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La lisière Elfique est en place à la frontière du 27 octobre au 27 novembre . L'entrée ou la sortie du Royaume Elfique sont donc compliquées entre ces deux dates.
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Douceur et délicatesse TERMINE

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Dawan Sywel
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Baptistrel Chanteciel

MessageSujet: Douceur et délicatesse TERMINE Lun 1 Déc 2014 - 17:09

--Soir de l'Aube Rouge

La journée avait parue affreusement longue. Outre le fait que l'agitation constante et les repas pris de façon individuelle rendaient compliquée une quelconque estimation de l'heure, le côté désagréable de cette journée ne faisait qu'allonger les secondes. Car disons-le: si être mis à l'épreuve était une bonne chose, il n'était jamais agréable de voir s'aligner devant soi les blessures et les cris de douleur. Et les tentacules. En même temps, une journée qui commençait par une arrivée surprise d'Alayiens, puis un câlin de Néant, cela ne pouvait pas être une bonne journée. Définitivement.
Il pouvait s'être passé deux heures, ou plusieurs jours. Dawan avait à peine eu le temps de raconter ses aventures à ses collègues. Il s'était précipité à son "poste", et ne manquait désormais pas de travail. Bon sang, on n'avait pas idée de violenter ainsi d'autres êtres vivants ! Il vit des blessures qu'il n'aurait pas imaginées possibles, entendit des cris à fendre son coeur en deux. On vit l'apprenti, comme ses frères d'adoption, ne perdre aucune seconde, passer son temps à chanter les sorts de soin, à apporter du matériel adéquat à qui le demandait. Il fallait faire de son mieux, et mieux encore. Il fallait tous les sauver. L'Enwr avait encore à sa mémoire le goût amer de son échec à sauver ces innocents, massacrés par les Alayiens. Et il savait déjà que rien n'effacerait cela. Ils n'avaient pas eu la mort-récompense que doivent avoir les êtres vivants après une vie complète. N'ayant pu empêcher cela, la culpabilité le rongeait, animait d'autant plus ses gestes, alors qu'il se précipitait auprès d'un blessé nouvellement arrivé. Il lui parla, entonna le chant de soin, sur une blessure évidente. L'humain ne répondit pas. Et Dawan ne sentit pas de réaction du corps de l'humain.
Un de plus.

Une journée à repousser les pensées qui lui hurlaient qu'il était un monstre, un incapable, indigne de son peuple et des siens, les baptistrels. Une journée à penser sans cesse la même chose, pour pouvoir se consacrer pleinement aux soins, lesquels paraissaient n'avoir pas de fin. Dracos, pourquoi ces humains étaient-ils aussi fragiles ? Pourquoi n'avaient-ils ni la longévité ni la résistance du beau peuple ? Encore une fois, Dawan reconnut que ses parents avaient potentiellement eu raison, quand ils disaient que s'attacher à ces poussière de temps, c'était s'offrir de la peine. Mais ses parents ajoutaient au mot "peine" le mot "vaines", ce que Dawan refusait d'admettre, autant parce qu'il avait désormais des frères humains que parce qu'il venait de passer plusieurs mois en leur compagnie. Un bref regard aux autres soigneurs. Est-ce qu'eux aussi la mort de bipèdes d'une autre espèce que la leur les atteignait ? Etait-il seul et incompris, comme à son habitude ? Oui, il savait, il savait très bien que la mort, ce n'était qu'un passage vers une autre vie. Mais l'idée de ne plus pouvoir créer de souvenirs avec ceux qu'il perdait le rendait particulièrement triste. Au moins autant que l'idée de leur extinction, et la nature inadmissible des conditions de l'extinction. Non, il ne fallait plus de combats. S'il avait toujours opiné à la philosophie non-violente des baptistrels, autant parce qu'elle suivait sa nature que parce qu'il concevait très bien ses raisons, il avait désormais l'impression de vivre l'argumentaire le plus convaincant que l'on puisse trouver pour aller de paire avec lui. Il s'ancrait en lui. Jamais il ne l'oublierait. Et plus que jamais, il était persuadé d'avoir choisi la voie qu'il fallait choisir.

Dawan mit des rouleaux de bandages à côté d'un guérisseur humain, comme cela le lui avait été demandé. Alors qu'il repartait vers de nouvelles aventures, il se fit attraper au vol par un Cawr. Ce dernier lui mit entre les mains un papier, en lui demandant d'aller vérifier l'état des prisonniers de Fort-Espérance, et de s'occuper d'eux dans la mesure du possible. Bon. C'était des soins comme d'autres. Dawan offrit un signe d'approbation, et se dirigea au bond de course vers la forteresse, où le papier lui servirait de laisser-passer, sans lui épargner une courte fouille.
Guidé par des gardes, il fut conduit jusque dans les prisons rebelles. Les cellules s'alignaient, nouvellement remplies. Le travail n'allait toujours pas manquer. Il entra dans la cellule. Pas bien large, pas bien confortable non plus, ne disposant que du très strict minimum; c'est-à-dire un prisonnier, d'un dispositif pour palier aux besoins naturels de ce dernier, et de liens d'acier lourds qui maintenaient le prisonnier loin de la porte, en sus des menottes qui lui enserraient les poignets. Et parbleu, ça puait, ici ! Dawan fronça le nez un bref instant. Allez. Des soins comme d'autres. Timidement, à pas lents, comme pour ne pas l'effrayer, il s'approcha dudit prisonnier. Sans armure, sans tatouage, il passait pour un humain somme toute normal. Peut-être un loyaliste. Ses traits étaient totalement inconnus à Dawan. De sa voix trop aiguë, aux accents elfiques, il annonça, en baissant le volume:

"- Salutations. Soyez sans crainte. Je suis Dawan Sywel, un apprenti baptistrel. Je viens pour vous soigner."

Il tendit timidement sa main vers lui, sa voix entonnant une lente psalmodie en elfique. Encore ce sort pour chercher toutes les blessures. Il allait finir sa journée sur les rotules, à utiliser autant sa magie...





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Christan Weren
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MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Mar 2 Déc 2014 - 12:33

Christan était vraiment furieux! Furieux, désappointé, et surtout profondément irrité. De un il s'était fait capturé par son adversaire, enfin même si l'alayien eu la satisfaction d'avoir blesser le maître lame vampirique avec sa hachette en verre noire ce qui aurait sans doute signifié une victoire en un autre-temps, et la mort du vampire. Le fidèle avait finit avec une épée dans le torse, et en tant que prisonnier dans les rebelles. Le traitement qu'on lui a donné l'indifférait bien car de toute façon il n'attendait aucune pitié de ses ennemis, et n'en témoignait aucune. Même si sa capture était en soit une humiliation qu'il encaissait durement.

De plus il y avait la disparition du tatouage... Christan avait encore envie de vomir de voir qu'il n'avait peut-être plus les faveurs du Néant. Il avait peut-être faillit? Il n'était pas assez digne? Pas assez fort? Pourtant il avait accomplit sa mission? Mais il s'était fait capturé... Ou bien c'était le fait de la magie, comme dans les bois sombres ces fourbes d'Armandéens ont pu faire en sorte que Néant ne puisse plus donner ses faveurs à ses soldats, mais de façon encore plus fervente... Par l'unique ils le payeraient! Que ce soit cela, ou l'autre cause Christan mettrait les bouchés-doubles pour prouver sa valeur, et prier encore plus souvent qu'auparavant...

Même si cela risquait d'être plus compliqué avec le fait qu'il était enfermer dans cette cellule dans cette cité souterraine, à la merci de ses ennemis. Par la dysenterie cela l’agaçait hautement! Il avait envie de frapper quelqu'un, de cogner la tête de cette personne sur le mur jusqu'a ce que sa boite crânienne explose. Il avait la rage, et était de fort mauvaise humeur. Il ne serait pas dit que Christan Weren deviendrait un prisonnier docile, et soumit à sont sort! Il ne pourrait sans doute pas tuer quelqu'un, ou faire d'acte trop grave, mais sa lueur de foi, et de détermination n'échapperait jamais de son regard...

Il se doutait d'ailleurs de ce que l'on allait lui faire. Après tout c'était lui qui avait conduit ce commando d'alayien dans cette cité rebelle. C'était lui le chef du groupe, il s'en suivrait interrogatoire, et torture. Il aurait les plus mauvais traitements, et c'était lui qui monopoliserait le centre de l'attention de ces vermines rebelles... Mais loin, bien loin de désespérer Weren voyait sans ardeur gonfler. Ce n'était peut-être que la première journée d'enferment, mais il voyait dans cette épreuve une belle façon de prouver sa résolution au Néant... Il ne faillirait pas.

D'ailleurs il lui en faudrait de la détermination. Le fidèle était pour le moment solidement menotté, et désarmé. Il n'avait ni sa hache, ni son armure, ni ses autres armes. Il ce sentait nu sans son armure, et sa protection en cuir, ils ne lui avaient laissé que ses vêtements en tissu. Il n'avait pas son casque, cela l'agaçait. Il était désarmé cela l'énervait, il était en rage du simple fait de savoir que ce sont ces ordures de rebelles qui avaient ce qu'ils possédaient. A part son clebs bien entendu, mais bon ce n'est pas tout de suite que Christan allait pouvoir récupérer son chien malheureusement...

Sa cellule était d’ailleurs croupie, et lui-même attaché à une chaîne de façon à ce qu'il ne puisse pas trop se déplacer. Il avait l'impression d'être un bête en cage. Rrrah vraiment il faudrait qu'il trouve quelqu'un à cogner s'il pouvait sortir d'ici.

D'ailleurs quelqu'un vint. Christan était assit à ruminer sa mauvaise humeur quand il entendit des pas non loin, puis sa cellule s'ouvrir. Weren leva le regard pour apercevoir des gardes ouvrir la porte de la cellule, et laisser quelqu'un de stature fine entrer. Un enfant? Non au vu don air efféminé, et de ses oreilles pointues il devina que c'était un elfe. Une cochonnerie d'elfe!

Ah il aurait voulu en cet instant avoir sur lui ses armes, ou du moins qu'on lui enlève ses chaînes, ou qu'on les lui détache du mort pour tenter d'étrangler ce danseur avec. L'envie de meurtre se lisait dans le regard dur, très dur qu'adressait le fidèle à l'oreille pointue. L'elfe prit les paroles. Les paroles de ce dernier au lieu de rendre Weren aimable firent tout le contraire.

Malpeste! Un satané bouffeur de salade! Par le Néant que crois tu faire là espèce de Coprolite*! Éloigne toi de moi IMMÉDIATEMENT! Dit-il sur le ton de la colère en entendant l'elfe chanter. De la magie! Il tenta de s'avancer vers l'elfe en se relevant soudainement, et poussa l'elfe de toute ses forces sans aucune finesse. La douleur qu'avait encore Christan suite au coup d'épée l'élança un peu, mais ce dernier était toujours très en colère...

Ne t'approche pas de moi avec ta satané magie! J'aurai du tous vous faire tuer! J'allai tous vous faire tuer! Si ces idiots ne ce seraient pas ramené mon commando aurait mené à bien sa mission, et j'aurai fait nettoyer ce tunnel de la vermine rebelle. Satané bouffeur de salade, fot-en cul*! Son ton glacial transpirait d'une forte haine. Dommage qu'il soit en mauvaise posture pour frappé quelqu'un, et désarmé...

Coprolite = Merde fossilisé
Fot-en-cul = Sodomite
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Dawan Sywel
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MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Mer 3 Déc 2014 - 19:15

Projeté par l'Alayien, Dawan rencontra le mur de l'étroite cellule avec un "ouch !" qui témoigna du choc enduré par sa petite cage thoracique. Il n'était pas sûr de tout comprendre… Enfin, si, il avait compris la colère et le dégoût dans la voix de Christan. Des notes que Dawan ne connaissait que trop bien. Il en eut l'air un peu dépité, un instant. Son regard resta sur Christan alors que ce dernier l'insultait copieusement, sifflant ses envies de meurtres. Comment arrivait-il encore à vouloir tuer ? Voir les siens périr ne lui suffisait donc pas, il fallait qu'il souhaite le même sort à d'autres ? Dawan songea un bref instant qu'il était trop loin de ce monde-là pour le comprendre. Jamais il ne saisirait que quelqu'un puisse se dire qu'une mort était profitable, en y croyant vraiment, jusqu'au bout, et sans regret. Parfois il lui semblait n'avoir pas grandi dans le même univers. Triste, il dévisagea son patient. Le moins qu'il était possible de dire était qu'il n'était pas à sa première aube rouge. Les cicatrices, l'oreille abîmée… Il avait des traits, disons, surprenants. En tant qu'elfe, Dawan les trouvait inhabituels, et il resta bloqué dessus un moment. Mais pas aussi longtemps que devant la déchirure dans la chemise, souillée de sang. Ah. C'était là qu'il devait travailler.
Sans qu'il ait pu comprendre, prévoir ou réagir, Dawan eut à ses côtés les gardes qui l'avaient accompagné jusque là, sans doute alertés par les cris. Il perçut de nouvelles insultes, à l'encontre de Christan. Sa petite voix d'enfant leur demanda de cesser. Les gardes se défendirent, prétextant que l'on ne faisait pas boire un âne qui n'a pas soif, qu'il était dangereux…

"- Il vous a insulté, M'sire Sywel. Fot-en-cul, c'est un… amateur de garçons. Et Coprolite c'est de la m-
- Cela m'est égal."
Dawan avait à peine murmuré, et avait adressé un signe de la main à l'humain pour l'interrompre. Le sens des insultes humaines passait loin au-dessus de sa tête. Il en saisissait l'essence. "On m'a demandé de soigner les prisonniers dans la mesure du possible. Il ne sera pas dit que je me serais laissé décourager par trois mots plus forts que d'autres." Comme il avait l'air adulte, tout à coup ! Le visage peu expressif, et le ton noble, singeant fort bien celui des maitres. "Laissez-nous, je vous prie. Si je viens à avoir besoin d'aide, je saurai vous appeler." Les gardes protestèrent, rappelèrent la dangerosité du phénomène… Mais ne le retinrent pas assez. Dawan était déjà de retour face à Christan quand ils rappelaient, en dernier recours et argumentaire: "C'est un Alayien !".

S'il avait compris que c'était un Alayien ? Peut-être. Le choc lui avait ôté de la tête l'envie de comprendre le sens de ses paroles, mais maintenant qu'il y repensait, face à Lui… C'était presque une évidence. Devant ses yeux défila à nouveau ce maudit massacre. Il entendit à nouveau le cri d'une mère. Une version murmurée du cri s'échappa des lèvres de l'Enwr, lequel posait sur l'Alayien un regard lourd de reproches, sans même s'en rendre compte. Il ne pouvait s'empêcher d'avoir un avis sur lui, et un avis bien particulier. Les blessures et les morts étaient encore des souvenirs brûlants dans son esprit. D'un geste de la main, il fit apparaitre une sphère de lumière. Il dévisagea Christan avec bien plus d'insistance. "Mon bébé, mon bébé…" Il n'arrivait pas à sortir cette scène de son esprit. Ses mains revinrent auprès de son coeur, imitant la femme qu'il avait vue. Il ferma les yeux un court instant… Puis les rouvrit, avec un signe de main à Christan. Un signe de main qui signifiait très clairement "chut". Non pas que sa voix était désagréable, mais…

"- Le chaos et les meurtres… Est-ce vraiment là votre raison de vivre ?"

Avait-il alors demandé, sans aucune timidité et sans aucune gêne. Une vraie question, teintée d'espoir. C'était si difficile d'admettre cela réalisable, et jusqu'à aujourd'hui il avait tant peiné à le concevoir. Ses espoirs en l'humanité étaient amoindris, il se raccrochait à leurs cendres. Le prisonnier allait le contredire, pour sûr. Il ne pouvait qu'avoir de nobles idéaux, mais trop de bêtises pour les appliquer de façon convenable…
L'odeur revint au nez de Dawan. L'odeur, mêlé au son d'une lame qui s'abat. Ne pas y penser, ne pas y penser. Il venait pour soigner. Ses mains se joignirent, ses doigts s'entrecroisèrent, puis s'ouvrirent brusquement, dévoilant un épais bouquet de fleurs très odorantes. Sans se hâter, il les disposa ça et là de la cellule, veillant à rester loin du prisonnier. Puis il revint face à lui, restant à la distance limite entre eux, lui jeter l'ultime fleur. Allez. Il avait fait sa bonne action de la journée. Désormais, il allait le soigner rapidement, au nom de l'amour qu'il portait aux enfants de Vie, et vite se libérer de cet odieux personnage.
Le chant elfique recommença.





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Christan Weren
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MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Ven 5 Déc 2014 - 20:07

Christan sourit en voyant que l'elfe avait bien percuté les barreaux en acier, et de façon douloureuse. Même s'il aurait préféré lui faire bien pire, peut-être qu'il aurait pu essayer de l’étrangler avec ses chaînes si ce dernier était plus proche, dommage qu'il ne puisse pas faire cela sans risquer des représailles des gardes, mais ce n'est pas pour autant qu'il allait se laisser toucher par une satané de traviole à oreille pointue empestant la magie, et la féminité. Weren avait sa dignité, et puis sincèrement un elfe. Bouah! Il avait envie de vomir! Un peuple prétentieux trop sur de lui-même, et péteux comme pas deux. pas étonnant qu'ils soient en voie d'extinction car les humains sont cent fois bien plus digne d'être une race dominante à vrai dire. Que ces vermines végétariennes aussi narcissiques que des femelles en chaleur.

Weren garda par la suite un air défiant envers les gardes qui rappliquèrent pour venir en aide à l'elfe. Ah sûr que qu'un tel maltaillé ne pourrait à lui seul s'occuper de Christan, alors que ce dernier était désarmé. Cet elfe était faiblard! Même pour un humain il aurait l'air bien faiblard, on aurait dit qu'il avait la peau sur les os, on voyait facilement que ce n'était pas un guerrier. Le fidèle en conclut que cela devait être l'un des civils restés à l'arrière lors de la bataille, un faible, un lâche. Un indigne! En plus d'être un impur! Que des choses à jeter en résumé.

Voilà bien là un beau modèle d'albrunostre, et c'était cela qu'on lui envoyait! On aurait du lui envoyer un vrai guerrier, ou bien autre chose. On aurait du surtout le laisser tranquille, ou envoyait un humain s'occuper de lui! Et sans magie si possible! Un humain pur sang rebelle, ou non valait infiniment mieux qu'un satané bouffeur de laitue à la noix. Sincèrement il était où le respect des prisonniers hein. Quelle bande de Fesse-Mathieu à deux sous. Comme tout les rebelles d’ailleurs! Que des incapables sans cervelles!

Et cet elfe prenait des airs dignes! Peuh! Christan commençait à se dire jusqu'a où cette oreille pointue monterait dans le snobisme, et la débilité! Finalement les gardes partirent ce qui n'était pas forcément pour déplaire à Christan. Même s'il aurait bien voulu que ce bric d'elfe les accompagne. Ah ce qu'il aimerait qu'on lui foute la paix! C'est qu'on plus on l'enquiquinait! Il espérait qu'au moins il sortirait vite de cet endroit car devoir partager mêem pour une courte période l'espace vital, et le même air que ce mangeur de salade lui donnait hautement envie de vomir...

L'elfe en plus murmurait des parole qui n'avaient aucun lien avec le présent. Est-ce qu'il était tombé sur le dernier des demeuré? Et en plus il le regardait d'une façon. Si le fidèle pouvait lui arracher les yeux à mains nues pour les lui faire manger ce ne serait pas pour lui déplaire. L'elfe utilisa de la magie, Christan lui envoya un regard encore plus froid, et haineux. L'elfe lui fit un signe de chut! Mais il croyait quoi cette sale merdaille! Puis l'elfe lui posa une question, Weren le dévisagea brusquement avant d'éclater d'un rire très dérangeant sans doute pour l'elfe.

HAHAHAHAAAH! OUI! OUI! Le chaos, le meurtre! Tuer mes ennemis! Les voir me supplier! Les massacrer eux, et tous les impurs sans le sang, et le craquement des os, et les hurlements de souffrances! Les faire souffrir! Au nom de l'unique au nom du Néant! Il n'y a rien de plus exquis que de purifier l'impur! Vous n'êtes que des chiure, et de la vermine ne méritant pas de vivre HAHAHA! Tue! Mutile! Brûle! Tue! Mutile! Brûle! TUE! MUTILE! BRÛLE! Dit-il d'un ton véhément, avant de rajouter par la suite. Mais qu'est-ce qu'une traviole effémine d'elfe y connait! Tu n'es qu'un faible! A peine digne d'être un orchidoclaste! Va brûler, va crever! Tais toi sale bouseux! Et fous moi la paix! Tu ne mérite même pas d'exister. Ta seule existence est une insulte, un blasphème! Finit-il avec colère.

Dans tout les cas peut-être que cette femmelette arrêterait de l'enquiquiner, mais par le Néant! Ils sont censés être ennemi! Christan vit par la suite l'elfe s'amuser à entreposer des fleurs partout dans la cellule, Christan écrasa du pied celle que lui lança l'elfe puis fit exprès de roter devant ce dernier! Mais il croyait quoi? Il ramassa une gamelle qui se trouvait par terre, et lança celle-ci, et son contenu sur l'oreille pointue puis Christan recula pour s'éloigner de l'elfe. Avant de reprendre froidement.

Tu ne me touchera pas avec ta magie impure! Pars immédiatement de là! Ou bien je pourrai aussi te raconter une histoire vu que toi aussi tu aime tant le sang, et la mort! Dit-il avec une grande malveillance avant par la suite de raconter froidement.

C'était lors du début de l'invasion de ce continent infesté par la magie. nous étions tombé sur un village qu'une centaine d'homme avait entrepris de prendre. les défenseurs ces faibles s'étaient faits balayer! Il restait à s'occuper du cas des hérétiques [...] Et Christan se fit une grande joie par la suite de décrire avec moult détails les façons de faire de l'élue du néant feu Lyra. Les cris des infidèles, des femmes, et des enfants. Il raconta même avec moult détails l'interrogatoire d'un officier de l'armée impériale sans rien épargné à l'elfe, une profonde joie sauvage se lisait dans les propos de l'alayien...
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Dawan Sywel
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Baptistrel Chanteciel

MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Sam 6 Déc 2014 - 19:57

D'un petit bond tout plein de grâce Dawan esquiva la gamelle, laquelle éclata contre le mur derrière lui. Avoir été poussé une première fois suffisait à le rendre vigilant. D'un geste de la main et d'un sort de télékinésie, il poussa les bris de l'assiette vers le prisonnier, afin qu'il puisse tout de même disposer du reste de son contenu si l'envie le prenait. Et s'il lui envoyait des bris de gamelle ? Oh, Dawan se faisait assez confiance, il savait qu'il esquiverait à nouveau, ou saurait se protéger sans souci. Troop prévisible, cet humain-là.
La "sale" magie… S'était-il senti ? Comment osait-il insulter ainsi l'essence du monde ? Dawan eut de la peine pour lui. Il se fourvoyait, il se fourvoyait tant ! S'il croyait qu'eux étaient impurs, s'il croyait vraiment agir pour le bien du monde en aspirant des vies emplies de magie… C'était du beau gâchis. Un humain si fort, si dévoué ! Qu'aurait-il donné si on lui de cela, on lui avait appris à protéger toute vie, bipède ou non ? Dawan l'imaginait très bien. Il aurait été un héros.

Il pencha la tête sur le côté. "Magie impure". Même avec toute la volonté du monde, il ne parvenait pas à associer ces deux mots. Rapprochant la sphère de lumière de lui, il joua distraitement avec, la faisant tournoyer autour de son bras. Cette petite sphère, impure ? Non, tout bonnement impossible. Et… Eh ! Où avait-il tiré qu'il aimait le sang et la mort ? C'était faux ! En devenant Enwr, il avait fait le voeu de ne pas tuer. Est-ce que les Alayiens connaissaient assez mal les armandéens pour ignorer le rôle des baptistrels en leur sein, et les deux malheureux impératifs qui les guidaient…
Ceci dit, Dawan devait admettre qui lui-même ignorait beaucoup des Alayiens. Il observa, les sourcils froncés par la réflexion, les lèvres remuantes de celui qui lui faisait face. Il ignorait l'enfance qu'il avait pu avoir, l'éducation reçue ou subie. Il ignorait ce que Néant leur apportait de si "pur" qu'eux n'avaient pas. Pour lui, Néant n'était qu'un esprit, un esprit assez mauvais pour semer le chaos en ce monde. Est-ce que pour eux le chaos était une forme de pureté ? La violence leur était-elle rituelle ? Néant, Néant, l'esprit du Néant…

Dawan tourna son regard vers sa propre sphère de lumière. Il eut un hoquet, un sursaut, et, d'un geste rapide de la main, l'éteignit. Ses yeux témoignait d'une petite frayeur qu'il avait eue. Néant… Non, elle ne pouvait pas lui être agréable, définitivement. Pas maintenant qu'il savait, pour la sphère à tentacules… La pénombre étant revenue, l'Alayien était moins distinct, et ses mots paraissaient pourtant bien plus clairs. Il réalisa alors le récit que son "patient" déroulait sous ses yeux. La torture d'un officier… Dawan haussa un sourcil, perplexe. Comment pouvait-il prendre du plaisir à évoquer cela ? Les mains du jeune elfe tremblèrent. Que n'avait-il de cervelle et de coeur, cet humain ! La vie était-elle si futile à ses yeux ? Les Alayiens étaient-ils capable de se détruire entre eux, en chantant la gloire de Néant ? Les bêtes montraient bien plus de bonté que ces…!

Dawan tourna les talons et sortit de la cellule.

Sorti de là, il reprit son souffle, massa ses petites tempes. La fatigue le prenait, ainsi qu'un mélange écoeurant de lassitude, d'incompréhension, et une pointe de colère. Un sentiment qu'il connaissait très mal. Il redirigea cette colère non pas contre l'Alayien, mais contre l'abstraction au-delà de lui: le meurtre. Car au final, c'était ce qui le révulsait le plus: la facilité avec laquelle l'Alayien évoquait et pratiquait le meurtre, niant toute valeur à la vie, lui ôtant la dignité et la noblesse qui lui étaient dues. Le sacrilège ultime aux yeux de l'apprenti baptistrel.
Mais il ne voulait pas se laisser guider par l'envie de rébellion en lui, par cette envie de s'imposer, vaincre l'autre. S'il devait combattre l'Alayien sur ce terrain-là, cela ne serait pas tout de suite, pas quand ses petites mains tremblaient encore d'émotion. Non, il allait… Marquer une pause. Et aller voir les autres prisonniers, tiens. D'autres seraient sans doute plus conciliants. Notamment parce qu'une bonne santé rendait les évasions plus aisées, ou la captivité plus douce…

Un moment relativement long après cette sortie pour le moins naturelle -il n'avait pas claqué la porte, pas attendu que Christan cesse de parler, était juste sorti en toute simplicité-, l'Enwr entra à nouveau dans la cellule de Christan. La fatigue commençait à se faire réellement sentir, il admettait lui-même avoir hâte de pouvoir prendre une pause. Parmi ceux qu'ils venaient de soigner, il y avait des Loyalistes, des Alayiens… Des gens qui l'accueillaient avec une pointe d'admiration, d'autres qui, comme Christan, le méprisaient, et rendaient sa tâche complexe et l'épuisaient.
Dawan s'adossa au mur. Ses traits détendus témoignaient d'une vivacité moindre, de l'usage de la magie qu'il avait fait. Sans se hâter, il s'assit finalement face à Christan, ses grands yeux gris tâchant de distinguer au mieux les traits du guerrier qui lui faisaient face. Il pouvait bien essayer une dernière fois par la manière douce… Sans cela, il se verrait dans l'obligation d'être plus "radical", à la façon baptistrale.

"- Pourriez-vous me parler de l'Alayia, s'il-vous-plait ?"
demanda-t-il, à voix passe, tout doux, tout gentil, espérant que l'Autre accepterait bien de lui répondre...





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Christan Weren
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MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Dim 7 Déc 2014 - 15:55

L'elfe avait esquivait la gamelle. Joli petite danseuse ça se voit que ta mère t'a appris la danse! Dit-il d'un ton méprisant, et fulminant. Il aurait après tout beaucoup aimé que la gamelle éclate sur la tête de l'elfe avec son contenu, après tout l'homme n'appréciait aucunement ces petites femmelette avec leurs cheveux soyeux, leurs airs effémines, et imberbe. Sans doute qu'ils se maquillaient pendant des heures! Oh que cela l'agaçait énormément... Que cet elfe l’agacer, le monde entier l'enquiquinait! Il n'y avait bien que le Néant béni soit-il qui le laissait tranquille, et cela en soin grand malheur. Son tatouage qu'il avait mit tant de temps à développée, cela l'inquiétait...

L'odeur du sang, l'acier sur sa peau, les armes dans ses mains. Cela lui manquait déjà, il avait envie de se battre, de se défouler. De briser un être vivant pour évacuer sa colère, et sa rage. Mais il ne pouvait pas, et cette frustration qu'il accumulait petit à petit l'énervait d'autant plus. Et il était emprisonné, déshonoré! En présence d'un maudit mangeur d'artichaut à deux sous. Un lapin à oreille pointue. Sauf que contrairement à un lapin habituel ce genre de lapin n'était même pas apte à être manger un civet. Beuh! La vie était une chienne!

Et en plus ce coureur de rempart s'amusait à jouer avec sa boule de lumière puant la magie! On dirait un gamin sans cervelle, d'ailleurs c'était sans doute un gamin pensa t-il! Eh bien il n'avait pas du tout envie de savoir ce que 'cette chose" serait une fois plus grand. Sûr que le peuple elfique ne pouvait que sombrer avec des elfes comme celui-là. La sélection naturelle au final avait fait son oeuvre, et les elfes devaient disparaître car ils sont faibles, et indigne de vivre. Et en plus ils empestent la magie... Une civilisation qui ne sait même pas que la nature est fait pour être exploité pour la gloire de celui qui n'hésiterait pas à la dominer, et rien d'autre. Pas étonnant que l'humanité ait pris une telle avance sur eux.

D'ailleurs il vit avec grand plaisir l'air révulsé, et dégoûtait de l'elfe pendant qu'il lui contait les atrocités qu'il avait vu, et commis. Après tout ce n'était là que la justice du Néant! La justice du seul, et unique vrai esprit. La magie était impure, la magie affaiblissait l'humanité, détruisait son ingéniosité, donnait le pouvoir aux vampires, aux elfes, et aux dragons de dominait les hommes au mépris de leurs force. L'humanité devait vivre libre, et forte. Pour cela la magie devait disparaître, au nom de la liberté humaine, mort à la tyrannie vampirique, elfique, et draconnique! Le Néant était la seule vérité! La seule maîtresse digne du genre humain!

Hahahaah! Tu ne veux pas écouter ma petite histoire jusqu'au bout petite chochotte?!? Haahahahah. Dit-il en rigolant en voyant l'elfe sortir de la cellule. Christan qui était satisfait de lui-même regarde l'elfe partir. Enfin peut-être qu'il aurait un peu la paix, ou qu'ils ramèneraient un humain pour le soigner ce qui serait l'idéal... Il en profita d'ailleurs pour manger, un peu la sorte de bouillie par terre. Des pommes de terre sans goût qu'il se contenta de manger comme ça. Décidément le cuisiner de cette prison était un incapable sans aucun doute, ou bien c'était fais exprès. Mais au final il finit son repas en évitant d'avaler les bouts de gamelle au passage, beuh avec de la chance il ne s'éterniserait pas ici pensa t-il. Car revoir plusieurs fois cet elfe lui était déjà bien embêtant... Au passage il en profita d'ailleurs pour s'assurer de quelques commodités vu qu'il était seul... Il n'y avait même pas d'intimité en ces lieux, et il n'avait pas son armure...

Mais l'elfe revint. Ce dernier était soit têtu, ou bien stupide, ou les deux sans doute! Car Christan n'était pas du tout plus enclin à se laisser faire pour le coup. L'elfe s'assit en face de lui, Christan lui envoya encore un regard très dur. Sincèrement il commençait sérieusement à être enquiquiné par cette saleté d'elfe. Il aurait pas pu rester dans sa forêt celui-là? Et de préférence pendant que Néant s'occupait de la faire disparaître, au moins il ne serait pas là à l'enquiquiner car Weren commençait vraiment à avoir des envies de torture, en plus des envies de meurtre qu'il avait depuis tout à l'heure.
Et il le regardait d'une façon... Christan sentait que cet elfe allait rapidement rejoindre la liste de personne qu'il devait obligatoirement émasculer avant de les tuer. Dommage qu'il ne puisse pas se défendre...

L'elfe d'ailleurs lui pose une question qui le titilla un peu. L'alayia? Oh douce Alayia qu'il regrettait tant d'avoir quitté, terre bénie de l'unique, et mère de son peuple. Oh Alayia sacrée ton éclat ne sera jamais égalé. A côté de toi cette Armanda paraissait telle une hutte de mendiants par rapport au palais d'un empereur...

L'alayia? Qu'est-ce qu'un mangeur de salade comme toi a à faire de l'Alayia, terre sacrée, bénie du Néant? Mais soit j'en parlerai plus car il n'y eu pas plus belle terre en ce monde, et que son souvenir me rappelle à quel point la magie est infâme, et cette Armanda impure. Dit-il d'un ton froid avant de reprendre plus fier.

Une terre sans magie, partout où portait le regard l'on pouvait contempler la gloire du néant. Des cités gigantesques, des temples, et des monuments majestueux à la gloire de l'unique. Grandiose, et glorieuse, il n'était pas possible de vivre en Alayia sans ce sentir inspiré. De magnifiques places, et avenues, et monument, en résumé la civilisation dans toute sa gloire! Cette terre était si magnifique, elle était toute entière à la gloire du néant, à celle de mon peuple, et elle a été détruite par la magie, par les esprits! Par cette impureté ignoble, et maintenant cette terra deviendra la nouvelle Alayia! Et vous, et vôtre magie n'y avez pas vôtre place! Acheva t-il avec colère, après tout il n'avait aucunement oublié l'exil de son peuple, et la destruction de son continent natal.
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MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Dim 7 Déc 2014 - 21:44

Dawan ramena ses genoux contre lui, pour soutenir sa tête, attentif comme tout enfant à qui l'on conte une histoire. Il ne regardait pas le conteur, bien sûr, ç'aurait été trop simple, et trop prudent. Non, mieux valait prendre le risque d'être surpris par un bris de gamelle volant violemment à sa rencontre. Il y songea, mais sa fatigue, tant physique que mentale, lui souffla qu'il entendrait venir le danger. Il n'avait pas besoin de ses yeux. Les yeux mentaient bien plus que les oreilles. Comme apaisé par cette nouvelle posture, laquelle était une autorisation à un brin de repos, il eut un fin sourire aux dires de Christan. Ses pensées étaient à nouveau toutes entourées de bienveillance quand il songea que la principale différence entre l'Alayien et lui étaient que, justement, l'un d'eux s'occupait d'autre chose que de lui-même. Est-ce que ce prisonnier savait seulement qu'un monde sans magie ne pouvait être ? Dans l'esprit de Dawan, un autre raisonnement conduisait à admettre que la magie n'était pas une erreur de ce monde.Mais étrangement, il n'utilisait pas le même raisonnement pour le Néant.
Il souffla du nez, ce rire tout juste pensé, lorsque Christan insulta encore la magie. Au moins, au nom de la magie, les Armandéens n'avaient pas cherché à terrasser des peuples. Quand bien même ils l'auraient fait, le blâme aurait été sur les bipèdes, ces fous, et non pas sur les Esprits. Néant… Néant avait directement guidé ces fou avides d'un sang qui ne nourrissait que leur violence et leur haine. Néant voulait voir son peuple mort. Les petits doigts de Dawan se raffermirent sur le tissu de ses habits. Il ferma les yeux, revit sa forêt natale, et ceux qu'il avait connus. Ils disparaitraient, un jour ou l'autre, tous. Pensant cela, Dawan entendit une autre partie de lui s'insurger, lui hurler que c'était impossible, que les elfes ne pouvaient s'éteindre ainsi. Et ces pensées s'emmêlaient, alors qu'il faisait de son mieux pour écouter Christan. La description de l'Alayia en elle-même l'inspira fort peu, à vrai dire. Les cités… Oui, pourquoi pas, cela avait son charme, mais… Il avait besoin de nature. Besoin de terre, sa poussière, de bruyère, de forêts. Besoin du ciel et de la pierre, dans leurs milieux. Besoin de l'eau, le bruit de sa vie… Par contre, imaginer des êtres vivants inspirés par leur environnement lui parlait un peu plus. Il était toujours bon de voir des bipèdes trouver ce qui rendait leur vie complète. Mais dans ce cas… Pourquoi avoir quitté l'Alayia ? Pourquoi venir sur cette terre, dont les veines étaient faites de leur hantise, la magie ? Cela n'avait pas de sens.

Attendez: Alayia, détruite par la magie ? Dawan fronça imperceptiblement les sourcils, et ses multiples pensées furent brusquement toutes orientées dans cette direction. Dans un même mouvement, il pensa que cela était impossible, inadmissible, que les Esprits ne pouvaient faire cela, mais également que c'était là une triste histoire pour Christan, et en même temps que cela paraissait trop étrange. Nul ne lui en avait parlé jusqu'alors… Peut-être que, dans la suite de l'histoire, Christan allait lui en dire plus, de quoi abreuver son esprit avide de réponses. Ou peut-être qu'au contraire, il allait se décrédibiliser. Manque de chance, au lieu d'apporter quelconque description ou récit, le prisonnier repartit dans son délire. L'elfe se sentit alors habité d'un mélange de lassitude et de frustration. Oui, oui, il savait que sa magie était impure, mais s'il continuait d'insister, il allait finir par trouver amusant d'étaler devant lui tous les exemples possibles de ses livres de sorts !
Un instant, on aurait pu le croire endormi. Totalement immobile, paraissant n'avoir rien entendu. C'est qu'il était trop occupé à penser trop de choses en même temps pour se rappeler que les humains avaient souvent grand hâte de voir de réactions à leurs paroles. Là, il se battait avec l'idée que c'était impossible, l'idée que c'était étrange, l'idée qu'il fallait dévoiler son livre de sorts à Christan, l'idée qu'après cela, il faudrait retourner voir son Cawr et lui epxliquer les problèmes qu'il avait rencontré, afin qu'il envoie un autre Enwr, peut-être plus humain que lui, au moins la prochaine fois
Son visage de grand enfant se tourna enfin vers l'Alayien. Mince. Il voulait lui poser une question. Laquelle, déjà ? Mh, il avait la réponse sur le bout de son esprit, mais toute la place était prise par une chanson. Il observa sa propre main, la passa devant son propre visage. Des flammèches apparurent au bout de ses doigts. Il les fit s'allumer-s'éteindre au rythme de la petite musique qu'il chantonnait. Un chant d'humain, dans la langue des humains. Sa voix murmura:

"- Si la mer était d'encre,
Si le ciel était de papier,
Je ne pourrais point vous écrire,
À quel point mon coeur vous désire…"


Ah, voilà, cette foutue musique lui était sortie de la tête ! Elle y était rentrée par une pensée pour un Enwr humain, lequel lui avait appris ladite musique. Il éteignit les petites flammèche et offrit un sourire à Christan, voyant que ce dernier l'observait. Il porta un bout de sa main à la hauteur de ses lèvres, comme prêt à se ronger la peau. Mais au lieu de cela, il ordonna ses pensées, délivrées de l'air qui les parasitait. Qu'avait-il voulu dire…? Ah, oui. Il se souvenait. Esprits. Détruire l'Alayia.

"- Je… Je n'ai jamais entendu parler de cette histoire de destruction d'Alayia. Si c'est bien le cas, c'est donc un malheur autant pour vous que pour nous… Pourriez-vous m'en dire plus sur cette destruction ? Cela me semble si… Surprenant, venant des esprits." Sa voix, mal assurée, témoignait à la fois d'une curiosité à toute épreuve, mais aussi de la barrière de craintes qu'elle traversait. Il savait qu'il pouvait tomber sur une histoire qu'il aurait aimer ne pas entendre. Même s'il devait la censurer de son esprit plus tard, il voulait néanmoins savoir.

[HJ: Il est possible que tu n'aies rien à répondre, là. Hésite pas à me mp. J'te poserai des questions plus... Accessibles ?]





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MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Lun 8 Déc 2014 - 19:57

L'elfe ne réagit pas. Christan fulmina. Cette oreille pointue était elle devenue muette tout à coup?!? Il aurait bien envie de le frapper pour le réveiller pensa t-il, dommage qu'il soit trop éloigné. Quoi que s'il avait pu frapper l'elfe il ne ce serait sans doute pas contenté de le réveiller, et d'un peu le bousculer, ces oreilles pointues sont d'un horripilant! En plus d'être impur, impoli, et insolents ils se permettent d'avoir le toupet de s'endormir pendant que quelqu'un parle! Par la peste vivement qu'ils débarrassent ce monde de leurs présences car la mort des oreilles pointues ne peut être une mauvaise chose après tout.

Puis l'elfe le regarda, et sembla redevenir actif avant que Christan ne puisse l'insulter, dommage car l'alayien commençait à croire qu'il avait fait une crise cardiaque, et il semblerait que malheureusement ce ne soit pas le cas. Ah ce regard, et cette tête à claque... Cela lui donnait des envies de meurtres, et l'agaçait profondément! La simple vie de cette chose était une abjection! Et en plus il restait silencieux? L'alayien commença à se demander si cela voulait dire que l'elfe avait compris le message, et allait le laissait enfin tranquille car sinon il faudrait qu'il mette les bouchés doubles pour que l'autre comprenne que Weren ne l'appréciait aucunement, et n'avait rien à faire avec un elfe...

Et il jouait avec sa magie comme s'il avait soudaine oublié le fidèle, quelle gosse, il se demandait si celui là ne venait pas à peine de naître, ou bien c'est qu'il était un peu attardé. Bon sang s'il avait fait des gamineries comme cela à ses 8 ans sont ordure de père ce serait moqué de lui! Et lui il allait déjà à la mine à ses 12 ans. Rrraahh il enrageait de voir qu'il y avait encore des êtres qui étaient des gosses dans leurs têtes, et de presque croire qu'il avait été le seul des fois avec lequel la vie avait était aussi dur. Même si au moins cela l'avait rendu fort.

Et il s'amusait en plus à chanter. Sincèrement on voyait bien que cet elfe devait être le typique exemple d'enfant pourris gâtés qui avait eu la vie facile. Un faible! Un oisif! Un inutile! Voilà ce qu'était ce petit mangeur de salade, cette merdaille! Ce sottard! Rah il ne fallait pas être un génie pour deviner pourquoi le peuple elfique était aussi faible, et près de disparaître! Car ce peuple compte des elfes comme lui! Ce genre de faible là auraient du mourir! Que seuls ce qui en soient dignes survivent, et puisse prospérer pour gagner le peuple fort, et la nation puissante.

Et ça me chante en plus une sérénade! Mais tu te crois où petit tas d'excréments dysentrique?!? Je ne suis pas de ce genre là... Dit-il froidement avant de rajouter avec un mépris encore plus sifflant qu'un serpent à sonnette. Tu me donne envie de vomir... Et il cracha non pas sur le côté comme il l'avait prévu avant d'avoir l'idée, mais sur l'elfe, et en visant le visage de ce dernier. Un beau mollard dégueulasse qu'il lançait avec tout son dégoût en direction de cette danseuse.

Non mais, lui aimait un mec?!? Et un elfe en plus? Avec un air si juvénile? Plutôt crever oui, cela lui donnait envie de vomir ses tripes, et de transformer le dit elfe en une bouillie impossible à reconnaître. Et il fallait que ce soit ce phénomène qui vienne le soigner, par le Néant qu'avait-il fait pour mériter cela? Il ne savait pas sincèrement, mais au moins cela lui apprendrait à ne pas se faire capturer la prochaines fois. Surtout qu'il pourrait tomber sur quelques personne qu'il ne désirait pas revoir pendant son emprisonnement comme le dragon Moebius. Oh non il n'avait pas envie de revoir ce sale lézard dans ces conditions là. Il entendait déjà d'avance les moqueries du dragon, et les leçons de morale de ce dernier? Rrrrah il était maudit!

L'elfe néanmoins éteignit les flammèches pendant qu'il lui souriait, Christan fronça d'autant plus les sourcils pendant qu'il lui lançait un regard transpirant de haine, et de mépris. L'elfe fit un juste bizarre puis lui posa une autre question. A laquelle Christan répondit furieux.

Bien entendu que tu n'en a pas entendu parler espèce de crétin! Tu n'es pas un alayien! Et de plus tu prétend immédiatement que la magie est une vertu sans en connaître ses méfaits! Et de plus épargne moi ta pitié car je n'en veux point! Mais soit sinon. Je répondrai à ta question. Puis il enchaîna moins enragé, mais toujours aussi froid.

Les sept parjures vinrent en Alayia finalement, alors que jamais ils n'avaient posé le regard dessus auparavant, et défièrent Néant. Jaloux de la puissance de leur aîné, ceux que vous appelaient Esprits s''étaient alliés contre lui et envisageaient de détruire cet empire de paix, et de prospérité qu'était devenue la belle Alayia... Comme un seul homme le peuple Alayien s'était révolté contre cet affront, nos prières se firent innombrables, et d'une piété sans égale, nous élevèrent des monuments dont l'éclat n'a jamais été égalé pour soutenir nôtre dieu au combat. Mais le Néant fut vaincu, nôtre terre sans son soutien finit par péricliter, devenant peu à peu invivable. Nombre des nôtres perdirent la foi, et ceux-ci périrent après une guerre civile, ou bien dans la chute de l'Alayia. Ceux qui avaient gardés la foi s'exilèrent, nous voulions échapper aux esprits, nous attendions le retour de l'unique. Celui-ci est revenu pour guider nôtre peuple finalement, et il nous guida jusqu'a cette terre souillée par la magie pour réclamer enfin vengeance... Finit-il durement. Dans son esprit repassaient ses souvenirs, sa mère qui mourut, l'endroit où il avait vécu tomber en pleine déchéance. Il voyait encore sa père, la façon dont il avait tuer ce dernier. Puis il reprit la parole d'un ton sans pitié.

C'est ceux que vous appelés Esprits qui ont causés cela! S'il n'avait pas détruit l'Alayia! S'ils avaient laissés nôtre peuple en paix! Jamais nous ne serions venu ici! Jamais tout cela ne ce serait produit! L'unique néanmoins a pitié de ses enfants! Il nous as sauvés! Il nous as permis d'avoir un espoir, espoir qui est condamné à périr tant que la magie, et ses maître persistera. Nous sommes venu rendre la justice du Néant. Nous sommes venu reconquérir une nouvelle terre. Et nous peuples de l'Alayia vaincrons! Car il ne peut en être autrement... Finit-il avec ferveur.
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MessageSujet: Re: Douceur et délicatesse TERMINE Mar 9 Déc 2014 - 21:55

L'histoire n'était donc connue que des Alayiens. Pourquoi ne la répandaient-ils pas au sein de l'empire ? Pourquoi n'en avoir pas parlé aux autres humains, les Loyalistes ? Ç'aurait été un moyen comme un autre de faire faillir le dévouement du peuple adorateur d'esprits, de le tourner subtilement vers celle qui voulait leur mort. Cela parut étrange, du point de vue de Dawan. Il poussa même le vice jusqu'à imaginer qu'il puisse y avoir anguille sous roche. Son regard sur Christan se fit plus présent, plus strict, aussi. Il cherchait sur les traits de l'Alayien la trace du mensonge. Le prenait-il, comme beaucoup de monde, pour plus bête et plus crédule qu'il n'était ? Inventait-il l'histoire tout de go ? Pour sûr, cela expliquerait que les autres Armandéens ne sachent pas. Et cela insinuait qu'il risquait de glisser des coquilles dans son histoires…

L'Enwr posa sa tête sur ses propres genoux, écoutant avec attention l'Alayien, le fixant avec intensité. Il s'accrochait aux moindres détails pour se persuader que l'Alayien mentait. Les Esprits, jaloux de la puissance de Néant ? Impossible ! Néant n'était pas plus puissante qu'eux. Voyez comme elle abandonne aisément son peuple au combat ! De plus, les Esprits ne pouvait pas tous agir ainsi, par pure jalousie. Terre et Vie, par exemple… Et… Comment, par Dracos, pouvait-il appeler l'Alayia "empire de paix" ? Jamais un empire de paix n'aurait créé d'être aussi violent que… Que lui, par exemple. Cela paraissait totalement improbable. Mh ? Bien sûr que Dawan avait senti que Christan était violent, bien sûr qu'il avait senti sa fureur. Il s'en protégeait, néanmoins. Quelque part, il ne s'en rendait pas compte, mais il s'épuisait moins maintenant que, fatigué, il s'éloignait de ce monde. La distance entre l'Alayien et lui, qu'il s'imposait, en le tournant en dérision dans sa tête, lui permettait d'éviter les tourbillons de lutte mentale qui venaient naturellement en lui face à une voix trop dure à son goût. Ces tourbillons faits de rejet, de peine, et du rejet de ces propres sentiments…
Une sorte de soupire échappa à Dawan, ces soupirs que l'on a pour purifier un grand coup l'air de nos poumons. Il avait beau trouver le discours de l'Alayien fort critiquable, il n'empêchait que, cette fois, le son de sa voix lui paraissait… Sincère. La façon qu'il avait eu de parler de son peuple lui semblait être la façon habituelle de faire des humains, en tout cas. Une voix en lui avait répété, durant toute l'histoire, et malgré les autres pensées plus sceptiques: "il ne ment pas, il ne ment pas. Vois. Il ne ment pas". Les préjugés de l'elfe le poussaient également à croire que, si cet humain-là avait voulu mentir, il l'aurait fait avec tant de délicatesse que cela se serait vu comme son nez au milieu de sa figure.
Mais s'il ne mentait pas, cela voulait dire tant de choses sur les Esprits… Des choses inavouables, pour Dawan. Cela voulait notamment dire qu'ils étaient la cause de leurs actuels malheurs, pas jalousie. L'elfe eut un frisson. Et les ultimes accusations de l'Alayien firent un horrible écho à ses doutes. Non… Dawan ne voulait pas y croire. Il avait entendu, c'était trop tard. Il secoua la tête, comme pour chasser ses pensées, mais elles restaient là. Celles qui accusaient, celles qui cherchaient à le protéger. Il porta ses mains à son pauvre crâne.

Une pensée sombre lui vint, comme vient un cauchemar, sans invitation, toujours au pire moment. Il vit Néant, vengeresse, s'en prendre aux Esprits. Il vit son peuple tomber sous les assauts, il vit Armanda, et sa fin du monde. Il vit les luttes entre Armandéens se mêler à celles face au Néant. Ses petits doigts se crispèrent sur son crâne. Non, non ! Il ne voulait pas connaitre cela ! Il ne voulait pas ! Armanda ne devait pas connaitre ce sort, et son peuple, oh, son beau peuple ! Il ne méritait pas cela. Il leva vers Christan un regard où perlait une pointe d'effroi. Mais rien qui n'était dû à l'Alayien. C'était l'image qu'il avait créé qui malmenait ainsi les émotions du pauvre elfe…
Si Christan disait vrai -ô Esprits, faites qu'il mente !-, les histoires de leurs deux peuples se trouvaient trop semblables aux yeux de Dawan. Il lui sembla qu'il observait alors le prisonnier pour la première fois -ce n'était pas faute de l'avoir dévisagé, pourtant. Un homme au physique certes particulier, un homme blessé, loin d'une terre qui fut non pas la terre idéale, mais sa terre idéale. Et un homme abandonné par ce en quoi il croyait… Cet Alayien, celui qui était son ennemi par nature. Lui ressemblait. Triste monde. Mais cela le rendait plus… Déterminé, désormais. Il salua l'Alayien non pas suivant le protocole elfique, mais suivant celui des humains.

"- Merci beaucoup."

Puis il eut un geste qui ne tenait ni des salutations elfiques ni de celles des humains. De son points fermé se redressèrent brusquement son majeur et son index, alors qu'il usait de la magie de ce monde. Dans un coin de cellule, tout juste hors d'atteinte de Christan, une fleur naquit. Fleur qui pouvait bien paraitre normale, mais qui saurait vite se distinguer des autres. Dawan sortit de la pièce.
C'était ainsi qu'il avait soigné les plus récalcitrants, c'était la méthode radicale, baptistrel style. La fleur dégageait un parfum bien caractéristique, qui rendait somnolent, puis finissait par endormir les personnes alentour. Sagement adossé à la porte de la cellule de Christan, Dawan n'avait qu'à attendre que le sort face son oeuvre. Il jouait avec ses doigts, il chantonnait doucement. Il ne comprenait pas ce que le prisonnier avait trouvé de mauvais à sa chanson, elle était si jolie…
Enfin, ceci étant fait, il revint dans la cellule de Christan, laissant la porte ouverte, sa tunique devant le nez, retenant son souffle. Il s'approcha discrètement de l'Alayien assoupi. Craignant qu'un corps aussi imposant soit complexe à endormir, il avait pris son temps avant de venir. Mais il vérifia tout de même les effets de la fleur. Oui… C'était fait. C'était parfait. La fleur disparut, et Dawan osa peu à peu respirer à nouveau, alors qu'il chantait, pour soigner la blessure de l'Alayien, tout doucement.
Il avait accompli son devoir.

[HJ: hésite pas à me mp si tu trouves que j'ai trop anticipé/joué Christan. Et du coup, je te propose: soit on continue si tu veux réveiller ton tien (faut voir avec les grands si c'est possible, aussi o_- ), soit tu postes pour le réveil de ton perso' post-départ du mien, soit on s'arrête là pour cette fois, soit autre chose, soit on plaque tout et on va acheter des Kinder Pingui.]





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