle elle avait allègrement plongé à la mort de sa mère. Le geste qu'elle fit était ensuite presque désespéré, elle se jetait contre lui tellement une enfant ayant besoin d'être rassurée, finissait par dire d'une voix larmoyante et douloureuse :

« Je ne veux pas mourir.. »
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Ven 17 Juin 2016 - 9:38


Il l'observa tranquillement tandis qu'elle prenait le manteau qu'il lui tendait. A dire vrai il sentit qu'elle faisait son possible pour ne rien laisser transparaître, mais c'était complexe. Elle ne pouvait pas vraiment faire croire qu'elle allait bien alors qu'un longue estafilade lorgnait son bras. Comment faisait elle pour tenir ainsi ? Il secoua la tête comme pour lui rappeler ce que lui même ou ses amis avaient vécu... Rien n'était comparable à Morneflamme, et pourtant...

Le capitaine eu un petit sourire quand elle lui dit qu'elle ne tenait pas à mourir. C'était normal après tout non ? Qui aurait envie de voir sa vie se terminer dans un coin aussi sombre et obscure que ça ? Qui était il pour lui faire ce genre de remarque aussi, il n'y avait que lui pour le dire de toute manière, ce n'était pas quelqu'un de très... Sensible par moment, et ses mots n'étaient pas toujours d'une douceur exquise. Hélas.

Personne ne le voudrais... Murmura il tranquillement avec de se ressaisir et de lui répondre calmement.Parfais alors, as tu besoin que je porte ou saura tu te tenir durant un petit moment ? La maison de mon ami n'est pas loin mais je veux savoir si tu te sens capable ?

Il s'approcha une nouvelle fois et arriva enfin au contact. Il n'y alla pas comme une brute, l'autre devait toujours être méfiante envers lui et il aurait du mal à lui en vouloir pour cela. Mais il se devait de l'aider du mieux qu'il pouvait, c'était sa vocation et son rôle après tout n'est ce pas ?

Y allons nous ? Ou souhaites tu encore profiter de la nuit et de cette magnifique ruelle ?

Il observa le ciel étoilé d'un oeil vif, ce qu'il aimait cette vue. C'était bien là un avantage qu'avait Aldaria à Elenna, on y voyait bien mieux le ciel et ses nombreuses étoiles.

Ils prirent donc tout deux la route menant à la maison de son ami Andreï, ancien médecin en chef de son régiment qui, à l’aune de ses vieilles années s'était retiré de la vie militaire pour devenir barman. Il ne comprenait pas vraiment le revirement de l'homme, mais après qu'il ait perdu femme et enfant, de maladie et de la guerre, comment pouvait il le juger ? Par deux fois il s'était rendu dans son bar pour discuter de tout et de rien. Mais aujourd'hui c'était un tout autre service qu'il allait lui demander, et pour une fille qu'il ne connaissait presque pas... Qu'il ne connaissait pas en fait !

On y est presque, à moins que tu souhaites que je fasse ça moi même, mais ne te plains pas si cela vire à la boucherie... Finit il en rigolant tranquillement.

Il essayait de paraître détendu mais il gardait quand même un oeil sur la ruelle derrière lui, espérant ne jamais voir débouler celui qui s'en était pris à la jeune femme. Sans quoi il devrait combattre et révéler qui il était vraiment... Ce qui ne serait pas une bonne chose pour son insertion incognito dans la citée.

M'enfin, on ne fait jamais ce que l'on souhaite toujours n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Ven 17 Juin 2016 - 12:45

« Je peux encore marcher. »

La demoiselle avait encore assez de dignité pour marcher d'elle même, même si c'était difficile, même si elle n'en avait pas vraiment envie, elle cherchait à se dépasser. Elle ne voulait pas paraître pour une gamine faible qui se contente d'attendre sagement son bourreau.

Elle penchait légèrement la tête sur le côté, comme si elle ne comprenait pas vraiment, elle prenait soin d'adopter des comportements très enfantin, préférant jouer la carte de la fille qui ne savait pas vraiment dans quoi elle s'était embarquée, comment aurait-il pu comprendre sa délicate situation si elle lui dissimulait sans vergogne tout les détails ?

D'ordinaire elle n'aimait pas vraiment mentir, mais comment aurait-elle pu avouer à son sauveur qu'elle n'était rien de plus qu'une catin que seuls les plus riches pouvaient espérer ? Qu'au final elle se livrait avec autant de facilité qu'une catin et qu'elle n'hésitait jamais vraiment à faire couler le sang ?

Elle le suivait sans rien dire, préférant se laisser guider par lui, tout en restant néanmoins sur ses gardes, l'homme avait peut-être abandonner sa traque ou peut-être qu'il ne les attendait qu'au détour d'une de ses ruelles sombres. Mais étonnamment avec cet homme elle se sentait en sécurité. Même si elle avait une attitude concentrée, fermée et le visage douloureux, elle ne voulait pas céder à la peur ni a l’abandon, même si s'accrocher autant à cet homme était certainement stupide, pour l'heure elle s'en moquait bien.

« Je préfère l'autre homme. »

Ce n'était pas un manque de confiance de sa part, mais quand on alliait, plaie et boucherie, c'était rarement bon signe, après tout. Et elle ne tenait pas à se retrouver avec une cicatrice qui abîmerait son corps. Et ce corps était en quelque sorte son outil de travail.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Ven 17 Juin 2016 - 13:43

L'autre refusait ses avances, c'était logique après tout. Ca l'était, tout du moins, si l'on prenait le problème dans le sens qu'il pensait être le vrai.Elle n'était pas une simple fille de la rue, mais dans ce cas, qu'était elle réellement ? Il tourna la tête pour la regarder un instant et lui laissa entrevoir son sourire. Mais dans sa tête des milliers de questions le tourmentaient, comme s'il n'arrivait pas totalement à les classer, à les ranger. A faire le tri dans tout ce qui se passait dans son cerveau, il avait beau n'est être pas un benêt, il avait du mal à comprendre ce qu'elle était.

Y'a pas de soucis, de toute façon c'est pas mon rôle de te materner n'est ce pas ? Dit il en plaisantant, détendre l'atmosphère était une chose, arriver à comprendre ce qu'il se passait en était une autre autrement plus complexe.

Les rues étaient sales, sombres, glauques et ne semblaient retenir que l'horreur d'une ville en décadence. Comment Aldaria avait elle pu laisser ceci arriver ? Comment ses habitants, qui se targuent d'habiter la plus belle ville du continent, avaient ils pu construire cet endroit ? Il n'en avait aucune idée mais aimerait bien comprendre un jour...

La remarque le fit sourire, étonnant qu'elle ne veuille pas de lui pour la soigner... Mais si la situation empirait il devrait agir à minima.

Oh comme je te comprend... A dire vrai je suis plus efficace pour découper les membres que pour les recoudre...

Héritage était là pour en témoigner. Soixante centimètre d'un vieil acier noir couvert de rune brûlante dans la nuit. Un côté tranchant pour découper facilement la chair et les armures. Un côté dentée pour détruire les esprits et les corps. Cette épée, ses runes et ses inscriptions portant haut le nom de sa Maison, les Falkires, quatre générations de combattant de l'Empire et des Empereurs qui se sont succéder. Il était le chef de cette famille qui avait gravie les échelons à la dure, sacrifiant ses aînés sur l'autel de la guerre. Un sacrifice pour une dette remontant à quatre générations, une dette qu'il ne comprenait pas et qu'un seul écrit tenait pour acquis.

Il était totalement dans ses pensées alors qu'il tourna dans une nouvelle ruelle. Mais à peine eut il tourné qu'il s'arrêta net, le bras tendu et le l'oeil vif. Quand la jeune femme arriva derrière lui, elle put se rendre compte que trois hommes bloquaient le chemin avec un sourire particulier. Un sourire rappelant à Matis une seule chose, un chasseur venait de trouver sa proie.

Et bien et bien... Tu m'aura fais courir sale garce !

A priori ils se connaissaient, c'était sans aucun doute la personne qui l'avait attaqué, mais il y avait quelque chose de bizarre dans cette affaire. Celui qui parla enchaina ensuite en observant Matis.

Je vois que tu t'es aussi trouvé un chien de garde... Il ne protégera pas tu sais... Et tu va souffrir ma belle....

Le capitaine de la garde Royale observa la jeune femme d'un air tranquille et souriant. En face il n'avait que quelques épée et n'était même pas équipé d'amure.. Ils ne pouvaient rien contre lui... C'était clair.

J'imagine que c'est eux n'est ce pas ?

Il regarda à nouveaux le groupe en face de lui tout en souriant. Héritage prenait le pas sur lui, appelant la guerre et la mort de ses vœux. Il semblerait qu'il allait de nouveau danser avec la mort.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Ven 17 Juin 2016 - 15:03

Il n'avait rien de surprenant à ce qu'elle refuse de se faire materner de la sorte, la dignité par exemple, mais elle acceptait son aide sans difficulté pour la simple et bonne raison qu'elle était incapable de se défendre seule et face à la menace qui planait au-dessus de leurs têtes c'était bien le minimum.

Elle le suivait donc naturellement, après tout elle avait passé le plus clair de sa vie à se cacher derrière plus fort qu'elle, cet homme ne faisait aucune exception à cette règle. Pourtant, ce n'était pas dans les habitudes de la noble de jouer selon les règles, mais sa survie importait plus qu'un simple jeu.

Lorsqu'il souriait, elle fut plutôt touchée, lui rendant un sourire lumineuxn mais mal assuré, qui contrastait avec la froideur et l'obscurité de la rue. Il était exactement ce qu'elle avait besoin de cas de danger, une lame sûre et qu'elle lame surprenant, elle possédait un aspect qu'elle n'avait jamais vu jusque là, cette dernière lui faisait presque peur, se prendre un coup d'une arme pareille devait être particulièrement désagréable, si l'on y survivait.

Mais elle ne fut pas surprise lorsque les trois les trouvèrent, elle restait soigneusement derrière son sauveur, mais non sans jeter un regard froid et méfiant aux hommes, presque quelque chose de mauvais à vrai dire. Elle se sentait en telle position de force qu'elle en oubliait presque la prudence, se contentant de grogner silencieusement en entendant les mots du chef. Espérant juste que l'homme qui l'accompagnait était aussi doué que le laissait supposer sa confiance au pire le temps qu'ils s'occupent de lui, elle aurait largement le temps de fuir.

« Oui, ce sont bien eux. »

Elle ignorait les remarques qui s'adressaient à elle comme de vulgaires coups de fouets, se contentant de prendre un air froid et distant, oui elle avait joué avec le feu, mais non cette fois-ci elle ne paierait pas. Après tout, elle n'avait fait que tenter de poignarder leur supérieur pendant une partie de jambe en l'air, rien de plus.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Lun 20 Juin 2016 - 11:36

Ainsi donc voila la banque de sacripants qui pourchassait la jeune fille ? Il s'attendait à... Mieux. A vrai dire non il ne savait pas vraiment à quoi il allait avoir à faire, mais ce qui était certain c'est qu'il ne s'attendait pas forcément à voir une petite bande de brigand de grand chemin en plein milieu de cette ville. Il lança un regard en coin à la jeune femme, qu'avait elle fait pour se mettre à dos ces gars là ?

Que leur a tu donc fait....

Mais avant qu'il ne finisse sa phrase celui qui semblait être le chef de cette bande de joyeux luron ouvrit la bouche comme pour contredire ce qu'il allait lui dire. Il ne semblait pas bien malin mais ne devait pas être le genre de gens avec qui l'on était heureux d'être brouillé.

Cette garce à essayé de nous planter ! Mais comme elle n'a pas réussi, on va lui montrer qu'on sait quand même bien s'occuper d'elle. Il passa le dos de sa lame dans le creux de son bras et observa Matis d'un air violent. Poursuit ta route sans te retourner et j'oublierais ton visage.

La menace était sous-jacente mais elle fit bien rire Matis, lui ? Partir sans se retourner devant tant de bêtise il ne put s'empêcher de laisser s'échapper un petit rire sarcastique. Il avait combattu et vaincu de bien meilleur guerrier qu'eux, et pourtant ils ne se sentaient plus ? Combattre une jeune femme qui fuyait était quelque chose. Affronter un vétéran de l'armée en était une autre, mais ça, ils l'apprendraient à leur dépend.

Et si je ne veux pas partir ? Dit il sur un faux ton stupide.

L'autre l'observa, sourit puis le désigna de la lame de son couteau.

On va donc devoir te passer dessus pour l'atteindre, tant mieux ça nous fera un peu d'exercice. On y va les gars !

Et les trois lurons se jetèrent sur lui sans autre forme de procès, ils voulaient le tuer c'était une évidence claire. Et pourtant ils n'y arriveraient pas vraiment, mais ils apprendre une bonne leçon... avant de mourir dans cette rue.Matis attrapa Héritage, sans activer sa rune car il n'en avait pas besoin contre cette race là. Les malandrins des rues ne méritaient pas de voir toute la puissance de son arme.

La première attaque vint de face, frontale, stupide et violente. L'épée fendit l'air dans le vain espoir de transpercer le soldat, mais elle rencontra un autre acier. D'un mouvement circulaire il envoya son poing dans le nez de l'attaquant, le déstabilisant assez pour lui transpercer la poitrine avec la longue lame d'Héritage. Un de moins, mais il n'avait pas le temps de s'en réjouir car déjà les deux arrivaient pour l'attaquer.

Ils tentèrent une attaque coordonnée mais c'était loin d'être des combattants accomplit. Le capitaine esquiva la première attaque et bloqua la seconde en revoyant son adversaire au sol. Profitant de cela il arracha le côté du second ennemi avec les dents de son épée, lui arrachant un cri d'effroi avant de tomber dans une flaque d'eau qui rougissait alors qu'elle se gorgeait de sang frai. Le dernier ennemi, alors au sol essaya de ramper pour échapper à son bourreau mais il était trop tard pour lui.

Matis lui bloqua le mouvement en appuyant son pied sur le dos et le força à se retirer, une sourire carnassier sur le visage.

Qu'avais tu dis déjà ? A oui, me passer sur le corps...

Et sans aucune forme de procès il lui transperça le coeur avec le bout de la lame de son épée. Il se tourna enfin vers la jeune femme, sans doute effrayée par ce qu'elle venait de voir si elle avait été qu'une simple citadine, mais Matis doutait de ce point.

Navré que vous ayez eu à voir ceci Madame. Continuons nous ? Nous ne sommes plus très loin...

Il était d'un calme absolu, comme s'il venait de revenir à lui après avoir laissé une bête prendre possession de son corps durant quelques longues minutes...
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mer 22 Juin 2016 - 11:13

Luth n'aurait jamais pensé qu'une simple affaire de vengeance puisse la conduire dans ces ruelles sombres, même si elle avait lamentablement échoué, tout cela allait peut-être un peu trop loin, elle avait juste blessé un homme et comme elle avait pour habitude de dire, s'il était blessé c'est qu'il était vivant, certes, ça n'en restait pas moins une attaque très certainement injustifié du point de vue des hommes, mais pas du sien. Par conséquent elle refusait de se livrer avec autant de facilité, plaçant toute sa confiance dans l'homme.

Elle préférait ignorer la question inquisitrice de l'homme, s'il l'apprenait il aurait certainement tôt fait de la livrer à la justice, même si elle n'était pas totalement persuadée que ce serait juste. Était-elle une criminelle ?

Pour l'heure elle se contentait de regarder de biais le vide, les yeux bas, elle avait un air qu'on aurait pu aisément jugé de coupable, elle l'était sans aucun doute, elle commençait petit à petit à se poser des questions sur sa situation.

Lorsque le ballet commença, elle observait la scène d'un air froid et détaché, ce genre de scène ne lui était pas inconnu, elle ne cillait à aucun moment quand le sang fut versé, il n'y eu ni supplique pour les vaincus, ni regards fuyant, pas plus qu'il n'y eut aucunes larmes. Elle se contentait de cette froideur maladive et de cet air air distant qui lui était propre.

Elle ne s'effrayait pas de l'air carnassier du vainqueur, qui avait gagné sans aucune difficulté face à ses opposants, néanmoins elle se posait quelques questions sur cet homme un simple commun ne pouvait décidément pas manier une arme avec autant d'adresser, ça paraissait inconcevable à la demoiselle.

« Qui êtes-vous ? »

Elle connaissait les hommes et leur manière de laisser la violence les porter, mais tout cela lui semblait néanmoins des plus étrange ce calme olympien après ce déferlement de violence, le doute traversait rapidement le regard de la jeune femme. Elle n'eut même pas le bon sens de répondre à la question de son sauveur, s'il n'aurait pas été là qu'est-ce qu'il serait advenu d'elle ? Sans doute serait-elle morte ou même pire, bien pire.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 23 Juin 2016 - 9:21

La jeune femme restait d'un calme olympien, ce n'était tout à fait naturel mais pas forcément choquant non plus si l'on avait déjà vécu quelque chose de similaire. Et il était tout à fait certain qu'elle avait déjà vécu quelque chose comme cela. Quand il l'observait directement, il pouvait voir le masque qu'elle portait, il sentait qu'elle avait de l'expérience dans ce genre de chose.

Sa question portait sur ce qu'il était vraiment, a dire vrai il ne pouvait plus vraiment lui refuser cela. Il avait été tellement vague qu'il aurait pu être n'importe qui mais ce n'était pas n'importe qui malheureusement pour lui. Aussi il prit un petit instant pour réfléchir à la suite à donner à ses événements, devait il tout lui dire ? Au risque que cela ne tombe entre de mauvaises mains ? Il ne pouvait plus vraiment lui cacher de toute manière, et si cela lui permettait d'obtenir d'autre information à son sujet.

Il hocha la tête comme pour lui même et se remit en route sans un regard pour les trois brigands qu'il de tuer. Il ne fallait pas qu'il se fasse voir ici à côté de ces morts et même s'il savait ne pas risquer grand chose, cela casserait sa couverture dans le quartier.

Ne traînons pas trop longtemps ici, la garde ne tardera pas à arriver et je ne tiens absolument pas à devoir leur expliquer pourquoi ces pauvres bougres sont mort.

Il se mit donc en marche vers la maison de son ami qui n'était qu'à quelques minutes de marche. Cela tombait bien car il n'aurait pas eu le temps de faire un détour supplémentaire, surtout au vue de la situation de la jeune femme. Il s'enquit donc de sa situation le plus rapidement possible.

Votre bras, comment ça va ?

Cela lui permettait aussi de gagner du temps et de réfléchir à la suite à donner à sa question. Elle n'était peut être pas quelqu'un digne de confiance, mais son calme et son stoïcisme était gage pour le rassurer... Ou pas. A dire vrai il ne savait pas quoi en penser, il n'avait jamais été très bon pour comprendre les gens et leurs motivations profondes. C'était peut être un avantage d'ordinaire, mais aujourd'hui ça ne l'était clairement pas.

Mais finalement il se décida à lui faire confiance, jusqu'à un certain point. Sans se retourner il reprit la conversation avec elle.

Si je vous dis qui je suis, me direz vous qui vous êtes réellement ? Car vous ne semblez pas être une simple fille de joie ou du quartier n'est ce pas ?

Il patienta quelques instants avant de poursuivre, d'une voix sombre, toujours sans se retourner.

Je suis Matis Falkire, Chef de la maison Falkire, ancien commandant de l'armée Aldarienne et actuel Capitaine des Lames de la Régente d'Aldaria et Survivant de Morneflamme. Il se tourna et sourit à la jeune femme avant de conclure. Et vous ? A qui ais je l'honneur ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mar 5 Juil 2016 - 1:26


Bien entendu, elle n'avait pas prévu l'habitude des effusions de sang en pleine rue, mais le sans en lui-même ne l'effrayait pas, même si elle préférait le calme d'une chambre et la douceur du poison. Pourquoi me direz-vous ? Parce que jamais la demoiselle n'aurait pu manier une épée de ce genre là, elle n'avait ni la force, ni la musculature requise pour le port de ce genre d'armes.

Confier un secret de ce genre là, quand on cherche à tout prix à dissimuler cela, à la noble pouvait s'avérer tout autant profitable que néfaste, elle avait parfois pour habitude de vendre ce genre de secret aux plus offrants, la fidélité ne faisait pas vraiment parti de ses principes après tout, alors pourquoi s’attacher inutilement à un serment ? Est-ce qu'elle lui ferait preuve du même égard. Mais au lieu d'un secret voilà qu'il lui mettait du baume au cœur en demandant son état.

« Ce n'est pas.. insupportable. Cela saigne encore, je ne vais pas mourir de suite. »

Pendant quelle exprimait le plus clairement la chose, elle observait un long moment son bras, comme une enfant face à quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Bien entendu elle avait déjà subit pas mal de coups, quelques blessures, mais rien de semblable par le passé. Il y eu même une pointe d'ironie dans sa voix.

Bien entendu qu'il valait mieux s'éloigner un peu de la scène du crime, ça semblait si évidant à Luth. Elle voulait être le plus loin possible.

« Bien entendu, vous avez vu juste, je ne suis ni une fille des bas quartiers ni même une catin. »

Le dernier point étant laissé à l'appréciation de chacun. Même si elle se faisant parfois payer grassement pour ce genre de services de temps à autres, elle n'avait pas besoin de mendier dans la rue des clients.

Elle fut surprise de l'homme, elle s'attendait à un garde mais pas vraiment à ce genre de.. personne. Elle fut troublée quelques instants avant de se reprendre réfléchissant entre mentir et dire la vérité, mais elle n'avait qu'une seule parole. Elle optait sans mal pour la vérité.

« Luthéana de la maison Valen, de Caladon. »
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mar 5 Juil 2016 - 9:28

Le capitaine sourit à la jeune femme quand elle lui répondit, elle gardait toujours de la distance entre eux, c'était compréhensible au vu de la situation. Craignait elle pour sa vie ? Cela ne serait peut être pas si étonnant après tout, ne venait elle pas de risquer sa vie dans une sombre ruelle ? Il hocha simplement la tête en écoutant ses paroles et lui répondit avec de l'humour et une pointe de douceur.

Non en effet, j'espère bien que vous ne mourrez pas tout de suite, vous êtes bien trop jeune et belle pour périr dans pareil endroit n'est ce pas ? Il rigola doucement à sa propre phrase tant elle était grotesque. Super habile comme approche n'est ce pas ? Voila bien le genre de chose que vous avez dû entendre plus d'une fois.

Tandis qu'ils se déplaçaient toujours dans les ruelles sombres d'Aldaria, la jeune femme répondit à ses mots par des phrases un tantinet trop vague. Enfin, rien de plus vague que depuis le début de leur randonnée nocturne après tout. Elle gardait en elle un secret, un secret qu'elle ne voulait pas dévoiler, mais elle distillait quand même quelques indices par moment, et celui ci en était un.

Mais ce furent surtout ses derniers mots qui le firent s'arrêter sur place, cette fille n'était pas n'importe qui, elle était une noble de Caladon. Les Valen. Matis les connaissaient de nom car chaque enfant noble que l'on éduque doit apprendre le nom des autres familles noble de l'Empire dans le cas où ils pourraient avoir à faire avec eux. Le capitaine ne les connaissaient pas très bien, et ne savait pas ce qu'il était advenu d'eux durant la guerre, questionner la jeune femme maintenant sur cela serait largement déplacé aussi eut il un air incrédule mais reprit rapidement sa route. Ils n'étaient plus très loin désormais.

De Caladon vous êtes ? Et de pas de n'importe où alors... Mais, si je peux me permettre, comment avez vous fini dans cette ruelle ? Et pourquoi surtout ? Vous a t'on fait plus de mal que je ne puis le douter ma dame ?

La voix de Matis s'était fait plus douce et plus respectueuse car il savait maintenant à qui il avait à faire. Rien n'aurait pu le laisser se douter de qui il s'agissait et il se rendit compte qu'il l'observait avec toujours plus de question. Mais il n'eut pas le temps d'en poser plus car ils arrivaient devant la maison d'Andrei.

Elle n'était pas particulière comparée aux autres, mais elle était dans un quartier un tantinet moins glauque que ceux qu'ils venaient de traverser.

Nous y sommes, je vais voir s'il est là.

Il tapa à la porte et n'attendit pas bien longtemps avant de voir débouler son vieil ami. L'homme avait sans doute la soixantaine bien pesé mais était aussi frais qu'un jeune homme, pour son âge tout du moins. Il observa la scène, presque pas étonné de voir son ami et ancien supérieur au côté d'une fille blessée qui perdait son sang. D'un geste rapide il les fit entrer dans sa petite maison.

Prenez place, je vais prendre mes outils... Tu m'amène des clients à cet heure là maintenant ? Que va dire Autone si elle savait.

Matis rit à cette petite pique sans lui répondre et amena la jeune femme sur une chaise. La salle était grande et presque dépourvu de décoration, l'homme aimait vivre simplement, une chose de plus qu'il appréciait chez lui.

Rapidement il revint et commença son travail. Avec un regard de paternel il observa Luthéana et lui posa une simple question tandis qu'il commençait à nettoyer la plaie.

Vous n'êtes pas chatouilleuse n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mar 5 Juil 2016 - 11:09


A présent la jeune femme gardait sur l'homme un œil bien plus attentif, elle avait du mal à saisir sa personnalité, il n'assumait pas pour deux sous ses blagues disons.. particulière. Et elle ne savait toujours pas si elle pouvait s'autoriser la confiance ou non.

« Et surtout ce n'est pas un jour pour mourir. »

Pour le reste elle préférait ignorer, l'humour n'avait jamais vraiment été une qualité de la dame, elle y était même totalement hermétique, elle n'avait jamais vraiment su pourquoi, d'ailleurs. Peut-être parce que dans sa famille personne ne s'était jamais autoriser ce genre de chose ? Elle lâchait un soupir discret à cette pensée avant de la chasser de son esprit.

Lorsqu'il s'arrêta brusquement, elle levait légèrement la tête, observant attentivement ses réactions, sa famille était connue pour œuvrer dans l'ombre et s'enliser dans des choses plus ou moins respectables. Si l'homme avait connu son père, s'en était fini d'elle.

« Avant Vraorg nous habitions à Aldaria. Elle marquait une soudaine pause à ses dires. Je préfère chasser ses images de mon esprit, ser. Ce dernier mot accentuant encore la distance qui les séparait. »

Elle avait senti la différence dans sa voix, mais elle préférait ne rien laisser paraître, elle n'avait pas besoin qu'on lui rappelle cette atroce nuit où elle craignait pour sa vie, elle ne se sentirait pleinement en sécurité qu'à des lieux d'ici.

Luthéana fut grandement soulagée à ce changement de quartier, restant très près de lui, peut-être même trop, de l'homme qui l'avait sauver d'une mort certaine. Elle le suivait même peut-être trop docilement. Elle ne fut pas donc surprise en le voyant frapper à la porte du dit ami.

Une fois entrée, elle observait rapidement la pièce dans laquelle ils se trouvaient, elle se contentait juste de faire bonne figure, lâchant un petit bonsoir, toute cette agitation avait pas mal puisé dans ses forces.

Elle s'asseyait donc à la place qu'on lui avait indiquer, se pliant aux soins, se contentant de serrer les dents, observant l'homme faire.

« Non, du tout. »
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mar 5 Juil 2016 - 13:41

Y'a t'il vraiment un jour pour mourir en même temps ? Lâcha t'il de manière mystérieuse.

Il en avait bien trop vu dans sa courte existence pour arriver à s'émouvoir de si peu, mais, et il ne comprenait pas vraiment pourquoi, la jeune femme restait fermée. Hermétique à toute forme ou tentative de détournement de la situation, comme si elle ne souhaitait pas partager son histoire et son vécu. Matis voyait bien dans ses yeux et dans ses paroles qu'elle avait vécu bien des choses. Intéressante peut être, dramatique sans aucun doute. Il connaissait parfaitement cet air pour l'avoir lui même eu il n'y a pas si longtemps.

Pourtant il était si différent d'elle, elle était jeune certes, mais il n'y avait pas que cela.Il y avait autre chose, comme si ils ne vivaient pas vraiment dans le même monde. C'était... Etrange. A ses paroles il ne put qu'hocher simplement la tête en ajoutant tout de même un petit mot.

Pas besoin d'être si formaliste avec moi tu sais, il est bien trop tard ou trop tôt pour m'appeler ainsi et cela ne me fait pas rajeunir. Ajouta il avec un léger sourire en coin. Il n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle avait sur le coeur. Mais de toute manière ce n'était pas le moment de parler de cela.

Il fallu attendre qu'Andrei commence son travail pour essayer de la faire parler, maintenant qu'elle était immobilisée par le travail de son ami de médecin il aurait parfaitement l'occasion de lui parler tranquillement. Il en profita néanmoins pour ôter son épée et la poser sur la table. Elle était aussi belle que la première fois qu'il l'avait vu, une véritable machine à tuer, une arme de guerre comme il n'en avait jamais vu d'autre. Et elle était à lui, elle était une part même de son esprit et de son être. Et un jour elle reviendrait à son fils ou à sa fille suivant les directions qu'ils choisiront. Mais il était encore trop tôt pour parler de cela.

Il reconcentra toute son attention vers la jeune femme et continua de lui parler tandis qu'Andrei nettoyer la plaie à l'alcool et commençait à recoudre le tout de ses mains expertes. Plus d'une fois il lui avait fait cela, et il était terriblement doué dans son métier.

Il n'y a pas de soucis à avoir avec lui, il est doué et m'a plus d'une fois recousu. Je n'en garde aucune marque ou presque. C'est qu'il fait bien son boulot ce bonhomme.

L'autre grogna en hochant la tête, se concentrant sur son travail de remise en forme de la jeune noble. Mais des questions demeuraient tout de même, Matis observa donc la jeune femme d'un air sérieux avant de lui parler.

Une question, plusieurs en fait reste posées. Si tu me permet je te les poserais maintenant ou préfère tu attendre demain que tu aille mieux ? Nous ne pourrons rester ici plus longtemps que le temps qu'il te recouse. Si cela te convient, tu viendra chez moi pour te reposer, histoire de reprendre des forces et que je puisse t'aider du mieux que je peux.

Il observa la jeune femme avec un grand et franc sourire, il ne lui laissait pas vraiment le choix en fait.

Cela te va ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mar 5 Juil 2016 - 14:04


« Il y a des jours mieux que d'autres disons. »

Elle se contentait d'hausser de nouveau les épaules pour se justifier, elle ressentait les choses comme cela, on a pas le droit de mourir dans certaines circonstances, ça pouvait paraître étrange pour certains mais pas pour elle. Très vite elle se perdait de nouveau dans ses pensées, le regard dans le vide, elle ne prêtait plus vraiment attention à ce qu'il se passait, s'autorisant à baisser un peu sa garde.

Luth réagissait uniquement quand l'homme posa son épée sur la table, peut-être était-ce pour l'inciter à se livrer à lui ? Très probablement mais cette arme avait quelque chose d'étrangement effrayant, elle ne l'aimait pas, peut-être était-ce une arme trop.. brute ?

Elle lâchait tout juste un grognement quand le vieil homme commençait à recoudre sa plaie, elle ne cillait pas et immédiatement après le grognement, elle mâchonnait légèrement, dans le vide, pour se focaliser sur autre chose que la douleur et pour se rassurer bien entendu.

« Les cicatrices ce n'est pas ça le problème. Vous m'aidez sans même me connaître et en dépit des risques que cela vous fait courir. »

En réalité tant de bonté à son égard la touchait, elle n'avait pas vraiment l'habitude par les temps qui courent d'autant de sympathie, c'était même tout le contraire. Mais en disant cela elle se trahissait un peu, elle n'avait pas vraiment le vocabulaire d'une enfant, qui tranchait singulièrement avec son visage enfantin et sa manière d'agir.

« Pose tes questions maintenant, ça sera fait comme ça. »

Elle n'aimait pas vraiment remettre à plus tard ce qui pouvait être fait de suite, néanmoins elle semblait plutôt inquiète, elle sentait qu'elle allait devoir clarifier un peu sa situation et ce n'était pas plus mal après tout, l'homme n'était pas stupide après tout.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mar 5 Juil 2016 - 14:48

Enfin elle se libérait un petit peu de cet espèce de tension qu'elle semblait avoir en elle, du moins, assez pour pouvoir parler un peu plus qu'à l'accoutumé. Pas de quoi s'emballer pour le moment mais il y avait clairement du mieux, et ça, Matis ne pouvait clairement pas passer à côté. Alors il en profita clairement, peut être un peu trop rapidement cela dit. Il venait de voir le regard qu'elle portait à son épée, il comprenait parfaitement ce qu'elle voyait en elle. Cette lame n'était pas belle, elle projetait une image de lui bien étrange et différente de ce qu'il était réellement.

Ne t'inquiète donc pas pour mon épée, Héritage ne te fera aucun mal et est assez rassasiée pour le moment je pense. D'autant plus que tu ne compte pas m'attaquer n'est ce pas ? En ce cas tu n'a rien à craindre.

Assis non loin d'elle, il pouvait enfin la regarder dans son ensemble et se rendre compte qu'elle était loin d'être quelconque. Cela n'en faisait pas non plus une beauté fatale, mais il y avait un certain charme chez cette jeune femme. Quel âge pouvait elle bien avoir ? Sans doute une quinzaine d'année de moins que lui... Il avait vieilli, cela le fit grimacer rien que d'y penser. Mais c'était le cours des choses non ? Après tout, même sa femme vieillissait même si elle avait plus de marche que lui. N'était elle pas sa cadette de plusieurs années ?

Oh ne t'en fait pas pour si peu ,si tu pense que des loustics comme cela me font peur tu es bien loin du compte. Et puis je ne puis laisser une jeune femme en perdition de la sorte. Que ferais je de mon serment de protéger la veuve et l'orphelin ? Sans parler de la population de cette ville, même si la personne en question me cache des choses.

Il laissa sa phrase en suspend, cela la fera cogiter sur ce qu'elle devrait lui dire et il ne s'attendait pas vraiment à ce que cela marche mais finalement elle parla. Très rapidement elle lui indiqua qu'il devrait poser ses questions ici et maintenant. Elle ne perdait pas son temps elle. Mais elle semblait inquiète... C'était donc à lui de la rassurer, il posa une main douce et aimante sur son épaule, uniquement dans le but de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas à s'inquiéter. Puis il la retira et lui parla plus ouvertement.

Parfait, je ne vais pas t'interroger comme je le ferais d'habitude mais il y a des choses étranges quand même.

Pourquoi est ce qu'ils te traquaient ? Réellement je veux dire ? Aurais tu été enlevé ? Maltraitée ou quelque chose du genre ? Et pourquoi être revenu ici, à Aldaria ?
Matis sourit un instant avant de conclure.J'ai tout un tas d'autres questions, mais autant commencer par là non ? Ensuite, et pour te montrer ma bonne foi à ton égard je répondrais à tes questions, si tu en as à mon sujet bien entendu.

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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mar 5 Juil 2016 - 23:23


Elle fut encore une fois surprise de la manière dont il parlait de son arme, presque comme il s'agissait d'une personne avec une volonté qui lui était propre. Ou peut-être que tout simplement il était fou, ce qui expliquait peut-être son habileté à faire couler le sang ou cette curieuse habitude qu'il avait avec sa lame.

« Je ne suis pas désespérée au point de me jeter sur un homme votre stature, ça serait stupide en plus d'être couru d'avance. »

La demoiselle disait cela comme si c'était une évidence, elle n'était rien de plus qu'une brindille face à lui, rien de plus, vu sa stature il aurait pu aisément lui briser toutes les côtes en l'étreignant, typiquement le genre d'homme qu'elle aimerait ne pas avoir à affronter d'autant plus que l'arme ne semblait pas des plus commodes.

Elle laissait un bref éclat de rire lui échapper quand il parlait de protéger la veuve et l'orphelin, le code de la chevalerie existait-il encore ? Cela la surprenait, bien entendu, elle avait vécu quelques guerres et à chaque fois les anciens qui clamaient le code riait de la mort.

« Ce ne sont pas eux qui me font le plus peur, je dois bien l'avouer. Tout comme je sais que je n'aurais pas toujours quelqu'un derrière moi pour me protéger. »

Luthéana partait défaitiste, il fallait bien mourir de quelques choses, elle n'aspirait pas à mourir à un âge avancé dans son lit, non, elle ne méritait pas cet honneur. A ses multiples questions elle levait le nez en direction de l'homme.

« Il se pourrait que j'ai plus ou moins blesser un homme, par le suite je me suis enfuit craignant pour ma vie, même si je suis venue de mon plein gré. Je ne suis qu'une femme, je me bas avec les armes que l'on me laisse. »

Elle baissait soudainement les yeux, semblant presque honteuse.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mer 6 Juil 2016 - 9:52

Le capitaine des Lames sourit en écoutant ce que lui disait la jeune femme, il n'était pas tout à fait certain qu'il gagnerait car elle semblait bien plus agile que lui, ce qui n'était pas très difficile en même temps. Mais il se demandait pourquoi elle partait ainsi défaitiste.

Oh je n'en suis pas si sûr, la force brute ne fait pas tout dans un combat. Et tu me semble bien plus agile que je ne le serais jamais n'est ce pas ? Je suis sûr que j'aurais beaucoup à apprendre de toi.

Matis comprit pourquoi la jeune femme riait à ses propos sur son devoir en tant que chevalier. Bon ce n'était pas vraiment lui le chevalier mais il avait un certain code de conduite et d'honneur que bien trop nombreux était ceux qui l'avaient oublié durant la guerre. Oui Matis défendait ce peuple autant que cette terre et ses dirigeants en quoi était ce si difficile à comprendre ? Après il savait aussi que beaucoup était ceux qui le prenait pour un fou. Qui était il pour se prétendre noble au point de ne jamais céder à la tentation ni à l'adversité ? Mais il n'en tenait pas compte, il faisait ce qu'il croyait être juste, peu lui importait qu'on se moque de lui.

Ce n'est pas très gentil de ce moquer jeune fille ! Mais ce n'est pas la première fois que je vois cette réaction, à croire que vous me prenez tous pour un fou par moment.

En tout cas je comprend parfaitement pourquoi tu n'avais pas peur d'eux, si vous aviez été en état sans doute les aurais tu battu n'est ce pas ? En tant que noble tu as dû recevoir un entrainement non ? Ou tes parents ne t'ont ils appris qu'à bien te tenir à table et bien envoyer paître les éventuels prétendants gênants ?


Matis rit doucement, lui même avait dû être un prétendants gênants un jour, mais il n'était pas très porté sur la question. De toute manière il n'avait pas fait un "bon" noble d'après ce que disait ses pairs. Et quel belle jambe cela lui faisait, il était ce qu'il était et bien nombreux étaient ceux qui l'appréciait ainsi. Les autres pouvaient bien aller se faire voir.

Quand elle raconta son histoire, il se rendit compte qu'il ne comprenait pas tout, comment avait elle fini là bas ? Et pourquoi le blesser ? Elle lui cachait quelque chose, quelque chose de dur à porter.

N'aie pas honte de ce que tu as fais, si tu l'a fait c'est que tu devais avoir une bonne raison. Tu as beau être une femme tu n'en es pas moins méritante n'est ce pas ? Pourquoi se rabaisser de la sorte ?

Mais cela n'explique pas tout, pour y être aller ? Et que t'on ils donc fait pour que tu les blesse ? Vu ta tenue j'espère qu'ils n'ont pas essayer d'abuser de toi...


Machinalement et rien qu'en pensant à cela Matis sera les poings si fort que ses phalanges blanchirent là où les marques de brûlure laissait encore la peau libre de trace. Il n'aimerait peut être pas ce qu'il allait entendre après.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mer 6 Juil 2016 - 11:32

« J'ai après juste les bases de l'épée, mais c'est tout, je sais à peu près par quel côté ça se tient une épée et c'est tout. Non, je ne suis pas particulièrement agile, je laisse cette qualité aux elfes. J'ai vécu dans une tour d'ivoire, il aurait été fâcheux que je m'abîme en m'amusant avec une épée. »

Bien entendu, elle savait quelques bases, mais face à n'importe quel soldat de base elle ne ferait pas le moindre poids, la stabilité et la force lui faisant particulièrement défaut.

« Le code, je pensais que c'était une chose sortant d'un conte pour enfants. Lors du retour des vampires, j'ai vu ces mêmes chevaliers ayant fait leurs vœux rire de l'agonie d'un ennemi, je les ai vu se réjouir de la mort. Voilà le pourquoi de ma réticence. Elle lâchait un profond soupir, étrangement, elle se sentait bien plus en sécurité entre quatre murs et se livrait avec bien plus de facilité. Et non, je n'aurais pas pu les vaincre, j'aurais probablement subi un sort pire que la mort, jusqu'à qu'ils se lassent, ensuite, j'aurais probablement péri de leurs mains ou d'autres. »

Quant à la folie, c'était quelque chose de plutôt subjectif, quelqu'un qui avait tout l'air de considérer une épée avec beaucoup d'attention était quelque peu étrange, certes, mais, ne dit-on pas que les gens bien sont un peu fous ?

Ensuite, elle l'écoutait attentivement, rougissant légèrement au moment où il évoquait sa tenue, elle avait totalement oublié qu'elle était quasiment nue. Et voilà qu'à l'écouter les larmes lui remontait aux yeux, non pas à cause de la douleur qui était devenue supportable, elle était juste émue à cause de l'homme.

« Tu me traites comme si j'étais quelqu'un de bien. Je suis la dernière descendante de ma lignée, pour continuer à vivre, j'ai dû faire des choses, plus ou moins bien. »

Elle lui jetait ensuite un regard douloureux qui signifiait qu'elle ne voulait pas être obligée de donner le terme exact de ce qu'elle faisait.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mer 6 Juil 2016 - 13:26

Il fut déçu de la réponse de la jeune femme quant à son enfance et sa formation initiale, mais qu'y pouvait elle vraiment ? N'était ce pas là ce que beaucoup de père noble faisait ? Son cas avait été particulier puisque lui même avait été formé à la guerre dès ses cinq ans. Un passé qu'il ne recommande à personne mais qui a fait de lui ce qu'il était et il ne pouvait qu'en être fier. Il hocha donc simplement la tête et lui répondit calmement.

Je vois. Après je comprend que t'es parents ne voulaient pas "t’abîmer" comme tu dis mais cela ne t'aide pas n'est ce pas ? Aujourd'hui le monde a bien changé et il serait dommage que tu trouve la mort par manque d'entrainement. Il avait fait cela des centaines de fois, il pouvait recommencer aujourd'hui aussi. Si tu le souhaite je pourrais t'apprendre deux trois choses. Pas de quoi faire de toi une machine à tuer, mais déjà tu sera plus capable de te défendre. Ce qui n'est pas mal n'est ce pas ? Finit il avec un sourire.

Mais il comprenait ce que lui disait la jeune femme concernant le serment qu'avaient fait les jeunes nobles lorsqu'ils rejoignaient l'armée. Beaucoup avaient déviés de ce "code" de conduite. Mais pas Matis... Du moins il l'espérait.

Nous ne sommes pas tous fait du même bois tu sais. Lors de la guerre contre les vampires j'ai été fais prisonnier par un conseiller du prince Noir, j'ai perdu beaucoup d'homme et de femme qui m'étaient loyaux. Des amis, des frères et des soeurs. Je ne peux me réjouir de la mort d'autrui pas après avoir subi Morneflamme et l'Aube Rouge. Ses souvenirs venaient le hanter une fois de plus et sa main trembla un instant. Il arriva à se contrôler et à reprendre le cour de sa parole. Néanmoins je ne peux me résoudre à abandonner, si l'on nous attaque nous devons nous défendre quitte à détruire notre adversaire.

Lors de la guerre civile j'ai suivi Korentin Kohan et j'ai traqué les loyaux de Fabius. Je ne suis pas forcément fier de cette partie de ma vie, mais il était hors de question d'abandonner la terre de nos Ancêtres aux Alayiens.
Il lui sourit tranquillement avant de conclure. Les choses ont bien changé aujourd'hui. Et ce n'est pas plus mal...

Les sombres paroles de la jeune femme le frappaient comme autant de lame, et il souffrait de ce qu'elle aurait pu vivre. Oui il ne la connaissait pas, et pourtant il sentait qu'il devait l'aider... Etrange de revivre ce sentiment une fois de plus.

N'y pense plus, tout cela est fini... Et c'est pour que tu ne risque plus ce genre de chose que je voudrais t'aider. Ce ne serait pas grand chose, mais cela serait bien de ma part. En tant que famille noble, je ne puis laisser ma semblable dans le besoin n'est ce pas ?

Il lui sourit une nouvelle fois. Il n'attendait rien d'elle, mais il voulait quand même l'aider. Peut être qu'un jour cela lui jouerait des tours. Mais certainement pas aujourd'hui espérait il.

Ses dernières paroles le touchèrent plus encore. Il sentit bien l'émotion latente de la jeune femme et il posa une main amicale sur son main dont le bras n'était pas en train de se faire recoudre.

Je te traite comme chaque personne que j'ai rencontré et qui se trouvait être dans le besoin. Tu es quelqu'un de bien, je n'en doute pas. Tu es peut être la dernière descendante de ta Maison, est ce que cela fait de toi une paria ? Ce que tu as pu faire ou ne pas faire pour survivre ne change rien à cela. Il soupira un instant et se cala dans sa chaise.

Crois qu'en terme de paria je sais de quoi il retourne. La moitié des nobles de cette ville me déteste pour ce que je suis. Un noble de second rang, sans terre, ayant épousée une roturière sans famille, sans titre et sans le sous. Un Officier de l'armée ami de l'Empereur des elfes et des Kohan, un être qui n'a de cesse que de tenter de mettre à mal l'héritage de certaine famille.

Toi et moi sommes un peu pareil tu sais. Ma lignée ne compte que mes soeurs, ma femme et mes enfants. J'ai dû faire des choses pour la sauver, des choses que je ne peux dire ici sans craindre pour ma vie.


Il secoua la tête et conclu.

Tout ça pour dire que je ne puis ni ne veux te juger. Tu es ici en amie, et je ferais tout pour t'aider, surtout si tu cherche à redorer le blason de Valen et reprendre vos terres.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Mer 6 Juil 2016 - 16:33


« J'arrive à survivre en m'entourant d'hommes et de femmes capables de le faire à ma place, c'est le seul moyen à peu près viable que j'ai trouvé pour le moment. Elle lâchait un petit soupir. Je ne voudrais pas abuser de ton temps. »

Elle se sentait vraiment pathétique à se plaindre de sa vie alors que dans la même pièce se trouvait un homme qui avait vécu mille fois pire et peut-être même deux. Elle avait l'impression d'être une enfant capricieuse.

« Je n'ai eu que quelques échos de ce qu'il se passait à Morneflamme, ma famille étant rangée du côté théocrate. Pendant cette période, je m'étais enfui avec un chevalier. »

Luthéana espérait que la paix durerait, toutes les personnes qu'elle croisait étaient incapables de mener de nouveaux affrontements que ceux passés. Et malgré les horreurs vécues tout le monde se forçait à vivre, difficilement.

« J'ai vécu la grande majorité des conflits de très loin, mais je comprends assez facilement ce que vous avez vécu. »

Elle lâchait un long soupir en croisant le regard de l'homme, quelque chose de presque douloureux, elle avait pas mal de mal à supporter toute cette attention qu'on lui portait si soudainement, ça la mettait un peu mal à l'aise. Observant la main qu'il avait posée sur la sienne.

« Justement, ce n'est pas aussi simple faut que je me tire de là où je me suis engouffrée. Mais je préfère le faire par mes propres moyens plutôt que d'encore mêler des gens à ces histoires. Je ne suis plus une enfant. »

Elle finissait par le regarder droit dans les yeux avant de lui demander d'un ton déchirant :

« Est-ce que faire couler le sang est forcément quelque chose de mauvais, est-ce que ça fait de soi une mauvaise personne ? »
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 7 Juil 2016 - 9:50

Matis secoua la tête doucement en l'entendant lui répondre. Comment avait elle fait pour vivre aussi longtemps ainsi ? C'était presque étonnant au final car elle réussissait malgré tout en manipulant les gens pour son propre bien. Après tout, chacun avait sa technique qui était il pour juger.

Je vois, mais tu ne me fera pas perdre mon temps d'autant plus que cela me rassurera de savoir que tu puisse te défendre convenablement par toi même. Il arrive parfois, et je ne vais rien t'apprendre, qu'on ne puisse compter que sur soi même n'est ce pas ? A ce moment là ce que je peux t'apprendre te sera utile.

Il l'observa, sans doute remettait elle en cause tout ce qu'elle avait été, tout ce qu'elle avait fait. Lui était passé par un chemin similaire, et ce n'était franchement pas quelque chose dont il aimait le souvenir. Sans doute cela sera il pareil pour elle. Les Valen étaient donc resté aux côtés de Vraog, mais elle, elle s'était enfuie ? Pourquoi ?

Mon père l'était aussi jusqu'à ce que je mette fin à son serment de façon définitive.Dit il d'une voix sombre et monocorde. Néanmoins cela ne veux pas dire que tu dois payer pour les fautes de ta famille. Et puis, pourquoi être partie ? Qui était cet homme et que te voulait il ? Si tu ne veux pas en parler je le comprend mais j'aimerais le savoir, par pure curiosité.

Ce n'était tout à fait vrai mais bon, il ferait comme si cela l'était. Néanmoins il secoua tristement la tête quand elle lui dit comprendre ce qu'il avait vécu. A la vérité personne ne l'ayant vécu ne pouvait réellement le comprendre. Et c'était tant mieux.

Peut être... Mais il n'y a rien de noble à dire cela, comprendre la guerre est une chose, la vivre en est une autre. Tu devrais être heureuse de ne pas avoir connu cela dans ta chair, mais après, tu as sans doute vécu des choses que je ne pourrais même pas imaginer. Chacun possède son histoire et ses aventures, cela fait de nous notre humanité et fais que nous sommes tous différent.

La jeune femme supportait mal tout ce qu'il lui disait, peut être n'avait elle pas l'habitude d'un homme désintéressé. Ce qui était fort triste à la vérité.

Pourquoi craindre de m'y ajouter ? De toute façon n'y suis je pas déjà ? Explique moi cette situation et je verrais ce que je peux faire pour t'aider d'accord ? Dit il en souriant.

La dernière question le fit tiquer, parlait elle de lui ? Non c'était autre chose.

Faire couler le sang n'est pas une mauvaise chose. A la vérité c'est plutôt neutre car l'acte en lui même n'est rien. L'important c'est la raison, pourquoi fais tu couler le sang ? Pour la conquête d'une terre, pour le fanatisme religieux, pour défendre un être aimé ? Chaque raison chance la nature même et le sens de cet acte.

Dans ma vie j'ai tué de trop nombreuse personne, cela fait il de moi une mauvaise personne ? Peut être, mais les raisons qui m'ont poussé à le faire me permettre de mieux le vivre.
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Jeu 7 Juil 2016 - 11:27

« Alors je serais ravie que tu m'aides. Elle trouvait le moyen d'afficher un maigre sourire, faux malheureusement. »

Elle avait cessé de vivre depuis quelques années, quatre pour être précis, à partir de ce moment, elle ne vivait plus, elle se contentait de survivre, comme elle pouvait, avec certes des méthodes pas vraiment respectables pour quelqu'un de son rang ou même pour n'importe qui qui avait un peu de respect pour lui.

Une vie de débauche comme la sienne aurait pu rendre n'importe quel homme fou, ce n'était pas quelque chose de louable ni même d'admirable. En réalité, elle ne faisait que se livrer au plus offrant avec autant de dignité qu'une catin. Non, ça n'avait vraiment rien d'admirable. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait faire d'autre ? Attendre en serrant les dents que quelqu'un daigne la prendre en pitié, partager sa douleur en faisant souffrir les autres ?

« Le mien était bien trop fort, mon père aimait se battre, il aimait les effusions de sang. Il n'a jamais connu ni retenue ni limite. Mais depuis qu'il est mort.. Elle lâchait ensuite un bref soupir. N'as-tu jamais eu envie de faire justice toi-même, là où les gens qui devraient le faire ne bougent pas ? À la suite de ça, elle affichait clairement un air mystérieux et un peu plus froid, affichant toujours ce sourire. »

Elle n'avait jamais réellement détesté son père, elle l'admirait exactement comme tous les enfants admirent leurs parents, il y avait juste des moments où elle l'aimait moins. Elle avait parfaitement assimilé l'idée que de se faire battre à la moindre erreur était une bonne chose, au moins cela lui avait permis d'éviter soigneusement les erreurs pour l'avenir, pour finalement devenir la personne qu'elle était, dans toutes ses nuances.

« Je crois que tu me surestimes, je ne suis pas quelqu'un de bien et tu es peut-être en ce moment-là en train d'aider une criminelle. Mais ça, je sais que ce n'est pas une bonne chose. »

Lâchant un rapide soupir, elle avait l'impression qu'elle ne ferait jamais rien de bien dans sa vie, et probablement qu'à toujours œuvrer dans l'ombre comme l'avait fait sa famille pendant des générations, elle connaîtrait sans doute une fin aussi terrible que celle de son père.

« Ne fait pas la même erreur que tous ces hommes, ne te fie pas à ce visage en réalité, j'ai les mains couvertes de sang jusqu'aux coudes. Il n'y a pas de doute à avoir tu es une bien meilleure personne que moi. »
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis Ven 8 Juil 2016 - 9:28

Le Capitaine de la garde Royale sourit à la jeune femme, enfin elle acceptait de se détendre, peut être n'était ce qu'une façade mais au fond d'elle même elle ne pouvait que savoir qu'il avait raison. Comment aurait il pu en être autrement ?

J'espère que tu ne dis pas cela pour me faire plaisir n'est ce pas ? Dit il en lui faisant un léger clin d'oeil.

Il observa son ancien doc en pleine "réparation" de bras, il était toujours aussi appliqué et sérieux malgré tout ce que Matis lui faisait subir. Il ne changerait donc jamais réellement après tout, il avait beau avoir vécu tout un tas de chose avec lui, il s'étonnait toujours de la capacité de l'homme à soigner les autres. Il était en train de finir les derniers points de suture et de nettoyer la plaie qui avait prie une bien meilleur tête, si cela était possible.

Hochant la tête pour lui même il écouta avec une attention renouvelée les paroles de jeune femme et à priori elle avait beaucoup à dire sur cet homme qui avait été son père. Elle ne semblait pas vraiment le porter dans son coeur même si elle semblait le chérir d'une certaine façon. C'était étrange comme relation, mais après tout c'était son père non ?

Je vois que ton enfance n'a pas dû être des plus facile.. J'ai connu quelque chose de similaire puisque dès mes cinq ans mon père m'a formé à l'art de la guerre. Ma famille offre l’aîné à l'armée, j'ai donc été élevé différemment de mon frère et de mes soeurs.

Il soupira en entendant sa question et lui répondit calmement bien qu'un peu trop rapidement à son goût.

Bien sûr que cela m'est arrivé... C'est pour cela que je me suis rebellé contre Fabius, c'est pour ça que j'ai combattu Vraorg. Faire justice par soit même n'est jamais la meilleure des solutions, mais parfois c'est la seule chose qu'il nous reste. Est ce que tu as fais ? Demanda il l'air sombre et profond.

Matis rigola à la phrase de la jeune femme, elle une criminelle ? Peut être en effet, et puis qu'est ce que cela changeait ? Dans le pire des cas il l'enverra en prison après, ce n'était pas grave. N'avait il pas déjà frayé avec des criminels ? Cela ne changerait pas grand chose à son avis.

Ne t'en fais pas pour si peux Luth, dans le pire des cas tu te laissera tranquillement conduire en prison n'est ce pas ? Mais j'ai de sérieux doute sur le fait que tu sois une criminelle. L'instinct.

La jeune femme semblait en plein désarroi, elle doutait de tout ce qu'elle était, de ce qu'elle devait faire. Autant de doute chez une seule personne était fréquent quand on entrait dans une certaine période. Mais là...

Allons allons, ne te met pas dans cet état là, j'ai fais des choses dans la vie pire que tout ce que tu pourrais croire et imaginer. Tu as fais des erreurs, tu as peut être même tuer des gens, cela fait il de toi un criminel de guerre ou une personne à abattre ? Non je ne le pense pas. Mais de toute façon je me fie à ce que je veux pour faire confiance à qui je veux.

Néanmoins tu n'as pas répondu à ma question, qui était ce chevalier que tu as suivi, et que t'a t'il fait ? Pourquoi n'est il pas là en plus ?
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MessageSujet: Re: « Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis

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« Comme la nuit paraît longue à ma douleur qui s'éveille. » - Pv Matis

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