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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
Nous jouons actuellement en Octobre-Novembre-Décembre de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne (équivalent de l'an 1760 d'Argent).



 
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Peut-on ne pas être ennemis? [PV]

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MessageSujet: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Mer 11 Mai 2016 - 5:13

À partir du 20 janvier de l'an 7 de l'ère d'Obsidienne


Après tout ce temps passé avec son Éclat de Feu, un vent de solitude l’attaqua tandis qu’elle montait les cimes elfiques. Seule, elle n’avait plus que sa détermination pour l’aider. L’idée de se rapprocher de ce qui avait été jadis son peuple la rebutait, voire l’effrayait, mais cela elle ne l’avouerait à quiconque. Elle tuerait pour ne pas entendre cette vérité prendre réalité dans la bouche d’autrui. Heureusement, ce n’est pas à Estëllin qu’elle avait affaire, mais à un endroit qui lui paraissait déjà moins pénible : le domaine baptistral. Bien qu’ils fussent des êtres pacifiques, ils n’étaient pas à sous-estimer. Le baptistrel de la terre, Eawyn Aerin, avait été un bel exemple durant la bataille des marais sanglants.

Verith et Kälyna n’étaient plus ensemble depuis un petit moment déjà. Elle avait pour mission d’aller requérir l’aide des plus grands soigneurs d’Armanda, car selon elle, c’était les seuls capables de venir à bout de la vilaine blessure que les Esprits s’étaient amusés à infliger à son compagnon. S’ils n’y parvenaient pas, cela signifierait-il qu’il n’y avait rien à faire? Ce n’était pas le moment d’y penser, mais plutôt de savoir comment demander l’aide à cette communauté pacifique. Elle, l’ancienne prêtresse de Vraorg et désormais ennemie publique, n’était pas la bienvenue dans aucun royaume. Cela signifierait-il qu’on lui refuserait l’accès au domaine? Ou pire, qu’on requérait l’aide de l’armée elfique pour la chasser ou l’endormir… éternellement?

Qui sait? Si Sombréclat n’essayait pas, elle ne saurait jamais. Pour mettre les chances de son côté toutefois, elle avait évité de passer par la voie royale et elle n’était pas passée par le chemin officiel non plus. Elle ne voulait croiser personne qui compromettrait ses plans. Bien sûr, elle aurait pu simplement retirer tout ce maquillage blanc et personne ne lui aurait porté attention. Mais cette peau de porcelaine faisait partie d’elle et sa fierté refusait de s’en séparer.

Une lueur écarlate se promenait entre les arbres et s’arrêta seulement lorsque l’or recouvrit des symboles lumineux trônant sur les arbres. Dans quelques instants, elle passerait la frontière du domaine. Concentrant son attention sur la demeure des baptistrels et évaluant déjà quelques scénarios possibles suivant son entrée, le monde l’entourant avait disparu de son esprit.
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Dawan Sywel
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Baptistrel Chanteciel

MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Jeu 12 Mai 2016 - 21:09

Love sur le monde

La chouette était perchée en haut d'un arbre.
Après tout, renier les origines de son sang aurait été futile. Résister à l'appel d'un arbre n'aurait pas eu de sens, si enneigé soit-il. Le baptistrel, de ces hauteurs, contemplait autant les montagnes et leurs sommets nacrés que la vallée, avec ses reliefs, ses arbres et ses abris à elfes. Le Domaine n'était pas loin: on voyait le sommet arrondi de ses bâtiments, plus ou moins adossés au roc, dépasser de certains arbres. Là-bas, c'était la famille, la maison. La sécurité, le confort, et ceux qui étaient chers à son coeur. Sa Luna était là, son Elrond était là… Que réclamait le peuple ?
Le chouetton regardait ces toits lointains avec en son coeur un petit sourire attendri. Le sourire allait en s'affirmant, comme ses sens cessaient de se fier à ses yeux, et s'étendaient aux mille vibrations de ce monde. Depuis les hauteurs, les vibrations au sol étaient un peu atténuées, mais elle étaient toujours présentes. Petits animaux, plus ou moins cachés, ou émettant les lentes et rassurantes vibrations de l'hibernation. Vibrations plaisante de la neige, partout, de la sève bien cachée dans le coeur des arbres, vibrations vagabondes du vent et des airs… Il s'y noyait, s'en enivrait, laissait son âme se blottir au milieu de tous ces chants-noms, sans la retenir. S'il n'avait été aussi bien installé contre la partie centrale de ce conifère, il aurait pu tomber, tout à son bonheur.

Il aimait chaque parcelle de ce monde, et la vie était belle. Un chant revint à sa mémoire, qu'une mère Enwr avait murmuré à son petit. Il laissa le souvenir faire son oeuvre, s'imagina que le petit était lui. Tout valait la peine d'être aimé, et tout en ces lieux était une chance.Connaître la rugosité d'un tronc, l'humidité de la neige, c'était une chance. Il les aimait. Les petits êtres cachés, il les aimait aussi. Les bipèdes, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs avis différents… Il les aimait. Même quand ils brisaient l'harmonie du monde par leurs gestes d'enfants malhabiles. Il aurait volontiers fait un gros câlin au monde entier, pour lui témoigner de son affection. Il en avait beaucoup trop, elle remplissait tout son coeur, et lui semblait déborder, sans jamais s'arrêter. Mais il ne voulait pas rentrer maintenant. Quel étrange paradoxe, ce besoin d'offrir de l'amour mêlé à ce besoin de solitude, d'instant hors de tout, hors du temps.

Il était un émerveillé, un fasciné, et un adorateur. Tout en ce monde lui était important, il voulait ne rien omettre, et tout adorer. Allez. Il était donc temps de faire ce pour quoi il était venu. Il tendit la main vers l'étui de sa vièle, et… S'arrêta dans son geste. Nouvelles vibrations, proches. Surprenantes. Elfe, mais si proche des vampires par bien des aspects… Il n'aimait pas fouiller le chant-nom des gens. Mieux valait aller la voir directement.
C'est ainsi que, quelques instants plus tard, après un bruit de feuilles-aiguilles remuées, Kälyna put voir apparaitre devant elfe un elfe, tête en bas, et un étui à vièle. Les deux étaient suspendus à une branche par une liane née de la magie de l'elfe. La blonde chevelure de Dawan tombait vers le sol, et c'était une chance que, ce jour-là, il se soit vêtu d'une tunique qui ne soit pas longue, et d'un pantalon qui couvrait correctement. Il observa Kälyna, et la reconnut aisément. Ces yeux dorés ne trompaient personne, et ce maquillage était plus parlant encore qu'un chant-nom.

"- Kälyna !"

C'était un petit couinement aiguë de grand enfant. Un couinement visiblement joyeux. Sans raison. Il avait le coeur à l'amour, pourquoi n'aimerait-il pas Kälyna ? Ses mains vinrent devant sa propre bouche, comme pour étouffer le sorte de gazouilli de petit oiseau, son peu habituel chez un elfe (même chez les chauve-souris-elfe), qui lui échappa. Finalement, ce furent de grands yeux gris plein de paillettes qui observèrent l'elfe au maquillage, toujours verticalement inversés, tandis qu'il s'exclamait gaiement:

"- Bienvenue devant le Domaine Baptistral, dame Vallaël ! J'espère que vous y ferez bon séjour, si telle est votre intention. Puis-je faire quoi que ce soit pour vous ? Vous servir de guide ?"

Ah, peut-être aurait-il dû avoir peur ? Il ne ressentait pas d'armes émanant d'elle, et aucune intention mauvaise. Qu'il était bon d'être Cawr, pour échapper à ces doutes et se permettre d'être aussi chaleureux qu'on voulait l'être.
Un mouvement de magie, et les lianes lâchèrent, permettant à Dawan de retourner au sol, et se remettre à l'endroit, attrapant l'étui de sa vièle pour le mettre sur son dos. Il offrit à l'exilée, la bannie, un sourire. Puis, sans hâte, avec grande douceur, il s'approcha d'elle et, tout naturellement, la prit dans ses bras. Il devinait que de la tendresse, elle n'avait pas dû en recevoir beaucoup ces dernières années. Il voulait lui montrer que les siens avaient le Soin dans leurs coeurs, quel qu'il soit. Son câlin était celui d'un grand enfant, avec l'amour d'un religieux.
Il avait cru sentir en elle une note qui lui indiquait que c'était le geste à faire.





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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Mar 17 Mai 2016 - 15:46

Le domaine baptistral ne se séparait de Kälyna que de quelques pas, quelques longs et nombreux pas, mais encore fallait-il les faire. Son objectif était tout près. Il lui suffisait de franchir ces arbres ornés de symboles lumineux et de passer cette entrée pour aller rejoindre ceux dont elle avait un service à demander. Mais ennemie de l’état, elle ne pouvait pas entrer comme ça l’enchantait. Si?

Elle n’eut pas à penser plus loin qu’un visage apparut devant le sien et le jeune elfe qui trônait sur la branche, tête à l’envers, était passé à un cheveu de la catastrophe. L’expression de la dame blanche s’était assombrie sur le champ et sa main avait formé un poing. Non pas dans le but de lui assener un coup, mais celui de l’étranger magiquement. Heureusement, elle n’avait pas terminé le geste clé et la magie qu’elle concentrait en elle s’était envolé aussitôt. Dissipée quelques secondes après que l’enfant, car c’est ce qu’elle voyait, ait prononcé son prénom. Qu’avait-elle perçu dans cette voix? Quelque chose qui la rendit confuse et poussa l’or à le fixer intensément. Il était… joyeux? Où était le mépris, la colère ou la frayeur? Ça ne faisait pas de sens…

L’incertitude ne quitta pas l’éclat de son regard, maintenant le contact avec le jeune elfe. Elle étendit ses sens pour fouiller la forêt à la recherche de d’autres individus, par exemple de potentiels elfes voulant l’embusquer et qui se servait de ce leurre pour la dérouter. Ses muscles s’étaient raidis et elle restait sur ses gardes. La confusion grandit en elle face à cet accueil bienveillant et ces paroles chaleureuses. Ses sourcils se froncèrent. On lui offrait de l’aider et même de la guider. Pire, on l’accueillait. Quelque chose clochait. Où était le piège?

Sombréclat suivit du regard le singe qui descendait de sa branche et qui… lui souriait?! Elle ne lui rendit certainement pas ce sourire, conservant son regard froid et évaluateur. Décidément, ce petit être avait su piquer sa curiosité par son comportement étrange. Elle n’avait pas plus bougé lorsqu’il s’était approché. Que lui voulait-il donc?

L’or grandit face à la surprise que lui conféra ce geste se voulant empli d’amour et de tendresse. Il n’y avait pas de mauvaises intentions derrière ce câlin, c’était la certitude qui la frappa. Un tel moment remontait à des années et des années en arrière. Lorsqu’une forêt était resplendissante par sa verdure et qu’un royaume représentait son peuple. Or, il y avait cette jeune elfette à la chevelure de jais qui lui montrait son affection même si la dame froide n’était pas capable de le lui rendre comme elle l’aurait voulu. C’était il y a plus de 385 ans…

Les bras de Kälyna s’étaient levés, mais non pas pour enlacer l’elfe. En moins d’une fraction de seconde, ils repoussèrent la chouette comme s’il était devenu soudainement brûlant. La dame prit ses distances et Dawan aurait pu croire qu’il était devenu un monstre par la façon dont elle le fixait.

« Comment oses-tu me toucher? Ne sais-tu pas qui je suis? »

Il avait pourtant prononcé son nom au complet. Il n’était pas difficile de connaître son identité, étant donné son maquillage et sa réputation la précédent. Qui était assez fou pour l’approcher, la toucher, voire la câliner? Un jeune elfe à la vièle, on dirait.

« Où se cachent-ils? »

L’elfette parlait bien sûr de ses assaillants, tapis dans l’ombre et qui n’attendaient que l’opportunité pour rapporter sa tête à Aegnor Evanealle. Ces êtres qui attendaient que le moment où elle baissera sa garde pour l’attaquer. Tout ceci, ça ne pouvait qu’être qu’un piège monté, n’est-ce pas?
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Dawan Sywel
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Baptistrel Chanteciel

MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Sam 4 Juin 2016 - 11:52

L'étreinte avait duré peu de temps. Ç'avait suffi. L'odeur de la forêt et du sang, ainsi qu'un brasier ardent… Voilà ce qu'elle avait évoqué à Dawan. Oh, non, rien à voir avec le chant-nom de Kälyna. Ce n'était que sa propre sensibilité. Ce n'était que ce qu'il ressentait émanant de cette créature à la peau bicolore.
Le brasier, il crut le sentir passer des mains qui le repoussèrent violemment à son petit corps, comme un choc électrique. Cela lui arracha un faible couinement, à l'image de la véritable douleur. Tous deux reculèrent, les mains de Dawan se portèrent sur son propre coeur, pour l'empêcher de se briser dans son torse. Étrangement, cela semblait fonctionner. Il ne cilla pas en levant ses yeux de Lune vers la dame de Vraorg. Il ne cilla pas devant ce regard qu'il avait bien trop connu jadis. Elle ne comprenait pas… Personne ne comprenait. Il n'y avait que la musique qui parlait le véritable langage. Kälyna comprendrait bien mieux s'il lui offrait une étreinte de musique plutôt que cette étreinte chaude de chairs, qui ne transmettait rien. Il fallait parler autrement.
Pas maintenant. Maintenant, il avait cinquante ans. Peut-être plus, peut-être moins. Et la forêt était grande, vaste, tropicale. Malgré les vibrations qu'il ressentait, il se sentait apprenti, ignare, avec un monde à découvrir, et pur de toute vision de violence. Il voulait partager cet instant ancien avec elle. Il voulait que, comme lui, elle puisse ressentir la tendresse et l'amour, non pas envers une personne, mais envers tout ce qui était en ce bas-monde. Un instinct étrange lui indiquait qu'elle en avait besoin.

Où se cachaient-ils ? Dawan comprit que "ils" étaient les siens. Il répondit en conséquence, désignant de la main la forêt derrière lui, un fin sourire sur les lèvres.

"- Les bâtiments du Domaine se trouvent en cette direction. Nombre des miens y vivent, y étudient." Lesdits bâtiments n'étaient pas encore visibles, masqués par les végétaux qui composaient cette forêt, arbres et buissons, ainsi que par le relief. Sa voix resta toute de douceur et d'intentions délicates. Désignant ensuite la terre, entre eux deux, il ajouta: "Pourquoi ne pas passer cette frontière ? Le Domaine se veut neutre politiquement. À ce titre, il me semble que vous seriez moins en danger auprès de nous." Il n'aurait su supporter de la voir tomber devant lui parce qu'elle avait trop tarder à se décider à rentrer en terres de paix. "Je doute que mes frères et soeurs de coeur, les membres de l'Ordre cherchent véritablement à se cacher. Nous n'avons juste pas été avertis de votre arrivée."

Petit à petit, il re-devenait adulte. Du moins, autant que ce mot pouvait avoir de sens le concernant. Il reprenait peu à peu conscience des événements, d'une idée de chronologie, des regards autres que le siens qui pouvaient se poser sur cette dame aux yeux dorés. Il s'interrogea sur la possibilité qu'il y avait pour que la précédente réaction de cette fière elfe eut été dictée par la peur. En ce cas, s'il voulait la voir s'apaiser, il n'y avait qu'une solution.

"- Je sais votre nom, le son que l'on utilise pour vous désigner, ainsi que la mélodie qui vous compose. J'ai ouïe-dire le jugement qui avait été rendu par l'empereur des elfes vous concernant." Un ton un peu plus posé, un peu plus bas, comme si plus encore qu'auparavant il craignait de la blesser. "Les membres de l'Ordre ne sont pas soumis à ce jugement. Au nom de nos principes, nul parmi nous ne vous lèvera la main sur vous." Il leva les yeux vers elle, en revanche. "Au nom de mes principes, je me dois de veiller sur vous comme je veille aux autres êtres vivants. Votre passé n'y change rien." Il ferma lentement les yeux. Un bref silence, une écoute… Avant d'admettre enfin: "Je suis Dawan Sywel, Lié aux étoiles." Ce qui voulait dire bien des choses quant à son serment, quant au cheminement de son existence, quant à ses capacités. Il espérait qu'elle le comprendrait, et l'entendrait sans qu'il eut besoin de le dire.





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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Lun 13 Juin 2016 - 20:29

Le regard de Kälyna se promenait. Une seconde, il était sur Dawan à observer le moindre de ses gestes. L’instant d’après, il couvrait les arbres d’or et fouillait à savoir si quelque chose se cachait derrière ces branches dénudées. Il n’y avait rien d’autre que le bruit du vent qui soulevait doucement la neige et le son que faisait leur respiration. Ce n’était pas normal! C’était trop tranquille. Mais où se trouvait le piège? Se pouvait-il qu’il n’y en ait pas? Personne ne surveillait les alentours de la cité elfique? Certes, Estëllin était encore loin, par-delà ce chemin de pierres blanches et lumineuses qu’elle avait voulu éviter comme s’il était fait d’un brasier ardent.

La dame blanche savait où se trouvait le domaine. Ce n’était pas la réponse à laquelle elle s’attendait. Elle ignora presque le petit elfe, continuant de chercher à répondre elle-même à sa question. Mais un point lui fit regagner son attention, quelque chose dans les paroles de l’elfe qui sembla faire énormément de sens à ses oreilles. Il est vrai que les baptistrels s’affichaient neutres en théorie. Mais qu’en était-il de la pratique? Décidément, l’ex-chauve-souris n’avait rien compris. L’éclat soucieux fouilla parmi les nuages bienveillants. Pouvait-elle lui faire confiance…? Pouvait-il ne pas être son ennemi?

« Je suis Kälyna Vallaël, ancienne prêtresse de Vraorg, ennemie publique des royaumes d’Armanda et j’ai été mise à mort par l’empereur elfique Aegnor Evanealle pour les crimes que j’ai commis. »

Mais tout cela, la chouette le savait déjà. Pourquoi prenait-elle la peine de l’annoncer de sa voix froide et calme? L’une des raisons était de voir si un élément viendrait troubler le ciel de ses yeux gris. Peut-être s’y cacherait-il du dégoût? Ou plutôt de la crainte? C’était deux sentiments qu’elle comprendrait sans problème. Elle ne serait pas surprise par une lueur de vengeance ou de colère. Elle était la terrible dame et c’est tout ce dont elle méritait, n’est-ce pas?

Ses mains blanches vinrent se poser l’une contre l’autre et doucement, la dame forma un salut elfique dans les règles de l’art. C’était un geste respectueux à l’égard du baptistrel, mais il avait un autre but. Ne disait-on pas que deux elfes se présentant l’un à l’autre ne s’agresseraient pas? Supposément… Mais on disait aussi que les elfes bannissaient les leurs au lieu de les mettre à mort. Kälyna n’était plus un membre du peuple elfique. Est-ce que toutes ces règles s’appliquaient toujours?

« Dawan Sywel, ce n’est pas en tant qu’ennemie que je viens auprès de l’Ordre baptistral. Si vous êtes bel et bien le Baptistrel des étoiles que vous dites, alors vous savez que je dis la vérité. Malgré toutes les rumeurs dont je suis l’objet, celle qui raconte que je détruis tout ce que je touche est fausse. J’anéantis seulement ceux qui désirent me faire du tort. »

Sa voix était sans équivoque. La frontière pouvait sembler minime, mais elle était là. Sa vie avant celle des autres et les remords ne l’affecteraient pas. Si Sombréclat devait tuer pour s’en sortir, c’est ce qu’elle ferait sans hésiter. Voilà qui était une autre vérité.

« Si vous êtes d’accord avec cela et que vous garantissez ma sécurité, alors sachez que j’aimerais prendre refuge au Domaine. »

L'or scruta à nouveau la forêt. Il n'y avait malheureusement pas d'endroit où Kälyna se sentait en sécurité.

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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Ven 17 Juin 2016 - 20:25

Les mains jointes en salut de Kälyna parurent pour le petit elfe comme une tentative de parler son langage. Ils étaient deux créatures aux habitudes et façons d'agir bien différentes. Ce pas qu'elle faisait vers lui… Il en était touché. Un sourire d'innocent et ravi enfant des étoiles se glissa sur ses lèvres, tandis qu'il l'imitait, à gestes délicats. Pas de dégoût, pas de crainte dans ses yeux. Pourquoi y en aurait-il eu ? Il ignorait même comment un être vivant aurait pu l'écoeurer. Quant à la crainte… Le chant-nom de Kälyna l'aurait trahie. Au lieu de cela, le regard que Dawan gardait rivé vers l'ennemie publique des royaumes était le même regard que celui qu'il portait à ceux qu'il souhaitait protéger: un regard rempli d'amour, de bienveillance, de souhaits pour qu'elle se rassure.
Les mots qui suivirent refroidirent subtilement le chanteciel. Rien de visible, si ce n'était sa soudaine immobilité, sa tête de chouette légèrement penchée sur le côté.Un temps passa où le silence se fit entre eux. Pour Kälyna, cela pouvait ressembler à uninstant où son sort était en suspens. Dans les faits, son sort était entre ses mains, et le maître baptistrel cherchait simplement les bons mots.

"- Au sein du Domaine, je ne veux accepter aucun meurtre, contre vous ou par vous. J'ai confiance en mes soeurs et frères de l'Ordre. En vous laissant pénétrer ces terres, je vous fais également confiance." Il espérait ne pas le regretter. Il devait ne pas le regretter. Il en allait de sa propre survie. Mais s'il venait à ne pas le regretter… Alors il aurait montré combien miséricorde était une bonne mère. "Ne tenez-vous pas à démontrer l'adage qui veut que l'on récolte ce que l'on sème ?" Un nouveau sourire, complice, presque amusé. L'instant suivant, froissements de tissus, et ses pas légers frôlaient à nouveaux les herbes. "Suivez-moi !"

Ils n'eurent pas l'occasion d'échanger à nouveau, au sens commun du terme. Sur la route, le petit elfe chanta, les notes qui lui évoquaient son Domaine, les notes d'un chanson populaire, une ode à la nuit. Un pas bondissant et, de temps à autre, un bref retour en arrière le temps dede sautiller autour de Kälyna en chantant les soirées entre Enwrs auprès du feu, instruments en main, dans une union qui ne se retrouvait pas au sein d'une nation, que seul le territoire rassemblait, confiants et sereins comme cela n'aurait pu exister sans le Fondateur. De temps à autre, un arrêt, une main caressant une épine de pin non-loin, un tronc d'arbre, son souffle de brume évoquant son émerveillement au coeur de sa nouvelle maison, qui les accueillait si bien. Plusieurs fois il tendit la main vers sa camarade, prêt à lui proposer une danse, avant de se raviser.
Il chantait, doux, calme et fasciné, et peu à peu les pointes des dômes et tours qui composaient le domaine apparaissaient, par-delà les arbres, en levant le nez vers le sommet de la montagne. Impatient de partager ce qui lui tenait tant à coeur, Dawan ne pouvait s'empêcher de presser le pas. Son chant s'engagea vers des notes plus légères et hâtives, avant de se taire, petit à petit, comme agissant en vase communicant avec les glougloutements des eaux qui courraient le long des toits, des murs. Bientôt, ils furent au pied des premiers piliers, qui soutenaient les bâtiments surélevés, reliés à ceux accrochés à la montagne. Le baptistrel désigna du doigt l'immense construction, pâle et subtilement ouvragée, de la main, son regard pétillant d'étoiles de joie tourné vers son invitée. Un petit rire lui échappa. C'était sa façon de présenter cet endroit merveilleux, celui où la paix était une note constante, où l'harmonie était une musique qui berçait les jours et les peignait de douceur.

Bientôt, il put commencer à la guider vers une porte d'un premier bâtiment. L'intérieur était lumineux, de grandes fenêtres garantissant l'éclairage des lieux, une magie puissante faisant brûler des flammes bleutés dans tout le domaine, y maintenant une chaleur confortable. Le sol était pour l'instant constitué de pierre de la montagne, taillé comme un carrelage, peint avec beaucoup de soin. Peintures et sculptures décoraient les couloirs qui s'offraient à eux. Leurs voix résonnaient étrangement. Une fois à l'intérieur, le chanteciel se tourna à nouveau vers la nouvelle venue, s'imaginant que pour elle tout cela devait être fort neuf. Trouvait-elle cela plaisant ? Si ce n'était le cas, c'était à lui de rendre son séjour agréable. "Voici le refuge dont vous désiriez l'accueil. Nous disposons de bibliothèque, d'instrument, de matériaux voués aux divers arts, et d'instructeurs pour chacun d'eux, si cela vous chante. Mais peut-être avez-vous faim ? Soif ? Mal ?" Ce dernier mot sonna avec une pointe d'inquiétude. Il n'avait pas senti de souffrance au-travers d'elle, mais le demande était un réflexe protecteur qu'il n'avait pas encore perdu. "Je peux vous guider vers les appartements que nous laissons à disposition de nos invités, si vous le souhaitez."





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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Mar 28 Juin 2016 - 16:49

Sans mot, Kälyna le fixa et observa sa réaction. La bonté qui brillait dans le regard du baptistrel était déroutante. Il n’y avait rien de normal chez lui. En fait, ce n’était pas le bon terme. Après tout, la normalité n’existait pas et il n’y avait plus rien à ses yeux qui l’était. Pourtant, là où elle s’était attendue à de la méfiance, du dégoût ou de la crainte, il n’y avait rien de tout cela. Seulement de la bonté, de la bienveillance et de l’amour…?! Aucun sourire ne fut rendu au jeune elfe, son expression conserva sa froideur caractéristique et l’or analysait encore la situation. Il ne semblait pas y avoir de pièges, mais tout lui semblait si étrange.

« Je ne briserai point votre confiance, si vous faites de même avec la mienne. Je ne suis pas ici pour causer du chaos et répandre le sang. Ce traitement, je le réserve qu’à mes ennemis et jusqu’à la preuve du contraire, vous et les vôtres, n’en êtes pas. »

Elle avait parlé d’une voix calme qui n’était pas imprégnée de hargne. Il n’y avait toutefois pas la douceur que Dawan aurait méritée par son charmant sourire et ses gestes attentionnés. C’est d’un geste de la tête qu’elle affirma qu’elle était prête à le suivre et c’est ainsi que le domaine baptistral se rapprocha d’eux. Elle ne porta aucun commentaire sur son guide qui chantait. Tout d’abord, parce qu’il ne lui cassait pas les oreilles – la vérité était que Kälyna aimait bien la musique-. Mais surtout parce qu’il pouvait bien chanter, danser, sautiller, bondir, s’il le désire. Ce n’était pas à elle de lui dire ce qu’il avait et n’avait pas le droit de faire; elle n’était pas chez elle. Elle le suivait tranquillement et gardait son or posé sur lui. Était-ce mal que de penser qu’il ressemblait à un enfant? Pourtant, elle préférait ces derniers que ces énergumènes qui se disaient adultes et tous puissants. Bien sûr, elle n’accepta pas la main qu’on lui proposa à maintes reprises.

Ils étaient enfin arrivés. Le domaine baptistrel se dressait face à eux et tout ce qui manquait fut qu’ils y entrent. Nul besoin de déposer les armes de l’ancienne prêtresse à l’entrée puisqu’elle n’en avait pas ou du moins, n’avait rien de tangible pour blesser autrui. Elle jeta un coup d’œil à l’intérieur avant de pénétrer comme si elle s’attendait à y voir un brasier ou un quelconque piège. Bien sûr, elle laissa le lié des étoiles entrer le premier et le suivit après avoir jeté un dernier coup d’œil à la montagne elfique.

L’endroit était splendide. La dame ne s’était pas attendue à une telle tranquillité. Elle pouvait entendre des gens chanter au détour d’un couloir. On pouvait presque palper l’harmonie qui habitait en cet endroit. Ce n’est pas pour autant qu’elle appréciait le domaine baptistrel. Ça ne restait qu’une bâtisse quand on y pense. Ses pas résonnaient sur les pierres de la montagne et elle suivait toujours son guide. Le seul changement que la hors-la-loi notait fut qu’elle s’y sentait en sécurité ou du moins, c’était l’un des seuls endroits qu’elle n’avait pas l’impression qu’elle devait y défendre sa vie. Elle ferait attention à ne pas baisser sa garde, toutefois.

Dawan se tourna vers elle et la réponse de la dame fut surprenante. Son rire retentit, brisant le calme qui régnait dans l’endroit. Rire cristallin sans note de moquerie ou de méchanceté qui ne dura pas plus de quelques secondes. Elle avait été surprise par les paroles de l’elfe.

« Vous devez bien être le premier qui me demande si j’ai faim, soif ou si j’ai mal. »

De l’amusement peignait sa voix. Mais ses paroles n’étaient-elle plutôt tristes? Kälyna se considérait seule au monde, c’est le sentiment qui l’englobait en tout cas, et bien qu’elle se disait n’avoir besoin de personne, personne ne lui accordait son attention. Bien entendu, à l’exception des menaces de mort qu’on lui conférait. Une autre exception prenait la forme d'un dragon rouge, être dont elle appréciait la présence.

Sombréclat esquiva la question. Elle n’avait pas mal. Peut-être un peu faim ou soif, mais elle ne voulut pas quémander. Elle s’arrangerait. Elle s’était toujours arrangée par elle-même.

« Des appartements pour invités? Vous m’offrez réellement à rester? »

Kälyna n’avait pas caché le choc que cette invitation lui avait fait. Elle le fixa un moment, cherchant encore où se cachait le piège ou le mensonge. Bien sûr, il n’y en avait pas et ça lui paraissait presque impossible à ses yeux. Elle acquiesça d’un signe de tête pour signifier qu’elle acceptait son invitation. C’est ainsi qu’elle le suivit encore à travers les couloirs. Elle s’arrêtait parfois lorsqu’une peinture, une sculpture ou une décoration accrochait son or. Son regard analysait tout ce qu’il voyait, prenait note de la façon dont le domaine était construit et observait tout.

Ses nouveaux appartements apparurent. Elle attendit que l’elfe lui ouvre la porte comme une invitation à y entrer. Ses sens examinèrent l’endroit et elle chercha les pièges où il n’y en avait pas, mais c'était plus fort qu’elle. Ce n’est qu’une fois qu’elle fut certaine que l’endroit était sécuritaire qu’elle y entra.

« Fermez la porte derrière vous. »

Sombréclat désirait un peu d’intimité quant à la discussion qui viendrait. Elle vint s’asseoir sur le lit et son regard se posa sur Dawan. Pas d’arrogance ou de dédain qui s’y cachait, seulement de l’appréhension.

« Je ne suis pas ici pour prendre refuge. Je n’ai pas mal, mais j’ai un… ami… qui souffre d’une grave blessure et je suis ici pour vous demander votre aide, à vous et les vôtres. Si vous ne voulez pas m’aider alors personne d’autre ne le fera. Je ne suis pas ici pour vous obliger à quoi que ce soit. Je comprendrais que vous refusiez. »

Kälyna avait hésité sur l’utilisation du mot « ami » pour désigner Verith, mais il était le seul être au monde auquel elle s’était attachée. Il était son ami. Si ce n’était pas le cas, elle ne serait pas au domaine à chercher à l’aider comme elle le faisait à l’instant.

Maintenant, c’était au tour du baptistrel de prendre la parole. Il pouvait briser les espoirs de la terrible dame avec l’emploi de quelques mots seulement.

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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Ven 8 Juil 2016 - 13:12

Dawan ferma effectivement la porte derrière lui, rassuré. Il avait un instant cru que les appartements ne convenaient pas à Sombréclat. Pourquoi ? Qu’en savait-il. Ils avaient une logique si différente, ce pouvait être tout et n’importe quoi, quelque concept qu’il ne comprenait pas. Il resta debout, non loin de la porte, quand elle fut assise. C’étaient désormais ses lieux, il n’avait pas à empiéter sur ce territoire. C’était une intuition, et si elle lui échappait avec la plupart des bipèdes, il y revenait habituellement pour les animaux, les dragons, et autres créatures particulières qui n’avaient à passer outre ces notions étranges.
Le chanteciel pencha légèrement la tête sur le côté, à l’évocation de l’ami. Il ignorait s’il avait mal entendu, si Kälyna avait prononcé un nom à la place du mot « ami », mais l’image de ce dernier, le concept de ce dernier, cette essence particulière qui lui rappelait l’ultime instant des esprits et la sombre colère d’une créature aux écailles de sang, lui parvinrent. Son invitée avait dû penser trop fort, pour que les vibrations qui la composaient sachent se mêler à sa voix, et évoquer dans le coeur du baptistrel l’ami en question. Un ami… Oui, il avait senti combien le mot était particulier, combien son utilisation était unique et exclusive, pour la bannie. Ce mot n’était pas anodin, il venait de son coeur. C’était touchant. La demoiselle n’était pas aussi insensible et inaccessible qu’elle voulait le laisser paraître. Dawan n’avait juste pas su obtenir son amitié. D’autres gestes, d’autres mots devaient atteindre la sombre dame. Pour témoigner de sa sympathie, il faudrait s’essayer à d’autres manières.

Son petit sourire se dessina sur ses lèvres. Il savait qu’il allait lui faire plaisir. Respectant son vœu d’intimité, de secret, sa voix se fit murmure, tout juste audible pour la distance qui les séparait.

« - Je n’ai personnellement aucune raison, aucune envie de ne pas soigner votre ami. Je doute que mes frères et sœurs de l’Ordre y voient également un quelconque inconvénient. Nous sommes baptistrels, et non juges, si c’est là ce que vous craignez. »

Il leva le nez vers le plafond, réfléchissant à ce que tout cela allait impliquer. Mais comme ledit plafond était beau, il tendit la main vers lui, comme pour le caresser à distance. Ramenant sa mimine auprès de son torse, il expliqua donc :

« - Je crains de ne pouvoir le soigner seul, d’autant plus s’il maintient son actuelle taille. L’idéal serait de le rétrécir, et d’obtenir autant l’aide de Cawrs que d’Enwrs… Si cela ne vous ennuie pas. Laissez-moi proposer aux miens de me seconder à cette fin, et nous aurons plus de chances de soigner une telle blessure. Laissez-moi également le temps de réunir les Cawrs : Aramis Thrëde nous revient bientôt, mais pour l’heure, elle n’est en ces lieux. Son aide serait des plus précieuses. »

Il était confiant. Verith n’allait tout de même pas faire son timide, non ? S’il était capable de demander de l’aide, il devait être capable également de la recevoir. Et s’il avait pu s’imaginer un instant qu’un seul bipède suffirait, il avait bien de l’espoir envers ledit bipède. A moins que…

« - Si vous préférez que je me charge seul de sa blessure, je le peux. Cela me demandera néanmoins beaucoup de temps. Mais qu’est-ce qu’une poignée d’années dans la vie d’un elfe ? Je suis prêt à les offrir à un dragon. »

Son sourire c’ était élargi, une ébauche de rire comme un gazouilli s’était échappé de ses fines lèvres. C’est tout aussi légèrement qu’il ajouta, sur un sujet plus grave pourtant :

« - Est-il prêt à apaiser son ire le temps qu’il passera pour ses soins auprès de Cawrs ? Nous sommes sensibles. Un mensonge de son envergure aurait sans doute de lourdes conséquences sur nous. Il devra être prêt, comme nos autres visiteurs, à déposer les armes. » Façon de parler, bien entendu .





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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Ven 15 Juil 2016 - 2:49

Pour avoir pensé à Verith, on pouvait en effet dire que la sombre dame l’avait fait. Dire qu’elle avait aimé intensément, voire aveuglement, un dragon blanc pour en aimer un autre maintenant que ce dernier n’était plus de ce monde. Mais ces deux situations étaient complètement différentes en soi! Nuances, c’était un amour profond et partagé qui liait les deux êtres incompris tandis qu’avec Vraorg, le lien avait toujours été unilatéral. Sombréclat désirait le bonheur du Feu de l’Ire, car ce dernier était attentionné à son égard. Elle croyait fermement qu’il lui voulait du bien et que ce n’était pas un mensonge ou une idée saugrenue qu’elle se faisait. Normalement, Kälyna n’aimait pas les individus ou en était indifférente. Mais c’était différent avec le Rouge. Elle tenait à lui, serait attristée de le perdre ou de le voir souffrir et pouvait, en effet, le qualifier d’amis. Elle ne le dirait pas à voix haute, mais c’est ce que son cœur racontait.

La tension qui vivait dans ses épaules disparut subitement. Ce qu’elle avait cru être une possibilité commençait à devenir une notion plus concrète. Maintenant qu’elle était au Domaine, entourée de Baptistrels, et que le petit elfe lui disait que ses frères et sœurs de l’Ordre pouvaient l’aider et qu’elle ne serait pas jugée, Kälyna se sentit mieux. L’espoir brilla dans l’or qui n’avait pas quitté Dawan une seule seconde.

« Je ne veux point dénigrer vos capacités, Lumière Céleste, mais je crains que vous ayez raison. Je doute que seul vous parviendrez à soigner mon ami. Moi-même, étant mage d’exception, n’y ai malheureusement pas arrivé. »

Kälyna avait tout fait pour venir en aide à Verith. Mais ses capacités magiques n’étaient pas suffisantes pour effacer la blessure que lui avait causée Feu. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de stabiliser la plaie et de limiter les dégâts. Toutefois, il suffisait que le dragon rouge se meuve pour que la blessure retrouve son état de base. Ce qu’il fallait, c’était de parvenir à refermer la plaie complètement.

« Votre offre est bien aimable, mais le temps nous est compté. Je ne voudrais pas vous hâter, mais je n’ai pas le choix dans ma demande. Voyez-vous, une sombre menace recouvre Armanda et il sera trop tard si nous devons attendre des années. Normalement, les gens ne voudraient pas me croire. Mais je sais qu’avec vous, c’est différent. Vous savez que je dis la vérité. »

L’ancienne prêtresse avait pris un ton sérieux. Elle n’avait pas détaillé plus qu’il ne le fallait à propos de cette menace. Mais dans cette sombre forêt se terrait quelque chose de mystérieux et d’extrêmement dangereux. Elle-même ne connaissait pas précisément les détails puisqu’elle n’avait pas rencontré personnellement des chimères, mais elle savait qu’elles existaient. Verith les avait rencontrées et cela en faisait un important atout contre cette menace.

« Ne vous faites pas d’angoisses, lié aux étoiles, l’ire du dragon libre n’est dirigée qu’envers ceux qui le méritent. L’honneur et le respect sont toutes deux des notions des plus importantes pour Verith. »

L’Aile de Mort ne s’attaquerait pas à des gens venus l’aider, ça, Kälyna n’y croyait pas. Toutefois, il était un être difficile à cerner dont on pouvait aisément brimer sa fierté. Gracieusement, l’elfette se releva de son lit et se tint bien droite face au chanteur. Elle vint poser sa main blanche là où son cœur se trouvait.

« Je ferai tout en mon pouvoir pour apaiser l’ire de Verith. Je garantis votre sécurité et celle de vos frères et sœurs de l’Ordre baptistral durant les soins. Je vous le promets. »

Et malgré tout ce qu’on pouvait penser de l’horrible abomination qu’elle était, Kälyna respectait toujours ses promesses. Peut-être n’était-elle pas aussi horrible qu’on voulait le faire croire?

« Combien de temps vous faudra-t-il pour réunir les Cawrs? Je tâcherai de contacter Verith lorsque le moment sera voulu. En attendant, puis-je abuser de l’hospitalité de votre Ordre? Bien sûr, j’apprécierai que personne n’entre dans les appartements que l’on me prête sans que je l’aie préalablement invité à entrer. Pour leur bien. »

Ce n’était pas des menaces, mais une simple prévention. Ce n’était pas une sage idée de surprendre la dame blanche.
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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Ven 15 Juil 2016 - 12:59


*heartsong*

Dawan ferma les yeux, les mains près de son coeur, la mine brusquement attristée, mélancolique. La menace qui planait sur le continent, il la connaissait, pour l'avoir ouïe de la voix céleste de Néant. Ils n'avaient pas été à la hauteur. Tous. Et cette brève trêve que les événements leur avaient accordé n'était donc qu'une illusion. De l'espoir pour les fous, et ceux de Dawan se brisaient peu à peu. Ces rêves, ces futurs... Plus rien. Plus rien ne l'attendait par-delà le temps, plus rien ne l'attirait par-delà les âges. L'harmonie qui était l'essence de son être et de cet instinct qui le faisait se battre pour sa vie, cette harmonie allait se briser, tomber, et avec elle le sang des êtres aimés. Il n'y aurait plus qu'eux pour justifier de son existence. Pour eux... Car s'il avait dû se fier à son seul confort, voir ces chants adorés s'abîmer de souffrances, sans plus d'harmonie pour l'abreuver, aurait suffit à lui faire émettre sa seule fausse note; celle qui briserait son chant-nom.

Le coeur du chanteciel était lourd, et le coin de ses yeux humide. Il avait nié cet instant, s'était bercé d'illusion, et payait désormais le prix de ces rêves interdits. Ses lèvres étaient pâles sous la fine morsure qu'il leur infligeait.
Kälyna dut croire qu'en ces signes il témoignait de ses craintes envers Verith, car elle se montra bien attentionnée à ce sujet, plus qu'elle avait pu l'être de toute leur rencontre. Dawan aurait aimé y être sensible. Il aurait aimé que cela le réchauffe et panse ses plaies, lui démontre ce qu'il savait: les êtres vivants étaient toujours présents, les dragons de même, et le temps des larmes n'était pas venu. Mais sa peine s'était blottit au fond de lui, l'isolant, l'enfermant dans ses bras pour qu'il ne puisse autre sentiment ressentir. son regard était brillant lorsqu'il rouvrit les yeux pour observer la dame sombre, et répondre à ses pragmatiques questions, d'un ton qu'il voulait le moins tremblant possible:

"- Nous ignorons exactement quand Aramis Thrëde nous reviendra. Ce n'est peut-être qu'une question de jours. Je refuse que vous ne receviez pas notre accueil durant ce temps. Kälyna Vallaël, elfe de rubis, puissiez-vous ici trouver le repos et la paix."

Il prit une longue inspiration. L'air qui se glissa en lui parut glacé. Véritablement glacé. Il avait passé les mois de Novembre, Décembre et Janvier, à jouer avec la neige, à se glisser dans l'eau, qu'elle soit solide ou liquide. Il ne s'était vêtu que de fins morceaux de tissu pour fouler de ses pieds nus cette étendue de lumière qui lui avait longtemps été refusée. Ce n'était rien à côté de cet air: celui de la mort en suspens, de l'épée au-dessus de leurs têtes, et de la fin des rêves. Un tremblement le saisit, un frisson, et il porta ses mains contre ses bras. Les larmes glissèrent le long de ses joues lorsqu'il remercia son invitée:

"- Votre bienveillance envers les membres de mon Ordre me touche. Je ne veux entendre qui que ce soit médire de vous." Il avait si froid. Besoin des bras de quelqu'un. Elrond, Luna, ou même un frère Enwr. Quelqu'un dont le feu interne brûlait. "Ne vous inquiétez pas pour moi. C'est juste... Les chimères. Je pensais... J'avais l'espoir..." Il secoua négativement la tête. "Puisse Verith nous défendre aussi longtemps que cela sera possible." Son souffle demeurait incroyablement calme, même s'il se faisait plus profond, plus aisément audible. Estimant que ce n'était pas là une vision qui devait plaire à la Dame, il força son sourire, se promettant de lui offrir plus gai spectacle... Plus tard. "Je vais prévenir les miens, si vous me le permettez."





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MessageSujet: Re: Peut-on ne pas être ennemis? [PV] Ven 22 Juil 2016 - 4:02

Kälyna ne lui avait pas permis de prévenir les siens. Tout ce que Dawan avait pu faire, c’était de tourner son corps vers la porte. Aucun pas ne lui avait été autorisé parce que des bras d’une blancheur immaculée, quelque peu maladroits, l’avait arrêté lorsqu’ils avaient entouré son petit être. C’était sans le moindre son, dans toute sa grâce, que l’elfette s’était rapidement déplacée à ses côtés et elle s’était légèrement penchée afin de faire ce que quiconque aurait cru impossible : un geste affectueux. Son visage restait froid et sérieux, mais son étreinte parlait pour elle.

Doucement, elle fit pivoter le petit elfe afin qu’il se tourne vers elle et qu’il puisse se blottir confortablement dans les bras qu’elle lui offrait. Le silence l’accueillit. La dame n’avait pas de mots à lui dire et n’allait pas lui mentir en lui disant que tout irait bien. Non, Armanda n’allait pas bien et elle était bien placé pour savoir de quoi elle parlait. Les gens ignoraient à quel point leur petite vie tranquille serait démolie lorsque les Chimères sortiraient de leur sombre forêt. Était-ce une question de minutes, de jours ou de mois? Elle ne savait pas et c’est pourquoi Verith et elle surveillaient l’Ouest du continent.

Sombréclat se détacha du chanteur. Posant sa main sur son poignet, elle l’invita à s’asseoir sur le lit qui était devenu sien et à s’installer près d’elle. À nouveau, elle lui offrit ses bras et sa présence. L’ancienne prêtresse de Vraorg devait être tombée sur la tête! Personne ne comprendrait ce qui venait de traverser son esprit méchant et cruel. Sauf peut-être le Chanteciel, lui-même? Or, Kälyna n’était pas méchante ni cruelle, seulement incomprise. Quoiqu’elle pouvait être méchante et cruelle quelques fois. Mais de là à dire tout le temps, c’était un peu exagéré, non?

De sa main, elle effaça les larmes qui étaient apparues sur les joues du baptistrel. Pourquoi tant d’attention à son égard? Il était le premier être depuis bien longtemps qui avait voulu lui faire un câlin, qui ne l’avait pas considérée comme un monstre mais plutôt comme un être vivant à part entière et qui lui avait offert de l’aider.

C’est les bras d’une mère qu’elle lui offrit et qui voulaient représenter la protection qu’elle lui offrait contre toutes les atrocités de ce monde.

« Je ne les laisserai pas briser tes rêves, Lumière Céleste. »

Petit murmure que ses lèvres noires échappèrent d’une douceur étonnante. Non, elle ne lui dirait pas de sécher ses larmes ou que ça n’en valait pas la peine, pas plus de ne pas s’inquiéter. Le jeune elfe avait tous les droits du monde de pleurer ou de s’inquiéter. Qui était-elle pour lui dicter ce qu’il avait et n’avait pas le droit?
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